Noces d’éternité d’Aude Réco

noces

Les éditions du Petit Caveau, Collection Gothique, 80 pages, 7€90

4ème de couverture

Angleterre, année 1890…

Ellen Covert vit dans un manoir victorien sujet à d’étranges manifestations : empreintes de pas mouillés, robe de mariée qui saigne,…
L’atmosphère se charge de mystère jusqu’au jour où le corps de son futur époux est retrouvé mort au matin de ses noces.
En dépit des conventions, Ellen enquête sur le mystère de la demeure et sur celui qui entoure sa propre personne. Dépourvue de droits, elle se heurte aux secrets de son père et à la mort mystérieuse d’une esclave.
Perdue entre intimes convictions et troubles, elle s’apercevra que le plus grand danger ne vient pas d’où elle pense…

Mon avis

Très mitigée.

Ellen vit avec son père dans un manoir victorien. Elle se rend souvent au bord de la falaise, regarder la mer se fracasser sur les rochers. Mélancolique, elle savoure ces instants qui n’appartiennent qu’à elle, avant que son père ne vienne la chercher pour qu’elle rentre se repose avant le lendemain. Et cette fois, le lendemain est important puisqu’elle doit épouser un médecin réputé dans tout le Nord de l’Angleterre, un homme que lui a choisit son père. Le vieil homme souhaite qu’elle se marie, qu’un homme s’occupe d’elle, car lui ne sera bientôt plus en mesure de le faire. La nuit est difficile pour Ellen qui peine à se sentir heureuse et sereine face à sa future vie. Et tous les nuits, ce même cauchemar, qui revient, mettant en scène la falaise…

Le matin des noces, elle et sa suivante trouvent la robe de mariée trempée dans l’armoire où elle n’a pourtant pas bougé. Quand un cri retenti dans le manoir, les deux femmes se précipitent au rez-de-chaussée où elles apprennent la mort du fiancé d’Ellen. Probablement une mauvaise chute. Tout le monde est sous le choc. Après ce drame, l’ambiance dans la demeure devient pesante. Le père d’Ellen qui a toujours été si affectueux semble de plus en plus lointain et dur… Et voilà qu’Ellen assiste à des phénomènes étranges… Que se passe-t-il donc au manoir Covert ?

Autant j’ai beaucoup apprécié l’histoire, son déroulé, le dramatique de la situation d’Ellen, autant, j’ai eu du mal avec ma lecture. J’ai malheureusement trouvé que les transitions entre les parties de l’intrigue étaient un peu trop rapides, que les idées n’étaient pas assez développées et que le lecteur passe trop vite de l’une à l’autre. De ce fait, parfois, j’ai eu le sentiment de « passer du coq à l’âne ». De plus, j’ai regretté de ne pas avoir ressenti cet impression de mystère, de tension qui monte. Je pense que c’est du pour moi à ces fameuses transitions, de temporalité, d’actions, … qui manquent un peu. Je n’ai pas ressenti d’oppression, de suspicions, il m’a manqué une atmosphère même si l’ambiance gothique est présente.

Le format court n’aide pas trop non plus, c’est certain mais j’ai déjà été plus happée dans un récit de quelques pages qu’ici dans cette novella. Qui pourtant rempli parfaitement son rôle dans le récit gothique. Vieux manoir, employés qui cachent leur jeu, manifestations paranormales, apparitions, vengeance, … L’histoire est vraiment chouette et j’ai beaucoup aimé ce qui arrive à Ellen ainsi que la fin qui colle avec le reste du récit. Mais tout ce qui arrive à Ellen n’est pas assez marqué dans le récit. J’aurai bien aimé l’entendre dire ou faire des choses qui auraient accentué ce qui lui arrive. Plus de comportements bizarres de sa part et plus de réactions des autres personnages auraient contribué à me faire plus douter de ce qui allait se passer, et peut-être auraient fait monté la tension.

Le style d’écriture est simple et rapide. J’aurai bien aimé me sentir un peu plus dans un récit du 19ème siècle, quitte à avoir un style moins rapide. Le récit est trop court pour me faire vraiment un avis sur la plume de l’auteure parce qu’avec cette histoire de transition (oui, je fais sans doute un blocage là dessus, je l’avoue), je ne l’ai pas trouvé fluide. Je pense donc qu’il me faudra sans doute un second écrit pour me faire un véritable avis.

Je ressors donc mitigée de ma lecture, peut être donc trop rapide à mon goût ?

Cette chronique est assez rapide mais je ne peux pas trop en dire plus sans spoiler les 80 pages de ce récit. Je terminerai en disant que je surkiffe la couverture d’Alexandra V Bach qui est magnifique et qui va si bien avec le récit ^^

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L’étrangleur de Cater Street d’Anne Perry

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Editions 10/18, 382 pages, 7,5€

4ème de couverture

Suffragette avant l’heure, la téméraire Charlotte Ellison n’aime ni l’étiquette ni le badinage des jeunes filles bien nées. Dévorant en cachette les faits-divers des journaux, sa curiosité la mêlera à une affaire des plus périlleuses, aux côtés du séduisant inspecteur Pitt de Scotland Yard. Dans le Londres des années 1880, le danger guette et les femmes en sont souvent la proie… Sherlock Holmes en jupons, la divine Charlotte dénoue son premier crime et inaugure une longue série d’enquêtes haletantes, dévoilant une Angleterre victorienne pleine de secrets.

Résumé

Charlotte vit à Londres au 19ème avec ses parents, sa soeur Sarah et son époux Dominic, sa seconde soeur Emily. Charlotte est différente de ses sœurs, car elle s’intéresse aux nouvelles et n’apprécie que peu les conventions sociales. Elle a le béguin pour son beau-frère, elle rejette donc plus ou moins consciemment les quelques propositions qu’on peut lui faire. De plus, pour sa famille, la franchise et la curiosité de Charlotte la desserrent même si c’est certainement celles des sœurs qui a le plus de charme. Seule chez elle, lors de la disparition d’une de leur employée, Charlotte décide de faire appel à la police. Sa famille s’offusque. Mais finalement, l’inquiétude des autres domestiques n’était pas vaine, la pauvre enfant a été retrouvé étranglée dans Cater Street comme d’autres jeunes filles avant elle… Il semble bien qu’un tueur en série rôde dans le quartier même si personne ne semble vouloir croire une telle chose…

Mon avis

Déception

En plus, la 4ème de couverture est une horreur, on présente Charlotte comme une « Sherlock Holmes » en jupon… Je me demande si la personne qui a rédigé cette 4ème de couv’ a vraiment lu, l’un ou l’autre pour le coup… De même… elle « dénoue son premier crime ».. ou encore « enquêtes haletantes »… Faudra me montrer où… Et Pitt « séduisant » (à sa façon aucun doute, mais ce n’est pas comme ça que l’auteure le décrit)… Bref, ne vous arrêtez pas à la 4ème (ça devient une habitude).

Déjà, je l’ai trouvé plus intéressant que le premier Anne Perry que j’ai lu (un Anne Perry de Noël avec Emily, c’est là que connaitre les persos doit aider à apprécier plus). A priori, ce n’est pas vraiment les intrigues policières qui font le succès de ses livres, mais plutôt les conventions sociales, les relations sociales et l’époque narrée par l’auteure. Et cet aspect là est très très bien fait. Par contre, amateur de polar, peut être serez-vous comme moi déçue (à nouveau par la collection Grands Détectives), on ne suit pas l’enquête, on ne sait rien de ce que l’inspecteur Pitt recherche. Le lecteur reste confiné dans la maison des Ellisons (ou presque). Bref, oubliez l’intrigue policière quasi inexistante (même la fin…) et concentrons nous sur les personnages.

Charlotte est un personnage très intéressant, jolie, intelligente mais trop franche, naturelle pour cette société qui place la femme comme l’inférieur de l’homme. Elle aimerait rejeter les conventions mais est obligée de s’y plier. Emily sa jeune sœur semble plus posée. En réalité, elle est surtout très intelligente, un peu calculatrice, elle souhaite une belle condition sociale et va tout faire pour y parvenir. Elle arrive à cacher son jeu. Ce qui n’est pas le cas de Charlotte, dont le visage et les attitudes reflètent ses émotions. Elle ne peut rien cacher aux autres. Sarah quand à elle est encore différente. Très respectueuse des convenances, elle semble aspirer à venir en aide aux miséreux en aidant le pasteur et son épouse.

Pour les parents, le père surtout, tout se joue sur la respectabilité de la famille, du quartier, de la maison. Si la jeune domestique est morte c’est qu’elle avait une petite vertu. Forcément. La pire dans la famille, c’est la grand mère, insupportable garante de la bienséance. Les femmes n’ont aucun droit et c’est bien normal et surtout c’est mieux comme ça.

C’est rien de dire que l’auteure est douée puisque j’ai eu ÉNORMÉMENT de mal avec les différences sociales, ce qui est voulu je pense. C’est en gros le cœur du livre, du coup, autant dire que ce fût dur pour moi, surtout qu’on a pas d’intrigue policière pour compenser…. Anne Perry décrit parfaitement bien les différences homme/femme, bourgeois/noble, bourgeois/police. Oui parce que ceux qui cherchent à vous protéger ne sont pas vos égaux, non non, ils sont moins élevés socialement et idiots, c’est bien connu.  En tout cas, même si j’ai eu beaucoup de mal, j’ai apprécié Charlotte, car elle réalise progressivement que tout ça n’est pas normal et que c’est injuste.

Dans ce premier roman, il m’a manqué quelque chose, ça reste pour moi, assez plat, il manque des phrases du narrateur pour approfondir certaines choses, notamment les sentiments des personnages. J’ai en effet, trouvé que la façon de « succomber » de Charlotte est beaucoup trop rapide, pas assez développé, pas vraiment cohérent avec le reste.

Pour ce qui est de l’intrigue, j’avais pour le coupable, quelqu’un d’autre en tête, j’ai compris qu’à l’avant dernier chapitre. Par contre de là, à dire que Charlotte et Thomas Pitt résolvent l’affaire… Non quand même, faut pas pousser. Et puis on a rien après la révélation du coupable, dommage.

Même si je suis déçue de ma lecture, je tenterai bien la suite afin de découvrir si Charlotte aide Thomas dans ses enquêtes, si elle lui ai utile et si elle devient vraiment en quelque sort une Sherlock en jupon.

Bref pour les relations sociales du 19ème, pour les relations entre sœurs et prétendants : oui. Pour l’intrigue et le côté policier : non. Du bon et du moins bons pour moi, je suis curieuse, je tenterai certainement au moins le suivant.

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Le mal en la demeure (Le cycle des âmes déchues, T1) de Stéphane Soutoul

Éditions du Petit Caveau, 11,90€, 140 pages

Lecture commune avec NyrA/Demoiselle Coquelicote du Blog Sans Grand Intérêt : retrouver son avis ici

4ème de couverture

Sur les terres reculées du domaine de Kreuzburg, une ombre étend son influence maléfique jusqu’entre les murs du manoir Kraemer. Afin de préserver les siens d’une menace plus funeste encore que la mort, le maître des lieux n’a d’autre recours que demander l’assistance d’experts en vampirisme. En ce crépuscule du XIXe siècle, la famille de Lacarme, un clan issu d’une longue lignée d’érudits en occultisme et surnaturelle, fait figure de référence dans la chasse aux nosferatus.

Lorsque Gerald de Lacarme arrive en Allemagne, il est cependant loin de se douter de la sombre aventure qui l’attend. Car le mal qu’il est censé combattre rôde déjà dans les couloirs de la demeure, insidieux, impie… Surtout, il y a la belle Marion Kraemer, si mystérieuse, qui lui chavire le cœur à en perdre la raison. Partagé entre ses tendres sentiments et l’importance cruciale de sa mission, le jeune homme va s’immerger dans le plus terrifiant des cauchemars…

Entre la lumière et les ténèbres, tout peut arriver…

Résumé

Dans une lettre à Edmond De Lacarme, Hans Kraemer demande de l’aide car un étrange mal semble s’être insinué dans sa demeure de Kreuzberg en Allemagne, une menace plane sur sa femme et ses filles. Pour Hans, seul Edmond est capable de comprendre et de lui venir en aide. Edmond trop faible, envoie alors l’aîné de ses fils Gérald à Kreuzberg dans l’espoir que ce dernier puisse leur venir en aide aussi bien qu’il aurait pu le faire. Mais à son arrivée en Allemagne, Gérald perçoit autant d’hostilité de la part du service et de la demeure des Kraemer qu’il est subjugué par Marion la fille de ses hôtes qui l’accueil …

Mon avis

Une très bonne surprise !

Il s’agit d’une novella, un roman court ou une longue nouvelle comme vous préférez. J’ai beaucoup apprécié cette lecture, surtout parce que l’histoire est très bien écrite. L’action se passe en 1898 et on ressent bien l’époque du récit. L’écriture et le style sont parfaitement adaptés. Cela donne vraiment l’impression d’un écrit de ces années-là tout en étant abordable par le lecteur. Une belle écriture, fluide et des phrases bien tournées. J’ai été charmée par la plume de Stéphane Soutoul. Encore plus vrai dans la nouvelle qui complète le récit. J’ai beaucoup aimé, la composition de ce livre, une lettre en ouverture, le récit et une nouvelle pour prolonger la lecture et donner des informations supplémentaires.

L’histoire sans être des plus originales n’est cependant pas non plus trop convenue et on se laisse prendre dans le récit. On a envie de savoir comme cela va se terminer. Et la nouvelle associée est vraiment une belle source de renseignements supplémentaires sur la famille De Lacarme.

On suit donc Gérald qui arrive de France, envoyé en Allemagne par son père affaiblit par une vie sur les routes, qui ne peut répondre en personne à l’appel à l’aide d’Hans Kraemer. Le récit est à la 3ème personne. J’aime assez car on en apprend beaucoup sur Gérald, ses impressions, ses sentiments et ses souhaits mais aussi sur Marion, la famille Kraemer, son personnel à demeure. Le récit est principalement orienté sur le point de vue de Gérald. Pourquoi j’insiste sur cette façon de faire ? Parce que j’ai trouvé que Stéphane Soutoul été très doué pour se mettre dans la peau d’un homme mais aussi d’une femme. En effet, dans la nouvelle qui fait suite au récit, on découvre la sœur de Gérald, sa vie à elle. Et les deux sont super bien retranscrits !

L’atmosphère dans cette histoire est sinistre et pesante, on le ressent très bien, pas angoissant (en même temps, je ne pense pas qu’on cherche à rendre l’histoire angoissante) mais sombre et mystérieuse oui. Le contraste de Gérald avec l’envoutante Marion est d’autant plus réussi je trouve. Les contrastes dans ce livre sont très imagés et superbement décrits, le chaud/ le froid, la douceur/la cruauté, l’innocence/la perversion, la raison/le cœur, et je pourrais encore en citer plein !

On baigne ici dans le genre romantique, pas romance mais une histoire d’amour impossible, triste et belle. Le héros est torturé entre sa mission et son attirance pour Marion, et il a beaucoup de mal à concilier sens du devoir, raison et sentiments. Un beau personnage que Gérald.

J’ai aimé Marion aussi parce qu’elle est spéciale et lutte contre plein de sentiments, elle a un rêve et décide d’aller au bout. Ce qu’elle fait, elle ne le fait pas qu’égoïstement mais quand même un peu, du coup, c’est un personnage fort et complexe.

Les autres personnages du roman et de la nouvelle (que je ne citerai pas pour vous laisser du mystère), bien que plus secondaires sont tous entourés de mystères et de secrets qui nous sont progressivement dévoilés. On retrouve des êtres sombres, des innocents, … le tout ordonné et conté de façon très juste.

Je ne lis pas trop de livre sur les vampires et je suis contente d’avoir trouvé un style, une histoire, des personnages et une intrigue qui me plaise dans ce genre. Et une fin terrible ! Logique et belle.

Un bémol, c’est assez court, on aimerait tellement rester plus longtemps sur le domaine des Kraemer. Je pense que sans la nouvelle, dont l’action se passe un peu après le récit, je serais vraiment restée sur ma faim et j’aurais beaucoup moins apprécié. Je pense que je lirai le Tome 2 du Cycle des âmes déchues pour retrouver la belle plume de Stéphane Soutoul et cette ambiance 19ème particulière. Pour info, les tomes concernent si j’ai bien compris des membres différents de la famille De Lacarme donc on peut tout à fait s’arrêter à la fin du tome 1.

Désolée c’est pas la grande forme ces jours-ci, je n’arrive pas à mettre mes impressions et mes idées comme j’aimerai, je manque cruellement de vocabulaire pour le coup, mais sachez que j’ai beaucoup aimé, ça se lit vite, bien et c’est très beau.

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Sans âme de Gail Carriger

Le livre de poche, 7,10€, 425 pages

Lecture commune de la 18ème rencontre du club de lecture L’île aux livres / Alille.com

4ème de couverture

Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ?

Résumé du début

Lors d’une soirée mondaine, Alexia Tarabotti, considérée comme une vieille fille par la Société, parce qu’à 26 ans elle est encore célibataire à cause semble-t-il de ses origines et de son physique à contre-temps du 19ème siècle anglais, s’ennuie ferme, surtout que ses hôtes n’ont même pas pris la peine de prévoir des encas digne ce nom ! Elle demande à se faire servir un thé dans la bibliothèque, sa pièce préférée où qu’elle aille. Mais alors qu’elle allait enfin manger, elle se fait agresser par un vampire étrange et hagard. Assoiffé aussi. Et malpoli. Par accident, Alexia cause la mort de cet individu mais ça n’est pas une façon de faire dans la bonne société londonienne, où les surnaturels cohabitent avec les humains suivant des règles précises.  De jeunes gens pénètrent dans la bibliothèque et Alexia feint un cri et un évanouissement. C’est alors qu’arrive Lord Maccon, comte de Woolsey, mâle alpha des loups-garou locaux et responsable du BUR. Lui et son bétâ ont en charge les relations entre humains et surnaturels. Alexia et lui se connaissent déjà, leurs retrouvailles sont empreintes de piques et de sous-entendus. Qui était ce vampire qui ne semble pas appartenir à une ruche ? C’est le début d’une aventure palpitante dans la vie d’Alexia Tarabotti…

Mon avis

Une lecture détente bienvenue.

Il est passé après ma lecture d’une place à prendre de J.K. Rowling, assez fort comme livre, et du coup, il est tombé à point nommé, j’avais besoin d’une lecture légère, sans prise de tête.

Alors c’est sur, je n’ai pas trouvé que c’était de la grande littérature mais le livre se lit facilement, vite et j’me suis surprise à être plutôt bien prise dedans. L’histoire manque cependant de surprise, on sait à l’avance ce qu’il va se passer par exemple entre Lord Maccon et Alexia, il n’y a pas vraiment de gros rebondissements, c’est un peu dommage. Il y a pas mal de déjà vu je trouve (dans les films du genre notamment, vu que je lis hyper rarement de la bit lit ou plus largement des histoires de vampires et de loups garou, par contre les films, ça oui, j’adore!). J’ai trouvé aussi que le côté steampunk du livre n’était pas suffisamment ancré. Voir même c’était juste pour dire d’en mettre. Je ne demande pas des thèses techniques sur les moteurs ou quoi qui alourdiraient inutilement ce type de récit, mais parfois, rien que le fait de citer un nom (Tesla, Bell, etc.) permet de donner plus de caractère à l’histoire.

Bien que les ficelles soient grosses tant au niveau de l’intrigue que de la relation entre les personnages, je me suis amusée à lire cette histoire. J’ai apprécié plusieurs choses notamment l’héroïne. On est pas là devant une jeunette ou une greluche écervelée (même si elle a des lacunes dans certains domaines, époque oblige). Alexia a 26 ans, elle est cultivée et lit beaucoup, elle a du caractère, un certain franc-parler et ne se laisse pas marcher sur les pieds, ce qui est appréciable. J’ai beaucoup souri dans ces échanges avec son ami Ivy ou avec Lyall et Lord Maccon. Par contre, son côté « sans âme » n’est pas suffisamment exploité. Comme le récit n’est pas à la première personne, il manque les vraies pensées d’Alexia qui n’est pas sensé agir comme tout le monde (on en a quelques unes mais généralement c’est en présence de Lord Maccon, pas vraiment les moments où sa caractéristique de « sans âme » est la plus intéressante). Elle devrait être plus froide, plus à côté de la plaque parfois. Et elle a de temps à autre des réactions qui ne collent pas avec son absence d’âme. Il y a quand même de temps en temps de référence à sa nature et les implications qui en découlent mais ça n’est pas flagrant.

Dans les autres personnages, j’aime beaucoup Lord Akeldama. Un « vieux » vampire à l’esprit vif et la garde robe impressionnante. Très cliché mais je lui ai trouvé plus de profondeur que voulu surtout à la fin. Et puis Lord Maccon, je résiste pas à un écossais de toute façon 😉

Pour la famille d’Alexia, j’avais l’impression de voir Cendrillon, avec deux demi-soeurs sottes et superficielles, qui elles vont au bal, pendant que leur ainée est coincée à la maison. Sauf qu’Alexia n’est pas une souillon. Autre référence, elle a la malchance d’avoir une mère geignarde, à la Mrs Bennett de Jane Austen.

Malgré tout ça, j’avoue que j’ai passé un bon moment, même les scènes hots du livre, j’avoue qu’elles m’ont plut (oui jetez moi des cailloux !) mais si parfois c’était un petit peu trop too much, ça me donnait plus envie de rire qu’autre chose. Mais bon quoi,… ah l’Écosse,… ;o)

Ensuite c’est l’ambiance 19ème qui m’a beaucoup plu, le Londres de la Reine Victoria, je trouve toujours que ça en jette, en bon comme en mauvais (faut pas se leurrer, ça craignait sans doute pas mal à cette époque) mais les calèches, les robes, les chapeaux, … Tout ça, ça me plait. Et on en a tout juste ce qu’il faut dans le roman.

J’ai apprécié les jalons posés pour les suites, par exemple, certains personnages uniquement survolés mais dont Alexia sait déjà qu’elle doit se méfier, l’explication des habitudes et mœurs des ruches et des meutes (c’est le premier livre lu sur des loups-garous, dommage qu’il n’y ait quand même pas plus de détails), le rôle qu’elle aura dans la Société (par contre la venue d’une certaine personne à la fin, c’était trop).

C’était pour moi une lecture sans prise de tête, vraiment détente, mais je lui reconnais quand même sincèrement certains défauts. Du coup, je sais que si je lis les prochains, je le ferais dans les mêmes conditions que pour ce premier tome, après une lecture plus difficile pour faire une transition vers autre chose (en espérant que les histoires des autres tomes m’intéressent quand même.).

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