Tragic Circus de Cécile Guillot & Mathieu Guibé

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Éditions du chat noir , 213 pages, 14,90 €

4ème de couverture

« Mesdames et Messieurs ! Jouvenceaux et jouvencelles ! Petits et grands ! Approchez, approchez ! Venez assister à un spectacle unique en son genre. Notre cirque vous ouvre ses portes et dévoile ses mystères. »
À chaque prestation, les monstres de foire enchantent les spectateurs : l’enfant funambule, le dompteur de fauves et la charmeuse de serpents, clowns et jongleurs, sans oublier l’effroyable homme sans visage…
Mais que se passe-t-il au cirque Andreani une fois le rideau retombé ? Quels sombres tourments agitent les âmes et enflamment les cœurs ? À moins qu’il n’y ait à l’œuvre une magie pernicieuse… Cela, Cătălina, la nouvelle diseuse de bonne aventure, va tenter de le découvrir, mais même les Tarots ne sauraient la prémunir contre l’indéfectible fatalité…

Mon avis

Une excellente lecture !

Cătălina est une jeune sorcière roumaine qui n’a comme seuls biens que sa roulotte et tout ce que lui a appris sa grand-mère une drabarni, une diseuse de bonne aventure. Seulement, même si Cătălina est très douée, la charmante jeune femme, n’a pas le contact aussi facile avec la clientèle que sa mamaia et ses affaires ne vont pas bien. Elle survit, plus qu’elle ne vit et ne voit pas d’autre solution que de chercher protection, couvert et salaire auprès d’un cirque. Elle postule donc auprès d’Andreani. Le M. Loyal ne lui fait pas bonne impression, quelque chose chez lui la met mal à l’aise mais elle veut s’en sortir et rompre avec sa solitude. Il accepte de la prendre dans son cirque. Elle va alors découvrir ses nouveaux collègues, aussi étrange les uns que des autres : une étrange jeune funambule, un ventriloque et sa poupée aussi vraie que nature, un clown dépressif,… et un mystérieux homme isolé et triste, l’homme sans visage.

En parallèle, le lecteur va découvrir la rencontre entre Pierre, violoniste de talent mais qui ne parvient pas à percer dans le milieu et Hortense une jeune fille de bonne famille qui possède une grâce et un véritable don pour le chant. Leur association va peut-être leur permettre de percer dans le métier. Pierre rêve de se produire au prestigieux Opéra Bach…

Le lecteur comprendra assez rapidement que les destinées des personnages de Pierre, Hortense, Andreani et Cătălina vont être liés…

Ce roman court est vraiment très bien écrit. Les deux auteurs réussissent à faire transparaître le malaise de la jeune voyante. Il y a quelque chose qui cloche dans ce cirque et progressivement on partage son mal être et on se demande bien ce qui va nous être relevé. L’histoire est très bien menée et même si j’ai rapidement compris ce qui se tramait, les pages se tournent toutes seules et j’ai été happé dans ce récit teintée de symboles et de drames. J’avais envie de savoir ce qui allait se passer ensuite. C’est beau et triste. L’univers décrit est à la fois mélancolique et macabre, on sent la tragédie poindre, inéluctable mais on se prend à espérer.

Même si le roman est assez court et se lit rapidement, la psychologie des personnages est bien travaillée. C’est le gros point fort du roman. On découvre des personnages touchants et singuliers. Chacun est pourvu d’un don qui fait sa force mais qui couvre à peine les blessures, fêlures ou autres coups du sort. Cătălina va vite comprendre que les coulisses de ce cirque ne sont pas aussi fastueuses que l’image véhiculée par cet univers. L’envers du décor est étrange, rempli de non dit et tragédie. Les auteurs ont réussi à dépeindre les personnages en peu de pages mais avec une réelle intensité. Par exemple, un personnage (ou plutôt un duo) m’a fichu la chair de poule… Et j’en ai détesté un autre. Pour un 3ème, j’oscillais entre admiration et dégoût. Les impressions, les sentiments, la détresse ou l’espérance des personnages sont incroyablement bien retranscrits par les deux plumes des auteurs qui se marient à merveille.

Les deux auteurs ont réussi à créer deux ambiances à la fois sombre et lumineuse, noire et colorée. Un récit habillement structuré avec une pointe de mystère et de magie, équilibré et fluide, j’ai beaucoup aimé. Il se dégage de ces lignes une musicalité, une mélancolie, un romantisme, un fatalité et un parfum d’étrangeté qui collent très bien aux styles de Cécile Guillot et Mathieu Guibé. Une jolie réussite. J’ai hâte qu’ils nous écrivent à nouveau un récit à « 4 » mains.

Bravo aussi à Mina M pour sa magnifique couverture ^^

Merci aux Editions du Chat Noir et à Babelio.com pour ce titre.

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Montres enchantées – Collectif

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Editions du Chat Noir, 19,90€, 395 pages

4ème de couverture

Indécis entre fuite et union, le temps est un amant insaisissable. Omniprésent, dès qu’on le regarde, il s’efface pourtant, déjà évanescent. Inlassablement, il permet croissance ou use jusqu’à l’extinction. L’être humain pourchasse depuis toujours ce dieu créateur et destructeur, en quête de son asservissement. Secondes, minutes, heures… L’esprit cartésien a beau le fractionner, il n’en demeure pas moins incontrôlable.
Et si la relecture de notre passé, de notre culture, ou encore du progrès scientifique nous en accordait la maîtrise, l’Homme saurait-il mieux gérer son temps ?
Plongez-vous sans perdre une minute dans cette anthologie et peut-être, parmi ses pages, percevrez-vous le tic-tac de ces montres enchantées.

Les auteurs : Marie Angel, Marie Lucie Bougon, Esther Brassac, Fabien Clavel, Sophie Dabat, Hélène Duc, Clémence Godefroy, Cécile Guillot, Claire Stassin, Geoffrey Legrand, Lucie G. Matteoldi, Pascaline Nolot, Laurent Pendarias, Marine Sivan, Marianne Stern, Vincent Tassy, Adeline Tosello

Mon avis

Un recueil vraiment intéressant.

J’aime bien les nouvelles et les anthologies. Ici le thème est original et je suis contente de découvrir de nouvelles plumes et de voir comment elles ont traité le thème des montres enchantées. Dans l’ensemble, j’ai apprécié ce recueil même si j’ai été marqué par certaines nouvelles alors que je pense être passé un peu à côté d’autres. Voici mon avis rapide sur chacune des 17 nouvelles de l’anthologie.

Et depuis, je compte les heures de Geoffrey Legrand

Lætitia Burrows rentre chez ses parents après 3 mois en pension. Ils vivent dans le Haut Londres au dessus du smog et des quartiers emplis de brouillard. Deux mondes dans une même ville séparés par une centaine de pieds d’altitude. Sortie du monorail, elle se fait agressée. Heureusement, le contrôleur du monorail, ancien soldat, lui vient en aide. Ce dernier l’avait surprise dans le monorail en la reconnaissant et en l’appelant par son nom. Quelques temps plus tard, on les retrouve se promenant ensemble au British Museum. Le jeune homme est un peu curieux, à la fois proche et distant… Il accepte de rencontrer les parents de la jeune fille qui désirent le remercier de l’avoir sauver de l’agression du monorail. Toutefois, le comportement de l’ancien soldat reste étrange…

C’est une nouvelle bien menée entre passé et présent. Le thème est bien visible et le traitement original. Les thèmes principaux, vengeance, honneur, sont traités avec justesse le tout dans un Londres Steampunk où l’auteur n’en fait pas trop ni trop peu. Une nouvelle pas mal du tout.

Comment meurent les fantômes de Sophie Dabat

Doris possède une montre tout à fait surprenante, lègue de sa grand-mère, qui lui permet de s’évader dans le passé, de revenir sur les plus beaux souvenirs récents, pendant qu’un double d’elle, vit sa vie temporairement dans le présent. Doris reçoit un message d’un jeune homme tombé sous son charme et qui désire entretenir une correspondance avec elle. Mais Doris n’y répond pas, elle passe de plus en plus de temps dans le passé. Elle fuit la réalité, ne se sentant pas à la hauteur de sa vie… Et c’est de pire en pire quand ses parents lui imposent une doll comme dame de compagnie, un automate qui doit l’accompagner partout…

L’univers steampunk développé par Sophie Dabat est vraiment intéressant entre 19è et 21è siècle. Cette nouvelle est touchante et sensible, sur une jeune fille qui ne se voit aucun avenir, qui n’a pas reçu l’affection de ses parents qui ont fait le deuil de leurs autres enfants d’une façon assez singulière. La lecture m’a plongé dans une mélancolie et le style de l’auteur s’est accordé à cette impression.

Le Toquant de Clémence Godefroy

Lucien et Blaise, deux étudiants de 5ème année de l’Institut Supérieur d’Automatie passe leur habilitation; Lucien en mécanique soignante et Blaise en modélisation appliquée. Ils sont aussi différents que le jour et la nuit mais très amis. Lucien est sérieux et stressé alors que Blaise est calme et désinvolte. Pour son habilitation, Lucien s’est occupé toute une année de remettre « sur pieds » Léonie, un automate négligé par ses anciens propriétaires. Un lien étrange s’est créé entre les deux êtres…

On découvre ce qu’est le Toquant, les doutes et les peines de Lucien. Cette nouvelle est très bien écrite dans un univers bien posé. Cependant, je n’ai pas été transcendé par l’histoire. J’espère que j’apprécierai plus le roman de Clémence Godefroy qui fait suite, qui m’attend dans ma PAL.

Allergène de Hélène Duc

1887. Will Whitcomb est allergique au temps, allergie due à la perturbation du continuum espace-temps créée par les allées et venues d’un savant fou ayant créé une machine à remonter dans le temps. A la vue d’appareil à mesurer le temps, certaines personnes éternuent, toussent, voire ont même des allergies cutanées ou pire des « décorporations ». C’est ce mal qui touche Will Whitcomb. Licencié et ne retrouvant pas de travail, Will commence à vandaliser tout ce qui annonce l’heure… Quand des automates sont soustraient à leurs propriétaires, démolis et jetés dans la Tamise, Scotland Yard se met à enquêter. Comme ils ne mettent pas la main sur le coupable, Lestrade fait appel à un nouveau détective Sherlock Holmes…

Je n’ai pas vraiment apprécié cette nouvelle qui pour moi fait intervenir trop de références littéraires sans vraiment de lien les unes avec les autres.

Tourbillon au Trois Ponts d’Or de Fabien Clavel

L’inspecteur Ragon rejoint l’agent qui doit enquêter avec lui sur le décès d’un homme vivant dans une chambre de la pension des Trois Ponts d’Or. L’homme a été retrouvé mort dans la chambre fermée de l’intérieur une flèche dans la tête. D’autres pensionnaires ont entendu une violence chute à 8h et ont défoncé la porte. Personne n’est sorti une fois cette dernière ouverte. La montre du défunt s’est elle arrêtée à 7h50. L’agent Fredouille et l’inspecteur Ragon vont tenter de découvrir la raison et les circonstances de ce décès en chambre close.

Une pointe de fantastique, une autre de steampunk et une grosse touche d’enquête policière, héritière des Sherlock/Poirot/Carnacki. C’était pas mal du tout, j’ai beaucoup apprécié cette nouvelle et j’ai bien accroché au duo et à leur façon de déduire ce qu’il s’est passé dans cette chambre. Dommage que ça soit si court d’ailleurs ^^

The Pink Tea Time Club de Cécile Guillot

Lottie, jeune fille joviale et toujours célibataire, se prépare ainsi que son petit chien Pink Princess à rejoindre sa sœur ainée Vivian, récemment mariée, à Hyde Park. Alors que Lottie discute en marchant avec sa soeur, Pink Princess échappe à la vigilance de sa maitresse et s’enfonce dans les fourrés. Un jeune homme arrive sur ce fait. Lottie cherche son chien et voit le sol s’ouvrir. Un tentacule surgit et son chien disparait. Le jeune homme présent réussit à fermer la faille à l’aide d’une montre enchantée. Lottie est bien décidée à ce que l’homme s’explique sur ce qu’il vient de se passer….

Lottie est une jeune fille un peu écervelée alors que Vivian est beaucoup plus mature et présent plus de sang froid. Le lecture découvre la création du Pink Tal Time Club et des différents modes côtoyant le notre. Le récit est frais mais assez court. J’aurai l’occasion de lire le roman de Cécile qui suit cette nouvelle.

Je reviendrai de Laurent Pendarias

Vile de Königsberg, Prusse orientale. Un envoyé du futur doit retrouver Emmanuel Kant, son aïeul. Dans le futur, les humains sont aliénés au temps qui leur impose les horaires de travail, etc. Les montres enchantées douées de raison sont même parvenues à se reproduire. Un horodateur est envoyé du futur pour tuer le philosophe. Angela doit retrouver le professeur avant la machine missionnée pour l’éliminer.

Malheureusement, je n’ai pas trop accroché à cette nouvelle. Pourtant, il y a des éléments intéressants, de bonnes idées et la chute est bien trouvée. Mais j’ai manqué de développement pour vraiment tout saisir.

Le club des érudits hallucinés de Marie Lucie Bougon

Eusèbe d’Orleille fait partie d’un club créé par un professeur Brussière dans lequel les membres participent aux recherches du professeur et de ses assistants sur la métallurgie / la mécanique mais surtout la possibilité qu’un objet comme un automate puisse être animé : la biomutation.

Une nouvelle à laquelle j’ai bien accroché, le lecteur découvre un peu de chaque membre du club dont fait par exemple partie un certain Gustave qui a créé qui a créé une tout d’expérimentation en plein Paris. L’écriture et le style m’ont beaucoup plu, ça sonne juste.

When Time drives you insane de Lucie G. Matteoldi

Jackson est chercheur, il travaille sur une lyre qu’il a retrouvé en Italie. Daniel est un inventeur, une génie des temps modernes. Jackson fait des rêves étranges, en fait, toujours le même, depuis qu’il a découvert la lyre en chantier archéo. Il semble avoir un lien étrange avec Eurydice. Le lecteur découvre le rêve étrange de Jackson et sa relation avec Daniel.

Cette nouvelle se démarque vraiment du reste des nouvelles dans sa construction, sa structure déroutante. Le style utilisé est exigeant. Son étrangeté marquera les esprits. Elle est très originale, déroutante, travaillée. Une variation sur le mythe d’Orphée et Eurydice.

Derrière les engrenages de Marie Angel

Sylvine travaille dans une boutique horlogerie depuis 40 ans maintenant. Régulièrement, James vient lui déposer des pièces. Elle assemble alors des pièces délicates, des automates, des petits personnages dans les horloges qu’elle doit repérer. Le soir venu dans cette étrange ville, où chaque quartier ne reçoit pas la même lumière, Ambrose qui n’a pas vieillit en 40 ans, arrive. Sylvine comprend que son tour est terminé, une nouvelle Sylvine va arriver bientôt pour la remplacer….

J’ai beaucoup aimé le développement de cette nouvelle, où l’on comprend doucement où l’autrice veut en venir, où on découvre la ville, son fonctionnement. J’ai surtout apprécié la chute.

Pacte mécanique de Esther Brassac

Claytorn est un vieux vampire qui souffre de l’absence de l’être aimé. Il maudit le jour de la renaissance de Glasgow, cette ville écossaise où il vit et qu’il aimerait fuir sans le pouvoir. Quelque chose le pousse à rester là. Depuis deux siècles, il s’acharne sur un système mécanique, un coeur horloge qui pourrait le libérer de sa souffrance du moins psychique…

Une nouvelle courte qui m’a beaucoup plu, j’ai aimé l’écriture d’Esther Brassac et l’histoire si triste de Claytorn et de Glasgow. L’ambiance de cette nouvelle est une bonne surprise.

La mécamonstruosité de Monsieur Helpiquet de Adeline Tosello

M. Helpiquet est Agent d’Accueil et de Sécurité, 16h par jour et 9j sur 10, sur le téléphérique disposant de la plus grande cabine du monde. Méprisante et imbu de lui-même, il observe les gens pour s’en inspirer pour son futur livre qui ne sera probablement jamais publié comme toutes ses autres histoires. Durant le trajet, il passe au dessus du Dépotoir Public où des lubricomposteurs détruisent les déchets mécaniques, technologiques produits par les hommes. Le plus grand, un véritable monstre, se montre à chaque passage du téléphérique. Les horloges qui occupent ses yeux ne laissent pas indifférents les passagers ni M. Helpiquet. Mais un jour sera différent des autres…

Cette nouvelle est assez riche en détails, très imagées. On arrive facilement à détester M. Helpiquet, qui se semble accorder d’importance qu’à lui-même. L’univers est intéressant avec les lubricompiosteurs, une petite dénonciation de la sur-consommation et de la difficulté de traiter les déchets. On a une galerie hétéroclite de personnages dans la cabine. Il y a beaucoup d’imagination dans cette nouvelle.

L’agonie des aiguilles de Marine Sivan

Une archéologue historienne, Jeanne vient de découvrir un site pré-industriel. Elle tente de trouver des fonds pour poursuivre le chantier. Mais les mages ne semblent pas disposé à la laisser faire. Pourquoi ? Au chantier, elle retrouve son directeur qu’elle méprise un peu, il est plus politicien qu’historien. Elle est alors averti de la découverte d’un corps et pas n’importe lequel. Il présente une montre à gousset qui ne devrait pas être là, parce qu’apparue bien des années plus tard. Jeanne aurait-elle mis le doigt dans un engrenage vers une vérité qui la dépasse?

J’ai bien aimé cette nouvelle, une sorte d’enquête. C’est un mélange des genres comme la nouvelle de Fabien Clavel, Steampunk, historique, polar, intrigue politique. Très complète et très sympa à découvrir.

Da Svidaniya Rossiia ! de Marianne Stern

Anastasia se réveille dans une pièce totalement plongée dans le noir. Elle ne sait pas ce qu’elle fait là. Elle ressent un rouli, sa couche se dérobe soudain sous elle, elle est donc en mouvement. Mais où ? Comment ? Progressivement, elle se remémore le cauchemar qu’elle a vécu. Et finit par trouver une porte dans la pièce où elle est. Elle est en réalité sur le pont d’un vaisseau qui l’emmène loin de la Russie…

C’est toujours un plaisir de lire une nouvelle de Marianne Stern. C’est bien écrit, fluide. J’ai apprécié le côté historique de la nouvelle, comme souvent dans les écris de cette autrice. Ici, le lecteur retrouve la Russie, Anastasia, la triste fin des Tsars. J’ai apprécié l’usage du thème de la montre dans cette nouvelle.

Au fil du temps de Claire Stassin

Dans une cité de pierres où il n’y a plus ni animaux ni végétation, remplacés par des ersatz mécaniques, dans cette cité où les machines souterraines œuvrent à la maintenir uniforme et immuable, un jeune homme est attiré dans une horlogerie étrange. Boutique où le végétal et la mécanique sont alliés. La jeune fille qui tient cette boutique donne une montre végétale au jeune homme puis une fois ce dernier dehors, la boutique disparait. Des choses étranges arrivent à la suite de cet événement….

Une histoire d’immortalité, de temps. La montre créé le temps jusqu’à ce que tout s’effondre. C’est très bien écrit, poétique. Mais j’avoue ne pas avoir vraiment bien compris la chute…

Le cimetière des heures perdues de Pascaline Nolot

Un dragon mécanique s’empare du récit d’un jeune homme qui a perdu la vie. Il ramène ce trophée à sa maitresse.   1867, Logan Lloyd ne souhaite pas succéder à son père dans l’office notarial. Il décide donc de quitter son village et de chercher gloire et fortune à Édimbourg. Profondément attaché à cette ville, il ne parvient pourtant pas à percer. Un jour, alors que la ville est étrangement nimbée d’une atmosphère opaque et cotonneuse, où les heures ont été volées, il tombe sur une étrange boutique et la jeune fille qui la tient, affirme qu’il est le seul à pouvoir sauver la ville…

J’ai beaucoup apprécié cette nouvelle construite en plusieurs phases, la naïveté du jeune homme, la détermination d’Isobel. Il est intéressant de découvrir ce qu’il se passe à Édimbourg.

Malvina Moonlore de Vincent Tassy

Le faux excentrique Edgar Ravenswood recherche Malvina Moonlore. Il s’époumone dans les rue de Birmingham quand une vieille femme n’en pouvant plus lui conseille d’aller chercher du côté de Haze Street. Là-bas dans l’horlogerie de la rue, il découvre enfin ce qu’il recherche. Son choix se porte sur une horloge en forme de poupée, aussi fascinante que terrifiante, qu’un homme a revendu quelques jours auparavant à l’horloge. Mystère de fabrication, elle séduit de suite Edgar qui la commande au jeune horloger. S’en suivra de bien étranges phénomènes…

L’écriture de Vincent Tassy est très prenante. L’histoire est originale autant que le personnage d’Edgar. L’ambiance est étrange et beaucoup de questions se posent sur l’intérêt d’Edgar pour cette poupée horloge. La fin est particulièrement bien trouvée.

Ce recueil présente donc, pour moi, beaucoup de nouvelles qui m’ont vraiment marqué, même s’il est vrai qu’il en a quelques unes sur 17 que ne n’ai pas vraiment comprise ou dont le traitement du thème m’a moins emballée. En tout cas, il y a beaucoup de steampunk, d’univers inventifs et de personnages singuliers. Il est amusant de voir comment le thème des montres enchantées a été traité, comment la montre est indissociable du temps mais aussi des automates.

Le parfum du mal, T2, Fille d’Hécate de Cécile Guillot

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Editions du Chat Noir,  pages, 14,90€

4ème de couverture

«Il parait que je suis devenue une femme et une sorcière accomplie… pourtant j’ai besoin plus que jamais qu’Hécate guide mes pas. Me voilà au service de la police, à tenter d’élucider des meurtres grâce à mes pouvoirs naissants. Ajoutez à cela ma recherche de boulot et mon ex qui refait surface… Voilà de quoi être déboussolée ! »

Après la découverte de ses dons d’empathie, Maëlys est propulsée au sein d’une enquête macabre : des jeunes filles ont été retrouvées atrocement mutilées, les scènes de crime évoquant la magie noire. Elle et ses amies vont devoir explorer les côtés les plus sombres de Marseille tandis que la vie sentimentale et professionnelle de notre héroïne ne fait que se compliquer de plus en plus…

Mon avis

Une joie de retrouve Maëlys !

La lecture commence quelques instants après la fin de l’intrigue du 1er tome. On retrouve l’héroïne là où on l’avait quitté, juste après son anniversaire quand elle a été appelée par Patricia. Cette dernière sollicite son aide au plus vite. Maëlys se rend donc sur place accompagnée de  son amie Dorine. Même si elles connaissent Patricia et savent qu’elle aide la police dans ses enquêtes, les jeunes femmes sont quelque peu surprises de se trouver sur une vraie scène de crime. De quoi vous retourner même la plus courageuse des sorcières. Surtout que ce n’est vraiment pas beau à voir. Il s’agit de l’assassinat sauvage d’une jeune femme. Ce n’est pas la première victime et cela ressemble à un crime rituel. La mort a été mise en scène. Maëlys ne  peut malheureusement pas venir en aide à la police mais Dorine se rend compte que le rituel ressemble à ce qu’elle a déjà lu dans des livres de magie noire. Elle va donc faire des recherches pour aider Patricia.

Maëlys l’introvertie change peu à peu, elle s’affirme au contact de ses amies. Elle n’est plus seule, elle peut partager sa découverte de la magie avec des amies de confiance. De plus, la vie de la jeune femme est en complète évolution. En effet, Maëlys a trouvé un travail en CDD pour quelques semaines dans un centre. Elle va remplacer une psychologue en arrêt et va devoir aider des adolescents étranges et perturbés. Un véritable challenge mais Maëlys se sent prête à relever le défi, et elle peut compter sur son récent savoir magique pour affronter ses angoisses. Parmi les adolescents perturbés voire limite psychopathes, Maëlys va tomber sur Jehane qui voit et parle à des personnes décédées. Réalité ou pathologie? Jehane voit-elle réellement des fantômes ? Ou a-t-elle besoin d’une aide médicale ? La jeune sorcière est un peu coincée, l’éthique l’empêche de poser clairement la question à l’adolescente. Mais on peut compter sur Maëlys pour faire tout ce qui sera en son pouvoir pour lui venir en aide.

L’ambiance de ce tome est plus sombre. Il règne ici  une atmosphère noire avec tous ces meurtres et la magie noire.  Le lecteur apprend à nouveau plein de choses sur la magie, sur certaines célébrations païennes, notamment Lughnasad (qui je pense, est une des saisons païenne préférée de l’auteur). Personnellement, j’adore cette fête, son symbolisme et l’ambiance. L’atmosphère d’été et d’abondance. Ici le contexte est particulier, et j’ai apprécié trouvé dans le récit quelque chose différent, presque « détourné », vers de plus sombres desseins. Les informations « magiques » sur la Wicca sont parfaitement distillées dans le tome. Une nouvelle fois, on apprend des choses nouvelles de manière agréable, avec une note encore plus sombre (car ancrée dans la réalité).

J’aime beaucoup cette héroïne qui s’affirme et qui doute aussi. Sa simplicité et sa façon très cohérente de voir les choses, d’appréhender sa nature, sa magie, m’ont séduite. Cécile Guillot a également ajouté des parties rêvées qui sont chargées de symboles, et qui annoncent certainement les révélations du 3ème tome.

Pour l’héroïne, en plus de la pratique de sa magie et de son nouveau travail, il y a des événements dans sa vie amoureuse. Maëlys pense beaucoup à Alex qui est absent mais elle décide d’aller de l’avant. Elle retombe même sur son ex petit copain Anthony, le gendre idéal. Cependant, il va s’apercevoir que la vie de la jeune femme tourne désormais autrement, il voit ses lectures, son environnement et ne cherche pas à en discuter avec elle, pour lui, c’est sur, elle tourne mal ! Comme la jeune sorcière va-t-elle réagir ?
J’ai apprécié que l’héroïne soit d’une nature à ne pas se laisser abattre, qu’elle ne se jette pas non plus à corps perdu vers quelqu’un d’autre. Elle a bien sur des doutes mais elle réfléchit. Elle murit au fil des romans et j’aime vraiment sa personnalité.

J’aime toujours la douceur de l’écriture de Cécile et ses connaissances sur la Wicca, les rituels, le bien-être, les symboles, la magie. Et elle a su durcir son style pour aborder des choses plus sombres, plus noires dans ce nouveau récit.

Seul bémol dans cette lecture, la disparition d’un personnage secondaire qui n’est pas vécu par les protagonistes comme je m’y attendais. Du coup, pour moi il y a eu un manque d’émotion face à cet événement. C’est difficile d’expliquer vraiment pourquoi sans spoiler. En dehors de ce point, j’ai beaucoup aimé retrouver Maëlys, sa quête initiatique, jeune sorcière à la découverte d’elle-même, confrontée à des choix. C’est un personnage que je prends plaisir à suivre même si parfois, il faut le reconnaître, elle a le chic pour aller, avec inconscience, au-devant du danger ! Le tome 3 s’annonce particulièrement intéressant avec des révélations sur l’histoire de Maëlys. Vivement la lecture du chant de la lune !

Les Imaginales à Epinal les 28/29/30 et 31 mai 2015

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Festival des mondes Imaginaires, organisé par la ville d’Epinal depuis 2002

Troisième fois que je me rends à ce festival. Comme l’an dernier, j’ai eu la chance de participer aux 4 jours des Imaginales ! Festival de l’Imaginaire, des belles rencontres, des instants magiques, comme hors du temps.

Cette année, Maia n’a pas pu partir avec nous, sache que tu nous as manqué ma belle

Jeudi

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Parc Epinal

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Cette année, panne de voiture oblige, j’ai investi le home de Tsuki dès le mercredi soir ! Merci à toi et ta maman pour l’accueil ! On était toutes les deux déjà un peu fatiguée mais contente de repartagée cette aventure ensemble 🙂

Nous sommes parties vers 6h50 vers Epinal. Tski a géré la route tout le weekend, merci ma belle Suisse euh Luxembourg), nous arrivons vers 14h50 à Epinal pour assister à une première conférence dans le Magic Mirror 1 : Fées ou… fays, entre tradition et modernité. Nous y retrouvons Meli.Cette conférence était géniale avec Pierre Dubois, Anne Fakhouri, Hélène M. Larbaigt et Claudine Glot. Nous rentrons aussi Aurélie qui a récemment ouvert son blog Lilie lit mais pas que. Charmante rencontre 🙂

Puis nous allons saluer Lucie au stand du Chat Noir parce que notre 4ème membre est un chaton, oui oui Lucie G. Matteoldi. Un bonjour aux auteurs déjà présents et Cécile Guillot. Quelques coups d’œil aux livres et stands de la bulle aux livres, un gros bisou à Céline Landressie <3, et rapidement nous partons récupérer le gîte puis les courses. Pas le temps de retourner vraiment au salon. On se repose au gîte.

Et on prépare les livres à dédicacer le lendemain en épluchant le programme pour être bien sur de ne rien oublier :p

Vendredi

Je vais être plus rapide que l’année dernière , un peu moins de blabla, plus de photo.

A l’arrivée, nous avons croisée Anne et Marie de Même les sorcières lisent. Anne m’a offert le hibou qu’elle a peint récemment, je m’y attendais pas, je suis très touchée, il est superbe ! Merci beaucoup ❤

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Ensuite, direction le chat noir, dédicace du magnifique Il neige sur Encelade, un ovni littéraire d’Olivier Moyano et le rafraichissant et touchant La pelote d’épingles de la souriante Cécile G. Cortes. Ravie de vous avoir rencontrés tous les deux 🙂 Une petite gribouille de Cécile Guillot qui a réalisé la couverture de La pelote.

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le stand du chat noir ^^

J’avais pris mon Trolls & Légendes anthologie officielle vu qu’il y avait 9 auteurs sur 10 aux Imaginales, cela m’a permis de rediscuter avec les adorables Jean-Luc Marcastel, Gabriel Katz, Patrick McSpare, Adrien Tomas, Cassandra O’Donnell, Estelle Faye, Megan Lindholm (alias Robin Hobb), Pierre Pevel et Claudine Glot ^^

Parmi ces 9 auteurs, j’en ai profité pour faire dédicacer Frankia livre 2 à Jean-Luc Marcastel, avec la fameuse poudre qui fait des images trop belles ❤

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Il m’a raconté l’intrigue du Simulacre, je crois que je me laisserai tenter, je vais d’abord terminer Frankia.

Puis, j’ai été voir Manon Fargetton, pour la dédicace de l’héritage des rois-passeurs, reçu juste avant le salon, commencé mais malheureusement pas suffisamment pour pleinement échanger avec cette si sympathique auteure.

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C’est l’air des tampons, celui de Manon est superbe !

Ensuite avec les copines, nous sommes allées voir la pétillante Cindy Van Wilder, juste avant sa conférence, elle a été comme toujours adorable, j’ai hâte de me replonger dans les outrepasseurs.

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Après une pause déjeuner, avec Tsuki nous avons assisté à un conte de Pierre Dubois, dans la Yourte, quel orateur

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C’était génial !!! 4 alertes licorne pour Cassiopée d’ailleurs dans ce conte ;=)

De retour dans la bulle aux livres, j’ai fait la queue avec Meli pour Robin Hobb, même si je n’ai pas accroché au prélude à l’assassin royal, un jour, je lui laisserai sa chance et c’est impressionnant de voir cette auteure si connue et si humble pourtant.

J’ai donc fait dédicacer le Prélude à l’assassin royal et là, je me rends compte que je suis toujours aussi nulle en anglais, incapable de converser. Et sa nouvelle dans Trolls et Légendes.

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Mon premier achat du festival : le magnifique Les fées ont une histoire de Claudine Glot. Cette auteure est aussi sympathique d’érudite ❤

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Ensuite, j’ai eu la chance de trouver Anne Fakhouri présente en même temps que Thomas Geha, on a bien discuté d‘American Fays que j’ai adoré (la chronique bientôt) et je suis ravie d’apprendre qu’il y aura un autre volet des No Ears Four ❤

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Avec Tsu, on est ensuite passé récupérer notre précommande aux Editions du Riez. Toujours une joie de revoir Alexis, adorable éditeur et de rencontrer de nouveau auteur comme Cyril Carau, qui m’a dédicacé Les Runes de feu :

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Comme Alexis m’a offert le second tome des chroniques de Siwès, Le lion à la langue fourchu et que j’avais prévu d’acheter le tome 2 de La balance brisée, avec Tsu, nous avons ensuite été à la rencontre de Lise Syven. Bien qu’un peu stressée parce qu’elle devait faire une conférence avec Robin Hobb, on a bien rigolé avec Lise 🙂

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Enfin, Meli ayant beaucoup aimé La mort peut danser de Jean-Marc Ligny, j’ai craqué, je l’ai pris, 3ème achat. On a parlé de l’Irlande, promis, je penserai à vous dans le Burren !

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J’ai ensuite profité de la présence d’Agnès Marot au stand du Chat Noir, pour lui faire dédicacer La couleur de l’aube de chez Armada Editions, que je n’ai pas encore lu mais je pense que je ne serai pas déçue.

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Déjà 17h ! Direction le Magic Mirror 1 pour une nouvelle conférence Pratiquer la magie (et en payer le prix) ? avec Manon Fargetton, Lise Syven, Stefan Platteau et Robin Hobb, très intéressante avec des extraits des romans des auteurs. Lise vous vous en êtes très bien sortie 😉

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18h passé, un dernier petit tour avec ma Tsu (inséparable nous fûmes <3) dans la bulle. Céline (Landressie) a enfin des T3 de Rose Morte devant elle, je me précipite ! Quelle bonheur de voir que la couverture a été retouchée par rapport à celle montré dans le mois sur le net, et de toute façon, c’est la plume de Céline et son amour des belles histoires que je cherche ^^

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Plus de 18h passé, Pierre Pevel qui ne devait être là que de 16h à 18h est toujours présent, j’en profite. Je lui prend le T1 du Paris des Merveilles, Les enchantements d’Ambremer, avec la magnifique couverture de Xavier Colette. On parle de son épuisante tournée de dédicace et de ses magnifiques chaussures rouges ❤

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Toujours un plaisir d’échanger avec vous !

Fin de cette journée au Festival, avec les filles, on a décidé de manger japonais et d’aller boire une bière (enfin Lucie et moi) !

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Japonais très bon, par contre, déception pour le pub irlandais à l’ambiance extrêmement éloigné de l’Irlande 😦

Samedi

Il me reste quelques livres à faire dédicacer, mais d’abord, je continue les gribouillage sur Trolls et Légendes (oui peut-être qu’un jour je ferai dédicacé une antho des Imaginales à Troll !)

D’abord Gabriel Katz, qui a réussi à écrire une nouvelle sans troll 😀 et Patrick Mc Spare qui lui dessine une héroïne qui n’est pas dans la nouvelle. La matinée démarre bien 😉

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J’attends ensuite patiemment Cassandra O’Donnell, qui me conseille de ne lire la nouvelle qu’à la fin des 5 tomes de Rebecca Kean. N’ayant pas commencé la saga, ça ne sera donc pas lu avant …

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J’avais décidé de découvrir une nouvelle maison d’éditions, j’ai choisi Elenya Editions, et j’ai pris un recueil de nouvelles Légendes et sortilèges de Doris Facciolo.

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Ex-Machina me faisait de l’oeil, je pense que j’aurai du l’acheter. Je le prendrai certainement sur le net ^^

Un tour aux Editions du Riez ( Rédemption à la charmante Bérengère Rousseau et à nouveau Le pantin sans visage à Aalehx dont nous attendons avec les filles la sortie de la 2nde BD musicale prévue pour cette année.

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Je la cherchais depuis des jours lol où il y avait toujours foule devant son stand (et c’est mérité) Estelle Faye ! Je voulais lui prendre le T2 de La voie des oracles en plus d’une bafouille sur sa nouvelle dans Trolls et Légendes. Seconde rencontre (première les Halliennales) toujours aussi franche et souriante 🙂 Notre point commun, nous adorons Aurélien Police et sommes ravies qu’il est remporté récemment un prix 🙂

J’y croise Coquelicote et son homme, je suis contente d’avoir pu vous voir, même si ce fût court 🙂 Vous passerez par Lille bientôt ? Aux halliennales ?

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J’ai croisé Ivy de La plume d’Ivoire, je suis ravie de t’avoir vu, heureusement que tu m’as trouvé, j’avoue n’avoir pas zieuté le téléphone souvent ^^ C’était sympa, j’espère qu’on aura l’occasion de se revoir et discuter plus longtemps 🙂

Ensuite, un saut aux éditions du petit caveau, pour acheter, Belladonna à Cécile Guillot 🙂

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Que j’ai harcelé toute l’après-midi, puisque j’ai acheté au Chat Noir The pink tea time club et Iridescence Estivale !!

Dernière griboule sur Trolls et légendes : Adrien Tomas, qui chaque année me voit débarquer avec la promesse de lire la Geste, mea culpa, sur il sera lu, mais je n’avance plus de date :p

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Ensuite, c’est la folie au stand du chat noir ! Plein d’auteurs présents, des sourires, des oreilles de chat ! Bon et bien je prend les dernières nouveautés, en plus du livre de Cécile et Mathieu qui me le dédicace, je récolte les bafouilles de Marianne Stern : Smog of Germania et Céline Rosenheim : Diabolus in musica

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Avec les filles, on décide d’aller aux Editions Voy’el elles doivent se faire dédicacer des livres par Cécile Duquenne. Et, là, c’est le craquage pour moi ! Je lui prend les 3 nécrophiles anonymes… oui oui 3 … Et Corinne Guitteaud l’éditrice offre pour 3 achats son roman 393 résidence Avalon. On est gâté par les éditeurs cette année !

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On fait une pause puis je décide de ne plus acheter… HAHAHAH …

Je vois Morgane Caussarieu chez les Indés, j’ai Black Mambo dans mon sac. Une belle dédicace, pendant laquelle Lucie me parle en bien de Dans les veines…. Je suis faible, je le prend ^^ Une résolution qui a tenu … max 1h bravo ^^

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L’année dernière j’ai eu droit à la licorne arc-en-ciel, cette année à la chauve-souris réglée, je suis toujours pliée avec les dédicaces de Morgane !

Depuis jeudi, je me promène avec mon Même pas mort de Jean-Philippe Jaworski, édition Folio SF heureusement vu le poids de la version mouton électrique ! Mais M. Jaworski est très demandé et miracle, il n’y a presque personne devant lui, je fais donc la file pour la dédicace. J’avais commencé mais assez peu, je n’ai pas échangé autant que je l’aurai voulu mais il est très gentil et je repars ravie 🙂

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Avant de rejoindre Lucie et Meli en pause thé à la terrasse de la bulle, avec Tsuki on discute avec les uns et les autres et sur le chemin, Nadia Coste est seule ^^ Je voulais découvrir cette auteure. Elle me raconte donc ses univers et je repars avec Le premier qui vient de sortir chez Scrinéo (je n’ai aucune volonté, vous l’aurez noté). Une auteure adorable que j’ai hâte de lire 🙂

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La fresque avec Diane Ozdamar en plein travail ^^

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La journée touche à sa fin mais à la bulle aux livres uniquement. Parce que nous avons rendez-vous à quelques kms d’Epinal avec Magali Villeneuve et Alexandre Dainche

Contente d’avoir rencontré des arpenteurs, d’avoir mis des visages sur des noms même si malheureusement, je n’ai pas tout retenu… Sorry.

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Dimanche

Nous décidons d’aller faire un dernier tour dans la bulle aux livres avant de quitter le gite et le festival. Dire au revoir à nos maisons d’édition chouchoute : Riez, Chat Noir, Voyel, Petit Caveau. Ravie de recroiser Péléane (que j’avais vu les premiers jours et offert le MP gagné au 3 ans du blog et créé par Tsuki), toujours un plaisir de discuter avec toi et ton homme 🙂

Le matin est l’occasion de prendre quelques photos :

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Étant aussi faible le dimanche que le samedi, je fais deux derniers achats : un d’occasion : Qantice, chez Argemmios, que je voulais depuis un moment. Et Le roi des fauves d’Aurélie Wellenstein que j’espère lire pour les halliennales 🙂

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Nous sommes reparties avec des sourires, des étoiles dans les yeux mais aussi faut bien le dire de la fatigue et des kilos en plus ^^ C’était une nouvelle fois un super festival. Ambiance chaleureuse et de belles découvertes. Un peu étrange aussi parfois mais c’est la vie. J’ai été ravie de croiser des têtes connues, inconnues (qui ne le sont donc plus), désolée si j’ai oublié des personnes.

Merci à Meli, Lucie et ma Tsuki pour les 4 jours super. J’ai adoré partager avec vous tout ça. Une belle retrouvaille, une belle rencontre et une belle histoire ❤

Pour un récap des achats :

https://lesdecouvertesdedawn.wordpress.com/2015/06/07/in-my-mailbox-137/

Et voici les dédicaces ^^ (Cliquez pour agrandir)

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Les Imaginales à Epinal les 22/23/24 et 25 mai 2014

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Festival des mondes Imaginaires, organisé par la ville d’Epinal depuis 2002

Deuxième fois que je me rends à ce festival, cette année, j’ai eu la chance de participer aux 4 jours des Imaginales ! Festival de l’Imaginaire, des belles rencontres, des instants magiques, comme hors du temps.

Déjà un grand merci à Meli, Tsuki et Maia de m’avoir répondu positivement quand j’ai demandé à me greffer à leur groupe pour ce séjour sous le signe de l’Imaginaire. Je suis plus que ravie d’avoir passé ces 4 jours avec vous ❤

Jeudi

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Parc Epinal

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Levée 4h30, je fignole ma valise et je me mets en route à 5h30 vers la demeure de Tsuki ! La demoiselle a géré la conduite et la route tout le weekend, je tiens à le dire, chapeau ! On décolle donc vers 6h15 sous le soleil direction Les Vosges ! Après 8 heures de route dans la bonne humeur et l’excitation (et la fatigue quand même un peu), nous arrivons vers 14h à Epinal puis dans l’appartement / gîte loué dans le centre avec les filles. Nous retrouvons Meli. Après choix de chambre, ouverture de la valise, déballage des 10 livres pris pour l’occasion, pendre la robe que je mettrais le vendredi… nous arrivons vers 16h à la Bulle aux Livres. Un bonjour à Mathieu Guibé et Cécile Guillot au stand des Editions du Chat Noir puis on observe déjà les livres comme tous les auteurs ne sont pas là, il n’y a pas encore trop de foule. Par hasard (lol), nous arrivons au stand de l’Homme Sans Nom, un bonjour à Magali Villeneuve et Alexandre Dainche. Un peu gauche pour ma part, je n’arrive pas à me présenter mais une fois le badge que m’a fait Tsuki avec le nom de mon blog mis, ça va mieux ^^ Un bisou (gros bisou) à Céline Landressie aussi ^^ Et nous craquons déjà sur les magnifiques illustrations d’Alex et Magali (de peur qu’elles soient vites en rupture de stock et on a bien fait je pense). Pour ma part, je prend pour l’anniversaire de mon homme : Gandalf et pour moi, le poster de la Dernière Terre, trop trop beau. Je décide de ne pas attendre et de prendre de suite Des certitudes, le tome 2 de la Dernière Terre. La dédicace d’Alexandre est sublime et touchante comme celle de Magali et là je me demande toujours comme mes maigres chroniques littéraires peuvent toucher à ce point ^^

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Je repars aussi avec 3 livres « auteurs » si gentiment offert par le duo de choc ! Nous terminons notre tour de la bulle aux livres en repassant par le chat noir, où j’achète Montres Enchantées, l’anthologie si belle des Editions, pour Coquelicote qui a la chance d’avoir gagné le 1er lot du concours des deux ans ! Nous partons chercher les courses pendant que Maia assiste à sa première conférence du weekend. Toutes de retour à l’appart, Maia nous cuisine un bon petit plat, on prend une tisane, on discute et puis on s’effondre jusqu’au lendemain.

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Vendredi

Debout 8h15 ! Petit déj, préparation, mise en route, nous arrivons à la Bulle aux Livres vers 10h30. Distribution de coucous et de bisous aux Editions du Chat Noir, au Editions de l’Homme Sans Nom mes deux stands chouchous !!! Avec Maia, à 11h, on assiste à la conférence « Magie d’autrefois, imaginaire d’aujourd’hui… » avec Alice Scarling, Patrick Mc Spare et Fabrice Colin. Trop peu de magie dans cette conférence, beaucoup de digression. Mais c’est l’occasion de découvrir Alice Scarling et son héroïne et mais surtout Patrick Mc Spare qui m’a donné envie de découvrir ses écrits ^^ Nous rejoignions Tsuki et Meli restées dans la Bulle aux livres. Je fais dédicacer Frankia livre I de Jean-Luc Marcastel que j’ai adore ! Dommage j’ai oublié de prendre une photo. Meli fait dédicacer son exemplaire de Contes de Crimes à l’époustouflant Pierre Dubois. J’en profite pour les écouter et ensuite faire dédicace mon exemplaire du même !

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Pierre Dubois – Pierre Pevel

Après la pause du midi, c’est opération dédicaces et achats avant le rush du samedi. Je commence par Pierre Pevel a qui je confie avoir adorer Les lames du Cardinal et L’Alchimiste des Ombres, fan des mousquetaires de Dumas, ayant lu sa trilogie des Mousquetaires, je suis heureuse de replonger dans cet imaginaire sous la plume du très doué Pierre Pevel ! A proximité, avec Tsuki, je retrouve avec plaisir Vanessa Terral ❤ Même en manque de sommeil, elle arrive à me dédicacer de sa façon si originale mon exemplaire de Cinq pas sous terre ^^ Merci encore Vanessa pour ta gentillesse 🙂

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Vanessa Terral

Je retrouve ensuite les filles qui se font dédicacer Les hauts conteurs par Patrick Mc Spare et Olivier Peru. Je craque et achète le 1er tome afin de découvrir ^^ Bien sur, je reste le faire dédicacer par les deux comparses, bavards certes, taquins l’un envers l’autre, à la bonne humeur contagieuse. Ecouter Patrick Mc Spare me convint de revenir le samedi lui prendre sa Comtesse Bathory ! Cet espace devient mon 3ème point de chute favori !!! Merci à Oliv’ et Pat’ comme ils se nomment entre eux pour ces bons moments passés !

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Patrick Mc Spare – Olivier Peru

A proximité, avec les filles on repasse à l’Homme Sans Nom, où j’achète Xénome, le tout dernier bébé de la maison écrit par Nicolas Debandt. Une dédicace et une discussion plus tard avec Céline Landressie.

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Stand de l’Homme sans Nom

J’abandonne les filles pour partir, n’ayons pas honte, à la chasse à la dédicace ! J’ai pris 10 livres dans ma valise, pas possible de les avoir pris pour rien ! Je file trouver les auteurs de l’anthologie Les Coups de Coeur des Imaginales qui sont présents, notamment Jean-Philippe Jaworski dont la nouvelle m’a beaucoup plu et Sire Cédric avec qui je discute des blogs, réseaux sociaux et de l’importance de ses vecteurs pour les auteurs ! Comme toujours, un réel plaisir d’échanger avec lui.

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Jean-Philippe Joworski – Sire Cédric

Avant de retrouver les filles, je passe aux Éditions du Chat Noir, histoire d’aborder les choses sérieuses ! Prendre les 4 dernières sorties rien que ça : Néachonical de Jean Vigne, La nuit des coeurs froids d’Esther Brassac et Dead Time de Mathieu Guibé et enfin Fragments et cicatrices de Sophie Dabat et je file retrouver au centre pour une belle dédicace.

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Jean Vigne – Mathieu Guibé – Sophie Dabat

Les filles m’abandonnent pour s’aérer un peu et là je pars rencontrer Christophe Nicolas, édité aux Editions du Riez, une maison d’édition que j’adore (et donc j’ai 3 livres qui m’attends à leur stand !!) c’est une belle rencontre, ravie d’échanger enfin en vrai avec lui, notamment sur Projet Harmonie, j’ai hâte de découvrir son prochain écrit ! J’allais enfin sortir de la Bulle aux livres quand je vois enfin Cindy Van Wilder !!!! Je la cherchais partout depuis la veille. Je lui fait dédicacer les Outrepasseurs, que j’ai beaucoup aimé et grâce au badge de Tsuki, elle se rappelle de moi qui est chroniqué « Au service des insectes » chez Voy’el Editions, un e-court très réussi. Je suis plus que ravie d’avoir enfin rencontré Cindy 🙂

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Christophe Nicolas et Cindy Van Wilder

J’ai aussi croisé Chica et Stéphanie dans l’aprem, avec leurs valises bien remplies ! Toujours un plaisir de croiser les copines !!

Je retrouve (enfin!) les filles qui m’attendaient quand même depuis un moment ^^ et on file se préparer pour le soir. Nous avons la chance d’être reçues chez Alexandre et Magali dans leur antre pour un apéro blogueurs/auteurs ! Très sympathique, ils commencent dehors mais un orage terrible vosgien nous poussons à nous abriter. J’ai connu une des plus intéressantes discussions de ma vie depuis que je blogue. Magali nous a raconté ses débuts, le métier d’illustratrice mais aussi comment elle a réussi à faire perdre du poids à son chat boulimique ^^ Magali a aussi baptisé sa bestiole dans LDT « Ghislaine » et nous promet une Chibi Ghislaine rien que pour nous le lendemain ^^ Quelle soirée ! J’avoue ne pas être très à l’aise quand il y a du monde, je n’ai donc pas beaucoup parlé aux personnes présentes mais l’occasion nous a été donné de nous retrouver de nouveau dans le weekend et les langues ont pu mieux se délier ^^ Merci infiniment à Magali et Alex pour leur accueil et leur bonne humeur communicative. Merci aux auteurs de l’homme sans nom d’être aussi sympathiques ! Enfin merci Tsuki d’avoir affronté l’orage vosgien sur le retour, c’était chaud, les éclairs, la forêt, les trombes d’eau…

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Une nuit de sommeil plus tard et c’est déjà…

samedi

Départ vers 11h, et alors que nous sommes en route pour le Festival, je me rend compte que j’ai oublié le lot de Coq à l’appart et comme je mange avec elle le midi, ça serait dommage de ne pas le lui donner. Avec Tsuki, nous repassons alors au gite et finalement, nous arrivons à la bulle aux livres à … 11h45 ^^ Il y a déjà peu de monde et de bruit. On rejoint  Maia et Meli en dédicace avec Patrick Mc Spare, ses exemplaires de Comtesse Bathory sont arrivés le matin, les filles ont déjà craquées, c’est mon tour ^^ Encore une fois, c’est la folie à cet endroit là, et nous découvrons que ce n’est pas Olivier Péru le plus bavard des deux, non non non 😀 J’aperçois ma belle Coquelicote au loin qui attend devant Pierre Dubois. Avec Meli, nous passons …. à l’Homme Sans Nom (oui encore, c’est donc officiellement notre point de chute!!) et Magali tient sa promesse, une dédicace Chibi Ghislaine collector, que « je perds mon MP je meurs » ^^

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Quand Coquelicote nous rejoint, il est déjà l’heure de manger ! Je rencontre Fanny du Manoir aux livres et pendant que Maia et Tuski partent à l’apéro avec Georgia Caldera, avec les filles : Coq’, Fanny (et leurs conjoints) et Meli nous allons manger dans Epinal. Après le déjeuner, avec Meli on part assister à la conférence de Récits celtiques avec Krystal Campurbi, Oliver Peru et Jean-Philippe Jaworski. Là-bas, on retrouve la jolie et adorable Bouchon, que l’on avait rencontré la veille chez Magali et Alexandre; ravie de la  voir on discute de nos achats avant le début de la conférence. Maia et Tsuki nous rejoignent et on assiste ensemble à 1h très sympa de conférence (avec de drôles de questions à la fin), même si je crois que l’on a toute accusé la fatigue à être assises comme ça dans la pénombre.

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Retour dans la bulle aux livres, je passe aux Editions du Chat Noir, où j’apprends qu’Anthony Boulanger ne sera finalement pas là. Dommage, j’ai beaucoup aimé son recueil, j’aurai aimé en discuter avec lui. Et je loupe à 3 secondes près Agnès Marot. Je me décide donc (enfin) à récupérer ma commande faite début du mois aux Editions du Riez. Arnaud Prieur me dédicace La maison Ogre, Maëlig Duval son gros livre ( :p ) Le goût des cendres et je récupère Yanis Déesse de la Mort déjà dédicacé, Alexis a du se dire que je ne pourrais peut être pas attendre le retour de Valérie Simon à son stand, et effectivement même si je l’ai croisé ensuite, c’est dur de voir tout le monde quand même !  En plus de ces 3 livres, Alexis m’offre Destination Mars ! 4 EDR rien que pour moi, c’est presque Noël !!!

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Valérie Simon – Arnaud Prieur – Maëlig Duval

Je retourne chez Le Chat Noir où Agnès sous la menace de Mathieu m’attend comme enchainée à son stand 😉 S’en suit une très sympathique rencontre et discussion avec elle sur son De l’autre côté du mur.

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Agnès Marot et le stand Editions du Chat Noir

Puis, il est temps de retourner à l’Homme Sans Nom pour enfin me faire dédicacer Le Songe d’Adam par Sébastien Péguin, un livre que je n’ai pas su lâcher avant la fin ! Et d’assister à sa transformation en John Ethan Py ^^ On a bien discuté de ses écrits, de sa schizophrénie, c’était encore une fois, une belle rencontre ^^ Hâte de lire Chesstomb maintenant !

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Sébastien Péguin / John Ethan Py

Il doit être quelque chose comme 17h30 quand Meli et Tsu décident de rentrer au gite avant le resto du soir. Avec Maia, nous décidons de rester un peu. On croire Chica, Stéphanie, Coquelicote, … C’est dur de vraiment discuter mais, c’est l’occasion de savoir sur quoi, l’une ou l’autre a craqué ^^ Maia et moi arpentons le salon à la recherche d’auteurs « inconnus » pour nous à découvrir ! Entre deux recherches, je demande une dédicace à la douce Samantha Bailly ^^

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Puis, enfin nous voyons Chloe Neill, l’invitée américaine. Maia se charge de demander la dédicace pour le livre de Tsuki et celui de Cassiopée que j’avais pris pour elle, pendant que je prend des photos. Nulle en anglais, je ne peux pas vraiment échanger et je ne connais pas ses livres mais Chloe est souriante, à l’aise et très sympathique ^^ Voilà Cassie, ton exemplaire des Vampires de Chicago est dédicacé !!!

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Chloe Neill

Avec Maia, il est l’heure de décider de nos achats « découvertes ». Elle prend Manesh de Stefan Platteau (faudra me le prêter !!!) et La geste du sixième royaume d’Adrien Tomas (une LC promis). De mon côté, je prend Les légions dangereuses de Fabien Clavel et Je suis ton ombre de Morgane Caussarieu.

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Fabien Clavel – Morgane Caussarieu – Adrien Tomas

Puis avant de partir, Maia aperçoit Michel Robert et Paul Beorn, elle sait que je cherche à prendre La Malerune et 14-14. Malheureusement, Michel est déjà parti, je croise les doigts pour le voir le dimanche matin avant de partir. Mais Paul Beorn et Silène Edgar sont là, je prend donc 14-14. Et discutent avec les auteurs de leur façon de travailler sur cet ouvrage.

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Paul Beorn et Silène Edgar

Je ne sais pas comment c’est possible mais on se retrouve encore à l’Homme Sans Nom :d On écoute Magali discuté avec une lectrice puis soudain… Magali nous fait découvrir un autre de ses talents : le chant !!! Elle l’avait dit la veille, elle connait par cœur Le chasseur de Michel Delpech et en effet… c’est le cas !!!! Merci pour cet instant culte Magali !

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Concert de Magali Villeneuve

Quelques photos plus tard, avec Maia il est l’heure de rentrer avant le resto du soir. Nous devons retrouver à l’âne bleu, Vanesse du Frat, une jeune auteure, Harmonie (d’une critique aiguisée mais avisée), Lydie (Les éphémères gourmandises de Lilou) et Péléane (accompagné de son conjoint). C’était un très bon moment même si la fatigue et un beau mal de crâne ne m’a pas permit d’en profiter pleinement. En tout cas, ravie de nous avons rencontré pendant ce salon les filles ^^

Puis dernière nuit à Epinal, discussions autour d’une tisane post-repas, avec les girls, on essaie de s’organiser pour le lendemain. Retourner à la Bulle aux Livres dire au revoir et merci à tous nos chouchous, manger et nettoyer l’appart avant de partir.

Dimanche

Arrivées vers 10h30, nous faisons un dernier tour. Meli part chercher son précieux (même pas mort de Jaworski). J’accompagne Tsuki chez Rebelles Editions où elle prend Alsorvampred de Chloé Delalandre. Hé là, craquage, Chloé et Sylvie Veyres (la talentueuse illustratrice Miesis) sont tellement chouettes (private joke) que je craque moi aussi ^^

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Chloé Delalandre et Miésis

Puis, j’aperçois enfin Michel Robert, je cours faire la queue devant le stand afin de prendre enfin La Malerune. Ravie de cette rencontre et de l’échange avec cet auteur sympathique ^^J’en profite pour tenir ma promesse faite à Maryline Weyl et je passe à son stand, lui prend un très joli collier Pégasse, déjà porté 3 fois cette semaine…

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Michel Robert

Puis c’est l’heure des au-revoirs avec Magali Villeneuve, Alexandre Dainche et Céline Landressie d’un côté, Cécile Guillot et Mathieu Guibé de l’autre. Étrange sentiment de tristesse, de joie partagée, de fatigue, de bonheur… Quelques photos plus tard (et l’an prochain, j’ai prend une de suite fraiche et jolie parce que là, on accuse la fatigue quand même). Nous nous dirigeons vers la sortie. Mais, je repère des carnets trop beaux et des MPs magnifiques. Ce sont mes derniers achats.

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Puis c’est manger, ranger, nettoyer. On quitte Meli vers 14h50, elle descend vers son Sud, nous on remonte vers le Nord, c’est une belle histoire (Michel Fugain inside). Nous retrouvons nos chez nous après la route,  crevées, heureuses, ravies et en pensant déjà aux Imaginales 2015 au 25 au 31 mai !!!!

Mes précieux :

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Quelques photos :

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Les dédicaces : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.704324139614080.1073741833.343729139006917&type=1&l=d498f44a82

Extraits choisis :

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La voie de la sorcière, T1, Fille d’Hécate de Cécile Guillot

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Editions du Chat Noir, 142 pages, 11,90€

4ème de couverture

« Je croyais n’être qu’une étudiante ordinaire et sans doute trop renfermée. Et puis, il a eu cette expérience étrange, la découverte de mon don… Maintenant je dois apprendre à m’accomplir en tant que sorcière, développer mes pouvoirs et trouver ma place en ce monde. Tout aurait-été parfait s’il n’y avait pas eu ces cauchemars et ces malaises. Quelqu’un cherche à me nuire ! Mais qui pourrait bien me harceler ainsi ?
Et, pour ne rien arranger, j’ai aussi un mémoire à écrire pour valider ma dernière année de psycho. Ma vie n’est vraiment plus de tout repos ! »

Maëlys nous ouvre les portes d’un univers étrange et déroutant, celui de la Wicca. La quête spirituelle qui est sienne va l’exposer à des menaces insoupçonnées. Surtout que le destin pourrait bien placer sur son chemin, les clés qui l’aideront à résoudre les mystères d’une existence parsemée d’ombres… Car, une sorcière peut-elle s’épanouir coupée de ses racines, ignorante d’un passé dont pourrait dépendre l’avenir ?

Résumé

Maëlys est étudiant à Aix-en-Provence. Assez seule, sérieuse et dotée un esprit scientifique, elle réussit brillamment ces études. C’est une femme sensible qui cerne plutôt bien les gens, ce qu’il l’aide beaucoup dans ses études de psycho. Maladroite, elle va heurter un jeune homme à la fac et il va lui proposer de participer à des expériences scientifiques pour sa thèse. Elle va alors faire de surprenantes et étranges découvertes sur elle-même…

Mon avis

Une lecture passionnante et envoûtante !

Après un prologue fort à propos et très intéressant de Vanessa Terral sur la place des croyances « magiques » dans nos vies, le lecteur découvre Maëlys une jeune femme en master 2 de psycho à Aix en Provence. Qui par pur hasard et victime de sa maladresse, va découvrir qu’elle n’est pas aussi banale qu’elle le croyait. Un chercheur lui propose une expérience, elle se révèle autant effrayante qu’intéressante. Maëlys, pourrait être télépathe, en tout cas, elle est très empathique. Elle décide de faire des recherches et atterrie dans une librairie spécialisée où la fille de la patronne lui dit qu’elle est une sorcière… Tiraillée par son éducation sérieuse et scientifique  et l’envie d’en savoir plus, sur ce qu’elle aurait pris avant pour des idées de doux illuminés, elle décide de creuser le sujet.

Maëlys est une jeune femme attachante, qui n’a pas vraiment d’amis, et qui se consacre à ses études. Orpheline, ses parents adoptifs ne sont plus là. Elle doit bien le reconnaitre elle est seule. La découverte de ses dons lui redonne espoir. C’est agréable d’avoir un personnage adulte, complexe, intelligent et volontaire. Une héroïne que l’on prend vraiment plaisir à suivre.

Mais un jour (enfin une nuit), elle va faire d’horribles cauchemars. C’est à cet instant, que le lecteur comprend qu’il y a bien plus dans ce récit qu’une simple histoire d’étudiante – sorcière.

En refermant le livre, on a indéniablement envie de savoir ce que va devenir Maëlys mais aussi de découvrir la Wicca, les fondements de cette religion, les vertus et bienfaits des plantes, le pouvoir des gemmes, la signification des symboles… En peu de pages, Cécile réussit à captiver son lecteur, à l’intéresser à un monde différent du sien, à lui donner envie de découvrir d’autres choses, d’en savoir plus.

Pour Maëlys, c’est un « voyage » initiatique, vers des croyances et une façon de vivre différente mais qu’elle a toujours eu en elle. De ce fait, même si elle prend plutôt bien les choses, et que sa vie chamboulée prend un nouveau cours et que bien que cela soit rapide, elle fait face et assimile vite, on se doute que c’est normal même si on ne sait pas encore bien pourquoi. Le monde qu’elle découvre, et nous avec elle, est étrange, complexe et pourtant en lien étroit avec la nature, la vérité, la vie. Le parcours de Maëlys est une quête spirituelle. Que croire? A qui accorder sa confiance? Comment se protéger? Que penser de tous les choses qui lui arrive? Heureusement, certaines personnages seront là pour l’aider à comprendre. Alors que d’autres chercheront à lui nuire.

Le lecteur s’interroge beaucoup sur le passé de Maëlys, que l’on découvrira certainement progressivement en la suivant. La fin donne envie de se jeter sur le tome 2, la vie de Maëlys semble prendre une tournure différente et inattendue. J’ai hâte de lire la suite !

Alors oui c’est court, on aimerait parfois un peu plus de détails mais on se laisse prendre dans le récit qu’on lit très vite et on apprend malgré tout beaucoup de chose et en 140 pages, on parvient à s’attacher à cette jeune femme.  Et c’est peut être même pas plus mal d’avoir un tome d’introduction, qui vous happe de suite, qui ne tourne pas en rond et qui ne saoule pas le lecteur des tonnes de données où il décrocherait bien vite.

Le style de Cécile Guillot est fluide, entrainant et empreint de douceur. Une certaine poésie se dégage de sa prose. Et elle est aussi être plus dure et aborder des choses plus effrayantes. Et puis, Cécile joue avec la forme de son récit: mails, songes, … On n’a pas le temps de s’ennuyer.

Cécile vous prend par la main et nous faire découvrir son monde et on n’a pas envie de les quitter ! C’est très réussi 🙂 En plus de lire la suite, j’ai très envie de découvrir les ouvrages que Cécile indique dans les références. Je crois que je finirai par craquer rapidement !  Vous aussi laissez vous guider par Cécile et jetez vous sur La voie de la sorcière !

Le lamento des Ombres – Les Enfants de Walpurgis

lamentoLes éditions du Chat Noir, 306 pages, 19,90€

4ème de couverture

Tempo sourd ou pure envolée, trille innocente ou rugissement de haine, la musique vibre à nos oreilles de ses multiples identités. Tantôt berceuse, parfois fracassante, elle n’a pas de frontières, elle ignore les bornes. Ou plutôt, elle les refuse.
L’harmonie, ce fluide évanescent de cannelle et de myrrhe qui perce jusqu’aux palissades des cultures, marche aux confins de la mortalité. Elle transgresse les limites humaines. Elle apporte l’ailleurs jusqu’à nous, nous y transporte. Elle ouvre des passages vers des mondes imperceptibles et les créatures qui y vivent. Pour la beauté, pour la musique…

Huit auteurs se sont rencontrés autour d’une poignée de notes. Certains ont pris l’immortalité en Dot majeure, d’autres un chant Fa-erique aux accents tragiques. Les restants se sont partagé des partitions en clés de Sol afin de passer une porte, une épreuve… ou la muraille dont s’entoure un cœur.
Dans ce grand opéra à huit voix, l’Histoire croise l’utopie, la fantasy médite en compagnie du fantastique romantique sur la magie et les pactes faustiens. Un arpège délicat se met en œuvre. Une mélodie douce-amère, où les ombres évoluent dans les brumes comme dans les consciences…

Le sentier du lamento vous mènera jusqu’à elles.

Mon avis

J’ai adoré cette anthologie publiée par les Éditions du Chat Noir. 8 textes de qualité ! Sur une thématique : la musique, la manière de la vivre, de la jouer, de la ressentir. Je me demande encore pourquoi j’ai attendu si longtemps pour la sortir de ma PAL, parce que franchement, c’était un régal. L’année 2014 commence bien avec cette première lecture (oui, je suis légèrement en décalage, lecture / chronique).

Comme on a ici 8 nouvelles, je vais donner mon avis rapide sur chacune d’elle 🙂

Maudite Sonate ! de Stéphane Soutoul

Joachim est pianiste, il compose sa plus belle sonate pour sa fiancée, sa bien-aimée. Malheureusement, son talent va séduire la Mort en personne… Elle lui jette alors une bien sombre malédiction quiconque entendra la sonate, que la Mort ne souhaite que pour elle, mourra, alors que Joachim devra vivre éternellement. Sauf s’il réussit une composition meilleure encore, à même de toucher à nouveau la Mort. A une autre époque, un homme est furieux car sa jeune épouse enceinte s’est enfouie. Comment a-t-elle bien pu deviner ses sombres desseins ? Qu’est-ce qui relie ces deux univers ?

J’ai adoré retrouver la plume de Stéphane Soutoul. Cette nouvelle est assez longue (40-45 pages) et est très bien écrite. On sent déjà une certaine maitrise même si le style est peut-être un petit peu moins assuré que les écrits récents de l’auteur (et c’est normal, ça va s’en dire), toutefois, pas de crainte à avoir, l’émotion passe vraiment très très bien dans cette nouvelle. Le thème musical est parfaitement intégré, et l’écriture est aussi fluide qu’une magnifique mélodie. J’ai beaucoup aimé l’implication de la Grande Faucheuse. Les personnages sont touchants et on a envie de savoir comment va finir cette nouvelle, on comprend au fur et  à mesure et on se laisse prendre dans l’histoire. Une nouvelle émouvante, poétique et torturée avec des personnages lumineux ou horrifiques habilement croqués.

Requiem pour un songe de Céline Guillaume

En 1950, une jeune violoniste nous raconte son retour dans sa demeure et comment elle est devenue ce qu’elle est aujourd’hui, après des années de misère et de cruauté.

Une nouvelle assez courte (la plus courte je pense du recueil), joliment écrite. Le récit nous entraine là où on ne l’attendait pas. J’aurai bien aimé plus de détails, en savoir plus que Katerine, mais c’est toute la beauté du texte, nous accrocher et nous surprendre en peu de pages.

That’s a long way to hell de Marianne Gellon

Le guitariste-chanteur d’un groupe de heavy nous fait part des moments si particulier de la scène, surtout ce concert donné chez eux, à Neoberlin, aux frontières du No Man’s Land. L’adrénaline. Les vibrations. La transe. L’extase. Richard est en symbiose parfaite avec sa gratte, cependant, il a des bémols, Lisa la petite amie rabat-joie, le monde qui a changé,… et qui a changé les gens et Richard/Hans ne fait pas exception…

Une claque ! Cette nouvelle assez longue par rapport à la précédente. Elle nous plonge complètement dans la vie de Richard (de son vrai nom Hans) et dans ce monde différent où le totalitarisme soviétique s’étend sur ce qui n’a pas été complètement détruit par les bombes. Marianne Gellon a un don pour créer une atmosphère très particulière parfaitement réussie. Les descriptions de la façon dont Hans ressent les choses et notamment la musique, le son, le show,…  sont géniales, on est transporté à ses côtés et on vit les déchainements de violence, de cet homme qui brûle la chandelle par les deux bouts. L’histoire est détaillée, brillamment menée, la fin est très bien trouvée, les parallèles et les images enivrants. Parfait !

Song to the Siren de Cécile Guillot

Marion, ingé son, fan de métal féminin, nous raconte sa rencontre et son amitié avec Aysun. Elle croit rêver quand elle découvre la chanteuse de Song to the Siren, sa voie et son charisme. D’habitude, les chanteuses sont des divas et elles manquent de naturel, d’authenticité et de charme. Aysun est différente et ça sera vite le succès pour le groupe. Mais les gens ne supportent pas ce qui est différent…

Une nouvelle qui a une taille parfaite, ni trop longue, ni trop courte et la belle écriture de Cécile nous permet d’être rapidement transporté aux côtés de Marion et Aysun. Nous suivons l’ascension de Song to the Siren et la folie des médias. Cette nouvelle est emprunte de mélancolie, de beauté et de noirceur et qui aborde des thèmes forts : l’amitié, la tolérance, la folie. A la fin, on se dit que nous aussi, on aimerait que les légendes soient vraies.

Les flûtes enchantées de Vanessa Terral

Lors d’une réception au sein d’une famille plutôt aisée, le maitre des lieux apprend que son coffre a été forcé mais on ne lui a dérobé qu’une flûte… mais pas une fluûe ordinaire, pas l’instrument de musique mais une flûte à vin, à champagne… Pourquoi garder un tel objet dans un coffre? Soudain, l’hôte ressent de violentes douleurs et entend un hurlement déchirant à vous glacer le sang. Il en mourra, comme le reste de sa famille… Comment et pourquoi ? C’est la consultante en affaires occultes Hélianthe Palisède qui va répondre pour nous à ces questions. Elle va être chargée par une « gardienne » d’enquêter et de découvrir ce qui se cache derrière ces morts.

Une autre claque ! J’ai adoré. C’est avec cette nouvelle que j’ai découvert Hélianthe Palisède, cette enquêtrice que Vanessa fait vivre dans différentes nouvelles. Et c’est un coup de foudre pour le personnage. Le fait qu’elle soit enquêtrice doit y être pour quelque chose mais en tout cas, je me suis tout de suite attachée à elle. Et puis Vanessa nous entraine même… sur l’île d’émeraude ! Waouh !!!! J’ai adoré retrouver la plume de Vanessa et ses personnages si atypiques, elle arrive toujours à en créer un qui a une façon bien à lui de se conduire ou de s’exprimer, c’est génial ! ça donne le sourire et amène une pointe d’humour très appréciable. Cette nouvelle est vraiment super et on peut la lire sans connaitre le personnage ou l’univers car les rappels sont là et habilement amenés. On pourrait peut être regretter qu’on s’éloigne légèrement du thème du recueil (on le retrouve mais c’est moins marqué que les autres nouvelles) mais ma foi, c’est tellement bien qu’on lui pardonne complètement ! Gros plus à chaque fois chez Vanessa, les mythologies sont développées, on voyage, on apprend, simplement fantastique.

La chorale du temps d’Ambre Dubois

Eric est saxophoniste, il est abordé dans la rue par un homme de grande prestance qui lui propose de venir jouer chez lui quelques heures contre rémunération. D’abord existant, Eric si discret, va quand même sonner à la porte de cet étrange homme dont il ne sait rien. Dans la demeure de l’homme, Eric joue quelques heures dans le grand salon avec pour public son hôte et une belle statue de marbre représentant Lucilla, la bien aimée du maitre des lieux. Eric se rendra tous les jours dans cette maison et croisera même parfois d’autres musiciens habitués des lieux. Que cache donc cet homme ? Que cache la venue d’Eric dans ce lieu ?

Cette nouvelle est un peu plus courte que les précédentes. Je découvre l’écriture, très belle d’Ambre Dubois. L’histoire m’a beaucoup plu, elle est originale, bien menée, bien pensée et je me suis laissée porter par le récit. De drôles d’impression naissent à la lecture, comme une sensation de malaise et c’est super de parvenir à cela en quelques pages. Cette nouvelle a tout sa place dans le Lamento des Ombres <3, musique, douceur, noirceur et fantastique.

Salve Regna Stellarum d’Angélique Ferreira

Till est un jeune elfe à la croisée des chemins, il doit devenir adulte et servir dans l’armée comme son père et son grand père avant lui. Né dans une famille de soldats, il ne peut pas en être autrement. Cependant, Till n’est pas du tout comme ses pères, il aime l’art, la musique. Même s’il a conscience des sacrifices de sa famille, il souhaite vivre sa vie comme il l’entend selon ses valeurs. La passion et la liberté seront plus forts que l’amour filial. Il va se rendre à Camelot pour commencer une autre vie. Il va très vite tomber sous le charme d’une belle demoiselle mais leur idylle ne sera pas sans danger…

C’est, je crois, la nouvelle la plus longue du recueil. C’est bien écrit, fluide et entrainant. J’ai beaucoup aimé le monde des elfes et le fait de suivre un personnage confronté à sa destinée. Cette nouvelle colle très bien aux thèmes du recueil, la musique, les choix,… Mais elle contient également plusieurs petites choses dont je ne suis pas friande : l’amour réciproque au premier regard, le mélange des mondes et des mythologies (pourquoi des références arthuriennes ? ou aux légendes grecques ? dans un univers fantasy ???). Malgré ces petits bémols, on passe cependant un bon moment de lecture.

La Clef musicale de Bettina Nordet

Au 15è siècle, le jeune Leonardo achève une toile. Quand la nuit, lui apparait Loriel qui doit lui ravir son âme, Leonardo se réveille et s’étonne de cette présence à ses côtés. L’instant est déroutant pour les deux êtes et exceptionnel, car Leonardo peut voir l’ange de la mort. Loriel voit l’occasion de rompre un temps sa solitude et décide de prolonger la vie de celui qui deviendra un être célèbre et prolifique. Au 18è siècle, la jeune Aure reçoit de son père une boite à musique.  Cette nuit là, elle s’endort et rêve d’un étrange homme aux cheveux longs et noirs, qui deviendra son seul ami et confident. Qu’est-ce qui relie ses deux époques, et ces destinées si différentes ?

C’est une nouvelle très plaisante et très bien écrite. Le thème abordé est très intéressant et bien traité, j’ai beaucoup apprécié l’utilisation du personnage de Léonard De Vinci et ce qui fera le lien entre les deux époques contées. C’est une très belle histoire qui emporte son lecteur. J’ai beaucoup apprécié le style de Bettina et serait ravie de relire quelque chose d’elle.

Le lamento des ombres est vraiment un super recueil de nouvelles avec un thème, un fil conducteur que j’ai adoré, la musique et la musicalité ^^ Les 8 nouvelles sont toutes différentes, de part leur style, la longueur, leur traitement du thème, les histoires empruntes de fantastique.

Les enfants de Walpurgis c’est 8 auteurs à découvrir ou redécouvrir, 8 très bons, voire excellents moments de lecture. 8 nouvelles qui transportent le lecteur sur des rythmes effrénés ou lancinants, sur des tempos mélancoliques ou endiablés. 8 univers où les sons, la musique rendent amoureux, fous ou heureux, où les mélodies vous déchirent, vous délivrent, vous condamnent, vous bouleversent…. 8 récits où le lecteur est embarqué sur des harmonies nées des plumes de nouveaux auteurs fantastiques, portés par leur musicalité et leurs messages.

Bravo aux éditions du Chat Noir pour ce recueil et vivement ma lecture des autres recueils qui m’attendent dans la bibli !

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