L’Ouroboros d’argent d’Ophélie Bruneau

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Editions du Chat Noir, 19,90€, 268 pages

4ème de couverture

Axel est généreux. Axel est amoureux. Axel est trop gentil. Aujourd’hui, il doit traverser la France pour acheminer un héritage. Célia est fière. Célia est implacable. Célia est un loup-garou. Aujourd’hui, secondée par deux jeunes de sa meute, elle doit retrouver l’objet responsable d’une vieille malédiction. À la croisée des chemins, le piège se referme dans le Massif Central. Prête à tout pour mener à bien sa mission, Célia n’hésitera pas à détruire la vie d’Axel s’il le faut. Le jeune homme a de la résistance à revendre et des amis prêts à l’aider. Pourtant, cette fois, il pourrait bien finir broyé au nom de l’Ouroboros d’argent. L’artefact vaut-il seulement tous ces sacrifices ?

Mon avis

Axel est un jeune loup-garou animateur pour la ville de Nevers, il adore s’occuper des enfants. Il a une vie tranquille : un boulot qu’il adore, une copine dont il est fou amoureux, une maison en ville avec un chien, … Il se fond dans le décor, personne ne pourrait se douter de sa vraie nature. Mais sa petit vie tranquille va être mise à mal quand pour rendre service à sa meute, il va accepter d’aller à plusieurs heures de voiture de Nevers, chercher un héritage qu’un vieux garou a laissé à un membre de meute et qu’il doit ramener à Nantes. Comme Axel ne peut refuser de rendre ce service, le voilà parti direction le Sud.

De son côté, Célia est conviée par son grand-père à retrouver un artéfact qui le lie à une malédiction depuis des dizaines d’année. Un bien qui a justement appartenu au défunt dont Axel va récupérer une partie des affaires. Les chemins de deux jeunes gens vont se croiser et ça va faire mal…

J’ai bien aimé que l’histoire soit une sorte de quête pour Célia, presque une enquête même si c’est rapide et non un récit convenu sur les loups-garous. Cette recherche d’un artéfact qui a de l’importance pour Célia et sa famille semble plutôt être un prétexte à la rencontre de deux personnes, en tout cas, c’est ce que je croyais… c’est plutôt, en réalité, l’occasion pour l’auteur de nous donner sa vision du mythe du loups-garous, de sa façon d’être attaché ou non, à sa meute, aux traditions, ou au contraire de chercher à se construire sans tout cela.

La cause de Célia est noble. Même si pour les autres, elle va trop loin, qu’elle semble étrange, elle doit faire honneur à sa famille et son clan, elle doit retrouver une ceinture d’argent. Cependant, cela n m’a pas empêché, de la trouver agaçante, hautaine et parfois en dehors des réalités. Je ne suis décidément pas fan des dominants, je n’ai pas réussi à m’attacher à elle. Toutefois, l’auteure réussit à croquer un personnage qui ne laisse pas le lecteur indifférent ^^  Axel lui est presque trop parfait, gentil, attentionné, serviable, … heureusement qu’il a de petits travers, comme garder certaines choses secrètes.

J’ai été surprise de la survenue dans le récit du personnage de Léonie. Attention, je l’ai vite adoré mais elle m’a semblé tomber du ciel. Un de ces personnages secondaires qui ne l’ai pas vraiment… Soleil et ses sorciers c’est un lieu et des personnages à creuser selon moi ^^ J’ai vraiment bien aimé les parties du récit où elle recherche des infos, où elle accepte avec réticence mais humour l’aide de son voisin un peu collant,…

J’ai bien aimé les personnages secondaires de Capucine et Dérénik même si je n’ai pas eu assez de temps pour m’attacher. Tous les deux apportent un gros plus au récit, chacun dans son style, j’ai vraiment aimé. Ces personnages auraient mérité d’être plus développés, surtout Capucine et sa particularité. Une garoue née d’humains, spéciale, que l’on arrive à comprend parce que tout ça lui est tombé dessus sans qu’elle s’y attende. Elle est touchante. Et j’ai décidé de croire à la réalité de son don unique. Moi, j’ai bien aimé le couple Axel et Julie, ils ont une belle relation, assez juste, et j’ai aimé que le récit ne prenne pas la tournure qui me faisait un peu peur (les triangles amoureux très peu pour moi).

J’ai beaucoup apprécié les catégories de garous, c’est plutôt bien trouvé, j’ai pas vu venir la dernière même si je doutais que le personnage était spécial. Les aura-odeurs sont aussi un concept que j’ai trouvé bien trouvé.

L’écriture est posée, précise, fluide. J’ai bien accroché à la plume d’Ophélie et à la construction de son récit. C’est équilibré entre les styles des personnages et les termes employés sont bien trouvés. Il y a aussi de l’humour qui sillonne le récit et une fraîcheur bienvenue. On comprend certaines choses dans le récit, mais ce n’est pas gênant parce qu’il est court et se lit très bien. J’ai cependant trouvé la fin un peu trop rapide. Pour être exacte, si on a bien toutes les explications, les réponses à d’éventuelles questions, etc. je l’ai trouvé trop expéditive. C’est le seul bémol que je ferai sur cette histoire.

L’Ouroboros d’argent a été une bonne lecture détente, un énième style de lecture des éditions du Chat Noir. Vraiment, je crois que chacun peut y trouver le type d’histoire qu’il aime et la qualité lui permet aussi de tenter d’autres choses. Un peu comme moi. Je relirai avec plaisir Ophélie Bruneau et plus particulièrement avec la dernière fée de Bourbon qui est dans ma PAL depuis quelques mois.

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Les étoiles de Noss Head – T1 : Vertige de Sophie Jomain

Les etoiles de Noss Head T1 - Vertige - Sophie Jomain

Rebelle Editions, 382 pages, 19€

4ème de couverture

Hannah, bientôt dix-huit ans, était loin d’imaginer que sa vie prendrait un tel tournant. Ses vacances tant redoutées à Wick vont finalement se transformer en véritable conte de fée… puis en cauchemar. Sa petite vie tranquille, ses idées bien arrêtées, ses projets… tout va changer, brutalement. Elle devra affronter l’inimaginable, faire face à ce qu’elle n’aurait jamais pensé croire un jour, car les légendes n’en sont pas toujours… Leith ne s’attendait pas non plus à Hannah. Il tombe de haut, l’Esprit a choisi : c’est elle, son âme sœur. Pourra-t-il lui cacher sa vraie nature encore longtemps ? Osera-t-il lui avouer qu’il n’est pas tout à fait humain ? Il n’a pas le choix, leur rencontre l’a mise en danger. Lui seul peut lui venir en aide.

Mon avis

Une sympathique lecture détente  ^^

Hannah est une jeune française qui part passer les vacances d’été, comme chaque année, chez sa grand-mère en Ecosse. Ses parents, écossais travaillant à Paris, en profite pour revoir leur famille. Même si elle adore passer ses vacances à Wick, cette année c’est différent, elle va avoir 18 ans et Hannah aurait aimé passer ce cap avec ses amis notamment sa meilleure amie Sissi. A l’aéroport, elle tombe sur un jeune homme superbe qui l’empêche de se rétamer sur le sol. Elle qui n’a pas pour habitude de mater les mecs se retrouve subjuguée par cet inconnu. Que lui arrive-t-il ?

A Wick, elle retrouve sa chambre d’ado et pour passer le temps, elle accepte de se promener avec Davis, un ami un peu plus vieux qu’elle. Lui, mais surtoutt sa soeur, ont passé leurs étés avec Hannah. Davis est pas mal et sympa. La jeune fille l’accompagne même au bar où il a rendez-vous avec ses amis alors qu’elle déteste ça. Il faut bien qu’elle rencontre des jeunes de son âge sinon comment s’occuper dans un lieu aussi calme que Wick ? Cependant, la soirée se passe assez mal et quand elle quitte précipitamment le bar, Davis légèrement éméché la suit. Quand il devient particulièrement lourd, elle est « secouru » par un jeune homme. Elle n’en revient pas, il s’agit du même type qu’à l’aéroport ! Elle qui pensait ne jamais retomber sur lui. Et ce n’est pas la dernière fois, que la route d’Hannah croisera le jeune Leith et ses magnifiques yeux verts…

Ce premier tome des étoiles de Noss Head est pas mal, mais ce n’est pas non plus le livre qui me marquera à vie. Je suis toutefois contente de découvrir la plume de Sophie Jomain que j’ai déjà croisé plusieurs fois en salon du livre et qui est adorable. J’avoue que les histoires d’amour ne sont pas ma tasse de thé mais il faut reconnaitre que l’histoire est prenante et que c’est bien écrit. Il y a de l’action et la mythologie garolle développée par Sophie Jomain est très intéressante. Le récit est émaillé d’une pointe de mystère, de drame et sur fond d’Écosse un pays magnifique. Ces trois éléments font que j’ai passé un bon moment.

Le caractère d’Hannah m’a un petit peu saoulé, c’est mignon qu’elle rougisse à tour de bras, qu’elle écrive à sa meilleure amie mais elle aurait besoin de lunettes pour voir les signaux par très discrets qu’il y a tout le long du livre ^^ Mais bon, ça aurait été moins fun comme ça non ? Par contre, j’ai trouvé ses réactions assez justes et c’est un personnage que l’on sent sincère. J’ai beaucoup aimé les personnages de Gwen, Bonnie et Al. Par contre, Leith est trop parfait, trop gentil, trop attentif, trop … trop et j’avoue les personnages trop parfaits m’agacent… Cependant, je dois reconnaitre que l’histoire entre l’humaine et la créature surnaturelle est belle et qu’elle est crédible. Les premiers émois, les choix, les changements, sont superbement bien décrit par l’auteur. C’est simple sans être simpliste et joli sans être mièvre ou niais. J’ai apprécié le traitement du personnage de Phillip, voilà le type de comportement qui fait flipper et l’auteur s’en sort très bien dans ce genre. Autre personnage qui m’a fait sourire plus d’une fois Elaine la grand mère d’Hannah, elle n’a peut être plus le sens de la vue mais les autres eux fonctionnent très bien.

Il y a du drame et des rebondissements ce qui permet au récit d’être fluide et un peu rythmé et on ne s’ennuie pas à la lecture. Le style est maitrisé et agréable. La plume de l’auteure est jolie et douce. C’est très bien écrit et l’histoire est bien menée. La tension pour Hannah monte crescendo et elle va devoir vivre avec ses découvertes, son monde qui change et surtout les dangers liés au fait de savoir et de côtoyer des garous.

Ce que j’ai vraiment préféré dans le roman c’est l’histoire, le passé des garous, Tyros, les différents espèces, les luttes d’opinion, etc. Évidemment, on a envie d’en savoir plus sur le passé des personnages, sur les divergences, sur leur code assez cruel. Ce premier tome est assez introductif, peut-être un peu trop pour moi, mais c’est une chouette lecture même si j’en attendais peut-être un peu plus. Il n’y a pas ici de fin faite de suspense et de grosses interrogations, si bien qu’il serait tout à fait possible de s’arrêter à ce premier tome. Moi en tout cas, j’ai les deux suivants dans ma pile de livres à lire, je continuerais donc les aventures d’Hannah et Leith.

Notre-Dame des loups d’Adrien Tomas

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4ème couverture

1868, aux confins de l’Amérique, les Veneurs, une petite troupe d’hommes et de femmes sans foi ni loi, aux munitions forgées d’argent, l’âme froide comme l’acier, parcourent les immensités de l’Ouest sauvage.

Ils s’enfoncent, la peur au ventre mais déterminés, dans les gigantesques forêts que seuls les Indiens et les pionniers arpentent. Ils connaissent leur mission : elle pue le sang et la mort. Elle a le son des chairs qui se déchirent et des os qui rompent, des incantations vaudou, des balles qui sifflent et des molosses qui aboient. Au loin, les premiers hurlements se font entendre. La chasse commence… Une chasse qui doit réussir quel qu’en soit le prix. Une chasse pour abattre leur plus terrible ennemie : Notre-Dame des Loups…

Mon avis

Une très bonne lecture ^^

J’avais promis à Adrien que je lirai un de ses romans pour les Halliennales en octobre et enfin, je tiens ma promesse, j’ai pris le plus fin pour être sure de le terminer et je suis bien contente d’avoir redécouvert l’écriture de cet auteur très sympathique.

En 1868, en Amérique, les Veneurs recherchent la Dame qui a donné naissance aux Rejs, les loup-garous qui attaquent les villages et les voyageurs la nuit. La troupe est composée d’hommes et de femmes venus d’horizons différents. Des tireurs comme Arlington ou Winters, un maitre de chasse : Jack, un artilleur Jonas Jorgensen, une dresseuse et ses chiens : Evangeline et le fondateur de la troupe des Veneurs : Würm, qui vient de l’ancien monde. Chacun a ses bizarreries et ils se supportent comme ils peuvent.

Ils traquent dans les étendues glacées, à plusieurs heures voire de jours de cheval des villages, les groupes de garous de la région. Leur but ultime étant de mettre la main sur celle qui les créa tous, la louve surnommée Notre-Dame des loups.

Chaque chapitre présente le point de vue d’un membre de la Venerie, sa façon de voir leur mission, ses liens plus ou moins tendus avec les autres membres, … Le premier « à s’exprimer » est Aidan un Irlandais, qui a pris sa place dans la Venerie comme tireur. Le lecteur apprend comment il est arrivé dans ce groupe et en quoi consiste la traque. C’est lui qui en premier indique comment se compose la Venerie afin que le lecteur comprenne bien comment fonctionne le groupe. Chacun a son rôle et se doit de respecter et suivre le maître de chasse qui décide de tout.  Et il faut savoir que s’il arrive que la composition du groupe change, jamais personne ne quitte la Venerie de son plein gré…

Au fur et à mesure du récit et des changement de narration, le lecteur en apprend plus sur la Venerie, la façon dont elle a été créée, qui commande; sur les particularités des membres du groupe et sur la Dame. On comprend rapidement que quelque chose ne va pas au sein du groupe, la traque se poursuit mais la Venerie commence à perdre des membres de façon étrange. Que se passe-t-il ?

Les changements de personnage, de façon de parler, de voir les choses, leur psychologies sont bien maitrisés par l’auteur. C’est vraiment intéressant de voir comment sont réalisés les changements de narration. L’intrigue est parfaitement menée, il y a des rebondissement et la surprise dans l’intrigue est au programme de cette lecture. Le style est direct et concis.  L’ambiance western me faisait un peu peur mais finalement la façon de traiter l’histoire est originale et la lecture est agréable. L’atmosphère devient oppressante au fil du récit, le lecteur découvre des personnalités complexes et sombres. On se demande ce qu’il se passe et pourquoi les choses arrivent ainsi. Comme le récit est court et le rythme rapide, le lecteur n’a pas le temps de faire trop de conjectures, d’échafauder trop de théories et la surprise est au rendez-vous, aussi bien à la fin des chapitres, qu’à la fin du roman.

C’est court oui mais vraiment très chouette. L’histoire est originale, notre poste d’observateur au sein de la Venerie est un gros plus. Arriveront-ils à trouver la Dame ou seront-ils décimés avant d’avoir la chance de l’approcher ? J’ai beaucoup aimé les personnages de Würm l’allemand étrange derrière ses lunettes fumées qui ne le quittent jamais, Evangeline l’ancienne esclave adepte du vaudou et Waukahee une indienne qui cherche la même chose que les Veneurs. Chaque personnage apporte un point de vue  et on en apprend bien plus sur le groupe de cette façon tout en conservant des parts de mystère. Le lecteur découvre leur passé, leurs impressions, … et on n’a pas l’impression de lire un roman si court que cela finalement. Une belle découverte. Le livre est sorti en poche depuis agrémenté d’une nouvelle inédite, que j’avoue j’aurais bien lu pour prolonger le plaisir de la lecture ^^

Pacte Obscur – La geste des exilés – T1 de Bettina Nordet

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Éditions du Chat Noir, 19,90€, 417 pages

4ème de couverture

Je suis flic, et à part une petite bizarrerie et un sérieux manque de sex-appeal dont je me passerais bien, ma vie est plutôt sympa. Mais un soir tout vole en éclat. Traquée par des types bizarres, je me retrouve baby-sittée par mon nouveau boss, un type beau à tomber aux instincts meurtriers peu rassurants, qui semble éprouver à mon égard une allergie aussi violente qu’inexplicable. Alors, telle Alice, je plonge dans le terrier du lapin blanc ; sauf que, dans mon cas, la curiosité n’y est pour rien : mon imbuvable garde du corps m’y a poussée. Bien décidée à retrouver ma vie et les miens, je rue dans les brancards, mais les échos d’une prophétie plus vieille que le monde pourraient bien finir par me rattraper et m’en empêcher. Je vais tout faire pour me sortir de ce guêpier, même si, je dois bien l’admettre, il y a quelques compensations : des beaux mecs comme s’il en pleuvait. Et dire que je me plaignais que mon carnet de bal était vide…

Pièce maîtresse d’une lutte de pouvoir immémoriale, entraînée au cœur d’un tourbillon de violence et de sang, Jana découvre peu à peu que tout ce qu’elle croyait savoir n’est qu’un leurre, et que la frontière entre les bons et les méchants n’est peut-être pas aussi tranchée que ce qu’en disent les traditions millénaires.

Mon avis

J’avoue au départ ma lecture m’a agacée. Je ne lis pas beaucoup de bit-lit et j’ai un peu de mal avec les héroïnes belles, un peu naïves mais qui comme par hasard sont sauvées par de beaux jeunes hommes mystérieux… Mais je suis rentrée dans le récit assez facilement et je me suis retrouvée accrochée, prise au jeu… Et c’était une excellente lecture ! Je ne peux pas trop comparer avec les lectures du genre n’ayant presque pas de référence mais je pense pourvoir dire, aux retours que j’en ai eu et du mien, que c’est du très bon ! J’avais peur de ne pas accrocher au genre mais en fait si et je suis donc surprise dans le bon sens du terme ^^

Jana est agent de police, elle a un don assez particulier, c’est un vrai sérum de vérité pour des criminels d’un genre particulier. A part cela, elle mène une vie tranquille, même un peu trop à son goût. Elle aime son taff, à un meilleur ami adorable Nico, une famille géniale mais côté cœur ça n’est pas vraiment ça, elle n’est jamais vraiment satisfaite. Elle attire plus les femmes que les hommes et elle qui est pourtant très mignonne n’a plut qu’assez tard.
Un matin, elle arrive au commissariat assez tard, après avoir aidé un autre service à faire avouer un tordu, elle retrouve Nico qui lui annonce qu’elle a loupé la réunion et l’arrivée du nouveau boss. La boulette. De quoi être affichée d’entrée. Quelques minutes après, elle croise le nouveau chef, Kell, grand brun ténébreux et glacial dans l’ascenseur. Elle se sent rapidement attirée par lui mais ce dernier, pas du tout, et il la menace. Sans doute la conséquence de son retard du matin…

Quand elle sort du commissariat, elle se sent épiée mais en bon flic, elle ne cède pas à la panique. Sauf qu’il ne s’agit pas d’une impression, elle est poursuivie et traquée par plusieurs hommes en pleine rue. Elle tente de leur échapper mais seule l’arrivée de Kell sur sa moto, lui permettra de mettre de la distance entre elle et ses agresseurs. Kell refuse de lui donner des explications. De plus, il tire en pleine rue avec une arme étrange sur les agresseurs ! Quel type de flic est son nouveau boss ! Que se passe-t-il ? Les policiers ne font pas ça, elle nage en plein délire.
Kell l’a laisse sur un parking, prétextant aller lui chercher des affaires, lui donne une arme spéciale, lui annonce qu’elle ne pourra plus rentrer chez elle, qu’elle est traquée par des loups-garous et l’abandonne à ses interrogations. Elle est complètement dépassée par les événements et ne comprend pas ce qui se passe. Elle pense perdre la raison, Kell lui a parlé de loups-garous ! Mais bien sur … ! Dans quel mauvais trip était-elle tombée ? Il se drogue c’est pas possible autrement… Elle n’a pas trop le temps de s’apitoyer sur son sort parce que les gars qui la traquent l’ont retrouvé. Elle va vite se rendre compte que Kell ne mentait pas, qu’elle est vraiment en danger et que la fuite pour sa survie ne fait que commencer….

L’auteur nous livre un premier tome dense et fouillé, très travaillé et qui fourmille d’informations. Pas uniquement un tome introductif, on découvre déjà plein de choses sur Jana, les gens qu’elle va côtoyer et il y a énormément d’action. Même si habituellement, les créatures surnaturelles, les beaux mecs et les prophéties ne sont pas ma tasse de thé, j’avoue que là  j’ai vraiment accrochée et je me suis vraiment prise au jeu. Au bout d’un quart du récit, je n’avais plus envie de m’arrêter, tellement je voulais savoir ce que Jana était et ce qu’elle allait devenir. Ce premier tome se lit vraiment très bien, c’est dynamique et très rythmé. Parfois, j’avais envie de mettre des claques à l’héroïne mais finalement son comportement est si bien expliqué dans l’histoire, si bien intégré à l’intrigue que ces baffes elle ne les mérite pas vraiment ^^

Jana a un sacré langage et ne mâche pas ses mots, elle donne ce côté « fun » au récit qui est si plaisant. Ajoutez quelques références cinéma, série et livre bien placé et on obtient un livre bourré d’humour. L’univers développé est plus complexe que ce que j’ai pu en dire dans cette chronique, en fait là, vous n’avez peut-être même pas 10% de l’intrigue du livre ^^ Il y a beaucoup d’action et même si parfois mes nerfs ont été irrités par le comportement de certains personnages, c’est génial, parce que cela veut dire que j’ai été touchée par ma lecture.

Dans l’ensemble, j’ai apprécié Jana, ce qui a pu m’agacer dans sa façon d’être, s’explique finalement et c’est une héroïne sympathique et le lecteur n’est pas au bout de ses surprises avec elle, je pense. Je suis allée au delà de mon aversion pour Kell, les personnages froids et compliqués, en général, très peu pour moi. Et finalement, c’est un personnage qui s’étoffe tout le long de l’histoire et assez intéressant. Il y a pas mal d’autres personnages mais je ne préfère pas en parler, pour vous laisser la surprise mais j’ai un ou deux coups de cœur déjà, Phen, Mayron ❤

Bien sur, il y a comme dans un bon roman du genre, des scènes un peu plus intimes et des beaux mecs mystérieux à foison, mais l’auteur gère tout cela très bien, jamais vulgaire. Le style est certes un peu plus « parlé », « jeune » et « cash » mais il y a du vocabulaire, l’univers est travaillé, la seconde partie notamment, très détaillée, on apprend en même temps que Jana. C’est très complet et intéressant.

Pacte obscur présente une histoire que j’ai beaucoup apprécié parce que je savais pas trop à quoi m’attendre et que je n’avais rien vu venir. Pour dire, j’en avais même oublié le tire de la saga et je fus surprise de la fin qui pourtant est très logique. Il y a bien sur les codes du genre, quelques ficelles que l’on voit venir mais c’est frais, agréable et vivant. On passe largement au dessus. Je ne m’attendais pas à un tome si riche en développement et si dense, vraiment on en a pour son argent comme on dit ! Je lirai la suite avec plaisir. Et pour avoir échangé avec des copines qui l’ont lu et l’auteur lors des Halliennales, ce tome va être encore plus chargé en rebondissements, en révélations et en action ! ça promet !!! J’ai hâte !

Zone d’ombres de Frédéric Livyns

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L’ivre-book, ebook : 2,99 €, environ 70 pages

4ème de couverture

Ce recueil va vous faire rencontrer, au travers de ses différentes histoires, les êtres qui se dérobent à votre regard.
Tapis dans les ténèbres, ils n’attendent que l’occasion de se jeter sur vous afin de vous souiller de leur empreinte malfaisante.
Vous y trouverez des vampires, des zombies, des démons, des Grands Anciens… tout ce qui fait la saveur particulière du fantastique d’hier et d’aujourd’hui.

Mon avis

Merci à Frédéric pour ce nouveau partenariat 🙂 Je suis ravie d’avoir découvert son dernier bébé publié chez L’ivre Book. Le lecteur aura 7 histoires intrigantes comme autant de façons de découvrir l’univers de Frédéric Livyns.  Une plongée dans le fantastique à travers 7 fenêtres ouvertes vers les ombres…

L’autre côté
C’est une nouvelle assez courte et l’auteur joue sur les symboles et les impressions. Un homme se réveille dans une pièce sans issue, pourtant dans son lit mais il n’y a personne avec lui et aucun moyen de sortir. Comment est-il arrivé là ? Pourquoi ?
L’auteur parvient à surprendre son lecteur avec une fin inattendue.

Lilith
Dans un autre style, Frédéric Livyns fait avancer son lecteur vers une des facettes de l’horreur absolue. C’est une nouvelle assez glauque où l’on rentre dans la tête d’un homme prêt à tout pour sa campagne Lilith, pour leur passion dévorante.
Je ne peux pas dire que j’ai aimé cette nouvelle mais elle a le mérite de mettre le lecteur légèrement mal à l’aise et donc réussie à l’amener dans une zone d’ombre.

Querry’s Dephts
Aux States, un ancien policier devenu détective enquête sur la soudaine et mystérieuse disparition d’une mère de famille et de ses deux enfants.  Le père de la jeune femme inquiet n’a plus de nouvelle de sa famille partie s’intaller à Querry’s Dephts, où l’activité touristique est en plein essor. Le détective va se rendre sur place, interroger les habitants du coin. Bien vite, il apprend que le passé du lieu est trouble… L’auteur amène le lecteur vers un mythe bien connu, vers un endroit maudit. Le clin d’oeil et les références sont bien amenés. La nouvelle est un peu plus longue que les précédentes ce qui aide à plonger le lecteur dans l’ambiance.

Lydia
Une main sort de terre puis le reste d’un corps. Lydia, abandonnée par son conjoint de façon peu élégante, revient à la vie et elle a soif de vengeance.
Le lecteur apprend comment la jeune femme a été traité par son homme et ensuite comment le « miracle » de sa renaissance est possible et enfin ce qu’elle compte bien faire pour se venger…
Une histoire sympathique qui permettra au lecteur de découvrir la plume de l’auteur dans un registre plus fantastique et moins horrifique. Un gros plus pour la psychologie de cette jeune femme.

Dancin’pig
Où comment vous faire faire des cauchemars la nuit, en espérant toutefois qu’ils ne soient pas similaires à ceux de Rudy… Rudy reçoit un spam dans sa messagerie, contenant une vidéo assez glauque et est invité à poursuivre une chaine comme on en reçoit tant. Mais notre homme même superstitieux, ne se voit pas transférer ce message horrible…
Le lecteur est plongé au cœur d’une légende urbaine qui prend vie… Une nouvelle avec son petit côté malsain, l’auteur joue avec les frayeurs et les superstitions.
J’avais déjà eu l’occasion de lire cette nouvelle et l’effet souhaité fonctionne encore même à la relecture ^^

Le manoir Winsart
Un jeune garçon pari avec ses copains qu’il pourra passer toute la nuit dans la vieille demeure Winsart, réputé hantée, sans prendre ses jambes à son cou. On rapporte que bien des choses horribles se seraient passées dans cette demeure. Peu rassuré, le jeune garçon s’installe tant bien que mal et parvient même à s’endormir. Quand soudain, un bruit étrange le réveille… A quoi va-t-il être confronté ?
J’ai  beaucoup aimé cette nouvelle, un peu plus longue que les deux précédentes. J’ai vraiment apprécié le thème et surtout la façon de le traiter. Une petite angoisse monte doucement et j’ai adoré la fin.

Zombie love
Une nouvelle courte, assez sympa et pourtant je ne suis pas du tout fan des zombies. A la fin du 19è, un homme ravagé par le chagrin suite à la perte de sa femme et de leur enfant, se rend toutes les nuits au cimetière. Un soir, il va y faire une mauvaise rencontre…

Zone d’ombres est un recueil très sympathique, un peu moins horrifique que les précédents de l’auteur mais qui est tout aussi efficace. Il est un peu plus abordable que Sutures par exemple si vous n’aimez pas le glauque et l’horreur. C’est une bonne façon de découvrir l’auteur en 7 nouvelles toutes différentes sur 7 registres fantastiques. Cette fois-ci, on retrouve vampire, zombie, loup-garou, monstres, créatures, …

Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, le style est efficace, agréable et le recueil se lit rapidement. On est parfois mis un peu en dehors de nos zones de confort dans ces zones d’ombre. C’est donc réussi.

Je suis un peu moins surprise que pour d’autres récits de l’auteur, sans doute parce que je m’habitue un peu à son style. J’avais déjà lu 2 ou 3 des nouvelles également, ça doit jouer. C’est toutefois toujours un plaisir de retrouver Frédéric Livyns et ses histoires.

Le faucheur de Terry Pratchett

9782266211918

Pocket, 313 pages, 7€30

4ème de couverture

Fantômes vampires, zombis, banshees, croque-mitaines… Les morts vivants se multiplient. Car une catastrophe frappe le Disque-Monde : la Mort est porté disparu (oui, la Mort est un mâle, un mâle nécessaire). Plus moyen de défunter correctement. Fini le repos éternel et bien mérité ! Il s’ensuit un chaos général tel qu’en provoque toujours la déficience d’un service public essentiel. Et pendant ce temps-là, dans les champs d’une ferme lointaine, un étrange et squelettique ouvrier agricole manie la faux avec une rare dextérité. La moisson n’attend pas…

Résumé

Vindelle Pounze, 130 ans, mage de son état, va bientôt disparaître. Comme tous les mages, il sait quand il rendra son dernier soupir. Et puis privilège des « grands » du Disque Monde, la Mort, lui-même viendra le chercher. Quand le moment fatidique arrive, l’esprit de Vindelle s’aperçoit qu’il n’y a rien, personne. Intrigué, il décide de regagner son corps. Alors que les autres mages de l’université de l’invisible prépare la cérémonie, son inhumation, le corps de Vindelle se lève et reprend le cours de … sa mort-vivante ?

En parallèle, d’étranges phénomènes surviennent, des objets apparaissent en ville comme… par magie ? Mais les mages s’interrogent ! Tout ça ne sent pas la magie, alors que se passe-t-il ?

Et si tout ceci était lié au fait qu’un Ancien ait donné un sablier à la Mort. Cadeau de départ à la retraite. A son tour de profiter de … la Vie ? Mais que faire pour profiter ? La Mort décide d’aller vivre sa vie comme aide de ferme… Après tout, s’il y a bien quelque chose qu’Il sait faire, c’est faucher. Et la moisson c’est sérieux !

Mon avis

Lecture commune du club de lecture, je me suis fait violence et j’ai lu ce 11eme tome, alors que je m’étais arrêté au 6 ou 7ème ! Moi qui n’aime pas lire dans le désordre, je suis maintenant convaincue qu’ils peuvent bien se lire dans l’ordre que l’on veut, même si je préfère avoir toutes les références en main ^^

Dans ce tome, on suit plusieurs personnages. La Mort a qui les envoyés d’Azraël, le Grand Ancien (le commencement et la fin des temps), ont fait comprendre que depuis qu’il a une personnalité, il doit donc comme chaque personne mourir. Un drôle cadeau de départ en retraite. Il reçoit un sablier à son nom. Il décide donc de profiter de sa vie, du temps qui lui est imparti. Puis le lecteur découvre (ou redécouvre) les mages, qui sont loin de l’image que l’on peut en avoir. Notamment, dans ce tome, on retrouve : l’archichancelier Ridculle (que l’on ne peut que lire en ajoutant un « i » entre le d et le c) , l’économe, le doyen et bien entendu Vindelle Pounze, que la Mort en retraite n’ait pas venu chercher ^^ Pourtant après plus de 100 ans de bons et loyaux services au sein de l’Université de l’Invisible, Vindelle avait fait son temps ! Les dialogues  entre les mages sont complètements barrés. Et heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon, ils ne seraient déjà plus là ! Leurs chamailleries, leurs discussions, leurs prises de bec sont à mourir de rire.

Tous les personnages sont attachants, drôles et loufoques. Encore une fois, les personnages secondaires sont bien développés et on a encore une bien belle palette de personnages ^^ Mme Cake, avec ses prémonitions, sa fille Ludmilla, le fantôme Un homme-sceau. Ce petit groupe sera d’une grande aide à Vindelle. Les membres du club du Nouveau Départ : Raymond Soulier mort vivant et ses slogans hilarants « Inhumés oui ! Inhumains non! »; le croquemitaine Crapahut et sa porte pour se cacher, les vampires : le mari qui ne veut plus se changer en chauve souris et la femme à l’accent… changeant ^^ …. Chacun a sa petite histoire, sa petite particularité,… et sert l’intrigue.

J’ai trouvé qu’il fallait s’accrocher un peu, la lecture était un peu plus ardue que pour certains des tomes que j’avais déjà lus. Mais une fois accrochée, j’ai beaucoup aimé cette histoire, les personnages, l’humour loufoque, les situations ubuesques. Avec un Vindelle errant comme une âme en peine de mettre fin à sa mort/vie et qui découvre que son cerveau fonctionne bien mieux maintenant qu’il est un « zombie ».  Et en parallèle, la Mort  qui découvre le quotidien des humains, le temps qui passe, la vie qui s’écoule, les doutes, le train-train mais aussi l’espoir, la douleur, tout ce qui fait la vie… Les passages avec ce personnage et ses conversations avec la fermière Mlle Trottemenu sont emprunts de poésie et de tendresse. L’histoire de cette vieille demoiselle est touchante et j’ai beaucoup aimé la fin.

Dans cette histoire, on peut y voir aussi des réflexions profondes et sincères sur l’existence, la vie, le temps qui passe et qui ne laisse pas la même impression sur tout le monde. Les mages qui vivent vieux mais qui il faut bien le reconnaitre ne servent pas à grand chose, les arbres qui le temps d’une conversation perdent un ou plusieurs de leurs congénères, etc. la Mort qui angoisse des secondes qui s’égrainent comme le sable du sablier. Mais également, des réflexions sur le mode de vie des gens, les apparences, sur la surconsommation. Le trop plein de force vitale qui engendre des besoins en génération spontanée ^^ Bref, beaucoup de choses futiles et de choses profondes dans ce tome. On sourit beaucoup et on rigole même parfois à la lecture de ce tome décalé, bien barré mais on peut aussi se mettre à réfléchir (mais pas trop quand même hein 😉 )

C’est de nouveau un très bon tome qui se lit vite, toujours bien écrit, mêlant à la fois le ton sérieux et l’humour, de la parodie comme je les aime. J’accroche toujours autant à l’univers du Disque-monde. J’ai beaucoup aimé l’histoire et les thèmes abordés par ce tome. J’ai, de nouveau, aimé retrouver le décalage et l’humour de Pratchett, son style. Cette façon qu’ont les personnages à prendre au pied de la lettre les expressions, notamment la Mort. J’adore vraiment ce personnage, c’est mon préféré dans les récurrents et puis j’ai enfin fait la connaissance de la Mort aux Rats « COUIIII » ^^

Je ne sais pas encore si je reprendrais dans l’ordre (au 7ème ou 8ème ?) ou si je lirai ceux qui me tentent le plus. En tout cas, ce qui est sur, c’est que je compte bien continuer d’en lire un de temps en temps. Sir Terry vivra à jamais à travers ses livres et ses histoires ❤

Sans âme de Gail Carriger

Le livre de poche, 7,10€, 425 pages

Lecture commune de la 18ème rencontre du club de lecture L’île aux livres / Alille.com

4ème de couverture

Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ?

Résumé du début

Lors d’une soirée mondaine, Alexia Tarabotti, considérée comme une vieille fille par la Société, parce qu’à 26 ans elle est encore célibataire à cause semble-t-il de ses origines et de son physique à contre-temps du 19ème siècle anglais, s’ennuie ferme, surtout que ses hôtes n’ont même pas pris la peine de prévoir des encas digne ce nom ! Elle demande à se faire servir un thé dans la bibliothèque, sa pièce préférée où qu’elle aille. Mais alors qu’elle allait enfin manger, elle se fait agresser par un vampire étrange et hagard. Assoiffé aussi. Et malpoli. Par accident, Alexia cause la mort de cet individu mais ça n’est pas une façon de faire dans la bonne société londonienne, où les surnaturels cohabitent avec les humains suivant des règles précises.  De jeunes gens pénètrent dans la bibliothèque et Alexia feint un cri et un évanouissement. C’est alors qu’arrive Lord Maccon, comte de Woolsey, mâle alpha des loups-garou locaux et responsable du BUR. Lui et son bétâ ont en charge les relations entre humains et surnaturels. Alexia et lui se connaissent déjà, leurs retrouvailles sont empreintes de piques et de sous-entendus. Qui était ce vampire qui ne semble pas appartenir à une ruche ? C’est le début d’une aventure palpitante dans la vie d’Alexia Tarabotti…

Mon avis

Une lecture détente bienvenue.

Il est passé après ma lecture d’une place à prendre de J.K. Rowling, assez fort comme livre, et du coup, il est tombé à point nommé, j’avais besoin d’une lecture légère, sans prise de tête.

Alors c’est sur, je n’ai pas trouvé que c’était de la grande littérature mais le livre se lit facilement, vite et j’me suis surprise à être plutôt bien prise dedans. L’histoire manque cependant de surprise, on sait à l’avance ce qu’il va se passer par exemple entre Lord Maccon et Alexia, il n’y a pas vraiment de gros rebondissements, c’est un peu dommage. Il y a pas mal de déjà vu je trouve (dans les films du genre notamment, vu que je lis hyper rarement de la bit lit ou plus largement des histoires de vampires et de loups garou, par contre les films, ça oui, j’adore!). J’ai trouvé aussi que le côté steampunk du livre n’était pas suffisamment ancré. Voir même c’était juste pour dire d’en mettre. Je ne demande pas des thèses techniques sur les moteurs ou quoi qui alourdiraient inutilement ce type de récit, mais parfois, rien que le fait de citer un nom (Tesla, Bell, etc.) permet de donner plus de caractère à l’histoire.

Bien que les ficelles soient grosses tant au niveau de l’intrigue que de la relation entre les personnages, je me suis amusée à lire cette histoire. J’ai apprécié plusieurs choses notamment l’héroïne. On est pas là devant une jeunette ou une greluche écervelée (même si elle a des lacunes dans certains domaines, époque oblige). Alexia a 26 ans, elle est cultivée et lit beaucoup, elle a du caractère, un certain franc-parler et ne se laisse pas marcher sur les pieds, ce qui est appréciable. J’ai beaucoup souri dans ces échanges avec son ami Ivy ou avec Lyall et Lord Maccon. Par contre, son côté « sans âme » n’est pas suffisamment exploité. Comme le récit n’est pas à la première personne, il manque les vraies pensées d’Alexia qui n’est pas sensé agir comme tout le monde (on en a quelques unes mais généralement c’est en présence de Lord Maccon, pas vraiment les moments où sa caractéristique de « sans âme » est la plus intéressante). Elle devrait être plus froide, plus à côté de la plaque parfois. Et elle a de temps à autre des réactions qui ne collent pas avec son absence d’âme. Il y a quand même de temps en temps de référence à sa nature et les implications qui en découlent mais ça n’est pas flagrant.

Dans les autres personnages, j’aime beaucoup Lord Akeldama. Un « vieux » vampire à l’esprit vif et la garde robe impressionnante. Très cliché mais je lui ai trouvé plus de profondeur que voulu surtout à la fin. Et puis Lord Maccon, je résiste pas à un écossais de toute façon 😉

Pour la famille d’Alexia, j’avais l’impression de voir Cendrillon, avec deux demi-soeurs sottes et superficielles, qui elles vont au bal, pendant que leur ainée est coincée à la maison. Sauf qu’Alexia n’est pas une souillon. Autre référence, elle a la malchance d’avoir une mère geignarde, à la Mrs Bennett de Jane Austen.

Malgré tout ça, j’avoue que j’ai passé un bon moment, même les scènes hots du livre, j’avoue qu’elles m’ont plut (oui jetez moi des cailloux !) mais si parfois c’était un petit peu trop too much, ça me donnait plus envie de rire qu’autre chose. Mais bon quoi,… ah l’Écosse,… ;o)

Ensuite c’est l’ambiance 19ème qui m’a beaucoup plu, le Londres de la Reine Victoria, je trouve toujours que ça en jette, en bon comme en mauvais (faut pas se leurrer, ça craignait sans doute pas mal à cette époque) mais les calèches, les robes, les chapeaux, … Tout ça, ça me plait. Et on en a tout juste ce qu’il faut dans le roman.

J’ai apprécié les jalons posés pour les suites, par exemple, certains personnages uniquement survolés mais dont Alexia sait déjà qu’elle doit se méfier, l’explication des habitudes et mœurs des ruches et des meutes (c’est le premier livre lu sur des loups-garous, dommage qu’il n’y ait quand même pas plus de détails), le rôle qu’elle aura dans la Société (par contre la venue d’une certaine personne à la fin, c’était trop).

C’était pour moi une lecture sans prise de tête, vraiment détente, mais je lui reconnais quand même sincèrement certains défauts. Du coup, je sais que si je lis les prochains, je le ferais dans les mêmes conditions que pour ce premier tome, après une lecture plus difficile pour faire une transition vers autre chose (en espérant que les histoires des autres tomes m’intéressent quand même.).

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