Le Gardien de la Source de Vanessa Terral

gardien de la sourcePygmalion, 394 pages, 16€

4ème de couverture

« Puis elle le vit L’individu qui l’observait se tenait en retrait, à l’opposé de la pièce. Il ne cherchait pas à se fondre dans l’assemblée des gens bien nés. D’ailleurs, ceux-ci l’évitaient. C’était presque imperceptible, mais le flot des civilités s’écartait de lui dans une valse consommée. » En cet été 1814, Marie-Constance de Varages, marquise du bourg d’Allemagne, et son héritière, Anne-Hélène, sont conviées au bal du comte de Forcalquier. Si une telle invitation ne se refuse pas, la marquise est inquiète. Quelques mois auparavant, sa fille a souffert d’un mal funeste et été sauvée in extremis. Depuis, elle n’est plus tout à fait la même… Quelle est donc cette ombre qui plane sur Anne-Hélène ? Et pourquoi le mystérieux Lazare, baron d’Oppedette, semble-t-il soudain subjugué par la jeune débutante ?

Mon avis

Une excellente lecture ! Quel plaisir de retrouver la plume de Vanessa Terral ^^

Anne-Hélène, fille de Marie-Constance de Varages, Marquise du bourg d’Allemagne en terre de Provence, joue avec deux de ses amies. La marquise a l’habitude du chahut des jeunes filles. Cependant, quand après la chute d’un objet, elle n’entend plus qu’un silence inquiétant, elle se décide à abandonner le paysan qui est venu la voir pour quérir ces conseils, et  à se mettre à la recherche de sa progéniture. Elle retrouve Anne-Hélène en larmes et finit par comprendre que cette dernière a brisé ce qui ne devait en aucun cas l’être. La malédiction lié à l’objet ne met pas longtemps à faire effet. Ne pouvant se résoudre à perdre sa seule héritière, la marquise demande à Virginie l’une des amies d’Anne-Hélène d’aller quérir la Mariette la sorcière du village.

Celle qu’on surnomme « La Masco » réussit à contenir le mal qui s’est emparée de la jeune demoiselle. Mais ceci pour un prix cher à payer. L’avenir de la jeune fille sera incertain.

Quelques temps plus tard, la marquise et Anne-Hélène, accompagnées de ses amies Virginie et Joséphine en tant que dames de compagnie se rendent à une réception organisée par le Comte de Forcalquier de retour en ses terres depuis que Napoléon a été déporté sur l’île d’Elbe. Là-bas, Anne-Hélène rencontre le Comte, un homme abusant de son charme, et trouve aussi la sœur de Marie-Constance, la sévère Hilaria. Cette dernière n’apprécie pas beaucoup sa nièce, elle juge son éducation  peu appropriée, trop sauvage. Élevée à la campagne, la demoiselle n’a pas vraiment, d’après sa tante, le comportement de son rang. Surtout qu’Hilaria semble avoir des vues sur le Comte.  Chaque détail compte donc.

Depuis quelques temps, Anne-Hélène se sent observée et des étranges choses se passent. Elle ne semble pas seule quand elle se déplace, il semble émaner d’elle quelque chose d’étrange. Personne ou presque ne s’en rend compte.  Presque car le Baron, Lazare, frère du comte, traître, déchu de son titre s’aperçoit lui du mystère entourant la jeune fille. Il se promet d’en percer les secrets…

Le Gardien de la Source est une histoire originale entre deux êtres que tout oppose. Le Baron est une sorte de mauvais garçon, trafic, contrebande, il a mauvaise réputation. Mais est-ce justifié ? Le lecteur découvre qu’il a lui aussi hérité d’une malédiction, liée à la Source. De plus, pour corser sa vie, il doit composer avec deux frères qui se jouent de lui. Pourquoi Lazare a-t-il cette mauvaise réputation ? Pourquoi a-t-il fait de la prison?
Quand à Anne-Hélène, elle passe d’une agnelle fraîche et  fragile à une jeune femme plus posée et forte depuis sa rencontre avec la Masco. Cependant  elle n’a pas gardé souvenir de ce qu’il s’est passé, ce jour-là. Progressivement, elle se rend pourtant compte, que quelque chose en elle a changé. Aurait-ce un rapport avec la  magie ? Toujours est-il que la volonté de la jeune femme s’affirme.
La rencontre de ces deux êtres sera explosive. Le Baron prend la jeune fille de haut, pour lui c’est juste une frêle demoiselle à l’aura étrange. Pour la fille de la Marquise, le Baron dégage une tristesse qui l’intrigue, car si éloignée de sa mauvaise réputation…

Le Gardien de la Source est une habile réécriture du mythe de Perséphone et Hadès, cela se perçoit vers la moitié du récit. Les sentiments, les états d’âme et les caractères des personnages sont merveilleusement bien décrits. La prose de l’auteure transpire d’une sensibilité particulière.
De plus, on se sent vraiment en Provence, à cette époque napoléonienne. Vanessa Terral nous plonge dans une atmosphère particulière entre ombre et lumière. Les descriptions des lieux, des événement sont très visuelles, très bien rendues. L’auteure prend le temps de poser le décor, de décrire ses personnages avant de lier le destin de ces deux êtres. Que leur arrivera-t-il ? Quelle décision vont-ils prendre ? Le début peut sembler plus « lent » mais personnellement, j’adore quand un roman est travaillé et pas trop rapide au début, quand on plante le décor et qu’on apprend bien à connaître les personnages.

Les 2 malédictions donnent une dimension plus surnaturelle au récit. Une incursion fantastique est très habile, encrée dans le folklore de l’époque et des lieux magiques. L’écriture est précise, on sent un travail de recherche pour tant de précision. C’est fluide, prenant et la romance est originale. J’ai aimé l’incursion de la magie, des malédictions, de la nature. J’ai beaucoup aimé les personnages surtout le Baron et son dilemme face à Anne-Hélène.  Et pourtant, vu le caractère de l’homme, c’était mal parti ! J’ai aussi aimé l’évolution de la jeune demoiselle. Le roman joue sur les opposés, ombre / lumière, amour / haine, … et ça se passe aussi dans le caractère des personnages qui changent ou se révèlent le long du récit.

C’était une excellente lecture, même si j’aime surtout les thèmes de légendes et païens, je ne suis jamais déçue avec la plume de Vanessa ❤ J’ai hâte de relire un de ces textes.
Un tout minuscule bémol, deux / trois coquilles dans les prénoms des personnages, surtout la marquise qui devient de temps en temps Marie-Hélène au lieu de Marie-Constance. Ah, oui, et une couverture magnifique que j’aime vraiment beaucoup
Un livre à découvrir

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Les tribulations d’une gothique amoureuse de Cécile Guillot

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EDB Editions, 200 pages, 13,00€ / 2,99€ en ebbok

4ème de couverture

Lily est amoureuse de Vince, mais pas seulement… Elle aime aussi…

La vie.
La musique.
Son travail.
Ses corsets.
Les cupcakes.
Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie… elle décide de vivre ses rêves au lieu de rêver sa vie…

Mon avis

Les tribulations d’une gothique amoureuse est une lecture légère et fraîche, de celles qui font du bien.

Lily travaille dans une école, elle s’occupe d’enfants présentant des difficultés d’apprentissage pour diverses raisons. Lily a son style bien à elle et ne s’en lasse pas compter. Oui, car Lily est gothique et n’est pas bien vue par sa directrice pincée et aigrie et certaines collègues vieux jeu. Mais Lily ne va certainement pas changer ce qu’elle est pour plaire à de vieilles mégères (bon ok pas si vieilles mais quand l’esprit est étriqué…).

Lily est aussi membre d’un groupe de musique branché, métal, elle joue avec ses amis et elle est secrètement amoureuse de Vince, le musicien rebelle de la bande. Ils répètent tous ensemble toutes les semaines, mais le rythme s’accélère quand une belle opportunité s’offre à eux.

Lily met du cœur à l’ouvrage mais ne peut s’empêcher d’être un peu à cran. Peut-être, parce qu’elle n’arrive pas à avouer ses sentiments à celui qu’elle couve pourtant du regard. Il faut dire que le bad boy collectionne les conquêtes et Lily aimerait tellement être celle pour qui il laisserait tomber ses mauvais travers. Mais rien ne va se passer comme Lily l’aurait espéré. Ajouter une directrice qui s’acharne sur une de ses collègues… La vie de Lily est simple mais pas de tout repos pour autant !

Lily est attachante, c’est une jeune femme avec ses doutes mais qui dégage quelque chose de plus que les autres. Même si on ne partage pas tous les traits de caractère ou le gout vestimentaire de l’héroïne, on s’identifie toujours à un moment où à un autre à elle. J’ai apprécié sa façon d’être, sa manière de répondre aux clichés sur les gothiques, son goût pour les cupcakes, sa relation avec sa meilleure amie, etc.

Il faut dire que Cécile Guillot nous sert une romance certes mais sans nombre des clichés associés au genre. Des petits quiproquos, mais pas l’un des schémas agaçants qu’on retrouve trop souvent (au choix, jeu du chat et de la souris, triangle amoureux ou propos nian-nian).

Les tribulations de Lily sont à des années lumières de celle de l’accro du shopping qui m’avait agacé.  Ici, point de jeune fille écervelée qui trouve tous les bonnes raisons pour ne pas faire face à ses responsabilités. Lily avec ses défauts a cependant la tête sur les épaules. Bien sur, cela ne l’empêche pas d’être une rêveuse. Au contraire.  Mais elle décide de vivre ses rêves et de faire face au bon comme au mauvais. Une jeune fille normale, qui peut se faire des films, qui peut se replier sur elle-même, qui peut être jalouse mais qui n’en reste pas moins sympathique, attentive aux autres, même si ce n’est pas toujours facile. Les situations dans lesquelles se retrouvent Lily sont crédibles. Et crédibilité ne rime pas avec ennui. Les pages se tournent toutes seules et on a envie de savoir ce que va faire Lily. J’ai beaucoup apprécié les personnages secondaires mais je ne préfère pas les décrire pour vous les laisser les découvrir.

Ce roman est une lecture agréable, douce et qui met du baume au coeur, servie par la plume apaisante de Cécile Guillot. On retrouve pas mal de choses et de passions de Cécile Guillot,  la musique,  la mode (vintage, gothique chic,…),… et l’auteure nous partage subtilement ses coups de coeur et ses bonnes adresses.

J’ai vraiment passé un très bon moment avec cette lecture, que je me reverrais bien relire plus tard. Et oui, je peux adorer une lecture classée romance quand celle-ci est juste, sympathique et drôle. A découvrir.

Comment trouver la femme idéale ou le théorème du homard de Graeme Simsion

homard

Pocket, 380 pages, 7€30

LC du club de lecture Lille aux Livres

4ème de couverture

Don Tillman a un gros problème. Ce n’est pas son incapacité à vivre en société. Ni ses idées arrêtées sur à peu près tout (à commencer par le homard au dîner, le mardi). Non, le vrai souci de Don, brillant professeur de génétique, c’est le  » Problème Épouse « . Sur 100 individus de sexe féminin, 100 ne répondent absolument pas à la liste de critères scrupuleusement établie par lui – et Rosie, étudiante le jour, serveuse la nuit, encore moins que les autres… Et c’est bien là que le théorème se complique… « 

Mon avis

Divertissant

Don est professeur de génétique et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il a de gros problèmes de comportement social. Ses journées, sa vie sont réglées comme du papier à musique, à la minute près Don sait ce qu’il doit faire, ce qu’il doit dire, ce qu’il doit manger. Don a réussi à se faire des amis Gene, un collègue d’une dizaine d’année son aîné et Claudia sa femme. On peut presque compter leurs enfants dans le nombre des amis de Don, presque. Par contre, à l’université, il a beaucoup de mal à prendre l’importance d’être sociable et surtout de se battre pour obtenir des financements, et c’est pas la doyenne qui dira le contraire.

Le principal problème de Don est qu’il n’arrive pas à trouve une femme (oui oui pour lui c’est le principal de ses problèmes). Il y a toujours un grain de sable dans sa mécanique comme la Glace à l’Abricot… Il décide alors de traiter ce problème de manière mathématique et établit un questionnaire très précis afin de gagner du temps pour trouver une Épouse mais aussi être sur que les soucis rencontrés lors des rendez-vous précédents avec des prétendantes ne se représenteront pas. Il diffuse son questionnaire sur Internet et écume de nouveau les speed datings. L’avantage du questionnaire c’est qu’à la moindre réponse inacceptable (fumer, être végétarienne, etc.), il ne perd plus son temps et passe à quelqu’un d’autre. Autant dire qu’il n’es pas prêt de trouver une femme notre Don Tillman ^^

L’ami de Don, Gene va chercher, semble-t-il à l’aider un peu, et embarque une partie des réponses aux questionnaires pour les analyser… 2h après, une jeune femme Rosie, débarque dans le bureau de Don. Gene lui a conseillé de s’adresser à Don. Ce dernier l’invite à dîner le soir même, peut-être que Gene lui a trouver la partenaire idéale? Cependant, bien vite, Don va se rendre compte que Rosie ne répond à aucun des critères de l’Opération Épouse. Mais le temps passé avec elle n’est pas si désagréable. Surtout elle semble avoir des problèmes affectifs qui remontent au fait qu’elle ne connaisse pas qui est son vrai père. Peut-être une occasion pour Don de lui venir en aide. Même si cela est parfaitement… déraisonnable. Que se passe-t-il ? Pourquoi donne-t-il soudain de l’importance à des choses qui ne rentre pas dans son planning si serré ?

Don est sans doute le seul qui ne se rend pas compte qu’il a tout de la définition de quelqu’un atteint du syndrome d’Asperger. C’est de là que vient la plus grande partie du comique de situation du livre, les malentendus sociaux. Par contre, même si le personnage global de Don est un peu exagéré et très romancé (il change très vite, ce qui n’est pas vraiment cohérent avec ce trouble), on ne tombe pas dans quelque chose de malsain sur ce sujet. Au contraire, il y a même des choses assez justes expliquées. La scène de la conférence au début est excellente.

Don est aussi touchant qu’agaçant. Sa relation avec sa vieille voisine par exemple est adorable et touchante. Par contre, sa méthode pour trouver une femme est complètement choquante ! Toutefois, l’auteur le confronte à une femme intelligente, Rosie, qui va lui faire comprendre combien ce comportement est inadapté. Là aussi, les choses sont abordées assez intelligemment alors que la pente était glissante. Peut-être aussi est-ce parce que l’auteur est australien. Je trouve en général que les comédies romantiques qui ne sont pas américaines sont plus justes et moins clichés que les américaines (et surtout moins pipi/caca – sexiste – humour gras, comme les films en fait…). Rosie est un personnage quand-même assez convenu, finalement on s’aperçoit très vite qu’elle est plus qu’elle n’en montre.

L’histoire est sympathique, ça se lit bien, ça détend, c’est léger, on peut franchement sourire sur certains passages, ça joue donc son rôle de comédie sentimentale. Et d’un autre côté, ce que je n’aime pas trop du coup, c’est que c’est assez convenu, on devine le scénario et toutes les réactions en chaine à 3 kms. Comme la recherche d’identité du père de Rosie, c’est un bon fil conducteur qui permet aux personnages de rester à proximité l’un de l’autre mais on sait sans trop de mal ce qu’il en est. Il y a quand même certaines scènes qui sont drôles

J’ai regretté ne pas avoir un peu plus l’impression d’être en Australie. Pour le coup, comme pour 44 Scotland Street (qui se passe en Écosse), l’auteur ne prend pas la peine de planter un décor, de créer quelque chose de plus typique, qui se démarquerait un peu. L’histoire pourrait finalement se passer n’importe où.

C’est donc une lecture en demi-teinte, c’est vraiment divertissant, mais elle sera vite oubliée. Et les deux chapitres bonus du début de la suite ne m’ont pas particulièrement donné envie de lire la suite. Après, je suis manique savoir que ce n’est pas vraiment terminer me poussera peut-être un jour à me procurer la suite pour la découvrir quand même. En attendant, je préfère vider ma PAL 😀

Les étoiles de Noss Head – T1 : Vertige de Sophie Jomain

Les etoiles de Noss Head T1 - Vertige - Sophie Jomain

Rebelle Editions, 382 pages, 19€

4ème de couverture

Hannah, bientôt dix-huit ans, était loin d’imaginer que sa vie prendrait un tel tournant. Ses vacances tant redoutées à Wick vont finalement se transformer en véritable conte de fée… puis en cauchemar. Sa petite vie tranquille, ses idées bien arrêtées, ses projets… tout va changer, brutalement. Elle devra affronter l’inimaginable, faire face à ce qu’elle n’aurait jamais pensé croire un jour, car les légendes n’en sont pas toujours… Leith ne s’attendait pas non plus à Hannah. Il tombe de haut, l’Esprit a choisi : c’est elle, son âme sœur. Pourra-t-il lui cacher sa vraie nature encore longtemps ? Osera-t-il lui avouer qu’il n’est pas tout à fait humain ? Il n’a pas le choix, leur rencontre l’a mise en danger. Lui seul peut lui venir en aide.

Mon avis

Une sympathique lecture détente  ^^

Hannah est une jeune française qui part passer les vacances d’été, comme chaque année, chez sa grand-mère en Ecosse. Ses parents, écossais travaillant à Paris, en profite pour revoir leur famille. Même si elle adore passer ses vacances à Wick, cette année c’est différent, elle va avoir 18 ans et Hannah aurait aimé passer ce cap avec ses amis notamment sa meilleure amie Sissi. A l’aéroport, elle tombe sur un jeune homme superbe qui l’empêche de se rétamer sur le sol. Elle qui n’a pas pour habitude de mater les mecs se retrouve subjuguée par cet inconnu. Que lui arrive-t-il ?

A Wick, elle retrouve sa chambre d’ado et pour passer le temps, elle accepte de se promener avec Davis, un ami un peu plus vieux qu’elle. Lui, mais surtoutt sa soeur, ont passé leurs étés avec Hannah. Davis est pas mal et sympa. La jeune fille l’accompagne même au bar où il a rendez-vous avec ses amis alors qu’elle déteste ça. Il faut bien qu’elle rencontre des jeunes de son âge sinon comment s’occuper dans un lieu aussi calme que Wick ? Cependant, la soirée se passe assez mal et quand elle quitte précipitamment le bar, Davis légèrement éméché la suit. Quand il devient particulièrement lourd, elle est « secouru » par un jeune homme. Elle n’en revient pas, il s’agit du même type qu’à l’aéroport ! Elle qui pensait ne jamais retomber sur lui. Et ce n’est pas la dernière fois, que la route d’Hannah croisera le jeune Leith et ses magnifiques yeux verts…

Ce premier tome des étoiles de Noss Head est pas mal, mais ce n’est pas non plus le livre qui me marquera à vie. Je suis toutefois contente de découvrir la plume de Sophie Jomain que j’ai déjà croisé plusieurs fois en salon du livre et qui est adorable. J’avoue que les histoires d’amour ne sont pas ma tasse de thé mais il faut reconnaitre que l’histoire est prenante et que c’est bien écrit. Il y a de l’action et la mythologie garolle développée par Sophie Jomain est très intéressante. Le récit est émaillé d’une pointe de mystère, de drame et sur fond d’Écosse un pays magnifique. Ces trois éléments font que j’ai passé un bon moment.

Le caractère d’Hannah m’a un petit peu saoulé, c’est mignon qu’elle rougisse à tour de bras, qu’elle écrive à sa meilleure amie mais elle aurait besoin de lunettes pour voir les signaux par très discrets qu’il y a tout le long du livre ^^ Mais bon, ça aurait été moins fun comme ça non ? Par contre, j’ai trouvé ses réactions assez justes et c’est un personnage que l’on sent sincère. J’ai beaucoup aimé les personnages de Gwen, Bonnie et Al. Par contre, Leith est trop parfait, trop gentil, trop attentif, trop … trop et j’avoue les personnages trop parfaits m’agacent… Cependant, je dois reconnaitre que l’histoire entre l’humaine et la créature surnaturelle est belle et qu’elle est crédible. Les premiers émois, les choix, les changements, sont superbement bien décrit par l’auteur. C’est simple sans être simpliste et joli sans être mièvre ou niais. J’ai apprécié le traitement du personnage de Phillip, voilà le type de comportement qui fait flipper et l’auteur s’en sort très bien dans ce genre. Autre personnage qui m’a fait sourire plus d’une fois Elaine la grand mère d’Hannah, elle n’a peut être plus le sens de la vue mais les autres eux fonctionnent très bien.

Il y a du drame et des rebondissements ce qui permet au récit d’être fluide et un peu rythmé et on ne s’ennuie pas à la lecture. Le style est maitrisé et agréable. La plume de l’auteure est jolie et douce. C’est très bien écrit et l’histoire est bien menée. La tension pour Hannah monte crescendo et elle va devoir vivre avec ses découvertes, son monde qui change et surtout les dangers liés au fait de savoir et de côtoyer des garous.

Ce que j’ai vraiment préféré dans le roman c’est l’histoire, le passé des garous, Tyros, les différents espèces, les luttes d’opinion, etc. Évidemment, on a envie d’en savoir plus sur le passé des personnages, sur les divergences, sur leur code assez cruel. Ce premier tome est assez introductif, peut-être un peu trop pour moi, mais c’est une chouette lecture même si j’en attendais peut-être un peu plus. Il n’y a pas ici de fin faite de suspense et de grosses interrogations, si bien qu’il serait tout à fait possible de s’arrêter à ce premier tome. Moi en tout cas, j’ai les deux suivants dans ma pile de livres à lire, je continuerais donc les aventures d’Hannah et Leith.

La pelote d’épingles de Cécile G. Cortes

la-pelote-d-epinglesEditions du chat noir, 19,90€, 276

4ème de couverture

De nos jours, l’existence des marraines fées est bien connue. L’une d’entre elles, Violette, est missionnée à Paris pour réunir deux tourtereaux : un chanteur pour midinettes et une couturière sans le sou. Mais sur place, rien ne se déroule comme prévu : les prétendants ne se calculent même pas ! Pire, le jeune homme craque pour les charmes de la fée qui doit pour la première fois gérer un problème de taille, pour lequel elle est parfaitement incompétente et inexpérimentée : ses propres émotions.

La pelote d’épingle est une romance acidulée aux accents rock qui met un bon coup de pied au joyeux petit monde des fées, princes charmants et innocentes princesses.

Résumé

Violette rendre à peine de mission que les Nébuleuses la renvoient au 21ème siècle permettre la naissance d’un Grand Amour, une de ses missions préférées, une des plus belles mais aussi des plus audacieuses. Violette doit conduire sa filleule une jeune couturière indépendante vers le coeur de son promis, un chanteur assez coté qui plait beaucoup aux jeunes filles et jeunes femmes. Pour la première fois de sa vie de fée, la mission de Violette semble voué à l’échec. Les deux promis ne sont absolument pas attirés l’un par l’autre….

Mon avis

Une belle découverte ❤

Voilà ce qu’il y a de bien avec les Editions du Chat Noir, c’est que la variété de leur publication m’amène parfois à sortir de ma zone de confort, parfois à découvrir un ovni littéraire et parfois comme ici, à lire une romance avec une jolie couverture acidulée. Un genre que j’apprécie pas beaucoup et que je ne lis quasiment plus. Et ça me réconcilier presque totalement avec le genre parce que cette jolie découverte est bien plus qu’une belle romance teintée d’imaginaire et de féérie.

Violette est une marraine fée, missionnée par les Nébuleuses (qui portent bien leur nom) pour aider des couples à se former et à nouer des liens amoureux profonds et sincères. Elle est pleine de vie, rigolote, un peu rigide peut-être et elle prend la bonne réussite de sa mission à cœur. Pétillante et attachante, Violette est la fée que tout le monde voudrait avoir pour marraine. Tout le monde ? Presque. Parce qu’Élisabeth, sa filleule, n’est pas très ravie de l’arrivée de la petite fée dans sa vie. Surtout qu’elle n’a pas trop envie d’un homme. Pas le temps. Elle qui est absorbée par son travail de couturière pour un grand créateur. Mais on ne peut pas résister longtemps à Violette, à sa joie de vivre et son entrain. Élisabeth accepte donc d’aller dans la soirée où elle doit tomber sur l’homme de sa vie. Là bas, la mission de Violette commence mal, le chanteur ne plait pas du tout à la jeune couturière. Il est sympa certes, mais pour le coup de foudre, on repassera !

Violette va devoir redoubler d’efforts pour remettre sa mission sur les rails. Sauf, que le destin en a semble-t-il décidé autrement…

J’avais un peu peur de ne pas apprécier les personnages. Un chanteur pour midinette… Hum hum… Mais en fait, Cécile G. Cortes arrive à faire de ce personnage quelqu’un de sympathique et de touchant. Comme l’ensemble des protagonistes de son histoire en fait ^^  Les personnages secondaires ont tous une importance, ils vont permettre à l’héroïne de se construire, de s’épanouir, de découvrir qui elle est réellement. C’est vraiment une belle histoire agréablement décalée, fraîche, sensible et drôle. L’auteure démonte les clichés de la romance, des princes, des princesses et des fées. Les hommes et les femmes ne sont plus ceux des époques anciennes mais quand bien même ils ne chercheraient plus la même chose de nos jours, une chose reste importante l’amour. Celui avec un grand A, pour son partenaire pourquoi pas. Mais surtout celui qu’on a pour soi. Il est important de s’accepter, de s’aimer et c’est crucial pour s’épanouir, c’est aussi ce que va découvrir Violette.

L’auteure creuse les relations, les personnalités de ses héros. La psychologie des personnages est vraiment bien développée. Pas pendant des pages et des pages c’est vrai, mais quelques lignes sur des traits de caractère, des réactions justes et crédibles, font beaucoup plus que de longs discours. Violette traverse des moments douloureux qui ne sont pas mis de côté mais qui sont abordés avec délicatesse et honnêteté. L’humour bien présent permet non de minimiser l’ampleur de ce qu’elle vit mais bien de permettre au lecteur de la comprendre sans que cela soit trop sombre. La marraine se révèle tout le long du roman et découvre de nombreuses choses, la cruauté de la vie, l’intensité des sentiments, et le voile se lève sur ce qu’elle imaginait être un paradis. La naïveté qui fait le charme de Violette transforme sa perception des choses mais elle ouvrira bientôt les yeux sur le monde qui l’entoure. J’ai beaucoup aimé la tournure qu’à pris le récit avant mi-parcourt. On est vraiment pas là à lire une simple bluette. Gros plus, aucun personnage n’est agaçant \o/

L’apparition d’autres êtres féériques m’a beaucoup plu. L’ambiance musicale, rock, décalé, le monde de la mode, de la couture, … sont des décors superbes pour cette histoire. Grosse mention « j’aime » pour les descriptions des costumes et des talents artistiques ! Mention spéciale pour les muses. Ni bonnes ni mauvaises, elles vivent pour leur mission. J’ai adoré leurs interventions.

Les princesses d’aujourd’hui sont bien plus complexes que leurs aînées et ne sont pas non plus celles que l’on attend. Toutes ses différences, les qualités du roman m’ont fait passé un excellent moment de lecture. Une romance bien plus profonde qu’elle pourrait le laisser paraître. Un vent de fraîcheur dans un monde qui peu morose.

Cécile G. Cortes a un style très agréable, une écriture légère, fraîche, fluide. Son récit pétille, fait sourire ou rire et m’a même mis les larmes aux yeux d’émotion. L’inspiration des contes de fée, le « brisage » de codes, le retournement de situation, l’humour, le merveilleux et le sincère (la vie n’est pas un conte de fée), quel joli mélange ! Un vrai livre doudou ❤

Tendre veillée de Scarlett Bailey

Tendre veillée de Scarlett Bailey

Milady, collection Central Park, 408 pages, 7,60 €

Lu en ebook

4ème de couverture

Quel homme déballera-t-elle au pied du sapin ?
 
Lydia a toujours souhaité vivre un Noël parfait. Aussi n’hésite-t-elle pas une seule seconde quand ses meilleures amies l’invitent à réveillonner en leur compagnie. Au programme, feux de cheminée et marrons chauds – le tout dans un décor digne d’une carte de vœux. Mais quand elle se retrouve bloquée par la neige en compagnie de son petit ami, de son ex et d’un irrésistible inconnu, son Noël idéal est sérieusement mis à mal. Pourtant, trois rois mages, c’est la tradition à cette époque de l’année…

Résumé

Lydia Grant est une jolie avocate anglaise. Romantique mais posée quand même, elle adore les vieilles romances cinématographiques et les Noël blanc. Sauf que Lydia n’a jamais eu le Noël de rêve qu’elle souhaite pourtant. Mais cette année, elle saute sur l’occasion de le passer dans une charmante demeure ancienne, à la campagne anglaise avec ses meilleures amies, il ne pourra qu’être merveilleux. Et en plus, il annonce de la neige, quand de mieux ? Elle saute sur l’occasion d’autant plus qu’elle a découvert une bague dans les affaires de son petit ami et qu’elle se pose désormais plein de question sur son avenir…

Mon avis

Une lecture détente qui convient bien à la période de Nowel ❤

Le 4 décembre, alors qu’elle n’a plus trop de temps et qu’elle cherche une paire de chaussette propre, Lydia se décide à piquer une paire à Stephen son petit ami depuis un peu plus d’un an. A sa grande surprise, elle découvre une bague magnifique de chez Tiffany. La bague parfaite car en grande romantique, Lydia aime les vieux films à l’eau de rose comme Diamants sur canapé. Mais Lydia n’est pas certaine de vouloir se marier. Or ce n’est pas dans la nature et le caractère de Lydia de ne pas savoir ce qu’elle veut. Cette brillante avocate est sure d’elle, dynamique et compétente. Que lui arrive-t-il ?

Le 21 décembre, elle fait route avec son petit ami vers leur lieu de vacances Heron’s Pike, demeure victorienne près d’un lac. Rares les occasions pour eux de se retrouver à deux, eux qui ne prennent quasiment jamais de congés. Mais alors que Stephen avait envisagé une escapade romantique en tête à tête, Lydia a sauté sur la proposition de son amie Katy qui vient, avec son mari Jim, d’acheter une vieille demeure dans la campagne anglaise dans le but d’y ouvrir un hôtel. Stephen en tient un peu rigueur à Lydia mais la jeune femme le convainc, elle va avoir un Noël comme dans ses rêves. Parce que Lydia n’a jamais eu de chance à Noël, entre ses parents qui se détestaient et ensuite les Noël chez l’un et pas chez l’autre source d’engueulade… Elle n’a pas été gâtée. Mais là, il y aura de la neige, de belles tablées, des décors de Noël, une dinde, des rires…

Un Noël de rêve avec ses 3 meilleures amies qu’elle n’a pas vu depuis un bail. Katy qui s’occupe donc de retaper un peu la demeure avant l’ouverture, elle a deux enfants et un mari assez cool la vie Joanna, belle, présentatrice star du télé achat, ancienne coloc’ de Lydia, toujours sur le point de se marier mais qui n’a jamais fait le grand saut. Et Alex, sportive, aventurière et engagée dans une association combattant le cancer. Enceinte de 8 mois et qui commence à avoir des doutes sur sa capacité à devenir mère. Elle est accompagnée de David, son époux.

Joanna a annoncé qu’en plus elle serait accompagnée. Mystérieuse, elle a clairement raconté à Katy que celui là c’était le bon, elle est prête à l’épouser. Il s’agit de Jackson, un bel américain. Qui s’avère être l’ex petit ami de Lydia ! L’horreur ! Surtout qu’elle a tellement peu parler de lui, qu’elle ne sait pas comment l’apprendre aux autres… En plus, ce Jack lui a tourné la tête et briser le coeur, les retrouvailles ne s’annoncent pas sous de bons hospices.

Alors que le four, pièce essentielle dans les fêtes de Noël, car sans lui pas de repas, lâche, les hommes affrontent la neige pour aller chercher de l’aide au village. L’entrepreneur du coin accepte de les aider. Il ne sait pas où il débarque… L’atmosphère est aussi joyeuse qu’explosive. Bien venu chez les cinglés.

J’ai beaucoup aimé cette romance, fraiche et douce. Lue au moment de Noël, elle est parfaite. L’ambiance, les détails du lieu de vacances, cheminée, odeur du sapin, les décos de Noël, boules et rubans, l’effervescence des jours avant Noël, c’est génial ! L’auteur nous offre rebondissements, catastrophes, coup d’éclat, yeux qui pétillent, voix et regard embués par l’alcool, des confidences, des trahisons, des coups de gueule, de l’amour. C’est un peu convenu, on se doute bien de ce qu’il va se passer mais c’est vraiment l’atmosphère qui fait tout le charme du livre. Et puis, il se lit vite, c’est sympathique, pas culcul, un peu mièvre parfois mais juste ce qu’il faut. J’ai passé un bon moment de lecture. Le style est simple et frais mais pas non plus fade. On a plein de détails qui nous aident à nous immerger dans le lieu, dans le décor, avec les personnages.

L’héroïne, Lydia a plutôt la tête sur les épaules, elle réfléchit avant d’agir mais pas forcément avant de parler, elle et ses amies sont drôles. Lydia est romantique, avec plein d’envies et d’idéaux mais elle grandit, murit et comprend que la vie n’est pas un conte de prince et princesse et donc évite de foncer tête baissée. Quoique…

J’ai beaucoup aimé les liens entre les personnages, surtout entre les copines. Leur amitié m’a paru crédible et je me suis parfois retrouvée, toute proportion gardée, chez l’une ou chez l’autre. Et puis, ce sont des femmes, avec des responsabilités, pas niaise, un peu naïve (mais on est toute de temps en temps un peu naïve),  ce qui m’a empêché d’avoir envie d’en prendre une pour frapper l’autre, si je puis dire. Mais très différente, la mère de famille, la working girl, la bimbo star et la sportive (non, ce n’est pas le retour des Spice Girls), 4 femmes avec du caractère, ça ne peut faire que des étincelles, que cela soit positif ou négatif !

D’habitude, ce n’est pas mon genre de lecture, du moins, j’ai du mal avec la romance, mais là, j’ai passé un très bon moment avec Lydia, mon petit coeur a aimé la voir douter, choisir, décider, abandonner, rebondir, etc. L’ambiance Noël, que j’adore, m’a beaucoup aidé à apprécier cette histoire. Une lecture doudou que je pourrais bien relire dans quelques années.

La première nuit de Marc Levy

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Pocket, 489 pages, 7,70 €

4ème de couverture

L’amour est l’ultime aventure, mais l’aventure n’est pas sans danger…
Il est une légende qui raconte que l’enfant dans le ventre de sa mère connaît tout du mystère de la Création, de l’origine du monde jusqu’à la fin des temps. À sa naissance, un messager passe au-dessus de son berceau et pose un doigt sur ses lèvres pour que jamais il ne dévoile le secret qui lui fut confié, le secret de la vie. Ce doigt posé qui efface à jamais la mémoire de l’enfant laisse une marque. Cette marque, nous l’avons tous au-dessus de la lèvre supérieure, sauf moi.
Le jour où je suis né, le messager a oublié de me rendre visite, et je me souviens de tout…
Des hauts plateaux éthiopiens aux étendues glacées du nord de l’Oural, Marc Levy conclut avec ce nouveau roman la fantastique épopée commencée avec « Le premier jour ».

Résumé

Après les événements qui se sont déroulés en Chine, Adrian reçoit les photographies qu’il avait pris là bas avec Keira. Sur l’un d’entre elles, il aperçoit quelque chose qui va le faire réagir. Sous l’impulsion de son nouvel ami Walter, Adrian reprend l’avion direction la Chine. De nouvelles aventures commencent …

Mon avis

Mon avis sera assez court, parce que j’ai pas beaucoup de chose à dire mais aussi spolier le moins possible donc ne pas trop en dire sur l’action.

Autant j’avais vraiment aimé Le premier jour, autant La première nuit est une déception. Alors oui, il y a des choses sympas que j’ai aimé retrouver du premier mais dans l’ensemble, cette suite n’est pas à la hauteur de ce que j’attendais.

Déjà, avec les dernières pages du premier tome, je commençais à m’inquiéter et là j’ai quand même eu l’impression de me faire « arnaquer ». La fin surprenante et émouvante du tome 1 était en fait qu’un leurre. Comme je trouve cela dommage ! On tenait là, l’occasion de faire quelque chose de différent, de surprendre vraiment le lecteur, d’avoir une tragédie, des événements surmontés, un renouveau dans l’intrigue. Et bien non, rien de tout cela. Pas de prise de risque, pas de contrepied. Finalement, on reprend presque les mêmes choses que dans le premier et on recommence. Vraiment, pour moi c’est dommage. Une fois, cette première déception passée, il est vrai que c’est agréable de continuer à dénouer les fils de l’intrigue avec les personnages et de les retrouver.

Pour le début de ce second tome, Marc Levy s’amuse à perdre son lecteur (pour se faire pardonner ?) et c’est vrai que c’est pas mal fait. Mais pour le coup, ensuite ça donne des répétitions et des longueurs qui auraient pu être évitées. On ne peut pas tout avoir ^^ J’ai retrouver avec plaisir Adrian et Walter, leurs échanges drôles ou émouvants. Cependant, les événements qui vont se dérouler en vont pas nous permettre de voir aussi souvent Walter que dans le premier. Le lecteur est de nouveau embarqué sur les routes avec Keira et Adrian. On continue à voyager dans ce second tome, moins de lieux mais on y reste peut-être plus longtemps.

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Mann Pupu Nyor, Siberie

34087

Ile de Yell,Ecosse

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Amsterdam

St_Mawes_Castle_CornwallSt Mawes, Angleterre

Au fil des pages, les révélations apparaissent, les caractéristiques du bijou de Keira sont révélées et ce qu’il est aussi. Et on comprend alors pourquoi l’Organisation est aussi présente autour des personnages, pourquoi elle tente de les ralentir, de les arrêter. L’intrigue reste intéressante, on sent toujours des recherches sous-jacentes mais elle est moins emballante que dans la première partie. Pour tout dire, je me demande quand même pourquoi deux livres ? Est-ce qu’un livre de 600 pages n’aurait pas suffit finalement. Parce que cette fin … Je me suis dit « tout ça, pour ça ». C’est ma second déception, cette fin n’est pas aboutie. C’est peut être ce que je pourrais reprocher aux romans de cet auteur, même si je les apprécie, je trouve en général que les fins ne sont pas à la hauteur du reste, trop faciles, trop belles. Là, c’est encore pire, même si je comprend le choix des personnages… c’est pas terrible de laisser comme ça le lecteur sur sa fin. Pourquoi ne pas aller au bout et imaginer ce qui serait arrivé ? Enfin, ce n’est que mon avis. Et que dire de l’Organisation… La fin trouvera ses fans, je pense, mais moi je n’en fais pas partie. Cependant, cette fin reste ouverte. A moi de faire travailler mon imagination.

En ce qui concerne les personnages, autant dans le premier, j’ai réussi à faire avec Keira, autant dans le second, ça a été plus difficile, pour moi, c’est une tête à claque ^^ Et Adrian qui la suit… Okay leur relation est belle mais bon, il abandonne tout, bof bof. Et comme on voit moins les personnages secondaires que j’aime bien comme Walter, la mère et la tante d’Adrian, c’était un peu long. Cependant Adrian et Keira rencontrent des personnages atypiques, ça aide à tenir. Et on en revient toujours au voyage, aux expéditions.

Comme pour le premier tome, le style est simple, c’est facile à lire, il y a de l’action et les pages se tournent toutes seules. J’avais hâte de voir comment ça allait se terminer. Il fut plutôt vite lu malgré mes déceptions.

Voilà, une histoire qui avait bien commencée mais je reste sur ma faim, et donc du diptyque je ressors mitigée.