Le chaudron des âmes d’Anne Rossi

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Editions Voy’[el], collection e-court, ebook, 0,99€

4ème de couverture

Plusieurs siècles après son incarnation en Dana, la séraphine Viviane doit se rendre sur Terre : le chaudron de Dagda a repris du service et les morts reviennent à la vie. L’archange Arthur sera là pour la seconder. Ainsi que Merlin, toujours aussi enchanteur… Mais la présence de leur vieille ennemie Morgane risque de changer la donne.

Mon avis

Tout d’abord merci à Editions Voy’el, à la Collection e-court et Manon & Tesha pour l’envoi de cet e-court 🙂

Je n’avais pas encore découvert Anne Rossi et je suis bien contente d’en avoir eu l’occasion avec cette nouvelle. J’aurais pu pourtant parce qu’elle a déjà été publié dans un recueil que j’ai à la maison mais que je n’ai pas encore lu…

Le lecteur découvre la Séraphine Viviane en train de scanner un codex dans la bibliothèque du Paradis. Métatron le régent des Séraphins rentre dans une vive colère, le chaudron de Dagda a été retrouvé et est utilisé. Cet artéfact des Enfants de Dana a pour propriété de ramener les morts. Métatron va charger, bien malgré elle, Viviane, de la recherche de ce chaudron, elle pourra compter sur l’aide d’un Archange qu’elle connait bien Arthur. Comme elle, ce dernier s’est déjà réincarné sur Terre. Ils pourront également compter sur Merlin, ange à part entière, qui lui est rester sur Terre. Les retrouvailles où souffleront le chaud et le froid, satiné du danger de retrouver leur vieille ennemie la Morrigane.

Je l’avoue il faut adhérer au concept de retrouver de nouveau à notre époque Viviane, Arthur et Merlin. Oublié les chevaux et les codex, bonjour les ordinateurs, les portables et les voitures. Mais l’ancienne magie est toujours présente et les trois amis savent toujours d’en servir. Une fois qu’on adhère à cette réécriture, la nouvelle se lit toute seule comme une mini enquête sur la réapparition du chaudron qui ressuscite les morts et l’affrontement avec ceux qui tire les ficelles.

J’ai bloqué un peu au début, les deux premières pages mais ça m’a beaucoup plu de retrouver les personnages de la légende arthurienne, qui ont conservé leur passé en mémoire et qui ont même, pour Viviane connu d’autres réincarnations légendaires sur Terre.

L’auteur n’épargne pas ses personnages et la tournure du récit va prendre des accents plus dramatiques. Les liens entre les personnages, leur façon de voir les choses, de les appréhender,rendent les personnages attachants. L’auteur est resté, même si le décor est différent, dans la veine de la légende arthurienne avec le lien entre Merlin et Viviane, Arthur et son âme guerrière. On trouve parfaitement l’idée que l’on se fait d’eux et celle de ce qu’ils pourraient ressentir en débarquant en plein 21ème siècle.

L’auteur a décidé d’émailler son récit de confrontation entre les anciens us et coutumes et l’ancienne magie avec la technologie actuelle. Ce qui crée un décalage assez drôle. Et à la fois, il y a une sorte de nostalgie qui règne entre les lignes.

J’ai aimé le style de l’auteur, assez sobre mais efficace. Anne Rossi dispose d’un bagage sur les légendes et les contes solides et j’ai aimé retrouvé les références qu’elle utilise dans son texte.

La fin du récit est émouvante, c’est une jolie fin teintée d’espoir, symbole de renaissance. Un texte très sympathique pour découvrir l’auteur.

Merci encore à la collection e-court pour ce partenariat très enrichissant et rempli de découverte.

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La chasse aux marqués de Tesha Garisaki

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Editions Voy’[el], collection e-court, ebook, 0,99€

4ème de couverture

La magie est interdite à Sarèje. L’Inquisition n’hésite pas à se servir d’androïdes pour tuer les « marqués », détenteurs de tatouages aux propriétés magiques. Natalia est l’un d’eux. Sa vie est consacrée à soigner les gens, comme l’y a prédestinée sa marque. Mais ce soir, elle est prise en chasse par un modèle expérimental.

Mon avis

Comme toujours, je remercie les éditions Voy’el et Manon pour ce partenariat très enrichissant et plein de découvertes !

Cette fois-ci, je découvre la plume d’une auteure que j’ai déjà croisé en salon, Tesha Garisaki, mais à l’époque elle n’y était pas en temps qu’auteur, mais comme directrice d’anthologie et aussi créatrice de bijoux ^^ Et je suis très contente de découvrir aujourd’hui sa facette auteure et sa plume.

Le lecteur découvre un nouvel univers, dans lequel, la magie est interdite depuis la mort de l’Honorable Chancelier. L’Inquisition traque à l’aide d’androïdes les marqués, ceux qui disposent de pouvoirs. Parmi les marqués, Natalia et son père Leonar Longbart dont la spécialité est la guérison. Alors que Natalia reçoit un message d’une cliente et doit se rendre au Dédale, 6 hommes de l’Inquisition expérimente un nouveau prototype de Lupo, plus perfectionné et plus précis qui va faire augmenter le nombres de marqués retrouvés et éliminés. Natalia serait-elle en danger?

Voici un e-court qui m’a vraiment beaucoup plu ! J’ai adoré le traitement de l’histoire, le monde créé en quelques phrases par Tesha. Dans une société où la magie a été banni, le lecteur assiste au premier essai d’un lupo B, androïde évolué qui fait un peu froid dans le dos. La façon d’amener la traque est vraiment sympa et va parfaitement au genre de la nouvelle.

En quelques pages seulement, je me suis attachée à Natalia et à son père. Un événement récent les a marqué émotionnellement et malgré les inquisiteurs et les Lupos, ils font preuve de courage et de bonté. Marqué du don de guérison, ils peuvent aider leur prochain. Et même si Leonar ne se sent plus la force de sortir, sa fille Natalia prend des risques pour aider ceux qui en ont besoin. Elle ne se voit pas abandonner les gens qui ont besoin d’elle. Et puis le prétexte invoqué par les dirigeants pour bannir la magie, le suicide du Chancelier, poussé par un marqué, ne tient pas debout. Il est alors hors de question de se terrer. Continuer c’est combattre.

Autant, je me suis attachée à Natalia, autant j’ai détesté Pashell, typiquement le genre de personnage qui fait peur, parce qu’il ne raisonne pas du tout comme nous. Un lien étrange le lie aux androïdes et c’est peut-être ce qui fait le plus « flipper ».
Même si on voit bien venir les choses, j’ai beaucoup aimé les capacités des marqués et même j’aurai vraiment aimé en découvrir plus sur eux. Les différents types de pouvoirs, leur place dans la société etc. Je pense qu’il y a matière à un développement de l’univers qui me plairait beaucoup ^^ Je ne serais pas contre, si ce n’est lire un roman, au moins replonger dans l’univers à travers d’autres nouvelles qui pourraient mettre en lumière d’autres types de marqués.

Voici donc un texte peut-être pas poétique comme les précédents mais dont l’histoire m’a vraiment plu. J’ai beaucoup aimé la plume de Tesha, naturelle et fraiche, que je retrouverai bientôt dans un autre e-court, toujours en partenariat avec Voy’el : Faim du monde, une histoire dans un genre différent.

Encore merci aux Editions Voy’el et à la collection e-court pour ce partenariat.

L’envol du cygne jaune d’Olivier Boile

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Editions Voy’[el], collection e-court, ebook, 0,99€

4ème de couverture

Le Fils du Corbeau, seigneur des steppes, a souhaité la paix avec le Fils du Ciel. Pour sceller celle-ci, l’Empereur de Chine lui offre un présent inestimable : la main de sa nièce. Mais la belle Liu Xijun, devenue Dame de la main droite, ne peut oublier son pays natal. Alors qu’elle la regarde dépérir, la vieille sorcière au service du roi sait qu’un jour, elle devra peut-être agir.

Pas de résumé perso, la 4ème de l’e-court est nettement suffisant.

Mon avis

Encore une fois, je remercie les éditions Voy’el et Manon pour ce partenariat très enrichissant et plein de découvertes !

Cette fois, le lecteur découvre l’Asie traditionnelle et ce, à travers l’alliance entre plusieurs peuple, notamment les Chinois, les Wusun et les Xiongnu. Pour sceller la paix entre les peuples, le fils du Corbeau, Lie Jiaomi va s’unir à la nièce du fils du Ciel, la jeune princesse chinoise Liu Xijun, qui va devenir la Dame de la main droite, seconde épouse du roi des Wusun. Mais la princesse ne parvient pas à oublier sa Chine natale, son peuple et ses merveilles.

Une très jolie surprise ! Je ne suis pas fan de la culture asiatique, de l’histoire de l’Asie et je lis donc très peu, voir pas, de récit traitant de la Chine. Étrangement, comme avec le Japon de Rémiges de cendre de Julien Chatillon-Fauchez, j’ai été agréablement surprise d’apprécier ma lecture. Teintée de douceur, de poésie, de mélancolie, ce côté Asie traditionnel se marie bien avec les idées de liberté et de grands espaces. La nature et la liberté sont des thèmes qui me plaisent énormément et quand c’est si joliment écrit comment ne pas adhérer au récit.

La princesse Liu Xijun est un personnage sensible et fière. Elle essaie de supporter sa condition malgré l’entrave à sa liberté qu’a été son union avec le Fils du Corbeau. Elle est soutenue par Nalan une vieille, un peu sorcière, conseillère du Roi et elle même originaire de Chine, pays qu’elle n’a jamais connu. Cette dernière tente de sortir la Dame de la main droite de sa mélancolie mais de jour en jour la jeune femme dépérit. Une nouvelle, comme la goutte d’eau qui fera déborder le vase, est un jour annoncé à la jeune Dame. Trouvera-t-elle en la vieille sorcière une aide, une alliée ?

J’ai beaucoup apprécié cette histoire emprunte de tristesse et de dureté mais aussi de résignation, d’espoir et de choix.. Même si on se doute de ce qu’il va se passer, on a envie de se l’entendre conter. Car oui, pour moi, c’est bien un conte que cet envol du cygne jaune. L’histoire est touchante, la référence aux grands espaces, aux chevaux, aux oiseaux et à la migration sont des symboles et métaphores qu’utilise l’auteur pour faire passer ses messages. Comme dans les contes. Et comme quand les contes, tout n’est ni blanc, ni noir, la magie est présente et a des conséquences.

Le style d’Olivier Boile est vraiment plaisant, juste, équilibre, l’e-court se lit avec délectation, une belle parenthèse dans la vie de tous les jours. Dommage que mon trajet de métro m’ait obligé à couper ma lecture. Ce récit mérite d’être lu d’une traite. Et puis, ça m’aurait peut-être éviter de confondre des personnages, vu que j’ai quand-même du mal à retenir les noms 😉 J’apprécierai beaucoup de retrouver un jour la plume et l’imaginaire de cet auteur.

Comme la grande majorité des e-courts, des messages forts sont passés dans ces textes courts. Ici la liberté, le prix à payer, le poids des traditions. C’était vraiment bien. Un beau texte  et un auteur à découvrir !

Merci encore aux Editions Voy’[el] et la collection e-court, pour ce partenariat riche en très belles découvertes.

Le triomphe de l’Impératrice de Cécile Duquenne

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Editions Voy’[el], collection e-court, ebook, 0,99€

4ème de couverture

Et si le destin n’était qu’une intelligence artificielle quantique ?

Les Atouts du Tarot ne prédisaient pas l’avenir : ils l’écrivaient, supprimant toute incertitude quant au futur. Mais une poignée d’hommes réussit à renverser la tyrannie de ces immenses vaisseaux pourvoyeurs de destinée. En tout cas, c’est ce que dit la version officielle de l’Histoire…

Résumé

Viggo est peintre, un artiste qui a eu l’honneur de se voir confier la réalisation d’une fresque commémorant les 100 ans de la Bataille des Atouts. Le triomphe de l’Impératrice. L’œuvre de sa vie. Au centre de cette œuvre, une explosion, celle du vaisseau de l’Impératrice. Viggo est lié à cet événement, c’est une fierté pour lui d’avoir été choisi, et pour cause…

Mon avis

Un bon moment de lecture !

Je ne m’attendais pas à suivre des personnages liés les uns aux autres, encore moins de cette façon et sur une période assez longue. C’est une bonne surprise.

Le lecteur va découvrir le monde dans lequel évolue Viggo. Un monde où la Destinée n’était pas guidée mais contrôlée par les Atouts, des Intelligences Artificielles, créées par l’Homme. Les Atouts comme au Tarot. Chacun avec sa personnalité et sa façon d’influencer les hommes, le monde. Mais quand l’homme n’est plus maitre de son Destin et s’en rend compte, il se révolte. Mais comment faire quand ce sont vraiment des semi-divinités qui contrôlent votre vie ?

Le lecteur va découvrir comment cela a été possible à travers d’autres personnages, un professeur qui va rétablir la vérité, et via une jeune femme livrant combat sur un vaisseau. Plusieurs points de vue pour comprendre et découvrir la vraie histoire de la Bataille des Atouts. 3 parties équilibrées et prenantes qui vont éclairer le lecteur.

Une nouvelle très fluide, très bien construite. Un déroulé qui m’a vraiment plu, une façon de montrer les choses sous différents angles avec des points de vue différents. J’ai beaucoup aimé le personnage du professeur blasée, mais plein d’espoir. Qui ne désire rien de moindre que faire l’éducation de la nouvelle génération, sur la base de la Vérité. Car pendant trop longtemps, le rôle de chacun dans la bataille entre les intelligences artificielles et l’homme a été caché. Difficile d’en dire plus sans tout vous raconter de la nouvelle.

Je pense que j’aurai encore pu mieux apprécier cette nouvelle, si j’avais connu un peu mieux le jeu de Tarot (pas du tout dans ma « culture ») mais déjà, sans ça, elle était très intéressante. J’aurai quand même bien aimé un peu plus de détails sur les liens entre les Atouts et aussi sur le monde en général au temps de la Destinée.  Mais c’est un format court, on ne peut pas vouloir un roman !

J’ai beaucoup apprécié le style et la plume de Cécile Duquenne que j’espère avoir l’occasion de relire un jour prochain ^^

Merci aux Editions Voy’[el] et la collection e-court, Aude, pour ce partenariat riche en découverte d’auteurs et d’univers ! Je vous encourage à acheter quelques textes de cette belle collection remplies de talents et d’originalité.

Une octave de réalité de Julien Pinson

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Editions Voy’[el], collection e-court, ebook, 0,99€

4ème de couverture

Les réalités se superposent à une octave l’une de l’autre. Les chats sont absents, mais présents, responsables des personnalités. Dans les nuages, Hanumân observe le combat. Et quelque part, une cartouche de gaz attend son atome.

Résumé

Henry est officier sur un vaisseau un peu particulier, comme son monde d’ailleurs. Lorsqu’il se réveille, son Cheshire Monsieur C, lui permet de dissiper tous ces rêves et souvenirs qui ne lui appartiennent pas. Henry a de la chance depuis que lui et l’équipage sont en mission, il n’a encore jamais décroché, ce qui n’est pas le cas du reste du vaisseau. Henry prend son poste auprès du Capitaine, qu’il ne peut pas sentir. A 6 mois de la retraite que lui réserve cette nouvelle mission?

Mon avis

De nouvelles parutions e-court sont sorties  !!!! Voici ma 5ème lecture dans le cadre du partenariat entre le blog et la collection e-court des Editions Voy’[el]. Merci de me permettre de découvrir cette nouvelle 🙂

Et bien le moins qu’on puisse dire c’est qu’en voilà une nouvelle originale, un poil complexe, à ne pas lire après 3 jours sans sommeil ! J’exagère un peu, elle est certes particulière mais une fois commencée, on est plongé dans un monde si différent, si intéressant que s’en est frustrant de la terminer ! Dans le monde d’Henry, les chats ne sont pas dans la même réalité que les humains et chacun en a un qui lui est nécessaire pour vivre. C’est le chat qui tire l’homme de ses cauchemars mais surtout qui l’aide à se reconnecter à la réalité quand le vaisseau fait des sauts entre les différents plans de réalité.

En fait, c’est assez difficile à expliquer alors que sous la plume de Julien Pinson c’est si facile à comprendre ! Dès le début, on est directement confronté à Henry qui doit aider son ami Fred à « reconnecter », l’auteur nous explique ainsi son monde par des exemples concrets ! Henry compose une litanie dans laquelle le lecteur va déjà en découvrir beaucoup sur l’univers dans lequel la vie évolue. Dans l’univers d’Henry, on peut passer d’une réalité à l’autre, grâce à la musique. C’est aussi avec la musique que se fait la guerre avec les Figés. Ce monde est régit par des règles : respecter les paliers, ne pas être séparer trop longtemps de son Cheshire ,…

Un univers complexe, dense et bien travaillé. Où l’on se bat à coup de percus, de cuivres contre des têtes nucléaires. ;Autant dire que ce n’est pas banal mais pas pour autant sans danger. Où sont mélangés physique quantique et héroïsme, solfège et science-fiction. Où en quelques pages, l’auteur réussit à nous happer dans ce bel univers. Ou l’on s’attache aux personnages. J’ai été surprise d’être si émue à la fin. Court mais prenant.

Il ne faut pas avoir peur des mélanges, de la physique quantique, des différents plans de réalité, d’un monde musical, etc., c’est ce qui donne sa beauté au texte, son originalité mais aussi sa poésie et une certaine impression de mélancolie. Une très bonne surprise, un e-court original à découvrir !

Merci encore aux Editions Voy’[el] et la collection e-court, pour ce partenariat décidément très riche en découverte et en histoire originale !!!

Pour l’honneur des Mérina d’Alex Evans

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Editions Voy’[el], collection e-court, ebook, 0,99€

4ème de couverture

Améyo, fille d’une famille de riches marchands tombée dans la misère, vivote entre une belle-mère alcoolique et deux belles-soeurs. Criblées de dettes, leur jugement tombe : elles doivent tout rembourser dans trois jours, ou bien elles seront vendues comme esclaves.
En désespoir de cause, la jeune fille décide d’invoquer le fantôme de son grand-père. Il pourra peut-être lui dire où se trouve la pieuvre des Mérina. Ce joyau perdu de la famille leur permettrait de payer tous leurs créanciers.
Sauf que ce n’est pas le bon grand-père qui apparaît…

Pas de résumé perso, la 4ème de l’e-court est très bien fait ^^

Mon avis

Encore une fois, je remercie les éditions Voy’el et Aude la directrice de la collection e-court pour ce partenariat très enrichissant et plein de découvertes !

Cette fois, le lecteur fait connaissance avec Améyo qui vend des dentelles pour payer les dettes familiales. Au marché, un matin, elle apprend que le capitaine Anjani est de retour et que son père organise le soir une grande fête en son honneur dans leur grande demeure. Demeure qui a appartenu à la famille d’Améyo avant que celle-ci la perd. Les parents d’Améyo sont morts, elle reste vivre avec sa belle mère alcoolique et ses deux belles sœurs. Criblées de dettes, elles ont chacune une façon différente de réagir à l’annonce terrible : elles seront vendues avec leur biens pour solder la dette familial. Améyo elle décide de procéder à une cérémonie où elle peut faire revenir un de ces ancêtres pour une journée afin de l’aider.

Une très bonne surprise ! Le résumé m’avait fait sourire, ça m’a séduit et je me suis dit pourquoi pas. On rentre facilement dans ce récit et on s’attache à Améyo même si on sait qu’on va la suivre que le temps d’une nouvelle numérique. Je regrette juste une chose, de ce fait, on a pas trop de détail de l’univers dans lequel on est. Il m’a rappelé d’autres belles lectures du coup, j’aurais aimé en savoir plus, c’est sur sur cet univers fantasy. Mais à part cela, c’est très plaisant. Améyo est une jeune femme courageuse, très sérieuse et qui pense que l’honneur est ce qu’un être humain a de plus important. Même si elle n’a pas tort, elle découvrira que ce n’est pourtant pas la seule chose.

Ce que j’ai vraiment apprécié, c’est que l’auteur nous épargne les clichés ! Comme ça fait du bien, de ne pas tomber sur une histoire banale et cousue de fils blancs. On s’attendrait de l’héroïne certaines choses et finalement non! J’ai vraiment apprécié ce côté, tellement plus réaliste et crédible ^^

Le personnage du grand-père m’a beaucoup plu aussi, elle reçoit donc une visite inattendue et la tournure même un peu convenue c’est vrai, m’a quand même plu et touchée.

Le style d’Alex Evans est fluide, plaisant et rythmé, on lit l’e-court vite et presque d’une traite (dommage que mon temps de métro ne soit pas plus long !). J’apprécierai beaucoup de retrouver un jour la plume et l’imaginaire de cet auteur.

Comme la grande majorité des e-courts, des messages forts sont passés dans ces textes courts. Ici Améyo va découvrir qui elle est vraiment et s’affranchir du passé. Elle va tout en restant elle-même, une jeune fille droite et un peu fière, comprendre que le nom et l’honneur ne font pas tout. Et qu’on peut être heureux autrement. C’était vraiment bien vu et j’ai aimé la fin. L’honneur des Mérina c’est comme un conte de fée sans fée avec un fantôme ! 😉 Encore un e-court à découvrir !

Merci encore aux Editions Voy’[el] et la collection e-court, pour ce partenariat, décidément, très riche en belles découvertes !!!

Au service des insectes de Cindy Van Wilder

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Editions Voy’[el], collection e-court, ebook, 0,99€

4ème de couverture

La peste a ravagé les cités-murailles. Jadis protégées derrière leur dôme, survolées de glorieux aéronefs, elles ne sont désormais plus que ruines où errent les survivants. Les Insectes ont envahi les territoires laissés vacants par les hommes. Leurs ruches s’élèvent fièrement à la conquête du ciel. Bess est l’une des femmes recrutées pour prendre soin de leurs larves, ce qui lui assure un minimum de confort. Mais en ces temps de dévastation, que peut encore attendre de l’avenir une humaine qui a tout perdu ?

Résumé

Bess vit avec Marge et Jeannie, qui sont comme elle des nourrices. Ces survivantes disposent d’un minimum de confort en échange de leur travail pour la ruche. Elles nourrissent et prennent soin des cocons des différents insectes de la Ruche. Bess se résigne à cette existence, elle aimerait en savoir plus, mais dans ce contexte, elle ne peut faire que survivre. Jusqu’au jour, où une attaque se produit..

Mon avis

Voici ma seconde lecture dans le cadre du partenariat entre le blog et la collection e-court des Editions Voy'[el]. Merci de me permettre de découvrir cette nouvelle et par la même occasion Cindy Van Wilder dont c’est le premier texte que je lis.

Une nouvelle angoissante !

Le lecteur pénètre dans un monde post-apocalyptique. Le monde était occupé par les Hommes et les Insectes (oui oui des insectes géants, terrifiant n’est-ce pas?). Protégés derrière les cités-murailles et leurs dômes, les humains cherchaient à  exterminer les Insectes considérés comme une menace. Mais la Peste a décimé les cités, les hommes luttent pour survivre et les Insectes ont envahi le monde. Rien que ce point de départ, pour une phobique des insectes, c’est l’horreur !!!! Mais comme j’adore me faire peur, j’ai lu cette nouvelle avec un plaisir mêlé d’appréhension !

Au cours de ma lecture, j’ai pensé à d’autres lectures (polars notamment) où des illuminés pensent que l’avenir appartient aux insectes, qu’ils domineront le monde et que l’homme sera anéanti par eux et la nature. Et bien, ici, ces passionnés des petites bêtes seraient enchantés, Cindy Van Wilder nous donne un aperçu de ce que serait ce monde et cela donne la chair de poule !

Nous suivons Bess, qui a un peu plus de « chance » que d’autres survivants, elle bénéficie d’un minimum de confort, car elle est Nourrice. Un poste considéré par les survivants comme humiliant et dégradant mais surtout comme une traitrise de la part de ses femmes qui ne cherchent qu’à survivre. Les autres survivants moins chanceux donc, vivent dans la rue, sans manger à leur faim, dans la misère et la pauvreté.

Bess s’occupe donc de nourrir et de prendre soin des larves des Insectes au sein de la Ruche. Elle s’efforce de faire au mieux en évitant de se remémorer son passé, dramatique. J’ai ressenti beaucoup de peine pour Bess et l’auteure nous permet de bien ressentir ses émotions, sa relative indifférence, ses questionnements, ses peurs, … La vie de Bess est loin d’être enviable, le travail est dur et la pression constante. Imaginez être inspecté, gardé, observé,… par des guêpes géantes, pas commode du tout… Bouhhhh Et encore s’il n’y avait que des guêpes … d’autres dangers rôdent, terrifiants, poilus

Bess est un personnage qu’on prend plaisir à suivre, elle qui a tout perdu, va découvrir qu’il reste peut être un peu d’espoir dans sa vie. Cette nouvelle est cependant trop courte !!! Oui, je sais c’est le principe de cette collection, mais là, quand même, j’aurais aimé suivre Bess plus longtemps, et en savoir plus sur ce monde si particulier (et oui même si les insectes et moi, on est pas copain-copain). L’auteure nous dépeint un monde qu’on aimerait découvrir plus en détails, qui ne rougirait pas d’être développer en format plus long ! 

J’ai apprécié cette nouvelle angoissante (voire même terrifiante quand on est phobique!), très bien écrite même si je dois reconnaitre que je reste sur ma faim concernant l’univers post-apo très intéressant qui mériterait un développement !!! Cindy Van Wilder a su créer une atmosphère étrange et particulière, entre courant glacé et torpeur moite, mélange d’oppression et de sérénité. Je suis contente d’avoir découvert une auteure, son écriture et je guetterais ses news concernant ses prochaines publications.

Merci encore aux Editions Voy'[el] et la collection e-court, pour ce partenariat très riche en découverte !!!

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JLNN