Par le sang du démon de Virginia Schilli

Par le sang du démon

Les éditions du Riez, 18,90€, 266 pages

4ème de couverture

Dans sa sombre masure, au cœur du Moyen-Âge, une jeune fille attire les convoitises par sa sublime beauté. Amoureuse en secret de son frère adoptif, amie d’un étrange occultiste vivant à l’écart du village, elle semble prête à tout pour sortir de sa misérable condition de paysanne.
Le destin lui offre l’occasion de croiser le fils du puissant seigneur Sorsele, mais cette rencontre ne se déroule pas sous les meilleurs auspices : violentée, battue, elle se retrouve prisonnière dans les geôles du château. C’est alors qu’un être mystérieux apparaît et lui offre sa revanche… Mais le prix à payer l’emmènera bien au-delà de la mort, sur les terres d’une souffrance inconnue et implacable.

Entre anges déchus et démons maléfiques, Virginia Schilli nous offre ici une version inédite sur le thème du vampire. Un premier roman à savourer sans modération.

Résumé

L’héroïne de ce roman a 16 ans, elle est belle et très ambitieuse, difficile quand on est serf. Issue une famille pauvre et pieuse, elle s’occupe des basses besognes depuis l’enfance mais depuis quelques années sa beauté et ses dons pour la magie noire, lui permettent d’éviter le labeur. Elle rend régulièrement visite à des personnes vivant recluses, en marge de la Seigneurie, mais aussi à son ainé, divinement beau, dont elle est secrètement éprise. Pour son malheur même s’il est évident que son frère n’est pas le fil de ses parents, ils sont vus comme tel par l’état civil et religieux.  Le jour où les choses vont se clarifier entre eux, sera celui d’un immense tournant dans la vie de notre narratrice…

Mon avis

Par le sang du démon de Virginia Schilli est une jolie découverte.

Il était temps que je continue mon exploration des titres de ma PAL publiés aux Editions du Riez, après Un autre et Le ballet des âmes, je me suis penché sur Par le sang du démon en vu des Imaginales, où l’auteure était présente.

Virginia Schilli nous entraine dans le passé, au XVème siècle, au temps des serfs et des seigneurs, une période médiévale avec laquelle j’ai souvent beaucoup de mal et ici, on tient une exception, ça ne m’a pas déplut cette période pour une fois !  Le récit est fait à la 1ère personne, on suit une jeune fille issue d’une famille de paysans sales et sans éducation, assez pauvres et pieux. On découvre tout de suite que notre narratrice (qui n’a pas de nom) déteste sa condition, loin d’être ignorante et naïve, elle déborde au contraire, d’ambition et souhaite plus que tout se défaire de sa condition. A 16 ans, elle est grande, belle et douée. Elle est aussi très arrogante et très (trop) sure d’elle ! Et … je l’ai d’emblée détesté ! Rien à faire, je n’arrive pas à avoir de l’empathie, de l’attachement ou de l’affection pour ce type de personnage (surtout quand il n’a pas de nom) ! Mais on ne peut pas dire, Virginia Schilli nous croque une héroïne avec un tempérament qui ne laisse pas le lecteur indifférent.

C’est avec brio que Virginia dépeint la vie de cette jeune fille qui repousse les avances des hommes alors que de par sa condition elle ne peut espérer mieux qu’un mariage. C’est que notre héroïne en pince pour son frère ainé Kethel. Ce dernier est grand, fort et vigoureux et on comprend vite qu’il n’est le frère de cette jolie garce que sur le papier, il a été recueilli par ses parents. Kethel lui aussi doit se marier et cela rempli sa soeur de jalousie et de haine envers l’éventuelle promise. J’avoue que ce point de départ ne m’a pas beaucoup plut, j’avais peur d’une énième histoire d’amour impossible mais possible quand même. Bref, j’aurai pu m’arrêter là et grand bien m’en a pris de continuer ! Parce que cette trame vole ensuite en éclat pour nous amener dans un univers tout autre, sombre et envoutant.

Notre héroïne va croiser le chemin du fils Sorcele, le seigneur du coin, et les choses vont prendre une tournure différente. Pour moi, l’histoire commence vraiment là avec la rencontre avec Anders. On va alors changer de décor, suivre notre héroïne et Anders. Mais attention, l’aventure est loin d’être rose et l’histoire ne sera pas qu’une simple histoire de vampires. Virginia Schilli s’approprie le genre et en fait un traitement audacieux et original. Le lecteur croisera des personnages touchants, d’autres horribles. Et découvrira que les apparences sont bien souvent trompeuses ! J’ai beaucoup apprécié ne pas savoir où tout ça allait me mener ! Et en me laissant porter, je suis allée de surprises en surprises, n’ayant pas entrevu certains retournements de situation.
Je me suis plus attachée à Anders, qu’à notre narratrice et c’est Ô combien surprenant ! (ceux qui l’ont lu comprendront je pense). Et certaines choses qui m’auraient semblé complètement étrange ou impossible dans d’autres livres, m’ont conquises ici, parce que tout est si bien décrit, imagé. Même si j’aurai aimé un peu plus de rythme dans l’histoire, la lecture est agréable et aisée. La fin est peut être un poil trop rapide. En tout cas, il y a une fin même si c’est là, un premier tome d’une trilogie.

Cependant, plus que l’histoire, ou l’intrigue (ce type de récit n’est pas vraiment ma tasse de thé de prime abord), j’ai adoré la plume de Virginia Schilli, une plume sensible et aguerrie, pour un premier roman c’est épatant ! Le style est soutenu (ni trop, ni lourd), le vocabulaire est recherché, les descriptions sont très réussies, la psychologie des personnages très travaillée. On plonge dans l’univers vampirique et le moyen-âge sans aucune difficulté, Virginia Schilli est talentueuse, elle a réussi à me surprendre, à m’immerger dans son imaginaire et à me donner l’envie de tourner les pages !

Par le sang du démon est une jolie découverte, une jolie surprise, que je conseille aux fans et non fans de lecture vampirique (à tous quoi!), parce que le talent de Virginia Schilli est présent à chaque page, que les personnages sont travaillés et que l’ambiance créée est particulièrement réussie.

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Le livre perdu des sortilèges de Deborah Harkness

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Orbit, 19,80€, 528 pages (prêt de Cali <3)

4ème de couverture

Diana Bishop est la dernière d’une longue lignée de sorcières, mais elle a renoncé depuis longtemps à son héritage familial pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu’au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : l’Ashmole 782. Elle ignore alors qu’elle vient de réveiller un ancien et terrible secret, et que tous – démons, sorcières et vampires – le convoitent ardemment. Parmi eux, Matthew Clairmont, un vampire aussi redoutable qu’énigmatique. Un tueur, lui a-t-on dit. Diana se retrouve très vite au cœur de la tourmente, entre un manuscrit maudit et un amour impossible.

Résumé

Diana, jeune américaine, est docteur en histoire des sciences et ses recherches actuelles concernent l’alchimie. Elle travaille à Oxford en Angleterre, où elle doit passer une année entière, se documenter à la bibliothèque bodléienne d’Oxford pour préparer une conférence. La particularité de Diana est qu’elle est une Bishop, une sorcière et la dernière de sa lignée mais elle refuse de se servir de sa magie surtout dans son travail, elle n’aspire qu’à une vie normale et ordinaire. Mais un jour, elle va avoir entre les mains un manuscrit particulier : l’Ashmole 782, un livre ensorcelé. Sous ces traits de livre d’alchimie, Diana se doute qu’il est bien plus, mais ne veut pas s’en préoccuper et le rend à la bibliothèque. Seulement, Diana n’est pas seule sur Terre, et le fait d’avoir eu entre ses mains ce livre convoité, va la mettre en danger…

Mon avis

Une belle découverte !

On suit donc Diana Bishop, une sorcière d’une longue lignée mais qui ne veut pas utiliser sa magie. Suite à la disparition de ses parents, elle veut être normale et se refuse à participer aux convents avec les autres sorcières ou à les côtoyer. Diana est historienne,  jeune, jolie, sportive et intelligente. Elle m’a plus d’une fois agacée mais faut dire qu’elle a des défauts qui vont bien avec le personnage donc pas d’aversion pour Diana ! En plus, ce n’est pas une adolescente écervelée, en mal d’amour ou niaise et ça c’est tout à fait appréciable !

J’ai apprécié le Matthew ténébreux, mystérieux, scientifique, amateur de bons vins, les passages où on découvre comment il se nourrit, sa transformation en vampire, son passé avant ça et ces « vies » après. Je pense que j’ai plus accroché à ce personnage qu’à celui de Diana.

J’ai été un peu longue à me mettre dans l’histoire, même si la lecture est facile. Je n’étais pas trop motivée, surtout que j’appréhendais énormément le côté romance. Au début, assez peu de choses se passe, on n’apprend pas vraiment grand chose sur le livre perdu des sortilèges, c’est surtout la naissance de l’histoire entre Diana et Matthew.  Ils se voient à la bibliothèque, un peu en dehors, elle se pose pas mal de questions mais ne semble pas encore trop perturbée par ce qu’il se passe. C’est un peu long. Et puis dès que Matthew et Diana quittent l’Angleterre, il commence à y avoir plus d’action, Diana ne se laisse plus porter par les événements, elle s’affirme, etc., on apprend plein de choses, ça devient beaucoup plus prenant.

Un seul chapitre ne concerne pas Diana, quand Matthew part en Écosse voir Hamish (début du livre). On découvre ce démon, et plein de choses sur la façon de voir de Matthew, sur ce qu’il ressent, la narration est quelque peu différente et on a un autre point de vue que celui de Diana et c’est agréable. Malheureusement, ça ne se produit qu’une seule fois, j’aurai bien aimé avoir plus de chapitres de ce type (pourquoi pas le ressentiment de la mère de Matthew par exemple).

La romance prend une grande place dans le récit, mais comme leur amour est très compliqué, finalement, les passages plus « mielleux », il n’y en a pas tant que cela. C’est vrai que c’est rapide, l’action ne se déroule que sur quelques semaines mais bizarrement, on a un impression de lenteur, de non précipitation, un drôle de mélange, qui m’a bien plu finalement.

Ce qui fait que ce roman est un belle découverte et qu’il s’agit d’un livre dense, avec des détails, des rebondissements, des personnages secondaires, des anecdotes, etc. Ce qui me manquait dans Sans âme par exemple, je l’ai trouvé ici et j’ai adoré, des anecdotes historiques sur la vie de Matthew, de sa mère, de la famille de Diana,…, des extraits de livres scientifiques ou autres, des références religieuses… Certains parlent de digressions, moi, je trouve que vraiment ces éléments donnent beaucoup plus de poids au récit, y a des recherches, du travail et ce n’est pas uniquement un décor à une histoire d’amour et ça vraiment, j’aime beaucoup ! En plus, cela donne envie de faire des recherches, de se documenter sur l’alchimie, sur ce qui est vrai, ce qui est inventé, etc.

Cet aspect « scientifique » « historique » est, pour moi, le gros plus de cette histoire, les textes alchimiques, les éléments qui s’imbriquent les uns à la suite des autres. Mes passages préférés sont ceux où Diana découvre les textes alchimiques, les enluminures, les illustrations, … et les anecdotes historiques qui expliquent les comportements de Matthew. Et j’ai aimé les recherches de Matthew sur les relations entre créatures, y aurait-il un ancêtre commun ? Qui a créé qui ? L’ADN, le sang,…, etc.  Loin d’être un frein à la lecture, j’ai complètement adhéré à ce côté scientifique !

J’ai beaucoup aimé, moi qui lit peu de bit-lit ou du moins de romans à créatures, en apprendre plus sur ces dernières (du moins la vision de l’auteure) : connaitre les habitudes des vampires, les caractéristiques des démons, ce qu’est la Congrégation. Ce que font les sorcières et leur entourage de fantômes, etc.  J’ai adhéré aux interrogations posées par l’existence de lAshmole 782, que contient-il ? Pourquoi les trois types de créatures veulent le récupérer ? Qui l’a ensorcelé ?

Deuxième atout de la seconde partie du roman, les personnages secondaires. J’ai eu beaucoup plus de facilité et suis plus rentrée dans ma lecture quand les personnages secondaires ont commencé à être plus nombreux. Et surtout j’ai aimé leur complexité, notamment Ysabeau, Marcus, Sarah, Emily… Et quand on commence à comprendre ce qu’il arrive à Diana et qu’elle découvre ce dont elle est capable.

Deborah Harkness signe là son premier roman et dans l’ensemble c’est réussi. On a une vraie histoire, des informations distillées tout le long du livre quand il faut, comme il faut, l’écriture est fluide, présente beaucoup de vocabulaire (au moins deux points qui indiquent une bonne traduction), des recherches, des détails et c’est cohérent (parfois, je me disais « attention mais au début il y avait ça et puis ? » et puis on répondait à mes interrogations même mineures). C’est efficace et j’avoue j’ai été touchée et émue par certains passages.

C’est vraiment donc vers la moitié du roman que j’ai été « conquise », c’est pour ça que ça n’est pas un coup de cœur, je ne dirais pas que le début m’a ennuyée mais c’est long à démarrer. Mais une fois dedans, j’avais vraiment envie de continuer et de savoir ce qu’on allait apprendre. Je savais qu’il s’agit au moins d’une trilogie et donc que je ne saurai pas le fin mot de l’histoire avant un moment, donc je n’ai pas été frustrée de la fin. Cependant, oui, je voudrais lire la suite, surtout que ça s’annonce très intéressant et j’espère ne pas me tromper en disant que le côté historique qui m’a tant plu ici, je le retrouverai certainement dans L’école de la nuit !

Merci Calinette pour le prêt et pour la découverte ❤ ! T’aurais pas le tome 2 par hasard 😉

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challenge destins de femmes

L’Aube de la Guerrière de Vanessa Terral

Quatrième de couverture

« Marre de jouer les éboueuses! De ramper dans les divers infra-mondes à traquer les monstres les plus tordus de la Création. Et maintenant, on nous envoie sans équipier, direct au casse-pipes! Trop de boulot, qu’ils disent. Trop de manifestations. Il paraît que c’est à cause de la fin du monde. Quel monde, déjà, je ne sais pas trop… Mais quelle fin en plus?! On a déjà eu droit à l’éclipse de 1999, au bug de l’an 2000, à l’ère du Verseau qui s’est glissé quelque part là-dedans et maintenant à décembre 2012 grâce à cette connerie de calendrier maya! N’importe quoi…
Remarquez, je devrais quand même me méfier; je suis bien placée pour savoir qu’en matière de légendes, il n’y a pas de fumée sans feu. La preuve: moi, ça fait trois semaines que je suis un ange guerrier. »

À peine décédée, Solange est envoyée à l’armurerie divine. Le Livre de saint Pierre a parlé: guerrière par prédisposition naturelle, mais ange sans grande valeur, elle ne sera d’aucune utilité dans la guerre qui oppose les siens aux démons. Autant l’employer dans les Fosses, ces lieux dispersés dans les plans qui ont pour point commun d’abriter les Larves et autres créatures de cauchemar. Lesquelles ont une fâcheuse tendance à fuguer…
Un job qui n’a rien de bien intéressant – à part une meilleure connaissance des différents types d’effluves méphitiques – jusqu’à ce qu’elle découvre que les démons aussi envoient des guerriers dératiser les abords des Fosses. Dont Terrence et Aghilas… ce dernier possédant le même Don qu’elle, un pouvoir très rare visiblement: le Feu des Ténèbres.

Résumé du début

Solange est un ange depuis peu de temps, elle a pour mission de combattre les Larves, de très grosses et affreuses créatures qui essayent d’envahir les différents plans d’existence, annihilant tout sur leur passage, une sorte d’éclaireur du Néant. Une sale besogne où elle risque la dispersion de son âme; heureusement, son Don, le Feu des Ténèbres lui donne un avantage, d’autant plus que le Saint-Office ne lui a pas assigné de partenaire, elle doit combattre les Larves seule. Bizarre, trop bizarre, Solange est convaincue qu’on souhaite sa disparition! Pas d’autres solutions que donner le change jusqu’à l’opportunité de « déserter ». Lors d’un nouveau combat, elle ne doit la vie, enfin, la non-dispersion de son âme, qu’à l’intervention de deux guerriers, du renfort ? Non, deux démons qui comme elle ont pour mission de combattre les Larves. Elle va rester un moment avec eux après être passé chercher ses maigres affaires au Paradis. L’occasion pour Solange de découvrir qu’on lui a volontairement caché pas mal de chose. Et si sa destinée était ailleurs ?

Mon avis

J’ai adoré ! Moi qui ne suis pas bit-lit, pas ange ou démon, j’ai vraiment été prise dans l’histoire et je suis convaincue que je peux trouver de belles histoires  dans ce genre !

D’abord, ça n’est pas simple de résumer le début, parce que c’est dense (sans être complexe toutefois) car on découvre Solange, le Paradis, son « emploi » et sa rencontre avec Aghilas et Terrence, des démons guerriers. Je vais essayer de ne pas trop en dire pour ne pas gâcher la surprise de cette histoire. Une histoire hyper travaillée, j’ai trouvé tous les éléments nécessaires à sa compréhension et j’ai beaucoup aimé la vision de « l’après-vie » de Vanessa Terral. J’ai aimé que tout ne soit pas tout blanc ou tout noir, il y a le Paradis, les Enfers, mais pas que; qu’il y ai des anges avec des différents rôles , idem pour les démons, mais il n’y a pas que ça, on a le cas de ceux qui ne croyaient pas pendant leur vie ou de ceux qui croient en autre chose (dieux païens, Nordique ici notamment), d’anges différents,… Des « marginaux » peut-être, en tout cas,  des êtres qui ont tout autant leur place dans cette après-vie que les autres. L’intrigue est très prenante, remplie de révélations que va découvrir Solange au fur et à mesure, des scènes d’actions, une destinée découverte et à accomplir, des tensions entre les plans d’existences. Dès le début, on est directement dans l’action et ça c’est déjà pour moi un super bon départ ! et le reste se déroule de façon énergique, rapide, cohérente, structurée et passionnante. Après le 1/3 tiers, plus possible de le lâcher !

L’histoire est racontée au passé par Solange. J’ai beaucoup aimé ce personnage, ange depuis 3 semaines, très jeune donc, qui accomplit sa tâche consciencieusement mais qui ne suit pas bêtement le troupeau. Fraîche et pétillante, elle reste la personnalité complexe, un peu mystérieuse, un peu paumée, qu’elle était dans sa vie. Elle réfléchit et comprend rapidement que qu’il y a quelque chose de pourri au Paradis ! Elle décide d’aller voir ailleurs, tâtonne et va apprendre de la part de différents protagonistes beaucoup de choses de façon différente (directe parfois, détournée souvent). Elle a un parler bien à elle, ne mâche pas ces mots, utilise un langage familier mais elle n’est pas vulgaire. Sa façon d’être n’alourdit pas le récit, bien au contraire, et très souvent ses emportements s’expliquent. Je me suis beaucoup attachée à Solange, on découvre son passé dans son existence humaine et on a là un personnage creusé, intéressant et combattif.
Comme d’ailleurs les autres personnages du roman, notamment Aghilas et Terrence. Le premier est un pur guerrier, froid, solide, très soldat, qui ne manque pas de charme, personnalité démoniaque complexe. Le second est un incube qui joue beaucoup de séduction et de charisme (un incube quoi!), mais ça serait trop simple qu’il ne se résume qu’à ça! Il a donc lui aussi une personnalité assez complexe en plus d’être ambigüe. On a ici un duo qui met en avant alternativement l’un ou l’autre, mais l’équilibre est parfait, chacun est utile à l’autre et a sa personnalité qui apporte beaucoup au roman. Solange perturbe cet équilibre. Vont-ils l’aider alors ? Ou essayer de s’en débarrasser ? Gros points forts, il y a beaucoup d’humour dans l’Aube de la Guerrière, de tensions entre Solange et Aghilas ou Terrence et pas que nerveuse, si vous voyez ce que je veux dire 😉
J’ai beaucoup aimé la façon qu’a Solange de remettre les deux démons à leur place mais j’ai aussi beaucoup aimé la naissance de sentiments plus forts entre deux personnages.

D’autres personnages ont su également retenir mon attention, Héléna, une ange un peu particulière, elle a un rôle essentiel et pourtant ce n’est qu’un personnage secondaire. Bel aussi de la Forge divine, ou encore Sabina, qui appartient à un Clan païen, les moissonsdes-Æsir et mention spéciale au chat Toto 😉 Un livre qui fait la part belle aux personnages féminins il faut le reconnaitre.

Un défaut, j’en trouve pas… Peut être pas d’anges masculins ou de démons féminins pour équilibrer un peu, mais vraiment c’est pour trouver quelque chose !

J’ai vraiment aimé la plume et le style de Vanessa Terral. C’est travaillé, les valeurs, les notions sont reprises à la base, on sent un univers et une inspiration riches mais c’est dosé comme il le faut, le récit ne s’alourdit pas de choses inutiles. L’écriture est fluide et simple sans être trop légère, tout l’univers est amené de manière aisée. En plus, l’histoire est dynamique, rythmée, il y a beaucoup d’actions entrecoupées de moments plus propice à la découverte des personnages. C’est un très bon premier roman !

Y a pas Solange me manque déjà ! C’est ici un one-shot mais peut être qu’on la re-croissera dans une autre histoire. En tout cas, ça me plairait de retrouver l’univers créé par Vanessa Terral et de découvrir d’autres de ses écrits (hé mais j’ai des nouvelles qui m’attendent dans des anthologies!!!). Un premier roman vraiment très réussi ! Vivement les prochains ! Moi je le recommande chaudement en tout cas.

Si vous voulez en découvrir plus, il y a une belle page FB : L’aube de la Guerrière avec du fan art magnifique, des descriptions détaillés de Terrence et Aghilas, …

Extra

Une fois n’est pas coutume, je prolonge mon billet. Déjà, je souhaite remercier Chica Nessita du blog d’A l’abordage de la Culture qui a créé la chasse aux trésors de petites maisons d’édition et qui nous a fait découvrir les Éditions du Chat Noir. Merci ma toute belle ❤ Puis, je remercie Vanessa Terral d’avoir accepté d’offrir le premier lot de la chasse : un personnage qui vous ressemble et qui porte votre nom dans son prochain roman ❤ Et voilà l’honneur que j’ai eu en gagnant ! Déjà c’était une formidable expérience de pouvoir échanger avec Vanessa qui était en train d’écrire son roman. Et ensuite de découvrir Aurore dans l’Aube de la Guerrière. Que dire?  Wouha, ça claque quand même !!!

Alors, on va (peut-être? certainement?) me reprocher de ne pas être objective. Tant pis, même si je n’avais pas eu cette chance « d’être intégrée » à ce roman, je l’aurai beaucoup aimé, parce qu’il est travaillé, les personnages sont attachants, on ne s’ennuie pas à sa lecture, on découvre un univers riche, des croyances païennes, et c’est superbement bien écrit. Et oui, en plus, comment ne pas lui accorder une place encore plus particulière quand on a eu la chance que j’ai eu ? Alors voilà, j’suis super émue et touchée parce que Vanessa a su très bien me décrire et avec son talent, elle m’a concocté un rôle qui m’a beaucoup plu, parce qu’Aurore n’est pas banale quand même. J’ai hâte de discuter avec Vanessa pour découvrir si elle l’avait déjà en tête comme ça, si elle lui a donné les actions et pensées qu’elle a voulu, qui allait avec ce qu’elle avait imaginer écrire ou si elle a du s’adapter à ce que je lui avais dit ? Ce personnage (« Mon personnage ») arrive à la fin et est secondaire mais le rôle super, j’en aurai jamais espéré autant.

J’ai hâte (appréhende aussi) de savoir ce que les lecteurs auront pensé d’Aurore ?! C’est très mégalo hein ? Mais j’aimerai bien !

MERCI infiniment Vanessa, tu m’as cité dans tes remerciements alors que c’est à moi de te dire merci !!!! Merci de cette opportunité, de cette incroyable expérience et d’avoir su tout simplement. L’Aube de la Guerrière a une place toute particulière dans ma bibliothèque et dans mon cœur maintenant. J’ai hâte de te le faire dédicacer au Val Joly et de pouvoir en discuter avec toi 🙂
Et pour répondre à ta question : OUI, 1 000 fois oui !!!!!!!

Je rajouterai encore une chose, Foutrecorne, L’Aube de la guerrière, lisez-le !!!!!!!!

(et tant pis pour ceux qui penseront que j’en fais trop et que je manque d’objectivité)

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