Noces sanguines au cœur des ténèbres de Marianne Stern (LC 2014 : Saisons païennes) : Yule

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8ème et dernier billet de la LC au rythme des Saisons Païennes, recueil de nouvelles publié aux Editions du Chat Noir. Parmi les Enfants de Walpurgis, c’est au tour de Marianne Stern et de sa nouvelle Noces sanguins au cœur des ténèbres, qui célèbre Yule, au moment du solstice d’hiver le 21 décembre

Une célébration que je ne connais pas beaucoup c’est donc avec plaisir et envie d’apprendre que j’ai abordé cette nouvelle.

Scandinavie. Le lecteur découvre Jaska, un jeune homme sombre et introverti. On le rencontre le jour de la célébration de Yule. La tradition dans son pays est de célébrer des mariages blancs. Les hommes déguisés en viking ou autres guerriers impressionnants doivent choisir une compagne. Il appose alors un couronne de houx sur la tête de la demoiselle. Jaska nous raconte que de nos jours, c’est plus l’occasion d’emballer une fille pour une nuit d’ivresse et de sexe que pour la tradition et la célébrations des Dieux. D’ailleurs, Jaska n’a pas envie d’y aller. L’année d’avant plusieurs morts mystérieuses ont eu lieu, c’est loin d’être rassurant. Puis il n’a d’yeux que pour Janaa mais préférait un autre moyen de lui faire comprendre ce qu’il ressent que lors d’un mariage blanc. Mais Ole, l’ami de Jaska, ne lui laisse pas le choix, il doit venir à la célébration sinon il séduira lui même la belle Janaa. Jaska va assister une étrange cérémonie…

J’ai trouvé cette nouvelle très bien écrite. J’ai beaucoup aimé retrouver la plume de Marianne Stern et l’ambiance électrique qu’elle sait créer dans ses nouvelles.  L’ambiance est particulière, le souvenir des décès de l’année précédente plane sur la fête. J’ai beaucoup aimé le quiproquo lié à la cérémonie. Jaska est tellement mélancolique et fermé qu’il ne s’aperçoit de rien. Jusqu’au bout, on ne sait pas ce qu’il va se passer. Jaska pense Janaa en danger, mais que se passe-t-il vraiment. Une chute inattendue à mille lieux de l’ambiance sombre du début.

J’ai apprécié aussi les références à la musique qui existaient déjà dans la nouvelle précédemment lue de cette auteure. Et aussi découvrir la tradition du mariage blanc avec danses, couronne de houx, … que je ne connaissais pas du tout. Ainsi que la cérémonie du réveil du Dieu Cornu en présence de la Déesse. Vraiment, plein de choses dont je n’avais jamais entendu parler. ça m’a donné envie de me pencher plus que les traditions scandinaves, sur la nuit du solstice d’hiver.

Voilà, c’était la dernière nouvelle du recueil, je suis un peu triste de déjà terminé la LC, un an au rythme des saisons païennes que je n’ai pas vu passer.

Quelques petits mots sur la célébration de Yule (rapidement, parce que les liens que je vais vous donner à la fin de ce billet, vers les autres chroniques de cette nouvelle ou concernant la célébration, vous détailleront plus ce qu’est cette célébration).

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Yule a lieu le 21 décembre, c’est la célébration du solstice d’hiver, la nuit la plus longue de l’année.

Yule est un mot anglais utilisé en régions germanique et nordique qui désigne la période de Noël (Jol en vieux norrois, qui a donné Jól en islandais, Jul en danois, norvégien et suédois, Joulu en finnois, Jõulu en estonien et y désigne désormais la fête de Noël).

Son étymologie est contestée : certains l’ont rattaché, sans doute à tort, à la roue (hjul en suédois, hjól en islandais, wheel en anglais).

Selon toute vraisemblance, il s’agit néanmoins d’un mot scandinave associé à l’hiver. Le mot Jol apparaît en vieux norrois aux alentours de l’an 900, dans un poème d’hommage à Harald aux beaux cheveux où un personnage parle de « boire à Jol ». Jol était le nom de la fête de la mi-hiver ou Jólablót, dont on discute encore pour savoir si elle avait lieu à l’occasion du solstice d’hiver ou à la mi-janvier.

Le « blót » était l’invocation des dieux à but propitiatoire, et on faisait alors des sacrifices pour appeler la bénédiction des dieux sur les récoltes à venir. Le dieu attaché à Jol était Jólner, l’un des nombreux noms d’Odin.

C’est aussi une fête wiccane et néo-païenne.

Et le saint breton Sant Yuzel, au nom presque paronymique de « Yul(e) » du celtique « Iud=Seigneur » et « hael=généreux »  est fêté le 19 décembre, à l’avant-veille seulement de nos hivers occidentaux actuels.

Enfin, selon les dictionnaires « Le Robert », le mot « joli » viendrait du nom de « Yule », par l’ancien français « jolif », « golif » (variante bretonne), en référence à cette fête germanique (dont franque) du « milieu » de l’ hiver (tandis que le généalogiste familial Jean-Louis Beaucarnot a pu avancer plutôt que « joli » viendrait du mot « joie », du fait que la joliesse d’ une chose, d’ un être, met généralement son admirateur « en joie »…)…

Et bien c’est assez complexe ^^

La fête s’observe en commémorant la mort du « Holly King » (Roi de houx) qui meurt tué par son successeur le « Oak King » (Roi de chêne). Ce sont tous deux des dieux-arbres. On retrouve aujourd’hui à Noël les couronnes de gui, une idée reprise par le christianisme. Il existait la couronne horizontale, d’origine scandinave ou germanique, qui portait 4 bougies. Chaque dimanche il était coutume d’allumer une nouvelle bougie, ce qui symbolisait la renaissance de la lumière. Rouge le plus souvent, les couleurs des bougies variaient cependant selon les régions. Les symboles de Noël sont inspirés de cette fête (sapins, gui, houx et cadeaux…).

Dans la mythologie nordique, Yule est le moment de l’année où Heimdall (de son trône situé au pôle Nord) accompagné des Æesirs (l’’Ansuzgardaraiwo) revient visiter ses enfants, les descendants de Jarl. Ils visitent ainsi chaque foyer pour récompenser ceux qui ont bien agi durant l’année, et laissent un présent dans leur chaussette. Ceux ayant mal agi voyaient à l’aube leur chaussette emplie de cendres. Yule est aussi une fête où les gens de leur côté, et les dieux du leur, se rencontrent pour partager un repas, raconter des histoires, festoyer et chanter. Le Yule est célébré chaque année le 21 décembre.

Durant la nuit de Yule, les habitants sortaient les balais hors des maisons afin que les sorcières puissent se rendre au sabbat du mont Broken, présidé par le Vieil Eric, autre nom employé pour désigner le diable. Si les sorcières ne trouvaient pas de balais disposés à leur intention, elles s’en allaient vers les étables, où elles volaient bœufs et chevaux. Pour faire fuir les mauvais esprits, des coups de fusils étaient tirés vers le ciel. Les habitants préparaient un grand festin, appelé « le banquet de Yule », dont les restes étaient laissés aux démons. Tout au long de la nuit, la porte de l’office demeure ouverte, dans le but de permettre à la fée Huedren, la femme des bois, de venir se restaurer. Il en va de même avec le julenisse, pour qui l’on prélève toujours un peu de julegroden, la bouillie de Noël. Cette portion est généralement placée au pied de la cheminée, ou à l’entrée de la grange.

Durant cette fameuse nuit du solstice d’hiver, il est dit que les cieux résonnent du bruit des cavaliers accompagnant Odin dans sa chasse d’Ásgard. Ces cavaliers sont des défunts qui, n’ayant pas commis d’assez grands péchés au cours de leur existence, ne sont pas admis en enfer, mais qui n’ont pas non plus eu une conduite assez exemplaire pour mériter l’accès au paradis. Leur châtiment est alors de galoper jusqu’au Jour du jugement, montés sur des chevaux noirs aux yeux flamboyants

Et sur ce site également : http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article1803

Les symboles et correspondances de  Yule:

Encens : cèdre, pin, sapin, romarin.
Arbres : chêne (pour la bûche), conifères.
Fleurs : poinsettias, cactus de Jérusalem, roses rouges .
Couleurs : or, argent.
Chandelles : vertes, rouges, blanches.
Pierres : œil de tigre, rubis.
Planète : Jupiter.
Carte du tarot : Tempérance, arcane majeur 14.
Influence : modération et tempérance, équilibre, harmonie, joie.

Les participantes de la LC

Cassie :

Marie et Anne : Yule et Noces sanguines au coeur des ténèbres

Coquelicote : Yule – Noces sanguines au coeur des ténèbres

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Les danses de Samain de Céline Guillaume (LC 2014 : Saisons païennes) : Samain

la-danse-de-samainillustratrice : Elie Darco

7ème billet de la LC au rythme des Saisons Païennes, recueil de nouvelles publié aux Editions du Chat Noir. Parmi les Enfants de Walpurgis, c’est au tour de Céline Guillaume et de sa nouvelle Les danses de Samain, qui célèbre comme l’indique le titre  Samain, le passage à la saison sombre, le 31 octobre.

J’aime beaucoup cette célébration, celle que l’on assimile à Halloween. Bien que cette année, je ne l’ai pas du tout fêtée.

Le lecteur découvre une femme qui nous raconte son existence. Sa mère d’abord, rousse, que les gens repoussent car c’est le signe du malin et qui vit donc en marge du village, dans les bois. Un jour elle a une fille, rousse elle aussi, notre narratrice. Elles rendent service aux gens du village à leur façon, connaissant tout des plantes, de la nature et de ses bienfaits. Un jour, qu’elle la jeune narratrice cherche des plantes en forêt, elle tombe sur un homme fort beau mais gravement blessé. A sa tenue, elle devine un noble, voire un seigneur. Elle décide de le soigner. Et elle en tombe amoureuse. Mais comme souvent dans ces temps moyenâgeux, rien ne se passe comme les jolies demoiselles le souhaiteraient…

J’ai trouvé cette nouvelle très bien écrite, emprunte d’une certaine poésie. J’ai retrouvé le coup sombre et mélancolique des récits de Dame Sorceline. Elle conte cette histoire d’une jeune fille dont la destinée va changer, que le malheur, la douleur va changer à jamais. Je ne connaissais pas cette aspect de Samain avec les danses la nuit des morts qui scelle le destin de certains hommes. Je suis ravie d’avoir découvert cet aspect.

J’ai trouvé la chute un peu rapide (sans jeu de mot), j’aurai bien aimé un peu plus de détail sur ce rituel, la nuit de Samain, etc. Malgré cela, j’ai passé un très bon moment avec cette lecture. Céline a choisi de montrer un autre aspect du passage ouvert entre les deux mondes. Pas de citrouille, pas de lanterne. C’est plus sombre. Le passage vers l’Ombre, ce n’est pas qu’une métaphore, l’héroïne le vit et le lecteur l’accompagne, peut en souffrir avec elle.

Voilà, plus qu’une nouvelle Yule le mois prochain et nous clôturerons cette lecture commune, ça me fait déjà comme un pincement au coeur!

Quelques petits mots sur la célébration de Samain / Samhain (rapidement, parce que les liens que je vais vous donner à la fin de ce billet, vers les autres chroniques de cette nouvelle ou concernant la célébration, vous détailleront plus ce qu’est cette célébration).

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Samain a lieu le 31 octobre / 1novembre, c’est la célébration de la transition, le passage d’une année à l’autre.

Dans la mythologie celtique irlandaise, Samain, (Samhain en Irlande, Samhuinn en Écosse et Sauin sur l’île de Man) est la fête religieuse qui célèbre le début de la saison « sombre » de l’année celtique (rappel pour les Celtes, l’année était composée de deux saisons : une saison sombre et une saison claire). Le nouvel an celtique.

Passage / ouverture vers l’Autre Monde, celui des dieux. Elle est mentionnée dans de nombreux récits épiques irlandais car, de par sa définition, elle est propice aux événements magiques et mythiques. Sa traduction littérale est : « Fin de l’Eté ».

Samain est un jour en dehors du temps qui permet aux vivants de rencontrer les défunts. Et réciproquement, elle permet aussi aux défunts, non réincarnés, de passer dans le monde des vivants pour y retrouver les lieux et les personnes qui leur étaient chers. On situe ce jour au premier Novembre de notre calendrier. Mais comme toutes les principales fêtes celtiques, Samain compte trois jours de solennités : le premier est consacré à la mémoire des héros, le deuxième à celle de tous les défunts, et le troisième est livré aux réjouissances populaire et familiales marquées par des réunions, des banquets, des festins de toutes sortes qui pouvaient se prolonger pendant une semaine.

La veille de la nuit de Samain, avait lieu la cérémonie de la renaissance du feu. Les propriétaires des maisons éteignaient les feux de l’âtre avant de se rassembler à la nuit tombante sur la place où les druides procédaient à l’allumage d’un nouveau feu sacré en frottant quelques bois secs du chêne sacré. Ils allaient ensuite allumer de grands feux de joie sur les collines environnantes pour éloigner les esprits malfaisants. Puis chaque maître de maison repartait avec quelques braises tirées du nouveau feu sacré pour rallumer un nouveau feu dans l’âtre de sa maison qui devait durer jusqu’à la prochaine fête de Samain et protéger ainsi le foyer tout au long de l’année.

Dans la nuit du 31 octobre – les fêtes celtes commencent à la tombée de la nuit -, on croyait que le monde des morts, des fées et des sorcières entrait en contact avec celui des vivants. On croyait ainsi que les âmes des défunts revenaient errer autour des maisons des vivants c’ est pourquoi on laissait la porte entre ouverte et une place à table et on plaçait des lanternes sur les chemins pour les guider.

En savoir plus : http://mythologica.fr/celte/samain.htm#sthash.NdW3LBgW.dpuf

Et sur ce site également : http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article1803

Les symboles et correspondances de Samain :

Chandelles : oranges et noires
Encens : pomme, cyprès, sauge, menthe, copal, santal, mastic, benjoin, armoise, myrrhe , patchouli
Couleurs : orange, noir, rouge, blanc, or
Fleurs : marigold, souci et chrysanthème
Plantes et fleurs : clou de girofle, romarin, pin, pomme, patchouli, amandier, laurier, calendula, cannelle, ail, gingembre, noisette, cigûe, racines de mandragore, fleurs de souci, ortie, passiflore, aiguilles de pin, graines de citrouille, sauge, graines et pétales de tournesols, ginseng
Arbre : cyprès, if, cèdre
Pierres : l’onyx, l’agathe, la cornaline, le jais et l’obsidienne,  l’hématite, l’ambre, la pyrite, le grenat, le marbre et le rubis, quartz fumé
Animaux : Cerf, chat, chauve-souris, hibou, chacal, éléphant, bélier, scorpion, héron, corbeau
Carte du tarot : L’Arcane Sans Nom
Planète : Saturne, Pluton
Les participantes de la LC

Cassie :

Marie et Anne : Samain et Les danses de Samain

Coquelicote : Samain – Les danses de Samain

Chica

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L’offrande de l’été d’Ambre Dubois (LC 2014 : Saisons païennes) : Mabon

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6ème billet de la LC au rythme des Saisons Païennes, recueil de nouvelles publié aux Editions du Chat Noir. Parmi les Enfants de Walpurgis, c’est au tour d’Ambre Dubois et de sa nouvelle L’offrande de l’été, qui célèbre Mabon, l’équinoxe d’automne, le 21 septembre.

J’aime beaucoup l’automne, les couleurs, les parfums, je crois que c’est une saison qui n’est pas considéré à sa juste valeur parce qu’elle veut dire la fin de l’été.

Le lecteur découvre Ciana, une servante de la Reine de l’Été, et nous la rencontrons le jour de l’équinoxe, quand l’été va laisser la place à l’hiver. Mais dans le temps de la Lumière, l’excitation du repos mérité cède la place à la consternation et la peur. La bague, le joyau de la gouvernance a disparu. Impossible pour l’émissaire de se rendre dans le temple de l’Ombre pour transmettre la bague au Roi de l’Hiver. La Reine demande à Ciana de mener son enquête et le temps presse car d’ici quelques heures le portail va se refermer et l’été devra durer 6 mois de plus. Ce qui signerait la disparition de son Peuple et bien plus encore.

J’ai beaucoup aimé cette nouvelle qui symbolise parfaitement le passage de l’été à l’hiver et qui démontre que l’un ne peut pas aller sans l’autre. Ce passage de l’autre côté du « décor » m’a beaucoup plu. Je suis contente de retrouver la plume d’Ambre Dubois. Elle ne transmet pas forcément tous les symboles et messages de l’équinoxe mais nous avons l’essentiel, l’Ombre, la Lumière, le Froid, la Chaleur, … Il faut un renouvellement de la Terre, une pause pour mieux repartir. Je n’ai pas arrêté de me dire que nous qui n’avons plus vraiment de saison. Et que c’est clairement nous les humains qui en sommes la cause. Derrière la nouvelle, j’ai vu tellement plus. Concernant les personnages, j’ai aimé le Roi et la Reine, apprécié Ciana, certains côtés la rendent touchante, d’autres un poil agaçante; j’ai détesté Merten. Il est arrogant, stupide et égoïste. Et les raisons de son acte ne m’ont pas touchées le moins du monde. J’ai vraiment apprécié la chute, belle et logique. En quelques pages, j’ai été intégrée à l’univers et j’aurai voulu en voir plus, du côté de l’Hiver par exemple. Mais ce n’était pas le moment.

J’ai passé un très bon moment en compagnie d’Ambre Dubois, c’était même un peu trop court :p

Quelques petits mots sur la célébration de Mabon (rapidement, parce que les liens que je vais vous donner à la fin de ce billet, vers les autres chroniques de cette nouvelle ou concernant la célébration, vous détailleront plus ce qu’est cette célébration).

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Mabon a lieu le 21 septembre, c’est l’équinoxe d’automne où le jour et la nuit sont d’égales durées. Il s’agit du deuxième des trois festivals des moissons. C’est le moment idéal pour méditer sur le retour de la période sombre de l’année. Mais c’est aussi un temps de fête, d’actions de grâce joyeuses et de célébrations pour l’abondance des récoltes. Cette célébration rend grâce à la lumière qui décroît alors que se termine les travaux des champs. Les offrandes de cidre, de vin, d’herbes sont d’ailleurs appropriées. Époque des vendanges.

Mabon permet de préparer le prochain hiver. Mabon est une période à flâner dans les sous bois, à profiter de la lumière du soleil et propice à passer sa soirée devant l’âtre.

Le Dieu est mort, sacrifié à Lughnasadh pour assurer la prospérité des récoltes. Ce sacrifice est consenti, le Dieu reviendra bientôt. La Déesse commence à revêtir son aspect de vieille dame sage, reflétant la mort lente et l’hibernation de la Terre qui a déjà commencé.

Cette fête des moissons a peut-être quelque chose de doux-amer, mais il y a toujours l’espoir du retour du Dieu et de la lumière.

Mabon est l’époque des mystères, il est temps d’honorer les divinités vieillissantes et le monde des Esprits. C’est un temps d’équilibre, où nous pouvons faire une pause, nous relaxer, et profiter des fruits de nos moissons personnelles – que ce soit nos jardins, notre travail, l’éducation de nos enfants, ou simplement notre train-train quotidien.

C’est un moment propice aux rituels favorisant l’harmonie, l’équilibre, la protection, la prospérité, la sécurité, et la confiance en soi.

 

Les symboles et correspondances de Lughnasadh / Lammas :

Encens : Mélange d’automne – benjoin, myrrhe et sauge

Couleurs : Rouge, orange, brun-roux, bordeaux, marron, or

Herbes et plantes : Gland, fougères, graines, chèvrefeuille, myrrhe, soucis, passiflore, roses, sauge, sceau de Salomon, chardon et légumes…

Déesses : Morgane, Epona, Persephone, les Muses…

Décoration de l’Autel : Vin, pommes de pin, glands, graines, maïs, pommes, corne d’abondance, lierre, grenades, courges, raisin …

Pierres : Saphir, lapis-lazuli, agate jaune

Nourritures traditionnelles :Pain, noix, pommes, grenades, et des légumes comme les pommes de terre, carottes et oignons.


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Les participantes de la LC

Cassie :

Marie et Anne : Mabon et L’offrande de l’été

Coquelicote : Mabon

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Ce qui nous lie de Cécile Guillot (LC 2014 : Saisons païennes) : Lughnasad

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5ème billet de la LC au rythme des Saisons Païennes, recueil de nouvelles publié aux Editions du Chat Noir. Parmi les Enfants de Walpurgis, c’est au tour de Cécile Guillot et de sa nouvelle Ce qui nous lie, qui célèbre Lughnasad, le 1 aout (où en fait quand la lune est pleine, proche de début aout).

Je ne sais pas pourquoi, mais c’est je pense ma célébration préférée des fêtes païennes ^^

Le lecteur découvre Dorine une sorcière qui s’apprête à s’unir selon les rites païens du mariage à l’homme de sa vie. Elle a la chance d’avoir rencontré quelqu’un qui accepte ce qu’elle est et qui désire tout découvrir à ses côtés. Mais la nuit précédent leur mariage, Dorine va être sollicitée par Blanche qui a besoin de sa magie pour guérir. Comment Dorine va-t-elle réussir à aider cette femme si désespérée?

Je suis contente de retrouver la plume si douce de Cécile Guillot. C’est assez rare pour être souligné mais son écriture a l’air de m’apaiser ! Ici la nouvelle est assez courte et se concentre vraiment sur la célébration du mariage de Dorine et son époux lors des fêtes de Lughnasad. Cécile Guillot transmet tous les symboles et messages de cette fête. Plus que le développement des personnages. Toutefois, à la fin de la nouvelle, on apprend que l’action se passe avant Fille d’Hécate et là, on se dit : « ho mais découvrirait-on des personnages liés à Maëlys ? Du coup, ça m’a donné envie de lire plus vite que prévu le tome 2, donc il sera certainement pour avant la fin de l’année 😀 C’est donc bien écrit et fluide. Peut être que j’aurai aimé plus de développement pour m’immerger encore plus dans cette célébration que j’aime beaucoup ❤

La nouvelle traite très bien du thème, des références à Lughnasad, la période des récoltes, de la moisson,  la célébration des mariages, la soleil,… C’est vraiment très bien fait. On imagine bien les blés, les coquelicots, la terre fertile. J’ai beaucoup aimé le symbolisme de la renaissance à la fin et puis, on sent que Cécile s’y connait et ça c’est génial. Une douce nouvelle baignée de soleil que j’aurai aimé prolonger encore un peu.

Quelques petits mots sur la célébration de Lughnasadh (rapidement, parce que les liens que je vais vous donner à la fin de ce billet, vers les autres chroniques de cette nouvelle ou concernant la célébration, vous détailleront plus ce qu’est cette célébration).

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Lughnasadh ou Lammas a lieu début aout signifiant « assemblée de Lug ». Cette fête est célébrée en  l’honneur de Lug,  divinité celte associé à la lumière stellaire, complémentaire de Belenos associé(s) à la lumière solaire, et de sa mère nourricière Tailtiu. Chez les Celtes, LUG était le dieu de la Lumière. C’est un dieu « multiple » car il possède de nombreux talents. Maitre de plusieurs arts, il est parfois aussi appelé le « polytechnicien ». C’est la fête du blé, des moissons et de l’abondance, placée sous le regard bienveillant du dieu qui promettait la paix et la prospérité. Il assurait l’éternité des cycles de mort et de renaissance, la pérennité des récoltes.

Dans l’Irlande d’autrefois, Lugnasadh était le temps des rassemblements, des contrats et des mariages. C’était aussi une fête agraire, un divertissement collectif avec des jeux et des compétitions (foire, audition de poètes et de musiciens, jeux, courses de chevaux…). Elle était placée sous le signe des échanges et de l’amitié: on y venait sans arme. Sur les pentes des collines était lancée une roue enflammée, ceci illustrait la descente vers l’hiver; mais elle terminait aussi sa course dans une rivière, unissant ainsi le symbolisme du Feu à celui de l’Eau.

Pour retrouver de façon tout aussi bien traité mais en roman, Lughnasah et l’Irlande, je vous conseille mon coup de coeur : Lughnasadh de Pat McMurphy

Vous retrouvez aussi Lammas dans une nouvelle de Vanessa Terral : Au soir de la moisson

Les symboles et correspondances de Lughnasadh / Lammas :

  • Encens :sauge, cèdre.
    Arbres : noisetier, noyer.
    Fleurs : rose, belladone.
    Couleurs : jaune, orange, vert foncé.
    Chandelles : vertes, jaunes.
    Pierres : jaspe rouge, jade, malachite.
    Planète : Soleil.
    Carte du tarot : Force, arcane majeure 8.
    Influence : courage, succès.

Les participantes de la LC

Cassie : Lughnasad / Lammas

Marie et Anne : ce qui nous lie et Lughnasad

Coquelicote : Lughnasad

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Solstice Fatal de Bettina Nordet (LC 2014 : Saisons païennes) : Litha

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4ème billet de la LC au rythme des Saisons Païennes, recueil de nouvelles publié aux Editions du Chat Noir. Parmi les Enfants de Walpurgis, c’est au tour de Battina Nordet et de sa nouvelle Solstice Fatal, qui célèbre Litha, le 21 juin, le solstice d’été, jour le plus long de l’année.

Le lecteur découvre Liane une sorcière qui pratique aussi bien la magie blanche que la magie noire. Aidée de son compagnon Jonas, elle a récupéré un parchemin qui va lui permettre d’augmenter ses pouvoirs. Mais pour cela elle a besoin d’une sacrifiée. Elle cherche alors la personnme qui peut correspondre et trouve Céleste. Sa cousine est la proie idéale pour ce qu’elle a à faire. Liane et Jonas organisent alors le rituel qui va permettre de faire d’eux des « Princes ». Mais tout ne se passera pas aussi bien qu’espérer.

Plusieurs points sur cette nouvelle, je l’ai trouvé bien écrite, très prenante même si personnellement, j’ai vu venir toute de suite la fin et la tounrure des événements. Peut être que certains détails du début auraient pu être moins accentués, pour garder un peu plus de « mystère ». Mais bien que l’histoire soit un peu sans surprise dans sa finalité, c’est la façon dont c’est conté et traité qui est une surprise. On arrive en peu de temps à prendre en aversion Liane, en pitié Jonas et en affection Céleste. Ce qui se passe lors de la cérémonie est vraiment très bien décrit. C’est une très bonne nouvelle.

La nouvelle traite très bien du thème, des références à Litha, au solstice, aux Dieux en présence, les symboles,… C’est vraiment très bien fait. J’ai beaucoup aimé, surtout le combat final, les symboliques utilisées. Je pense que si je ne m’étais pas renseignée avant sur Litha et les mythes anglo-saxons, j’aurai peut être été plus surprise mais même en sachant, c’est très agréable de voir comment Bettina Nordet a utilisé les références dans sa nouvelle. Une auteur que je relirai avec plaisir dans les anthologies et dans le premier tome Pacte Obscur de La Geste des Exilés, publié aux Editions du Chat Noir.

Quelques petits mots sur la célébration de Litha (rapidement, parce que les liens que je vais vous donner à la fin de ce billet, vers les autres chroniques de cette nouvelle ou concernant la célébration, vous détailleront plus ce qu’est Litha).

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Litha ou midsummer c’est le solstice d’été. C’est le jour le plus long de l’année. Le dieu et la nature sont à l’apogée de leur force; il règne en seigneur de la forêt sur un trône de bois vert. La terre nage dans la fertilité, ce jour est célèbre car le soleil est à son zénith, mais il rappelle son futur déclin. Le dieu du chêne combat le dieu du houx qui va remporter la victoire et régner jusqu’à Yule. Les jours raccourcissent. Le voile entre les deux mondes est aussi mince qu’à Samhain, on peut donc rencontrer des représentants du « petit peuple » et les esprits des morts peuvent plus facilement traverser la frontière. La légende raconte que si l’on marche accidentellement sur du Millepertuis le soir de Litha, on peut se retrouver au pays des fées.

Le nom Litha apparaît dans le De temporum ratione de Bède le Vénérable.. Cette période serait propice à la magie telle que l’amour, la guérison, la protection… le Pouvoir est intense.

Cette fête correspond à la fête de la Saint Jean pour les chrétiens. C’est la fête de la renaissance et de la fertilité.

Les symboles et correspondances de Litha :

  • Couleurs : vert, blanc, or, orange, rouge, bleu, jaune,
  • Chandelles : vertes, roses
  • Encens : rose, jasmin, myrrhe, citron, pin, glycine, sauge, cèdre
  • Plantes : chêne, lierre, fougère, sureau, thym, gui, chèvrefeuille, rose, verveine, millepertuis, lys, digitale, lavande, armoise, camomille, millefeuille, tournesol, achillée, mille-feuille
  • Pierres : jade, aventurine, agate mousse, quartz rose, émeraude, lapis-lazuli, diamant
  • Planète : Mercure
  • Déités : Aphrodite (déesse de l’amour), Astarté (déesse de l’amour et du plaisir), Balder, Dana, Hathor, Ishtar, Freya (déesse corse de l’amour et des batailles) et Vénus (déesse de l’amour et de la beauté)
  • Élément : le feu
  • Runes : uruz, thurisaz, ansuz
  • Carte du tarot : Chariot, arcane majeur 7.
  • Influence : communication, intuition.

Les participantes de la LC

Cassie :

Marie et Anne : Solstice fatal et Litha

Coquelicote : Solstice fatal

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Pour que l’histoire s’achève de Stéphane Soutoul (LC 2014 : Saisons païennes) : Beltane

Portrait of majestic red deer stag in Autumn Fall

Voici l’heure du 3ème billet de la LC que j’organise tout le long de 2014, sur Saisons Païennes, une anthologie des enfants de Walpurgis, publiée aux Editions du Chat Noir ! Et le 1er mai, c’est Beltane ou Beltaine et donc nous poursuivons lecture de cette anthologie avec la nouvelle de Stéphane Soutoul : Pour que l’histoire s’achève.

Ce n’est pas le premier texte que je lis de l’auteur (et ça sera pas le dernier) :p et il m’a surpris et en bien.

Je vais mettre 5 min ma casquette « groupie », j’adore l’écriture de Stéphane Soutoul mais surtout, j’aime sa façon de tout aborder, de changer de style, de chercher à surprendre son lectorat, qu’il ne se lasse jamais. C’est vraiment quelque chose que j’apprécie chez un auteur et là encore une fois, une nouvelle à laquelle je ne m’attendais pas, surprenante quand même mais géniale !

Le lecteur suit Sellina, une jeune femme qui a décidé de renier son appartenance à une longue lignée de Druide. Bien décidée à vivre sa vie comme elle l’entend, elle se coupe de sa famille et rejette les rites celtiques et leur célébration, … Elle vit à Lyon avec son époux Clément et tout allait plutôt bien pour elle jusqu’au jour où elle apprend qu’elle ne pourra pas devenir mère. Son couple se délite. Étrangement le temps se dérègle et l’hiver n’en finit plus. Plus de deux ans que cela dure. Serait-ce en lien avec le décès de sa mère qui elle célébrait les rites celtiques et notamment Beltane, cette nuit où les croyants honorent le Dieu Bélénos? Qu’en a-t-elle à faire elle à qui on refuse le droit d’enfanter ? Pourquoi ses rêves où ses ascendantes lui intiment que pour que l’hiver prenne fin elle doit honorer à son tour Bélénos ? Que décidera de faire Sellina ?

On comprend vite ce que compte faire cette jeune femme, mais malgré tout on se laisse porter par la nouvelle de Stéphane Soutoul. Oui, on devine bien qu’elle va devoir revenir sur sa décision de ne pas s’occuper de perpétuer la culture celtique et de célébrer les rites. Mais, j’ai apprécié que ça prenne un peu de temps, qu’elle continue ses réflexions et émet des doutes.

Ici pas de célébration avec des danses autour du feu, des offrandes et autres rituels. La célébration est charnelle et sexuelle. La nouvelle prend donc une tournure très érotique et je l’ai trouvé très efficace, bien mieux que Fifty Shade et autres livres de ce genre. Surtout, c’est cohérent avec le fait qu’on parle bien ici d’un Dieu et finalement, on ne pouvait pas s’attendre à moins, on aurait été déçu ! Les feux en extérieur laissent placent ici au désir, à d’autres embrassements plus intimes.

Moi, en tout cas, j’ai beaucoup aimé cette nouvelle et cette façon de traiter le sujet. On retrouve la transition entre l’hiver, le froid et l’été, la lumière et la chaleur. Stéphane Soutoul utilise les symboles : le cerf, la fertilité, … Mais ne nous fait pas non plus un étalage des rituels, des éléments associés. Le thème est traité, le traitement se démarque, et c’est très bien ainsi !

Peut être que la fin est trop « heureuse » mais ça ne m’a pas gêné, je dirai même qu’on s’y attend et que cela illustre d’autant plus Beltane.

Quelques petits mots sur la célébration de Beltaine ou Beltane (rapidement, parce que les liens que je vais vous donner à la fin de ce billet, vers les autres chroniques de cette nouvelle ou concernant la célébration, vous détailleront plus ce qu’est Beltane).

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Beltaine est la troisième des quatre grandes fêtes religieuses de l’année celtique protohistorique, fêtée le 1er mai. Elle vient après Samain et Imbolc et marque la fin de la saison sombre et le début de la saison claire. Elle est en rapport avec Belenos, Lug et Belisama. Le principal rituel de Beltaine consiste en des feux allumés par des druides où le bétail passait afin qu’il soit protégé des épidémies pour l’année à venir.

Célébrée dans la nuit du 1er mai, c’est la fête du renouveau et du changement du rythme de vie. Du rythme hivernal, on passe au rythme estival. La fête marque ce passage tant physiquement que spirituellement.

Belenos est un dieu gaulois dont de nombreuses inscriptions ont été mises au jour en Gaule. Cette divinité brillante, brûlante, resplendissante a des correspondants évidents dans la mythologie celtique. Belenos doté de ces attributs est un dieu lumineux complémentaire de Lug. Belenos représente la lumière solaire alors que Lug représente la lumière stellaire. Belenos est en quelque sorte diurne, laissant à Lug un rôle plutôt nocturne ou de support caché. Belenos est Dieu de l’harmonie et de la beauté, mais aussi de l’intuition, de l’invention et du raisonnement, ses fonctions principales restent la médecine et les arts. Il patronne les beaux-arts et guérit par la méditation.

Les symboles et correspondances de Beltane :

Encens : lilas et muguet
Couleurs : rose, vert, mauve et jaune
Fleurs : lilas, muguet et les fleurs de mai
Arbres : saule, aubépine et les arbres fruitiers en fleurs
Pierres : émeraude, saphir et quartz rose
Carte du tarot : le grand prêtre, acarne majeur 5
Planètes : Vénus et la Lune
Symbolisme : Retour de la fertilité.

 

Les participantes de la LC :

Cassie : Beltane

Marie et Anne : Beltane et Pour que l’histoire s’achève

Coquelicote : Pour que l’histoire s’achève

Chica

Eclosion d’Angelique Ferreira (LC 2014 : Saisons païennes) : Ostara

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C’est parti pour le second billet de la LC que j’organise tout le long de 2014, sur Saisons Païennes, une anthologie des enfants de Walpurgis, publiée aux Editions du Chat Noir ! Et le 20 mars c’était Ostara donc nous poursuivons lecture de cette anthologie avec la nouvelle d’Angélique Ferreira : Éclosion.

Deuxième texte que je lis d’Angélique après la longue nouvelle sympathique du Lamento des Ombres, autre antho au Chat Noir.

Le lecteur suit une jeune femme, Dana, que l’on apprend être assez malade. Atteinte d’un cancer, elle décide de retourner chez elle pour voir ses soeurs, et participer pour la première fois depuis qu’elle a rejeté les croyances de sa famille, à la célébration d’Ostara. Dans une maison entre mer et bois, Dana appréhende autant qu’elle espère de cette célébration du renouveau, des énergies, du printemps. Là bas, elle retrouve des sensations, des odeurs, des envies, … Puis vient l’heure d’accomplir le rituel… seule.

Je suis mitigée sur cette nouvelle, le fait qu’elle soit très ancrée dans la réalité m’a empêché de vraiment croire ce qui se passe dans cette histoire. Je dois être trop terre à terre. Toutefois, c’est joliment conté et amené. Une écriture simple mais poétique. Je fais partie de ceux qui n’ont pas su décoder les indices et qui sont surpris de la fin.

La célébration d’Ostara est bien décrire, la purification, la renaissance, les énergies… On retrouve les rituels, les symboles, l’évocation de la Déesse, le thème est parfaitement maitrisé, même un peu trop, quand on est pas des Wiccans. Les prénoms des ainés sont très bien choisies Dana et Aurore trouvant un symbolique dans la célébration d’Ostara. Je me suis par contre pas remise des prénoms des triplettes… Why ?

Une jolie nouvelle même si malheureusement l’histoire ne m’a pas touchée comme elle l’aurait du. Peut être que je n’adhère pas au romantisme trop présent. Mais elle illustre parfaitement cette célébration de la vie, de la naissance, du Printemps.

Quelques petits mots sur la célébration d’Ostara (rapidement, parce que les liens que je vais vous donner à la fin de ce billet, vers les autres chroniques de cette nouvelle ou concernant la célébration, vous détailleront plus ce qu’est Ostara).

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Ostara, célèbre le réveil de toutes les énergies sur Terre, cette célébration a lieu le 20 ou 21 mars au moment de l’équinoxe de printemps, quand la nuit et le jour ont la même durée. Cette fête symbolise le renouveau de la vie et de la terre, après un hiver froid et dur, et le retour de la Déesse sous son visage de jeune fille et d’amante. Ostara est un Festival de l’aube et de la vie croissante.

Ostara ou Éostre est le nom d’une déesse anglo-saxonne attesté par Bède le Vénérable, un moine bénédictin du VIIIe siècle, dans son livre De temporum ratione, et qui présente le culte d’Eostre comme déjà éteint parmi les anglo-saxons. À part cette brève mention, il n’existe pas d’autre information sur cette divinité, bien que quelques spéculations ont depuis été formulées. On raconte que La Déesse sortie de son sommeil enveloppe la terre de fertilité, le Dieu gagne en maturité et parcourt les prairies verdoyantes. Les animaux sauvages poussés par les déités s’accouple, c’est la période des semences dans les champs. C’est aussi le temps d’agir et de s’occuper des plantations des plantes utilisées en magie et des jardins rituels. Certains d’aspects de la Pâque chrétienne reprennent des éléments de cette fête païenne, comme les cloches qui été sonnées pour provoquer le réveil de la nature ou encore les œufs offerts à la terre comme offrande à la déesse de la fertilité. De la même façon que la lumière vainc les ténèbres, c’est le jour pour chasser les mauvaises influences et les bannir.

Le nom de la fête druidique associée à cette célébration du Printemps est Alban Eilir.

Ostara vient du mot Germain « Ost » ou « Est », une référence pour l’aube et la vie renouvelée. Les rituels d’Ostara célèbrent la vie renouvelée sous plusieurs formes : on peint des oeufs, symboles de renaissance, avec des couleurs vives et on les utilise dans des rites sacrés avant de les manger. La symbolique de l’œuf est très chargée. En effet, il détient en lui la genèse du monde, il est une réalité primordiale qui contient en germe la différenciation des êtres.
Pour la célébration, l’autel peut être décoré avec des fleurs printanières comme les tulipes, les narcisses, les crocus, les jacinthes ainsi qu’avec des œufs durs évidés décorés ou peints.
Les symboles et correspondances :
  • Couleurs : vert, jaune, mauve et rose
  • Encens : jasmin, sauge et fraise
  • Chandelles : vertes et jaunes
  • Fleurs : violette, tulipe, jacinthe et toutes les fleurs printanières
  • Arbre : saule
  • Pierres : jaspe rouge, aquamarine et ‘héliotrope
  • Carte du tarot : la lune, acarne majeur 18
  • Planètes : Jupiter et Neptune

 

Voici les liens vers les participantes à la LC

Coquelicote : Saisons Païennes – Ostara – Eclosion

Anne et Marie : Eclosion et Ostara

Cassiopée : Saisons Païennes

Chica : à venir

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