Les coups de coeur des Imaginales – chez Actu SF

42793Actu SF, 14€, 313 pages

4ème de couverture

Tous les ans, le festival des Imaginales à Épinal est le grand rendez-vous de tous les amateurs de fantasy. Et chaque année, le festival choisit un auteur « coup de cœur ».
Dirigée par Stéphanie Nicot, cette anthologie rassemble les dix écrivains français distingués, depuis 2004.
Un casting de rêve avec dix nouvelles inédites et superbes. L’occasion de découvrir ces plumes exceptionnelles et de se balader sur les terres de la fantasy, de la fantasy urbaine, du fantastique et de la science-fiction.
Retournez dans le Vieux Royaume avec Jean-Philippe Jaworski, alors que les morts semblent se relever sur les champs de bataille ; marchandez avec Sire Cédric et le père d’Eva Svärta, un commerçant albinos qui saura combler jusque vos plus étranges désirs ; plongez au cœur de Narthécia en compagnie de Samantha Bailly, une cité encerclée de forêts dangereuses où la justice passe par l’empathie ; accompagnez Jérôme Camut dans un petit village des Pyrénées où la vie semble s’être arrêtée à la fin du XIXe siècle ou partez avec l’héroïne demi-elfe de Rachel Tanner au Kosovo enquêter sur un trafic d’organes…

Avec Thierry DI ROLLO, Jérôme CAMUT, Erik WIETZEL, Rachel TANNER, Mélanie FAZI, Jean-Philippe JAWORSKI, SIRE CÉDRIC, Charlotte BOUSQUET, Lionel DAVOUST, Samantha BAILLY.

Mon avis

J’ai acheté de recueil de nouvelles afin de pouvoir relire certains auteurs avant d’aller aux Imaginales et d’en découvrir d’autres qu’ils soient présents en 2014 ou non. Voici mon petit avis sur chacune des nouvelles :

Une simple promesse de Thierry DI ROLLO

Un Janus noir se rend en Territoire perdu. Il a fait une promesse qu’il souhaite honorer.  Les Janus Noir sont immortels mais qui sait ce qu’il encourt en se rendant là-bas … Wilbur veut revoir Choréandre même si le prix à payer est de ne jamais revenir, de tout perdre.

Je découvre Thierry Di Rollo avec cette nouvelle très belle, mélancolique, toute en nuance, teintée de désespoir et de fatalité. L’histoire est belle. J’aurai bien aimé en savoir plus sur l’univers dans lequel évolue le Janus Noir. J’ai beaucoup aimé le symbolisme et la fin de cette nouvelle.

Le secret de Parsigou de Jérôme CAMUT

Le lecteur découvre Parsigou dans les Pyrénées, un village qui n’a pas changé depuis 100 ans. Réellement. Les gens vivent là comme au début du 20ème siècle. Et la moyenne d’âge est assez élevée. Mais est-ce réellement de la propre volonté des habitants ou bien il y a-t-il quelque chose derrière ces particularités ?

Alors là, j’ai adoré cette nouvelle ! Une nouvelle fantastique dans le fin fond des Pyrénées, déjà l’idée j’adhère complètement ! Il y a beaucoup d’humour dans le traitement de cette nouvelle et dans l’analyse de la vie avec ou sans la technologie. De plus, j’ai beaucoup apprécié l’écriture de Jérôme Camut qui se veut légère avec un fond de réflexion sur le progrès si on en a envie de développer un peu !

Le chirurgien d’Erik WIETZEL

Un chirurgien reconnu trompe sa seconde femme avec une artiste. Un jour, à son réveil, il est pris d’un gros mal de gorge sans raison apparente. Après consultation d’un de ses confères, il découvre qu’il a subit une ablation des amygdales. Pourquoi en a-t-il aucun souvenir ? Quand une cicatrice apparait sur son corps quelques jours plus tard, plus de doute, il se passe réellement quelque chose d’étrange.

Une nouvelle intéressante même si j’avoue ne pas avoir vraiment accrochée. L’intrigue fantastique est sympathique mais je n’ai pas du tout été en empathie avec le chirurgien. Faut dire que j’ai beaucoup de mal avec les maris infidèles (ou les femmes d’ailleurs), pas de chance.

La stratégie du chasseur de Rachel TANNER

Juliette est une Chasseuse. Une partie d’elle est Elfe ce qui lui confère la capacité de ressentir des connexions avec les personnes, pour le peu qu’il dispose d’un objet leur appartenant. Freelance depuis quelques temps déjà, Juliette se voit régulièrement confier des missions de recherche de personnes importantes disparues, enlevées, … dans des zones sensibles du Monde. Et cette fois, elle va devoir s’envoler pour le Kosovo, son trafic d’organe, son insécurité, …

Une nouvelle dans un monde TRES réel, le notre, le Kosovo et ses tragédies, ses monstruosités. On s’attache à Juliette, cette Chasseuse et ses capacités. Le fantastique n’est présent que par touches dans notre quotidien si réel et Rachel Tanner le fait très bien. Cette nouvelle permet de nous ouvrir les yeux sur le monde et c’est ce qu’on peut aussi attendre de la fantasy.

Trois renards de Mélanie FAZI

Une jeune musicienne nous raconte comment elle se retrouve, seule, sans ami, dans un quartier pourri, dans un studio minuscule, à la suite de sa rupture. Elle était avec un homme violent mais comme de nombreuses femmes amoureuses, elle ne s’en ai pas rendue compte tout de suite et surtout elle pensait mériter la violence verbale dont son homme faisait preuve. Elle nous raconte aussi comment elle a vu les renards pour la première fois quand elle a joué de son violon pour le groupe Caméo. La brèche qui s’ouvre sur un autre monde quand la musique vous transporte.

C’est une très belle nouvelle, poignante et dure. Elle aborde des thèmes difficiles mais aussi le côté fantastique quand la violoniste joue, sa musique atténue le voile entre les mondes et la jeune femme voie les animaux, c’est très poétique. Elle a la chance de voir ce que très peu de personne peut voir mais attise la jalousie de ceux qui ne les voient pas. Elle est seule dans son monde et cela fait une nouvelle très mélancolique.

Profanation de Jean-Philippe JAWORSKI

Sabaude Cufart doit plaider sa cause devant les trois prêtres du Desséché, il a été pris en train de détrousser des cadavres tombés au champ de bataille, une profanation. Or Sabaude va leur démontrer qu’il n’est pas un profanateur…

J’ai beaucoup aimé cette nouvelle qui (re)plonge le lecteur dans le Vieux Royaume. Elle m’a fait sourire plus qu’une fois,  j’ai beaucoup aimé la façon dont Jean-Philippe Jaworski a mené l’action. Un peu « arroseur arrosé ». Retrouver la plume de Jean-Philippe Jaworski est un plaisir, je ne suis toujours pas prête pour lire Gagner la Guerre mais je savoure les nouvelles du Vieux Royaume. La postface est bien utile pour comprendre tous les subtilités.

Séréna de SIRE CÉDRIC

Charles se rend dans un lieu isolé à la rencontre du marchand, Louis, un albinos. Dans les cercles d’amateurs de sombres débauches et autres vices étranges, c’est l’homme qui vous trouve ce qu’il vous faut. Charles a une demande des plus particulières, un fantasme à assouvir… Peu importe le prix à payer ?

Là aussi c’est toujours un plaisir de retrouver le style percutant de Sire Cédric ! Et avec un personnage lié à un autre personnage de ces romans, c’était très sympa ! La nouvelle est assez courte, dommage, j’aurai bien aimé en découvrir plus sur Louis moi ! Attention, c’est un peu spécial mais c’est du Sire Cédric quoi ❤

La nuit sur le plateau de K’fên de Charlotte BOUSQUET

Kanuya fuit. Elle essaie à nouveau d’échapper à celui à qui son père l’a mariée de force. Plutôt mourir que d’être reprise et de retourner là bas. Alors, Kanuya puise dans ses dernières ressources pour courir le plus loin possible. Mais il y a beaucoup d’obstacles sur sa route…

Je découvre Charlotte Bousquet avec cette nouvelle qui m’a beaucoup plu. Un imaginaire que j’ai trouvé très beau, c’est presque plus un conte qu’une nouvelle et j’ai beaucoup aimé là. L’héroïne est attachante et on a envie de savoir ce qui va se passer pour elle. Il y a beaucoup d’émotions dans cette nouvelle et c’est vraiment génial de réussir à les faire passer dans un format court.

Derrière les barreaux de Lionel DAVOUST

Un jeune homme se confie à son amie, dans une situation complexe, il lui explique son enfance, sa « différence », la difficulté pour les autres à le comprendre. Et puis aussi comment tout a commencé, pourquoi, il en est venu à faire ce qu’il a fait, les extraordinaires découvertes réalisées, si difficile à croire pour les autres…

Cette nouvelle aborde deux thèmes forts : la différence et trouver sa place dans le monde. En plus, l’auteur a saisi l’occasion pour aborder un thème tout spécial pour lui ce qu’il n’aborde jamais, sa passion pour les dauphins. Ces êtres mystérieux, doués d’intelligence. C’est une idée qu’on retrouve pas mal en SF (dans les séries télé), celle que les dauphins ne seraient pas vraiment de notre monde… Et si c’était vraiment le cas ? Le récit à la première personne est marquant. La psychologie du personnage est fine, travaillée. Une nouvelle très intéressante.

Élixir de Samantha BAILLY

Dans un monde différent, le gouvernement utilise les empathes pour travailler sur les maladies psychiatriques ou psychologiques. Mais aussi pour déterminer si les personnes arrêtées sont coupables ou non. Avec cette capacité particulière, Elixir a été forcée de renoncer à sa propre vie pour servir cette nouvelle société. On lui confie le diagnostic d’une personne qui a pu s’approcher du monde extérieur, de l’autre côté du champ de force, de l’interdit. Que va-t-elle découvrir?

Un vrai plaisir ici aussi de retrouver la plume si fluide et l’univers si riche de Samantha Bailly. Ici, le monde imaginé est très intéressant que ça en est frustrant de n’avoir qu’une nouvelle ! On aimerait tellement en savoir plus à la fin. Les thèmes m’ont beaucoup plu, la liberté, le choix. Je pense que ça pourrait donner un très chouette roman !

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La présence de postfaces des auteurs indiquant la ou les raisons de leurs nouvelles, de leurs thèmes est vraiment un gros gros plus. Pour moi, cela a compensé le fait que ce recueil ne dispose pas d’un thème particulier, d’un fil conducteur, d’un lien entre les textes. Ce recueil permet de vraiment découvrir l’univers de ces auteurs, de découvrir de nouvelles plumes, différents façons d’écrire des récits imaginaires. Je n’ai pas été charmée par toutes les nouvelles, il y en a que j’ai préféré aux autres. Mais dans l’ensemble, c’est un bon recueil, avec des lectures variées et plaisantes. Et qui rappelle les bons moments passés aux Imaginales.

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Fissures de Jess Kaan

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Editions Lokomodo, 7,30€, 336 pages

4ème de couverture

Étrange, morcelée, craquelée, notre réalité se délite et nous entraîne dans son sillage. Les certitudes vacillent, les idéaux s’estompent et l’on contemple les fissures de ce monde que l’on croyait inébranlable. Il est plus tard que vous ne pensez, votre quotidien a déjà basculé. Sauver ce monde… Ou l’accepter ? Au fil de quinze récits entre New York, Londres et Dunkerque, Jess Kaan vous convie à partager son univers, ses peurs, ses espoirs aussi. Venez…

Mon avis

Une belle découverte !

J’ai acheté ce recueil de nouvelles sur les conseils de Cindy, que je remercie, c’était une très belle découverte d’une atmosphère particulière, d’un auteur prometteur et d’une maison d’édition sérieuse qui fait des poches abordables en plus !

Ce recueil est composé de 15 nouvelles plus ou moins longues toutes empreintes de réalisme et de fantastique mêlée. Quasiment à chaque fois, j’ai été surprise de la tournure des événements dans les nouvelles. Elles commencent quasiment toute dans notre réalité, sociale, culturelle, … avec son lot de poésie et de drames, puis ça dévie de façon assez naturelle dans le surnaturel, la limite entre la folie et la perception de notre monde, est mince, un rien suffit pour basculer « de l’autre côté du miroir ».

J’ai adoré certaines nouvelles, d’autres m’ont moins plu, pas à cause de la qualité du récit ou de l’écriture mais plutôt parce qu’elles sont trop courtes pour s’attacher aux personnages et s’imprégner de l’atmosphère.

Comme pour chaque recueil, je vous ai préparé un résumé de la nouvelle et mon impression après lecture :

Rustbelt

Dans le Nord, un ouvrier de 29 ans se retrouve au chômage, sans autre bagage que 10 années passées au service de son employeur à suer sang et eau pour lui. Dans le coin, on vénère le bienfaiteur de la région qui a créé la plus grosse usine et employé beaucoup de locaux. En dépit de ses comportements personnels condamnables, tout le monde ferme les yeux; même après sa mort, il est considéré comme un Saint. Après une soirée à boire, notre ouvrier va chercher à se venger, mais tout ne va pas se passer comme prévu…

Cette nouvelle est très bien écrite, la tension monte progressivement. A la fois, sociale et fantastique, elle aborde des thèmes difficiles, la détresse sociale, la crise économique, le pouvoir des riches, les œillères des plus pauvres, … On arrive facilement à se mettre à la place de cet ouvrier et comme lui, on ne peut rester les bras ballants à ne rien faire. Le basculement dans le fantastique est vraiment bien fait, progressif et subtil.

L’intrigue

Un jeune homme doit retourner à Dunkerque pour son travail mais il déteste cette ville associée à de trop mauvais souvenirs, et plus que tout le Carnaval. Entrainé par un collègue de travail, il va devoir y participer, c’est alors qu’il aperçoit un de ceux que l’on surnomme l’Intrigue. Il y a 10 ans son père en a croisé un et n’a plus jamais été le même après…

J’ai beaucoup aimé cette nouvelle à la tournure inattendue ! J’ai aimé aussi découvrir le Carnaval sous les mots de Jess Kaan. J’avoue ne pas être attiré par ces rassemblements (trop, beaucoup trop de monde pour moi, même si j’aime l’esprit Carnaval) et après cette nouvelle… j’ai encore moins envie d’y aller ! Bouhhhhh (vous comprendrez à la lecture) ! Cette nouvelle traite des thèmes de la mort, du désespoir, des faux semblants et de l’essence même du Carnaval.

Les chats

Sébastien est une grande gueule, le genre à démarrer au quart de tour. Il a une femme, 4 gamins et 2 chiens. La famille pleine de stéréotypes qui se prend pour des bobos ! Mais surtout Sébastien déteste les chats. Un jour, il utilise son rottweiler contre un chaton. Après, ça des phénomènes étrangers vont se produire…

Alors là, c’est malheureux mais j’ai eu l’impression de retrouver certaines personnes que je connaissais quand j’étais ado, le père qui préfère ses chiens à ses enfants, qui se réjouit d’être cruel. Le genre de type qui fait froid dans le dos.  Dans cette nouvelle, j’ai aimé, ne pas arriver à déterminer ce qui est réel de ce qui est de l’ordre du délire ou du fantastique. C’est vraiment très bien fait ^^  Une question se pose : aimerez-vous toujours les chats après cette nouvelle ?

Toute la peine du monde

En 1994, Valérie, ado perturbée, voit un psychiatre, grâce à lui, elle va découvrir pourquoi elle est si mal dans sa peau. 10 ans plus tard, elle assiste aux obsèques de ce médecin qui a tant compté pour elle et se remémore les choses qui se sont passées dans la dernière décennie… 

Très belle histoire dans cette nouvelle, cependant, je ne sais pas pourquoi, j’ai moins accroché, peut-être que mon esprit aurait souhaité un traitement différent de ce qui arrive au docteur.

Épié

Un homme se sent épié chez lui, il sent une présence mais ne trouve rien d’autre qu’une boite posée sur sa table de séjour, qu’il n’avait jamais vu auparavant…

Voici un exemple de nouvelle courte, trop pour que j’arrive vraiment à accrocher. Mais elle est intrigante et crée un trouble chez le lecteur, est-ce  une nouvelle fantastique, ou la métaphore d’une maladie ?

Kenshiro’s way

On suit Kenshiro un ninja dans un « Hiroshima » aux allures futuristes mais surtout touché par un Mal étrange. Sa sœur est en danger, il doit faire quelque chose pour elle…

Une des rares nouvelles du recueil à ne pas être ancrée du départ dans la réalité que l’on connait. Je ne suis pas portée sur la culture ou les histoire asiatiques, j’ai donc eu du mal avec cette nouvelle au début et puis sa tournure change et elle devient surprenante. J’ai aimé dedans, ce qui fait un peu plus « SF », des animaux-robots notamment. Et l’art de l’illusion.  Cette nouvelle est plus longue que les précédentes, plus étoffée, finalement elle me laisse un bon souvenir alors que c’était mal parti ^^

915

Un père est au chevet de son fils à l’hôpital. On a alternativement le point de vue de ce père et de son fils. Mais le point de vue du fils n’est pas celui auquel on s’attend…

Cette nouvelle est très belle, elle met en avant des thèmes comme le pouvoir de l’amour, les rêves, l’imaginaire, la dureté de la réalité, l’espoir… J’ai beaucoup aimé cette nouvelle et son symbolisme.

Le syndrome de Midas

Grégory, diplômé dans la finance, vient d’être embauché dans une des plus grosses boites de Londres comme trader. Son comportement déjà limite, change encore, il devient égoïste, insensible, odieux, arrogant. Il va jusqu’à se mettre à la Coke pour être plus performant. Le début de la fin…

Encore une nouvelle surprenante! On n’imagine pas la fin quand on la commence ! Grégory est typiquement le genre de personnage qui m’est antipathique, à un point tel que je n’ai même pas été touchée parce qui lui arrive, après tout, il n’a que ce qu’il mérite ! En tout cas, sa description, celle de sa vie, sont une réussite, puisque je l’ai détesté et je pense que c’était le but non ? J’ai bien aimé la touche de mythologie, un changement par rapport aux autres nouvelles qui m’a surpris et qui m’a plu.

Fantasy impromptue

Marlène a été agressée sexuellement, elle n’arrive plus à faire face, elle s’enfuit de sa chambre d’étudiante et découvre un étrange bois…

Cette nouvelle est très très dure, terrible, triste et horrible. Par contre, le récit est maitrisé, pas de pathos, la façon de traiter ce thème est juste. La belle écriture de Jess Kaan, n’adoucit pas pour autant la cruauté de la vie, du malheur qui peut survenir. Parfois, il n’y a rien à faire…

Fenêtre ouverte sur (ton âme)…

A 17 ans, cet ado est le gars que tout le monde trouve un peu lourd, c’est pas le canon du lycée, et pas une fille ne veut sortir avec lui. Mais il est amoureux de Chloé. Un jour, il va par hasard, se découvrir une capacité,…

Cette nouvelle est très courte et là aussi, trop pour s’attacher à ce garçon, ou pour être marqué par le message de cette nouvelle.

Les herbes hautes

Un étudiant accepte un job d’été dans les Flandres, s’occuper des travaux d’une propriété qui accueille de septembre à mai un pensionnaire romancier, en général étranger. L’été, il est donc seul dans cette Villa, avec pour seule visite en semaine, la factrice, cette dernière va lui apprendre que son prédécesseur s’est suicidé,… Que se passe-t-il dans cette Villa ?

Une nouvelle un peu plus longue. Ce qui permet de faire monter le mystère sur les phénomènes qui se passent dans cette demeure. Cette nouvelle traite des thèmes comme l’Inspiration, l’Art, l’Écriture, la Passion, « jusqu’où peut-on aller ? » Cette nouvelle m’a beaucoup plu ^^

Le Restoroute

Audrey et Michael déjeunent dans un restoroute mais Mick trouve l’endroit louche, le proprio surtout. Pourtant Audrey le rassure, elle est armée et ne voit pas de « sale gueule » aux alentours.

On comprend assez vite ce que sont les « sales gueules » pour Audrey. Ce genre de personnages que je n’aime pas. Mais encore une fois, j’ai été surprise par la tournure des événements et cette nouvelle est une excellente surprise et pourtant comme je déteste ce thème, c’était pas gagné !

La guilde des avaleurs d’asphalte

Un ancien flic décide d’infiltrer la vie d’un VRP au comportement étrange. Il devient lui-même VRP, s’arrange pour le rencontrer et lui demander de lui montrer ses trucs. Ce qu’il va découvrir va au-delà de tout ce qu’il aurait pu imaginer…

Cette nouvelle fait un peu polar, encore un changement de style qui va bien à Jess Kaan. On reste quand même dans l’univers fantastique. Ici aussi il est difficile de faire la différence entre la folie, l’imaginaire, le fantastique, la réalité ! Encore une nouvelle où on ne voit pas venir la fin !

Kevin

La mère de Kevin est égoïste, elle le retient chez elle pour garder ses deux sœurs, pendant qu’elle passe du temps avec son nouveau petit-ami. Kevin ne se rend donc pas au voyage scolaire avec ses camarades de classe. Le soir, il guette leur retour, mais le bus a beaucoup de retard. Tout le monde s’inquiète quand soudain le bus arrive. Mais pas de chauffeur, pas de cris d’enfants, pas de joie de retrouver leurs parents. Kevin sera le premier à regarder dans le bus, ce que lui et les parents vont découvrir est inimaginable….

Cette nouvelle est assez flippante ! On se demande à quel moment on a basculé de l’autre côté du miroir ? Que se passe-t-il ? On observe aussi que les événements influent sur les personnes dont le comportement change, inévitablement. On a une drôle de sensation, d’impression à la fin de la lecture. Bouhhhh.

London Calling

La police londonienne doit rouvrir l’enquête sur la mort d’un chanteur punk. Pendant ce temps, un homme au chapeau melon va faire ses emplettes dans une épicerie du quartier, il donne l’impression d’être à la fois de notre époque et du passé dans sa façon de parler. L’épicerie se fait braquer, notre homme au chapeau melon est fortement contrarié, c’est pas tout, il a un diner important à préparer. Il « maudit » le braqueur. Ce dernier s’enfuit par le métro quand tout à coup il se retrouve dans un autre monde, à l’époque des carrioles et où tout est en noir et blanc…

Ma nouvelle préférée du recueil ! Mystère, Imaginaire, Enquête policière,… On y retrouve des références littéraires, musicales, cinématographiques, elle nous parle de rêves, de quête d’identité, de révolte,… J’ai vraiment aimé l’imaginaire développé dans cette nouvelle, découvrir qui est cet homme au chapeau melon, suivre un peu la police, découvrir un monde différent. Je vois vraiment bien ce type d’histoire dans un roman, en tout cas, moi j’aimerai beaucoup !

Voilà pour chaque nouvelle.

J’ai beaucoup aimé ce recueil de nouvelles, dans l’ensemble, elles m’ont toutes plu, sauf peut être les plus courtes. A chaque fois ou presque, j’ai été surprise par la tournure des événements, par la façon dont l’auteur arrive à glisser aisément de la réalité au fantastique, soit carrément, soit par touche. Certaines nouvelles sont dures, d’autres sont touchantes. Certaines font rêver et d’autres donnent la chair de poule !

Le fil rouge du recueil pour moi, c’est vraiment « les fissures », à quel moment le récit change, se transforme, à quel moment la perception change, le monde se modifie. Avec toujours cette emprise dans la réalité, qui amène à s’interroger, est-ce vraiment du récit fantastique, ou sommes-nous mis face à la folie humaine ?

Parfois, ça m’a fait penser à la série « Au delà du réel, l’aventure continue » ou à « la 4ème dimension », quand tout bascule à un moment donné !

« Ce n’est pas une défaillance de votre téléviseur. N’essayer pas de régler l’image. Nous maîtrisons, à présent, toutes les retransmissions. Nous contrôlons les horizontales et les verticales. Nous pouvons vous noyer sous un millier de chaînes ou dilater une simple image jusqu’à lui donner la clarté du cristal, et même au delà … Nous pouvons modeler votre vision pour lui fournir tout ce que votre imagination peut concevoir. Nous contrôlerons tout ce que vous aller voir et entendre. Nous partagerons les angoisses et les mystères qui gisent dans les plus profonds abysses … au delà du réel »
Oups, je m’égare !

Chaque nouvelle est vraiment bien écrite. L’écriture est soignée, fluide, vivante. Les thèmes sont bien choisis, variés, en restant en cohérence avec la dimension fantastique. ça me plairait beaucoup de lire une histoire complète de Jess Kaan (j’attends impatiemment son passage à l’Atelier Mosésu, pour un Embaumeur !). Ce recueil est une très belle découverte, n’hésitez pas à découvrir ces textes et son auteur.

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JLNN

Hommage à Sir Terence – Collectif

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Fan 2 Fantasy, 6€, 151 pages

4ème de couverture

Hommage à Sir Terence… Sir Terence ?
Comprenez Sir Terence David John Pratchett, plus connu sous le nom de Terry Pratchett, génial créateur du Disque-Monde. Sa saga “fantastico-burlesque” est devenue un incontournable du patrimoine mondial de la littérature.
Pourquoi lui rendre hommage ? Parce que cet auteur britannique, maître du récit et véritable magicien des mots, a réussi à l’aide d’une poignée de personnages loufoques et d’aventures rocambolesques à nous faire rire et rêver depuis presque trente ans.
Le thème de cette anthologie 2011 s’est imposé naturellement. C’est avec un grand plaisir que nous saluons dans ces pages l’auteur du Disque-Monde et l’un de ses habitants emblématiques : La Mort.
Installez-vous confortablement et découvrez ou redécouvrez ce personnage aussi drôle qu’effrayant, à travers la vision de 11 jeunes auteurs francophones qui rendent à Terry ce qui appartient à Terry.

Mon avis

Si comme moi, vous avez des périodes où vous captez pas grand chose à la vie, vous serez passé à côté de ce livre 3 ou 4 fois sur le Stand de Cindy en vous disant « sympa mais bon, c’est qui ça Terence ? » Et puis la honte suprême, vous vous rendez compte que Sir Terence oui c’est Terry Pratchett, celui dont vous avez tous les ouvrages dans votre bibliothèque (même si vous n’en avez lu que 6 pour le moment) et vous vous ruez sur votre libraire préférée avec le livre à la main, l’air de rien ^^

Bref, tout ça pour dire, que je connais un peu l’univers créé par l’auteur même si je suis loin d’avoir tout lu encore. Et que j’adooooore !!!! En plus, pour le moment mon personnage préférée est la Mort, ça tombe terriblement bien non ?

Alors ce recueil me direz-vous ? J’ai beaucoup aimé ! Certaines nouvelles plus que d’autres, j’ai apprécié retrouver la Mort dans plein de situations différentes. Les nouvelles sont souvent courtes mais ça ne m’a pas dérangée, en fait, c’est même sympa de passer d’un esprit à l’autre et voir à quelle sauce IL va être mangé par les auteurs ! Et puis en général dans les Pratchett (hors Mortimer, Le Père Porcher, Le Faucheur,…), la Mort n’est pas le personnage principal et donc même s’il est récurrent, ses scènes sont courtes et elles vous marquent ! Et donc pas de problème pour la taille des nouvelles pour moi.

Et la couverture du recueil est magnifique ❤

Marie Devigne : Peur enfantine

Une enfant a peur de la Mort, depuis un carnaval dans sa plus tendre enfance. Un jour, elle voit la Mort et cette peur empêche notre « héros » de quitter la ville de la petite fille.

Une première nouvelle assez courte mais très jolie, la petite peut voir la mort parce qu’elle en a peur et croit en elle, alors que de base, les gens autres que des mages et les sorcières, ne la voit pas. Comment lui faire comprendre que la Mort cette personnification anthropomorphique ne doit pas être crainte ?

Lydie Blaizot : Happy Halloween !

En 1930, Jack Franklin est au bord du désespoir et du précipice. La Mort en avance attend qu’il se jette dans le vide. Perturbé, Jack entame la conversation avec la Mort qu’il peut voir. C’est le 1er Halloween du quartier et Jack n’est pas satisfait, cependant, la Mort ne connaissant pas cette fête, Jack va lui expliquer en l’emmenant dans les rues animées.

J’ai beaucoup aimé l’idée de prendre le thème Halloween avec la Mort, et j’ai adoré quand il se met avec les enfants pour la collecte de friandise ! La plume de Lydie Blaizot que j’ai envie de découvrir avec un de ses romans est fort agréable.

Mathieu Guibé : Taux d’écolémie mortel

La Mort s’ennuie à mourir et répond à une annonce publiée par une école, il devient squelette intérimaire et accepte même de servir d’accessoire pendant une pièce de théâtre jouée par les élèves… de quoi traumatiser les jeunes esprits non ?

Contente de retrouve la si jolie plume de Mathieu Guibé avec cette histoire d’école et d’apprentissage. De jolis jeux de mots, l’esprit du personnage de la Mort est respecté, ça pourrait être dans un des livres du « maitre ».

Anthelme Hauchecorne : Sale petite Peste

1349, la Mort est submergé de boulot avec l’épidémie de peste qui traverse l’Europe, la Pestilence nie y être pour quelque chose, bizarre… La Mort se rend chez M. Marasme, mort depuis 6 mois, recueillir son âme malgré le retard du à la pandémie. A sa grande surprise, il découvre que Mme Marasme est enceinte mais de moins de 6 mois, que se passe-t-il ? Qui se cache derrière ça ?

Une nouvelle plus complexe que les précédentes, où je découvre avec joie le style d’Anthelme Hauchecorne (dont un de ses livres m’attend dans la PAL), c’est travaillé et piquant. Comme pour la nouvelle de Mathieu Guibé, on retrouve la Mort comme on se l’imagine dans l’œuvre de Pratchett. Et on assiste à la naissance d’un personnage intéressant !

Blanche Saint-Roch : Les histoires de la Faucheuse

La Mort s’ennuie et parfois elle assiste aux lecteurs d’une mère à sa fille, les histoire que la petite préfère sont celles où apparait la Mort. Un soir, après la lecture, la Mort repart accomplir sa besogne mais il est pris d’un étrange pré-sentiment et retourne chez la mère et sa fille…

Une nouvelle très bien écrite mais qui m’a dérangée. J’ai pas accroché à la Mort qui nous parle et qui n’agit pas comme il est sensé le faire. C’est dommage.

Anthony Boulanger : Le huitième métier

Les 3 chevaliers de l’Apocalypse (Guerre, Famine et Pestilence) se rendent sur la dernière planète ayant reçu le sérum immortalité, ils cherchent leur 4ème compagnon, la Mort… qui est depuis l’invention de ce sérum… au chômage !

Encore une nouvelle dans l’esprit des romans de Pratchett ! La Mort ne manque pas d’auto-dérision et de bon sens. On retrouve des clins d’œil aux personnages des Annales du Disque-Monde et les 3 chevaliers de l’Apocalypse sont très bien croqués en peu de page ! Drôlissime.

Nicolas Saintier : Mort de Lame

En recueillant l’âme du seul forgeron du coin, la Mort casse la lame de sa faux ! Comment faire pour la remplacer ? La Mort est contraint de se rendre dans une boutique spécialisée…

Et quelle boutique ! Et quel gérant ! La Mort fidèle à lui-même, une nouvelle très sympathique avec clin d’œil, jeux de mots et références contemporaines cinématographique, décalée, j’adore !

Anne Goudour : Aux couleurs de l’Âme

Gupuck l’aide de la Mort se rend dans une pharmacie spécialisée dans les sentiments, il pense que M. Gidéon, le propriétaire, peut aider la Mort, qui cherche à devenir humain.

Malheureusement, je n’ai pas trop accroché à cette nouvelle, même si la boutique de M. Gidéon est plus que très intéressante !

Nathalie Vadinc : Dé Faux

En plein repos sur son île, la Mort est dérangé par la visite d’un représentant en outillage agricole, Zénobe. Ce dernier réussit à lui vendre une faux dernière génération mais son utilisation ne se passe pas comme prévu…

Ah Zénobe, typiquement, un personnage qu’on pourrait retrouver dans les Annales ! Un peu à la Defleur dans les deux premier tomes ! Un style d’écriture très sympa, j’ai beaucoup aimé, notamment les « dialogues » entre Nathalie et la Mort, bien vu !

Matthieu Gousseff : La Mort se marre

Où quand la Nature pense que la Vie va bien s’éteindre d’elle-même non ? Et puis rapidement surtout ! Mais que non, décidément rien ne se passe comme prévu, surtout avec l’arrivée de l’Humanité… et alors la Mort se marre.

Une nouvelle très différente des autres, philosophique. J’apprécie l’auteur et sa franchise quand il dit (dans l’interview faisant suite à la nouvelle) qu’il est un peu l’intrus du recueil, n’ayant peu voire pas du tout lu Pratchett au moment de la rédaction de sa nouvelle, ça se sent mais elle est très bien écrite, subtile, et elle fait réfléchir !

Richard Mesplède : Duel Mort-Bide

La Mort s’ennuie à mourir et décide de se reconvertir en chasseur de prime ! Arizona 1881, la Mort prend pour contrat la mort du méchant du coin, pas si facile, si ?

Univers far-west, la Mort à contre-emploi, décalé, entre SF et western, c’est drôle et inattendu, surprenant aussi, vraiment pas mal !

J’ai passé un bon moment de lecture avec ce recueil qui permet à la fois de découvrir de jeunes auteurs (leur style, leur plume et puis une interview clôture chaque nouvelle) et de retrouver un personnage emblématique des Annales du Disque-Monde. Ce recueil devrait plaire aux fans de Pratchett (sauf peut-être les plus à cheval sur l’univers qui risquent de ne pas aimer certains « détournements ») mais également à ceux qui le connaissent moins. C’est un bon moyen de découvrir le personnage de la Mort et de donner envie aux lecteurs de se plonger dans les Annales du Disque-Monde. Sur 11 nouvelles, j’ai tiqué sur deux ou trois mais dans l’ensemble, c’était vraiment très bien. Contente d’avoir ce recueil dans ma bibliothèque en tout cas !

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Quintessence Hiémale – Contes d’hiver de Mathieu Guibé & Cécile Guillot

98 pages, 5€, auto-édition

4ème de couverture

L’hiver venu, la vie ralentit sous un voile glacial. Les cœurs se cachent du froid et s’emmitouflent dans un manteau de neige. Mais les hommes ne sont pas les seuls à endurer la rude saison. La Nature elle-même se métamorphose et dévoile un tout autre visage. Ce recueil vous offre quatre contes pour décrire l’hiver des Éléments.

Naître de la Glace…
Chevaucher le Vent…
Puiser l’essence de la Terre…
Embraser la Flamme intérieure…

Quatre contes pour comprendre comment réchauffer nos âmes, même en hiver.

Mon avis

Un petit recueil qu’il faut absolument avoir dans sa bibliothèque pour lire les contes d’hiver à ses enfants ou futurs enfants. Petit par le format et le nombre de pages mais pas par sa qualité.

On trouve dans ce recueil, 4 nouvelles fort bien écrites sur le thème de l’hiver et chacune reprenant un des 4 éléments : eau, air, feu, terre.

La première nouvelle est signée Mathieu Guibé, la seconde Cécile Guillot et les deux autres sont écrites à 4 mains. Leurs univers s’accordent à merveille. On plonge dans des mondes glacés et enchanteurs, où règne l’hiver, sa poésie, sa mélancolie, sa beauté et sa grandeur.

La première nouvelle est ma préférée, La Princesse des neiges, poétique et sensible, dans la lignée des contes type La Reine des Glaces, on est transporté dans ce monde glacé auprès de ce couple royal qui n’arrive pas avoir d’enfant. Un sacrifice énorme sera réalisé pour que s’accomplisse un miracle : La Princesse des Glaces. Puis la passion et l’amour auront des conséquences sur la destinée de chacun. Quelle fin magnifique.

Les trois autres contes m’ont un tout petit peu moins marqués mais sont tout aussi superbement contés.

La deuxième, A bare tree in love with the winter,  nous parle de deux nymphes, un peu fâchée parce que l’une n’accepte pas le compagnon humain dur et froid de l’autre. La fin est très touchante. Le monde poétique créé par Cécile Guillot est magnifique, sur un peu plus adulte que les autres contes.

La troisième, La dernière flamme, nous entraine dans l’existence du dernier des dragons, une histoire amitié et d’amour très belle et délicate. Un début qui m’a fait pensé à La Petite fille aux allumettes mais la comparaison s’arrête à ce début.

La dernière, Là où s’envolent les rêves, nous emmène à la cour d’un roi qui s’est promis de voler un jour, qui oubliera un temps son rêve, qui le rattrapera. Ce roi est prêt à tous les sacrifices pour réaliser son rêve, jusqu’à promettre la main de sa fille unique à celui qui inventera un moyen pour le roi de s’envoler, sans la consulter, quitte à la rendre malheureuse. Un joli conte sur les rêves, sur l’amour d’une fille pour son père, sur l’espoir,…

Je n’en dis volontairement pas plus sur les histoires de nouvelles pour laisser le plaisir de la découverte.

Ce recueil de contes est vraiment très bien fait, j’ai beaucoup aimé le style de Mathieu Guibé et de Cécile Guillot, délicat, simple, avec un univers poétique, magique et travaillé, arrivant à nous transporter grâce à des textes courts, ce qui n’est pas facile. J’ai eu plaisir à découvrir ces deux auteurs et je retenterai l’expérience avec d’autres de leurs textes.

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