Sans âme de Gail Carriger

Le livre de poche, 7,10€, 425 pages

Lecture commune de la 18ème rencontre du club de lecture L’île aux livres / Alille.com

4ème de couverture

Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ?

Résumé du début

Lors d’une soirée mondaine, Alexia Tarabotti, considérée comme une vieille fille par la Société, parce qu’à 26 ans elle est encore célibataire à cause semble-t-il de ses origines et de son physique à contre-temps du 19ème siècle anglais, s’ennuie ferme, surtout que ses hôtes n’ont même pas pris la peine de prévoir des encas digne ce nom ! Elle demande à se faire servir un thé dans la bibliothèque, sa pièce préférée où qu’elle aille. Mais alors qu’elle allait enfin manger, elle se fait agresser par un vampire étrange et hagard. Assoiffé aussi. Et malpoli. Par accident, Alexia cause la mort de cet individu mais ça n’est pas une façon de faire dans la bonne société londonienne, où les surnaturels cohabitent avec les humains suivant des règles précises.  De jeunes gens pénètrent dans la bibliothèque et Alexia feint un cri et un évanouissement. C’est alors qu’arrive Lord Maccon, comte de Woolsey, mâle alpha des loups-garou locaux et responsable du BUR. Lui et son bétâ ont en charge les relations entre humains et surnaturels. Alexia et lui se connaissent déjà, leurs retrouvailles sont empreintes de piques et de sous-entendus. Qui était ce vampire qui ne semble pas appartenir à une ruche ? C’est le début d’une aventure palpitante dans la vie d’Alexia Tarabotti…

Mon avis

Une lecture détente bienvenue.

Il est passé après ma lecture d’une place à prendre de J.K. Rowling, assez fort comme livre, et du coup, il est tombé à point nommé, j’avais besoin d’une lecture légère, sans prise de tête.

Alors c’est sur, je n’ai pas trouvé que c’était de la grande littérature mais le livre se lit facilement, vite et j’me suis surprise à être plutôt bien prise dedans. L’histoire manque cependant de surprise, on sait à l’avance ce qu’il va se passer par exemple entre Lord Maccon et Alexia, il n’y a pas vraiment de gros rebondissements, c’est un peu dommage. Il y a pas mal de déjà vu je trouve (dans les films du genre notamment, vu que je lis hyper rarement de la bit lit ou plus largement des histoires de vampires et de loups garou, par contre les films, ça oui, j’adore!). J’ai trouvé aussi que le côté steampunk du livre n’était pas suffisamment ancré. Voir même c’était juste pour dire d’en mettre. Je ne demande pas des thèses techniques sur les moteurs ou quoi qui alourdiraient inutilement ce type de récit, mais parfois, rien que le fait de citer un nom (Tesla, Bell, etc.) permet de donner plus de caractère à l’histoire.

Bien que les ficelles soient grosses tant au niveau de l’intrigue que de la relation entre les personnages, je me suis amusée à lire cette histoire. J’ai apprécié plusieurs choses notamment l’héroïne. On est pas là devant une jeunette ou une greluche écervelée (même si elle a des lacunes dans certains domaines, époque oblige). Alexia a 26 ans, elle est cultivée et lit beaucoup, elle a du caractère, un certain franc-parler et ne se laisse pas marcher sur les pieds, ce qui est appréciable. J’ai beaucoup souri dans ces échanges avec son ami Ivy ou avec Lyall et Lord Maccon. Par contre, son côté « sans âme » n’est pas suffisamment exploité. Comme le récit n’est pas à la première personne, il manque les vraies pensées d’Alexia qui n’est pas sensé agir comme tout le monde (on en a quelques unes mais généralement c’est en présence de Lord Maccon, pas vraiment les moments où sa caractéristique de « sans âme » est la plus intéressante). Elle devrait être plus froide, plus à côté de la plaque parfois. Et elle a de temps à autre des réactions qui ne collent pas avec son absence d’âme. Il y a quand même de temps en temps de référence à sa nature et les implications qui en découlent mais ça n’est pas flagrant.

Dans les autres personnages, j’aime beaucoup Lord Akeldama. Un « vieux » vampire à l’esprit vif et la garde robe impressionnante. Très cliché mais je lui ai trouvé plus de profondeur que voulu surtout à la fin. Et puis Lord Maccon, je résiste pas à un écossais de toute façon 😉

Pour la famille d’Alexia, j’avais l’impression de voir Cendrillon, avec deux demi-soeurs sottes et superficielles, qui elles vont au bal, pendant que leur ainée est coincée à la maison. Sauf qu’Alexia n’est pas une souillon. Autre référence, elle a la malchance d’avoir une mère geignarde, à la Mrs Bennett de Jane Austen.

Malgré tout ça, j’avoue que j’ai passé un bon moment, même les scènes hots du livre, j’avoue qu’elles m’ont plut (oui jetez moi des cailloux !) mais si parfois c’était un petit peu trop too much, ça me donnait plus envie de rire qu’autre chose. Mais bon quoi,… ah l’Écosse,… ;o)

Ensuite c’est l’ambiance 19ème qui m’a beaucoup plu, le Londres de la Reine Victoria, je trouve toujours que ça en jette, en bon comme en mauvais (faut pas se leurrer, ça craignait sans doute pas mal à cette époque) mais les calèches, les robes, les chapeaux, … Tout ça, ça me plait. Et on en a tout juste ce qu’il faut dans le roman.

J’ai apprécié les jalons posés pour les suites, par exemple, certains personnages uniquement survolés mais dont Alexia sait déjà qu’elle doit se méfier, l’explication des habitudes et mœurs des ruches et des meutes (c’est le premier livre lu sur des loups-garous, dommage qu’il n’y ait quand même pas plus de détails), le rôle qu’elle aura dans la Société (par contre la venue d’une certaine personne à la fin, c’était trop).

C’était pour moi une lecture sans prise de tête, vraiment détente, mais je lui reconnais quand même sincèrement certains défauts. Du coup, je sais que si je lis les prochains, je le ferais dans les mêmes conditions que pour ce premier tome, après une lecture plus difficile pour faire une transition vers autre chose (en espérant que les histoires des autres tomes m’intéressent quand même.).

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3 réflexions sur “Sans âme de Gail Carriger

  1. Cassiopée dit :

    Sans Âaaaaaame ❤ ❤

  2. NyrA dit :

    Globalement mon avis est comme le tien, sauf que je vois moins les points négatifs x) En tout cas je suis contente que tu aies bien aimé, j’avais peur de te dégoûter de ce genre de littérature vu que tu en lis peu =)

une petite bafouille !

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