Les tribulations d’une gothique amoureuse de Cécile Guillot

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EDB Editions, 200 pages, 13,00€ / 2,99€ en ebbok

4ème de couverture

Lily est amoureuse de Vince, mais pas seulement… Elle aime aussi…

La vie.
La musique.
Son travail.
Ses corsets.
Les cupcakes.
Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie… elle décide de vivre ses rêves au lieu de rêver sa vie…

Mon avis

Les tribulations d’une gothique amoureuse est une lecture légère et fraîche, de celles qui font du bien.

Lily travaille dans une école, elle s’occupe d’enfants présentant des difficultés d’apprentissage pour diverses raisons. Lily a son style bien à elle et ne s’en lasse pas compter. Oui, car Lily est gothique et n’est pas bien vue par sa directrice pincée et aigrie et certaines collègues vieux jeu. Mais Lily ne va certainement pas changer ce qu’elle est pour plaire à de vieilles mégères (bon ok pas si vieilles mais quand l’esprit est étriqué…).

Lily est aussi membre d’un groupe de musique branché, métal, elle joue avec ses amis et elle est secrètement amoureuse de Vince, le musicien rebelle de la bande. Ils répètent tous ensemble toutes les semaines, mais le rythme s’accélère quand une belle opportunité s’offre à eux.

Lily met du cœur à l’ouvrage mais ne peut s’empêcher d’être un peu à cran. Peut-être, parce qu’elle n’arrive pas à avouer ses sentiments à celui qu’elle couve pourtant du regard. Il faut dire que le bad boy collectionne les conquêtes et Lily aimerait tellement être celle pour qui il laisserait tomber ses mauvais travers. Mais rien ne va se passer comme Lily l’aurait espéré. Ajouter une directrice qui s’acharne sur une de ses collègues… La vie de Lily est simple mais pas de tout repos pour autant !

Lily est attachante, c’est une jeune femme avec ses doutes mais qui dégage quelque chose de plus que les autres. Même si on ne partage pas tous les traits de caractère ou le gout vestimentaire de l’héroïne, on s’identifie toujours à un moment où à un autre à elle. J’ai apprécié sa façon d’être, sa manière de répondre aux clichés sur les gothiques, son goût pour les cupcakes, sa relation avec sa meilleure amie, etc.

Il faut dire que Cécile Guillot nous sert une romance certes mais sans nombre des clichés associés au genre. Des petits quiproquos, mais pas l’un des schémas agaçants qu’on retrouve trop souvent (au choix, jeu du chat et de la souris, triangle amoureux ou propos nian-nian).

Les tribulations de Lily sont à des années lumières de celle de l’accro du shopping qui m’avait agacé.  Ici, point de jeune fille écervelée qui trouve tous les bonnes raisons pour ne pas faire face à ses responsabilités. Lily avec ses défauts a cependant la tête sur les épaules. Bien sur, cela ne l’empêche pas d’être une rêveuse. Au contraire.  Mais elle décide de vivre ses rêves et de faire face au bon comme au mauvais. Une jeune fille normale, qui peut se faire des films, qui peut se replier sur elle-même, qui peut être jalouse mais qui n’en reste pas moins sympathique, attentive aux autres, même si ce n’est pas toujours facile. Les situations dans lesquelles se retrouvent Lily sont crédibles. Et crédibilité ne rime pas avec ennui. Les pages se tournent toutes seules et on a envie de savoir ce que va faire Lily. J’ai beaucoup apprécié les personnages secondaires mais je ne préfère pas les décrire pour vous les laisser les découvrir.

Ce roman est une lecture agréable, douce et qui met du baume au coeur, servie par la plume apaisante de Cécile Guillot. On retrouve pas mal de choses et de passions de Cécile Guillot,  la musique,  la mode (vintage, gothique chic,…),… et l’auteure nous partage subtilement ses coups de coeur et ses bonnes adresses.

J’ai vraiment passé un très bon moment avec cette lecture, que je me reverrais bien relire plus tard. Et oui, je peux adorer une lecture classée romance quand celle-ci est juste, sympathique et drôle. A découvrir.

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Palissade de Franck Villemaud

palissade

Editions Taurnada, 9,99€, 180 pages

Merci aux Editions Taurnada de me permettre à nouveau la découverte d’un de leur titre, sorti tout récemment.

4ème de couverture

À sa sortie de l’hôpital psychiatrique, où il a séjourné un temps suite à une séparation douloureuse, Fred emménage dans une petite maison en arrière d’un immeuble, avec pour unique voisin Roland, ancien légionnaire d’une cinquantaine d’années.
Sur fond d’alcool et de rock’n’roll, une amitié trouble et déjantée va alors se nouer entre eux, dans le décor inamovible de leur cour commune que divise une vieille palissade en bois.
Jusqu’à ce que le passé s’invite à la fête…

Mon avis

Une belle surprise !

Fred est mort 6 mois plutôt. Et il va nous raconter comment tout cela est arrivé. Oui parce que Fred est notre narrateur ! Il a emménagé dans une petite maison à l’arrière d’un immeuble. Après une séparation douloureuse, il a passé du temps en hôpital psychiatrique. Fred a décidé de tirer un trait sur cette période, en profitant à fond. Inscrit sur les réseaux sociaux, Fred fait beaucoup de conquêtes et les filles défilent dans sa petite maison. Fred a une passion, il adore le rock’n’roll et joue de la guitare. C’est ainsi qu’un jour où il joue du Damien Rice, qu’il est invectivé par son voisin, Roland la cinquantaine, ancien légionnaire, qui voudrait bien entendre du rock, du vrai ! D’abord agacé, Fred lie connaissance avec Roland qui lui propose une petite soirée picole. Une soirée qui va se multiplier. Fred va donc picoler la nuit avec Roland, du rock et des cigarettes et s’envoyer en l’air avec ses nombreuses conquêtes le jour. Jusqu’au jour où une fille va faire chavirer le cœur de Fred et mettre en danger l’amitié entre Roland et notre narrateur. Et si cet événement allait révéler la vraie nature des deux hommes ?

Dans Palissade, on est presque en huit-clos. Fred ne sort pas beaucoup de chez lui, à part pour se ravitailler en clopes, en café… Pareillement pour Roland, à part une fois de temps en temps où il donne un coup de main dans une épicerie la nuit (où il se ravitaille lui en bouteilles, plus ou moins bonnes) sinon il ne sort que pour remplir le frigo. Les chapitres sont ponctués de références musicales, de sons, … mélange de douceur et de violence, un peu comme dans la vie de Fred, ou celle de Roland. Les personnages sont délicieusement tordus. Je me suis attachée à eux et je fus d’autant plus surprise de ma lecture. Parce que si on sait que Fred va disparaitre, on sent bien que quelque chose d’autre va se passer, mais comment, quoi, pourquoi, c’est ce que l’on va découvrir progressivement.

Les n° de chapitre sont décroissants, le narrateur compte donc à rebours vers l’inéluctable. Les chapitres sont courts, le style est percutant, l’écriture orale ce qui donne un récit très dynamique, qui se lit rapidement, avec un rythme d’enfer. Très addictif, on a du mal à le lâcher une fois commencé. J’ai beaucoup aimé le style de Franck Villemaud, direct, légèrement familier, franc mais jamais vulgaire. Un bel équilibre.

On a l’impression de discuter avec Fred. Il marque des pauses, des arrêts sur image, des retours en arrière comme si on retraçait littéralement le fil de ces 6 derniers mois. Il y a des passages drôles, d’autres plus mélancoliques ou encore plus violents. On est tellement embarqué dans le récit qu’on ne s’attend absolument pas à ce qu’il va se passer. La bande son est un plus dans le récit, on fait des découvertes, on réfléchit aux choix faits (ce n’est pas obligatoire mais c’est sympathique de se prendre au jeu d’écouter un peu les chansons). Vraiment chouette.

On apprend à la fin que le récit va être adapté en pièce de théâtre et je trouve que c’est une bonne idée, je m’en faisais même la réflexion lors de la lecture, que ça fait un bon scénario. Je souhaite beaucoup de succès au roman et à la pièce 🙂

Une lecture rapide, entrainant, surprenante. A découvrir.

Merci encore aux Editions Taurnada 🙂

Une octave de réalité de Julien Pinson

9782364752436

Editions Voy’[el], collection e-court, ebook, 0,99€

4ème de couverture

Les réalités se superposent à une octave l’une de l’autre. Les chats sont absents, mais présents, responsables des personnalités. Dans les nuages, Hanumân observe le combat. Et quelque part, une cartouche de gaz attend son atome.

Résumé

Henry est officier sur un vaisseau un peu particulier, comme son monde d’ailleurs. Lorsqu’il se réveille, son Cheshire Monsieur C, lui permet de dissiper tous ces rêves et souvenirs qui ne lui appartiennent pas. Henry a de la chance depuis que lui et l’équipage sont en mission, il n’a encore jamais décroché, ce qui n’est pas le cas du reste du vaisseau. Henry prend son poste auprès du Capitaine, qu’il ne peut pas sentir. A 6 mois de la retraite que lui réserve cette nouvelle mission?

Mon avis

De nouvelles parutions e-court sont sorties  !!!! Voici ma 5ème lecture dans le cadre du partenariat entre le blog et la collection e-court des Editions Voy’[el]. Merci de me permettre de découvrir cette nouvelle 🙂

Et bien le moins qu’on puisse dire c’est qu’en voilà une nouvelle originale, un poil complexe, à ne pas lire après 3 jours sans sommeil ! J’exagère un peu, elle est certes particulière mais une fois commencée, on est plongé dans un monde si différent, si intéressant que s’en est frustrant de la terminer ! Dans le monde d’Henry, les chats ne sont pas dans la même réalité que les humains et chacun en a un qui lui est nécessaire pour vivre. C’est le chat qui tire l’homme de ses cauchemars mais surtout qui l’aide à se reconnecter à la réalité quand le vaisseau fait des sauts entre les différents plans de réalité.

En fait, c’est assez difficile à expliquer alors que sous la plume de Julien Pinson c’est si facile à comprendre ! Dès le début, on est directement confronté à Henry qui doit aider son ami Fred à « reconnecter », l’auteur nous explique ainsi son monde par des exemples concrets ! Henry compose une litanie dans laquelle le lecteur va déjà en découvrir beaucoup sur l’univers dans lequel la vie évolue. Dans l’univers d’Henry, on peut passer d’une réalité à l’autre, grâce à la musique. C’est aussi avec la musique que se fait la guerre avec les Figés. Ce monde est régit par des règles : respecter les paliers, ne pas être séparer trop longtemps de son Cheshire ,…

Un univers complexe, dense et bien travaillé. Où l’on se bat à coup de percus, de cuivres contre des têtes nucléaires. ;Autant dire que ce n’est pas banal mais pas pour autant sans danger. Où sont mélangés physique quantique et héroïsme, solfège et science-fiction. Où en quelques pages, l’auteur réussit à nous happer dans ce bel univers. Ou l’on s’attache aux personnages. J’ai été surprise d’être si émue à la fin. Court mais prenant.

Il ne faut pas avoir peur des mélanges, de la physique quantique, des différents plans de réalité, d’un monde musical, etc., c’est ce qui donne sa beauté au texte, son originalité mais aussi sa poésie et une certaine impression de mélancolie. Une très bonne surprise, un e-court original à découvrir !

Merci encore aux Editions Voy’[el] et la collection e-court, pour ce partenariat décidément très riche en découverte et en histoire originale !!!

Dans les rapides de Maylis de Kerangal

index

Folio, 5,60€, 117 pages

4ème de couverture

«T’es rock, t’es pas rock. La vie rock. Ce n’est pas gravé sur les disques, ce n’est pas imprimé dans les livres. Une épithète consubstantielle, un attribut physique comme être blonde, nerveux, hypocondriaque, debout. Rock rock rock. Le mot est gros comme un poing et rond comme un caillou. Prononcé cent fois par jour, il ne s’use pas. Dehors le ciel bouillonne, léger, changeant quand les nuages pèsent lourd, des milliers de tonnes bombent l’horizon derrière les hautes tours, suspendus. Être rock. Être ce qu’on veut. Plutôt quelque chose de très concret. Demandez le programme!»

Le Havre, 1978. Elles sont trois amies inséparables. Un dimanche de pluie, elles font du stop, et dans la R16 déboule la voix de Debbie Harris, la chanteuse de Blondie. Debbie qui s’impose aux garçons de son groupe, Debbie qui va devenir leur modèle.

Mon avis

Le Havre. 1978. 3 jeunes filles. 15 ans. Sous la pluie. Elles se décident à faire du stop pour rentrer au plus vite en ville. Le type qui les fait monter dans sa R16 rallume son poste. C’est Blondie. Les adolescentes sont scotchées. Celle qui est monté à l’avant à le courage de demander le nom des artistes et de l’album au conducteur. C’est Blondie, album Parallel Lines.

Je n’ai pas vraiment aimé.

Trop court pour en retenir vraiment quelque chose et je n’ai pas été accrochée par l’histoire, l’adolescence qui se cherche. Certains passages de ce très court roman sont de beaux exercices de style. Dans l’ensemble, c’est rapide, très rapide. Trop rapide? Le style et l’action illustrent pourtant parfaitement le titre du livre, et l’adolescence, cette jeunesse où tout va vite et qui passe trop vite. Malheureusement, ce récit n’a pas su me toucher.

Je n’ai finalement pas retenu grand chose. La musique, les mecs, Blondie, l’amitié. Les adolescentes se découvrent une référence, une femme, une chanteuse, une battante, une qui s’impose parmi les hommes. On comprend aisément ce choix. Mais la vie c’est aussi d’autres découvertes et les mecs, les goûts, les opinions, etc. Pleins de choses qui peuvent s’immiscer dans une amitié et  peut-être la faire voler en éclat ?  On retrouve aussi l’adolescence et son besoin de se démarquer, d’être intéressant, ou de raser les murs…

On sait peut de chose sur les 3 jeunes filles, leur style vestimentaire, leur occupation commune « par défaut ». C’est de la narratrice qu’on en saura le plus. Son rendez-vous avec Pierre. Son père qui travaille au Port. Sa mère avec qui elle ne veut pas partager ses découvertes et sa vie. Je n’ai pas vraiment accroché. Manque de développement ? Manque d’intérêt de ma part ? Mauvaise période pour le lire. Je ne sais pas. En tout cas, ce ne m’a pas intéressé. Rien de bien transcendant pour moi. Pourtant, je le répète, les thèmes sont bien choisis, intéressants. Mais ça n’a pas suffit.

Peut être que je n’ai pas voulu « analyser » ma lecture. Chercher les sens, les sous-entendus. Chercher à développer moi même ce qui était dit. C’est vrai que de l’adolescence, je n’en garde pas un bon souvenir. Peut être que je n’avais tout simplement pas l’envie de me replonger dans ses états d’âme. Pourtant, la musique c’est aussi ce qui m’a aidé à survivre à cette période… Pas avec les même références musicales. Je ne sais pas ce qui n’a pas marché avec ce livre pour moi. Je pense pourtant que ça aurait pu coller.

Quelques points que j’ai apprécié quand-même : l’interrogation latente du récit : le trio va-t-il éclater ? Les découvertes de l’adolescence auront-elles raison des 3 jeunes filles ? J’ai aimé aussi, cette façon empressée qu’à Lise de tout connaitre, tout savoir, filer directement acheter un vinyle par exemple. Et aussi cette façon de décortiquer ce qu’elles écoutent, les intonations, les styles, les possibles, les intentions.

La fin m’a un peu déçue, je m’attendais à autre chose. En fait, il n’y a pas vraiment de fin. Mais quelque part, elle est jolie. Qu’est-ce que l’amitié ? Peut-elle s’effilocher avec le temps ? Pour de bon ? Je pense quand même que c’était trop court pour me séduire.

En tout cas, ça donne envie de s’écouter Blondie et Kate Bush c’est déjà ça !

Le lamento des Ombres – Les Enfants de Walpurgis

lamentoLes éditions du Chat Noir, 306 pages, 19,90€

4ème de couverture

Tempo sourd ou pure envolée, trille innocente ou rugissement de haine, la musique vibre à nos oreilles de ses multiples identités. Tantôt berceuse, parfois fracassante, elle n’a pas de frontières, elle ignore les bornes. Ou plutôt, elle les refuse.
L’harmonie, ce fluide évanescent de cannelle et de myrrhe qui perce jusqu’aux palissades des cultures, marche aux confins de la mortalité. Elle transgresse les limites humaines. Elle apporte l’ailleurs jusqu’à nous, nous y transporte. Elle ouvre des passages vers des mondes imperceptibles et les créatures qui y vivent. Pour la beauté, pour la musique…

Huit auteurs se sont rencontrés autour d’une poignée de notes. Certains ont pris l’immortalité en Dot majeure, d’autres un chant Fa-erique aux accents tragiques. Les restants se sont partagé des partitions en clés de Sol afin de passer une porte, une épreuve… ou la muraille dont s’entoure un cœur.
Dans ce grand opéra à huit voix, l’Histoire croise l’utopie, la fantasy médite en compagnie du fantastique romantique sur la magie et les pactes faustiens. Un arpège délicat se met en œuvre. Une mélodie douce-amère, où les ombres évoluent dans les brumes comme dans les consciences…

Le sentier du lamento vous mènera jusqu’à elles.

Mon avis

J’ai adoré cette anthologie publiée par les Éditions du Chat Noir. 8 textes de qualité ! Sur une thématique : la musique, la manière de la vivre, de la jouer, de la ressentir. Je me demande encore pourquoi j’ai attendu si longtemps pour la sortir de ma PAL, parce que franchement, c’était un régal. L’année 2014 commence bien avec cette première lecture (oui, je suis légèrement en décalage, lecture / chronique).

Comme on a ici 8 nouvelles, je vais donner mon avis rapide sur chacune d’elle 🙂

Maudite Sonate ! de Stéphane Soutoul

Joachim est pianiste, il compose sa plus belle sonate pour sa fiancée, sa bien-aimée. Malheureusement, son talent va séduire la Mort en personne… Elle lui jette alors une bien sombre malédiction quiconque entendra la sonate, que la Mort ne souhaite que pour elle, mourra, alors que Joachim devra vivre éternellement. Sauf s’il réussit une composition meilleure encore, à même de toucher à nouveau la Mort. A une autre époque, un homme est furieux car sa jeune épouse enceinte s’est enfouie. Comment a-t-elle bien pu deviner ses sombres desseins ? Qu’est-ce qui relie ces deux univers ?

J’ai adoré retrouver la plume de Stéphane Soutoul. Cette nouvelle est assez longue (40-45 pages) et est très bien écrite. On sent déjà une certaine maitrise même si le style est peut-être un petit peu moins assuré que les écrits récents de l’auteur (et c’est normal, ça va s’en dire), toutefois, pas de crainte à avoir, l’émotion passe vraiment très très bien dans cette nouvelle. Le thème musical est parfaitement intégré, et l’écriture est aussi fluide qu’une magnifique mélodie. J’ai beaucoup aimé l’implication de la Grande Faucheuse. Les personnages sont touchants et on a envie de savoir comment va finir cette nouvelle, on comprend au fur et  à mesure et on se laisse prendre dans l’histoire. Une nouvelle émouvante, poétique et torturée avec des personnages lumineux ou horrifiques habilement croqués.

Requiem pour un songe de Céline Guillaume

En 1950, une jeune violoniste nous raconte son retour dans sa demeure et comment elle est devenue ce qu’elle est aujourd’hui, après des années de misère et de cruauté.

Une nouvelle assez courte (la plus courte je pense du recueil), joliment écrite. Le récit nous entraine là où on ne l’attendait pas. J’aurai bien aimé plus de détails, en savoir plus que Katerine, mais c’est toute la beauté du texte, nous accrocher et nous surprendre en peu de pages.

That’s a long way to hell de Marianne Gellon

Le guitariste-chanteur d’un groupe de heavy nous fait part des moments si particulier de la scène, surtout ce concert donné chez eux, à Neoberlin, aux frontières du No Man’s Land. L’adrénaline. Les vibrations. La transe. L’extase. Richard est en symbiose parfaite avec sa gratte, cependant, il a des bémols, Lisa la petite amie rabat-joie, le monde qui a changé,… et qui a changé les gens et Richard/Hans ne fait pas exception…

Une claque ! Cette nouvelle assez longue par rapport à la précédente. Elle nous plonge complètement dans la vie de Richard (de son vrai nom Hans) et dans ce monde différent où le totalitarisme soviétique s’étend sur ce qui n’a pas été complètement détruit par les bombes. Marianne Gellon a un don pour créer une atmosphère très particulière parfaitement réussie. Les descriptions de la façon dont Hans ressent les choses et notamment la musique, le son, le show,…  sont géniales, on est transporté à ses côtés et on vit les déchainements de violence, de cet homme qui brûle la chandelle par les deux bouts. L’histoire est détaillée, brillamment menée, la fin est très bien trouvée, les parallèles et les images enivrants. Parfait !

Song to the Siren de Cécile Guillot

Marion, ingé son, fan de métal féminin, nous raconte sa rencontre et son amitié avec Aysun. Elle croit rêver quand elle découvre la chanteuse de Song to the Siren, sa voie et son charisme. D’habitude, les chanteuses sont des divas et elles manquent de naturel, d’authenticité et de charme. Aysun est différente et ça sera vite le succès pour le groupe. Mais les gens ne supportent pas ce qui est différent…

Une nouvelle qui a une taille parfaite, ni trop longue, ni trop courte et la belle écriture de Cécile nous permet d’être rapidement transporté aux côtés de Marion et Aysun. Nous suivons l’ascension de Song to the Siren et la folie des médias. Cette nouvelle est emprunte de mélancolie, de beauté et de noirceur et qui aborde des thèmes forts : l’amitié, la tolérance, la folie. A la fin, on se dit que nous aussi, on aimerait que les légendes soient vraies.

Les flûtes enchantées de Vanessa Terral

Lors d’une réception au sein d’une famille plutôt aisée, le maitre des lieux apprend que son coffre a été forcé mais on ne lui a dérobé qu’une flûte… mais pas une fluûe ordinaire, pas l’instrument de musique mais une flûte à vin, à champagne… Pourquoi garder un tel objet dans un coffre? Soudain, l’hôte ressent de violentes douleurs et entend un hurlement déchirant à vous glacer le sang. Il en mourra, comme le reste de sa famille… Comment et pourquoi ? C’est la consultante en affaires occultes Hélianthe Palisède qui va répondre pour nous à ces questions. Elle va être chargée par une « gardienne » d’enquêter et de découvrir ce qui se cache derrière ces morts.

Une autre claque ! J’ai adoré. C’est avec cette nouvelle que j’ai découvert Hélianthe Palisède, cette enquêtrice que Vanessa fait vivre dans différentes nouvelles. Et c’est un coup de foudre pour le personnage. Le fait qu’elle soit enquêtrice doit y être pour quelque chose mais en tout cas, je me suis tout de suite attachée à elle. Et puis Vanessa nous entraine même… sur l’île d’émeraude ! Waouh !!!! J’ai adoré retrouver la plume de Vanessa et ses personnages si atypiques, elle arrive toujours à en créer un qui a une façon bien à lui de se conduire ou de s’exprimer, c’est génial ! ça donne le sourire et amène une pointe d’humour très appréciable. Cette nouvelle est vraiment super et on peut la lire sans connaitre le personnage ou l’univers car les rappels sont là et habilement amenés. On pourrait peut être regretter qu’on s’éloigne légèrement du thème du recueil (on le retrouve mais c’est moins marqué que les autres nouvelles) mais ma foi, c’est tellement bien qu’on lui pardonne complètement ! Gros plus à chaque fois chez Vanessa, les mythologies sont développées, on voyage, on apprend, simplement fantastique.

La chorale du temps d’Ambre Dubois

Eric est saxophoniste, il est abordé dans la rue par un homme de grande prestance qui lui propose de venir jouer chez lui quelques heures contre rémunération. D’abord existant, Eric si discret, va quand même sonner à la porte de cet étrange homme dont il ne sait rien. Dans la demeure de l’homme, Eric joue quelques heures dans le grand salon avec pour public son hôte et une belle statue de marbre représentant Lucilla, la bien aimée du maitre des lieux. Eric se rendra tous les jours dans cette maison et croisera même parfois d’autres musiciens habitués des lieux. Que cache donc cet homme ? Que cache la venue d’Eric dans ce lieu ?

Cette nouvelle est un peu plus courte que les précédentes. Je découvre l’écriture, très belle d’Ambre Dubois. L’histoire m’a beaucoup plu, elle est originale, bien menée, bien pensée et je me suis laissée porter par le récit. De drôles d’impression naissent à la lecture, comme une sensation de malaise et c’est super de parvenir à cela en quelques pages. Cette nouvelle a tout sa place dans le Lamento des Ombres <3, musique, douceur, noirceur et fantastique.

Salve Regna Stellarum d’Angélique Ferreira

Till est un jeune elfe à la croisée des chemins, il doit devenir adulte et servir dans l’armée comme son père et son grand père avant lui. Né dans une famille de soldats, il ne peut pas en être autrement. Cependant, Till n’est pas du tout comme ses pères, il aime l’art, la musique. Même s’il a conscience des sacrifices de sa famille, il souhaite vivre sa vie comme il l’entend selon ses valeurs. La passion et la liberté seront plus forts que l’amour filial. Il va se rendre à Camelot pour commencer une autre vie. Il va très vite tomber sous le charme d’une belle demoiselle mais leur idylle ne sera pas sans danger…

C’est, je crois, la nouvelle la plus longue du recueil. C’est bien écrit, fluide et entrainant. J’ai beaucoup aimé le monde des elfes et le fait de suivre un personnage confronté à sa destinée. Cette nouvelle colle très bien aux thèmes du recueil, la musique, les choix,… Mais elle contient également plusieurs petites choses dont je ne suis pas friande : l’amour réciproque au premier regard, le mélange des mondes et des mythologies (pourquoi des références arthuriennes ? ou aux légendes grecques ? dans un univers fantasy ???). Malgré ces petits bémols, on passe cependant un bon moment de lecture.

La Clef musicale de Bettina Nordet

Au 15è siècle, le jeune Leonardo achève une toile. Quand la nuit, lui apparait Loriel qui doit lui ravir son âme, Leonardo se réveille et s’étonne de cette présence à ses côtés. L’instant est déroutant pour les deux êtes et exceptionnel, car Leonardo peut voir l’ange de la mort. Loriel voit l’occasion de rompre un temps sa solitude et décide de prolonger la vie de celui qui deviendra un être célèbre et prolifique. Au 18è siècle, la jeune Aure reçoit de son père une boite à musique.  Cette nuit là, elle s’endort et rêve d’un étrange homme aux cheveux longs et noirs, qui deviendra son seul ami et confident. Qu’est-ce qui relie ses deux époques, et ces destinées si différentes ?

C’est une nouvelle très plaisante et très bien écrite. Le thème abordé est très intéressant et bien traité, j’ai beaucoup apprécié l’utilisation du personnage de Léonard De Vinci et ce qui fera le lien entre les deux époques contées. C’est une très belle histoire qui emporte son lecteur. J’ai beaucoup apprécié le style de Bettina et serait ravie de relire quelque chose d’elle.

Le lamento des ombres est vraiment un super recueil de nouvelles avec un thème, un fil conducteur que j’ai adoré, la musique et la musicalité ^^ Les 8 nouvelles sont toutes différentes, de part leur style, la longueur, leur traitement du thème, les histoires empruntes de fantastique.

Les enfants de Walpurgis c’est 8 auteurs à découvrir ou redécouvrir, 8 très bons, voire excellents moments de lecture. 8 nouvelles qui transportent le lecteur sur des rythmes effrénés ou lancinants, sur des tempos mélancoliques ou endiablés. 8 univers où les sons, la musique rendent amoureux, fous ou heureux, où les mélodies vous déchirent, vous délivrent, vous condamnent, vous bouleversent…. 8 récits où le lecteur est embarqué sur des harmonies nées des plumes de nouveaux auteurs fantastiques, portés par leur musicalité et leurs messages.

Bravo aux éditions du Chat Noir pour ce recueil et vivement ma lecture des autres recueils qui m’attendent dans la bibli !

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Rock, Inch, Hair (Les chaises musicales) de Jean-Christophe Kieffer

Edilivre.com, 12,50€, 92 pages, lu en ebook

4ème de couverture

Après La vie, ma muse, un premier recueil de nouvelles publié en 2009, voici Rock, Inch, Hair, une nouvelle balade à travers l’univers imaginaire et musical de l’auteur.
Pour quelques-unes de ses histoires, il part d’une photographie ou d’un fait authentique. Il donne alors sa propre vision de l’évènement (allant parfois jusqu’à le réécrire), en se plaçant alternativement en amont et en aval de l’instant T, tout en ajoutant au récit des personnages fictifs et bien évidemment de la musique.
Pour les autres, l’auteur prend comme point de départ une chanson, un lieu ou simplement une petite partie d’un lointain souvenir et met en scène une galerie de héros plus ou moins sympathiques, en même temps qu’il invite le lecteur à la (re)découverte de titres de chansons, célèbres ou moins connues.
Chaque chanson possède une histoire, chaque histoire pourrait être une chanson…

Un recueil original et réjouissant où s’entremêlent joyeusement histoires et chansons.

Jean-Christophe Kieffer est né en terre alsacienne l’année où les Beatles se séparaient… Pas rancunier pour un sou, il consacre la majeure partie de ses loisirs au Rock (avec un grand R) aussi bien en écoutant, en lisant, qu’en écrivant sur le sujet. Père de trois enfants, tous tombés dans la marmite musicale dès leur plus tendre enfance, il rêve secrètement de voir un jour sa tribu réunie dans le « plus grand groupe de rock du monde » ! En attendant, il écrit des histoires…

Résumé

Il s’agit d’une dizaine de nouvelles mélodiques et inventives prenant pour base un événement, une photo, une chanson,… réécrites ou avec des personnages inventées, illustrées par des extraits de titres plus ou moins connus, ce recueil nous permet un voyage en musique. Toutes différentes et courtes, il n’est pas possible d’en faire un résumé.

Mon avis

D’abord, merci beaucoup à Jean-Christophe Keiffer, lui-même, qui m’a proposé directement de découvrir son univers.

J’ai beaucoup aimé ! Ce recueil de nouvelles est une réussite, un petit ovni entre littérature et musique. La narration des nouvelles est principalement effectuée à la première personne, ce qui nous permet de découvrir l’histoire, les événements directement en même temps que le personnage, d’être dans sa tête, de nous interroger avec lui. La base de chaque nouvelle est la musique, soit le point de départ, l’idée de la nouvelle est issu d’un événement musical, des paroles d’une chanson, soit la musique est là pour illustrer l’événement choisi qu’il démarre d’une photographie ou d’un événement historique ou personnel. Les histoires contées sont toutes différentes, les époques, les personnages, les situations changent d’une nouvelle à l’autre. Certaines nouvelles sont surprenantes, d’autres sont drôles, beaucoup sont touchantes.

Les conclusions de ces nouvelles s’imposent parfois à nous, si l’événement est connu, on s’attend un peu à la fin, s’il est inconnu du lecteur, on se demande où Jean-Christophe Kieffer veut nous emmener, parfois on pense avoir trouvé et c’est le cas et souvent, Jean-Christophe Kieffer nous a joliment et avec réussite, « mené en bateau ».

J’ai beaucoup aimé les nouvelles qui prenait pour base des faits réels historiques ou personnels. Une réécriture des événements de Dallas et du Président Kennedy (Tête en l’air) ou encore la magnifique rencontre de deux personnes à l’occasion de la chute du mur de Berlin (Une photo, deux familles). Cette nouvelle se base sur la photo de Raymond Depardon:

Ou encore  Ad Vietnam aeternam, qui se base également sur une photographie (de Nick Ut, très dure) et qui nous place dans la vie d’un pasteur, ancien du Vietnam et qui vit avec un secret qui le ronge.

Chacune des nouvelles est l’occasion d’un voyage musical et de découvertes. Des extraits de chansons qui donnent envie de se réécouter AC-DC, Cohen, Bashung,…, d’autres extraits que je ne connaissais pas et qui m’ont permit de découvrir ou de redécouvrir des artistes et certains de leurs titres. (The Dorrs, R. Hantson,…). Toutes les références sont données dans le recueil et à l’ère d’Internet, il est facile d’aller chercher les clips, les chansons, etc.

De la même manière, poussée par la curiosité, j’ai cherché les photographies évoquées dans certaines nouvelles et me suis replongée dans l’histoire de ces événements. Bien sur, toutes les nouvelles se comprennent et se lisent très bien sans ça,  si on n’a pas le temps, ni l’envie de faire des recherches supplémentaires.

Jean-Christophe Kieffer joue sur les sonorités et sur les mots avec subtilité. C’est très agréable à lire. Très bien écrit, vivant, dans un style plutôt oral comme si on nous parlait à nous lecteur, comme des confidences, et tout cela est très travaillé. J’ai beaucoup apprécié le moment passé à cette lecture.

Voici quelques titres et l’idée principale associée (je vous laisse admirer les jeux de mots dans certains titres!)

Conte à rebours (jusqu’ici, tout va bien), retraçant le destin d’un couple dont le début commence comme dans un conte pour enfants
Sur des airs de Zazie, Bashung, Cabrel,…

As et décès , évoquant l’histoire d’un chanteur, joueur de poker
« I’m on a Highway to Hell…« 

Aux balles du samedi soir, quand le Grand Jacques reçoit un ordre de mobilisatio
…des titres et des personnages inspirés de Jacques Brel

Arno et Florence, sur les rencontres qui bouleversent votre destin
Sur des airs de The Cranberies, S. O’Connor, Steppenwolf,…

Tout slam est bien égal, une conclusion en chanson
Impressionnant slam où Jean-Christophe Kieffer se livre en musique

C’est juste une petite sélection pour vous donner une idée mais elles valent toutes le détour ! Je ne peux pas choisir une nouvelle plutôt qu’une autre parce que j’ai été touchée plus d’une fois par les textes.

J’ai beaucoup aimé aussi la dernière partie : Les aventures inachevées de Monsieur K. Lambourg, un bonus, « tout ce que vous ne lirez pas dans ce recueil », drôle et touchant. Drôle parce que certains titres sont tirés par les cheveux avec des jeux de mots pas possible (J’irai dormir (c’est le drame de Haute-Savoie), la pelle de la forêt, …) et touchant, parce que les sujets qui auraient pu être développés, sous ces titres, eux ne sont pas toujours sujet à la rigolade. Les nouvelles lues précédemment sont tellement bien, qu’on se demande « pourquoi ?! » on ne pourra jamais lire ces histoires-là !

Un bémol à cette lecture ? Quand c’est si bien c’est trop court ! Mais c’est sans compter qu’on peut retrouver Jean-Christophe Kieffer sur le site : http://laviemamuse.e-monsite.com/

N’hésitez pas à vous y rendre pour découvrir son univers, il y a quelques nouvelles et quelques écrits en ligne pour vous faire une idée 🙂 4 inédits sont en ligne ici

Et moi sur ce site, j’ai un énorme coup de cœur pour deux nouvelles : Bijou,le joyau de la Reine (ceux qui me connaissent comprendront tout de suite, pour les autres, cet écrit évoque Queen, mon groupe préféré) et L’aire de rien, qui prend pour base le mythique « Hotel California » des Eagles.

Merci encore à Jean-Christophe Kieffer de m’avoir contacter et de m’avoir permis de découvrir ce recueil et son univers.

 

Cloclo de Florent-Emilio Siri

Ce film est un biopic sur la vie du chanteur Claude François.

On suit dans ce film Cloclo de son enfance en Égypte au Canal de Suez, à sa mort le 11 mars 1978. 

J’avais déjà vu beaucoup de reportages sur la vie et/ou la carrière du chanteur. Ici c’est vraiment un film, très complet et qui permet de (re)découvrir Claude François. Il avait plein de facettes différentes autant artistiquement / professionnellement que personnellement. Très maniaque, perfectionniste et rigoureux, il en devenait intransigeant avec ces employés mais également dans sa vie personnelle, il ne laissait rien passer (à sa mère, à ses fiancées,…). Le film met également en relief, une enfance pas si simple, quand on doit fuir le pays qu’on a toujours connu, avec un père strict et autoritaire (il y a peu d’informations sur son adolescence), Claude a du faire des choix et à décider de vivre de sa passion, il a été rejeté par son père ce qu’il l’a profondément marqué. On assiste à ses débuts difficiles, obligé de chanter ce que les gens veulent entendre et non la musique qu’il avait envie de faire; à ses rencontres (amicales ou amoureuses) avec France Gall, Paul Lederman, Isabelle la mère de ses deux fils, etc.;  ses changements de style (la création des Claudette notamment) pour ne pas devenir has-been, disparaitre de la scène; et ses entreprises : le magasine Podium, l’agence de mannequins, etc. Jusqu’à sa mort tragique et inattendue alors qu’il avait tant de projets (conquérir l’Amérique…).

J’ai aimé cette immersion dans ce qui fut sa vie, il ne s’aimait pas vraiment, il était exigent avec lui-même, mégalo, voire paranoïaque, possessif aussi, le film traite vraiment de tous les aspects de sa personnalité et de quasiment tous les événements marquants dans sa vie.  C’est de voir justement tous ces cotés qui ne sont pas toujours les plus beaux, qui font du film, un très bon film. J’ai pas du tout vu les 2h28 passer !

En plus, la réalisation est superbe, avec parfois de vrais extraits de Claude (films d’époque) mais c’est tellement bien fait qu’on n’y fait pas attention sur le coup.

De plus, superbe performance de Jérémie Rénier !!! On en oublie souvent que c’est un acteur ! Parfois c’est tellement ressemblant qu’on ne sait plus si c’est lui ou Cloclo. Il joue très bien, et se débrouille aussi parfaitement quand il doit danser ou pousser la chansonnette. 

Chapeau aussi à Benoit Magimel en Paul Lederman, sur le coup, je l’avais pas reconnu, c’est en me souvenant qu’il était à l’affiche lui aussi, que j’ai fait le rapprochement.

Les actrices sont aussi très bien trouvées qu’il s’agisse de la mère de Claude :Monica Scattini, sa soeur Sabrina Seyvecou ou encore France Gall: Joséphine Japy et Isabelle Forêt : Ana Girardot.

Et ses chansons !!!! A là là :

Je ne peux pas toutes les mettre, il y en a tellement !

Il a quand même contribué à l’existence de My Way et ça ❤

Qu’on aime ou pas Cloclo, le film est très bon. Et si comme moi, vous êtes fans, c’est vraiment extra.

J’avais peur de ce biopic, mais finalement, je ne suis pas déçue pour deux sous!

C’est mon coup de cœur de Mars !!!!!

Vivement la sortie en DVD!

Et vous, l’avez-vous vu ?