Montres enchantées – Collectif

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Editions du Chat Noir, 19,90€, 395 pages

4ème de couverture

Indécis entre fuite et union, le temps est un amant insaisissable. Omniprésent, dès qu’on le regarde, il s’efface pourtant, déjà évanescent. Inlassablement, il permet croissance ou use jusqu’à l’extinction. L’être humain pourchasse depuis toujours ce dieu créateur et destructeur, en quête de son asservissement. Secondes, minutes, heures… L’esprit cartésien a beau le fractionner, il n’en demeure pas moins incontrôlable.
Et si la relecture de notre passé, de notre culture, ou encore du progrès scientifique nous en accordait la maîtrise, l’Homme saurait-il mieux gérer son temps ?
Plongez-vous sans perdre une minute dans cette anthologie et peut-être, parmi ses pages, percevrez-vous le tic-tac de ces montres enchantées.

Les auteurs : Marie Angel, Marie Lucie Bougon, Esther Brassac, Fabien Clavel, Sophie Dabat, Hélène Duc, Clémence Godefroy, Cécile Guillot, Claire Stassin, Geoffrey Legrand, Lucie G. Matteoldi, Pascaline Nolot, Laurent Pendarias, Marine Sivan, Marianne Stern, Vincent Tassy, Adeline Tosello

Mon avis

Un recueil vraiment intéressant.

J’aime bien les nouvelles et les anthologies. Ici le thème est original et je suis contente de découvrir de nouvelles plumes et de voir comment elles ont traité le thème des montres enchantées. Dans l’ensemble, j’ai apprécié ce recueil même si j’ai été marqué par certaines nouvelles alors que je pense être passé un peu à côté d’autres. Voici mon avis rapide sur chacune des 17 nouvelles de l’anthologie.

Et depuis, je compte les heures de Geoffrey Legrand

Lætitia Burrows rentre chez ses parents après 3 mois en pension. Ils vivent dans le Haut Londres au dessus du smog et des quartiers emplis de brouillard. Deux mondes dans une même ville séparés par une centaine de pieds d’altitude. Sortie du monorail, elle se fait agressée. Heureusement, le contrôleur du monorail, ancien soldat, lui vient en aide. Ce dernier l’avait surprise dans le monorail en la reconnaissant et en l’appelant par son nom. Quelques temps plus tard, on les retrouve se promenant ensemble au British Museum. Le jeune homme est un peu curieux, à la fois proche et distant… Il accepte de rencontrer les parents de la jeune fille qui désirent le remercier de l’avoir sauver de l’agression du monorail. Toutefois, le comportement de l’ancien soldat reste étrange…

C’est une nouvelle bien menée entre passé et présent. Le thème est bien visible et le traitement original. Les thèmes principaux, vengeance, honneur, sont traités avec justesse le tout dans un Londres Steampunk où l’auteur n’en fait pas trop ni trop peu. Une nouvelle pas mal du tout.

Comment meurent les fantômes de Sophie Dabat

Doris possède une montre tout à fait surprenante, lègue de sa grand-mère, qui lui permet de s’évader dans le passé, de revenir sur les plus beaux souvenirs récents, pendant qu’un double d’elle, vit sa vie temporairement dans le présent. Doris reçoit un message d’un jeune homme tombé sous son charme et qui désire entretenir une correspondance avec elle. Mais Doris n’y répond pas, elle passe de plus en plus de temps dans le passé. Elle fuit la réalité, ne se sentant pas à la hauteur de sa vie… Et c’est de pire en pire quand ses parents lui imposent une doll comme dame de compagnie, un automate qui doit l’accompagner partout…

L’univers steampunk développé par Sophie Dabat est vraiment intéressant entre 19è et 21è siècle. Cette nouvelle est touchante et sensible, sur une jeune fille qui ne se voit aucun avenir, qui n’a pas reçu l’affection de ses parents qui ont fait le deuil de leurs autres enfants d’une façon assez singulière. La lecture m’a plongé dans une mélancolie et le style de l’auteur s’est accordé à cette impression.

Le Toquant de Clémence Godefroy

Lucien et Blaise, deux étudiants de 5ème année de l’Institut Supérieur d’Automatie passe leur habilitation; Lucien en mécanique soignante et Blaise en modélisation appliquée. Ils sont aussi différents que le jour et la nuit mais très amis. Lucien est sérieux et stressé alors que Blaise est calme et désinvolte. Pour son habilitation, Lucien s’est occupé toute une année de remettre « sur pieds » Léonie, un automate négligé par ses anciens propriétaires. Un lien étrange s’est créé entre les deux êtres…

On découvre ce qu’est le Toquant, les doutes et les peines de Lucien. Cette nouvelle est très bien écrite dans un univers bien posé. Cependant, je n’ai pas été transcendé par l’histoire. J’espère que j’apprécierai plus le roman de Clémence Godefroy qui fait suite, qui m’attend dans ma PAL.

Allergène de Hélène Duc

1887. Will Whitcomb est allergique au temps, allergie due à la perturbation du continuum espace-temps créée par les allées et venues d’un savant fou ayant créé une machine à remonter dans le temps. A la vue d’appareil à mesurer le temps, certaines personnes éternuent, toussent, voire ont même des allergies cutanées ou pire des « décorporations ». C’est ce mal qui touche Will Whitcomb. Licencié et ne retrouvant pas de travail, Will commence à vandaliser tout ce qui annonce l’heure… Quand des automates sont soustraient à leurs propriétaires, démolis et jetés dans la Tamise, Scotland Yard se met à enquêter. Comme ils ne mettent pas la main sur le coupable, Lestrade fait appel à un nouveau détective Sherlock Holmes…

Je n’ai pas vraiment apprécié cette nouvelle qui pour moi fait intervenir trop de références littéraires sans vraiment de lien les unes avec les autres.

Tourbillon au Trois Ponts d’Or de Fabien Clavel

L’inspecteur Ragon rejoint l’agent qui doit enquêter avec lui sur le décès d’un homme vivant dans une chambre de la pension des Trois Ponts d’Or. L’homme a été retrouvé mort dans la chambre fermée de l’intérieur une flèche dans la tête. D’autres pensionnaires ont entendu une violence chute à 8h et ont défoncé la porte. Personne n’est sorti une fois cette dernière ouverte. La montre du défunt s’est elle arrêtée à 7h50. L’agent Fredouille et l’inspecteur Ragon vont tenter de découvrir la raison et les circonstances de ce décès en chambre close.

Une pointe de fantastique, une autre de steampunk et une grosse touche d’enquête policière, héritière des Sherlock/Poirot/Carnacki. C’était pas mal du tout, j’ai beaucoup apprécié cette nouvelle et j’ai bien accroché au duo et à leur façon de déduire ce qu’il s’est passé dans cette chambre. Dommage que ça soit si court d’ailleurs ^^

The Pink Tea Time Club de Cécile Guillot

Lottie, jeune fille joviale et toujours célibataire, se prépare ainsi que son petit chien Pink Princess à rejoindre sa sœur ainée Vivian, récemment mariée, à Hyde Park. Alors que Lottie discute en marchant avec sa soeur, Pink Princess échappe à la vigilance de sa maitresse et s’enfonce dans les fourrés. Un jeune homme arrive sur ce fait. Lottie cherche son chien et voit le sol s’ouvrir. Un tentacule surgit et son chien disparait. Le jeune homme présent réussit à fermer la faille à l’aide d’une montre enchantée. Lottie est bien décidée à ce que l’homme s’explique sur ce qu’il vient de se passer….

Lottie est une jeune fille un peu écervelée alors que Vivian est beaucoup plus mature et présent plus de sang froid. Le lecture découvre la création du Pink Tal Time Club et des différents modes côtoyant le notre. Le récit est frais mais assez court. J’aurai l’occasion de lire le roman de Cécile qui suit cette nouvelle.

Je reviendrai de Laurent Pendarias

Vile de Königsberg, Prusse orientale. Un envoyé du futur doit retrouver Emmanuel Kant, son aïeul. Dans le futur, les humains sont aliénés au temps qui leur impose les horaires de travail, etc. Les montres enchantées douées de raison sont même parvenues à se reproduire. Un horodateur est envoyé du futur pour tuer le philosophe. Angela doit retrouver le professeur avant la machine missionnée pour l’éliminer.

Malheureusement, je n’ai pas trop accroché à cette nouvelle. Pourtant, il y a des éléments intéressants, de bonnes idées et la chute est bien trouvée. Mais j’ai manqué de développement pour vraiment tout saisir.

Le club des érudits hallucinés de Marie Lucie Bougon

Eusèbe d’Orleille fait partie d’un club créé par un professeur Brussière dans lequel les membres participent aux recherches du professeur et de ses assistants sur la métallurgie / la mécanique mais surtout la possibilité qu’un objet comme un automate puisse être animé : la biomutation.

Une nouvelle à laquelle j’ai bien accroché, le lecteur découvre un peu de chaque membre du club dont fait par exemple partie un certain Gustave qui a créé qui a créé une tout d’expérimentation en plein Paris. L’écriture et le style m’ont beaucoup plu, ça sonne juste.

When Time drives you insane de Lucie G. Matteoldi

Jackson est chercheur, il travaille sur une lyre qu’il a retrouvé en Italie. Daniel est un inventeur, une génie des temps modernes. Jackson fait des rêves étranges, en fait, toujours le même, depuis qu’il a découvert la lyre en chantier archéo. Il semble avoir un lien étrange avec Eurydice. Le lecteur découvre le rêve étrange de Jackson et sa relation avec Daniel.

Cette nouvelle se démarque vraiment du reste des nouvelles dans sa construction, sa structure déroutante. Le style utilisé est exigeant. Son étrangeté marquera les esprits. Elle est très originale, déroutante, travaillée. Une variation sur le mythe d’Orphée et Eurydice.

Derrière les engrenages de Marie Angel

Sylvine travaille dans une boutique horlogerie depuis 40 ans maintenant. Régulièrement, James vient lui déposer des pièces. Elle assemble alors des pièces délicates, des automates, des petits personnages dans les horloges qu’elle doit repérer. Le soir venu dans cette étrange ville, où chaque quartier ne reçoit pas la même lumière, Ambrose qui n’a pas vieillit en 40 ans, arrive. Sylvine comprend que son tour est terminé, une nouvelle Sylvine va arriver bientôt pour la remplacer….

J’ai beaucoup aimé le développement de cette nouvelle, où l’on comprend doucement où l’autrice veut en venir, où on découvre la ville, son fonctionnement. J’ai surtout apprécié la chute.

Pacte mécanique de Esther Brassac

Claytorn est un vieux vampire qui souffre de l’absence de l’être aimé. Il maudit le jour de la renaissance de Glasgow, cette ville écossaise où il vit et qu’il aimerait fuir sans le pouvoir. Quelque chose le pousse à rester là. Depuis deux siècles, il s’acharne sur un système mécanique, un coeur horloge qui pourrait le libérer de sa souffrance du moins psychique…

Une nouvelle courte qui m’a beaucoup plu, j’ai aimé l’écriture d’Esther Brassac et l’histoire si triste de Claytorn et de Glasgow. L’ambiance de cette nouvelle est une bonne surprise.

La mécamonstruosité de Monsieur Helpiquet de Adeline Tosello

M. Helpiquet est Agent d’Accueil et de Sécurité, 16h par jour et 9j sur 10, sur le téléphérique disposant de la plus grande cabine du monde. Méprisante et imbu de lui-même, il observe les gens pour s’en inspirer pour son futur livre qui ne sera probablement jamais publié comme toutes ses autres histoires. Durant le trajet, il passe au dessus du Dépotoir Public où des lubricomposteurs détruisent les déchets mécaniques, technologiques produits par les hommes. Le plus grand, un véritable monstre, se montre à chaque passage du téléphérique. Les horloges qui occupent ses yeux ne laissent pas indifférents les passagers ni M. Helpiquet. Mais un jour sera différent des autres…

Cette nouvelle est assez riche en détails, très imagées. On arrive facilement à détester M. Helpiquet, qui se semble accorder d’importance qu’à lui-même. L’univers est intéressant avec les lubricompiosteurs, une petite dénonciation de la sur-consommation et de la difficulté de traiter les déchets. On a une galerie hétéroclite de personnages dans la cabine. Il y a beaucoup d’imagination dans cette nouvelle.

L’agonie des aiguilles de Marine Sivan

Une archéologue historienne, Jeanne vient de découvrir un site pré-industriel. Elle tente de trouver des fonds pour poursuivre le chantier. Mais les mages ne semblent pas disposé à la laisser faire. Pourquoi ? Au chantier, elle retrouve son directeur qu’elle méprise un peu, il est plus politicien qu’historien. Elle est alors averti de la découverte d’un corps et pas n’importe lequel. Il présente une montre à gousset qui ne devrait pas être là, parce qu’apparue bien des années plus tard. Jeanne aurait-elle mis le doigt dans un engrenage vers une vérité qui la dépasse?

J’ai bien aimé cette nouvelle, une sorte d’enquête. C’est un mélange des genres comme la nouvelle de Fabien Clavel, Steampunk, historique, polar, intrigue politique. Très complète et très sympa à découvrir.

Da Svidaniya Rossiia ! de Marianne Stern

Anastasia se réveille dans une pièce totalement plongée dans le noir. Elle ne sait pas ce qu’elle fait là. Elle ressent un rouli, sa couche se dérobe soudain sous elle, elle est donc en mouvement. Mais où ? Comment ? Progressivement, elle se remémore le cauchemar qu’elle a vécu. Et finit par trouver une porte dans la pièce où elle est. Elle est en réalité sur le pont d’un vaisseau qui l’emmène loin de la Russie…

C’est toujours un plaisir de lire une nouvelle de Marianne Stern. C’est bien écrit, fluide. J’ai apprécié le côté historique de la nouvelle, comme souvent dans les écris de cette autrice. Ici, le lecteur retrouve la Russie, Anastasia, la triste fin des Tsars. J’ai apprécié l’usage du thème de la montre dans cette nouvelle.

Au fil du temps de Claire Stassin

Dans une cité de pierres où il n’y a plus ni animaux ni végétation, remplacés par des ersatz mécaniques, dans cette cité où les machines souterraines œuvrent à la maintenir uniforme et immuable, un jeune homme est attiré dans une horlogerie étrange. Boutique où le végétal et la mécanique sont alliés. La jeune fille qui tient cette boutique donne une montre végétale au jeune homme puis une fois ce dernier dehors, la boutique disparait. Des choses étranges arrivent à la suite de cet événement….

Une histoire d’immortalité, de temps. La montre créé le temps jusqu’à ce que tout s’effondre. C’est très bien écrit, poétique. Mais j’avoue ne pas avoir vraiment bien compris la chute…

Le cimetière des heures perdues de Pascaline Nolot

Un dragon mécanique s’empare du récit d’un jeune homme qui a perdu la vie. Il ramène ce trophée à sa maitresse.   1867, Logan Lloyd ne souhaite pas succéder à son père dans l’office notarial. Il décide donc de quitter son village et de chercher gloire et fortune à Édimbourg. Profondément attaché à cette ville, il ne parvient pourtant pas à percer. Un jour, alors que la ville est étrangement nimbée d’une atmosphère opaque et cotonneuse, où les heures ont été volées, il tombe sur une étrange boutique et la jeune fille qui la tient, affirme qu’il est le seul à pouvoir sauver la ville…

J’ai beaucoup apprécié cette nouvelle construite en plusieurs phases, la naïveté du jeune homme, la détermination d’Isobel. Il est intéressant de découvrir ce qu’il se passe à Édimbourg.

Malvina Moonlore de Vincent Tassy

Le faux excentrique Edgar Ravenswood recherche Malvina Moonlore. Il s’époumone dans les rue de Birmingham quand une vieille femme n’en pouvant plus lui conseille d’aller chercher du côté de Haze Street. Là-bas dans l’horlogerie de la rue, il découvre enfin ce qu’il recherche. Son choix se porte sur une horloge en forme de poupée, aussi fascinante que terrifiante, qu’un homme a revendu quelques jours auparavant à l’horloge. Mystère de fabrication, elle séduit de suite Edgar qui la commande au jeune horloger. S’en suivra de bien étranges phénomènes…

L’écriture de Vincent Tassy est très prenante. L’histoire est originale autant que le personnage d’Edgar. L’ambiance est étrange et beaucoup de questions se posent sur l’intérêt d’Edgar pour cette poupée horloge. La fin est particulièrement bien trouvée.

Ce recueil présente donc, pour moi, beaucoup de nouvelles qui m’ont vraiment marqué, même s’il est vrai qu’il en a quelques unes sur 17 que ne n’ai pas vraiment comprise ou dont le traitement du thème m’a moins emballée. En tout cas, il y a beaucoup de steampunk, d’univers inventifs et de personnages singuliers. Il est amusant de voir comment le thème des montres enchantées a été traité, comment la montre est indissociable du temps mais aussi des automates.

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Ce qui murmure – Les nouvelles aventures de Carnacki – Saison 1 de Frédéric Livyns

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L’ivre-book, ebook, 1€49

4ème de couverture

Le célèbre détective de l’occulte conte à ses amis le récit de sa première confrontation avec l’indicible et lève, par la même occasion, un pan du voile qui masque sa jeunesse.

C’est donc un Carnacki encore peu au fait des phénomènes occultes qui se verra contraint d’affronter la créature qui tourmente, nuit après nuit, l’un de ses compagnons d’études.

Quel est cet être indicible que l’on entend murmurer lorsque le soleil a disparu ?

Mon avis

Alors qu’il n’a pas mis les pieds hors de chez lui depuis quelques temps, Thomas Carnacki convie une nouvelle fois ses amis, dont notre narrateur, à un diner suivi de la traditionnelle aventure du spécialiste du surnaturel. Mais que va-t-il bien pourvoir leur raconter puisque la dernière histoire en date l’a épuisé au point qu’il n’a pas depuis pris nouvelle enquête ? Que s’est-il passé ou qu’a-t-il à leur confier ?

Et bien, cette fois, le narrateur, et le lecteur à travers lui, vont découvrir une des premières aventures de Carnacki, quand celui-ci n’était qu’au tout début de sa carrière de détective de l’occulte. Une nouvelle qui permet à l’auditoire de ce cher Carnacki de découvrir une partie de sa jeunesse et surtout de voir que tout n’a pas été facile pour le jeune homme dans sa confrontation avec le paranormal.

Il raconte cette fois, l’appel d’un des ses anciens camarades d’études lui demandant assistance. Ce dernier a entendu parler de la mésaventure de Carnacki et de sa mère, la vraie première confrontation du détective avec l’étrange, « la maison hantée » et il se dit que ce dernier pourra certainement l’aider. Le diplômé devenu marin ne trouve plus le sommeil. Toutes les nuits, à 1h du matin, il entend des voix… Carnacki lui propose de fouiller la maison, puisque l’ancien marin n’entend les voix que depuis qu’il en emménagé là. La maison était meublée, il doit certainement y avoir un lien… Carnacki découvre un miroir aux ornementations malsaines et si c’était la clé du mystère ?

Cette fois-ci, on découvre un ami de Carnacki, avec qui il a fait ses études. Mais qui a décidé de partir à l’aventure et qui s’est enrôlé dans la marine marchande. Mais une mauvaise blessure l’oblige, quelques années plus tard, à revenir en Angleterre. Malgré les années qui ont passées, une belle complicité lie Thomas et son ami, qui sont heureux de se retrouver même si l’ancien marin est effrayé parce que se passe chez lui. On cerne un peu mieux le personnage de Carnacki. La nouvelle est très bien construite et change de deux premières. Ici, Carnacki commence juste à s’intéresser aux manifestations étranges et occultes. On laisse de côté la routine de sa façon de procéder et des rituels pour découvrir comment il a commencé.

Comme pour les nouvelles précédentes, le récit est bien dosé, le style et le vocabulaire toujours recherchés et les impressions du personnage principal sont bien retranscrites. Surtout que l’on est peu habitué à la fin qui va être livrée par le détective…

Je confirme que j’aime beaucoup ce personnage et ses enquêtes. Ce qui murmure permet d’en apprendre plus sur son passé et sur ses doutes de jeune détective. Reste à découvrir comment a-t-il rencontré les gens qui viennent écouter ses histoires… et comment il a réagit la toute première fois qu’il a été confronté aux forces obscures.

Je recommande ces nouvelles aventures de Carnacki qui sont vraiment dans un genre et un style 19ème très plaisants. Une série passionnante, un rythme de publication qui fait qu’on ne se lasse pas. Des histoires angoissantes, effrayantes mais juste ce qu’il faut . Un auteur qui évite la redondance mais qui garde une unité dans ses textes ^^ Une réussite.

 

Caver Den de Xavier Portebois

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Editions Voy’[el], collection e-court, ebook, 1,49€

4ème de couverture

Après un accident causé par un fouisseur devenu fou, Linh se réveille amputé du bras droit dans la ville minière de Caver Den. Afin de rembourser sa prothèse, il va devoir remonter les traces du fouisseur et comprendre les raisons de sa démence.

Mon avis

Merci aux éditions Voy’el, Manon et Tesha pour ce nouvel e-court dans le cadre du partenariat entre la collection et le blog 🙂

Je dois l’avouer, je n’ai pas été très emballée par le résumé, envoyé quelques temps avant Noël. Je n’avais pas le temps de le lire en décembre, mais ce mois-ci, oui, alors je me suis lancée et je ne regrette pas ! En effet, ne jamais se fier entièrement à son impression parce que Caver Den est une très bonne lecture, une novella très bien écrite et avec une histoire prenante !

Linh traverse une partie d’une des nouvelles planètes, à moto pour rejoindre le lieu où il pourra prendre une navette pour quitter cet endroit où il trouve avoir déjà passé assez de temps. Terre minière, aride et sèche, il a hâte de la quitter mais avant il doit faire une halte dans la ville minière de Caver Den, qui semble plus sure que l’itinéraire qu’il avait prévu de prendre et que sillonnent des bandits. La route Nord qui mène à la cité est en très mauvaise état et malgré sa prudence, Linh a un accident et se retrouve éjecté de sa moto.

Il se réveille dans une pièce médicale et découvre avec stupeur que le docteur et maire de la ville n’a pu sauver son bras arraché semble-t-il dans l’accident et lui a posé une prothèse dernier cri. Afin de payer les soins, les réparations de sa moto et la prothèse, hors de prix, il accepte de passer un marché avec le toubib. En effet, un fouisseur de la cité minière semble devenu fou et dévaste tout sur son passage et a déjà tué des mineurs. Linh est un animalier et peut communiquer avec les animaux et insectes, le maire lui demande donc de l’aider à capturer l’animal dément et ainsi sa dette sera payée. Cependant, au cours de son enquête, Linh va découvrir que les habitants de Caver Den ne lui ont pas tout rapporté sur l’animal et sa démence…

Un récit très bien monté et ficelé, j’ai apprécié suivre Linh dans cette aventure. Un récit SF avec un petit côté film des années 80. Linh est attachant surtout grâce à sa faculté de comprendre puis communiquer avec les animaux et les insectes grâce à des accessoires technologiques et les exosquelettes dont sont équipés les animaux. L’enquête de Linh est intéressante et comme lui, le lecteur comprend progressivement que quelque chose cloche. Mais Linh est bien déterminé à ne pas se laisser faire ni manipuler. Une tension monte à la fin du récit et on se demande comment tout cela va se terminer.

Caver Den est très bien écrit, très visuel, je n’ai eu aucune difficulté à me représenter la ville, la mine et les animaux. L’ambiance à la fois polar et SF est maitrisée et il y a juste assez d’éléments technologiques pour lier l’ensemble. Et puis, les familiers du héros sont eux aussi attachants notamment la pieuvre sylvestre trop mignonne. Je vous conseille la découverte de cette novella vraiment réussie.

Encore merci à Voy’el et la collection e-court pour cette découverte ^^

Il était une fois… Veillées de Noël au coin du feu

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Editions Eveil et Découvertes, 25€, 144 pages

Achat d’occasion

4ème de couverture

Ce magnifique livre-CD vous plonge dans la tradition et la magie de Noël.
Le livre réunit autour de 4 thèmes, 10 contes magnifiquement illustrés de peintures et gravures de la première moitié du XXe siècle.
Sur le CD, les conteuses de La Maison des Contes et des Histoires vous délivrent une interprétation enchanteresse de 4 contes.

Mon avis

Un superbe livre qui m’a accompagné avant et un peu après Noël, des contes qui mettent dans l’ambiance des fêtes mais qui servent aussi à faire passer des messages. J’ai été ravie de relire des contes que j’aime beaucoup, bien que parfois triste, qui ont marqué mon enfance : La petite fille aux allumettes et La reine des neiges de Hans Andersen ainsi que Un conte de Noël de Charles Dickens. De lire enfin en entier La légende de Saint-Nicolas  et Casse-Noisette. Et de découvrir de petits textes Les contes du Berger : La légende du chemin creux de C Labelle, Les lutins et le cordonnier des Frères Grimm, Le Sapin d’Hans Andersen et Le sapin qui chante de Simon & Schuster et enfin La petite fille de neige d’après un conte russe.

Ces nouvelles et contes peuvent tour à tour émerveiller le lecteur et l’embarquer dans la magie de Noël comme Le Sapin qui chante, l’entrainer vers les affres de la réalité de Noël qui est parfois cruel pour ceux qui n’ont pas le sou comme la pauvre petite fille aux allumettes ou encore les prendre par la main pour leur montrer l’espoir et la bonté tels les fantômes qui vont s’occuper de Scrooge ou la petite fille de neige pour un couple sans enfant. Ces légendes montrent aussi qu’il ne fait pas bon vouloir être ce qu’on est pas ou vouloir ce qu’on ne peut pas avoir comme Le sapin d’Andersen qui veut tellement quitter sa forêt et vivre des aventures… mais il va découvrir à ses dépends ce que deviennent les si beaux sapins de Noël.

Le livre est magnifique, sa couverture déjà et puis ensuite le choix des illustrations, tirer des textes d’autrefois qui donnent du cachet aux récits. On y trouve les noms entre autres d’André Pécoud, Adèle Werber et Doris Heins, Richard Scarry, Maurice Berty et beaucoup d’autres.

Pour le CD avec 4 contes (Les lutins et le cordonniers, Le sapin, La reine des Neiges et Casse-Noisette), j’avoue ne pas l’avoir écouté encore. Je me le garde pour Noël prochain. J’avoue avoir acheté le livre sans me rendre compte qu’il contenait un CD… C’était une belle surprise. Je pense que c’est un plus pour ce bel ouvrage.

Un beau recueil avec 10 contes à découvrir ou redécouvrir et un beau objet-livre-CD.

Le placard qui chuchote – Les nouvelles aventures de Carnacki – Saison 1 de Frédéric Livyns

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L’ivre-book, ebook, 1€49

4ème de couverture

Depuis la mort de son père dans des circonstances aussi troubles que violentes, des phénomènes étranges se produisent dans l’immense demeure familiale.
La folie et l’horreur s’entremêlent dans les ténèbres.
Quel est l’effroyable secret enfoui au sein de l’aile abandonnée de ce lugubre château?
Retrouvez avec plaisir dans cette enquête le célèbre chercheur de fantômes, le roi des détectives de l’occulte sous la plume talentueuse de l’écrivain belge, Frédéric Livyns.

Mon avis

Comme pour le premier épisode, suite à une invitation de Thomas Carnacki, notre narrateur se rend au diner du célèbre détective de l’occulte pour y écouter en fin de soirée la nouvelle aventure du spécialiste du paranormal. Cette fois-ci, notre homme arrive le dernier chez Carnacki et ce dernier a particulièrement très mauvaise mine. Il semble littéralement épuisé. Au commencement du récit de sa nouvelle aventure, l’enquêteur occulte rassure son auditoire. Certes, il a failli y rester dans sa dernière aventure mais il se porte mieux.

Il rapporte donc son arrivée chez Sieur Johnson junior, qui depuis la mort de son père, avec lequel il était en froid, entend et ressent des manifestations dans la chambre de son défunt père. Manifestations qu’il doit bien admettre malgré son scepticisme, n’ont rien de naturel.
Carnacki commence alors son enquête et la première nuit, il ressent bien en effet les effets de quelque chose de très puissant, il en perd ses forces vitales ! Que se passe-t-il dans cette chambre ?

A l’attitude des personnages, le détective comprend qu’on lui cache quelque chose. Pour démêler l’affaire et comprendre les non-dits, il va devoir passer une nuit dans la chambre et risquer sa propre vie. J’ai beaucoup aimé la façon de construire le récit. On retrouve un Carnacki fortement affaibli et on se demande ce qu’il a pu vivre. La révélation de sa part du danger qu’il a vécu, intrigue immédiatement de lecture et on a envie de savoir ce qu’il a bien pu vivre. Que s’est-il passé dans la demeure des Johnson ? Quel est le mystère qui plane sur le manoir?

Le récit est angoissant juste ce qu’il faut. Ce n’est pas de l’horreur ou de la terreur mais les événements font quand même se dresser les poils sur les bras ^^ Il s’installe une sorte de routine avec le personnage, on commence à s’habituer à sa façon de procéder, les protections, les rituels, etc. On a hâte de savoir quel est le mystère, pourquoi cette manifestation qui est très violente ? La résolution de cette enquête est assez rapide mais le pourquoi est un peu glauque et pourtant pas si surprenant que ça pour l’époque. Le récit est bien dosé, le style et le vocabulaire recherchés, les impressions du personnage principal sont bien retranscrits.

J’aime beaucoup ce personnage et ses enquêtes. J’ai trouvé le personnage a la fin moins expéditif et pourtant c’est toujours le même rituel, mais son état de santé explique tellement sa façon de faire cette fois, que je n’ai pas ressenti la même frustration que la première fois. J’espère qu’un jour on en apprendra un peu plus sur son passé, comment a-t-il réagit à sa sensibilité pour le paranormal dans un monde si borné, comment a-t-il rencontré les gens qui viennent écouté ses histoires ? etc.

Le style d’histoire et de façon de faire reprise de l’auteur initial sied vraiment très bien à Frédéric Livyns, il excelle dans ce type de nouvelles. J’espère juste que les affaires ne seront pas redondantes, il ne doit pas être aisé de renouveler le genre. En tout cas, la publication espacée des histoires, finalement, convient très bien au genre. Même si on en lirait bien une ou deux de plus. On en redemande ! C’est vraiment une série sympathique et j’attends le prochain épisode avec impatience.

La chambre Rouge – Les nouvelles aventures de Carnacki – Saison 1 de Frédéric Livyns

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4ème de couverture

Dans cette enquête, Carnacki sera confronté à une entité mystérieuse qui sévit dans un hôtel.
Une série de morts inexpliquées, survenant toujours dans la même pièce de l’établissement, une présence inquiétante… Il n’en faut pas plus pour attiser la curiosité de notre enquêteur.
Mais, en décidant de résoudre ce mystère, Carnacki sera confronté à l’horreur qui habite dans ce que les journalistes ont appelé « La chambre rouge ».

Mon avis

Frédéric Livyns reprend les aventures de Thomas Carnacki, le détective du créé par William Hope Hodgson au début du XXe siècle. Et c’est une bien bonne idée !!!

Un ami de Thomas Carnacki reçoit une invitation à se rendre chez le fameux détective du surnaturel afin de découvrir sa dernière enquête en date. Thomas Carnacki sait recevoir et faire monter le suspense de son récit d’aventure.  Il raconte à son auditoire comment il a été amené à se rendre dans l’hôtel d’une veille connaissance pour l’aider à résoudre le mystère de la chambre rouge. Des événements bouleversants ont touché l’hôte récemment et des phénomènes des plus étranges et dramatiques surviennent dans la maison d’hôte. Que se passe-t-il ? Et pourquoi ? C’est ce que Thomas Carnacki va tenter de découvrir.

Le lecteur découvre ce personnage assez spécial et à l’esprit de déduction de tout ce qui touche le paranormal assez extraordinaire. A la façon d’un Hercule Poirot, il réunit un auditoire pour faire connaître sa façon de résoudre l’enquête. Il s’y connait en force occulte et n’hésite pas à prendre des risques pour faire toute la lumière sur ce qui se passe dans la chambre rouge.

On peut juste regretter que la façon de faire de Carnacki soit un peu expéditive avec ses amis. A peine son passionnant récit terminé, ses camarades n’ont pas le temps de l’assommer de questions et de remarques. Mais soit, le détective semble quelque peu original, on lui passera ce trait de caractère ^^

J’ai aimé cette enquête et l’ambiance qui s’en dégage. C’est une lecture courte et rapide mais bien montée et intriguante. Je pense que j’aurais apprécié pouvoir enchainer avec un ou deux autres aventures du détective. On entrevoit que peu l’ambiance du début du 20ème siècle et j’aurai été moins frustrée en passant un peu plus de temps en compagnie de Carnacki.

Cette nouvelle est différente des nouvelles plus horrifiques ou « traumagoissantes » (traumatisante et angoissante) mais elle est pourtant très adaptée à son style. J’ai beaucoup aimé. Frédéric Livyns est un excellent novelliste et les aventures de Carnacki semblent lui correspondre à merveille. Je ne connaissais pas du tout William Hope Hodgson mais je crois déceler que Frédéric est resté fidèle à son univers et à sa façon de faire. En tout cas, ça donne envie, à la fois de continuer à lire les nouvelles aventures du détective et de découvrir les originales si un jour l’occasion se présente.

En tout cas, c’est parfait pour découvrir l’écriture et le style de Frédéric Livyns, court mais dynamique et mystérieux (et gratuit) avant de passer à des nouvelles qui font peur ou qui peuvent sortir le lecteur de leur zone de confort.

Faim du monde de Tesha Garisaki

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Editions Voy’[el], collection e-court, ebook, 0,99€

4ème de couverture

Les étudiants mangent souvent des pâtes. Mais que connaissent-ils de la faim, la vraie ? Dans leur cité U cernée par les zombies, un petit groupe de survivants va en faire l’expérience.

Mon avis

Tout d’abord merci à Editions Voy’el, à la Collection e-court et Manon pour l’envoi de cet e-court 🙂

Benjamin est étudiant et court pour sauver sa vie. Poursuivit par des morts-vivants, il n’a pas trop le choix, il fonce vers la cité U et sa résidence, dans l’espoir qu’il pourra s’y calfeutrer. Il aurait du croire le gars qui avait annoncé la nouvelle dans l’amphi mais qui n’aurait pas pensé à une mauvaise blague ? Il arrive à proximité de la résidence juste quand les jeunes sont en train d’en barricader les portes. Heureusement son voisin de chambre le reconnait et convainc les autres de le laisser passer. In extremis.

Après un point sur la situation, les 13 étudiants de la cité U vont devoir s’organiser. Trouver à manger, s’occuper, espérer l’arrivée de l’armée…

Je retrouve avec plaisir la plume de Tesha, par contre, je ne suis pas fan du sujet. Moi et les zombies, on ne fait pas très bon ménage. Regarder un épisode de Walking dead en entier est un défi ^^ Mais ici, le format et la façon dont l’auteur aborde son sujet font que j’ai quand-même réussi à apprécier ma lecture. Tesha ne s’appesantit pas sur le phénomène zombie même si les jeunes se demandent ce qui a bien pu se passer. Elle développe surtout la psychologie des jeunes gens et notamment du point de vue de la faim comme le souligne le titre de cet e-court. Et le lecteur découvre alors le raisonnement très fin et juste de l’auteur sur la faim qui transforme les gens. J’aurai même bien aimé que cela soit encore plus long et plus développé. Attention, ce n’est pas non plus une thèse sur le sujet, le style n’est pas lourd.  Le développement de la nouvelle est très bien fait, la psychologie est fondue dans l’histoire.

Un peu comme une nouvelle qui traitait de l’absence de sommeil chez les gens, ici c’est l’absence de nourriture qui va pousser l’humain à des comportements auxquels il n’aurait jamais pensé. Mais est-ce une fatalité ? Est-ce que tout le monde va inexorablement agir de la même façon ? Que se passe-t-il dans la tête des autres ? Que devient-on ? Est-on alors si différent des choses qui nous traquent ?

Cet e-court plonge son lecteur dans la réflexion. Qu’est-ce que je ferai moi en cas d’attaque zombie ? Comment gérer la situation ? Comment gérer l’autre ? Comment gérer le manque ? Une nouvelle très intéressante qui se lit facilement, qui faut réfléchir. Qui vous permettra de découvrir Tesha ! Alors n’hésitez pas 😉 A lire même si comme moi, les histoires de zombies ne sont pas votre tasse de thé !

Merci encore à la collection e-court pour ce partenariat. Découvrir des auteurs et ici un même auteur dans deux styles d’histoire différentes est vraiment enrichissant.