Jack Le Chasseur de géants de Bryan Singer

Jack le chasseur de géants

Nicholas Hoult, Eleanor Tomlinson, Ewan McGregor,…

Un jeune ouvrier agricole du nom de Jack ouvre involontairement un passage entre notre monde et celui d’une terrifiante race de géants. Débarquant sur la Terre pour la première fois depuis des siècles et des siècles, les géants n’ont qu’un objectif : reprendre le territoire qu’ils ont jadis perdu. Jack doit tout mettre en œuvre pour les arrêter. Il va devenir malgré lui un guerrier valeureux. Le salut de l’humanité repose sur ses épaules…

L’histoire commence alors que Jack enfant est élevé par son père qui lui raconte l’histoire du Grand Roi Eric. C’est pendant le règne de ce roi que les géants sont venus envahir le royaume grâce à une graine de haricots magiques permettant de relier leur monde au dessus des nuages à la terre des hommes. Parallèlement la Reine conte la même histoire à la Princesse Isabelle. 10 ans plus tard, une série d’événements vont réunir Jack et Isabelle, provoquer la création d’un nouveau passage vers le monde des géants…

Il s’agit là d’une adaptation du conte pour enfants Jack et le haricot magique et d’un conte populaire anglais faisant référence aux géants.

Je suis plutôt bon public, alors j’ai bien aimé, mais en essayant d’être objective, c’est un peu comme Le monde fantastique d’Oz, très orienté pour le public jeunesse même avec Bryan Singer à la barque. Autant j’ai apprécie les décors, la musique, autant j’ai eu du mal avec les costumes et le jeu de certains acteurs. Les effets spéciaux sont assez réussis, j’ai beaucoup aimé, notamment la façon dont est contée l’histoire au début, les attaques et l’ascension du haricot géant. Les géants étaient très bien faits (ça dépendait des plans), en tout cas, ils se comportent bien comme on l’imagine, crades, méchants et souvent idiots. Mais des guerrières aimant la chair humaine. La technique de motion-capture a été utilisée et permet à la fois une fluidité dans les mouvements crédibles et l’expression des visages très réalistes, de même pour les cascades des acteurs face au pied de haricot géant.

Les costumes m’ont semblé un peu trop « faux » (surtout les armures en faites) mais dans l’ensemble, ça reste cohérent pour un conte avec des rois et des princesses.

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Je n’ai pas aimé le jeu d’acteur de Nicolas Hoult (Jack) qui est actuellement actuellement à l’affiche de Warm Bodies -pas vu, je ne peux pas comparer- je trouve son visage trop juvénile -du coup pour jouer un gars de 18/20 ans, ça va- et j’y ai pas trop cru… Jack-le-chasseur-de-géants-de-nouvelles-images-Nicholas-Hoult-

Jack finalement n’est pas trop attachant, par contre, j’ai apprécié Isabelle, cette princesse qui souhaite connaitre son peuple plutôt que se conformer aux protocoles de la cour. J’ai bien aimé le jeu de l’actrice Eleanor Tomlinson, que je trouve très jolie.

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Pour les autres acteurs, plus confirmé, Ian McShane (le roi Brahmwell, père d’Isabelle ) ne m’a pas convaincue non plus. En tout cas, il ne tient pas là son meilleur rôle. Quand à Stanley Tucci (Roderick) et Ewan McGregor (Elmont) c’est pas non plus le rôle de leur vie, mais je ne peux pas être objective avec ces deux acteurs que j’aime beaucoup !

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Par contre, j’ai bien aimé, le courant qui passe entre les personnages de Jack et Elmont.

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Je regrette de ne pas l’avoir vu en VO, je pense qu’il serait meilleur -bien que je suis contente du choix des voies françaises (habituelles pour Stanley et Ewan)- avec les voies originales et les accents. Fan d’Ewan oblige, j’achèterai le DVD mais je ne le regarderai qu’en VO. De plus, des acteurs que j’aime bien comme Bill Nighy donnent leurs voix aux géants mais forcément en français… pas possible de les reconnaitre.

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Je ne sais pas si je m’attendais à quelque chose en particulier, concernant la réalisation de Bryan Singer, mais je n’ai pas été déçue, de l’action, des batailles, des moments plus posés, c’était entrainant, et les 1h50 sont passées assez vite. Toutefois, ce n’est pas pour son originalité, pour un traitement particulier de l’image, qu’on va voir ce film.

L’histoire plaira aux enfants (et aux grands « n’enfants »), des rois et des princesses, des gentils, des géants, des méchants, de bons sentiments, du courage, de l’amour, des combats, des guerriers, … ça manque peut être d’un peu plus d’humour (du moins c’est mon sentiment pour l’avoir vu en VF).

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Pour un film de conte, je le trouve pas mal fait, ça n’a pas la prétention de révolutionner le genre, c’est un bon moment de détente (mais peut-être pas la peine de le voir au cinéma sauf avec un tarif préférentiel, à vous de voir).

ça semble un peu négatif comme ça, mais j’ai quand-même bien aimé, l’histoire est très sympa et l’ensemble dynamique.

Vous l’avez vu ? Vous en avez pensé quoi ?

Piégée de Steven Soderbergh

avec Gina Carano, Michael Fassbender, Ewan McGregor, Antonio Banderas, …

Agent d’élite, Mallory Kane est spécialiste des missions dans les endroits les plus risqués de la planète. Après avoir réussi à libérer un journaliste chinois retenu en otage à Barcelone, elle découvre qu’il a été assassiné – et que tous les indices l’accusent. Elle est désormais la cible de tueurs qui semblent en savoir beaucoup trop sur elle… Mallory a été trahie. Mais par qui ? Et pourquoi ?

Mallory Kane (Gina Carano) est un agent d’élite, elle a rendez-vous avec quelqu’un mais ça n’est pas la personne attendue qui la rejoint. Après une bagarre déclenchée par Aaron (Channing Tatum) , un autre agent, Mallory s’enfuit au volant de la voiture de Scott (Michael Angarano), qui monte avec elle. Elle lui raconte alors les 10 dernières journées passées. Avec une équipe d’agent, elle a libéré un journaliste chinois détenu à Barcelone. Cette libération est une décision commune des gouvernements américains (Michael Douglas) et espagnols (Antonio Banderas). Une fois rentrée, Mallory est renvoyée à Dublin par son patron et ex-boyfriend Kenneth (Ewan McGregor) pour une nouvelle mission avec Paul (Michael Fassbender), un agent free-lance, elle se fait passer pour sa femme. Ils doivent rencontrer Studer (Mathieu Kassovitz). Mais rien ne se passe comme prévu pour Mallory…

Cela n’est pas facile de faire un résumé du film, il est complexe à raconter, il y a pas mal de personnages et pas mal de liens qui ne se découvrent qu’au fil du film. L’histoire est complexe mais on la comprend le long du film. C’est rapide, intéressant, il y a de l’action mais l’histoire n’est pas franchement originale. L’intérêt est de découvrir pourquoi Mallory a été piégée. Seulement, on voit un peu venir les choses et c’est parfois très confus ou peu explicite.

Il y a un sacré casting ! Les rôles sont bien distribués et chacun joue bien son jeu, malheureusement, on a pas trop le temps de s’attacher ou de tout comprendre des personnages, parce qu’ils sont nombreux. Je n’ai pas beaucoup aimé la réalisation de Steven Soderbergh. Des plans sont magnifiques mais d’autres à contre-jour ne permettent pas de garder l’ambiance voulue. Certains effets de style ne m’ont pas trop plu, ça alourdit les scènes, parfois, je me suis dit que ça manquait de rythme ou de musique, ou que certaines scènes étaient un peu trop longues.

Le rôle principal est tenu par Gina Carano, que je n’avais jamais vu, je pense. Elle est assez juste dans son rôle, quelque chose m’a gêné que je n’arrive pas à m’expliquer (la moue peut être ? Oui réflexion purement féminine!) mais je l’ai quand même trouvé bien.

J’étais contente de retrouver Antonio Banderas ou Michael Douglas, surtout ce dernier, même si son rôle n’est pas très développé et qu’on le voit peu, je trouve que ça crédibilise le film (oui je sais c’est bête mais bon).

Par contre, je n’ai pas trop compris le rôle et la trame liée à Studer, joué par Mathieu Kassowitz, il y a des lacunes dans la narration, c’est pas assez précis. Même si on comprend certaines choses, je ne fais que me demander : mais pourquoi ?

Je n’ai pas trop aimé la fin, ça va trop vite, il y a trop de non-dits et on reste du coup sur sa faim. C’est voulu, je pense, pas pour faire une ouverture, une potentielle suite, mais plus pour un effet de style. Mais ça n’est pas mon truc.
En plus, il fait 1h33 donc il y avait encore moyen d’approfondir la fin, je trouve.

Je sors mitigée de ce film. Le casting et l’action ne font pas tout. Je n’en dis pas plus sur l’histoire pour ne pas spoiler, c’est pas la plus originale mais c’est pas mal quand même. A voir donc mais peut être pas au cinéma.

Des saumons dans le désert de Lasse Hallström

adaptation du roman Partie de pêche au Yémen de Paul Torday, paru en 2006

avec Ewan McGregor, Emily Blunt, Kristin Scott Thomas, Amr Waked, …

A Londres, Harriet Chetwode-Talbot (Emily Blunt) travaille pour une société qui gère et place les fonds de personnes riches. Elle contacte le Dr Alfred Jones (Ewan McGregor), expert dans le domaine piscicole et travaillant au ministère de l’agriculture. Un de ces clients, un cheikh yéménite (Amr Waked) souhaite investir plusieurs millions dans un nouveau projet : introduire la pèche au saumon au Yémen. Projet fou et insensé que rejette en bloc Alfred Jones. Comment pourraient survivre des saumons hors de leurs rivières d’origine et qui plus est dans le désert.

En parallèle, Patricia Maxwell (Kristin Scott Thomas) la chargée de relation et communication du premier ministre cherche à mettre en lumière un projet positif pour faire oublier quelques temps les échecs du gouvernement britannique en Afghanistan. Elle tombe sur l’idée peu commune du cheik et contrait le Dr Jones a participé et même diriger le projet d’Harriet et du Cheikh.

Harriet et Alfred vont devoir travailler ensemble malgré les réticences de ce dernier sur la viabilité et la nécessité de ce projet.

Un coup de coeur !!!

J’ai vu le film en VOST et j’ai adoré le charme dégagé par les accents anglais ou arabes. Une atmosphère douce et belle ❤

Le scénario se base sur un livre de Paul Torday, je ne l’ai pas lu, mais j’ai cherché un peu, et ce livre avait été bien accueilli par la critique britannique, assez politique, le style est original car presque tout est écrit sous forme mails, mémo, etc. Pour le film, il n’a pas pu être vraiment repris cette structure mais les passages en font références ou clins d’œil (visioconférence, e-mails, messageries instantanées, etc.).

Une histoire touchante. D’abord, l’idée du cheikh est farfelue, couteuse et on a l’impression qu’on va tomber sur un vieil excentrique. Alors que pas du tout ! Il y a plus derrière son projet qu’une étalement de ses richesses, que de faire une attraction farfelue dans son pays. Il aime profondément son pays, il croit au fait que ce projet permettra d’améliorer les conditions des villageois (pêche, irrigation, agriculture,…). Le projet est insensé mais si ça marche, ça pourrait améliorer plein de choses. La démonstration et les moyens accordés au projet sont bien sur excessifs mais on a envie que le projet se réalise, que cela marche, même si ce changement ne plait pas à tout le monde.

Le choix du scénariste et du réalisateur a été d’atténuer la dimension politique du livre et de cibler plus sur la comédie romantique. Mais le fond politique (guerre, manipulation des médias, …) est quand même présent en toile de fond, avec une dose d’humour anglais sur les relations entre la presse, les ministères,…

C’est une comédie romantique bien sur mais pas mièvre ou mielleuse. Les acteurs sont justes et les personnages aussi. ça fait très réel. Un quadra qui n’est pas heureux dans sa vie et dans son ménage même si ça ne saute pas aux yeux du premier venu, un cheikh à la fois, riche et sur de lui mais également croyant, posé et observateur. Une jeune femme bosseuse et amoureuse qui traverse une épreuve difficile. Les réactions de personnages sont justes, pas précipitées, parfois drôles,  parfois gauches, crédibles et émouvantes.

L’histoire d’amour n’est pas toujours au centre du film et ça fait du bien.

J’ai beaucoup aimé le personnage du cheikh et l’acteur Amr Waked est vraiment très bon

et le duo Emily Blunt / Ewan McGregor fonctionne très bien.

Le personnage joué par Kristine Scott Thomas n’est pas celui qui m’a le plus plut, mais c’est quand même lui qui apporte la touche d’humour et de fraicheur dans le film par les réactions et les actions de Patricia Maxwell et sa façon d’être toujours en train de courir aussi bien dans son job que dans sa vie de famille et son air de tomber des nues :

Et les images sont magnifiques ! ça se voit que c’est produit en partir par la BBC. On alterne entre les splendeurs boisées et verdoyantes de l’Écosse (où le cheikh a une propriété) et les paysages magnifiques du désert yéménite [en réalité le Maroc, puisque le tournage n’a pas pu se faire au Yémen]. Les contrastes sont sublimés. Mais les milieux, les gens, les actions, est-ce vraiment finalement aussi différent d’un pays à l’autre ? Il y a quand même pas mal de réflexions (un peu philosophique, un peu politique) dans ce film, qui n’est donc pas uniquement une jolie comédie romantique.

J’ai vraiment passé un très bon moment 🙂

Perfect Sense de David Mackenzie

Si l’humanité perdait ses sens, à quoi vous raccrocheriez-vous ?

Avec Ewan McGregor, Eva Green, …

Imaginez.

Sans savoir pourquoi, certaines personnes sur Terre perdent l’odorat après une grosse phase dépressive. Progressivement, tout le monde est touché.

Sans plus d’informations : est-ce contagieux ? Pourquoi ? Après un excès de haine et une grosse fringale, ils perdent le goût …. Et ainsi de suite.

Que faire, à quoi se raccrocher, comment se comporter ?

C’est dans ce contexte, en Angleterre, que Susan (Eva Green), épidémiologiste, malheureuse suite à une rupture rencontre Michael (Ewan McGregor), chef cuisinier. Ils vont tomber amoureux …

Une histoire d’amour sur fond d’épidémie mondiale.

Personnellement, je l’ai trouvé pas mal du tout mais c’est quand même assez bizarre et donc il est fort probable que je fasse partie d’une minorité.

C’est pas la meilleure réalisation (des effets de caméra embarquée inutile par exemple), ni le meilleur jeu d’acteurs que j’ai vu, mais le message m’a marqué et en sortant de la salle, j’avais l’impression d’être ailleurs. Finalement, on se rend compte que les odeurs, le gout, les sons,… on a la « chance » encore de les sentir, les ressentir, les entendre. C’est commun, on n’y pense pas tous les matins en se levant et pourtant ! Que c’est important !!!

Vous ne serez donc pas surpris si je vous dis, que dans l’heure qui suit le film, je me suis concentrée sur les sens, sans vraiment m’en rendre compte, les bruits du métro, une bouffée d’air, un rayon de soleil.

Toutefois, le film ne va pas assez loin dans la visualisation des effets pour le monde, le choix a été fait de suivre le couple et les répercussions de la « maladie ». Il est parfois un peu inégal, certaines scènes vous emportent et/ou sont très touchantes, par contre d’autres ne sont pas très travaillées, mais de l’ensemble général j’ai bien aimé.

On y voit quand même, après chaque étape, un aperçu du comportement des gens, ceux qui gardent espoir, ceux qui continuent leur vie par habitude, qui s’adaptent et ceux qui paniquent, pillent ou vandalisent. Le monde (du moins ceux qui sont « philosophes » dans leurs habitudes/attitudes) se re-concentrent sur l’essentiel (l’amour de leur vie, la famille, les joies du quotidien,…). Par contre, quid de la solitude, du désespoir, de la folie? qui devraient atteindre l’humanité (ou une partie), ça manque quand même dans l’histoire. C’est présent entre les personnages bien sur (Susan et Michael) mais, il n’y a pas assez je pense d’évocation du reste de l’humanité.

La fin est spéciale mais assez cohérente et logique.

Il s’agit, vous l’aurez peut être compris, plus d’un film de réflexions que d’actions (bien loin des fins du monde apocalyptiques habituelles), plus sur les sens que sur la cause de l’épidémie.

Et bon, il y a Ewan quoi ❤

😉