Les étrangers du temps- T1-Destins obscurs de Corinne Gatel-Chol

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Editions La Cabane à mots, 9€50, 300 pages

4ème de couverture

Colombe Hadrien

Deux destins… deux lignes parallèles, sur le même plan, qui jamais ne se croisent.

1896 – Colombe survit dans un 19è siècle difficile où la vie et la mort ne se différencient guère.
De nos jours – Hadrien dérive dans un présent aseptisé qui va bien trop vite pour lui. Rien ne devrait permettre qu’un jour leurs vies se rejoignent.

Et pourtant…
Corinne Gatel-Chol nous emmène dans une aventure sombre, où passé et présent se confondent. Elle nous entraîne sur un chemin chaotique semé de meurtres… entre fiction et réalité.
Ne vous fiez surtout pas aux apparences, ce livre est un thriller et tôt ou tard, il vous fera frissonner…

Résumé

Hadrien et sa famille emménagent dans une vieille et immense demeure à retaper. Un ancien château d’un grand domaine morcelé. Une aile de cette demeure est condamné car dangereuse, les sols des étages ne sont plus très solides. C’est dans cette aile et plus particulièrement tout en bas sous les toits où se trouvaient les chambres de bonnes qu’Hadrien pour s’isoler, surtout qu’il se fait un plaisir de braver l’interdiction parentale ! Hadrien a un problème avec l’autorité, surtout il s’ennuie et trouve son existence morne et absurde. Hadrien n’a d’ailleurs pas que des soucis avec l’autorité…

Il va découvrir le journal d’une petite bonne du 19ème siècle qui va le fasciner. Hadrien va apprend d’étranges choses…

Mon avis

Une très bonne lecture !

Le lecteur découvre le roman avec une scène d’ouverture intrigante ! Personnellement, un mois après ma lecture, je me demande encore où elle se place dans la narration et comment elle est lié à ce que j’ai lu ensuite. ça commence fort ! Ensuite, nous découvrons Hadrien un jeune garçon bientôt majeure, qui vient d’emménager avec sa famille, une sœur jumelle, un grand frère, une petite soeur, et ses parents dans un ancien château où tout est à refaire. Hadrien semble avoir des problèmes assez importants, ils sont entrés en ligne de compte quand la grande famille à déménager de Lyon. Le jeune homme est mal dans sa peau, du moins on ne le sent pas à l’aise. Il n’est apaisé que quand il brave les interdits. Comme se rendre dans l’aile interdite de la demeure car trop dangereuse. Par hasard, c’est dans cette aile, à l’étage des chambres de bonnes, qu’il va découvrir un journal intime. Celui de Colombe, bonne au château en 1896.

3 narrations vont alors s’alterner dans le récit. On va suivre Hadrien et sa soeur Héloïse qui préparent leur anniversaire. Hadrien qui s’en contre fiche et sa soeur qui ne voit pas qu’elle l’éclipse totalement aux yeux des autres. Ils sont si différents. Surtout qu’alors qu’elle commence à sortir avec un anglais en vacances, Hadrien lui s’enfonce encore un peu plus dans la solitude. Le comportement d’Hadrien change et sa famille s’inquiète. Jusqu’où sa déprime va-t-il le mener ?

Le lecteur découvre des passages du journal de Colombe, lu par Hadrien, qui garde le secret sur sa découverte. Un lien étrange se noue pour Hadrien vis-à-vis de la jeune fille. Rien de fort passionnant pourtant, elle couche par écrit ses journées. Quand un événement survient, elle le consigne. Comme lorsque son amie Louise pense que le futur époux de la demoiselle du château est épris d’elle.

Enfin, nous suivons Sabatier de Chabriol, un nouveau riche qui vit au domaine à la même époque que Colombe. Il va marier sa fille Hortense à un italien trop beau pour être honnête. Alessandro semble cacher beaucoup de choses.

Hadrien est attachant. D’abord, il semble antipathique, rarement souriant, il semble se moquer de tout. Puis, le lecteur apprend à le connaitre et se rend compte qu’il est malheureux. Quelque chose le pousse à se faire du mal. Mais quoi ? Est-ce conscient, inconscient? Est-ce que le journal de Colombe le sortira de son isolement ? Ou bien sera-t-il encore plus seul ? Parfois, Hadrien a l’impression de voir Colombe derrière un rideau d’une fenêtre, parfois de l’entendre rire avec Louise… Hadrien devient-il fou ou a-t-il une imagination trop fertile ? Hallucination ?

Colombe elle se confie sur le comportement étrange de l’italien qui doit épouser la fille du propriétaire du domaine. Il ne semble pas à sa place, comme d’une autre époque dans son discours ou ses tenues vestimentaires. De plus, il a un regard effrayant.  Colombe est mal à l’aise en sa présence. Mais elle n’a pas le temps de trop s’en préoccuper, il y a toujours quelque chose à faire, des tâches de plus en plus lourdes, de plus en plus physique. Pas le temps de batifoler non plus comme Louise. Enfin, ce n’est surtout pas son genre à Colombe. Elle aussi semble différente. On a envie d’en savoir plus sur elle.

Les interrogations me sont venues progressivement. Que se passe-t-il au 19ème siècle, qui est Alessandro ? Que cherche-t-il ? Que cache-t-il ? De nos jours, pourquoi Hadrien s’isole-t-il ? Est-il malade ? Fou ? Les choses qui lui arrivent relèvent-elle d’un caractère fantastique ?

J’ai beaucoup aimé l’ambiance du 19ème et les révélations progressives qui font changer l’atmosphère vers l’angoisse. A notre époque, les découvertes d’Hadrien font frémir. J’ai lu ce premier tome en 1 après midi, captivée. On est happé dans cette histoire sans savoir où elle va nous mener, j’adore cette impression. Et puis cette fin ! Je suis frustration !!!! On a l’impression de n’en être qu’au début, le voile allait se lever sur un mystère et … que se passe-t-il ??? ha Corine Gatel-Chol est sadique ^^ Elle donne plus qu’envie de se jeter sur la suite !!! Depuis, j’échafaude des théories, essaie de comprendre. Vivement que je puisse lire la suite. Certainement en ebook, le second tome étant en rupture de stock actuellement ^^

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Les sorties cinéma attendues #35

On se retrouve pour un nouveau rendez-vous des sorties ciné !

D’abord, comme d’habitude un petit bilan du mois passé, en février, j’ai vu : Into the woods, La nuit au musée 3 et Kingsman. Pas terrible… Je veux encore voir American Sniper, Les nouveaux héros et Bis.

Quels sont les films qui sortent en mars que je pourrais aller voir :

CHAPPIE de Neill Blomkamp avec Hugh Jackman, Sharlto Copley, Sigourney Weaver, ….

    chappie

Sortie le 4 mars

Chaque enfant qui vient au monde est une promesse d’avenir, et c’est encore plus vrai pour Chappie. Il est incroyablement doué. C’est un véritable prodige. Comme tous les enfants, Chappie va subir l’influence de son entourage – parfois en bien, parfois en mal. Pour faire son chemin dans le monde et trouver sa place, il devra se fier à son instinct, à son cœur, à son âme. Mais Chappie est différent. C’est un robot. Le premier robot doué de la faculté de penser et de ressentir par lui-même. C’est une idée dangereuse – et un défi que Chappie va devoir relever face à ceux qui sont prêts à tout pour qu’il soit le premier et le dernier de son espèce…


Je n’ai qu’entre vu la BA mais je pense que ça peut me plaire

SELMA de Ava DuVernay avec David Oyelowo, Tom Wilkinson, Carmen Ejogo,…

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Sortie le 11 mars

Selma retrace la lutte historique du Dr Martin Luther King pour garantir le droit de vote à tous les citoyens. Une dangereuse et terrifiante campagne qui s’est achevée par une longue marche, depuis la ville de Selma jusqu’à celle de Montgomery, en Alabama, et qui a conduit le président Jonhson à signer la loi sur le droit de vote en 1965.


Pourquoi pas, pour rattraper mon quota de films historiques ^^

DIVERGENTE 2 : L’INSURRECTION de Robert Schwentke avec Shailene Woodley, Miles Teller, Theo James,…

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Sortie le 18 mars

Dans un monde post-apocalyptique où la société a été réorganisée autour de 5 factions (Audacieux, Erudits, Altruistes, Sincères et Fraternels), Tris a mis à jour un complot mené par la faction dominante, les Erudits, dirigés par Janine. Abandonnant une ville à feu et à sang, à la recherche d’alliés, Tris et Four sont désormais traqués par les autorités. Janine décrète la loi martiale pour anéantir les Divergents, tandis que la guerre entre les factions prend de l’ampleur. Pourquoi les Divergents sont-ils une menace pour la société ? La découverte d’un objet mystérieux, hérité du passé, pourrait bien bouleverser l’équilibre des forces…


Je dois lire le livre avant mais j’irai le voir même sans ça 🙂

 

BIG EYES de  Tim Burton avec Amy Adams, Christoph Waltz, Danny Huston,…

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Sortie le 18 mars

BIG EYES raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. La surprenante et choquante vérité a cependant fini par éclater : ces toiles n’avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme, Margaret. L’extraordinaire mensonge des Keane a réussi à duper le monde entier. Le film se concentre sur l’éveil artistique de Margaret, le succès phénoménal de ses tableaux et sa relation tumultueuse avec son mari, qui a connu la gloire en s’attribuant tout le mérite de son travail.


J’espère que c’est vraiment le meilleur burton depuis longtemps, parce que ça me manque de me l’entendre dire en sortant du ciné

STILL ALICE de Richard Glatzer et Wash Westmoreland avec Julianne Moore, Alec Baldwin, Kristen Stewart,…

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Sortie le 18 mars

Mariée, heureuse et mère de trois grands enfants, Alice Howland est un professeur de linguistique renommé. Mais lorsqu’elle commence à oublier ses mots et qu’on lui diagnostique les premiers signes de la maladie d’Alzheimer, les liens entre Alice et sa famille sont mis à rude épreuve. Effrayant, bouleversant, son combat pour rester elle-même est une magnifique source d’inspiration.


Julianne Moore fait toujours des choix surprenant, elle a gagné l’oscar, cette fois-ci ^^

CENDRILLON de Kenneth Branagh avec Lily James, Cate Blanchett, Richard Madden,…

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Sortie le 25 février

Dans cette histoire, le père de la jeune Ella, un marchand, s’est remarié après la mort tragique de la mère de la jeune fille. Pour l’amour de son père, Ella accueille à bras ouverts sa nouvelle belle-mère, Lady Tremaine, et ses filles Anastasia et Drisella. Mais lorsque le père d’Ella disparaît à son tour d’une manière aussi soudaine qu’inattendue, la jeune fille se retrouve à la merci de sa nouvelle famille, jalouse et cruelle. Les trois méchantes femmes font d’elle leur servante, et la surnomment avec mépris Cendrillon parce qu’elle est toujours couverte de cendres. Pourtant, malgré la cruauté dont elle est victime, Ella est déterminée à respecter la promesse faite à sa mère avant de mourir : elle sera courageuse et bonne. Elle ne se laissera aller ni au désespoir, ni au mépris envers ceux qui la maltraitent. Un jour, Ella rencontre un beau jeune homme dans la forêt. Ignorant qu’il s’agit d’un prince, elle le croit employé au palais. Ella a le sentiment d’avoir trouvé l’âme sœur. Une lueur d’espoir brûle dans son cœur, car le Palais a invité toutes les jeunes filles du pays à assister à un bal. Espérant y rencontrer à nouveau le charmant « Kit », Ella attend avec impatience de se rendre à la fête. Hélas, sa belle-mère lui défend d’y assister et réduit sa robe en pièces… Heureusement, comme dans tout bon conte de fées, la chance finira par lui sourire : une vieille mendiante fait son apparition, et à l’aide d’une citrouille et de quelques souris, elle va changer le destin de la jeune fille…


Pas trop fan en général mais c’est un Kenneth Branagh alors je pense le voir ^^

Et vous, quels films pensez-vous aller voir en mars !?

La vie devant soi d’Emile Ajar

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Folio, 274 pages, 7,50€

4ème de couverture

Signé Ajar, ce roman reçut le prix Goncourt en 1975.
Histoire d’amour d’un petit garçon arabe pour une très vieille femme juive: Momo se débat contre les six étages que Madame Rosa ne veut plus monter et contre la vie parce que « ça ne pardonne pas » et parce qu’il n’est « pas nécessaire d’avoir des raisons pour avoir peur ». Le petit garçon l’aidera à se cacher dans son « trou juif », elle n’ira pas mourir à l’hôpital et pourra ainsi bénéficier du droit sacré « des peuples à disposer d’eux-mêmes » qui n’est pas respecté par l’Ordre des médecins. Il lui tiendra compagnie jusqu’à ce qu’elle meure et même au-delà de la mort.

Résumé

Momo, petit garçon arabe d’une dizaine d’année vit depuis presque toujours chez Madame Rosa, une vieille juive qui a connu Auschwitz et qui, autrefois, se défendait avec son cul, et qui a ouvert par la suite une pension clandestine pour accueillir les enfants de putain. Ces dernières souhaitent en effet protéger leurs enfants de l’Assistance publique ou des représailles des proxénètes. Momo qui n’a jamais vu sa mère venir le voir et qui ne connait pas son père raconte avec ses mots à lui sa relation avec Madame Rosa et les habitants de son quartier…

Mon avis

Je pensais ne pas aimer ce roman qui trainé dans ma PAL depuis des années, et … j’ai vraiment beaucoup aimé.

Momo nous raconte sa vie chez Madame Rosa, une personne maintenant âgée, rattrapée par le temps qui passe. Cette dame juive, ancienne prostituée, garde chez elle contre de l’argent des enfants de prostituées. Arabe, juif, chrétien, noir, blanc, … Madame Rose ne fait pas de distinction. Pour Momo, elle touche un mandat, ce qui lui permet de tenir financièrement. Momo est le plus grand, c’est donc lui qui aide Madame Rosa. L’école n’a pas voulu de lui, il apprend donc à lire et à écrire l’arabe grâce à M. Hamil, un petit vieux qui passe son temps au troquet à se souvenir de sa vie passée de marchand de tapis entre deux relectures d’une des œuvres de Victor Hugo : Les misérables.

Mais voilà, Momo qui déjà se pose beaucoup de questions sur lui-même, ses parents, la vie, se rend bien compte que l’état de santé de Madame Rosa se dégrade. Elle ne peut plus monter les escaliers, elle qui vit au 6ème étage d’un immeuble sans ascenseur. Il s’inquiète pour elle, autant qu’elle se fait souvent du mauvais sang pour Momo. Le verdict du médecin est cependant sans appel, Madame Rosa vieillit, elle devra aller à l’hôpital pour y terminer sa vie. Mais Madame Rosa refuse cette option, elle veut disposer de sa vie, son corps et son esprit libre jusqu’au bout…

Au départ, le récit de Momo est décousu, ses anecdotes alambiquées et son fil conducteur assez flou. Cependant, on finit quand même par s’attacher à ce petit garçon qui écrit comme il parle, langage familier et surtout comme il l’entend autour de lui. Le langage est, il est vrai, un peu particulier, propos d’enfant ou d’adolescent qui n’a pas toutes les clés en main, pas la bonne grammaire ou le bon vocabulaire, qui fait des phrases distordues, mais qui surtout des réflexions tellement vraies, remplies de vérité, de sincérité et d’amour. Momo ne juge pas les gens, il n’est pas formaté par une éducation, une société. Il voit les gens comme ils sont, les aiment pour ce qu’ils sont et même s’il ne les comprend pas toujours, leur reste fidèle.

Momo a besoin de se faire remarquer, lui qui n’a que Madame Rosa au monde. Il recherche l’attention et l’amour d’une mère mais il n’a que Madame Rosa dans sa vie. Il lui arrive de faire les bêtises, de plus en plus grosses pour qu’on parle de lui. Mais son insouciance s’en va petit à petit quand il se rend compte que Madame rose ne pourra bientôt plus s’occuper de lui. Il a des propositions d’aller vivre ailleurs mais le jeune garçon ne peut se résoudre à laisser sa mère nourricière toute seule. Alors parfois, il part de longues heures trainer en ville, il fait des rencontres, plus ou moins importantes, mais rentre toujours à 6ème étage de l’immeuble de Belleville.

L’enfance de Momo est difficile, ce qu’il traverse, ce qu’il vit est très loin d’être une partie de plaisir mais Momo, même s’il a des passages à vide, essaie de rester positif ou du moins de ne pas s’assoir sur ses convictions, ses principes. Et il va lui en arriver des choses à Momo dans ce roman. Il va découvre le mensonge, l’amour, l’amitié, la peur, etc. Une foule de sentiments va déferler en lui, joie, culpabilité, espoir, tristesse,… Il nous livre son avis sur la vie, le bonheur, son attachement à Madame Rosa, la tolérance, … en utilisant tous les sujets et les prétextes qui alimentent son quotidien : ceux qui se droguent, l’école, le médecin de Rosa, …

L’auteur réussit à aborder des sujets durs et difficiles sans pathos et sans vulgarité tout en faisant parler un enfant d’une dizaine d’année, au langage parfois fleurit et qui vit des choses compliqués et dures. Un paradoxe. Les réflexions de Momo sont tellement vraies, tellement poignantes que je n’ai pu m’empêcher d’en lire quelques unes à hautes voix à mon zhomme : sur la vieillesse, l’hôpital, sur l’euthanasie, sur la prostitution, sur la tolérance, sur le genre… Que de thématiques puissantes et qui ont dues choquer/étonner/surprendre les lecteurs et le monde de l’édition de 1975.

Dans la vie devant soi, on sourit, on rit autant qu’on a envie de s’indigner, se révolter et parfois de pleurer. Alors oui, ce n’est pas évident à lire, le style est particulier, mais je pense qu’il est important de s’accrocher, parce que les messages qui sont délivrés sont tout simplement magnifiques, beaux et tristes à la fois. Un livre fort en émotion avec de l’humour (parce que sinon, on n’y survivrait pas) qu’il faut avoir lu une fois pour se faire son propre avis.

Une fois n’est pas coutume :

Extraits

« Moi, l’héroïne je crache dessus. Les mômes qui se piquent deviennent tous habitués au bonheur et ça ne pardonne pas, vu que le bonheur est connu pour ses états de manque. Pour se piquer, il faut vraiment chercher à être heureux et il n’y a que les rois des cons qui on des idées pareilles. […]Je ne tiens pas tellement à être heureux, je préfère encore la vie. Le bonheur c’est une belle ordure et une peau de vache et il faudrait lui apprendre à vivre. On est pas du même bord lui et moi, et j’ai rien à en foutre. J’ai encore jamais fait de politique, parce que ça profite toujours à quelqu’un, mais le bonheur, il devrait y avoir des lois pour l’empêcher de faire le salaud. Je ne vais pas vous parler du bonheur parce que je ne veux pas faire une crise de violence, mais monsieur Hamil dit que j’ai des dispositions pour l’inexprimable. Il dit que l’inexprimable, c’est là qu’il faut chercher et que c’est là que ça se trouve »

« Maintenant le docteur Katz essayait de convaincre Madame Rosa pour qu’elle aille à l’hôpital. Moi, j’avais froid aux fesses en écoutant le docteur Katz. Tout le monde savait dans le quartier qu’il n’était pas possible de se faire avorter à l’hôpital même quand on était à la torture et qu’ils étaient capables de vous faire vivre de force, tant que vous étiez encore de la barbaque et qu’on pouvait planter une aiguille dedans. La médecine doit avoir le dernier mot et lutter jusqu’au bout pour empêcher que la volonté de Dieu soit faite. Madame Rosa est la seule chose au monde que j’aie aimée ici et je ne vais pas la laisser devenir champion du monde des légumes pour faire plaisir à la médecine. »

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Chuchoteurs du dragon de Thomas Geha

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Depuis 2009, les Éditions Mnémos publient en partenariat avec le festival, les Imaginales d’Epinal une anthologie annuelle de Fantasy.

Après Rois & Capitaines, Magiciennes & Sorciers et Victimes & Bourreaux, toutes trois dirigées par Stéphanie Nicot, anthologiste et directrice artistique du festival, l’édition 2012 sera co-dirigée par Sylvie Miller et Lionel Davoust.

 Quatrième de couverture:

« LES AILES IMMENSES. LE CORPS VASTE. La tête cornue et mobile au bout du cou. Et ces plaques d’écailles d’un bleu noir. La reine Ayline aurait pu défaillir si elle n’avait connu une succession d’épreuves, si elle n’avait été ballotée d’un cauchemar à l’autre. Son cœur était celui d’une guerrière : il n’était pas invincible mais il ne cesserait de battre qu’au prix d’une défense farouche. Elle sortit son glaive du fourreau ; il lui sembla dérisoire face a la puissance du monstre qui se percha sur l’édifice, ailes toujours déployées. »

Réalisée en partenariat avec les Imaginales le festival d’Epinal où le meilleur des auteurs de la fantasy française et mondiale se retrouve chaque année, l’anthologie Reines et Dragons s’inscrit dans la lignée de Rois et Capitaines, de Magiciennes et Sorciers et de Victimes et Bourreaux, saluée par une critique enthousiaste qui y a vu « sans doute la meilleure anthologie de Fantasy francophone parue à ce jour » (ActuSF).

D’un univers à l’autre, de l’exaltation aventureuse à la retenue intimiste, tout l’éventail de la Fantasy se déploie, porté par sa créature la plus légendaire et par sa figure la plus complexe. Drégongeon et son Elfrie, Chuchoteurs du dragon, Reines protectrices ou vengeresses, Soeurs de la Tarasque, Eveilleuse entre deux mondes, Déesses aux deux visages : vivez les frissons de l’épopée et de l’émotion, assistez à la confrontation de ces Reines et Dragons !

AUTEURS Pierre Bordage Charlotte Bousquet Nathalie Dau Anne Fakhouri Mélanie Fazi Mathieu Gaborit Thomas Geha Vincent Gessler Justine Niogret Chantal Robillard Adrien Tomas Erik Wietzel

Très impliqués dans l’équipe d’animation depuis la création, en 2002, du festival Imaginales, Sylvie Miller et Lionel Davoust y traduisent les propos des invités étrangers ou y assurent la modération des tables rondes. Tous deux écrivains et traducteurs, ils œuvrent depuis de nombreuses années dans le domaine des littératures de l’imaginaire, ayant notamment, pour elle, dirigé plusieurs anthologies et, pour lui, assuré la direction de la revue Asphodale.

L’auteur

Thomas Geha, né en 1976 à Guigamp, est l’auteur de sept romans et d’une trentaine de nouvelles parues en revues et anthologies (dont Bardes & Sirènes, anthologie des Imaginales 2014). On lui doit notamment le diptyque du Sabre de Sang, d’abord paru aux éditions Critic puis réédité en février 2014 dans la collection Folio SF, et le cycle Alone (réédition en intégrale chez Critic en février 2014). Son dernier roman, Sous l’ombre des étoiles, paru chez Rivière Blanche, est un planet-opera aux accents wuliens et vanciens, qui se place dans le cycle Planètes Pirates, où l’on trouve d’ores et déjà un autre roman, La guerre des chiffonneurs, et une nouvelle, Les Tiges (prix Rosny aîné 2013). En jeunesse, il signe en avril 2014 un thriller dystopique, Cent Visages, pour les éditions Rageot. Que ce soit du côté de l’aventure ou de la nouvelle plus intimiste (Les Créateurs, éd. Critic), Thomas Geha vogue sur toutes les mers de l’imaginaire.

Mon avis

Comme le mois dernier, je découvre un nouvel auteur. Différente de la nouvelle, plutôt poème ou chant devrais-je dire de Chantal Robillard, mais tout aussi fascisant pour moi, j’ai beaucoup aimé Chuchoteurs du dragon.

Le lecteur découvre un univers riche en quelques pages. Une jeune fille, Hiodes vient de recevoir les faveurs du dragon. L’Esflamme du Dragon est apparu sur son corps, ce qui signifie qu’elle a été choisi par le Dieu pour Reine. La jeune demoiselle pleure ce destin, car les Reines ne viennent pas très longtemps et doivent renoncer à la vie douce et tranquille qu’elles espéraient.

Douze ans plus tard, Hiodes se love dans les bras de son amant Malween, second maître d’armes de l’ordre des chuchoteurs.Elle approche de l’âge où disparaissent les Reines, ce qui attriste les deux amants qui s’avouent leur amour. Mais cette relation, bien que non proscrite, ne semble pas plaire du tout au Maître Chuchoteur. On apprend que le dragon apparaît en rêve au Roi et à la Reine pour leur dicter comment gouverner le royaume. Une routine coutumière pour Hiodes. Mais de plus en plus, ses rêves changent, le Dragon semble vouloir lui adresser un message…

J’ai beaucoup aimé cette nouvelle. Je me suis immergée dans cet univers, et j’ai beaucoup accroché. Ce qui est difficile avec les nouvelles, c’est d’adhérer aux propos et au style en peu de pages. Ici aucun problème pour moi. On comprend rapidement comment fonctionne la gouvernance, un Roi et une Reine que rien n’oblige à s’aimer. Des directives transmises par le Dieu Dragon grâce aux rêves. Les chuchoteurs qui protègent les souverains… Mais les apparences peuvent être trompeuses, c’est ce que va découvrir Hiodes. Je me suis attachée à cette jeune femme qui n’a pas pu vivre la vie qu’elle voulait et qui partage un contact particulier avec le Dragon. Une Reine qui ne gouverne pas. Qui n’est qu’un jouet, qu’un instrument. Mais le lien avec le Dragon est plus fort que ce que le Maître chuchoteur ne le voudrait. Pourquoi ? Et pourquoi est-ce si problématique pour lui ? Et si le Dragon avait plus de points communs avec cette Reine qu’avec un ordre divin ? Qui sont réellement les chuchoteurs ?

J’ai beaucoup apprécié la façon de procéder de l’auteur, distiller des informations pour créer le trouble chez le lecteur, les mots sont bien choisis pour faire comprendre que quelque chose cloche dans le fonctionnement de la régence. On se doute que certains personnages cachent quelque chose et la tension monte car on comprend que cela ne va sans doute pas très bien se terminer. Cette nouvelle est belle et triste à la fois. Mélange de mélancolie et de fantasy médiévale, une pointe de mystère et de fantastique, classique et efficace. Et puis c’est étrange, même s’il n’y a pas beaucoup de détails et de descriptions, format nouvelle oblige, j’ai trouvé le récit très visuel, je n’ai pas eu de mal à m’imaginer des décors, certaines scènes.

J’ai bien envie de découvrir un autre de texte de Thomas Geha qui écrit dans beaucoup de genre. Peut-être Cent Visages, un thriller dystopique jeunesse. Parce que j’aime les thriller mais la fantasy semble lui aller très bien, alors pourquoi pas un autre au détour d’un salon !

 

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Les avis des membres de la LC

Marie et Anne : https://memelessorciereslisent.wordpress.com/2015/02/25/chuchoteurs-du-dragon-de-thomas-geha/

Nyxx :

Fanny :

Dionysos : https://bibliocosme.wordpress.com/2015/02/22/chuchoteurs-du-dragon-nouvelle/

Top Ten Tuesday #153

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français par Iani.

Le thème de cette semaine est:

Les 10 albums préférés pour enfants

Oùlà… je vais devoir passer mon tour parce que moi je ne lis pas d’album pour enfant et je ne me souviens plus de ce que j’ai bien pu lire quand j’étais enfant …

moi je ne me souviens que des Astérix, Lucky Luke, Tintin et Les 4 as mais ce sont des BD tout âge pour moi

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Il doit y avoir plein de petit trésor mais là les seuls « albums » qui me viennent:

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Voilà ma maigre contribution ^^

Le thème de la semaine prochaine :
 
Les 10 livres que vous n’avez pas réussi à poser une fois commencés
N’hésitez pas à me donner les vôtres en commentaire ou le lien vers votre TTT 🙂

C’est lundi, que lisez-vous ? #153

Découvert sur plusieurs blogs livresques, le lundi est le jour de la semaine choisi pour le  C’est lundi, que lisez-vous ?

N’hésitez à commenter avec vos lectures passées, en cours et/ou à venir.

On prend le même et on recommence ^^

Qu’ai-je lu la semaine dernière ?

J’ai poursuivi L‘école de la nuit de Deborah Harkness

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Que vais-je lire cette semaine ?

Je continue L’école de la nuit de Deborah Harkness

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et j’ai commencé un peu Contes et légendes du pays Breton de Yann Brekilien

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je vais lire Chuchoteurs de dragon de Thomas Geha

Que vais-je lire la (les) semaine(s) prochaine(s) ?

A voir dans ma PAL mais certainement un de ceux là :

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Et vous que lisez-vous ?

Mourir sur Seine de Michel Bussi

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Editions des falaises, 9€, 470 pages

4ème de couverture

Un meurtre… huit millions de témoins.
Sixième jour de l’Armada. Un marin est retrouvé poignardé au beau milieu des quais de Rouen ! Quel tueur invisible a pu commettre ce crime impossible ? Quel étrange pacte semble lier des matelots du monde entier ? De quels trésors enfouis dans les méandres de la Seine sont-ils à la recherche ? Quel scandale dissimulent les autorités ?
Une implacable machination… qui prend en otage huit millions de touristes.
Une course effrénée contre la montre avant la parade de la Seine. L’histoire de la navigation en Seine, stupéfiante et pourtant bien réelle, livre la clé de l’énigme. Les quais de Rouen, le cimetière de Villequier, les rues médiévales de Rouen, le marais Vernier… deviennent autant de scènes de cette enquête défiant l’imagination.

Résumé

1983, Muriel, sa fille Marine et son époux se rendent au Marais Vernier. Le mari de Muriel est un plongeur émérite et sa fille d’une dizaine d’année l’accompagne. Pendant qu’ils plongent, en général, Muriel se promène et découvre les environs. C’est ce qu’elle décide de faire ce matin-là, une ballade dans les bois même si la chasse est ouverte. Quand Marine et son père ressortent de la Seine, Muriel n’est pas là à les attendre avec les serviettes chaudes comme elle le fait d’habitude. Ils partent à sa recherche. Seulement, il est trop tard…

25 ans plus tard, la ville de Rouen vit les premiers jours de l’Armada. D’un voilier mexicain, un matelot plonge dans la Seine, il fait sensation. Mais les raisons de son saut reste obscur pour tous même de l’équipage. Il écope de 4 soirées sans permission. Le premier soir où il peut sortir, il se rend à la Cantina s’amuser avec ses camarades. Il ressort de là au bras d’une jolie blonde. Le lendemain matin, à l’aube, un artiste-peintre va découvrir le corps du jeune homme sans vie devant le voilier mexicain, le Cuauhtémoc.

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Mon avis

Une très bonne lecture ^^

J’aime beaucoup Michel Bussi, sa façon de construire ses histoires et son style. Ce livre est très bien, mais en ayant lu des titres plus récents, on sent qu’il n’avait pas encore trouvé sa « patte ». Cependant, Mourir sur Seine est une très bonne lecture ! Donc imaginez la suite ^^ Bref, Michel Bussi est un auteur à lire !

Suite à la découverte du corps d’Aquilero un matelot mexicain, une enquête policière démarre. Ce marin a été retrouvé mort devant le voilier le Cuauthémoc présent à Rouen pour l’Armada. Pour la police, c’est l’horreur, en pleine Armada, ce meurtre va bouleverser les festivités, attirer les journalistes prêts à descendre la tradition de l’Armada et terrifier les touristes. Le commissaire Paturel et son équipe doivent aller vite. Ils commencent leur enquête dès la découverte du corps. Le jeune homme s’était fait remarquer en sautant du mât du voilier dans la Seine. Les policiers retracent sa soirée, boite, danse, alcool, etc, et départ de la Cantina au bras d’une jolie fille. A-t-elle un lien avec le meurtre ? Quelques heures plus tard, le légiste affirme qu’Aquilero est mort à 2h du matin, à la sortie de la Cantina mais le corps ne présente aucune manifestation de la décomposition, et il n’a été découvert que 4h plus tard. Pourquoi ? Comment est-ce possible ? Et puis surtout, qui en voulait à ce marin ? Un mari jaloux ? Un vol qui a mal tourné ? Les inspecteurs vont émettre des hypothèses parfois assez farfelues mais si la vérité l’était tout autant ?
Pendant, ce temps, une journaliste Maline est missionnée par le directeur du SeinoMarin lui demande de suivre l’Armada et l’enquête et de faire un papier sur le sujet…

Le lecteur découvre l’équipe d’inspecteurs. Des personnages sympathiques mais, en dehors du commissaire, peut-être un peu trop survolés pour être attachants. Le commissaire Paturel, 30 ans de service, du caractère, deux enfants en garde alterné, et qu’il a justement pour les vacances, des comptes à rendre au Préfet,… Colette, la cinquantaine, autant d’années de carrière que le commissaire, dans son équipe depuis presque autant, ils se connaissent très bien. Ovide celui qui émet des hypothèses et des théories improbables mais qui sont souvent les bonnes pistes à suivre. Jérémy, stagiaire, blouson de cuir, sourire en coin et chewing-gum. J’ai eu beaucoup de plaisir à suivre l’enquête et les découvertes de cette équipe même si on sent que les liens entre eux auraient pu être un peu plus développés, la psychologie un peu plus détaillée. Il y a des passages assez prévisibles mais on sent déjà une maîtrise de l’auteur dans la recherche de la crédibilité scientifique mais sans assommer le lecteur de détails, de théories. Bref, pas les experts 😉 mais ça prend très bien !

Et puis, on suit Maline, journaliste professionnelle. Jolie jeune femme qui n’est pas encore prête à se poser. Elle a une source d’information au cœur même de la police et  elle suit  donc l’enquête de très près. Elle va même déduire plus de choses des éléments communiqués par son informatrice. Pour son article au SeinoMarin, elle va devoir rentrer Olivier Levasseur, relation presse de l’Armada. Une rencontre qui ne va pas la laisser de marbre. Maline va contribuer sans le vouloir à l’enquête et bien sur, elle va se retrouver dans une situation compliquée ^^ Elle est attachante, spontanée et intelligente. Je pensais en apprendre un peu plus sur Maline, il y a des choses que regrette de ne pas avoir été un peu plus développée. Même si je comprend pourquoi. Maline connait le commissaire qui ne sera pas surpris de la retrouver plusieurs fois sur son chemin.

Dans Mourir sur Seine, j’ai retrouvé le style de l’auteur : l’art de mettre en place des fausses pistes, de faire naître des doutes chez le lecteur, de le surprendre avec une tournure inattendue des événements. On sent que le style dans la construction de l’intrigue doit encore d’affirmer un peu, ce que l’auteur a brillamment réussi dans ses derniers romans. Il y a déjà la fluidité et le rythme tant apprécié de ses romans, grâce à l’alternance des points de vue : police/ Maline et des chapitres courts. Il y a parfois des maladresses comme des répétitions dans la description des personnages ou certains dialogues mais il faut bien se rôder ^^

Malgré celà, j’ai été happé dans l’histoire. Je me suis torturée les méninges pour trouver l’astuce, faire le tri entre faux semblants, fausses pistes et rebondissements. J’adore échafauder des théories, me faire des nœuds au cerveau, parfois même compliquer l’intrigue plus qu’elle ne l’ai en réalité ! L’auteur réussit à installer la paranoïa de Maline chez son lecteur, comme elle, j’ai vu des complots, des coupables partout. Tout le monde s’est mis à être le suspect, le coupable idéal !

J’ai beaucoup aimé cette lecture qui se passe pendant l’Armada de Rouen donc. J’ai appris beaucoup de chose que je ne connaissais sur cet événements, sur la ville, sur la piraterie, les légendes du coin,… vraiment très intéressant. Les légendes et la piraterie sont vraiment ce que j’ai aimé le plus ici. De plus, l’Armada est un magnifique décor pour cette intrigue. Cette lecture m’a donné envie de m’intéresser plus à l’histoire riche de Rouen, la prochaine fois que j’irai. Et aussi d’assister un jour à une Armada.

amerigo-vespucci-armada-2013 rouen1La prochaine est en 2019…. c’est loiiiiiiiiin

Ce n’était pas aussi tordu que dans d’autres romans de l’auteur, on sent parfois qu’il s’agit d’un de ses premiers romans, mais, comme j’avais pu déjà le lire pour mon autre chouchou Franck Thilliez, les premiers romans sont déjà très bons, y a déjà du niveau, on sent déjà le gros potentiel de l’auteur qui arrive à se jouer de nous ^^

Petit bémol,  il y a des répétitions qui donnent trop d’éclairage sur la vérité et il y a quelques coquilles, mais ma foi, rien qui ne gâcha ma lecture 🙂 J’ai passé un très bon moment, et j’espère sortir bientôt de ma PAL énorme, les autres romans que j’ai de Michel Bussi 🙂

Mention spéciale, au titre du roman qui bien sur, laisse en tête la chanson de Dalida… Comme le titre un avion sans elle… Où comment réussir à avoir une chanson en tête pendant des jours, qui n’a « rien à voir » avec l’histoire du roman…

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