Le Frisson des Aurores, Anges d’Apocalypse, T2 de Stéphane Soutoul

frisson

Rebelle Éditions, lu en ebook, 9,99€ ; 474 pages en version papier, 19,90 €

4ème de couverture

Lycéenne le jour, garde du corps la nuit : la combinaison explosive pour cumuler les problèmes. Suite à l’assassinat d’Alistard Vorlock, les rues de Toronto sont plus dangereuses que jamais. Desmond, le sorcier qui cherche par tous les moyens à me mettre dans son lit, serait peut-être en mesure de désamorcer le conflit. Sauf que ce dernier préfère me poursuivre de ses avances pendant que la situation s’envenime. J’aurais presque envie de laisser la tueuse qui a débarqué en ville lui faire la peau, s’il ne m’avait pas engagée pour le protéger. Surtout que l’assassin en question se révèle être sa propre soeur… Remarquez, la poisse n’est pas en reste lorsque je suis Samantha. Tandis que mon identité humaine essaie d’apprivoiser l’amitié de Nathan, des sorcières pas très recommandables s’intéressent au garçon d’un peu trop près à mon goût. Avec deux vies pour une seule âme, être un cavalier de l’apocalypse n’a décidément rien d’une sinécure.

Mon avis

J’ai enfin pris le temps de continuer la saga des Anges d’Apocalypse.

De nouveau, on suit Syldia et son existence loin d’être de tout repos. La nuit, elle est elle-même, Famine, un des 4 cavaliers de l’Apocalypse, mais qui tente avec ses sœurs de vivre une existence normale dans la mesure où cela peut-être possible pour des « créatures » comme elles. Et, on s’aperçoit vite à nouveau, que pour deux des sœurs, c’est vraiment très compliqué. Syldia est à la recherche de son ancien associé, qui l’a trahie et dont elle veut se venger. Elle n’a depuis la catastrophe de son dernier emploi, plus de boulot…

La journée, après son transfert d’âme, malédiction d’un ex petit ami, elle est Samantha, lycéenne sans histoire, moyenne en tout, qui a des parents adorable. Elle s’est lié d’amitié avec Nathan, jeune homme mystérieux, qui protège sa petite soeur en prenant sur lui les écarts de leur monstre de père. Nathan qui, ce n’est pas commun, cache un autre secret, très dangereux.

Dans ce second tome, Syldia se voit proposer par Desmond, le sorcier qui lui a fait du rentre dedans dans le premier tome et qui depuis les événements passés dans cette histoire assure l’intérim à la cour des sorciers de Toronto, une offre qu’elle ne peut refuser malgré de très nombreuses réticences. Elle doit assurer sa protection la nuit, car un duo de tueur à gage en a après lui. Quand à Samantha, elle doit jongler avec ses sentiments ambigus, sa famille et d’étranges jeunes sorcières qui rodent autour de Nathan… Ajouter à cela, le retour pour les soeurs de Syldia de la Voix, qui troublent leur sommeil et leur existence.

On replonge facilement dans le bain. Stéphane Soutoul fait de judicieux rappels sur le tome précédent le long de l’histoire et la mémoire des personnages revient rapidement. Je trouve toujours le traitement des 4 cavaliers de l’apocalypse de nos jours original et j’ai apprécié en apprendre plus sur les sœurs de Syldia. Par contre, je ne suis toujours pas vraiment convaincue par Syldia, qui dans ce tome m’a agacée. Je n’ai pas compter le nombre de fois où elle nous redonne son âge mais trop pour mes nerfs. De plus, elle n’a vraiment pas acquis la sagesse qui allait avec. A croire qu’on lui a effacé de la mémoire quelques centaines d’années… Son côté Famine est toutefois plus développé dans ce tome, et cet aspect là m’a bien plu.

J’ai préféré quand elle est Sam. J’ai trouvé que l’intrigue de ce côté là, était plus intéressante que la protection de Desmond qui a finalement manqué de punch et d’action. L’intrigue familial du sorcier ne m’a pas touché et pas vraiment convaincue. Par contre, j’ai aimé découvrir le personnage d’Équinoxe, ambiguë et déstabilisant. A la fois, agaçant et attachant, fou et sincère. Vraiment un mélange détonnant et étonnant.
J’ai donc préféré l’amitié compliquée qui lie Sam et Nathan, l’apparition au lycée des sorcières, de leur étrange intérêt pour le jeune homme, les pointes de jalousie de Sam, etc.

Il faut bien reconnaitre quand-même que ce soit Syldia ou Samantha, une fois plongée dans le récit, j’avais envie de savoir ce qui allait se passer, ce qu’elle allait décider de faire et comment.

Comme pour Le tourment des Aurores, c’est très bien écrit, un style agréable, fluide et maitrisé.  On s’habitue aux quelques clichés bit-lit ou urban : les beaux gosses partout, leur besoin de contrôler, les tensions sexuelles, et une héroïne forte mais avec les hormones qui font des siennes ! Avec toujours une dose d’humour ou d’autodérision.

L’intrigue est bien menée, avec un retournement de situation bien vu (comme dans le 1er tome) mais comme dis précédemment, j’ai trouvé qu’elle manquait d’action, j’avais été plus servi dans le Tourment des Aurores à mon souvenir. Le gros plus, c’est quand-même les sœurs de Syldia et Nathan, on sent bien qu’il y a quelque chose à développer avec ces personnages et qu’à un moment donné, il va y avoir des changements, des rebondissements. J’ai donc envie de poursuivre l’aventure. J’espère ne pas mettre autant de temps pour lire les tomes suivants.

**************************

La mort qui rôde de Stéphane Soutoul

anges-d-apocalypse,-tome-2.5---la-mort-qui-rode-432547-250-400

Rebelle Editions, ebook, 0,99€

J’ai enchainé avec cette nouvelle spin-off qui suit le second tome.

Certains parlent de solitude et de souffrance morale sans comprendre la portée réelle de ces fléaux. D’autres, les plus concernés, préfèrent taire leur calvaire quotidien, luttant en silence pour ne pas sombrer dans le désespoir. Survivre sans amour : tel est mon cas, telle est ma bataille… Telle est mon éternelle malédiction.

Dans cette courte nouvelle, le lecteur va suivre une des soeurs de Syldia, le cavalier de l’apocalypse : Mort.

C’est je pense le personnage le plus dangereux mais le plus fragile des romans de Stéphane Soutoul. Sa nature ne lui permet pas de côtoyer les humains et sa solitude est profonde. Elle ne peut profiter de son existence et sa vraie nature se manifeste bien trop souvent. Cette nouvelle répond à quelques questions sur ce personnage que l’on croise dans la saga et qu’on a envie comprendre mieux. C’est très court, j’aurais aimé passer plus de temps avec Eve. Mais l’histoire est teintée de souffrance et de mélancolie et je pense que pour le moral c’est sans doute mieux que ça ne soit pas  trop long. En tout cas, ce spin-off donne envie de recroiser rapidement ce cavalier dans la suite de l’histoire de sa sœur.

Publicités

Les Halliennales An 2 – Salon des littératures fantastiques à Hallennes Lez Haubourdin (12 octobre 2013)

310131_544906732218810_1385326834_nVoici enfin, mon compte-rendu des Halliennales ! Il était temps n’est-ce pas ?

Un festival que j’adore et que j’ai eu la chance de vivre de manière différentes cette année ! En effet, je faisais partie de l’équipe de bénévoles qui pendant la journée, a aidé les organisateurs. Missions principales : accueillir les visiteurs et fournir les auteurs en café et boissons diverses ^^ Parfois aussi, orienter et répondre aux questions le  visiteur perdu et curieux. Et c’était vraiment une super expérience. La journée est passée trop vite, j’avais les pieds défoncés mais ce n’était que de la bonne fatigue !

Arrivée au complexe Pierre de Coubertin à 9h, avec la super équipe de bénévoles : Julie, Gaëlle, Constance, Delphine et François, sans oublié les parents de Maxime Gillio, nous avons aidé à placer des présentoirs destinés aux auteurs, ça m’a déjà permis de voir qui était placé où, très utile quand on sait que je suis venue avec 8 livres à faire dédicacer ! 1457544_10152114370770774_487272769_n

J’ai croisé Adora dans son magnifique costume steampunk et j’ai parcouru trop rapidement quelques stands du marché fantastique en pleine préparation.

A 10h, le festival commence, entre deux tournées de café, j’ai pu commencé mes dédicaces par Ayerdhal, Jess Kaan, Corina Rosenfeld, Anne Fakhouri. J’ai pu discuté avec chacun de ces auteurs, de l’immense bibliothèque numérique ou papier pour Ayerdhal :

IMGP0633

de ses romans, d’une potentielle suite à Créature du Miroir et de son Embaumeur (à paraître le 6 décembre) avec Jess Kaan

IMGP0630

des fans et de l’écriture avec Corina Rozenfeld, charmante et souriante :

IMGP0636

et de la difficulté des blogo-lecteurs à donner envie aux lecteurs du blog sans spoiler un livre avec Anne Fakhouri :

IMGP0641

J’ai ensuite fait dédicacé par les auteurs présents mon exemplaire de l’exquise nouvelle saison 3 : Les aventures du concierge masqué, Pat Bol, l’américaine Nicola Pearson, Alain Temple.

IMGP0639IMGP0638 IMGP0640

Puis entre café et accueil, j’ai dans le désordre :

  • croisé les copines venues elles aussi faire dédicacer ou craquer pour des nouveautés, Coquelicote, Cassiopée, Maia, Tsuki, Aliénor
  • assisté de loin aux discours d’ouverture de la charmante marraine Cassandra O’Donnell,
  • papoter avec Mathieu Guibé et Cécile Guillot des livres sortis dernièrement au Chat Noir, Mathieu m’a donné envie d’acheter Errants, d’ailleurs c’est malin, rendez-vous au Val Joly 😉
  • croiser de charmantes personnes toutes de steampunk inspirées, bravo !
  • croiser des pirates !!!! Chica, Marina, Lisa, Alexandra et leurs copines ^^

Profitant d’une accalmie dans mon « bénévolage » 😉 , j’ai acheté 4 livres et je suis partie en quête de nouvelles dédicaces, notamment de Stéphane Soutoul et pendant que j’attendais devant son stand, Cassiopée m’a gentiment remplacée à l’accueil, merci encore beaucoup !!! J’ai fais dédicacé Le Sacrifice des damnés et Coeur de ténèbres.

IMGP0653

Avec les pirates, nous lui avons offert des chocolats et un marque-page maison :

IMGP0655

J’ai fais dédicacer Fille d’hécate 2 à la charmante Cécile Guillot :

IMGP0652

Puis le premier tome d’Oscar Pills à Eli Anderson :

IMGP0658

Nous avons discuté de ses fans, des couvertures de ces romans. J’ai hâte de découvrir ce premier tome 🙂

Puis j’ai attendu avant d’aller faire dédicacer Les larmes Rouges que la longue file d’attente devant Georgia  Caldera diminue !

Je suis retourné retrouver mes collègues bénévoles à l’accueil, où nous avons pu jauger de la grande fréquentation du salon encore cette année ! Nous avons eu beaucoup de personnes qui cherchaient les activités connexes : l’extrait de la comédie musicale D’ombres et de sang, la projection du court-métrage 300 000 kilomètres/seconde, en présence du réalisateur Stéphane Réthoré et du scénariste Sylvain Blanchot, le concours de cosplays steampunk, la table ronde sur le thème du temps… Je n’ai malheureusement pas pu assister au court métrage 😦 ni à l’extrait de comédie musicale re 😦 encore moins la table ronde 😦 mais j’ai vu plein de photos depuis et ça devait être vraiment super !

J’ai ensuite trouvé un moment pour acheter et me faire dédicacer les autres livres qui me faisaient envie : Danse de sang de Frédéric Livyns (merci infiniment pour m’avoir ajouter à tes remerciements, j’en suis encore toute émue) !

IMGP0659

Enfin le Cauchemar de Cassandre de J.B. Leblanc rejoint ma PAL !

IMGP0660

J’ai réussi à atteindre Georgia Caldera !!!! Toujours aussi adorable, magnifique costume, on a discuté de la nouvelle couverture des Larmes Rouges 🙂

IMGP0662

J’ai croisé Jules Verne et Bram Stocker avec le parrain de l’édition de l’année dernière : David S. Khara :

IMGP0669

Vraiment bravo au stand de maquillage pour ces transformations très réussies !

J’ai pu découvrir des objets insolites de l’exposition Rétrofuturism de la « Uamanab Team », vraiment très chouette, un exemple :

IMGP0674

Avec les copines pirates, j’ai discuté avec la très souriante et agréable marraine de cette seconde édition : Cassandra O’Donnell :

IMGP0671

J’ai fait dédicacer Et on dévora leur coeur à Sylvain Blanchot, on a discuté de son travail et je lui ai pris son second ouvrage qui a l’air super : Mémoire classifiée.

IMGP0680

J’avais envie de découvrir Brice Tarvel et il restait un seul exemplaire du premier des dossiers secrets de Harry Dickson, du coup, je l’ai pris !

IMGP0682

Après le super concours de cosplays, tous magnifiques,  j’ai trouvé un créneau pour faire dédicacer mon Coeur de loups des Editions du Riez, à Corina Rozenfeld, Nadia Coste :

IMGP0688

et Marika Gallman :

IMGP0687

Après un tour du marché fantastique où j’ai trouvé une anthologie Reines et dragons chez une libraire d’occasion, j’ai repris sous le bras mon exquise nouvelle saison 3 pour avoir une dédicace de Sophie Jomain (dont la file d’attente n’a jamais désemplie !) et de David Boidin, un des 3 exquis organisateur !

IMGP0692  IMGP0693

Les halliennales c’est plein d’auteurs, mais aussi un marché fantastique très développé cette année, des animations, une ouverture à la jeunesse, à la BD, … Le temps du temps était une super idée, les éléments de déco, superbes. Je vous laisse le lien vers le billet de ma copine Coquelicote, vous y verrez sa journée là bas et de belles photos : http://sans-grand-interet.cowblog.fr/halliennales-2013-3252922.html

Sinon, sur FB, sur la page des Halliennales 😉

Dans les coulisses, j’ai pu discuter avec plein d’auteurs, je garde de beaux souvenirs ! C’était une journée très remplie, gérée d’une main de maitre par les Exquis Men, que je remercie encore pour m’avoir accepté comme bénévole, j’ai essayé d’aider au mieux tout en profitant du salon et je pense avoir réussie 🙂 Félicitations pour cette organisation magnifique, Maxime, Benjamin et David :)Une pensée affectueuse aux bénévoles souriants avec qui c’était un plaisir de passer cette journée 🙂

Merci à Cassiopée pour m’avoir remplacée à l’accueil c’était chou (sinon, je n’aurai pas pu revoir Stéphane Soutoul).

Bravo et merci à la mairie d’Hallennes Lez Haubourdin, à son personnel super sympa, merci d’avoir rempilé cette année pour cette seconde édition et j’espère vivement une 3ème !

Une journée magnifique qui c’est terminé par un repas avec la team Pirates d’À l’Abordage de la Culture, c’était super !

A l’année prochaine !

1382327_595750450471450_1700563697_nUne belle moisson !

971229_544905135552303_2005835186_n

Le Tourment des Aurores, Anges d’Apocalypse, T1 de Stéphane Soutoul

ADA1COUV

Rebelle Éditions, lu en ebook, 9,99€ ; 425 pages en version papier, 19,90 €

Je tiens à remercier Stéphane Soutoul pour ce très chouette Service Presse ! Merci beaucoup !

4ème de couverture

Deux corps pour une seule âme. Impossible selon vous ? C’est pourtant le fardeau que j’endure suite à la malédiction lancée par un sorcier. Tout ça parce que j’ai eu le cran de refuser ses avances. Pour la peine, je l’ai tué, mais en attendant quelle plaie ! La nuit, je suis Famine, l’un des quatre cavaliers de l’apocalypse, et ex-meurtrière qui s’est reconvertie dans la profession de garde du corps. Et lorsque vient le jour, je me trouve coincée avec l’identité de Samantha, une lycéenne des plus ordinaires. Comme si je n’avais pas déjà suffisamment d’ennuis avec deux vies à mener de front, la Cour des sorciers de Toronto vient de me confier la protection de son lord. Il faut dire que certains de ses dissidents se sont mis en tête de le supprimer. Cette fois-ci, je n’ai pas le droit à l’erreur, même si mon côté humain a choisi le mauvais moment pour s’enticher d’un étrange garçon, le genre craquant, mais véritable nid à problèmes… Je vous le dis : pas facile de gérer deux existences à la fois !

Résumé

Syldia est garde du corps, dans une agence montée avec un nécromancien mystérieux. Sur un contrat pourtant jugé simple, Syldia échoue dans sa fonction et met à mal la réputation de leur agence. Mais tout n’est pas perdu, son associé Darion vient de recevoir une offre plus qu’intéressante : protéger le Lord de la cour des sorciers de Toronto. Elle prendra en charge la protection la nuit. En effet, Syldia est victime d’une malédiction qui l’oblige tous les matins à changer de corps, elle devient alors une simple jeune fille, 50 ans que ça dure, actuellement elle est Samantha, une lycéenne tout ce qu’il y a de plus banale. Pas facile de vivre deux existences à la fois ! Et encore, Syldia n’est pas comme les autres, elle est Famine, un des 4 cavaliers de l’Apocalypse, cherchant à se fondre dans la masse… Tout un programme !

Mon avis

Moi, qui lis rarement de la bit-lit, je garde une belle impression et un bon souvenir de ma lecture, c’est donc une belle découverte pour moi.

On suit donc le récit de Syldia, qui n’a vraiment pas une existence facile. La nuit, elle est elle-même, Famine, un des 4 cavaliers de l’Apocalypse, mais qui tente avec ses sœurs de vivre une existence normale (dans la mesure du possible), les temps ont changé, et elles aussi, elles tentent de s’acclimater à une vie exempte de destruction et de terreur (enfin presque). Syldia est donc garde du corps la nuit, elle met ainsi à profit ses capacités, agilité, endurance, résistance à la douleur, elle ne protège pas forcément des personnes qui en valent à peine, mais tant que c’est bien payé ! Par contre, la journée, son âme se transfère dans le corps de quelqu’un d’autre, depuis 16 ans, elle est Samantha. Actuellement, une lycéenne sans histoire, elle essaie de ne pas montrer qu’elle en connait plus que les choses, et arrive plutôt bien à faire illusion en classe ou avec ses parents. Ce transfert d’âme est le résultat d’une rupture qui s’est mal passé entre Syldia et un sorcier 50 ans plus tôt. Bref, tout cela, n’est pas facile, facile à gérer mais Syldia s’en sort plutôt bien. Jusqu’au jour où elle se voit contrainte d’accepter de protéger le lord de la cour des sorciers de Toronto, un être suffisant et vicieux. Pourtant, cette mission est importante, la semaine qui arrive est cruciale, il en va de la paix entre les sorciers et les vampires. Syldia va faire de son mieux mais c’est sans compter sur sa rencontre avec Desmond, un sorcier charismatique, et d’autres personnages hauts en couleur ou atypiques, qui ne vont pas lui faciliter la tâche. Et s’il n’y avait que ça, quand elle est Samantha, elle tombe sur un jeune homme de son bahut, Nathan, mystérieux et un … véritable nid à problèmes. Bizarrement, elle qui doit faire profil bas et qui est plutôt démunie sous cette apparence, décide qu’elle doit lui venir en aide… Dur dur, de mener des « combats » de front le jour et la nuit.

L’histoire, peut sembler un peu compliqué, mais Stéphane Soutoul s’en sort comme un chef, on est jamais perdu, et on dispose de toutes les clés de compréhension sur cette histoire originale et complexe. J’ai aimé avancer un peu sans savoir où tout cela allait me mener. C’est très intéressant de suivre un « surnaturel » qui ne soit pas un vampire, un démon ou un ange. Prendre comme héroïne, un cavalier de l’apocalypse, était un pari fort intéressant. Je suis à la fois agréablement surprise mais aussi un peu déçue, je dois l’avouer. Je n’imaginais pas du tout un cavalier de l’Apocalypse comme ça. Même si Syldia doit se fondre parmi les humains et les surnaturels et se faire une place, j’imaginais, un être plus froid, plus cruel même si, de nos jours, elle doit réfréner ses ardeurs. Surtout, plus « sagace », vu qu’elle a plusieurs siècles d’existence (parfois, je me suis dis, tiens on a pas vraiment l’impression qu’elle raisonne comme une « vieille » mais en général, elle nous explique pourquoi ou nous le confirme avec son humour). Syldia est forte oui mais elle est montrée comme quelqu’un de très humain finalement (à part sa manière de se nourrir… que vous découvrirez). Peut-être parce qu’elle est aussi Samantha (et deux autres personnalités depuis 50 ans), elle semble plus humaine que surnaturelle dans le traitement choisi par Stéphane Soutoul. Je ne dis pas que c’est pas bien, mais c’est surprenant. Toutefois, cela permet aux lecteurs de plus s’identifier à Syldia/Sam, sinon de se sentir plus proche d’elle. Et ça marche, on a envie de savoir ce qu’il va lui arriver, comment elle va gérer les choses qui lui tombent dessus.

On est bien ici, dans de la bit-lit, mais de la bonne ! Déjà c’est très bien écrit, un style agréable, fluide et maitrisé. Alors oui, c’est moins enlevé et poétique que d’autres écrits de Stéphane Soutoul mais ça correspond au genre et pari réussi pour Stéphane Soutoul je trouve. On n’épargne pas aux lecteurs quelques clichés bit-lit ou urban (mais on y adhère faut le reconnaitre) : les beaux gosses (humain, sorciers ou vampires, à croire qu’aucune être surnaturel ou non n’est « normal »)  et une héroïne forte mais avec les hormones qui font des siennes ! avec une dose d’humour ou d’autodérision en plus, qui ne fait jamais de mal 🙂

C’est un bon tome d’introduction avec une fin mais aussi des choses moins résolues qui donnent envie de continuer à découvrir les aventures de Syldia/Sam. Syldia entretien des relations tendues avec ses sœurs, ça ajoute à son histoire et c’est très bien vu, je trouve. On apprend progressivement le caractère et les caractéristiques des soeurs de Syldia et on a envie d’en savoir plus, sur ces 3 autres cavaliers de l’apocalypse, la Mort, la Pestilence et la Guerre et leurs facettes « humaines ». L’intrigue est bien menée, même si elle n’est pas des plus palpitantes (elle manque un peu d’action au début), elle est intéressante et pose bien les bases pour la suite, j’ai apprécié le retournement de situation vers les 3/4 du livre, que je n’avais pas vu venir. On sait bien qu’à un moment, il va se passer quelque chose mais je ne m’attendais pas à ça !

J’ai bien aimé, le changement de décor, prendre Toronto comme lieu, ça change de New-York ou San Francisco. ça serait chouette d’avoir plus de descriptions de la ville et de ses alentours, dans la suite. Pour voyager encore plus. D’habitude, je préfère quand les auteurs français prennent la France comme référence, ou l’Europe, mais là, le Canada anglophone, ça m’a plut ^^ J’aurai bien aimé quelques anecdotes ou références plus développées sur les 50 ans de malédiction subit par Syldia, ça devait être déstabilisant / drôle d’être enfant ou ado, dans les années 70 non ? Mais c’est un détail 🙂

Le Tourment des Aurores a été une bonne lecture, agréable et originale, qui a su me faire apprécier à nouveau le genre (après Vanessa Terral <3, même si c’est très différent) et je serai ravie de connaitre la suite des aventures de Syldia/Sam ! Et je confirme, j’aime la plume de Stéphane Soutoul !

Bravo à Miesis (Sylvie Veyres, Miesis Illustration) pour cette magnifique couverture (j’aimais beaucoup celle prévue pour le Chat Noir à l’origine mais on a pas perdu au changement) ❤

Merci encore de m’avoir contacté et permis de découvrir ce premier tome d’Anges d’Apocalypse ^^

**************************

DefiPALImaginales

challenge destins de femmes

Par le sang du démon de Virginia Schilli

Par le sang du démon

Les éditions du Riez, 18,90€, 266 pages

4ème de couverture

Dans sa sombre masure, au cœur du Moyen-Âge, une jeune fille attire les convoitises par sa sublime beauté. Amoureuse en secret de son frère adoptif, amie d’un étrange occultiste vivant à l’écart du village, elle semble prête à tout pour sortir de sa misérable condition de paysanne.
Le destin lui offre l’occasion de croiser le fils du puissant seigneur Sorsele, mais cette rencontre ne se déroule pas sous les meilleurs auspices : violentée, battue, elle se retrouve prisonnière dans les geôles du château. C’est alors qu’un être mystérieux apparaît et lui offre sa revanche… Mais le prix à payer l’emmènera bien au-delà de la mort, sur les terres d’une souffrance inconnue et implacable.

Entre anges déchus et démons maléfiques, Virginia Schilli nous offre ici une version inédite sur le thème du vampire. Un premier roman à savourer sans modération.

Résumé

L’héroïne de ce roman a 16 ans, elle est belle et très ambitieuse, difficile quand on est serf. Issue une famille pauvre et pieuse, elle s’occupe des basses besognes depuis l’enfance mais depuis quelques années sa beauté et ses dons pour la magie noire, lui permettent d’éviter le labeur. Elle rend régulièrement visite à des personnes vivant recluses, en marge de la Seigneurie, mais aussi à son ainé, divinement beau, dont elle est secrètement éprise. Pour son malheur même s’il est évident que son frère n’est pas le fil de ses parents, ils sont vus comme tel par l’état civil et religieux.  Le jour où les choses vont se clarifier entre eux, sera celui d’un immense tournant dans la vie de notre narratrice…

Mon avis

Par le sang du démon de Virginia Schilli est une jolie découverte.

Il était temps que je continue mon exploration des titres de ma PAL publiés aux Editions du Riez, après Un autre et Le ballet des âmes, je me suis penché sur Par le sang du démon en vu des Imaginales, où l’auteure était présente.

Virginia Schilli nous entraine dans le passé, au XVème siècle, au temps des serfs et des seigneurs, une période médiévale avec laquelle j’ai souvent beaucoup de mal et ici, on tient une exception, ça ne m’a pas déplut cette période pour une fois !  Le récit est fait à la 1ère personne, on suit une jeune fille issue d’une famille de paysans sales et sans éducation, assez pauvres et pieux. On découvre tout de suite que notre narratrice (qui n’a pas de nom) déteste sa condition, loin d’être ignorante et naïve, elle déborde au contraire, d’ambition et souhaite plus que tout se défaire de sa condition. A 16 ans, elle est grande, belle et douée. Elle est aussi très arrogante et très (trop) sure d’elle ! Et … je l’ai d’emblée détesté ! Rien à faire, je n’arrive pas à avoir de l’empathie, de l’attachement ou de l’affection pour ce type de personnage (surtout quand il n’a pas de nom) ! Mais on ne peut pas dire, Virginia Schilli nous croque une héroïne avec un tempérament qui ne laisse pas le lecteur indifférent.

C’est avec brio que Virginia dépeint la vie de cette jeune fille qui repousse les avances des hommes alors que de par sa condition elle ne peut espérer mieux qu’un mariage. C’est que notre héroïne en pince pour son frère ainé Kethel. Ce dernier est grand, fort et vigoureux et on comprend vite qu’il n’est le frère de cette jolie garce que sur le papier, il a été recueilli par ses parents. Kethel lui aussi doit se marier et cela rempli sa soeur de jalousie et de haine envers l’éventuelle promise. J’avoue que ce point de départ ne m’a pas beaucoup plut, j’avais peur d’une énième histoire d’amour impossible mais possible quand même. Bref, j’aurai pu m’arrêter là et grand bien m’en a pris de continuer ! Parce que cette trame vole ensuite en éclat pour nous amener dans un univers tout autre, sombre et envoutant.

Notre héroïne va croiser le chemin du fils Sorcele, le seigneur du coin, et les choses vont prendre une tournure différente. Pour moi, l’histoire commence vraiment là avec la rencontre avec Anders. On va alors changer de décor, suivre notre héroïne et Anders. Mais attention, l’aventure est loin d’être rose et l’histoire ne sera pas qu’une simple histoire de vampires. Virginia Schilli s’approprie le genre et en fait un traitement audacieux et original. Le lecteur croisera des personnages touchants, d’autres horribles. Et découvrira que les apparences sont bien souvent trompeuses ! J’ai beaucoup apprécié ne pas savoir où tout ça allait me mener ! Et en me laissant porter, je suis allée de surprises en surprises, n’ayant pas entrevu certains retournements de situation.
Je me suis plus attachée à Anders, qu’à notre narratrice et c’est Ô combien surprenant ! (ceux qui l’ont lu comprendront je pense). Et certaines choses qui m’auraient semblé complètement étrange ou impossible dans d’autres livres, m’ont conquises ici, parce que tout est si bien décrit, imagé. Même si j’aurai aimé un peu plus de rythme dans l’histoire, la lecture est agréable et aisée. La fin est peut être un poil trop rapide. En tout cas, il y a une fin même si c’est là, un premier tome d’une trilogie.

Cependant, plus que l’histoire, ou l’intrigue (ce type de récit n’est pas vraiment ma tasse de thé de prime abord), j’ai adoré la plume de Virginia Schilli, une plume sensible et aguerrie, pour un premier roman c’est épatant ! Le style est soutenu (ni trop, ni lourd), le vocabulaire est recherché, les descriptions sont très réussies, la psychologie des personnages très travaillée. On plonge dans l’univers vampirique et le moyen-âge sans aucune difficulté, Virginia Schilli est talentueuse, elle a réussi à me surprendre, à m’immerger dans son imaginaire et à me donner l’envie de tourner les pages !

Par le sang du démon est une jolie découverte, une jolie surprise, que je conseille aux fans et non fans de lecture vampirique (à tous quoi!), parce que le talent de Virginia Schilli est présent à chaque page, que les personnages sont travaillés et que l’ambiance créée est particulièrement réussie.

**********************************

DefiPALImaginales

logo challenge

Demain est un autre monde, T1 : Les Insoumis d’Emilie Witwicki-Barbet

lesinsoumis

Val Sombre Éditions, 21€, 305 pages

4ème de couverture

1953.

Vampire justicier et solitaire, Joseph vit selon ses propres règles : pas d’innocents, pas de disciples.
Mais Margot va le faire changer d’avis. Enceinte, laissée pour morte, il la sauvera à sa manière.

 2009.

Adam est de retour dans la maison où il a passé sa courte enfance. Ni humain, ni vampire, il peine à trouver sa place dans la société. Sa rencontre avec Lou, la fille aux chiens, va lui permettre de découvrir l’amitié.
Mais le lien fragile qui les unit sera vite entamé par le départ d’Adam, orchestré par Rodolphe Dubuissert, vampire puissant qui régit la région sous le titre d’Ordonnateur, après le renversement des puissances.
Car le monde a basculé. Le pétrole, l’électricité et le progrès n’ont plus cours dans cet Ordre Nouveau que les vampires ont instauré.
Les humains ont-ils conscience de la vraie nature des nouveaux envahisseurs ?
Comment faire face à la fois à cette menace et aux dangers d’une vie sans technologie, dont plus personne n’a l’habitude ?
Le reste du monde est-il semblable à ce coin de l’Avesnois, annexé de toutes parts et égorgé dans tous les sens du terme ?
Face à tous ces changements, Lou parviendra-t-elle à tenir la barre et à sauver ce à quoi elle tient ?

Résumé

En 1953, Jacques sauve Margot qui a été attaqué par un détraqué. La jeune femme enceinte va mettre au monde un garçon Adam, qui ne sera pas comme les autres.

En 2009, Adam décide de s’installer dans l’Avesnois, dans la demeure familiale, laissée à la gestion d’une famille d’amis proches de Joseph. Actuellement c’est Louise et ses grands-parents qui s’occupent de l’entretien de la demeure mais ils n’y vivent pas. Adam est surpris de l’apparence et du caractère bien affirmé de la jeune Lou, une amitié sincère nait entre ces deux personnes atypiques. Du jour au lendemain, leur monde, le Monde bascule, privée des ressources énergétiques actuelles (électricité, pétrole,…), la vie doit s’organiser différemment et c’est sans compter la sortie de l’ombre des vampires…

Mon avis

Une très agréable lecture

Voici le deuxième titre lu de chez Val Sombre Éditions, une petite maison d’édition du Nord. J’ai la chance d’avoir rencontré plusieurs fois Émilie Witwicki-Barbet, une auteure adorable et disponible, il me tardait de lire son premier opus, le second étant sorti en février de cette année. Je suis en retard sur les copines, mais ça y est !

J’ai beaucoup aimé ma lecture, j’avoue que j’ai eu un peu de mal à plonger dedans (je sortais d’Âmes de verre, dense et entêtant), au début j’ai trouvé que ça allait très vite (et j’ai tiqué sur un passage que je n’ai pas bien compris), mais ça c’était vraiment qu’au tout début de ma lecture, parce qu’après j’ai passé un super bon moment de lecture. Les Insoumis est une histoire de vampires très originale, qui nous place dans notre monde mais différent, qui vient tout récemment de perdre toute technologie; une arrivée sournoise des créatures à sang froid; des plans qui font froid dans le dos; une sorte de résistance qui se met en place,…

On suit donc Adam, un être spécial, à mi chemin entre l’humain et le vampire, il est très intelligent mais n’a pas beaucoup d’ami, les relations sociales ne sont pas donc son point fort. Il est très empathique et comme la psychologie humaine est difficile, ça ne l’aide pas, il a du mal à comprendre certaines réactions. Cette caractéristique le rend très touchant. Mais il n’est pas que ça, vous le découvrirez à la lecture ! Sa nature et ses capacités se font jour progressivement. Il se lie d’amitié avec Lou, un poil garçon manqué, qui préfère la mécanique aux études et la compagnie de ses trois chiens-loups aux garçons et aux filles de son âge. Lou est cependant très débrouillarde et ouverte d’esprit. Elle se doute bien qu’Adam n’est pas comme les autres, mais elle l’accepte et n’a pas peur de lui. De là à imaginer la vérité !

Les événements s’enchainent et leur vie doit s’adapter à un monde qui recule de 100 ans en arrière. Et Lou va devoir surmonter des drames, causés par la présence des vampires qui ont décidés de sortir de l’ombre et de prendre une sorte de revanche sur l’humanité. Un jour, elle sauvera une petite fille Rosalie d’une mort certaine. Elle recueille la petite et on découvre une nouvelle facette de la personnalité de Louise, pas si garçon manqué que ça !

L’histoire est vraiment intéressante, j’ai apprécié suivre les personnages dans leur quotidien devenu si différent et pourtant l’époque où on avait de gros véhicules à moteur, de chauffage électrique, de téléphone,… n’est pas encore si éloignée; voir comment ils allaient se débrouiller. Mon seul bémol c’est que le changement est trop rapide, on fournit finalement peu d’informations, et ça ne panique pas vraiment ces habitants de l’Avesnois ! Mais on comprend quand on découvre le caractère des personnages imaginés par Émilie Witwicki-Barbet. Et puis débarque pour « maintenir l’ordre » des personnes étranges, qui prennent le contrôle tellement rapidement, sournoisement finalement qu’on ne peut leur faire opposition.

L’auteure a été efficace dans sa façon de décrire les personnages, autant, je ne suis attachée à Lou, dont la personnalité est très travaillée, à la petite Rosalie, la bouffée de fraicheur du roman, à Adam, qui cherche sa place dans ce monde, pas facile quand on est à la fois vampire et humain, ou peut être aucun des deux ?, autant deux personnages m’ont complètement insupportés ! Efficace je vous dis ! Un qui je pense ne trouvera pas un lecteur pour l’aimer (j’vous laisse la surprise, à la lecture vous verrez tout de suite de qui je veux parler!) et l’Ordonnateur, lui je pense que certain(e)s l’aiment bien, mais je n’ai pas su l’encadrer !!! J’avais envie  de l’insulter toutes les deux minutes ! Je crois que plus je lis (et dans la vie c’est pareil), moins je supporte les personnes/personnages arrogants, ils me mettent hors de moi et ça été le cas ici!

Les personnages secondaires aussi sont touchants ou si étranges qu’on a envie de les découvrir plus (Nicolas, Mary, Thierry,…), et l’auteure nous contente dans ce premier tome, même si je ne doute pas qu’on apprendra encore pas mal de chose par la suite. J’ai aimé la description des vampires, leur façon de se battre, de se mouvoir, on sent qu’Émilie Witwicki-Barbet a cherché la cohérence dans son récit (humain, mythologie vampirique) tout en créant sa propre façon de voir ces créatures. Et j’ai vraiment aimé cette façon de faire, cette sorte d’intégration au plus réel, au plus crédible (c’est difficile de mettre des mots là dessus). Vous comprendrez en découvrant ce premier tome !

J’ai beaucoup apprécié également, la vision d’Émilie, que je partage, et qui apporte un plus, les êtres qu’ils soient humains ou non, peuvent être bons ou mauvais, et peuvent éventuellement changer en fonction des circonstances, des événements, … J’ai hâte de savoir ce que vont devenir les personnages (Mary notamment), ce qu’il va se passer par la suite, je lirai avec plaisir le tome 2 !

J’ai beaucoup aimé découvrir l’Avesnois par la plume d’Émilie, vraiment ça donne envie de s’y arrêter, de découvrir les villages autant que les coins perdus, les bois, le lac du Val-Joly. Les Insoumis, est vraiment bien écrit (à part un seul passage que je relirai plus tard pour voir si ça venait pas de moi quand-même), facile à lire, rythmé, … Bien que pas forcément la plus calée du monde en orthographe, je n’ai repéré aucune coquille!

J’ai découvert une auteure à suivre, avec une plume sincère et sensible (j’ai versé ma petite larme, à un moment quand même, faut le dire), qui sait faire naitre chez son lecteur moultes émotions : espoir, tension, tristesse, écœurement, joie, appréhension, …, révolte ! Et ça tombe plutôt bien, la suite que je me procurais bientôt s’intitule Les Révoltés ! (si c’est pas de l’enchainement çà :D)

Pour acheter Les Insoumis (et Les Révoltés), rendez-vous sur la boutique Val Sombre.

logo val

*******************************

logo challenge

Logo Vivent nos régions !!!

Challenge destins de femmes

Oxana de Frédéric Livyns

3114249077_1_3_WBqg5YG4

Sharon Kena Editions, 12,50€, 147 pages

4ème de couverture

Claudio est un jeune orphelin placé dans un institut en Espagne. Alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage, il rencontre une jeune fille mystérieuse nommée Oxana. L’attirance mutuelle qui les lie va se transformer en amour. Mais quel est le terrible secret que cache Oxana ? Elle entraîne Claudio à sa suite dans une quête tragique et effrayante pour fermer les portes donnant sur un autre monde, cruel et terrifiant. Un monde où les humains n’ont pas leur place.

Résumé

Claudio est un enfant réservé, cela fait un moment qu’il est dans l’orphelinat dans le comté de Trevino en Espagne. Sa timidité lui a valu de ne pas être adopté et à 12 ans, il n’a plus trop d’espoir de trouver une famille. Un jour alors que les autres enfants de l’orphelinat jouent, il se repose en retrait à proximité des bois. C’est là qu’il se rend compte qu’une fille ayant à peu près son âge, l’observe. Ils vont discuter un moment mais quand les sœurs appellent les enfants, cette jeune fille Oxana, disparait dans la forêt. Claudio se sent attiré par Oxana, mais qui est-elle ? Des choses étranges vont survenir à l’orphelinat et Claudio va se demander si tout n’est pas lié à Oxana…

Mon avis

Une excellente découverte !

Je souhaite remercier chaleureusement Frédéric Livyns qui m’a permis de découvrir son roman. J’ai adoré Oxana ! Merci beaucoup !

Même si j’ai déjà lu deux livres de Frédéric Livyns (deux recueils de nouvelles), je ne savais pas trop à quoi m’attendre concernant l’histoire d’Oxana. Frédéric Livyns m’a indiqué que les éditions Sharon Kena n’avaient pas su dans quelle catégorie proposer ce roman. Et maintenant, je comprends pourquoi il m’a dit ça ! Notre héros est un jeune garçon de 12 ans, le roman a été classé en jeunesse et la bonne surprise c’est qu’Oxana peut se lire à TOUT âge !

Le style est simple mais travaillé, pas enfantin, ni niais et l’histoire est vraiment bien menée, de telle façon qu’un adolescent sera ravi qu’on ne l’infantilise pas, et que l’adulte y trouvera son compte également. On s’attache rapidement à Claudio. Il est assez réservé mais il a du caractère. Il subit les moqueries de ses camarades, notamment de deux brutes qui terrorisent les plus petits. Claudio n’a pas été adopté car quand des parents potentiels essaient de tisser des liens, il reste dans son coin. Il est plutôt solitaire mais il est loin d’être bête. L’orphelinat est devenu sa maison, les pensionnaires et les bonnes soeurs, un peu sa famille. Claudio a une douzaine d’année, il a le comportement d’un garçon de son âge mais dans ce contexte de guerre, il fait plus adulte que certains de ses camarades. Son évolution tout le long du roman est cohérente, on n’a pas l’impression subitement qu’il a pris 15 ans avec tout se qui se passe, il ne comprend pas tout du premier coup, ce qui est vraiment très bien mais il apprend de ses erreurs et c’est quelqu’un de très courageux. C’est un personnage vraiment intéressant et bien construit.

Claudio est réservé mais bizarrement il se sent tout de suite à l’aise avec Oxana même si cette dernière l’intrigue beaucoup, il y a tant de mystère autour de sa présence dans la région, il n’y a pas de fille dans l’orphelinat et pas de village habité dans les envions. Oxana est mystérieuse, elle se livre peu et semble attendre quelque chose de Claudio. Elle va l’entrainer dans une aventure sans pareil, bouleverser son destin. Grâce à elle, Claudio découvrira des choses qu’il n’imaginait même pas, des secrets, un monde que les soeurs, les humains ne connaissent pas,… Au fur et à mesure de l’histoire, Claudio (et le lecteur) obtient les réponses à ses questions sur Oxana, le monde tel qu’il est réellement,… Les personnages secondaires sont peut être moins développés mais leurs présences donnent de la profondeur à l’histoire et aux personnages de Claudio et Oxana : les religieuses de l’orphelinat ; Charles et Bertrand, les deux brutes; le protecteur d’Oxana,…

J’ai fortement apprécié la cohérence des réactions, parfois, on est prêt à se dire « mais… » et puis on nous indique juste dans la foulée ce qu’il faut pour que l’ensemble soit cohérent, qu’il s’agisse des réactions, des personnages, des actions, etc.

L’histoire est vraiment bien construite, on ne sait pas tout de suite où elle va nous mener, et on va de surprises en surprises. Je ne m’attendais pas aux rebondissements que réserve Frédéric Livyns et j’ai été happé dans l’aventure de Claudio et Oxana et il y a plein de choses que je n’ai pas vu venir. J’ai adoré l’univers mis en place, fantastique, avec même un peu d’éléments de science-fiction. C’est vraiment original et inattendu. Une histoire vampirique certes mais bien plus encore ! C’est vrai que je n’en lis pas beaucoup, j’ai trouvé la genèse, l’explication des origines de l’Homme vraiment très bien, originale, se démarquant de ce que j’ai déjà pu lire. Connaitre qui sont les vampires et ce qu’ils peuvent faire m’a étonné et agréablement surprise.

Je n’en révèle pas plus sur l’histoire ou les personnages afin que vous gardiez un maximum de surprise à la lecture de ce premier tome excellent !

Le style est agréable, la lecture rythmée et l’écriture fluide. Oxana se lit très bien et assez vite, les pages se tournent toutes seules.

Oxana a une fin même si une suite est prévue. Et ce qui sera certainement développé dans la suite s’annonce fort intéressant! Parce que même si on apprend plein de choses, qu’on suit Claudio dans le rôle très important qu’il va devoir jouer, on a encore des questions en suspend concernant les vampires et je lirai avec joie la suite de cette trilogie !

*********************

logo challenge

Le livre perdu des sortilèges de Deborah Harkness

le_livre_perdu_des_sortileges

Orbit, 19,80€, 528 pages (prêt de Cali <3)

4ème de couverture

Diana Bishop est la dernière d’une longue lignée de sorcières, mais elle a renoncé depuis longtemps à son héritage familial pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu’au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : l’Ashmole 782. Elle ignore alors qu’elle vient de réveiller un ancien et terrible secret, et que tous – démons, sorcières et vampires – le convoitent ardemment. Parmi eux, Matthew Clairmont, un vampire aussi redoutable qu’énigmatique. Un tueur, lui a-t-on dit. Diana se retrouve très vite au cœur de la tourmente, entre un manuscrit maudit et un amour impossible.

Résumé

Diana, jeune américaine, est docteur en histoire des sciences et ses recherches actuelles concernent l’alchimie. Elle travaille à Oxford en Angleterre, où elle doit passer une année entière, se documenter à la bibliothèque bodléienne d’Oxford pour préparer une conférence. La particularité de Diana est qu’elle est une Bishop, une sorcière et la dernière de sa lignée mais elle refuse de se servir de sa magie surtout dans son travail, elle n’aspire qu’à une vie normale et ordinaire. Mais un jour, elle va avoir entre les mains un manuscrit particulier : l’Ashmole 782, un livre ensorcelé. Sous ces traits de livre d’alchimie, Diana se doute qu’il est bien plus, mais ne veut pas s’en préoccuper et le rend à la bibliothèque. Seulement, Diana n’est pas seule sur Terre, et le fait d’avoir eu entre ses mains ce livre convoité, va la mettre en danger…

Mon avis

Une belle découverte !

On suit donc Diana Bishop, une sorcière d’une longue lignée mais qui ne veut pas utiliser sa magie. Suite à la disparition de ses parents, elle veut être normale et se refuse à participer aux convents avec les autres sorcières ou à les côtoyer. Diana est historienne,  jeune, jolie, sportive et intelligente. Elle m’a plus d’une fois agacée mais faut dire qu’elle a des défauts qui vont bien avec le personnage donc pas d’aversion pour Diana ! En plus, ce n’est pas une adolescente écervelée, en mal d’amour ou niaise et ça c’est tout à fait appréciable !

J’ai apprécié le Matthew ténébreux, mystérieux, scientifique, amateur de bons vins, les passages où on découvre comment il se nourrit, sa transformation en vampire, son passé avant ça et ces « vies » après. Je pense que j’ai plus accroché à ce personnage qu’à celui de Diana.

J’ai été un peu longue à me mettre dans l’histoire, même si la lecture est facile. Je n’étais pas trop motivée, surtout que j’appréhendais énormément le côté romance. Au début, assez peu de choses se passe, on n’apprend pas vraiment grand chose sur le livre perdu des sortilèges, c’est surtout la naissance de l’histoire entre Diana et Matthew.  Ils se voient à la bibliothèque, un peu en dehors, elle se pose pas mal de questions mais ne semble pas encore trop perturbée par ce qu’il se passe. C’est un peu long. Et puis dès que Matthew et Diana quittent l’Angleterre, il commence à y avoir plus d’action, Diana ne se laisse plus porter par les événements, elle s’affirme, etc., on apprend plein de choses, ça devient beaucoup plus prenant.

Un seul chapitre ne concerne pas Diana, quand Matthew part en Écosse voir Hamish (début du livre). On découvre ce démon, et plein de choses sur la façon de voir de Matthew, sur ce qu’il ressent, la narration est quelque peu différente et on a un autre point de vue que celui de Diana et c’est agréable. Malheureusement, ça ne se produit qu’une seule fois, j’aurai bien aimé avoir plus de chapitres de ce type (pourquoi pas le ressentiment de la mère de Matthew par exemple).

La romance prend une grande place dans le récit, mais comme leur amour est très compliqué, finalement, les passages plus « mielleux », il n’y en a pas tant que cela. C’est vrai que c’est rapide, l’action ne se déroule que sur quelques semaines mais bizarrement, on a un impression de lenteur, de non précipitation, un drôle de mélange, qui m’a bien plu finalement.

Ce qui fait que ce roman est un belle découverte et qu’il s’agit d’un livre dense, avec des détails, des rebondissements, des personnages secondaires, des anecdotes, etc. Ce qui me manquait dans Sans âme par exemple, je l’ai trouvé ici et j’ai adoré, des anecdotes historiques sur la vie de Matthew, de sa mère, de la famille de Diana,…, des extraits de livres scientifiques ou autres, des références religieuses… Certains parlent de digressions, moi, je trouve que vraiment ces éléments donnent beaucoup plus de poids au récit, y a des recherches, du travail et ce n’est pas uniquement un décor à une histoire d’amour et ça vraiment, j’aime beaucoup ! En plus, cela donne envie de faire des recherches, de se documenter sur l’alchimie, sur ce qui est vrai, ce qui est inventé, etc.

Cet aspect « scientifique » « historique » est, pour moi, le gros plus de cette histoire, les textes alchimiques, les éléments qui s’imbriquent les uns à la suite des autres. Mes passages préférés sont ceux où Diana découvre les textes alchimiques, les enluminures, les illustrations, … et les anecdotes historiques qui expliquent les comportements de Matthew. Et j’ai aimé les recherches de Matthew sur les relations entre créatures, y aurait-il un ancêtre commun ? Qui a créé qui ? L’ADN, le sang,…, etc.  Loin d’être un frein à la lecture, j’ai complètement adhéré à ce côté scientifique !

J’ai beaucoup aimé, moi qui lit peu de bit-lit ou du moins de romans à créatures, en apprendre plus sur ces dernières (du moins la vision de l’auteure) : connaitre les habitudes des vampires, les caractéristiques des démons, ce qu’est la Congrégation. Ce que font les sorcières et leur entourage de fantômes, etc.  J’ai adhéré aux interrogations posées par l’existence de lAshmole 782, que contient-il ? Pourquoi les trois types de créatures veulent le récupérer ? Qui l’a ensorcelé ?

Deuxième atout de la seconde partie du roman, les personnages secondaires. J’ai eu beaucoup plus de facilité et suis plus rentrée dans ma lecture quand les personnages secondaires ont commencé à être plus nombreux. Et surtout j’ai aimé leur complexité, notamment Ysabeau, Marcus, Sarah, Emily… Et quand on commence à comprendre ce qu’il arrive à Diana et qu’elle découvre ce dont elle est capable.

Deborah Harkness signe là son premier roman et dans l’ensemble c’est réussi. On a une vraie histoire, des informations distillées tout le long du livre quand il faut, comme il faut, l’écriture est fluide, présente beaucoup de vocabulaire (au moins deux points qui indiquent une bonne traduction), des recherches, des détails et c’est cohérent (parfois, je me disais « attention mais au début il y avait ça et puis ? » et puis on répondait à mes interrogations même mineures). C’est efficace et j’avoue j’ai été touchée et émue par certains passages.

C’est vraiment donc vers la moitié du roman que j’ai été « conquise », c’est pour ça que ça n’est pas un coup de cœur, je ne dirais pas que le début m’a ennuyée mais c’est long à démarrer. Mais une fois dedans, j’avais vraiment envie de continuer et de savoir ce qu’on allait apprendre. Je savais qu’il s’agit au moins d’une trilogie et donc que je ne saurai pas le fin mot de l’histoire avant un moment, donc je n’ai pas été frustrée de la fin. Cependant, oui, je voudrais lire la suite, surtout que ça s’annonce très intéressant et j’espère ne pas me tromper en disant que le côté historique qui m’a tant plu ici, je le retrouverai certainement dans L’école de la nuit !

Merci Calinette pour le prêt et pour la découverte ❤ ! T’aurais pas le tome 2 par hasard 😉

*******************

challenge destins de femmes