Le Frisson des Aurores, Anges d’Apocalypse, T2 de Stéphane Soutoul

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Rebelle Éditions, lu en ebook, 9,99€ ; 474 pages en version papier, 19,90 €

4ème de couverture

Lycéenne le jour, garde du corps la nuit : la combinaison explosive pour cumuler les problèmes. Suite à l’assassinat d’Alistard Vorlock, les rues de Toronto sont plus dangereuses que jamais. Desmond, le sorcier qui cherche par tous les moyens à me mettre dans son lit, serait peut-être en mesure de désamorcer le conflit. Sauf que ce dernier préfère me poursuivre de ses avances pendant que la situation s’envenime. J’aurais presque envie de laisser la tueuse qui a débarqué en ville lui faire la peau, s’il ne m’avait pas engagée pour le protéger. Surtout que l’assassin en question se révèle être sa propre soeur… Remarquez, la poisse n’est pas en reste lorsque je suis Samantha. Tandis que mon identité humaine essaie d’apprivoiser l’amitié de Nathan, des sorcières pas très recommandables s’intéressent au garçon d’un peu trop près à mon goût. Avec deux vies pour une seule âme, être un cavalier de l’apocalypse n’a décidément rien d’une sinécure.

Mon avis

J’ai enfin pris le temps de continuer la saga des Anges d’Apocalypse.

De nouveau, on suit Syldia et son existence loin d’être de tout repos. La nuit, elle est elle-même, Famine, un des 4 cavaliers de l’Apocalypse, mais qui tente avec ses sœurs de vivre une existence normale dans la mesure où cela peut-être possible pour des « créatures » comme elles. Et, on s’aperçoit vite à nouveau, que pour deux des sœurs, c’est vraiment très compliqué. Syldia est à la recherche de son ancien associé, qui l’a trahie et dont elle veut se venger. Elle n’a depuis la catastrophe de son dernier emploi, plus de boulot…

La journée, après son transfert d’âme, malédiction d’un ex petit ami, elle est Samantha, lycéenne sans histoire, moyenne en tout, qui a des parents adorable. Elle s’est lié d’amitié avec Nathan, jeune homme mystérieux, qui protège sa petite soeur en prenant sur lui les écarts de leur monstre de père. Nathan qui, ce n’est pas commun, cache un autre secret, très dangereux.

Dans ce second tome, Syldia se voit proposer par Desmond, le sorcier qui lui a fait du rentre dedans dans le premier tome et qui depuis les événements passés dans cette histoire assure l’intérim à la cour des sorciers de Toronto, une offre qu’elle ne peut refuser malgré de très nombreuses réticences. Elle doit assurer sa protection la nuit, car un duo de tueur à gage en a après lui. Quand à Samantha, elle doit jongler avec ses sentiments ambigus, sa famille et d’étranges jeunes sorcières qui rodent autour de Nathan… Ajouter à cela, le retour pour les soeurs de Syldia de la Voix, qui troublent leur sommeil et leur existence.

On replonge facilement dans le bain. Stéphane Soutoul fait de judicieux rappels sur le tome précédent le long de l’histoire et la mémoire des personnages revient rapidement. Je trouve toujours le traitement des 4 cavaliers de l’apocalypse de nos jours original et j’ai apprécié en apprendre plus sur les sœurs de Syldia. Par contre, je ne suis toujours pas vraiment convaincue par Syldia, qui dans ce tome m’a agacée. Je n’ai pas compter le nombre de fois où elle nous redonne son âge mais trop pour mes nerfs. De plus, elle n’a vraiment pas acquis la sagesse qui allait avec. A croire qu’on lui a effacé de la mémoire quelques centaines d’années… Son côté Famine est toutefois plus développé dans ce tome, et cet aspect là m’a bien plu.

J’ai préféré quand elle est Sam. J’ai trouvé que l’intrigue de ce côté là, était plus intéressante que la protection de Desmond qui a finalement manqué de punch et d’action. L’intrigue familial du sorcier ne m’a pas touché et pas vraiment convaincue. Par contre, j’ai aimé découvrir le personnage d’Équinoxe, ambiguë et déstabilisant. A la fois, agaçant et attachant, fou et sincère. Vraiment un mélange détonnant et étonnant.
J’ai donc préféré l’amitié compliquée qui lie Sam et Nathan, l’apparition au lycée des sorcières, de leur étrange intérêt pour le jeune homme, les pointes de jalousie de Sam, etc.

Il faut bien reconnaitre quand-même que ce soit Syldia ou Samantha, une fois plongée dans le récit, j’avais envie de savoir ce qui allait se passer, ce qu’elle allait décider de faire et comment.

Comme pour Le tourment des Aurores, c’est très bien écrit, un style agréable, fluide et maitrisé.  On s’habitue aux quelques clichés bit-lit ou urban : les beaux gosses partout, leur besoin de contrôler, les tensions sexuelles, et une héroïne forte mais avec les hormones qui font des siennes ! Avec toujours une dose d’humour ou d’autodérision.

L’intrigue est bien menée, avec un retournement de situation bien vu (comme dans le 1er tome) mais comme dis précédemment, j’ai trouvé qu’elle manquait d’action, j’avais été plus servi dans le Tourment des Aurores à mon souvenir. Le gros plus, c’est quand-même les sœurs de Syldia et Nathan, on sent bien qu’il y a quelque chose à développer avec ces personnages et qu’à un moment donné, il va y avoir des changements, des rebondissements. J’ai donc envie de poursuivre l’aventure. J’espère ne pas mettre autant de temps pour lire les tomes suivants.

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La mort qui rôde de Stéphane Soutoul

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Rebelle Editions, ebook, 0,99€

J’ai enchainé avec cette nouvelle spin-off qui suit le second tome.

Certains parlent de solitude et de souffrance morale sans comprendre la portée réelle de ces fléaux. D’autres, les plus concernés, préfèrent taire leur calvaire quotidien, luttant en silence pour ne pas sombrer dans le désespoir. Survivre sans amour : tel est mon cas, telle est ma bataille… Telle est mon éternelle malédiction.

Dans cette courte nouvelle, le lecteur va suivre une des soeurs de Syldia, le cavalier de l’apocalypse : Mort.

C’est je pense le personnage le plus dangereux mais le plus fragile des romans de Stéphane Soutoul. Sa nature ne lui permet pas de côtoyer les humains et sa solitude est profonde. Elle ne peut profiter de son existence et sa vraie nature se manifeste bien trop souvent. Cette nouvelle répond à quelques questions sur ce personnage que l’on croise dans la saga et qu’on a envie comprendre mieux. C’est très court, j’aurais aimé passer plus de temps avec Eve. Mais l’histoire est teintée de souffrance et de mélancolie et je pense que pour le moral c’est sans doute mieux que ça ne soit pas  trop long. En tout cas, ce spin-off donne envie de recroiser rapidement ce cavalier dans la suite de l’histoire de sa sœur.

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Le lamento des Ombres – Les Enfants de Walpurgis

lamentoLes éditions du Chat Noir, 306 pages, 19,90€

4ème de couverture

Tempo sourd ou pure envolée, trille innocente ou rugissement de haine, la musique vibre à nos oreilles de ses multiples identités. Tantôt berceuse, parfois fracassante, elle n’a pas de frontières, elle ignore les bornes. Ou plutôt, elle les refuse.
L’harmonie, ce fluide évanescent de cannelle et de myrrhe qui perce jusqu’aux palissades des cultures, marche aux confins de la mortalité. Elle transgresse les limites humaines. Elle apporte l’ailleurs jusqu’à nous, nous y transporte. Elle ouvre des passages vers des mondes imperceptibles et les créatures qui y vivent. Pour la beauté, pour la musique…

Huit auteurs se sont rencontrés autour d’une poignée de notes. Certains ont pris l’immortalité en Dot majeure, d’autres un chant Fa-erique aux accents tragiques. Les restants se sont partagé des partitions en clés de Sol afin de passer une porte, une épreuve… ou la muraille dont s’entoure un cœur.
Dans ce grand opéra à huit voix, l’Histoire croise l’utopie, la fantasy médite en compagnie du fantastique romantique sur la magie et les pactes faustiens. Un arpège délicat se met en œuvre. Une mélodie douce-amère, où les ombres évoluent dans les brumes comme dans les consciences…

Le sentier du lamento vous mènera jusqu’à elles.

Mon avis

J’ai adoré cette anthologie publiée par les Éditions du Chat Noir. 8 textes de qualité ! Sur une thématique : la musique, la manière de la vivre, de la jouer, de la ressentir. Je me demande encore pourquoi j’ai attendu si longtemps pour la sortir de ma PAL, parce que franchement, c’était un régal. L’année 2014 commence bien avec cette première lecture (oui, je suis légèrement en décalage, lecture / chronique).

Comme on a ici 8 nouvelles, je vais donner mon avis rapide sur chacune d’elle 🙂

Maudite Sonate ! de Stéphane Soutoul

Joachim est pianiste, il compose sa plus belle sonate pour sa fiancée, sa bien-aimée. Malheureusement, son talent va séduire la Mort en personne… Elle lui jette alors une bien sombre malédiction quiconque entendra la sonate, que la Mort ne souhaite que pour elle, mourra, alors que Joachim devra vivre éternellement. Sauf s’il réussit une composition meilleure encore, à même de toucher à nouveau la Mort. A une autre époque, un homme est furieux car sa jeune épouse enceinte s’est enfouie. Comment a-t-elle bien pu deviner ses sombres desseins ? Qu’est-ce qui relie ces deux univers ?

J’ai adoré retrouver la plume de Stéphane Soutoul. Cette nouvelle est assez longue (40-45 pages) et est très bien écrite. On sent déjà une certaine maitrise même si le style est peut-être un petit peu moins assuré que les écrits récents de l’auteur (et c’est normal, ça va s’en dire), toutefois, pas de crainte à avoir, l’émotion passe vraiment très très bien dans cette nouvelle. Le thème musical est parfaitement intégré, et l’écriture est aussi fluide qu’une magnifique mélodie. J’ai beaucoup aimé l’implication de la Grande Faucheuse. Les personnages sont touchants et on a envie de savoir comment va finir cette nouvelle, on comprend au fur et  à mesure et on se laisse prendre dans l’histoire. Une nouvelle émouvante, poétique et torturée avec des personnages lumineux ou horrifiques habilement croqués.

Requiem pour un songe de Céline Guillaume

En 1950, une jeune violoniste nous raconte son retour dans sa demeure et comment elle est devenue ce qu’elle est aujourd’hui, après des années de misère et de cruauté.

Une nouvelle assez courte (la plus courte je pense du recueil), joliment écrite. Le récit nous entraine là où on ne l’attendait pas. J’aurai bien aimé plus de détails, en savoir plus que Katerine, mais c’est toute la beauté du texte, nous accrocher et nous surprendre en peu de pages.

That’s a long way to hell de Marianne Gellon

Le guitariste-chanteur d’un groupe de heavy nous fait part des moments si particulier de la scène, surtout ce concert donné chez eux, à Neoberlin, aux frontières du No Man’s Land. L’adrénaline. Les vibrations. La transe. L’extase. Richard est en symbiose parfaite avec sa gratte, cependant, il a des bémols, Lisa la petite amie rabat-joie, le monde qui a changé,… et qui a changé les gens et Richard/Hans ne fait pas exception…

Une claque ! Cette nouvelle assez longue par rapport à la précédente. Elle nous plonge complètement dans la vie de Richard (de son vrai nom Hans) et dans ce monde différent où le totalitarisme soviétique s’étend sur ce qui n’a pas été complètement détruit par les bombes. Marianne Gellon a un don pour créer une atmosphère très particulière parfaitement réussie. Les descriptions de la façon dont Hans ressent les choses et notamment la musique, le son, le show,…  sont géniales, on est transporté à ses côtés et on vit les déchainements de violence, de cet homme qui brûle la chandelle par les deux bouts. L’histoire est détaillée, brillamment menée, la fin est très bien trouvée, les parallèles et les images enivrants. Parfait !

Song to the Siren de Cécile Guillot

Marion, ingé son, fan de métal féminin, nous raconte sa rencontre et son amitié avec Aysun. Elle croit rêver quand elle découvre la chanteuse de Song to the Siren, sa voie et son charisme. D’habitude, les chanteuses sont des divas et elles manquent de naturel, d’authenticité et de charme. Aysun est différente et ça sera vite le succès pour le groupe. Mais les gens ne supportent pas ce qui est différent…

Une nouvelle qui a une taille parfaite, ni trop longue, ni trop courte et la belle écriture de Cécile nous permet d’être rapidement transporté aux côtés de Marion et Aysun. Nous suivons l’ascension de Song to the Siren et la folie des médias. Cette nouvelle est emprunte de mélancolie, de beauté et de noirceur et qui aborde des thèmes forts : l’amitié, la tolérance, la folie. A la fin, on se dit que nous aussi, on aimerait que les légendes soient vraies.

Les flûtes enchantées de Vanessa Terral

Lors d’une réception au sein d’une famille plutôt aisée, le maitre des lieux apprend que son coffre a été forcé mais on ne lui a dérobé qu’une flûte… mais pas une fluûe ordinaire, pas l’instrument de musique mais une flûte à vin, à champagne… Pourquoi garder un tel objet dans un coffre? Soudain, l’hôte ressent de violentes douleurs et entend un hurlement déchirant à vous glacer le sang. Il en mourra, comme le reste de sa famille… Comment et pourquoi ? C’est la consultante en affaires occultes Hélianthe Palisède qui va répondre pour nous à ces questions. Elle va être chargée par une « gardienne » d’enquêter et de découvrir ce qui se cache derrière ces morts.

Une autre claque ! J’ai adoré. C’est avec cette nouvelle que j’ai découvert Hélianthe Palisède, cette enquêtrice que Vanessa fait vivre dans différentes nouvelles. Et c’est un coup de foudre pour le personnage. Le fait qu’elle soit enquêtrice doit y être pour quelque chose mais en tout cas, je me suis tout de suite attachée à elle. Et puis Vanessa nous entraine même… sur l’île d’émeraude ! Waouh !!!! J’ai adoré retrouver la plume de Vanessa et ses personnages si atypiques, elle arrive toujours à en créer un qui a une façon bien à lui de se conduire ou de s’exprimer, c’est génial ! ça donne le sourire et amène une pointe d’humour très appréciable. Cette nouvelle est vraiment super et on peut la lire sans connaitre le personnage ou l’univers car les rappels sont là et habilement amenés. On pourrait peut être regretter qu’on s’éloigne légèrement du thème du recueil (on le retrouve mais c’est moins marqué que les autres nouvelles) mais ma foi, c’est tellement bien qu’on lui pardonne complètement ! Gros plus à chaque fois chez Vanessa, les mythologies sont développées, on voyage, on apprend, simplement fantastique.

La chorale du temps d’Ambre Dubois

Eric est saxophoniste, il est abordé dans la rue par un homme de grande prestance qui lui propose de venir jouer chez lui quelques heures contre rémunération. D’abord existant, Eric si discret, va quand même sonner à la porte de cet étrange homme dont il ne sait rien. Dans la demeure de l’homme, Eric joue quelques heures dans le grand salon avec pour public son hôte et une belle statue de marbre représentant Lucilla, la bien aimée du maitre des lieux. Eric se rendra tous les jours dans cette maison et croisera même parfois d’autres musiciens habitués des lieux. Que cache donc cet homme ? Que cache la venue d’Eric dans ce lieu ?

Cette nouvelle est un peu plus courte que les précédentes. Je découvre l’écriture, très belle d’Ambre Dubois. L’histoire m’a beaucoup plu, elle est originale, bien menée, bien pensée et je me suis laissée porter par le récit. De drôles d’impression naissent à la lecture, comme une sensation de malaise et c’est super de parvenir à cela en quelques pages. Cette nouvelle a tout sa place dans le Lamento des Ombres <3, musique, douceur, noirceur et fantastique.

Salve Regna Stellarum d’Angélique Ferreira

Till est un jeune elfe à la croisée des chemins, il doit devenir adulte et servir dans l’armée comme son père et son grand père avant lui. Né dans une famille de soldats, il ne peut pas en être autrement. Cependant, Till n’est pas du tout comme ses pères, il aime l’art, la musique. Même s’il a conscience des sacrifices de sa famille, il souhaite vivre sa vie comme il l’entend selon ses valeurs. La passion et la liberté seront plus forts que l’amour filial. Il va se rendre à Camelot pour commencer une autre vie. Il va très vite tomber sous le charme d’une belle demoiselle mais leur idylle ne sera pas sans danger…

C’est, je crois, la nouvelle la plus longue du recueil. C’est bien écrit, fluide et entrainant. J’ai beaucoup aimé le monde des elfes et le fait de suivre un personnage confronté à sa destinée. Cette nouvelle colle très bien aux thèmes du recueil, la musique, les choix,… Mais elle contient également plusieurs petites choses dont je ne suis pas friande : l’amour réciproque au premier regard, le mélange des mondes et des mythologies (pourquoi des références arthuriennes ? ou aux légendes grecques ? dans un univers fantasy ???). Malgré ces petits bémols, on passe cependant un bon moment de lecture.

La Clef musicale de Bettina Nordet

Au 15è siècle, le jeune Leonardo achève une toile. Quand la nuit, lui apparait Loriel qui doit lui ravir son âme, Leonardo se réveille et s’étonne de cette présence à ses côtés. L’instant est déroutant pour les deux êtes et exceptionnel, car Leonardo peut voir l’ange de la mort. Loriel voit l’occasion de rompre un temps sa solitude et décide de prolonger la vie de celui qui deviendra un être célèbre et prolifique. Au 18è siècle, la jeune Aure reçoit de son père une boite à musique.  Cette nuit là, elle s’endort et rêve d’un étrange homme aux cheveux longs et noirs, qui deviendra son seul ami et confident. Qu’est-ce qui relie ses deux époques, et ces destinées si différentes ?

C’est une nouvelle très plaisante et très bien écrite. Le thème abordé est très intéressant et bien traité, j’ai beaucoup apprécié l’utilisation du personnage de Léonard De Vinci et ce qui fera le lien entre les deux époques contées. C’est une très belle histoire qui emporte son lecteur. J’ai beaucoup apprécié le style de Bettina et serait ravie de relire quelque chose d’elle.

Le lamento des ombres est vraiment un super recueil de nouvelles avec un thème, un fil conducteur que j’ai adoré, la musique et la musicalité ^^ Les 8 nouvelles sont toutes différentes, de part leur style, la longueur, leur traitement du thème, les histoires empruntes de fantastique.

Les enfants de Walpurgis c’est 8 auteurs à découvrir ou redécouvrir, 8 très bons, voire excellents moments de lecture. 8 nouvelles qui transportent le lecteur sur des rythmes effrénés ou lancinants, sur des tempos mélancoliques ou endiablés. 8 univers où les sons, la musique rendent amoureux, fous ou heureux, où les mélodies vous déchirent, vous délivrent, vous condamnent, vous bouleversent…. 8 récits où le lecteur est embarqué sur des harmonies nées des plumes de nouveaux auteurs fantastiques, portés par leur musicalité et leurs messages.

Bravo aux éditions du Chat Noir pour ce recueil et vivement ma lecture des autres recueils qui m’attendent dans la bibli !

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Les Halliennales An 2 – Salon des littératures fantastiques à Hallennes Lez Haubourdin (12 octobre 2013)

310131_544906732218810_1385326834_nVoici enfin, mon compte-rendu des Halliennales ! Il était temps n’est-ce pas ?

Un festival que j’adore et que j’ai eu la chance de vivre de manière différentes cette année ! En effet, je faisais partie de l’équipe de bénévoles qui pendant la journée, a aidé les organisateurs. Missions principales : accueillir les visiteurs et fournir les auteurs en café et boissons diverses ^^ Parfois aussi, orienter et répondre aux questions le  visiteur perdu et curieux. Et c’était vraiment une super expérience. La journée est passée trop vite, j’avais les pieds défoncés mais ce n’était que de la bonne fatigue !

Arrivée au complexe Pierre de Coubertin à 9h, avec la super équipe de bénévoles : Julie, Gaëlle, Constance, Delphine et François, sans oublié les parents de Maxime Gillio, nous avons aidé à placer des présentoirs destinés aux auteurs, ça m’a déjà permis de voir qui était placé où, très utile quand on sait que je suis venue avec 8 livres à faire dédicacer ! 1457544_10152114370770774_487272769_n

J’ai croisé Adora dans son magnifique costume steampunk et j’ai parcouru trop rapidement quelques stands du marché fantastique en pleine préparation.

A 10h, le festival commence, entre deux tournées de café, j’ai pu commencé mes dédicaces par Ayerdhal, Jess Kaan, Corina Rosenfeld, Anne Fakhouri. J’ai pu discuté avec chacun de ces auteurs, de l’immense bibliothèque numérique ou papier pour Ayerdhal :

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de ses romans, d’une potentielle suite à Créature du Miroir et de son Embaumeur (à paraître le 6 décembre) avec Jess Kaan

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des fans et de l’écriture avec Corina Rozenfeld, charmante et souriante :

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et de la difficulté des blogo-lecteurs à donner envie aux lecteurs du blog sans spoiler un livre avec Anne Fakhouri :

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J’ai ensuite fait dédicacé par les auteurs présents mon exemplaire de l’exquise nouvelle saison 3 : Les aventures du concierge masqué, Pat Bol, l’américaine Nicola Pearson, Alain Temple.

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Puis entre café et accueil, j’ai dans le désordre :

  • croisé les copines venues elles aussi faire dédicacer ou craquer pour des nouveautés, Coquelicote, Cassiopée, Maia, Tsuki, Aliénor
  • assisté de loin aux discours d’ouverture de la charmante marraine Cassandra O’Donnell,
  • papoter avec Mathieu Guibé et Cécile Guillot des livres sortis dernièrement au Chat Noir, Mathieu m’a donné envie d’acheter Errants, d’ailleurs c’est malin, rendez-vous au Val Joly 😉
  • croiser de charmantes personnes toutes de steampunk inspirées, bravo !
  • croiser des pirates !!!! Chica, Marina, Lisa, Alexandra et leurs copines ^^

Profitant d’une accalmie dans mon « bénévolage » 😉 , j’ai acheté 4 livres et je suis partie en quête de nouvelles dédicaces, notamment de Stéphane Soutoul et pendant que j’attendais devant son stand, Cassiopée m’a gentiment remplacée à l’accueil, merci encore beaucoup !!! J’ai fais dédicacé Le Sacrifice des damnés et Coeur de ténèbres.

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Avec les pirates, nous lui avons offert des chocolats et un marque-page maison :

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J’ai fais dédicacer Fille d’hécate 2 à la charmante Cécile Guillot :

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Puis le premier tome d’Oscar Pills à Eli Anderson :

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Nous avons discuté de ses fans, des couvertures de ces romans. J’ai hâte de découvrir ce premier tome 🙂

Puis j’ai attendu avant d’aller faire dédicacer Les larmes Rouges que la longue file d’attente devant Georgia  Caldera diminue !

Je suis retourné retrouver mes collègues bénévoles à l’accueil, où nous avons pu jauger de la grande fréquentation du salon encore cette année ! Nous avons eu beaucoup de personnes qui cherchaient les activités connexes : l’extrait de la comédie musicale D’ombres et de sang, la projection du court-métrage 300 000 kilomètres/seconde, en présence du réalisateur Stéphane Réthoré et du scénariste Sylvain Blanchot, le concours de cosplays steampunk, la table ronde sur le thème du temps… Je n’ai malheureusement pas pu assister au court métrage 😦 ni à l’extrait de comédie musicale re 😦 encore moins la table ronde 😦 mais j’ai vu plein de photos depuis et ça devait être vraiment super !

J’ai ensuite trouvé un moment pour acheter et me faire dédicacer les autres livres qui me faisaient envie : Danse de sang de Frédéric Livyns (merci infiniment pour m’avoir ajouter à tes remerciements, j’en suis encore toute émue) !

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Enfin le Cauchemar de Cassandre de J.B. Leblanc rejoint ma PAL !

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J’ai réussi à atteindre Georgia Caldera !!!! Toujours aussi adorable, magnifique costume, on a discuté de la nouvelle couverture des Larmes Rouges 🙂

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J’ai croisé Jules Verne et Bram Stocker avec le parrain de l’édition de l’année dernière : David S. Khara :

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Vraiment bravo au stand de maquillage pour ces transformations très réussies !

J’ai pu découvrir des objets insolites de l’exposition Rétrofuturism de la « Uamanab Team », vraiment très chouette, un exemple :

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Avec les copines pirates, j’ai discuté avec la très souriante et agréable marraine de cette seconde édition : Cassandra O’Donnell :

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J’ai fait dédicacer Et on dévora leur coeur à Sylvain Blanchot, on a discuté de son travail et je lui ai pris son second ouvrage qui a l’air super : Mémoire classifiée.

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J’avais envie de découvrir Brice Tarvel et il restait un seul exemplaire du premier des dossiers secrets de Harry Dickson, du coup, je l’ai pris !

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Après le super concours de cosplays, tous magnifiques,  j’ai trouvé un créneau pour faire dédicacer mon Coeur de loups des Editions du Riez, à Corina Rozenfeld, Nadia Coste :

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et Marika Gallman :

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Après un tour du marché fantastique où j’ai trouvé une anthologie Reines et dragons chez une libraire d’occasion, j’ai repris sous le bras mon exquise nouvelle saison 3 pour avoir une dédicace de Sophie Jomain (dont la file d’attente n’a jamais désemplie !) et de David Boidin, un des 3 exquis organisateur !

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Les halliennales c’est plein d’auteurs, mais aussi un marché fantastique très développé cette année, des animations, une ouverture à la jeunesse, à la BD, … Le temps du temps était une super idée, les éléments de déco, superbes. Je vous laisse le lien vers le billet de ma copine Coquelicote, vous y verrez sa journée là bas et de belles photos : http://sans-grand-interet.cowblog.fr/halliennales-2013-3252922.html

Sinon, sur FB, sur la page des Halliennales 😉

Dans les coulisses, j’ai pu discuter avec plein d’auteurs, je garde de beaux souvenirs ! C’était une journée très remplie, gérée d’une main de maitre par les Exquis Men, que je remercie encore pour m’avoir accepté comme bénévole, j’ai essayé d’aider au mieux tout en profitant du salon et je pense avoir réussie 🙂 Félicitations pour cette organisation magnifique, Maxime, Benjamin et David :)Une pensée affectueuse aux bénévoles souriants avec qui c’était un plaisir de passer cette journée 🙂

Merci à Cassiopée pour m’avoir remplacée à l’accueil c’était chou (sinon, je n’aurai pas pu revoir Stéphane Soutoul).

Bravo et merci à la mairie d’Hallennes Lez Haubourdin, à son personnel super sympa, merci d’avoir rempilé cette année pour cette seconde édition et j’espère vivement une 3ème !

Une journée magnifique qui c’est terminé par un repas avec la team Pirates d’À l’Abordage de la Culture, c’était super !

A l’année prochaine !

1382327_595750450471450_1700563697_nUne belle moisson !

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Le sacrifice des damnés (Le cycle des âmes déchues, T2) de Stéphane Soutoul

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Editions du Petit Caveau, 14,90€, 181 pages

4ème de couverture

Fin du XIXe siècle. Paul de Lacarme, l’héritier d’un clan dévoué à la chasse aux vampires, regagne la demeure familiale après une longue errance. Sur place, il ne découvre que mort et désolation. Les résidants du domaine mis à sac ont été assassinés, mais surtout sa sœur est portée disparue.

Léonore de Lacarme couve en son sein un terrible enfant convoité par un groupe de fanatiques. La jeune femme enceinte pourra-t-elle échapper à ces individus prêts à tout pour accomplir leurs sombres dessins ? Et son fiancé, cet amant à présent devenu un prédateur aux mœurs sanglantes et à la séduction irréelle… peut-elle encore lui accorder sa confiance ?

Paul de Lacarme va tenter l’impossible pour retrouver l’unique famille qui lui reste et la soustraire à un funeste destin. À moins que la trahison d’un ancien amour ne le précipite lui aussi au cœur d’un piège sans retour…  

Résumé

1899, Léonore de Larcame et son ami Norman sont en fuite. La demeure familiale de Léonore a été dévastée, mais ce ne sont pas l’argent ou les trésors que cherchaient les vandales.  Mais Léonore et son conjoint eux-même. Parvenu à se soustraire à ceux qui les ont enlever, ils reçoivent l’aide inespéré d’une jeune femme Sélène. Elale les met à l’abri, l’occasion pour Léonore de se reposer, bientôt au terme de sa grossesse, cette mésaventure l’a beaucoup affaiblit. Elle se remémore alors l’enfer qu’elle vient de vivre…

Mon avis

Une excellente lecture !

J’ai retrouvé avec plaisir la plume magnifique de Stéphane Soutoul, c’est à chaque fois un plaisir de lire un de ses textes, tant il a l’art de nous transporter dans un univers sombre et différent, ici au 19ème siècle. J’avais adoré le premier tome du cycle et je suis toujours autant emballée !

L’action se déroule un peu plus d’un an après Le mal en la demeure. Les deux textes pourraient se lire indépendamment mais c’est quand même plus sympa de lire le cycle en entier ! Toute fin 1899, le style d’écriture est toujours adapté à l’époque contée. Même si cette fois-ci, l’atmosphère n’est pas aussi marquée et que l’histoire se prête un peu moins à la description des us et coutumes de cette époque. Parce qu’il s’agit d’un tome, où l’action prime par rapport au précédent.

L’histoire et la trame est différente du premier, j’apprécie énormément quand on nous évite les répétitions. Quand on referme un tome d’une saga et qu’on se dit « voilà je n’ai pas eu l’impression de relire la même chose » et là c’est vraiment chouette ! Alors bien sur on reste dans le thème vampirique mais les personnages et ce qui leur arrive changent et ça renouvelle totalement le récit tout en gardant une continuité, des liens et l’esprit du premier tome.

J’ai beaucoup apprécié retrouver Léonore de Larcame, ce personnage m’avait déjà bien plu dans la nouvelle qui finissait Le mal en la demeure. Elle a changé, elle attend un enfant et a un homme dans sa vie. On tremble pour elle dans ce tome, pour elle, pour la famille Larcame. J’ai beaucoup apprécié Norman, son fiancé, surtout la psychologie de ce personnage qui lutte contre la fatalité. Il doit lutter contre des instincts qu’il exècre et son amour pour Léonore. La dualité qui se fait jour en lui est vraiment bien écrite, bien décrite. On ne peux qu’être révolté parce qu’il lui arrive et compatir à sa souffrance. Le lecteur également découvrira Paul, le demi-frère de Léonore, le grand absent du tome 1, que l’on apprend enfin à connaitre.

Dans ce tome, j’admire la façon dont Stéphane Soutoul surprend son lectorat en malmenant ses personnages. Oui, ce cycle, la destinée des Larcames est dramatique et je m’y attends, il n’empêche que je suis quand même surprise par la tournure des événements ! Les personnages de ce tome sont attachants, courageux, humains, avec des points fort et des faiblesses. Les ennemis de ce tome, font froid dans le dos. Trahison, vendetta, ambition, folie, cruauté,… un panel qu’on nous réserve certainement dans la suite, je pense. En tout cas, il est probable qu’on retrouve un personnage que je sais déjà détester au plus haut point !!!!

A la fin de ce récit, comme pour le premier, le lecteur découvrira une nouvelle qui prendra comme personnage un nouveau membre de la famille Larcame. On découvre donc quelqu’un qu’il sera plus que très intéressant de suivre dans le tome 3 ! Cette nouvelle donne sans soute le ton de la suite et je suis impatiente de la lire ! Entre ténèbres et lumière, entre espoir et désolation, je sens que je dévorerai le tome 3 autant que les deux premiers opus de ce cycle !

Le sacrifice des damnés est une digne suite du mal en la demeure, différente mais qui compète à merveille le cycle. C’est très bien écrit, délicat et cruel à la fois. Le style est un peu moins « victorien » que le premier tome mais on excuse bien volontiers l’auteur car il nous réserve de l’action, des surprises et des retournements de situation !

Cette chronique est assez courte mais ça serait gâcher votre plaisir que d’en raconter trop ! Sachez en tout cas, qu’une fois de plus, je suis charmée par les histoires et la plume de Stéphane Soutoul, qui est adorable en plus, toujours disponible pour vous parler de ses livres et de ses idées en salon ! Je suis heureuse de savoir que j’ai encore le tome 3 à lire et que je lirai certainement en début d’année prochaine le tome 2 d’Anges d’Apocalypse (sauf si je craque avant!) ^^

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Le Tourment des Aurores, Anges d’Apocalypse, T1 de Stéphane Soutoul

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Rebelle Éditions, lu en ebook, 9,99€ ; 425 pages en version papier, 19,90 €

Je tiens à remercier Stéphane Soutoul pour ce très chouette Service Presse ! Merci beaucoup !

4ème de couverture

Deux corps pour une seule âme. Impossible selon vous ? C’est pourtant le fardeau que j’endure suite à la malédiction lancée par un sorcier. Tout ça parce que j’ai eu le cran de refuser ses avances. Pour la peine, je l’ai tué, mais en attendant quelle plaie ! La nuit, je suis Famine, l’un des quatre cavaliers de l’apocalypse, et ex-meurtrière qui s’est reconvertie dans la profession de garde du corps. Et lorsque vient le jour, je me trouve coincée avec l’identité de Samantha, une lycéenne des plus ordinaires. Comme si je n’avais pas déjà suffisamment d’ennuis avec deux vies à mener de front, la Cour des sorciers de Toronto vient de me confier la protection de son lord. Il faut dire que certains de ses dissidents se sont mis en tête de le supprimer. Cette fois-ci, je n’ai pas le droit à l’erreur, même si mon côté humain a choisi le mauvais moment pour s’enticher d’un étrange garçon, le genre craquant, mais véritable nid à problèmes… Je vous le dis : pas facile de gérer deux existences à la fois !

Résumé

Syldia est garde du corps, dans une agence montée avec un nécromancien mystérieux. Sur un contrat pourtant jugé simple, Syldia échoue dans sa fonction et met à mal la réputation de leur agence. Mais tout n’est pas perdu, son associé Darion vient de recevoir une offre plus qu’intéressante : protéger le Lord de la cour des sorciers de Toronto. Elle prendra en charge la protection la nuit. En effet, Syldia est victime d’une malédiction qui l’oblige tous les matins à changer de corps, elle devient alors une simple jeune fille, 50 ans que ça dure, actuellement elle est Samantha, une lycéenne tout ce qu’il y a de plus banale. Pas facile de vivre deux existences à la fois ! Et encore, Syldia n’est pas comme les autres, elle est Famine, un des 4 cavaliers de l’Apocalypse, cherchant à se fondre dans la masse… Tout un programme !

Mon avis

Moi, qui lis rarement de la bit-lit, je garde une belle impression et un bon souvenir de ma lecture, c’est donc une belle découverte pour moi.

On suit donc le récit de Syldia, qui n’a vraiment pas une existence facile. La nuit, elle est elle-même, Famine, un des 4 cavaliers de l’Apocalypse, mais qui tente avec ses sœurs de vivre une existence normale (dans la mesure du possible), les temps ont changé, et elles aussi, elles tentent de s’acclimater à une vie exempte de destruction et de terreur (enfin presque). Syldia est donc garde du corps la nuit, elle met ainsi à profit ses capacités, agilité, endurance, résistance à la douleur, elle ne protège pas forcément des personnes qui en valent à peine, mais tant que c’est bien payé ! Par contre, la journée, son âme se transfère dans le corps de quelqu’un d’autre, depuis 16 ans, elle est Samantha. Actuellement, une lycéenne sans histoire, elle essaie de ne pas montrer qu’elle en connait plus que les choses, et arrive plutôt bien à faire illusion en classe ou avec ses parents. Ce transfert d’âme est le résultat d’une rupture qui s’est mal passé entre Syldia et un sorcier 50 ans plus tôt. Bref, tout cela, n’est pas facile, facile à gérer mais Syldia s’en sort plutôt bien. Jusqu’au jour où elle se voit contrainte d’accepter de protéger le lord de la cour des sorciers de Toronto, un être suffisant et vicieux. Pourtant, cette mission est importante, la semaine qui arrive est cruciale, il en va de la paix entre les sorciers et les vampires. Syldia va faire de son mieux mais c’est sans compter sur sa rencontre avec Desmond, un sorcier charismatique, et d’autres personnages hauts en couleur ou atypiques, qui ne vont pas lui faciliter la tâche. Et s’il n’y avait que ça, quand elle est Samantha, elle tombe sur un jeune homme de son bahut, Nathan, mystérieux et un … véritable nid à problèmes. Bizarrement, elle qui doit faire profil bas et qui est plutôt démunie sous cette apparence, décide qu’elle doit lui venir en aide… Dur dur, de mener des « combats » de front le jour et la nuit.

L’histoire, peut sembler un peu compliqué, mais Stéphane Soutoul s’en sort comme un chef, on est jamais perdu, et on dispose de toutes les clés de compréhension sur cette histoire originale et complexe. J’ai aimé avancer un peu sans savoir où tout cela allait me mener. C’est très intéressant de suivre un « surnaturel » qui ne soit pas un vampire, un démon ou un ange. Prendre comme héroïne, un cavalier de l’apocalypse, était un pari fort intéressant. Je suis à la fois agréablement surprise mais aussi un peu déçue, je dois l’avouer. Je n’imaginais pas du tout un cavalier de l’Apocalypse comme ça. Même si Syldia doit se fondre parmi les humains et les surnaturels et se faire une place, j’imaginais, un être plus froid, plus cruel même si, de nos jours, elle doit réfréner ses ardeurs. Surtout, plus « sagace », vu qu’elle a plusieurs siècles d’existence (parfois, je me suis dis, tiens on a pas vraiment l’impression qu’elle raisonne comme une « vieille » mais en général, elle nous explique pourquoi ou nous le confirme avec son humour). Syldia est forte oui mais elle est montrée comme quelqu’un de très humain finalement (à part sa manière de se nourrir… que vous découvrirez). Peut-être parce qu’elle est aussi Samantha (et deux autres personnalités depuis 50 ans), elle semble plus humaine que surnaturelle dans le traitement choisi par Stéphane Soutoul. Je ne dis pas que c’est pas bien, mais c’est surprenant. Toutefois, cela permet aux lecteurs de plus s’identifier à Syldia/Sam, sinon de se sentir plus proche d’elle. Et ça marche, on a envie de savoir ce qu’il va lui arriver, comment elle va gérer les choses qui lui tombent dessus.

On est bien ici, dans de la bit-lit, mais de la bonne ! Déjà c’est très bien écrit, un style agréable, fluide et maitrisé. Alors oui, c’est moins enlevé et poétique que d’autres écrits de Stéphane Soutoul mais ça correspond au genre et pari réussi pour Stéphane Soutoul je trouve. On n’épargne pas aux lecteurs quelques clichés bit-lit ou urban (mais on y adhère faut le reconnaitre) : les beaux gosses (humain, sorciers ou vampires, à croire qu’aucune être surnaturel ou non n’est « normal »)  et une héroïne forte mais avec les hormones qui font des siennes ! avec une dose d’humour ou d’autodérision en plus, qui ne fait jamais de mal 🙂

C’est un bon tome d’introduction avec une fin mais aussi des choses moins résolues qui donnent envie de continuer à découvrir les aventures de Syldia/Sam. Syldia entretien des relations tendues avec ses sœurs, ça ajoute à son histoire et c’est très bien vu, je trouve. On apprend progressivement le caractère et les caractéristiques des soeurs de Syldia et on a envie d’en savoir plus, sur ces 3 autres cavaliers de l’apocalypse, la Mort, la Pestilence et la Guerre et leurs facettes « humaines ». L’intrigue est bien menée, même si elle n’est pas des plus palpitantes (elle manque un peu d’action au début), elle est intéressante et pose bien les bases pour la suite, j’ai apprécié le retournement de situation vers les 3/4 du livre, que je n’avais pas vu venir. On sait bien qu’à un moment, il va se passer quelque chose mais je ne m’attendais pas à ça !

J’ai bien aimé, le changement de décor, prendre Toronto comme lieu, ça change de New-York ou San Francisco. ça serait chouette d’avoir plus de descriptions de la ville et de ses alentours, dans la suite. Pour voyager encore plus. D’habitude, je préfère quand les auteurs français prennent la France comme référence, ou l’Europe, mais là, le Canada anglophone, ça m’a plut ^^ J’aurai bien aimé quelques anecdotes ou références plus développées sur les 50 ans de malédiction subit par Syldia, ça devait être déstabilisant / drôle d’être enfant ou ado, dans les années 70 non ? Mais c’est un détail 🙂

Le Tourment des Aurores a été une bonne lecture, agréable et originale, qui a su me faire apprécier à nouveau le genre (après Vanessa Terral <3, même si c’est très différent) et je serai ravie de connaitre la suite des aventures de Syldia/Sam ! Et je confirme, j’aime la plume de Stéphane Soutoul !

Bravo à Miesis (Sylvie Veyres, Miesis Illustration) pour cette magnifique couverture (j’aimais beaucoup celle prévue pour le Chat Noir à l’origine mais on a pas perdu au changement) ❤

Merci encore de m’avoir contacté et permis de découvrir ce premier tome d’Anges d’Apocalypse ^^

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DefiPALImaginales

challenge destins de femmes

Les Imaginales à Epinal les 25 et 26 mai 2013

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Festival des mondes Imaginaires, organisé par la ville d’Epinal depuis 2002

Site des Imaginales

Le billet de Coquelicote

En début d’année avec Cassiopée et Coquelicote nous avons évoquer le fait d’aller cette année nous aussi à ce festival dont on entend du bien toute l’année. L’année dernière j’ai bavé sur les photos de copinautes blogueuses qui ont pu s’y rendre et la tentation était trop forte, nous avons donc décidé d’y aller, de réserver en avance une chambre et de partir le temps du weekend. Impératifs obligent, nous nous sommes limités au samedi et dimanche. Et puis plus de 5h de route pour y aller, pas question de rester qu’une journée. Malheureusement Cassiopée n’a pas pu partir avec Coquelicote et moi, c’est mon homme qui nous a accompagné à sa place ^^

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On a plutôt facilement trouvé le lieu, c’est très bien indiqué dans Epinal, on sent que les organisateurs ont l’habitude ! Nous somme arrivés vers 11h30, on a d’abord fait un petit tour de la bulle aux livres, repéré les auteurs invités au centre à l’espace librairie et les petites maisons d’édition autour. J’ai trouvé la Bulle aux livres hyper bien organisée et on ne se marchait pas dessus même quand il y avait foule !

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J’ai pris pas mal de livres à me faire dédicacé, au moins une 15aine !

On est resté jusque midi et demi, puis on a mangé rapidement pour y retourner le plus vite possible, ce jusque 18h.

Voici un peu résumé du samedi, un peu dans le désordre, sorry

Un arrêt aux Editions du Riez ! Je suis super contente d’avoir enfin fait un salon où la maison d’éditions et pas mal de ses auteurs étaient là !!! J’ai pu rencontré Aalexh (qui était déjà venu plein de fois à Lille ou à côté mais jamais quand je pouvais y aller aussi ^^) qui m’a dédicacé sa magnifique BD Le pantin sans visage et Franck Ferric, qui m’a dédicacé Les tangences divines que je n’ai pas encore lu. Alexis Lorens m’a dédicacé son roman qui était sorti chez Nuits d’Avril : Le long des sentiers obscurs. Et j’ai récupéré Coeurs de Loups, précommandé 🙂 Pas de Virginia Schilli prévu à l’horizon du coup, je me renseigne, elle sera là le dimanche, yeah !

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Le stand des éditions du Riez, avec Aalehx, Alexis Lorens et Franck Ferric

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Aalexh et ma belle dédicace ❤

Ensuite direction le stand magnifique de l’Homme Sans Nom, où il règne une ambiance de folie en ce samedi matin ! J’en profite pour faire dédicacer Iluvendan par Nicolas Debandt, le T1 uniquement, je pouvais pas prendre les 2.

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Nicolas Debandt (les livres ne vous font pas envie ??? Ils sont trop beau)

Je rencontre enfin, la charmante et sympathique Céline Landressie avec qui ont a bien discuter 🙂 Elle m’a gentiment proposé Rose Morte, T1 en Service Presse, MERCI encore Céline ❤

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L’adorable Céline Landressie (avec les lunettes, produits dérivés vendues sur le stand!)

Puis, elle m’annonce que Magali Villeneuve accepte elle aussi de me remettre un SP du T1, de la Dernière Terre, L’enfant Merehdian, mais c’est Noël en mai !!!! MERCI Magali !!!! J’ai beaucoup de chance ❤

C’est l’heure de partir manger, mais je repasserai sur le stand, faire dédicacer les deux livres par Magali Villeneuve pour Rose Morte  et Alexandre Dainche pour La Dernière Terre, qui ont fait les superbes couvertures !

Après la pause déjeuner, passage chez Nergäl afin de revoir ma belle Tiffany Schneuwly et de lui prendre 28, allée des Ormeaux ! Tiffany est toujours aussi souriante et adorable, j’ai adoré nos échanges lors du salon ❤

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Tiffany ❤

Puis arrêt au stand lokomodo, j’ai pensé à prendre Les maléfices du temps et j’ai enfin eu ma dédicace de Michel Rozenberg (que j’avais croisé à T&L) 🙂 Un auteur adorable, si vous avez l’occasion, discutez avec lui ^^  P1110143

Michel Rozenberg 🙂

J’ai craqué sue le stand et pris même s’ils n’étaient pas là, Miroirs d’Ambre de Denis Labbé et Créature du Miroir de Jess Kaan. Mais aussi A un sanglot de moi, tu reposes, de Mathieu Guibé ! Achat prévu, la couverture est trop belle et je savais que je n’allais pas tardé à voir Mathieu sur le stand du Chat Noir.

Un arrêt chez Rebelle, afin de revoir Stéphane Soutoul, auteur adorable qui nous a envoyé à Coquelicote et moi, en SP, l’ebook d’Anges d’Apocalypse, Le Tourment des Aurores, nous voulions en discuter avec lui, l’ayant commencé toutes les deux pour l’occasion. C’est toujours un plaisir de discuter avec Stéphane de ses livres et de ses projets. J’en ai profité pour faire dédicacer Troubles songes 🙂

P1110145Stéphane Soutoul

A côté, ou non loin, nous nous sommes arrêté sur le stand du Chat Noir, mon chouchou 2012 des petites maisons d’édition, quel ravissement à chaque fois, ce stand, et les auteurs sont tous si sympathique ❤ Une dédicace de Mathieu Guibé sur son recueil chez Lokomodo et achat craquage d’Amulettes de Véronique Ajarrag et Les chroniques d’Oakwood, dans l’ombre de la demoiselle de Marianne Stern, avec un prime, une sympathique discussion et de jolies dédicaces ❤

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Mathieu Guibé

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Véronique Ajarrag et Marianne Stern

Ensuite, nous avons rencontré avec Coquelicote, Meli du Bazar de la littérature, elle a reconnu Coq’ et son joli bandeau (c’était une très bonne idée) et nous avons échangé quelques mots sur le salon. Nous nous sommes quittés pour mieux nous retrouver le soir pour manger entre blogueuses avec Maia des Lectures de Maia et Tsuki de Tsuki-books 🙂

J’ai ensuite été cherché un autre de mes achats prévus : L’ArtBook raconté de Fleurine Rétoré, ce livre est magnifique (moins pratique à promener toute l’aprem mais bon, c’est rien, quand on aime…)

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Fleurine et son stand 🙂

Ensuite, nous avons pris notre courage à deux mains et affronté les stands des auteurs invités autour de l’espace librairie. J’ai fait dédicacer pas mal de mes livres, craquant uniquement pour Sans forme de Gail Carriger. Pèle mèle :

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Manon Fargetton me dédicace Coeurs de Loups (je bave sur La maison des mages d’Adrien Tomas, mais je craquerais quand j’aurai lu La geste du 6ème royaume)

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Stéphane Beauverger me dédicace Le Déchronologue, un gros gros coup de coeur et l’auteur est hyper sympathique, j’ai bien discuté avec lui, j’attends son prochain livre impatiemment !

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Gail Carriger (sans âme et sans forme), auteur sympathique très souriante, dommage que mon anglais laisse à désirer

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Kristin Cashore dédicace Graceling, elle ne sais pas prononcé Aurore mais Aurora bizarrement ça passe très bien ! ^^

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Gail Carriger et Kristin Cashore

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Jean-Luc Marcastel appose sa griffe sur Coeurs de Loups ^^ (sa trilogie Frankia a l’air géniale)

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Mathieu Gaborit, toujours charmant dédicace Les chroniques des crépusculaires (ma version contraste avec la méga belle version à gauche)

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Fabien Clavel me dédicace sa nouvelle issue de l’ArtBook Raconté du Monde de Fleurine

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Sire Cédric nous dédicace De fièvre et de sang et l’enfant des cimetières, encore une belle rencontre, il prend le temps de répondre à toutes nos questions et vraiment, je vous conseille d’en lire au moins un pour découvrir ^^

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Sire Cédric

Il y avait des stands de livres d’occasions, je trouve que c’est une excellente chose parce qu’on ne peux pas toujours tout trouver ou tout acheter neuf. Moi, j’ai trouvé de Fièvre et de sang de Sire Cédric, Coquelicote L’enfant des cimetières. Beaucoup de choix, de classiques ou du récent en petits et grands formats!

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Samantha Bailly

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Samantha Bailly, Coup de coeur des Imaginales de cette année, m’a dédicacé, Oraisons, l’intégrale chez Bragelonne, un de mes derniers coups de coeur ❤ et sa nouvelle dans Coeurs de Loups

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Jean-Philippe Jaworski (je suis revenue prendre une photo, j’ai oublié pendant la dédicace)

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Fabrice Colin en pleine dédicace d‘A vos souhaits, j’aurai aimé échanger avec lui sur ce livre et sur Confessions d’un automate mangeur d’opium, mais je ne suis pas arrivée au bon moment, tant pis, une prochaine fois ! (Monsieur Colin, j’ai bien reçu Elfes et Assassins, je vous en remercie, je ne manquerai pas de l’emporter avec moi, et au prochain salon où nous serons en même temps, je viendrai en discuter avec vous 😉 )

Il manque quelques photos, j’ai notamment acheté et fait dédicacé Magma par Pierre Brulhet quand il est venu sur le stand des Editions du Riez. J’ai une dédicace d’Elodie Morgen sur l’Artbook Raconté.

Enfin, on a clot la journée en repassant aux Editions de l‘Homme Sans Nom, pour avoir une petite dédicace de Magali Villeneuve illustratrice sur Rose Morte et d‘Alexandre Dainche sur La Dernière Terre :

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Magali Villeneuve

P1110184Alexandre Dainche

Voilà, pour le samedi, le dimanche, nous sommes arrivés à 10h et nous avons fait de derniers achats, puis nous avons tourné pas mal et chercher des auteurs… longtemps. Finalement, pour ne pas rentrer trop tard le soir, on est repartis vers 14h30 mais on a pas pu voir beaucoup de monde. Je retiens que le dimanche, n’est pas le meilleur jour pour voir les auteurs dans l’espace librairie, beaucoup fatigués sont repartis, d’autres profitent de leurs camarades ou encore comme c’était la fête des mères ne sont pas restés. On peut les comprendre. Du coup, si je devais refaire les Imaginales, je crois que ça serait le vendredi et le samedi, avec peut être même arrivée du jeudi et partir le dimanche matin. Et puis aussi j’aimerai assister à des conférences, faire plus de choses au programme. Je ne regrette pas pour autant être restée à la Bulle aux livres, pour les échanges, les bons moments avec les copines, et les auteurs. Juste que ça permettrait de faire plus de choses, de voir plus de monde. Et éventuellement de visiter un peu Epinal qui a l’air d’être une très chouette ville.

Le dimanche, j’ai craqué pour des MPs des Imaginales, pour 2 livres dont je n’ai pas pu voir les auteurs : Porteurs d’âmes de Pierre Bordage et Rue Farfadet de Raphaël Albert. J’ai pris aussi L’Asch Mezareph de Jean-Pierre Favard chez Lokomodo.

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Jean-Pierre Favard

J’ai croisé Vanessa Terral chez le Chat Noir, on a pu discuter un peu du salon, des retours sur ces livres là et au Petit Caveau (son ebook), c’était très sympa de se retrouver 🙂 J’ai ensuite était retrouvé Tiffany Schneuwly chez Nergäl, pour discuter un peu aussi, j’ai pu revoir l’adorable Sklaerenn Baron et rencontrer Cindy Mezni.

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Cindy Mezni, Sklaerenn Baron et Tiffany Schneuwly

Avec Coquelicote, on a discuté avec Anthelme Hauchecorne d’Âmes de Verre que je vous conseille encore vivement et de la suite, de ses projets etc. etc. Puis, je n’ai pas oublié de revenir aux Editions du Riez, me fait dédicacé Par le sang du démon de Virginia Schilli (dernier billet sur le blog, une très jolie découverte), une auteure sympathique.

P1110196Virginia Schilli

Puis il a fallu rentrer avec plein de souvenirs et d’étoiles dans les yeux, j’ai loupé des auteurs que j’espère retrouver tantôt sur d’autres salons mais surtout j’espère retourner un jour aux Imaginales parce que c’est un salon très convivial, sympathique, avec une belle organisation et je suis sure qu’on ne doit pas y ennuyer les 4 jours (il faut voir les sourires des auteurs qu’on croise dans les allées pour comprendre qu’ils sont plus que ravis d’être là et ça tombe bien, nous aussi ^^)

Quelques dédicaces, pas toutes mais quand même :

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Le mal en la demeure (Le cycle des âmes déchues, T1) de Stéphane Soutoul

Éditions du Petit Caveau, 11,90€, 140 pages

Lecture commune avec NyrA/Demoiselle Coquelicote du Blog Sans Grand Intérêt : retrouver son avis ici

4ème de couverture

Sur les terres reculées du domaine de Kreuzburg, une ombre étend son influence maléfique jusqu’entre les murs du manoir Kraemer. Afin de préserver les siens d’une menace plus funeste encore que la mort, le maître des lieux n’a d’autre recours que demander l’assistance d’experts en vampirisme. En ce crépuscule du XIXe siècle, la famille de Lacarme, un clan issu d’une longue lignée d’érudits en occultisme et surnaturelle, fait figure de référence dans la chasse aux nosferatus.

Lorsque Gerald de Lacarme arrive en Allemagne, il est cependant loin de se douter de la sombre aventure qui l’attend. Car le mal qu’il est censé combattre rôde déjà dans les couloirs de la demeure, insidieux, impie… Surtout, il y a la belle Marion Kraemer, si mystérieuse, qui lui chavire le cœur à en perdre la raison. Partagé entre ses tendres sentiments et l’importance cruciale de sa mission, le jeune homme va s’immerger dans le plus terrifiant des cauchemars…

Entre la lumière et les ténèbres, tout peut arriver…

Résumé

Dans une lettre à Edmond De Lacarme, Hans Kraemer demande de l’aide car un étrange mal semble s’être insinué dans sa demeure de Kreuzberg en Allemagne, une menace plane sur sa femme et ses filles. Pour Hans, seul Edmond est capable de comprendre et de lui venir en aide. Edmond trop faible, envoie alors l’aîné de ses fils Gérald à Kreuzberg dans l’espoir que ce dernier puisse leur venir en aide aussi bien qu’il aurait pu le faire. Mais à son arrivée en Allemagne, Gérald perçoit autant d’hostilité de la part du service et de la demeure des Kraemer qu’il est subjugué par Marion la fille de ses hôtes qui l’accueil …

Mon avis

Une très bonne surprise !

Il s’agit d’une novella, un roman court ou une longue nouvelle comme vous préférez. J’ai beaucoup apprécié cette lecture, surtout parce que l’histoire est très bien écrite. L’action se passe en 1898 et on ressent bien l’époque du récit. L’écriture et le style sont parfaitement adaptés. Cela donne vraiment l’impression d’un écrit de ces années-là tout en étant abordable par le lecteur. Une belle écriture, fluide et des phrases bien tournées. J’ai été charmée par la plume de Stéphane Soutoul. Encore plus vrai dans la nouvelle qui complète le récit. J’ai beaucoup aimé, la composition de ce livre, une lettre en ouverture, le récit et une nouvelle pour prolonger la lecture et donner des informations supplémentaires.

L’histoire sans être des plus originales n’est cependant pas non plus trop convenue et on se laisse prendre dans le récit. On a envie de savoir comme cela va se terminer. Et la nouvelle associée est vraiment une belle source de renseignements supplémentaires sur la famille De Lacarme.

On suit donc Gérald qui arrive de France, envoyé en Allemagne par son père affaiblit par une vie sur les routes, qui ne peut répondre en personne à l’appel à l’aide d’Hans Kraemer. Le récit est à la 3ème personne. J’aime assez car on en apprend beaucoup sur Gérald, ses impressions, ses sentiments et ses souhaits mais aussi sur Marion, la famille Kraemer, son personnel à demeure. Le récit est principalement orienté sur le point de vue de Gérald. Pourquoi j’insiste sur cette façon de faire ? Parce que j’ai trouvé que Stéphane Soutoul été très doué pour se mettre dans la peau d’un homme mais aussi d’une femme. En effet, dans la nouvelle qui fait suite au récit, on découvre la sœur de Gérald, sa vie à elle. Et les deux sont super bien retranscrits !

L’atmosphère dans cette histoire est sinistre et pesante, on le ressent très bien, pas angoissant (en même temps, je ne pense pas qu’on cherche à rendre l’histoire angoissante) mais sombre et mystérieuse oui. Le contraste de Gérald avec l’envoutante Marion est d’autant plus réussi je trouve. Les contrastes dans ce livre sont très imagés et superbement décrits, le chaud/ le froid, la douceur/la cruauté, l’innocence/la perversion, la raison/le cœur, et je pourrais encore en citer plein !

On baigne ici dans le genre romantique, pas romance mais une histoire d’amour impossible, triste et belle. Le héros est torturé entre sa mission et son attirance pour Marion, et il a beaucoup de mal à concilier sens du devoir, raison et sentiments. Un beau personnage que Gérald.

J’ai aimé Marion aussi parce qu’elle est spéciale et lutte contre plein de sentiments, elle a un rêve et décide d’aller au bout. Ce qu’elle fait, elle ne le fait pas qu’égoïstement mais quand même un peu, du coup, c’est un personnage fort et complexe.

Les autres personnages du roman et de la nouvelle (que je ne citerai pas pour vous laisser du mystère), bien que plus secondaires sont tous entourés de mystères et de secrets qui nous sont progressivement dévoilés. On retrouve des êtres sombres, des innocents, … le tout ordonné et conté de façon très juste.

Je ne lis pas trop de livre sur les vampires et je suis contente d’avoir trouvé un style, une histoire, des personnages et une intrigue qui me plaise dans ce genre. Et une fin terrible ! Logique et belle.

Un bémol, c’est assez court, on aimerait tellement rester plus longtemps sur le domaine des Kraemer. Je pense que sans la nouvelle, dont l’action se passe un peu après le récit, je serais vraiment restée sur ma faim et j’aurais beaucoup moins apprécié. Je pense que je lirai le Tome 2 du Cycle des âmes déchues pour retrouver la belle plume de Stéphane Soutoul et cette ambiance 19ème particulière. Pour info, les tomes concernent si j’ai bien compris des membres différents de la famille De Lacarme donc on peut tout à fait s’arrêter à la fin du tome 1.

Désolée c’est pas la grande forme ces jours-ci, je n’arrive pas à mettre mes impressions et mes idées comme j’aimerai, je manque cruellement de vocabulaire pour le coup, mais sachez que j’ai beaucoup aimé, ça se lit vite, bien et c’est très beau.

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