Les tribulations d’une gothique amoureuse de Cécile Guillot

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EDB Editions, 200 pages, 13,00€ / 2,99€ en ebbok

4ème de couverture

Lily est amoureuse de Vince, mais pas seulement… Elle aime aussi…

La vie.
La musique.
Son travail.
Ses corsets.
Les cupcakes.
Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie… elle décide de vivre ses rêves au lieu de rêver sa vie…

Mon avis

Les tribulations d’une gothique amoureuse est une lecture légère et fraîche, de celles qui font du bien.

Lily travaille dans une école, elle s’occupe d’enfants présentant des difficultés d’apprentissage pour diverses raisons. Lily a son style bien à elle et ne s’en lasse pas compter. Oui, car Lily est gothique et n’est pas bien vue par sa directrice pincée et aigrie et certaines collègues vieux jeu. Mais Lily ne va certainement pas changer ce qu’elle est pour plaire à de vieilles mégères (bon ok pas si vieilles mais quand l’esprit est étriqué…).

Lily est aussi membre d’un groupe de musique branché, métal, elle joue avec ses amis et elle est secrètement amoureuse de Vince, le musicien rebelle de la bande. Ils répètent tous ensemble toutes les semaines, mais le rythme s’accélère quand une belle opportunité s’offre à eux.

Lily met du cœur à l’ouvrage mais ne peut s’empêcher d’être un peu à cran. Peut-être, parce qu’elle n’arrive pas à avouer ses sentiments à celui qu’elle couve pourtant du regard. Il faut dire que le bad boy collectionne les conquêtes et Lily aimerait tellement être celle pour qui il laisserait tomber ses mauvais travers. Mais rien ne va se passer comme Lily l’aurait espéré. Ajouter une directrice qui s’acharne sur une de ses collègues… La vie de Lily est simple mais pas de tout repos pour autant !

Lily est attachante, c’est une jeune femme avec ses doutes mais qui dégage quelque chose de plus que les autres. Même si on ne partage pas tous les traits de caractère ou le gout vestimentaire de l’héroïne, on s’identifie toujours à un moment où à un autre à elle. J’ai apprécié sa façon d’être, sa manière de répondre aux clichés sur les gothiques, son goût pour les cupcakes, sa relation avec sa meilleure amie, etc.

Il faut dire que Cécile Guillot nous sert une romance certes mais sans nombre des clichés associés au genre. Des petits quiproquos, mais pas l’un des schémas agaçants qu’on retrouve trop souvent (au choix, jeu du chat et de la souris, triangle amoureux ou propos nian-nian).

Les tribulations de Lily sont à des années lumières de celle de l’accro du shopping qui m’avait agacé.  Ici, point de jeune fille écervelée qui trouve tous les bonnes raisons pour ne pas faire face à ses responsabilités. Lily avec ses défauts a cependant la tête sur les épaules. Bien sur, cela ne l’empêche pas d’être une rêveuse. Au contraire.  Mais elle décide de vivre ses rêves et de faire face au bon comme au mauvais. Une jeune fille normale, qui peut se faire des films, qui peut se replier sur elle-même, qui peut être jalouse mais qui n’en reste pas moins sympathique, attentive aux autres, même si ce n’est pas toujours facile. Les situations dans lesquelles se retrouvent Lily sont crédibles. Et crédibilité ne rime pas avec ennui. Les pages se tournent toutes seules et on a envie de savoir ce que va faire Lily. J’ai beaucoup apprécié les personnages secondaires mais je ne préfère pas les décrire pour vous les laisser les découvrir.

Ce roman est une lecture agréable, douce et qui met du baume au coeur, servie par la plume apaisante de Cécile Guillot. On retrouve pas mal de choses et de passions de Cécile Guillot,  la musique,  la mode (vintage, gothique chic,…),… et l’auteure nous partage subtilement ses coups de coeur et ses bonnes adresses.

J’ai vraiment passé un très bon moment avec cette lecture, que je me reverrais bien relire plus tard. Et oui, je peux adorer une lecture classée romance quand celle-ci est juste, sympathique et drôle. A découvrir.

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Comment trouver la femme idéale ou le théorème du homard de Graeme Simsion

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Pocket, 380 pages, 7€30

LC du club de lecture Lille aux Livres

4ème de couverture

Don Tillman a un gros problème. Ce n’est pas son incapacité à vivre en société. Ni ses idées arrêtées sur à peu près tout (à commencer par le homard au dîner, le mardi). Non, le vrai souci de Don, brillant professeur de génétique, c’est le  » Problème Épouse « . Sur 100 individus de sexe féminin, 100 ne répondent absolument pas à la liste de critères scrupuleusement établie par lui – et Rosie, étudiante le jour, serveuse la nuit, encore moins que les autres… Et c’est bien là que le théorème se complique… « 

Mon avis

Divertissant

Don est professeur de génétique et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il a de gros problèmes de comportement social. Ses journées, sa vie sont réglées comme du papier à musique, à la minute près Don sait ce qu’il doit faire, ce qu’il doit dire, ce qu’il doit manger. Don a réussi à se faire des amis Gene, un collègue d’une dizaine d’année son aîné et Claudia sa femme. On peut presque compter leurs enfants dans le nombre des amis de Don, presque. Par contre, à l’université, il a beaucoup de mal à prendre l’importance d’être sociable et surtout de se battre pour obtenir des financements, et c’est pas la doyenne qui dira le contraire.

Le principal problème de Don est qu’il n’arrive pas à trouve une femme (oui oui pour lui c’est le principal de ses problèmes). Il y a toujours un grain de sable dans sa mécanique comme la Glace à l’Abricot… Il décide alors de traiter ce problème de manière mathématique et établit un questionnaire très précis afin de gagner du temps pour trouver une Épouse mais aussi être sur que les soucis rencontrés lors des rendez-vous précédents avec des prétendantes ne se représenteront pas. Il diffuse son questionnaire sur Internet et écume de nouveau les speed datings. L’avantage du questionnaire c’est qu’à la moindre réponse inacceptable (fumer, être végétarienne, etc.), il ne perd plus son temps et passe à quelqu’un d’autre. Autant dire qu’il n’es pas prêt de trouver une femme notre Don Tillman ^^

L’ami de Don, Gene va chercher, semble-t-il à l’aider un peu, et embarque une partie des réponses aux questionnaires pour les analyser… 2h après, une jeune femme Rosie, débarque dans le bureau de Don. Gene lui a conseillé de s’adresser à Don. Ce dernier l’invite à dîner le soir même, peut-être que Gene lui a trouver la partenaire idéale? Cependant, bien vite, Don va se rendre compte que Rosie ne répond à aucun des critères de l’Opération Épouse. Mais le temps passé avec elle n’est pas si désagréable. Surtout elle semble avoir des problèmes affectifs qui remontent au fait qu’elle ne connaisse pas qui est son vrai père. Peut-être une occasion pour Don de lui venir en aide. Même si cela est parfaitement… déraisonnable. Que se passe-t-il ? Pourquoi donne-t-il soudain de l’importance à des choses qui ne rentre pas dans son planning si serré ?

Don est sans doute le seul qui ne se rend pas compte qu’il a tout de la définition de quelqu’un atteint du syndrome d’Asperger. C’est de là que vient la plus grande partie du comique de situation du livre, les malentendus sociaux. Par contre, même si le personnage global de Don est un peu exagéré et très romancé (il change très vite, ce qui n’est pas vraiment cohérent avec ce trouble), on ne tombe pas dans quelque chose de malsain sur ce sujet. Au contraire, il y a même des choses assez justes expliquées. La scène de la conférence au début est excellente.

Don est aussi touchant qu’agaçant. Sa relation avec sa vieille voisine par exemple est adorable et touchante. Par contre, sa méthode pour trouver une femme est complètement choquante ! Toutefois, l’auteur le confronte à une femme intelligente, Rosie, qui va lui faire comprendre combien ce comportement est inadapté. Là aussi, les choses sont abordées assez intelligemment alors que la pente était glissante. Peut-être aussi est-ce parce que l’auteur est australien. Je trouve en général que les comédies romantiques qui ne sont pas américaines sont plus justes et moins clichés que les américaines (et surtout moins pipi/caca – sexiste – humour gras, comme les films en fait…). Rosie est un personnage quand-même assez convenu, finalement on s’aperçoit très vite qu’elle est plus qu’elle n’en montre.

L’histoire est sympathique, ça se lit bien, ça détend, c’est léger, on peut franchement sourire sur certains passages, ça joue donc son rôle de comédie sentimentale. Et d’un autre côté, ce que je n’aime pas trop du coup, c’est que c’est assez convenu, on devine le scénario et toutes les réactions en chaine à 3 kms. Comme la recherche d’identité du père de Rosie, c’est un bon fil conducteur qui permet aux personnages de rester à proximité l’un de l’autre mais on sait sans trop de mal ce qu’il en est. Il y a quand même certaines scènes qui sont drôles

J’ai regretté ne pas avoir un peu plus l’impression d’être en Australie. Pour le coup, comme pour 44 Scotland Street (qui se passe en Écosse), l’auteur ne prend pas la peine de planter un décor, de créer quelque chose de plus typique, qui se démarquerait un peu. L’histoire pourrait finalement se passer n’importe où.

C’est donc une lecture en demi-teinte, c’est vraiment divertissant, mais elle sera vite oubliée. Et les deux chapitres bonus du début de la suite ne m’ont pas particulièrement donné envie de lire la suite. Après, je suis manique savoir que ce n’est pas vraiment terminer me poussera peut-être un jour à me procurer la suite pour la découvrir quand même. En attendant, je préfère vider ma PAL 😀

Les herbes de la lune – 2 d’Anne Laure

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Editions du Chat Noir, 14,90€, 222 pages

4ème de couverture

«Mon équilibre personnel me faisait penser à un sablier. Il était de mon devoir de garder la même quantité de sable de chaque côté de l’ampoule en verre. Vie humaine. Vie druidique. En franchissant la ligne, je me perdrais.» Après avoir embrassé sa véritable nature, Abigail va faire face à ses ambivalences pour gagner sa place au sein de la communauté, entre apprentissage et déboires sentimentaux…

Mon avis

J’avais tellement hâte de découvrir la suite de la vie d’Abigail que je n’ai pas traîné à lire ce roman (mais plus à le chroniquer on est d’accord).  Ce diptyque est un véritable coup de cœur ! Il est certain que je le relirai (avec la joie d’enchaîner les deux tomes) et j’ai hâte aussi je lire de nouveau un récit de l’auteure ^^

L’histoire reprend là où le tome 1 s’était arrêté. Exactement, là, où pauvre lectrice que je suis, je fus frustrée de ne pas avoir la suite.

Abigail attend des nouvelles de Tim mais ce dernier reste silencieux. Il est, a priori, parti réviser chez son grand-père mais il est quand même étrange qu’elle n’ait aucune nouvelle. Abi se replie alors sur elle-même. Il faut dire, qu’elle a des difficultés à concilier la vie druidique et la vie humaine, du mal à trouver sa véritable place, à savoir qui elle est vraiment… Avec elle, le lecteur va découvrir son histoire et son passé. Mais pour cela, elle devra affronter ses peurs et certaines révélations et lutter contre l’obscurité.

Dans sa vie de tous les jours, Abi prépare toujours le mariage de sa grand-mère avec André le libraire. Mais intérieurement, elle lutte pour ne pas laisser la Force l’atteindre et prendre le dessus. Surtout avec l’absence de Tim qui la ronge de l’intérieur.

Dans ce second tome, on apprend plein de choses sur la mythologie celte, sur le druidisme, les cérémonies. Il développe plus les relations entre les personnages, les liens et la hiérarchie des autorités druidiques et la psychologie de notre héroïne que le premier tome, qui lui nous éclairait sur la magie, les coutumes, et développait plus les personnages secondaires entourant la jeune fille. Même si ces derniers sont plus en retrait, ils sont toujours aussi essentiels à l’équilibre d’Abi, à sa vie, et au récit.

Ici c’est donc bien Abigail qui est au centre du récit. On partage ses doutes, ses choix, ses questionnements. Elle est en quête d’elle-même. Et on comprend qu’elle ne sera pas complète tant qu’elle ne connaitra pas ses racines. Et un personnage devra se révéler pour qu’elle puisse comprendre enfin qui elle est. Toutefois, cette révélation ne sera pas sans conséquence sur la vie d’Abi.

Comme lors de la lecture du premier tome, on se rend compte des nombreuses recherches de l’auteure, notamment sur les cérémonies qui ne sont pas toujours des célébrations festives. Cette suite est plus sombre que le premier tome et contient plus d’éléments dramatiques. Des événements qui marqueront Abigail pour toujours. Pour rendre le récit si intense, il fallait faire passer l’héroïne par de nombreux sentiments et la douleur et la peine ne lui seront pas épargné. Il fallait un événement marquant et le choix d’une disparition donne beaucoup de profondeur au récit, d’émotions ausisi et de puissance. Je me doutais que l’auteur ferait ce choix et j’ai eu peur. Heureusement pour moi, celui qui est fait est très cohérent avec le récit et m’a épargné la crise cardiaque. Plus sombre, donc, mettant en relief les vieilles rivalités dans la nouvelle vie d’Abi. La trahison, le mensonge. La relation d’Abi avec un des personnages, les révélations, vont tout changer pour elle. Et elle devra apprendre le pardon après un phase légitime de révolte. Certains peuvent trouver ce pardon trop rapide, pour moi, il est cohérent parce que dans ce qu’elle découvre, il n’y a pas que du négatif.

Anne-Laure a su mettre les mots sur le mal-être d’Abi comme sur son bonheur et le l’avoue dans ce tome, j’ai versé quelques larmes. Comme pour le premier, j’ai été complètement en empathie avec cette jeune femme à la fois forte et fragile. Même si je n’ai pas eu la même impression qu’à la lecture du tome 1, d’être complètement immergée au point de ne plus me rendre compte que je lisais, je n’en étais pas loin. Je me souviens avoir frissonné, avoir eu l’impression de sentir les éléments naturels se détraquer, etc. Puis, il faut dire que les décors sont magnifiques. Les descriptions sont telles que j’ai eu l’impression d’y être.

Ce diptyque présente quelques surprises et quelques révélations. De plus, j’admire le travail de l’auteur sur la culture celte mais aussi pour m’avoir épargné les clichés, le triangle amoureux, les « je t’aime, moi non plus ». L’histoire d’Abi et de Tim est belle et tendre, ils se complètent et s’équilibrent. Ont besoin l’un de l’autre. C’est beau, jamais mièvre. Pour une fois que la romance d’un roman ne me donne pas des hauts- le-cœur mais au contraire me fait fondre ! Merci Anne Laure.

Le seule reproche que je ferais et que c’est trop court. J’étais tellement dedans que j’en aurais bien repris encore 100 pages ! J’aurais bien aimé plus de détail dans la célébration des noces par exemple. Je n’avais tout simplement pas avoir de quitter ces personnages auxquels je me suis profondément attachée.

Les herbes de la lune, c’est une histoire de découvertes, d’acceptation de soi, du lourd regard des autres  mais c’est aussi un hymne à la Nature. Cette histoire nous rappelle bien comment elle est importante, vitale, cruciale. J’ai adoré ce qu’Abi représente, le druidisme, les équilibres, les autres mondes. Le melting pot, la débâcle des sentiments : amour, espoir, destruction, l’ambiguïté et l’ambivalence des êtres, l’harmonie. J’ai adoré l’écriture simple mais captivante de l’auteure. Vivement le prochain roman d’Anne Laure ^^

Les étoiles de Noss Head – T1 : Vertige de Sophie Jomain

Les etoiles de Noss Head T1 - Vertige - Sophie Jomain

Rebelle Editions, 382 pages, 19€

4ème de couverture

Hannah, bientôt dix-huit ans, était loin d’imaginer que sa vie prendrait un tel tournant. Ses vacances tant redoutées à Wick vont finalement se transformer en véritable conte de fée… puis en cauchemar. Sa petite vie tranquille, ses idées bien arrêtées, ses projets… tout va changer, brutalement. Elle devra affronter l’inimaginable, faire face à ce qu’elle n’aurait jamais pensé croire un jour, car les légendes n’en sont pas toujours… Leith ne s’attendait pas non plus à Hannah. Il tombe de haut, l’Esprit a choisi : c’est elle, son âme sœur. Pourra-t-il lui cacher sa vraie nature encore longtemps ? Osera-t-il lui avouer qu’il n’est pas tout à fait humain ? Il n’a pas le choix, leur rencontre l’a mise en danger. Lui seul peut lui venir en aide.

Mon avis

Une sympathique lecture détente  ^^

Hannah est une jeune française qui part passer les vacances d’été, comme chaque année, chez sa grand-mère en Ecosse. Ses parents, écossais travaillant à Paris, en profite pour revoir leur famille. Même si elle adore passer ses vacances à Wick, cette année c’est différent, elle va avoir 18 ans et Hannah aurait aimé passer ce cap avec ses amis notamment sa meilleure amie Sissi. A l’aéroport, elle tombe sur un jeune homme superbe qui l’empêche de se rétamer sur le sol. Elle qui n’a pas pour habitude de mater les mecs se retrouve subjuguée par cet inconnu. Que lui arrive-t-il ?

A Wick, elle retrouve sa chambre d’ado et pour passer le temps, elle accepte de se promener avec Davis, un ami un peu plus vieux qu’elle. Lui, mais surtoutt sa soeur, ont passé leurs étés avec Hannah. Davis est pas mal et sympa. La jeune fille l’accompagne même au bar où il a rendez-vous avec ses amis alors qu’elle déteste ça. Il faut bien qu’elle rencontre des jeunes de son âge sinon comment s’occuper dans un lieu aussi calme que Wick ? Cependant, la soirée se passe assez mal et quand elle quitte précipitamment le bar, Davis légèrement éméché la suit. Quand il devient particulièrement lourd, elle est « secouru » par un jeune homme. Elle n’en revient pas, il s’agit du même type qu’à l’aéroport ! Elle qui pensait ne jamais retomber sur lui. Et ce n’est pas la dernière fois, que la route d’Hannah croisera le jeune Leith et ses magnifiques yeux verts…

Ce premier tome des étoiles de Noss Head est pas mal, mais ce n’est pas non plus le livre qui me marquera à vie. Je suis toutefois contente de découvrir la plume de Sophie Jomain que j’ai déjà croisé plusieurs fois en salon du livre et qui est adorable. J’avoue que les histoires d’amour ne sont pas ma tasse de thé mais il faut reconnaitre que l’histoire est prenante et que c’est bien écrit. Il y a de l’action et la mythologie garolle développée par Sophie Jomain est très intéressante. Le récit est émaillé d’une pointe de mystère, de drame et sur fond d’Écosse un pays magnifique. Ces trois éléments font que j’ai passé un bon moment.

Le caractère d’Hannah m’a un petit peu saoulé, c’est mignon qu’elle rougisse à tour de bras, qu’elle écrive à sa meilleure amie mais elle aurait besoin de lunettes pour voir les signaux par très discrets qu’il y a tout le long du livre ^^ Mais bon, ça aurait été moins fun comme ça non ? Par contre, j’ai trouvé ses réactions assez justes et c’est un personnage que l’on sent sincère. J’ai beaucoup aimé les personnages de Gwen, Bonnie et Al. Par contre, Leith est trop parfait, trop gentil, trop attentif, trop … trop et j’avoue les personnages trop parfaits m’agacent… Cependant, je dois reconnaitre que l’histoire entre l’humaine et la créature surnaturelle est belle et qu’elle est crédible. Les premiers émois, les choix, les changements, sont superbement bien décrit par l’auteur. C’est simple sans être simpliste et joli sans être mièvre ou niais. J’ai apprécié le traitement du personnage de Phillip, voilà le type de comportement qui fait flipper et l’auteur s’en sort très bien dans ce genre. Autre personnage qui m’a fait sourire plus d’une fois Elaine la grand mère d’Hannah, elle n’a peut être plus le sens de la vue mais les autres eux fonctionnent très bien.

Il y a du drame et des rebondissements ce qui permet au récit d’être fluide et un peu rythmé et on ne s’ennuie pas à la lecture. Le style est maitrisé et agréable. La plume de l’auteure est jolie et douce. C’est très bien écrit et l’histoire est bien menée. La tension pour Hannah monte crescendo et elle va devoir vivre avec ses découvertes, son monde qui change et surtout les dangers liés au fait de savoir et de côtoyer des garous.

Ce que j’ai vraiment préféré dans le roman c’est l’histoire, le passé des garous, Tyros, les différents espèces, les luttes d’opinion, etc. Évidemment, on a envie d’en savoir plus sur le passé des personnages, sur les divergences, sur leur code assez cruel. Ce premier tome est assez introductif, peut-être un peu trop pour moi, mais c’est une chouette lecture même si j’en attendais peut-être un peu plus. Il n’y a pas ici de fin faite de suspense et de grosses interrogations, si bien qu’il serait tout à fait possible de s’arrêter à ce premier tome. Moi en tout cas, j’ai les deux suivants dans ma pile de livres à lire, je continuerais donc les aventures d’Hannah et Leith.

Even dead things feel your love de Mathieu Guibé

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Editions du Chat Noir, 276 pages, 19€90, mars 2013

4ème de couverture

Au terme de votre vie, à combien estimez-vous le nombre de minutes au cours desquelles vous avez commis une erreur irréparable ? De celle dont les conséquences régissent d’une douloureuse tyrannie vos agissements futurs jusqu’au trépas. Mon acte manqué ne dura pas plus d’une fraction de seconde et pourtant ma mémoire fracturée me renvoie sans cesse à cet instant précis tandis que la course du temps poursuit son inaltérable marche, m’éloignant toujours un peu plus de ce que j’ai perdu ce jour-là. Je me demande si notre dernière heure venue, les remords s’effacent, nous délestant ainsi d’un bagage bien lourd vers l’au-delà ou le néant, peu importe. Puis je me souviens alors qu’il s’agit là d’une délivrance qui m’est interdite, condamné à porter sur mes épaules ce fardeau à travers les âges, à moi qui suis immortel.

L’amour ne devrait jamais être éternel, car nul ne pourrait endurer tant de douleur.

Mon avis

Il était franchement temps que je sorte le livre de Mathieu Guibé, dont j’avais beaucoup aimé Germinescence, de ma PAL ! J’ai beaucoup aimé ^^

Le prologue nous plonge immédiatement dans la tête de Josiah Scarcewillow à un moment de son existence qui le lecteur le comprendra plus tard, est des plus importants, moment charnière dans les événements qui vont se dérouler. Et nous comprenons bien vite que Josiah est une créature sombre, une créature de la nuit, un vampire.

1850, la science et le progrès explosent et Josiah n’apprécie guère cette explosion qui met en danger son existence, son secret. De plus en plus, les vampires sont chassés, traqués et les nouvelles techniques qui émergent ont tendance à trop venir en aide aux chasseurs. Pour l’heure, Josiah admire le bâtiment construit à Hyde Park avant de repartir vivre dans sa demeure délaissée du Gloucestershire. Il y retrouvera Rudolf, majordome. Quelques temps après son arrivée sur ses terres, Josiah tombe sur des chasseurs profitant que le domaine soit à l’abandon pour traquer le renard, braconner sur une propriété qui n’est pas la leur. Lors de cette rencontre, Josiah fait la connaissance d’une demoiselle ayant cherché, même s’il se fût trop tard, à apaiser les souffrances d’un renard touché par les gentilshommes. Abigale, différente, va toucher au plus profond de son être le vampire désabusé. Commence alors une passionnante histoire d’un amour contrarié, au romantisme torturé.

Au premier abord, complètement pas ce que j’aime comme histoire. Je suis encore novice en vampire, moi je suis plutôt sorcières et fantôme et les histoires d’amour compliquées ou à l’eau de rose… ce n’est pas franchement ma tasse de thé. Et bien, quelle surprise ! Ce qui aurait pu être mal parti c’est finalement soldé par une superbe lecture ^^ Comme quoi, il faut savoir donner sa chance à certaines histoires.

Le récit est découpé en plusieurs parties. A part la première, chacune d’entre elles m’a surprise, avançant vers l’inconnu (l’avantage de lire très peu de chroniques ou bien d’attendre deux ans pour lire un livre), le récit prend une tournure qui n’était inattendue. J’ai franchement aimé ce mélange de romantisme, de cruauté, de poésie et de noirceur. Un équilibre parfait des mélanges (comme dirait ma copine Brenda, du cœur à ses raisons, mais là je digresse.)

Even dead things feel your love est l’histoire de la rencontre entre deux êtres diamétralement opposés. Une jeune fille, Abigale, joviale, douce, spontanée curieuse  et intelligente, qui va se révéler à la fois forte et passionnée bien que subissant le devoir familial. Et un être qui n’est plus que l’ombre de lui même, Josiah, vampire désabusé, parfois cruel, à la créature sanguinaire et gentilhomme respectable en société, intelligent, mais blasé d’une si longue existence fade et monotone. Abigale va pourtant parvenir à troubler le vampire. Il est touché par la beauté de la jeune fille, par sa compassion, de sa façon de voir le monde et de la beauté en chaque chose. Josiah est un vampire comme j’aime en lire, il dispose de bons et de terrifiants côtés. L’auteur respecte la plupart des codes en la matière et y ajoute sa pâte, son grain de sel.  Les deux êtres vont être amenés à se revoir, et Abigale se relèvera plus surprenante que ce que je pouvais attendre du personnage. A son côté, le vampire oubliera même le danger qui rôde…

La première partie de transitoire est assez conventionnelle mais romantique et à la fois ni mièvre ni naïve. La psychologie de Josiah est finement travaillée, analysée et cohérente. Le récit est imprégné d’une sorte de romantisme nostalgique. L’écriture n’est pas envolée mais suffisamment poétique et imagée pour qu’elle touche le lecteur.

La présence d’Abigail fait en quelque sort revivre le mort-vivant, lui fait de nouveau ressentir un trouble, une envie, autre chose que chercher à étacher sa soif dévorante voulue par sa nature. Il se sent presque de nouveau « vivant », utile, aimé… Mais Josiah a baissé sa garde et le danger se fait de plus en plus présent. La seconde partie du récit est un maelström de sentiment : tristesse, haine, rage, dégout, rejet. La psychologie du personnage est toujours détaillée, subtile et juste. Le récit est le reflet du combat intérieur du personnage, une introspection, puis de sa douleur, de son envie de vengeance. La tournure du récit change, moins conventionnelle, plus originale. Cela continue encore dans les parties qui suivent. L’histoire bascule. Et j’ai beaucoup aimé ce changement de direction. L’envie de raconter autre chose. Le temps qui passe, la douleur, l’espoir, …. Et je n’en dirai pas plus, il faut le découvrir par soi-même mais je ne m’attendais pas aux changements opérés.

Even dead things feel your love est une histoire magnifiquement macabre, une débâcle des sentiments. Le gros plus du récit est la description de ces derniers. Ils sont forts, puissants, destructeurs. On a vraiment tout le désespoir ou l’espoir des personnages, la douleur de la perte de l’être aimé, l’insatisfaction de la condition des personnages ou leur questionnement. Par exemple, où commence l’inhumanité, qu’est-ce qui nous caractérise, etc.  ? C’est pour moi, une très belle lecture, la relation entre les deux personnages, et ce qui leur arrive m’ont surprise. Elle sort du lot. La fin est belle, un peu triste mais tellement cohérente avec tout ce qui s’est déroulé dans le récit. Mathieu Guibé a une belle plume et même si on ne trouve pas forcément à chaque phase, dans les tournures l’époque décrite, les détails et la psychologie du personnage principal font le reste.

La pelote d’épingles de Cécile G. Cortes

la-pelote-d-epinglesEditions du chat noir, 19,90€, 276

4ème de couverture

De nos jours, l’existence des marraines fées est bien connue. L’une d’entre elles, Violette, est missionnée à Paris pour réunir deux tourtereaux : un chanteur pour midinettes et une couturière sans le sou. Mais sur place, rien ne se déroule comme prévu : les prétendants ne se calculent même pas ! Pire, le jeune homme craque pour les charmes de la fée qui doit pour la première fois gérer un problème de taille, pour lequel elle est parfaitement incompétente et inexpérimentée : ses propres émotions.

La pelote d’épingle est une romance acidulée aux accents rock qui met un bon coup de pied au joyeux petit monde des fées, princes charmants et innocentes princesses.

Résumé

Violette rendre à peine de mission que les Nébuleuses la renvoient au 21ème siècle permettre la naissance d’un Grand Amour, une de ses missions préférées, une des plus belles mais aussi des plus audacieuses. Violette doit conduire sa filleule une jeune couturière indépendante vers le coeur de son promis, un chanteur assez coté qui plait beaucoup aux jeunes filles et jeunes femmes. Pour la première fois de sa vie de fée, la mission de Violette semble voué à l’échec. Les deux promis ne sont absolument pas attirés l’un par l’autre….

Mon avis

Une belle découverte ❤

Voilà ce qu’il y a de bien avec les Editions du Chat Noir, c’est que la variété de leur publication m’amène parfois à sortir de ma zone de confort, parfois à découvrir un ovni littéraire et parfois comme ici, à lire une romance avec une jolie couverture acidulée. Un genre que j’apprécie pas beaucoup et que je ne lis quasiment plus. Et ça me réconcilier presque totalement avec le genre parce que cette jolie découverte est bien plus qu’une belle romance teintée d’imaginaire et de féérie.

Violette est une marraine fée, missionnée par les Nébuleuses (qui portent bien leur nom) pour aider des couples à se former et à nouer des liens amoureux profonds et sincères. Elle est pleine de vie, rigolote, un peu rigide peut-être et elle prend la bonne réussite de sa mission à cœur. Pétillante et attachante, Violette est la fée que tout le monde voudrait avoir pour marraine. Tout le monde ? Presque. Parce qu’Élisabeth, sa filleule, n’est pas très ravie de l’arrivée de la petite fée dans sa vie. Surtout qu’elle n’a pas trop envie d’un homme. Pas le temps. Elle qui est absorbée par son travail de couturière pour un grand créateur. Mais on ne peut pas résister longtemps à Violette, à sa joie de vivre et son entrain. Élisabeth accepte donc d’aller dans la soirée où elle doit tomber sur l’homme de sa vie. Là bas, la mission de Violette commence mal, le chanteur ne plait pas du tout à la jeune couturière. Il est sympa certes, mais pour le coup de foudre, on repassera !

Violette va devoir redoubler d’efforts pour remettre sa mission sur les rails. Sauf, que le destin en a semble-t-il décidé autrement…

J’avais un peu peur de ne pas apprécier les personnages. Un chanteur pour midinette… Hum hum… Mais en fait, Cécile G. Cortes arrive à faire de ce personnage quelqu’un de sympathique et de touchant. Comme l’ensemble des protagonistes de son histoire en fait ^^  Les personnages secondaires ont tous une importance, ils vont permettre à l’héroïne de se construire, de s’épanouir, de découvrir qui elle est réellement. C’est vraiment une belle histoire agréablement décalée, fraîche, sensible et drôle. L’auteure démonte les clichés de la romance, des princes, des princesses et des fées. Les hommes et les femmes ne sont plus ceux des époques anciennes mais quand bien même ils ne chercheraient plus la même chose de nos jours, une chose reste importante l’amour. Celui avec un grand A, pour son partenaire pourquoi pas. Mais surtout celui qu’on a pour soi. Il est important de s’accepter, de s’aimer et c’est crucial pour s’épanouir, c’est aussi ce que va découvrir Violette.

L’auteure creuse les relations, les personnalités de ses héros. La psychologie des personnages est vraiment bien développée. Pas pendant des pages et des pages c’est vrai, mais quelques lignes sur des traits de caractère, des réactions justes et crédibles, font beaucoup plus que de longs discours. Violette traverse des moments douloureux qui ne sont pas mis de côté mais qui sont abordés avec délicatesse et honnêteté. L’humour bien présent permet non de minimiser l’ampleur de ce qu’elle vit mais bien de permettre au lecteur de la comprendre sans que cela soit trop sombre. La marraine se révèle tout le long du roman et découvre de nombreuses choses, la cruauté de la vie, l’intensité des sentiments, et le voile se lève sur ce qu’elle imaginait être un paradis. La naïveté qui fait le charme de Violette transforme sa perception des choses mais elle ouvrira bientôt les yeux sur le monde qui l’entoure. J’ai beaucoup aimé la tournure qu’à pris le récit avant mi-parcourt. On est vraiment pas là à lire une simple bluette. Gros plus, aucun personnage n’est agaçant \o/

L’apparition d’autres êtres féériques m’a beaucoup plu. L’ambiance musicale, rock, décalé, le monde de la mode, de la couture, … sont des décors superbes pour cette histoire. Grosse mention « j’aime » pour les descriptions des costumes et des talents artistiques ! Mention spéciale pour les muses. Ni bonnes ni mauvaises, elles vivent pour leur mission. J’ai adoré leurs interventions.

Les princesses d’aujourd’hui sont bien plus complexes que leurs aînées et ne sont pas non plus celles que l’on attend. Toutes ses différences, les qualités du roman m’ont fait passé un excellent moment de lecture. Une romance bien plus profonde qu’elle pourrait le laisser paraître. Un vent de fraîcheur dans un monde qui peu morose.

Cécile G. Cortes a un style très agréable, une écriture légère, fraîche, fluide. Son récit pétille, fait sourire ou rire et m’a même mis les larmes aux yeux d’émotion. L’inspiration des contes de fée, le « brisage » de codes, le retournement de situation, l’humour, le merveilleux et le sincère (la vie n’est pas un conte de fée), quel joli mélange ! Un vrai livre doudou ❤

Tendre veillée de Scarlett Bailey

Tendre veillée de Scarlett Bailey

Milady, collection Central Park, 408 pages, 7,60 €

Lu en ebook

4ème de couverture

Quel homme déballera-t-elle au pied du sapin ?
 
Lydia a toujours souhaité vivre un Noël parfait. Aussi n’hésite-t-elle pas une seule seconde quand ses meilleures amies l’invitent à réveillonner en leur compagnie. Au programme, feux de cheminée et marrons chauds – le tout dans un décor digne d’une carte de vœux. Mais quand elle se retrouve bloquée par la neige en compagnie de son petit ami, de son ex et d’un irrésistible inconnu, son Noël idéal est sérieusement mis à mal. Pourtant, trois rois mages, c’est la tradition à cette époque de l’année…

Résumé

Lydia Grant est une jolie avocate anglaise. Romantique mais posée quand même, elle adore les vieilles romances cinématographiques et les Noël blanc. Sauf que Lydia n’a jamais eu le Noël de rêve qu’elle souhaite pourtant. Mais cette année, elle saute sur l’occasion de le passer dans une charmante demeure ancienne, à la campagne anglaise avec ses meilleures amies, il ne pourra qu’être merveilleux. Et en plus, il annonce de la neige, quand de mieux ? Elle saute sur l’occasion d’autant plus qu’elle a découvert une bague dans les affaires de son petit ami et qu’elle se pose désormais plein de question sur son avenir…

Mon avis

Une lecture détente qui convient bien à la période de Nowel ❤

Le 4 décembre, alors qu’elle n’a plus trop de temps et qu’elle cherche une paire de chaussette propre, Lydia se décide à piquer une paire à Stephen son petit ami depuis un peu plus d’un an. A sa grande surprise, elle découvre une bague magnifique de chez Tiffany. La bague parfaite car en grande romantique, Lydia aime les vieux films à l’eau de rose comme Diamants sur canapé. Mais Lydia n’est pas certaine de vouloir se marier. Or ce n’est pas dans la nature et le caractère de Lydia de ne pas savoir ce qu’elle veut. Cette brillante avocate est sure d’elle, dynamique et compétente. Que lui arrive-t-il ?

Le 21 décembre, elle fait route avec son petit ami vers leur lieu de vacances Heron’s Pike, demeure victorienne près d’un lac. Rares les occasions pour eux de se retrouver à deux, eux qui ne prennent quasiment jamais de congés. Mais alors que Stephen avait envisagé une escapade romantique en tête à tête, Lydia a sauté sur la proposition de son amie Katy qui vient, avec son mari Jim, d’acheter une vieille demeure dans la campagne anglaise dans le but d’y ouvrir un hôtel. Stephen en tient un peu rigueur à Lydia mais la jeune femme le convainc, elle va avoir un Noël comme dans ses rêves. Parce que Lydia n’a jamais eu de chance à Noël, entre ses parents qui se détestaient et ensuite les Noël chez l’un et pas chez l’autre source d’engueulade… Elle n’a pas été gâtée. Mais là, il y aura de la neige, de belles tablées, des décors de Noël, une dinde, des rires…

Un Noël de rêve avec ses 3 meilleures amies qu’elle n’a pas vu depuis un bail. Katy qui s’occupe donc de retaper un peu la demeure avant l’ouverture, elle a deux enfants et un mari assez cool la vie Joanna, belle, présentatrice star du télé achat, ancienne coloc’ de Lydia, toujours sur le point de se marier mais qui n’a jamais fait le grand saut. Et Alex, sportive, aventurière et engagée dans une association combattant le cancer. Enceinte de 8 mois et qui commence à avoir des doutes sur sa capacité à devenir mère. Elle est accompagnée de David, son époux.

Joanna a annoncé qu’en plus elle serait accompagnée. Mystérieuse, elle a clairement raconté à Katy que celui là c’était le bon, elle est prête à l’épouser. Il s’agit de Jackson, un bel américain. Qui s’avère être l’ex petit ami de Lydia ! L’horreur ! Surtout qu’elle a tellement peu parler de lui, qu’elle ne sait pas comment l’apprendre aux autres… En plus, ce Jack lui a tourné la tête et briser le coeur, les retrouvailles ne s’annoncent pas sous de bons hospices.

Alors que le four, pièce essentielle dans les fêtes de Noël, car sans lui pas de repas, lâche, les hommes affrontent la neige pour aller chercher de l’aide au village. L’entrepreneur du coin accepte de les aider. Il ne sait pas où il débarque… L’atmosphère est aussi joyeuse qu’explosive. Bien venu chez les cinglés.

J’ai beaucoup aimé cette romance, fraiche et douce. Lue au moment de Noël, elle est parfaite. L’ambiance, les détails du lieu de vacances, cheminée, odeur du sapin, les décos de Noël, boules et rubans, l’effervescence des jours avant Noël, c’est génial ! L’auteur nous offre rebondissements, catastrophes, coup d’éclat, yeux qui pétillent, voix et regard embués par l’alcool, des confidences, des trahisons, des coups de gueule, de l’amour. C’est un peu convenu, on se doute bien de ce qu’il va se passer mais c’est vraiment l’atmosphère qui fait tout le charme du livre. Et puis, il se lit vite, c’est sympathique, pas culcul, un peu mièvre parfois mais juste ce qu’il faut. J’ai passé un bon moment de lecture. Le style est simple et frais mais pas non plus fade. On a plein de détails qui nous aident à nous immerger dans le lieu, dans le décor, avec les personnages.

L’héroïne, Lydia a plutôt la tête sur les épaules, elle réfléchit avant d’agir mais pas forcément avant de parler, elle et ses amies sont drôles. Lydia est romantique, avec plein d’envies et d’idéaux mais elle grandit, murit et comprend que la vie n’est pas un conte de prince et princesse et donc évite de foncer tête baissée. Quoique…

J’ai beaucoup aimé les liens entre les personnages, surtout entre les copines. Leur amitié m’a paru crédible et je me suis parfois retrouvée, toute proportion gardée, chez l’une ou chez l’autre. Et puis, ce sont des femmes, avec des responsabilités, pas niaise, un peu naïve (mais on est toute de temps en temps un peu naïve),  ce qui m’a empêché d’avoir envie d’en prendre une pour frapper l’autre, si je puis dire. Mais très différente, la mère de famille, la working girl, la bimbo star et la sportive (non, ce n’est pas le retour des Spice Girls), 4 femmes avec du caractère, ça ne peut faire que des étincelles, que cela soit positif ou négatif !

D’habitude, ce n’est pas mon genre de lecture, du moins, j’ai du mal avec la romance, mais là, j’ai passé un très bon moment avec Lydia, mon petit coeur a aimé la voir douter, choisir, décider, abandonner, rebondir, etc. L’ambiance Noël, que j’adore, m’a beaucoup aidé à apprécier cette histoire. Une lecture doudou que je pourrais bien relire dans quelques années.