Le grimoire des anciens (Sort-Céleri – Maïa Luna – T2) de Frédérique Pinson-Ibarburu

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Corinne Ozenne Editions, 16,50€, 188 pages

4ème de couverture

Après «Sort Céleri», nous voilà, une fois encore embringué dans la vie folle et trépidante de Maïa Luna, qui, pour cette nouvelle aventure nous entraîne dans une poursuite endiablée contre le temps ! Maïa impliquera à nouveau dans son périple, et ce bien malgré eux, ses compagnons d’armes : son fidèle dragon, un pirate caractériel, un mage dévoué et un second envoutant… Entre mer, amour, trahison et vols à dos de dragons, savourez ce nouvel opuscule désopilant des aventures féeriques de Maïa et ses acolytes. Accrochez-vous ça va décoiffer !

Mon avis

Un bon moment de lecture, des qualités mais aussi quelques défauts.

Maïa Luna, sorcière dotée de grands pouvoirs et qui n’a pas la langue dans sa poche, est retenue prisonnière par son ennemi le puissant mage Callaghan. Il la retient dans une geôle d’une de ses demeures et commence à la torturer pour lui faire avouer ce qu’elle sait sur la cachette du Grimoire des Anciens. Ce puissant livre de magie, dont on ne sait ce qu’il contient mais qui est très précieux, ne doit pas tomber en de mauvaises mains sinon il en serait fini de Faërie. Maïa doit donc puiser dans ses ressources pour ne rien divulguer ce que qu’elle aurait appris sur le livre.

Dans sa prison, elle énumère ses « amis » susceptibles de lui venir en aide. Si seulement, elle pouvait utiliser ses pouvoirs pour les prévenir. Il y a Elorn ce dragon de 5m de hauteur qu’elle a sauvé de Callaghan, puis le mage Philibert Turlututu, grand fêtard, guide spirituel et ancien bras droit de Callaghan, le mage Ryan qui entretien une relation amoureuse en pointillé avec la jeune sorcière et qui fut aussi jadis sous les ordres du mage noir et enfin le pirate Jack Rackman, qui en pince pour elle, qui fut son amant mais qui l’a semble-t-il trahit tout récemment. Comment va-t-elle se tirer du bourbier où elle s’est fourrée ? Et qui lui viendra en aide ?

Dans le premier chapitre, c’est Maïa qui nous raconte son histoire, dans un langage oral et fleuri, où elle ne mâche pas ses mots. Ensuite, on a la fois le point de vue de Maïa à la première personne et la description de ce qui se passe pour les autres personnages.

Plusieurs choses m’ont chiffonnées pendant cette lecture. Déjà, c’est un tome 2 et même si l’auteure replace les événements dans le contexte et donne les éléments du livre précédent, je regrette qu’on ne puisse pas trouver le tome 1 chez le nouvel éditeur ne serait-ce qu’en ebook. ça ne m’aurait pas dérangée de me le procurer avant de lire ce livre gagné chez Péléane. Ensuite, j’ai eu du mal avec les mélanges des temps, quand Maïa parle l’auteure utilise le présent et pour le reste c’est écrit au passé, je pense que le récit aurait gagné en fluidité avec l’utilisation unique du présent. Enfin, il y a des coquilles dont une assez récurrente et c’est dommage Callaghan/Gallaghan…

A part cela, j’ai passé un bon moment, c’est une lecture détente, bourrée d’humour dès l’avant-propos. De l’humour et de la dérision Maïa n’en manque pas, elle a un style et une gouaille bien à elle. Et sa vie est mouvementée autant en tant que sorcière avec une grande destinée que sentimentalement ! Et c’est pas rien de le dire ^^ C’est parfois chaud et pas que parce qu’elle va devoir se battre pour sa vie ! Il y a beaucoup d’actions et de rythme. ça bouge pas mal.

J’ai bien aimé les personnages développés par l’auteure, chacun avec son caractère, on découvre là une belle galerie de personnages, excentriques et loufoques. Ma préférence va à  Elorn et Philibert ^^ J’aurais bien aimé que le méchant fasse un peu plus peur/flipper et pourquoi pas avoir aussi son point de vue. Autre chose, malgré le titre, on n’apprend pas encore grand chose sur Le grimoire des anciens 😦

Merci à Péléane et les Éditions Corinne Ozenne pour le concours et la découverte. Et vous, vous connaissiez ? Vous l’avez lu ?

 

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Métamorphoses de Samantha Bailly

metamorphosesBragelonne, 25€, 550 pages

4ème de couverture

Dans la cité de Lyneroy, les commerces éclatants cohabitent avec les plus sombres marchés noirs…

Sonax a treize ans lorsque sa vie bascule. Jeune garçon androgyne destiné à suivre une voie dans la banque, il quitte tout pour le théâtre solaire, un lieu où il se découvre une nouvelle famille. Mais derrière la scène, entre faux-semblants et jeux de pouvoir, la réalité d’Hélderion n’a rien à envier aux drames qui se jouent sur les planches. Il ignore alors à quel point il va devoir apprendre à jouer un rôle en permanence, en découvrant les dangereuses coulisses de la cité la plus riche du royaume.

Entraîné dans des intrigues politiques qui le dépassent, il sera changé en polymorphe, un être capable de modifier son apparence à volonté…

Car quel acteur n’a jamais rêvé de contrôler l’histoire au gré de ses métamorphoses ?

Mon avis

Sonax est un petit garçon qui vit avec sa sœur Perle et leur mère Uria qui tient une des banques de la ville. Uria est une femme froide et très attachée à sa fonction, à son métier. Elle ne passe pas beaucoup de temps avec ses enfants. Mais on sent qu’elle doit faire face à plus qu’un problème ou d’une contrariété. Sa fille Perle est née aveugle et en Helderion c’est très mal vu. L’Astracanisme la religion unique d’Heldérion enseigne qu’à leur mort, les gens se réincarne sur leur étoile respective. Il est alors important de lui adresser ses prières, les yeux tournés vers elle. Mais Perle ne peut pas, ce qui la met à part des autres enfants de son âge.Toutefois, elle n’en a pas conscience car le petit garçon essaie au maximum de protéger sa soeur de sa « différence ». Uria surprotège la petite fille, pour cette femme autoritaire, la petite est fragile et incapable de se débrouiller seule. Alors que  Perle réussit parfaitement a se gérer seule, à se déplacer seule dans la maison. Sonax s’oppose de plus en plus à sa mère. Et tout cela est source de conflit. Malheureusement, un jour, une dispute entre entre la mère et ses enfants va aboutir un drame. Sonax en sera si affecté qu’il ne supportera plus de rester dans la maison familiale et décidera de fuir.  Il va retourner au théâtre solaire là où avec Perle, il avait vu une pièce et trouver cet univers tellement magique. Parce que lui aussi est différent des autres enfants, il arrivera à se faire embaucher par  le directeur du théâtre avec l’appui de Jaspe, la fille de ce dernier.  Sonax se découvrira là une passion pour jouer des rôles. Une seconde famille aussi. Mais bien vite des intrigues politiques qui ne soupçonnait même pas vont changer son destin…

J’ai adoré retrouvé l’univers d’Oraisons pour lequel j’avais eu un véritable coup de coeur.

Attention, je déconseille de lire Métamorphoses avant Oraisons, il y a certes, un véritable approfondissement de l’univers créé par l’auteure : la politique, les dessous des dirigeants, le personnage de Sonaw,… Métamorphoses permet de développer ce qu’Oraisons parfois n’effleurait, cependant, on recoupe fortement sur l’intrigue d’Oraisons au risque important d’être spoiler sur les mystères de ce premier opus. A vous de décider en tout cas, moi, je pense qu’il faut d’abord sauter sur Oraisons 🙂

J’ai vraiment adoré en découvrir plus sur le personnage ambigu de Sonax Jaspe qu’on croisait dans Oraisons. C’est un personnage très intéressant. On comprend vite qu’il n’a jamais vraiment été libre. D’abord, il se fait un devoir de protéger sa soeur. Il pense peu à lui. Puis, il est « exploité » par le théâtre solaire, il a tant de succès que le directeur le sort partout pour faire de la publicité, pour gagner de l’argent. Puis, Sonax est mêlé à des enjeux politiques qui le dépasse et devient polymorphe. Il est alors, sans vraiment le vouloir mais sans se rebeller non plus, le jouet de la Grande Jadielle, l’épouse de l’Astracan, le dirigeant d’Heldérion.  Puis, il est prisonnier de son addiction pour le jeu des 4 Vents. Finalement, il a toujours été un instrument vers un autre destin. Mais quelle vie bien remplie ! Comédien le plus doué, trafiquant le plus recherché, l’ami le plus fidèle…

Il aura quand-même une phase de rébellion mais il est toujours pris dans un engrenage qui le dépasse. Ces années les plus belles sont celles du théâtre mais le récit devient vraiment intéressant quand il prend la direction des enjeux politique, des intrigues, quand Sonax devient polymorphe et découvre ce qui se cache derrière les jeux de pouvoir… Une vie remplie certes, mais que d’émotions et de sentiments il traverse. Perte, doute, pouvoir, gloire, … tout cela va le construit comme toutes ces mêmes choses pourraient le démolir.

Sonax est vraiment un personnage charnière dans l’univers de Samantha Bailly. Elle réussi en faire LE personnage le plus important de ses deux romans. Celui qui joue avec les possibles, qui créé l’Histoire, qui tire les ficelles… Métamorphoses est vraiment un approfondissement d’Oraisons.  Au début j’ai trouvé que la vie de Sonax était sympathique mais qu’il n’y avait pas assez d’ancrage avec Oraisons. Ce complément devient vraiment passionnant et permet un nouvel éclairage sur les événements d’Oraisons, sur tout ce qui est caché derrière la première histoire.

C’est à s’interroger sur le travail de l’auteure. Le rôle de Sonax est vraiment déterminant, sa place importance et la construction du récit est maitrisée, l’auteure réussit magistralement bien à faire le lien, à faire que tout soit cohérent. Il y a même des passages, des dialogues qui sont similaires dans les deux livres et j’ai vérifié ! On a tellement l’impression que Métamorphoses était déjà là quand elle a écrit Oraisons, c’est vraiment réussi !

Un autre personnage se démarque du roman et le lecteur d’Oraisons sera ravie d’en savoir plus sur elle : la grande Jadielle. Elle est réellement une énigme dans le premier livre et là, on la découvre. On apprend ce qu’elle est, ce qu’elle subit, ce qu’elle doit affronter. Ce n’est pas un personnage qu’on apprécie forcément mais elle est touchante et distante à la fois. C’est un personnage vraiment complexe. Ces actes ne sont pas toujours très cohérents. Elle a par exemple, une véritable obsession pour le jeu des 4 vents. Elle réussit à en créer un. Mais ne parvient pas à le maitriser. (d’ailleurs est-ce vrai ou non ?) et fini par s’en débarrasser.  Nous manipule-t-elle autant qu’elle manipule les protagonistes de l’histoire ?

J’ai vraiment adoré l’univers de Samantha. Et son imagination, cet univers. L’Astracan, le fanatisme religieux, le pouvoir, le côté ambivalent des personnages qui oscillent entre bien et mal.  Rien n’est jamais simple. Elle s’amuse avec ses personnages et prend des risques également. Et puis, il y a toujours un animal mignon : Dune ❤

Elle a réussi à imaginer la vie d’un personnage secondaire qui finalement est celui qui tire les ficelles. L’oeuf ou la poule vous voyez ? Qui est le premier, qui est le second? Dur de savoir quand les deux sont si habilement imbriqués !  Le récit comme Oraisons est  soigné, il y a beaucoup de détails, certains trouveront peut-être même qu’il y en a trop !  La vie, l’existence du personnage de Sonax est vraiment creusé. On découvre où il va, son destin. Mais aussi qui il est : sa sensibilité, ses fêlures, son don …  Le récit est dense, étoffé, habillement travaillé. Je n’ai pas eu le coup de coeur que j’avais eu pour Oraisons mais on en est pas loin. Il est différent et la fois similaire au premier. Il y a vraiment des réflexions sous jacente à l’histoire, un fond, des idées, des idéaux.  Des thèmes forts comme pour Oraisons, la peur des autres, le besoin de certains d’abuser des autres, les illusions, la sensation de puissance, le besoin de protéger ceux qu’on aime, la folie…

J’ai adoré le jeu des 4 Vents, comme un tarot divinatoire, il peut aider, ou perdre son utilisateur. Cela m’a même donné envie d’en acheter un. Espérons que je ne vive pas l’addiction de Sonax pour ce dernier car elle est terrifiante. J’ai apprécié Sonax et son ambiguïté. C’est un garçon simple et jovial mais qui va vivre des choses fortes, qui va devenir quelqu’un d’important tout en étant dans l’ombre. A la limite du bien et du mal parfois… Je suis toujours impressionnée par le talent de l’auteure, par sa maîtrise de son univers. Je pense vraiment lire de nouveau la plume de Samantha peut-être avec la trilogie Pluie.

L’épreuve : Le remède mortel de James Dashner

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Pocket Jeunesse, 383 pages, 18€50

4ème de couverture

LE TEMPS DES MENSONGES EST TERMINÉ. Le WICKED a tout volé à Thomas : sa vie, sa mémoire et maintenant ses seuls amis. Mais l’épreuve touche à sa fin. Ne reste qu’un dernier test… Terrifiant. Cependant, Thomas a retrouvé assez de souvenirs pour ne plus faire confiance à l’organisation. Il a triomphé du Labyrinthe. Il a survécu à la Terre Brûlée. Il fera tout pour sauver ses amis, même si la vérité risque de provoquer la fin de tout.

ATTENTION RISQUE DE SPOILERS !

Résumé

Thomas se retrouvé enfermé dans une pièce blanche impersonnelle avec uniquement un bureau. Il attend. Des heures, des jours, il ne serait pas dire. De quoi vous rendre fou. Mais juste quand Thomas pense attendre son point de rupture. Il est libéré. Il peut rejoindre ceux qui ont survécus à la Terre Brûlée. Peu de temps après, on leur apprend que s’ils le souhaitent, l’organisation va leur rendre la mémoire. Thomas fait le choix de refuser. Il a récupéré bien assez de souvenirs pour ne pas avoir envie de découvrir qui il était et surtout il n’a absolument plus aucune confiance en le Wicked. L’organisation accepte son choix… mais finalement décide de le contraindre à obtempérer. C’est alors le début de la fin. Tom cherche à s’échapper et sa fuite va le conduire vers la Vérité.

Mon avis

Bonne lecture mais comme pour les autres tomes, sans plus. Je n’ai pas été conquise par cette trilogie, même si je ne me suis pas non plus ennuyée.

Ici encore, l’histoire reprend exactement là où l’aventure de Thomas en Terre Brûlée se terminait. Thomas est enfermé dans une chambre où il a beaucoup le temps pour réfléchir, à presque en perdre la raison. Il comprend de plus en plus aisément que le Wicked l’étudie lui et les autres, analyse ses réactions, ses choix. Son isolement le rend encore plus furieux contre le Wicked. Il n’en peut plus d’être un cobaye. De plus, il est déçu du comportement de certains de ses amis et à désormais du mal à leur faire confiance.

Quand il est enfin libéré de son emprisonnement, lui et les rescapés du groupe ayant survécu à la terre brûlée apprennent que le Wicked a décidé de leur rendre leurs souvenirs. Pourquoi ? Les raisons sont plus que floues. Mais Tom et deux autres compagnons refusent catégoriquement de recouvrer la mémoire. Surtout Tom qui ne se sent pas d’affronter, du moins plus qu’il n’en sait déjà, celui qu’il était avant. Cependant, ceux qui l’ont déçus dans l’épreuve de la Terre Brûlée continuent en décidant de retrouver leurs souvenirs. Non décidément, Tom ne les reconnait plus. Les 3 blocards sont séparés des autres.  Ils décident de s’enfuir. Avec l’aide improbable de quelqu’un du Wicked, ils découvrent que ceux qui ont récupérer la mémoire se sont déjà partis, les abandonnant.

Entre temps, on leur a révélé que tous ont la Braise, ce qu’ils savaient déjà depuis le début de la seconde épreuve, mais aussi que certains sont immunisés, d’autres pas. Et une chape de plomb s’abat sur ces derniers et sur Tom qui se rend compte qu’il risque de perdre des gens qui lui sont proches… Les 3 blocards accompagnés par des membres rebelles du Wicked s’échappent vers Denver. Ville où le fléau de la Braise est contenu à l’extérieur des remparts. Là-bas, ils vont chercher un homme qui pourra les aider à stopper le contrôle que le Wicked a sur eux.  Là-bas également, ils vont retrouver quelqu’un qu’ils ne s’attendaient pas à revoir…

Comme les tomes précédents, le récit est très rythmé. Le remède mortel est une lecture très rapide, les chapitres sont courts et il y a de l’action.  De nouveau, le lecteur en apprend un peu plus sur la Braise, ce qu’elle fait aux hommes. Sur les éruptions solaires et le chaos qui ont donné naissance à la Terre Brûlée. Mais aussi sur le Wicked, sa mission, ses mensonges. On retrouve le courage des blocards, leur volonté de se battre, de survivre, leur envie de retrouver une vraie liberté. Mais le monde semble progressivement sombrer dans l’anarchie et le chaos. Arriveront-ils à s’en sortir? Y a-t-il encore de l’espoir ?

Ce tome ne va pas épargner le lecteur, il va y avoir des pertes du côté des blocards, chez certains amis de Thomas. Mais bizarrement, ces disparitions n’ont pas réussi à me toucher. Peut-être parce que progressivement Tom se détache de tout et des autres. A être trop manipulé, balloté dans tous les sens, entre ce qui est vrai, faux ou commandé par le Wicked,  il n’arrive plus à ressentir toutes les émotions qu’il devrait avoir. Ou bien est-ce un effet secondaire de la Braise ? Bref, je n’ai pas été plus émue que ça de certaines morts, alors que je m’étais pour un personnage du moins, dans le 1, très attachée à lui.

Mon gros bémol, en plus de trouver que l’histoire pourtant très sympa, n’est pas aboutie, c’est le manque d’émotions, tout ce que je n’ai pas ressenti, appréhension, peur, tristesse. Pour moi, de nouveau, il manque plein de choses. Oui, c’est agréable à lire et c’est rapide mais ça l’ai peut-être un peu trop. Quitte à faire une trilogie pourquoi ne pas développer plus? Là,on pourrait facilement se contenter d’un livre avec les trois. Il y a plein de choses qui auraient méritées d’être creusées, de donner aux lecteurs les réponses attendues. De plus, certaines choses ne m’ont pas parues cohérentes. En dehors de ça, on ressent très bien la folie, la perte de repère de certains personnages, l’extrémisme de certains autres.

Les réactions de Tom, ses liens avec les autres qu’il s’agisse des membres du Wicked ou ses compagnons, toute sa psychologie bien décortiquée, détaillée, le caractère d’autres personnages, c’est sans doute, le côté le plus intéressant de la trilogie pour moi. Sinon, je reste un peu sur ma faim. Et comme pour le 2, ce n’est pas assez tordu. Les suites ne sont pas à la hauteur du premier. La fin est satisfaisante, bien que trop « facile » et trop rapide. Cependant, elle reste cohérente avec l’ensemble.

Même si je suis contente d’avoir lu et terminé cette trilogie, je ne pense pas qu’elle me marquera des années. Le 1 est clairement le plus original, oppressant et intriguant. La suite est, pour moi, pas à la hauteur. J’ai vu qu’une sorte de préquel était sorti, pourquoi pas, mais au regard des avis déjà tombés, je risque de rester de nouveau sur ma faim.

L’épreuve : La terre brûlée de James Dashner

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Pocket Jeunesse, 414 pages, 18€50

4ème de couverture

Thomas et les autres survivants regretteraient presque la vie dans le Labyrinthe. Ils avaient de la nourriture, un abri et une certaine sécurité… Or le monde qu’ils découvrent à l’extérieur a été ravagé par l’apocalypse. La terre est dépeuplée, brûlée par les éruptions solaires et par un nouveau climat ardent. Plus de gouvernement, plus d’ordre… et des hordes de gens infectés en proie à une folie meurtrière qui errent dans les villes en ruine.
Au lieu de liberté, Thomas et les autres se trouvent confrontés à une nouvelle épreuve imaginée par le WICKED. Ils doivent traverser la Terre Brûlée, la zone la plus dévastée, pour atteindre un refuge sans doute paradisiaque. Mais l’atteindront-ils à temps malgré tous les obstacles qui se dressent sur leur route?

ATTENTION RISQUE DE SPOILERS !

Résumé

Thomas a été séparé de Thérésa et avec les autres garçons a été conduit dans un dortoir pour passer leur première nuit hors du labyrinthe. Encore sous le choc des épreuves et des premières visons du dehors, Thomas peine à s’en dormir. Heureusement, il y a sa connexion avec Thérésa. Mais en pleine nuit, elle lui lance un appel de détresse et ensuite… Thomas n’arrive plus à communiquer avec elle. Un mouvement de panique le réveille totalement, des fondus tentent de pénétrer dans leur dortoir. De plus, ils sont enfermés dans leur chambre. Quand ils arrivent à sortir et se réfugier dans le réfectoire, Tom s’attend à tomber sur la porte du dortoir de son amie. Mais à la place de trouver Thérésa, il découvre Aris le seul garçon du groupe B. Car il n’y avait pas qu’un labyrinthe mais 2 ! Après cette révélation, des phénomènes étranges vont se produire. Et si finalement, l’épreuve n’était pas terminée ?

Mon avis

Comme pour le premier tome, c’est une bonne lecture mais sans plus.

L’histoire reprend exactement là où l’aventure de Thomas et ses compagnons d’infortune se terminait. Dans le dortoir du baraquement, ils ont le sentiment d’être enfin sortis de l’enfer. Cependant, Tom ne peut plus compter sur le soutien de Thérésa qui a été emmenée dans un autre dortoir et il pense beaucoup à ceux qui n’ont pas survécu. Après une nuit agitée où des fondus ont tenté de s’introduire dans leur baraquement, Tom découvre que Thérésa n’est plus là, et il n’arrive plus à communiquer avec elle. A la place, il rencontre Aris, le seul garçon du groupe B, ceux qui étaient dans un autre labyrinthe et qui comme eux ont réussi à s’en échapper.  Sans doute que Thérésa se trouve désormais avec les autres filles survivantes.

Des phénomènes bizarres se passent dans les pièces du baraquement, des choses apparaissent et disparaissent comme par enchantement. Après une nouvelle nuit au sommeil agité, et alors que la faim tenaille les blocards, apparaissent dans le réfectoire des vivres et un homme habillé de blanc qui semble attendre le bon moment pour expliquer sa présence derrière un mur transparent.

Comme Tom et les autres commençaient à s’en douter, l’homme va leur annoncer que les épreuves ne sont pas finies. Le lendemain, il devront traverser un transplat direction : la Terre Brûlée. Ils devront la traverser en un temps donné et se débrouiller pour survivre sur cette terre hostile. Ils apprennent également que tous ont la Braise, la maladie qui fera d’eux des fondus. Mais ceux qui arriveront au bout de l’épreuve pourront bénéficier d’un remède. Le cauchemar des blocards survivants commence alors…

J’ai passé un bon moment, comme le 1er tome, ça se lit vraiment rapidement. Le deuxième roman présente un peu plus d’actions que le 1er. Le lecteur aura sa dose de phénomènes cauchemardesques. J’ai bien aimé la description de la Terre Brûlée, de son climat, son aridité, … bien aimé également avoir des informations sur la Braise, ses conséquences sur les humains. Les actions s’enchaînent et le récit est très rythmé. On découvre de nouveaux personnages, ce qui donne un souffle nouveau au récit. Intriguants, menaçants, agaçants, auront-ils de l’importance dans l’aventure ?

Ce récit m’a confirmé que je préfère Tom, Minho et Newt aux autres personnages. Leurs joutes verbales sont vraiment sympas. Thérésa m’agaçait et donc je n’ai pas été déçue de la voir moins dans ce tome. Le gros plus de l’histoire, à part découvrir que les épreuves ne sont pas finies, que la Braise est horrible et qu’on les manipule toujours, ce sont les rêves de Thomas. Il découvre des brides de son passé et le lecteur commence à comprendre certaines choses. J’ai bien aimé ne pas savoir à qui me fier. Qui fait parti du Wicked ? Qui est manipulé et pourquoi ? Qui était-il avant le labyrinthe ?

Par contre, j’ai trouvé l’histoire pas vraiment aboutie. Déjà cette histoire de double labyrinthe, de tatouages sur la nuque, de traque, on s’attend à tellement plus d’affrontement entre les « clans » que j’en suis sortie un peu déçue. Puis, on leur signifie de ne se fier à rien de ce qu’ils pourraient voir etc. et cet aspect tordu n’est vraiment pas assez développé et c’est dommage. Ne parlons pas du sauvetage… Quel manque de crédibilité ! Ou alors voilà encore un élément sous exploité.

Si la psychologie des personnages : leurs réactions, leurs décisions, voir comment ils se comportent est vraiment intéressant, j’aurai aimé plus de choses tordues, plus de surprises qui pour moi aurait été plus cohérent avec la mission de Wicked et le 1er tome. J’ai préféré le premier tome plus original. Là on sait trop vite certaines choses, ça manque de suspense et ça fait retomber un peu l’envie. J’aurai bien aimé aussi avoir d’autres points de vue que celui de Thomas, comme ce que pense Minho, ce que vit Thérésa ou les filles (maintenant qu’on sait qu’il y a deux groupes), ce qui se passe vraiment au Wicked. Bref, c’est sympa mais trop light. Pour vraiment me plaire, il y aurait fallu plus de développement.

La fin m’a laissé perplexe du coup, j’ai enchainé avec la suite et fin, histoire de savoir où l’auteur voulait m’emmener et de finir la trilogie. On se retrouve donc très vite avec mon avis sur Le remède mortel.

Divergente tome 3 : Allégeance de Veronica Roth

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Nathan, 468 pages, 16€90

Attention Spoiler surtout si vous n’avez pas lu du tout ^^

4ème de couverture

Tris et ses alliés ont réussi à renverser les Érudits. Les sans-faction mettent alors en place une dictature, imposant à tous la disparition des factions. Plutôt que de se plier à ce nouveau pouvoir totalitaire, Tris, Tobias et leurs amis choisissent de s’échapper. Le monde qu’ils découvrent au-delà de la Clôture ne correspond en rien à ce qu’on leur a dit. Ils apprennent ainsi que leur ville, Chicago, fait partie d’une expérience censée sauver l’humanité contre sa propre dégénérescence. Mais l’humanité peut-elle être sauvée contre elle-même ?

Résumé

Les sans-factions ont réussi à prendre le contrôle de la Ville. Tris et ses amis ont réussi eux à diffuser le message tant protéger par les Érudits. Ce dernier présente un appel à l’aide passé aux divergents. Que va choisir de faire Tris après toutes les épreuves qu’elle a vécu ? Est-ce que cela vaut le coup de sortir de la Ville ?

Mon avis

Mitigée sur ce tome, je suis.

Après avoir découvert et diffusé le message d’Edith Prior, Tris et ses amis sont jugés par les Sans-Factions qui ont pris le contrôle de la Ville après avoir renversé les Érudits avec l’aide de tous ceux opposés à la façon de penser de Jeanine. Les Sans-Factions décident de supprimer les Factions, chacun devra participer à l’effort collectif, se couper d’une identification par un style vestimentaire mixte et respecter un couvre-feu. La situation n’est pas forcément plus enviable qu’au temps des factions. Sans arme, ceux qui aiment et ne veulent pas voir disparaître leur système de vie ne peuvent pas faire grand chose.

Il devient alors évident pour Tris, Tobias, Christina et les autres qu’ils doivent tenter une sortie au delà de la clôture, savoir ce qui se passe à l’extérieur et si vraiment les gens de l’extérieur ont besoin des divergents. Ils décident donc de s’enfuir et découvrir la vérité sur leurs origines. Une fois de l’autre côté, passé l’ancien secteur des Fraternels, ils découvrent des vestiges de civilisation (route, voie ferrée, bâtiments,…) et tombent sur une ancienne connaissance de Tobias. Ils vont être emmenés par une organisation qui va enfin leur révéler qui ils sont, pourquoi ils sont confinés dans la Ville. A force de creuser, les anciens insurgés vont bientôt découvrir bien plus sur l’humanité et leurs différence.

Je n’en dirai pas plus pour l’histoire, je pense que déjà c’est trop mais c’est difficile de donner son avis sans fournir une petite base de description.

Dans ce dernier tome, il y a des choses que j’ai beaucoup aimé et d’autres qui m’ont laissée perplexe. Commençons parce ce que j’ai aimé, le double point de vue narratif. Il donne un nouveau rythme à la saga. C’est pas mal d’être dans la tête de deux personnes même si parfois, je ne savais plus qui j’étais en train de suivre. J’ai bien aimé en savoir ainsi plus sur le second personnage que l’on suit. Par contre, du coup, on se doute tout de suite du pourquoi du choix de l’auteur.

J’ai bien aimé le propos sur la différence des gens, sur ce qui les caractérisent : leur personnalité ou la science ? Qui est-on ? Le fruit de l’éducation de nos parents et de la société ? Ou sommes-nous tous différents, déficients, normaux? Pouvons-nous faire nos propres choix, tracer notre propre destin ? Et aussi, peut-on changer les choses ? Quand tout est fixe depuis des décennies, peut-on encore faire évoluer les consciences ?

J’ai beaucoup aimé aussi savoir la Vérité, connaître le pourquoi de la Ville. Et enfin, j’ai été très en empathie avec Tris, Tobias et Christina. Je dois avouer que je n’arrive pas à trouver Tris pénible et soulante. En fait, je trouve que l’auteur a su lui faire avoir les réactions qui vont bien avec ce qu’elle vit. Beaucoup d’émotions, souvent contradictoires, qu’elle n’arrive pas toujours à analyser. Je me suis beaucoup attachée à elle. A la rigueur, si quelque chose m’a lassé, ce sont plutôt les crises entre les héros mais bon, ça c’est moins côté « j’aime pas les romances » qui ressort. Je me suis aussi beaucoup plus attachée aux personnages secondaires dans ce tome que dans les autres. Et encore une fois, mon petit cœur n’a pas survécu à tout le flot de morts, de drames, de combats intérieurs. Et oui, je l’avoue, j’ai pas mal pleuré à la fin de ce dernier tome.

Enfin, j’ai grandement apprécié la fin. Non, c’est mal formulé. J’ai apprécié ce qu’en a fait l’auteur, elle n’a pas choisi la facilité et j’ai vraiment préféré cela. Pour moi, ça ne pouvait pas en être autrement. Par contre, et là on en vient à un peu plus de négatif. Voici ce qui fait de ma lecture, un bon moment mais qui me laisse une impression mitigée. J’ai trouvé la résolution du conflit dans la Ville bâclée, vite expédiée… Vraiment, je m’attendais à autre chose après avoir lu les deux premiers tomes. Et puis, une fois encore, pour moi, certaines choses ne sont pas assez développées ou creusées. De ce fait, parfois, j’ai eu comme l’impression que les faits tombaient du ciel.

Et puis, comparé aux deux tomes précédents, je me suis ennuyée sur plus de la moitié du livre. Je suis d’accord, il faut un temps d’adaptation à un nouvel environnement mais il faut avouer qu’il ne se passe pas grand chose à part les brouilles entre les protagonistes. Et là, on comprend tout de suite que c’est le calme avant la tempête. Cela et d’autres choses font qu’on s’attend quand même beaucoup à ce qui va se passer pour les personnages. On voit venir les choses de loin, c’est un peu dommage par rapport aux tomes 1 et 2, qui étaient plutôt surprenant. Il y a bien encore un ou deux points mais je ne peux pas les expliciter sans rentrer dans les détails de l’histoire.

Alors oui, mon impression sur ce tome est mitigée mais j’ai beaucoup aimé l’ensemble de la saga. Elle aurait mérité parfois d’être un peu plus développée mais sans doute que cela aurait nuit au rythme de la série. Tris, Tobias et les autres vont me manquer ^^

Je voulais remercier ma Topine Amandine pour le prêt des 3 tomes, que j’achèterai peut être en poche pour les avoir. Dans quelques années. Merci beaucoup.

Divergente tome 2 : Les insurgés de Veronica Roth

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Nathan, 464 pages, 16€90

4ème de couverture

Le monde de Tris a volé en éclats.
La guerre a dressé entre elle les factions qui régissent la société, elle a tué ses parents et fait de ses amis des tueurs.
Tris est rongée par le chagrin et la culpabilité. Mais elle est Divergente. Plus que tout autre, elle doit choisir son camp. Et se battre pour sauver ce qui peut encore l’être.

Résumé

Tris se réveille dans le wagon qu’elle partage avec ceux qui ont pu fuir avec elle. Ils doivent se cacher quelques temps chez les Fraternels. Que faire maintenant que les deux des Factions ont agressés un troisième? Faut-il chercher de l’aide parmi ceux qui restent ? Ou encore chez les Sans-Factions ?

Mon avis

Encore une bonne lecture !

Encore une fois, le 4ème de couverture en dit bien trop pour celui qui n’a pas lu le 1er… C’est sur, ce n’est pas simple de ne pas dévoiler un peu du 1, mais quand même, il y a certaines choses que le lecteur peut apprendre lui-même… Espérons que je fasse pas la même chose ici, ce n’est jamais simple avec une suite.

Tris et Tobias ont réussi à sortir de l’enceinte des Audacieux en emportant les données des Érudits concernant la Simulation qui a provoquée le chaos entre les factions. Dans la fuite, Tris a laissé dernière elle bien plus que sa faction. Le reste de son innocence et de son insouciance. Déjà que l’initiation chez les Audacieux les avait bien entamés. Maintenant pour elle et ceux qui ont réussi à survivre, c’est la fuite et le doute qui les attendent. Que faire ? Se cacher ? Mener la guerre ? Choisir un camp ? En quoi croire ? Découvrir pourquoi la faction de la soif de connaissance et qui était censée améliorer le quotidien des factions a soudainement déclenché une guerre ?

La relation naissante entre Tris et Tobias pourra-t-elle survivre à tout cela ? A ce que Tris a du faire ? Et peut-être à ce qu’ils seront forcés d’accomplir ? Qui devra encore payer pour la soif de pouvoir des uns ? la quête de la Vérité des autres ? Et si l’enjeu de tout cela était finalement bien plus troublant ? bien plus complexe ?

Le lecteur suit Tris. Il est vraiment à ses côtés dans ses choix et ses doutes. Je me suis attachée à elle plus que dans le 1er tome, peut-être parce qu’ici je ne connaissais pas son histoire. J’ai versé quelques larmes parfois tellement ce qu’elle ressent, vit et subit est chargé en émotion. Elle a du faire des choix qui pèsent sur sa conscience. Et même si elle donne d’elle l’image d’une intrépide, d’une jeune fille courageuse depuis la fin du premier tome, elle n’en reste pas moins fragile, humaine et éprouvée par ce qu’elle a vécu. Sa divergence se révèle à la fois une force, une chance et un danger. Elle est capable de comprendre plus de choses, d’analyser les situations plus facilement. Mais elle est aussi jeune et peu de monde lui accorde du crédit. Une différence synonyme, paradoxalement, de peur et d’espoir.

La société de Tris et des autres vole de plus en plus en éclat dans ce tome. On se rendait bien compte dans le premier que le fonctionnement du système n’était pas sans défaut, que diviser la population en 5 factions ne pouvait pas vraiment fonctionner. Si on comprend pourquoi cela ne pouvait pas vraiment perdurer, le lecteur va aussi peu à peu découvrir comment ils en sont arrivés à cette société.

Personnellement, je n’avais pas suivi la sortie des romans et je ne savais donc pas à quoi m’attendre. Je suis agréablement surprise par la tournure de l’intrigue. J’ai beaucoup apprécié où veut finalement en venir l’auteure et je vais enchaîner sur le dernier tome pour enfin savoir le fin mot de l’histoire.

Même si j’aurai parfois bien aimé un peu plus de développement, j’ai passé un très bon moment de lecture. Ce manque de développement est un atout et un défaut pour moi. Un atout parce que cela donne un récit très rapide, très fluide, très rythmé. Le lecteur est toujours tendu, le récit toujours dans l’action. Mais c’est aussi un peu un défaut parce qu’on ne creuse pas assez certains points de vue, certains passifs. Et c’est un peu dommage, parce que cela donnerait encore plus de profondeur au récit. L’avantage c’est que du coup, c’est très vite lu. Parfois, l’inconvénient c’est que c’est aussi très vite oublié. Ce qui fera certainement la différence ici et que je n’oublierai pas trop vite cette histoire, c’est que la personnalité de Tris m’a vraiment plu. Cela et aussi le fait que Veronica Roth ne ménage pas ces personnages. Et c’est le moins qu’on puisse dire. S’attacher à quelqu’un peut vite vous le faire regretter. Il y a beaucoup de personnages secondaires et vraiment certains que j’aimerai suivre jusqu’au bout ^^ mais est-ce que cela sera possible ? Suspense.

Je vais terminer cette chronique ici, assez courte mais je pense que si je creuse mes propos, je vais trop en dire, j’en ai déjà sans doute trop dit. On se retrouve vite avec mon avis sur la fin puisqu’il va s’agir très certainement de ma prochaine lecture.

L’épreuve : Le Labyrinthe de James Dashner

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Pocket jeunesse, 404 pages, 18,50€

4ème de couverture

Thomas, dont la mémoire a été effacée, se réveille un jour dans un nouveau monde où vivent une cinquantaine d’enfants. Il s’agit d’une ferme située au centre d’un labyrinthe peuplé de monstres d’acier terrifiants. Les ados n’ont aucun souvenir de leur vie passée et ne comprennent pas ce qu’ils font là. Ils n’ont qu’un seul désir, trouver la sortie. Pour ce faire, les coureurs parcourent chaque jour le labyrinthe pour en dresser les plans – des plans qui changent sans cesse, puisque les murs se déplacent chaque nuit. Le risque est grand mais, dès son arrivée, Thomas a une impression de déjà-vu, il sait qu’il veut être coureur et résoudre l’énigme du labyrinthe.

Mon avis

Une bonne lecture mais sans plus.

J’ai lu le livre après avoir vu le film, ceci explique peut-être cela (ou pas, on ne le saura jamais !!) et même si j’ai passé un bon moment, que la lecture a été facile et rapide, elle ne m’aura pas laissée non plus trop de souvenirs ou complètement marquée. En fait, du coup, j’ai surtout en tête les différences avec le film.

Le lecteur découvre Thomas, un jeune garçon qui se réveille dans le noir, dans une sorte de boite métallique qui se met rapidement à bouger et il ressent la sensation de monter. Thomas ne se souviens pas de ce qu’il fait dans cette boite. En fait, il ne se souvient que de son prénom. Quand la boite s’immobilise enfin, la trappe du dessus s’ouvre. Et de nombreux garçons l’observent. Thomas se sent au bord de la panique car s’il comprend les jeunes garçons, il ne pige pas certains mots et encore moins le nom du lieu où il a atterri : le Bloc. Commence alors pour Thomas, une période d’adaptation pendant laquelle il va découvrir son nouveau monde (nouveau il le sait même s’il a oublié l’ancien), rencontrer les gars du Bloc. Assez nombreux car un garçon arrive tous les mois par le même moyen qu’à emprunter malgré lui Thomas : la boîte. Tous les garçons le traitent de tocard, c’est le bleu, le petit nouveau et tout le monde n’est pas tendre avec lui. Ils le testent et le charrient beaucoup. Certains garçons  vont progressivement lui montrer les lieux et surtout les portes du Labyrinthe qu’il ne devra jamais franchir. Car le Bloc est en fait le cœur du Labyrinthe.

En peu de temps, Tom va devoir se familiariser avec les tâches et les devoirs de chaque membre au sein du Bloc. Il va devoir participer à l’effort commun, s’habituer à la vie à la dure, en groupe mais aussi découvrir quelle « fonction » il va exercer dans le Bloc. Tout cela en conjuguant avec Gally, un des anciens qui le déteste et Alby le plus vieux du groupe, qui lui aussi ne semble pas le porter dans son cœur. Mais comment cela est possible, puisque comme Thomas, les garçons n’ont pas de souvenirs de leurs vies d’avant. Pourquoi autant d’animosité envers le dernier arrivant ?

Heureusement, Tom pourra compter sur Chuck, un jeune garçon arrivé juste avant lui et sur l’aide ponctuel de Newt. Thomas ressent des choses depuis son arrivé au Bloc qu’il ne s’explique pas. Il se rend vite compte que parmi tous les « métiers » exercés dans ce lieu mystérieux et étrange, c’est être coureur qui l’attire. Mais on ne devient pas coureur du jour au lendemain. Il faut avoir la confiance des anciens. Autrement dit, pour le dernier arrivé, c’est quasiment mission impossible. Et puis qui aurait envie d’être coureur ? En effet, cette fonction signifie parcourir le jour le Labyrinthe, en retenir le tracé et prier pour en sortir avant la nuit et la fermeture des portes. Parce qu’alors le Labyrinthe s’anime et que d’étranges créatures se promènent à l’intérieur.

Mais un jour, peu de temps après l’arrivée de Thomas, la cage remonte une jeune fille au lieu des provisions espérées… Il n’y a jamais eu de fille au Bloc. Cela ne semble pas être un bon présage. Et en effet, cette dernière va annoncer que plus rien ne sera jamais remonté par la boîte… La vie au Bloc et ses membres s’en retrouvent complètement bouleversés… Comment vont-ils survivre et surtout, maintenant que le danger rôde et que les doutes sur les deux derniers arrivant s’installent, arriveront-ils à trouver une sortie dans le Labyrinthe ?

J’ai beaucoup aimé l’idée de départ et la trame générale du récit. Mais j’ai trouvé aussi que c’était un peu trop rapide, dans le sens où tout ça manque de détails. Je sais bien que c’est de la jeunesse mais creuser un peu plus la psychologie des personnages, aurait donné plus de profondeur au récit à mon avis. Alors c’est vrai, de ce fait, ça se lit rapidement et efficacement mais il manque quelque chose pour m’accrocher vraiment et me faire ressentir l’émotion du moment. Je n’ai pas assez ressenti l’angoisse des personnages, leur peur. Leur abattement. Car pour moi, tout va bien trop vite. Je dois reconnaitre cependant que les scènes d’action sont très efficaces.

Comme dans le film, j’ai aimé la relation entre Thomas et Chuck et j’ai beaucoup aimé le personnage de Newt, ainsi que celui de Minho. Et comme dans le film, l’auteur réussit à nous faire détester certains personnages notamment Gally. J’ai eu beaucoup de mal avec Thérésa et sa relation avec Thomas. Enfin, j’ai surtout eu beaucoup de mal avec elle. Malheureusement, j’ai trouvé trop de personnages plus agaçants que l’inverse (alors qu’au cinéma ça ne m’a pas autant marqué).

L’intrigue du film et celle du livre sont similaires (la finalité) même s’il y a de grosses différences, pour que ça soit plus visuel au cinéma. Et c’est pas plus mal quand on a vu le film avant de lire le roman.  De cette façon, on ne s’ennuie pas à la lecture parce que tout ne se passe pas de la même manière et j’ai trouvé ça plutôt bien. Bon, je suppose que ce qui est un bien pour moi, pourrait être un frein pour ceux qui ont adoré le livre et qui, du coup, ne retrouveront pas une fidélité parfaite avec le roman. En tout cas, j’ai bien aimé les deux façons de traverser le Labyrinthe et les épreuves différentes, c’est plutôt pas mal du tout ^^

Les fins sont similaires (à peu de chose près) et donnent envie de connaitre la suite. Les rebondissements fonctionnement très bien. Par contre, je ne mettrais pas plein tarif dans l’achat de la suite comme j’ai pu le faire pour celui-ci. J’espère donc les trouver un jour d’occasion pour terminer cette trilogie. Parce que quand-même, j’ai envie de savoir ce qui se trame et pourquoi la création de l’Épreuve.

Ce n’est pas un avis très long et développé mais je l’ai lu il y a un moment maintenant et je ne veux pas faire une critique du film à la place du livre ^^