Les apparences de Gillian Flynn

9782253164913-T

Le livre de poche, 696 pages, 8€60

4ème de couverture

Amy et Nick forment en apparence un couple modèle. Victimes de la crise financière, ils ont quitté Manhattan pour s’installer dans le Missouri. Un jour, Amy disparaît et leur maison est saccagée. L’enquête policière prend vite une tournure inattendue : petits secrets entre époux et trahisons sans importance de la vie conjugale font de Nick le suspect idéal. Alors qu’il essaie lui aussi de retrouver Amy, il découvre qu’elle dissimulait beaucoup de choses, certaines sans gravité, d’autres plus inquiétantes. Après Sur ma peau et Les Lieux sombres, Gillian Flynn nous offre une véritable symphonie paranoïaque, dont l’intensité suscite une angoisse quasi inédite dans le monde du thriller.

Résumé

Tout commence le Jour où. Où Nick passe au bar qu’il tient avec sa soeur jumelle Margo. Où il se confie sur le 5ème anniversaire de mariage et le fait qu’il n’ait pas acheté de cadeau à sa femme Amy. Où le voisin de Nick l’appelle en pleine matinée pour lui dire que la porte de chez lui est grande ouverte et que le chat est dehors. Où Nick revient chez lui, ce lieu qu’il évite et où il découvre un salon sans dessus dessous et une maison vide. Où Amy sa charmante et belle épouse a disparu. Que s’est-il passé ? Où est Amy ? Est-elle encore en vie ? Nick est-il responsable de sa disparition ? La police va mener son enquête alors que Nick mal à l’aise, clame son innocence.

Mon avis

Un très bon thriller même si j’ai trouvé la fin un peu longuette.

Le choix de l’auteur se porte sur une narration en 2 points de vue, celui de Nick quand il découvre la disparition de sa femme et celui d’Amy à travers son journal intime. L’alternance de narration est extrêmement bien réalisée. L’auteure a vraiment su se mettre tantôt à la place de Nick, tantôt à celle d’Amy. C’est vraiment très bien construit.

Tout d’abord Nick nous raconte sa rencontre avec Amy, une femme sympathique, cool, belle et intelligente. Mais il ne sait jamais à quoi sa femme pense vraiment. Amy qui essaie de vivre malgré l’ombre de son personnage L’épatante Amy. L’héroïne d’histoires pour enfants que les parents psychologues ont écrits, sur une Amy idéalisée. Au point qu’Amy n’a jamais semblé aussi loin de ce personnage ! Amy dont le lecteur parcourt le journal intime. Elle aussi nous raconte sa rencontre avec ce beau garçon, installé à New York mais originaire du Missouri, journaliste. Tout de suite, ils s’entendent à merveille et même s’ils se quittent de vue un certain temps, c’est pour mieux se retrouver, comme le hasard fait bien les choses.

Mais la crise financière passe par là et Nick perd son travail, puis c’est au tour d’Amy et quand Nick apprend que sa mère est atteinte d’un cancer et qu’elle n’en a plus pour très longtemps, il décide de s’installer dans le Missouri. Un style de vie à des années lumière de ce que connait Amy. Mais elle le suit et fait de son mieux pour s’adapter à cette vie. Deux ans après leur arrivée, Amy disparait, le jour de leur 5ème anniversaire de mariage. Qu’est-il arrivé à Amy ? Nick a-t-il quelque chose à se reprocher? Est-ce une dispute qui a mal tournée ? Car depuis quelques temps, leur mariage s’est dégradé. Prise de tête, désaccords, et autres. La police commence son enquête et quand elle commence à trouver des indices accablants sur Nick, le lecteur se pose de plus en plus de questions. Surtout que Nick ,qui a des difficultés à exprimer ses émotions, n’agit pas de la meilleure façon, il semble cacher quelque chose. Il ment à la police. Pourquoi ? A-t-il fait du mal à sa merveilleuse épouse ? L’opinion publique commence à s’emballer. Les voisins font des révélations. Et le journal d’Amy nous apprend de terribles vérités… Que c’était-il passé ce jour là… ? Le récit à deux voix permet d’être encore plus proche de Nick et Amy, on est dans leur tête. Et parfois, on préférait être ailleurs !

Une construction magistrale, on se pose des questions, on collecte les indices, les incohérences? On essaie de déduire des choses, de décrypter les non-dits. Et plus on progresse, plus on découvre de choses, plus notre opinion change. Certains lecteurs ont trouvé le début trop long, moi je l’ai trouvé fascinant ! La psychologie des personnages principaux est hyper détaillée, travaillée. Très complexe. C’est un régal. Le livre porte super bien son titre. Les apparences, l’image que l’on donne, que l’on pense donner, que les autres perçoivent. Le livre est aussi là dessus. Le lecteur découvre en même temps que Nick, les évolutions de l’enquête de la police et tout s’enchaine avec précision, une course infernale. Telle la chasse au trésor qu’Amy organise chaque année à Nick pour leur anniversaire de mariage. Dans celle-ci, plus que les années précédentes, Nick va découvrir plus de choses sur lui et sur sa femme.

Et puis, le contexte est détaillé, précis et chacun de ces détails a son importance. Le travail des personnages est important que cela soit dans le moment du récit, lors de la disparition d’Amy, que les passages avant ce drame. Le couple heureux à New York qui change une fois dans le Missouri. Les soucis d’argent. Les parents de Nick, ceux d’Amy. Les bons et mauvais moments qui nous permettent de comprendre et connaitre Nick et Amy. Certains personnages sont complexes et effrayants. Amy n’est plus si cool, si parfaite dans le Missouri, Nick se met plus facilement en colère, il boit. Que se passe-t-il dans leur relation ?

J’ai bien aimé Nick bien qu’il ait des défauts (et un rédhibitoire pour moi d’habitude d’ailleurs). Mais ce chic type, est-ce un tueur, un homme violent ? Que cache-t-il ? Par contre, d’un côté j’ai aimé Amy et d’un autre pas du tout. Compliquée, ambiguë.  A la fois sympa mais hautaine. A la fois chaleureuse et glaciale. Ce qu’en fait l’auteure est génial. On ne sait jamais comment se placer.

La fin m’a laissée perplexe mais elle colle parfaitement avec le récit et les événements. J’irai même jusqu’à dire qu’elle est originale et cohérente. Mais terrifiante aussi d’un autre côté. Elle met mal à l’aise. C’est parfois glaçant. L’esprit tordu de certains personnages filent les jetons ! Certaines choses sonnent tellement vraies parfois que s’en est effrayant. Mais l’ensemble de l’intrigue est bien mené, bien construit. On dévore pour savoir ce qu’il va se passer. Ce que va être le rebondissement final. Les personnages secondaires sont importants, la soeur de Nick, les parents d’Amy. Ils permettent de comprendre certaines choses. Il y a aussi l’avocat de Nick : Tanner, la journaliste Ellen Abbott, … une galerie de personnage, tout sourire et/ou  venimeux. Emblématique de l’emballement médiatique. L’apparence au dessus de tout.

J’ai toutefois trouvé la fin un peu longuette à venir. On en rajoute dans l’esprit tordu et le rebondissement et au bout d’un moment quand j’ai eu compris, j’aurai aimé que ça arrive plus vite à la fin. En tout cas, le dénouement reste une excellente surprise malgré ma perplexité. Ce roman est dense et c’est un vrai plaisir à lire. Il est donc dur à résumer, difficile d’en dire plus sans spoiler.

Entre temps, j’ai vu le film Gone Girl. J’avais des doutes sur le film, la façon de donner les deux points de vue. Et j’ai bien aimé. Il est très fidèle au roman, jusqu’à certains dialogues ! Mais je l’ai vu trop rapproché de ma lecture, je n’avais plus aucun suspense. Je pense que c’est à voir avant pour une fois.

Voilà, je conseille cette lecture qui est pour une fois assez surprenante. Ma libraire m’a conseillé une histoire dans le même style, de Robin Cook, je me laisserai peut être tenter.

 

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Cloud Atlas de Lana Wachowski, Tom Tykwer et Andy Wachowski

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avec Tom Hanks, Halle Berry, Jim Broadbent, …

À travers une histoire qui se déroule sur cinq siècles dans plusieurs espaces temps, des êtres se croisent et se retrouvent d’une vie à l’autre, naissant et renaissant successivement… Tandis que leurs décisions ont des conséquences sur leur parcours, dans le passé, le présent et l’avenir lointain, un tueur devient un héros et un seul acte de générosité suffit à entraîner des répercussions pendant plusieurs siècles et à provoquer une révolution. Tout, absolument tout, est lié.

On suit 6 époques différentes, et une multitude de personnages qui au final sont plus ou moins liés que ça doit parce ce qu’ils découvrent ou par leurs actes qui font influencer leurs… vies postérieures.

Si vous croyez à la réincarnation, au voyage des âmes, alors ce film ne vous posera (presque) aucun problème, pour les autres, vous envisagerez cela comme un conte, une série de coïncidence peut-être. Mais en tout cas, une chose est sûre qu’on comprenne tout ou pas, le film est magnifique, le talent des Wachowski et de Tykwer explose et les acteurs sont très très bons !

Je ne pourrais pas vous faire une comparaison avec le livre de David Mitchell, que je n’ai pas lu, cependant le film m’a vraiment donné envie de le lire, ne serait-ce que pour savoir comment l’auteur peut s’y prendre pour faire comprendre au lecteur sans image, le parcours de ces « âmes ». En film, pas de problème, un acteur se glisse dans plusieurs rôles qu’il devient un homme ou une femme, un savant ou un mendiant, qu’il est une longue vie ou une vie plus courte, on arrive à le reconnaitre les traits de visage sont les mêmes, mais comment faire dans un livre? Vraiment, je suis curieuse de voir comme c’est fait dans le livre.

J’en reviens au film, 6 époques :

* Le journal de la traversée du Pacifique d’Adam Ewing (1849), nous suivons un avocat Adam Ewing (Jim Sturgess) venu de la part de son père dans les îles pour signer un contrat. Dont le spectateur ignore la nature. Il l’enferme dans un coffre, dont il garde la clé autour du cou. Adam est de santé fragile, il supporte mal la chaleur et la violence faite aux esclaves. Il est observé par le Docteur Henry Goose (Tom Hanks), étrange médecin, qui lui diagnostique des maux du à un ver. Ils vont embarquer sur un bateau pour qu’Adam rentre chez lui rapporter le contrat à son père.

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* en 1936, Lettres de Zedelghem, on découvre Robert Frobisher (Ben Whishaw), un jeune homme amoureux de Rufus Sixsmith (James D’Arcy) mais qui décide de le « quitter » pour aller trouver un talentueux compositeur, devenu trop vieux pour composer Vyvyan Ayrs (Jim Broadbent) et devenir son copiste. Frobisher  souhaite devenir grâce à lui le prochain compositeur en vue ! Il entretient une correspondance avec Rufus.

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* Demi-vies, la première enquête de Luisa Rey (1973), on suit ici Luisa Rey (Halle Berry), une journaliste qui va rencontrer fortuitement Rufus Sixsmith alors qu’il est devenu un vieux professeur, qui a en sa possession un rapport qui controverse les intérêts de la société de Lloyd Hooks (Hugh Grant). Un soir, Rufus appelle Luisa, il aimerait son aide, mais elle arrive trop tard, et par la suite découvre qu’on chercher à la tuer.

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* L’épouvantable calvaire de Timothy Cavendish (2012), on suit ici Timothy Cavendish (Jim Broadbent) éditeur malchanceux qui laissera un de ses auteurs Dermot Hoggins (Tom Hanks) s’en prendre à un critique littéraire. Cette publicité permettra à Timothy de payer ses dettes mais c’est sans compter sur les hommes de main de Dermott qui lui réclame l’argent qu’il n’a pas.

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* L’Oraison de Sonmi-451 (2144), dans un futur où la montée des eaux à détruit une partie des villes et que la technologie a explosé, on suit Sonmi-451 (Doona Bae), une création de l’homme, employée dans un fast-food futuriste, qui ne connaitre jamais que cette vie. Elle a été arrêtée et elle est interrogé par un archiviste (James D’Arcy), elle lui raconte alors ce qu’il lui ai arrivée, et sa rencontre avec Hae-Joo Chang (Jim Sturgess).

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* La Croisée d’Sloosha pis tout c’qu’a suivi (2321), on est ici après l’évènement dit « La Chute », on suit Zachary (Tom Hanks) qui fait parti d’un clan régulièrement traqué par un autre clan anthropophage. Un jour, ils reçoivent la visite d’une Prescient : Meronym (Halle Berry) qui sous un faux prétexte reste un moment auprès d’eux.

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C’est vrai qu’au début, on est un peu perdu dans ces 6 périodes différentes, on navigue de l’une à l’autre et progressivement on suit l’histoire d’Adam sur le navire, la vie de Timothy en 2012, l’enquête de Luisa en 1973, la correspondance de Robert en 1936, l’histoire de Sonmi dans le futur et la raison de la venue de Meronym. 4 des époques m’ont semblé plus importantes que les autres, mais les deux qui sont en peu en retrait permettent d’apporter humour et fraicheur à l’ensemble de l’histoire, avec une histoire d’amour et de passion pour la musique, et avec une comédie sur le besoin d’évasion et de liberté des petites vieux.

Les 6 époques sont magnifiquement bien retranscrites, les décors, les costumes, les maquillages, pas possible de se tromper dans l’époque, on arrive tout de suite à se repérer. Les acteurs à chacune des époques sont tellement différents dans leurs rôles, qu’il est impossible de confondre. C’est vraiment une prouesse visuelle.

Et j’ai beaucoup aimé les messages véhiculés dans le film. Que vos vies sont liées, qu’en fonction des choix qu’on décide de faire, la fatalité ne s’installe pas, c’est pas parce qu’on est mauvais dans une des périodes qu’on le reste forcément dans les suivantes, mais parfois ça vous poursuit, quoi que vous décidiez de faire. Les actes des uns ont des conséquences sur l’existence des autres. Les erreurs ne doivent pas être reproduites mais nous servir de leçon. Mais est-ce le cas?  Et quand on est lié est-on voué à se retrouver quoi qu’il arrive même si c’est dans une autre vie, sous une autre forme, sous d’autre trait, pour un autre type de relation ?

J’ai adoré le casting. Je ne suis peut être pas objective (j’adore Tom Hanks, Jim Broadbent, Susan Sarandon), mais j’ai trouvé que de chaque acteur, à un moment donné, il se dégage quelque chose. Qu’ils aient un rôle prépondérant ou un secondaire, suivant l’époque, on sent que le travail fourni est bien fait.

Après ou avant le film, selon l’importance que vous donnez à la découverte ou votre capacité à comprendre plus ou moins vite, je vous recommande cette page wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cloud_Atlas; vous y trouverez un tableau vous permettant de faire le lien entre l’auteur et les différents personnages qu’il interprète. Personnellement, je ne l’ai cherché qu’après, je voulais m’amuser à retrouver les acteurs dans chacune des époques mais ça n’est pas toujours évident. Restez aussi pendant le générique, vous avez par acteur, le personnage joué dans l’époque correspondante.

J’ai adoré les transformations, j’ai été bluffé de voir que certaines femmes jouent des hommes et inversement et j’ai rien vu ! J’ai adoré retrouvé Hugh Grant dans des personnages qu’on lui voit peu, Susan Sarandon, Tom Hanks, Halle Berry, Jim Broadbent, James D’Arcy, Jim Sturgess, Ben Whishaw, Keith David, David Gyasi, et surtout Hugo Weaving (l’Agent Smith de Matrix), vraiment bons dans leurs rôles.

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Ce film m’a touché, j’ai été émue par moment, j’ai souri, ou rie à d’autres, j’ai vibré, je voulais savoir, où les scénaristes m’emmenaient, je voulais savoir pourquoi ces 6 époques, ces destins, ces histoires. Alors, je le reconnais, je n’ai peut être pas compris toutes les subtilités -pour ça il me faudra revisionner le film- mais j’ai compris ce qui tient l’ensemble. Et j’ai eu une claque visuelle !!!

La première partie sur le bateau mais surtout la dernière après la chute, m’ont fait pensé au Déchronologue de Stéphane Beauverger, avec le langage, les Prescients, même si c’est très différent attention point de vue histoire. La partie en 1973 est typique d’un polar des annnées 70 et celle de 2012 d’une comédie de notre époque. Chacun style est différent, et le mélange des 6, ne m’a vraiment vraiment pas perturbé, au contraire, c’est tellement bien fait !

Alors oui, on peut se demander, ce qu’on fumé Tykwer et les Wachowski, et très certainement l’auteur du livre à la base, mais c’est de la SF comme j’aime !

Alors oui, il faut s’accrocher, mais il est vraiment à voir une fois (ou deux pour tout bien comprendre), en tout cas, moi c’est certain, j’ai adoré, je l’achèterai en DVD ou en BluRay, j’ai hâte de le revoir ! ça m’a fait la même impression qu’au premier Matrix, c’est vraiment spécial, mais ça vaut le coup !

Désolée, c’est peut-être un peu confus, flou, mais je ne peux pas en dire plus, ou mettre plus de photos, il y a beaucoup de choses dans la bande annonce, le reste ça doit rester une surprise à la découverte du film.

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L’Odyssée de Pi d’Ang Lee

L’adaptation du livre Histoire de Pi de Yann Martel, avec Suraj Sharma, Irrfan Khan, …

Après une enfance passée à Pondichéry en Inde, Pi Patel, 17 ans, embarque avec sa famille pour le Canada où l’attend une nouvelle vie. Mais son destin est bouleversé par le naufrage spectaculaire du cargo en pleine mer. Il se retrouve seul survivant à bord d’un canot de sauvetage. Seul, ou presque… Richard Parker, splendide et féroce tigre du Bengale est aussi du voyage. L’instinct de survie des deux naufragés leur fera vivre une odyssée hors du commun au cours de laquelle Pi devra développer son ingéniosité et faire preuve d’un courage insoupçonné pour survivre à cette aventure incroyable.

Un auteur canadien en mal d’inspiration rencontre un homme en Inde qui lui parle de son neveu Pi, qui a vécu une histoire extraordinaire quand il était âgé de 17 ans. Cet auteur part à la rencontre de Pi qui désormais la quarantaine installé au Canada. C’est ainsi que Pi va lui raconter d’abord un peu de son enfance puis son extraordinaire odyssée…

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On apprend donc à connaitre Pi, d’abord l’origine de son nom que je ne vous donnerai pas entier ici mais vous verrez c’est très intéressant à découvrir et puis aussi une partie de son enfance dans un Zoo tenu par son père. Sa rencontre avec un tigre magnifique qui porte l’étrange nom de Richard Parker. J’ai beaucoup aimé ce petit garçon qui lit des livres d’aventure (Jules Verne entre autres) et qui découvre les religions car son pays en compte plusieurs : les Dieux hindous, le Christ, Allah,…

Puis le père de Pi décide d’emmener sa famille au Canada afin qu’ils puissent avoir un meilleur avenir. Ils embarquent les animaux et leur affaire sur un cargo japonais. Mais les choses ne vont pas se passer comme espérer. Après un drame, Pi va se retrouver seul sur une chaloupe de sauvetage avec … Richard Parker. Comment va-t-il survivre ? Comment va se passer la cohabitation ? Pi va tout nous raconter.

J’ai trouvé les acteurs jouant Pi très bons, qu’il s’agisse de Pi enfant ou de Pi adulte et la performance de Suraj Sharma (Pi adolescent) est époustouflante.

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La réalisation est belle, les effets visuels sont magnifiques et on y croit vraiment à ce tigre (pourtant en image de synthèse) tellement il est bien fait.

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J’ai personnellement été embarquée dans l’aventure et j’ai vécu le film sans remettre en cause les événements. C’est beau et prenant, les deux heures sont passées hyper vites. Le seul bémol peut-être c’est que Pi est assez croyant et parfois j’avais l’impression de trop de mysticisme mais mon homme n’a pas été choqué (alors que c’est le premier à râler en général dans ces moments là). Mais ça ne gène en rien le film. Il y a peu de protagonistes dans l’histoire mais pourtant je ne me suis pas ennuyée une seconde. Et j’avais envie de savoir comment ça allait se terminer. Certaines choses semblent impossibles mais pourtant… La survie en mer est vraiment très bien faite, le scénariste s’est aidé d’une personne qui a vraiment du survivre sur un radeau pendant presque 80 jours. Et le héros ne manque pas d’un peu d’humour en prime.

L'Odyssée de Pi Une Vision à Travers l'Océan

J’ai été très touchée par l’histoire de Pi, il y a plus à en découvrir que le résumé et le titre peuvent le laisser deviner, il y a plus, que l’on découvre dans la 2ème partie du film. Et puis, j’aime beaucoup l’esprit et la façon de voir les choses des indouistes et j’apprécie de plus en plus, les films prenant pour lieu ou personnage l’Inde et ses habitants.

Le film m’a donné envie de lire le roman de Yann Martel un jour. Le film m’a donné l’impression d’être fidèle à l’histoire, c’est bizarre quand on a pas lu le livre! Du coup, je découvrirai bien par moi-même le livre pour en être sure.

Un film que j’ai beaucoup apprécié, qui m’a donné à réfléchir et encore les jours suivants le visionnage. Concernant la 3D, je ne pourrais pas vous renseigner, je l’ai vu en VF normal (même si j’aurais préféré la VO, surtout que les accents japonais sont loin d’être super, heureusement il n’y avait pas beaucoup de scènes..). A voir au moins une fois, à vous de décider si ça sera au cinéma ou en DVD 🙂

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Jane Eyre de Cary Fukunaga

Une adaptation du roman de Charlotte Brontë

Mia Wasikowska , Michael Fassbender, Jamie Bell, Judi Dench…

Jane (Mia Wasikowska) s’enfuit de la demeure où elle travaille, elle parcourt la lande et prise dans une tempête autant émotionnelle que climatique, elle se retrouve perdue et atterrie mal en point devant la porte d’une maison. Elle est recueillit par St John Rivers (Jamie Bell) et ses deux soeurs.  De temps à autre, Jane se remémore des parties de son passé, de son enfance auprès d’une tante et d’un cousin qui la détestent jusqu’à sa fuite de Thornfield la demeure d’Edward Rochester (Michael Fassbender) chez qui elle est gouvernante d’Adèle,…

Thornfield: Haddon Hall

C’était une très belle adaptation, bon ok, je n’ai pas lu le roman, alors de là à dire que c’est fidèle ou pas, c’est vrai je ne sais pas, mais je connais l’histoire dont on m’a parlé et pour avoir lu l’affaire Jane Eyre de Jasper Fforde (la trame du roman sert de base à l’intrigue) et franchement c’était conforme à l’idée que je m’en faisais.

En plus, la réalisation est efficace, on a du suspense, des flashbacks bien intégrés, des décors et des costumes d’époque sont sublimes, et de très belles images. La réalisation a bien su montrer un aspect mystérieux, sombre et lugubre de la demeure de Rochester. Un travail a été fait pour accentuer les noirs, les gris, atténuer les couleurs afin de donner une atmosphère plus inquiétante, plus dure, plus sinistre à certains lieux. C’était très réussi. Les ambiances sont vraiment dans la tonalité qu’il fallait à l’histoire.

On est vraiment pris dans l’histoire, il y a de très beaux passages mis en exergue par une interprétation excellente des acteurs, qu’il s’agisse des adultes comme  Mia Wasikowska et Michael Fassbender, ou des enfants comme la jeune actrice qui joue Jane. Jane n’est pas d’une beauté époustouflante mais on sent qu’elle a du caractère, qu’elle a des bagages mais qu’elle ne veut pas qu’on la prenne en pitié ou qu’on la méprise. Jane n’a pas eu une enfance facile, sa tante est un teigne, comme son cousin et elle n’a pas vraiment eu le choix de sa vie, entourée comme elle l’était de mépris et haine. Et même adulte, elle subira encore les actions de sa tante. Mia Wasikowska a énormément de charme et m’a convaincue dans ce rôle.

Michael Fassbender que l’on voit partout en ce moment fait un très bon Rochester, à voir quand même quand je lirai le roman, s’il lui correspond vraiment. Il est hautain et en même temps on sent qu’il n’est pas tel qu’il le parait, il a des failles, des secrets, qui est-t-il vraiment ?

En tout cas, beaux de choses se passent dans le regard et les expressions du visage, il y a souvent peu de dialogue entre Edward et Jane et j’ai trouvé que les acteurs s’en étaient très bien sortis, faire passer les émotions et les idées de cette manière est loin d’être très évident. Leur duo fonctionne très bien.

C’est vrai que quand on connait l’histoire, on a pas les mêmes effets de surprise que si on voit l’adaptation sans savoir, mais ils sont bien présents et bien mis en scène. J’ai quand même trouvé que ça allait un peu vite sur la fin.

Je m’attendais aussi à un peu plus de passion, d’émotions dans le sens où comme on est pas complètement dans la tête de Jane ou de Rochester, on ne sait pas vraiment leur sentiment (le fait qu’il n’y est pas de correspondance, ou de longues rencontres par exemple), même si c’est très bien joué, ça donne une petite impression que ça va vite entre certains événements. Et comme c’est beaucoup dans les regards / gestes que ça se passe, veut mieux rester bien concentrer pendant le visionnage de ce film.

J’ai beaucoup aimé retrouver Judi Dench et Jamie Bell, même si leur rôles ne sont que secondaires, ils les jouent avec une maitrise et un talent que l’on peut saluer.

J’ai apprécié qu’il s’agisse bien plus qu’une histoire d’amour, on retrouve le désir d’une égalité homme-femme, de l’émancipation de la femme, de sa condition dans la société de cette époque.  Elle a su C’est vraiment une histoire complexe et je lirai le livre avec plaisir (il m’attend sagement dans ma PAL).

J’ai beaucoup aimé, je pense que si je tombe sur une autre adaptation je la regarderai pour comparer 🙂

Bel Ami de Declan Donnellan et Nick Ormerod

Bel Ami est l’adaptation du célèbre roman de Guy de Maupassant, publié en 1885

A Paris, à la fin du XIXe siècle, Georges Duroy, jeune homme ambitieux, est déterminé à se hisser au sommet d’une société qui le fascine. Des mansardes miteuses aux salons les plus luxueux, usant de son charme et de son intelligence pour passer de la pauvreté à la richesse, il quitte les bras d’une prostituée pour ceux des femmes les plus influentes de la capitale. Dans un univers où la politique et les médias mènent une lutte d’influence acharnée, à une époque où le sexe est synonyme de pouvoir et la célébrité une obsession, Georges Duroy ne reculera devant rien pour réussir.

Georges Ducroy est un jeune provincial qui après avoir combattu en Algérie, revient en France et décide de s’établir à Paris afin d’améliorer son niveau de vie et sa vie tout court. Il est au début de l’histoire employé du chemin de fer mais gagne une misère qui ne lui permet pas de loger dans les beaux quartiers ou de s’habiller élégamment. Un jour dans un cabaret Georges croisse Charles Forestier, un ancien colonel de l’armée, avec qui il a servi. Ce dernier travaille à la Vie Française, un journal assez influent et gagne plutôt bien sa vie. Il invite Georges à venir dîner chez lui le lendemain, histoire de lui présenter sa femme, Madeleine. Lors de ce dîner sont présents notamment, M. et Mme Rousset (lui est le patron de la Vie Française) et  Clotilde de Marelle.  Madeleine Forestier convainc l’assemblée de faire publier sous le nom de Georges, dans la Vie Française, une correspondance sur la guerre, chronique d’un ancien de l’armée. George fait donc son entrée à la Vie Française…

C’est compliqué de faire cette chronique. Je n’ai pas lu Bel Ami de Maupassant et ne peut donc pas dire si le film est fidèle à 100% au roman. Il semble pour ce que j’en ai lu sur différents sites, l’intrigue soit la même, les personnages également, c’est donc sans doute assez fidèle.

Personnellement, je n’ai pas vraiment apprécié ce film. Les images sont belles, les acteurs sont connus et plus ou moins charismatiques mais l’histoire ne m’a pas emballée et encore moins son traitement. Je n’ai pas trouvé ça trop long et ça n’est pas barbant mais j’ai trouvé que ça manquait d’âme et d’une mise en scène plus poussée. L’intrigue est à la fois amoureuse et politique. Les événements s’enchainent et on a finalement que très peu d’informations de la part des personnages. J’imaginais un Georges Ducroy, plus cruel ou plus fougueux, finalement, on ne sait pas trop d’où il vient, ce qui l’a marqué, quels sont ses sentiments, ce qu’il pense vraiment. On a bien parfois des expressions dans son regard ou quelques tirades bien assénées de sa part mais j’en ressors avec une impression de flou et d’inachevé. On comprend bien dans l’ensemble qu’il veut s’élever au dessus de sa condition et qu’il utilise pour ça, son charme et les femmes. Mais je n’ai pas eu l’impression qu’il était ambitieux et intriguant, j’ai plutôt trouvé qu’il se laissait porter par les événements et qu’il utilisait plus les femmes pour se venger qu’on ne soit « moquer » de lui, que pour manipuler et monter les échelons. En fait, au début du film et à la fin ça va, mais au milieu, je trouve que ça manque de développement. Et à la toute fin, on a l’impression qu’il est arrivé à ce qu’il voulait le plus, être riche, reconnu mais il me semble que dans le livre on laisse entendre que ça ne lui suffit pas, qu’il veut encore plus. Dommage, que dans le film ça ne soit pas mis en relief.

Je n’ai pas trouvé le jeu de Robert Pattinson trop mauvais mais pas extraordinaire non plus, mais je pense que ça vient plus du traitement du personnage et de la mise en scène que de manque au niveau de l’acteur. Les scénaristes n’ont pas voulu faire de lui un personnage antipathique, je pense que j’aurai autant préféré finalement. Cela aurait pour moi était plus marquant.

Les autres personnages sont plutôt bien traités, il y a des non-dits et des relations intéressantes entres les personnages. J’ai trouvé que Uma Thurman, Kristin Scott Thomas et Christina Ricci étaient vraiment bien dans leurs personnages mais que les liens entre elles, avec leur mari, la Société, n’étaient pas assez développés. Je me doute que c’est le style de l’époque, mais ça m’a pas suffit. Ma préférée est Christina qui joue Clotilde de Marelle, qui sera la maitresse de Georges Ducroy, même si je ne suis pas d’accord avec tous ses choix et toutes ses réactions, je crois que c’est celle qui par sa personnalité et sa relation avec Georges qui m’a le plus touchée.

Sinon, j’ai apprécié les costumes et l’époque dans laquelle se passe l’action. « L’histoire de Bel Ami fut perçue, dans les années 1880, comme étant scandaleuse, immorale et subversive. » Je crois que oui, pour l’époque parler de magouille politique, de manipulation des médiats, de sexe, … ça n’était pas commun. Et en 2012, c’est encore d’actualité, et en pire ! C’est pour ça, que je pense que je lirai un jour Bel Ami, pour me faire une idée plus précise de comment l’histoire est traitée par Maupassant. Par contre, c’est peut être aussi pour ça que le film ne m’a pas touchée, parce qu’on est à notre époque, en plein dans ce type de comportement et que dans notre société, on voit bien pire et bien plus horrifiant malheureusement.

Un autre point, je ne suis vraiment pas fan des films qui se passent en France avec des personnages français mais dont les interprètes sont anglais. J’en vraiment beaucoup de mal à me dire qu’on est à Paris et qu’on est dans les intrigues politiques françaises. Je me demande si je n’aurai pas plus apprécié un téléfilm de France 2 comme ils le font de temps en temps avec les auteurs classiques. Pour une fois, si je devais le revoir un jour, je pense que je le regarderai en VF, parce que là, la VO n’apporte rien du tour selon moi.

Je ne ressors pas emballée plus que ça par ce film et je pense que je l’aurai vite oublié. Même si moi, je n’ai pas apprécié plus que ça, je suis sure que certains le trouveront très bien 🙂 Par contre de là, à le qualifier de « Les liaisons dangereuses pour une nouvelle génération », je ne crois pas, ça n’a rien à voir ^^

Des saumons dans le désert de Lasse Hallström

adaptation du roman Partie de pêche au Yémen de Paul Torday, paru en 2006

avec Ewan McGregor, Emily Blunt, Kristin Scott Thomas, Amr Waked, …

A Londres, Harriet Chetwode-Talbot (Emily Blunt) travaille pour une société qui gère et place les fonds de personnes riches. Elle contacte le Dr Alfred Jones (Ewan McGregor), expert dans le domaine piscicole et travaillant au ministère de l’agriculture. Un de ces clients, un cheikh yéménite (Amr Waked) souhaite investir plusieurs millions dans un nouveau projet : introduire la pèche au saumon au Yémen. Projet fou et insensé que rejette en bloc Alfred Jones. Comment pourraient survivre des saumons hors de leurs rivières d’origine et qui plus est dans le désert.

En parallèle, Patricia Maxwell (Kristin Scott Thomas) la chargée de relation et communication du premier ministre cherche à mettre en lumière un projet positif pour faire oublier quelques temps les échecs du gouvernement britannique en Afghanistan. Elle tombe sur l’idée peu commune du cheik et contrait le Dr Jones a participé et même diriger le projet d’Harriet et du Cheikh.

Harriet et Alfred vont devoir travailler ensemble malgré les réticences de ce dernier sur la viabilité et la nécessité de ce projet.

Un coup de coeur !!!

J’ai vu le film en VOST et j’ai adoré le charme dégagé par les accents anglais ou arabes. Une atmosphère douce et belle ❤

Le scénario se base sur un livre de Paul Torday, je ne l’ai pas lu, mais j’ai cherché un peu, et ce livre avait été bien accueilli par la critique britannique, assez politique, le style est original car presque tout est écrit sous forme mails, mémo, etc. Pour le film, il n’a pas pu être vraiment repris cette structure mais les passages en font références ou clins d’œil (visioconférence, e-mails, messageries instantanées, etc.).

Une histoire touchante. D’abord, l’idée du cheikh est farfelue, couteuse et on a l’impression qu’on va tomber sur un vieil excentrique. Alors que pas du tout ! Il y a plus derrière son projet qu’une étalement de ses richesses, que de faire une attraction farfelue dans son pays. Il aime profondément son pays, il croit au fait que ce projet permettra d’améliorer les conditions des villageois (pêche, irrigation, agriculture,…). Le projet est insensé mais si ça marche, ça pourrait améliorer plein de choses. La démonstration et les moyens accordés au projet sont bien sur excessifs mais on a envie que le projet se réalise, que cela marche, même si ce changement ne plait pas à tout le monde.

Le choix du scénariste et du réalisateur a été d’atténuer la dimension politique du livre et de cibler plus sur la comédie romantique. Mais le fond politique (guerre, manipulation des médias, …) est quand même présent en toile de fond, avec une dose d’humour anglais sur les relations entre la presse, les ministères,…

C’est une comédie romantique bien sur mais pas mièvre ou mielleuse. Les acteurs sont justes et les personnages aussi. ça fait très réel. Un quadra qui n’est pas heureux dans sa vie et dans son ménage même si ça ne saute pas aux yeux du premier venu, un cheikh à la fois, riche et sur de lui mais également croyant, posé et observateur. Une jeune femme bosseuse et amoureuse qui traverse une épreuve difficile. Les réactions de personnages sont justes, pas précipitées, parfois drôles,  parfois gauches, crédibles et émouvantes.

L’histoire d’amour n’est pas toujours au centre du film et ça fait du bien.

J’ai beaucoup aimé le personnage du cheikh et l’acteur Amr Waked est vraiment très bon

et le duo Emily Blunt / Ewan McGregor fonctionne très bien.

Le personnage joué par Kristine Scott Thomas n’est pas celui qui m’a le plus plut, mais c’est quand même lui qui apporte la touche d’humour et de fraicheur dans le film par les réactions et les actions de Patricia Maxwell et sa façon d’être toujours en train de courir aussi bien dans son job que dans sa vie de famille et son air de tomber des nues :

Et les images sont magnifiques ! ça se voit que c’est produit en partir par la BBC. On alterne entre les splendeurs boisées et verdoyantes de l’Écosse (où le cheikh a une propriété) et les paysages magnifiques du désert yéménite [en réalité le Maroc, puisque le tournage n’a pas pu se faire au Yémen]. Les contrastes sont sublimés. Mais les milieux, les gens, les actions, est-ce vraiment finalement aussi différent d’un pays à l’autre ? Il y a quand même pas mal de réflexions (un peu philosophique, un peu politique) dans ce film, qui n’est donc pas uniquement une jolie comédie romantique.

J’ai vraiment passé un très bon moment 🙂

Hunger Games de Gary Ross

L’adaptation cinématographie du roman de Suzanne Collins : Hunger Games (paru en octobre 2008)

http://www.dailymotion.com/swf/video/xmde4x
Hunger Games – Bande Annonce #1 [VOST|HD] par addictomovie

En Amérique du Nord, le Capitole, capitale de la nation de Panem, est contrôlée par le président Snow. Pour imposer son pouvoir, le gouvernement impose un jeu télévisé : les Hunger Games. Chaque année, les douze districts devront envoyer, via un tirage au sort, un garçon et une fille âgés entre 12 et 18 ans. Une fois les 24 « tributs » réunis, ils seront lâchés dans une arène, où la règle du jeu est simple : tuer ou être tué. Katniss Everdeen n’a que seize ans lorsqu’elle prend la place de sa petite sœur, Primrose, qui avait été tirée au sort. Elle représente désormais le district 12, et affrontera ses adversaires aux côtés de Peeta, choisi dans le même district.

Une fois les douze filles et les douze garçons dans l’arène, des caméras obligeront le peuple de Panem à regarder, en direct, le massacre…

Je ne parlerai pas du livre, et donc ne comparerai pas les deux et pour cause, je ne l’ai pas lu. J’y suis donc allée en ne connaissant que peu de choses sur l’histoire et les personnages.  Je ne rentrerai pas non plus dans la polémique « il ressemble trop à Battle Royal ou Running Man », pourquoi toujours vouloir comparer ? Personnellement je ne les ai pas vu et ne serait pas contre, mais en parler plus longtemps ne servirai à rien, là n’est pas mon sujet.

Et donc ? Moi, j’ai adoré ce film !!!  Je suis vraiment bien rentrée dedans ! J’ai accroché à l’histoire, aux décors, aux costumes, au contraste flagrant entre la pauvreté des derniers districts et le Capitole… Le rythme du film suit la progression de l’histoire, le début plante le décor (il faut bien que ceux qui comme moi n’ont pas lu le livre, fassent connaissance avec le fonctionnement de ce système, des personnages, etc.) puis on passe à l’action avec l’entrée des 24 dans l’arène.

J’ai été saisi du contraste entre les populations de Panem, très bien rendu par les costumes et les attitudes des personnages.

Les derniers districts d’une part : leur monde est dur et cruel, on leur impose un sacrifice annuel pour les maintenir dans un état proche de l’esclavage, ils n’ont pas grand chose, voire rien, et on les contrôle uniquement pour qu’ils travaillent à la production des richesses naturelles (minerais, agriculture,…); leurs révoltes sont vites matées parce qu’ils ne disposent pas de la technologie des habitants du capitole. Ils subissent. [et là je me dis qu’il a deux livres dans lesquels on a de fortes chances de voir tout cela bouger! Non?]. Non seulement, 24 de leurs jeunes gens sont sacrifiés et obligés de se massacrer les uns les autres, ils ne peuvent pas faire autrement que regarder (il y a des écrans partout, c’est diffusé 24h/24 et le « jeu » dure un moment, comment ne pas être amené à regarder au moins une fois même quand on n’en a pas envie!). Non seulement, les « tributs » doivent s’entretuer, mais en plus, le jeu est truqué, la production leur imposant des obstacles supplémentaires. Ils doivent aussi gagner les faveurs du public pour avoir des sponsors et donc des aider à survivre. On s’aperçoit vite qu’ils sont manipulés comme des marionnettes. Comme le sont les districts.

Le Capitole, avec le Président et la Production du jeu télévisé, d’autre part : c’est coloré, les gens sont avides du spectacle, pour eux c’est un vrai jeu, une vraie télé réalité, forcément ils n’ont personne à perdre ! Mais pas rien à perdre ! Le pouvoir, la richesse, tout cela est possible, si les districts continuent de courber le dos et baisser la tête.

J’ai hâte de savoir la suite, les districts vont-ils se rebeller ? Vont-ils trouver quelqu’un pour les mener à la rébellion ?? Que se passe-t-il après ? Qu’arrive-t-il à Katniss et Peeta ?

Certains passages sont durs mais la réalisation permet de pas choquer les âmes sensibles (gros bémol en début de film, la réalisation avec la caméra qui bouge, j’ai cru que j’allais vomir; heureusement c’est beaucoup mieux après). En tout cas, on ne peut pas rester indifférent à ces jeunes gens qui doivent survivre, certains s’entre-aident, les autres s’entretuent sans vraiment d’état d’âme, ils sont cruels, violents et sans pitié.  Il ne soit en rester qu’un alors forcément …

En ce qui concerne les personnages et le casting, j’ai beaucoup aimé ! J’ai retrouver un de mes chouchous : Stanley Tucci (vu dans Julie et Julia, Le diable s’habille en Prada, Burlesques…)

J’ai beaucoup aimé Jennifer Lawrence, elle joue vraiment bien (la fille à côté de ses pompes quand elle ne maitrise pas ce qui lui arrive, appréhension avant de monter dans l’arène, etc.) et puis je la trouve super mimi !!!! et Woody Harrelson dans le rôle du mentor, alcoolique et arrogeant, il va changer au cours du film, j’ai beaucoup apprécié son personnage.

Et puis il y a Lenny (Kravitz) !!!!! J’m’y attendais pas !!!! Il a un rôle vraiment sympa et il s’en sort super bien ! (Et puis le trait d’or au dessus des paupières lui va à ravir !!!) Le personnage de Cinna les aide à sa façon et j’ai aimé ce personnage et ses réactions.

Dans l’ensemble, j’ai trouvé les acteurs vraiment bons ! Mais ces 4 là sont mes préférés !

J’ai apprécié la réflexion issue de l’histoire, le contraste des populations, le film est équilibré et il y de l’action, de l’émotion, et de la réflexion ! Un bon film quoi !!!!! 2h22 qu’on ne voit pas passé si on est pris dedans du début.

J’irai sans doute voir les suites au cinéma. Et aussi j’aimerai beaucoup lire les livres pour avoir plus de détails sur les réactions des personnages et des districts.

Et vous, l’avez-vous vu ? Aviez-vous lu les romans?