L’Asch Mezareph de Jean-Pierre Favard

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Editions Lokomodo, 9,90€, 529 pages

4ème de couverture

1223, les évêques de Bethléem, en Palestine, fuient la Terre Sainte et trouvent refuge à Clamecy, dans la Nièvre.
1307, des centaines de Templiers sont arrêtés sur ordre de Philippe le Bel. Officiellement, l’Ordre du Temple n’existe plus.
1382, Nicolas Flamel parvient à changer le plomb en or.
1789, deux ouvriers du marquis de Chastenay mettent à jour un intrigant coffret en pierre à Essarois, en Côte-d’Or.
De nos jours, d’étranges parchemins refont surface en même temps que le corps sans vie d’un notaire. S’engage alors une formidable course contre la montre mêlant Histoire occulte et officielle, sociétés secrètes et alchimie. Ou lorsque la légende rencontre la réalité…

Mon avis

Mitigée

J’ai enfin sorti de ma PAL ce livre acheté aux Imaginales en 2013. C’est le thème de l’Alchimie qui m’a beaucoup intéressé et qui a motivé mon achat.
Le prologue nous transporte au temps des croisades auprès de Guillaume de Nevers qui vit ses derniers jours. Puis, de nos jours dans la Nièvre, un corps est retrouvé dans une rivière. Il s’agit d’un notaire de la commune. Émilie et d’autres jeunes lycéens ont décidés de faire l’école buissonnière. Émilie s’est laissée convaincre par son amie Priscilla, et par la promesse que William pour qui elle craque sera là. D’ailleurs, il ne tarde pas à les rejoindre et à la prendre à part. Ils échangent alors leur premier baiser. Le petit groupe de jeunes gens se trouve non loin de l’endroit où les pécheurs ont retrouvé le corps sans vie. Certains curieux s’approchent William, Priscilla… Cette découverte macabre va les marquer. Surtout Priscilla qui s’est aperçu que le mort avait les mains attachées dans le dos. De retour chez elle, Émilie découvre son père et sa mère déjà averti de la nouvelle. Entre coup de fils à Priscilla et sa relation naissante avec William, Émilie n’est pas très attentive mais le soir elle retrouve son père devant des manuscrits et ce dernier lui confie que la mort de Khan le notaire n’était pas accidentelle. Il dispose de parchemins qui les mettent en danger…

Lors d’une soirée chez un ami Romain, Émilie ne se sent pas le cœur à la fête, contrariée par William, elle trouve refuse au bruit dans une pièce de la maison où elle va faire la connaissance du père de Romain amateur de livres. C’est plus fort qu’elle, elle va le questionner que les parchemins que son père a en sa possession, sans tout lui dire. Et elle s’aperçoit qu’il connait pas mal de choses que la période où auraient été rédigé des parchemins avec des rameaux d’amandiers… Il lui raconte alors un passé mystérieux qui remonte aux croisades.

Le lecteur va alors plonger dans une histoire de sociétés secrètes telle la commission des 25 et d’alchimie en compagnie de Nicolas Flamel notamment. Émilie, William et Priscilla vont se retrouver embarqués dans une histoire et une sorte de course poursuite qui les dépassent.
Le roman est découpé en plusieurs parties permettant notamment aux lecteurs de découvrir la commission des 25, le mystérieux coffret d’Essarois ou encore l’Asch Mezareph.

Comme indiqué au début de ce billet, je suis mitigée sur cette lecture. Il y a des choses que j’ai beaucoup apprécié et d’autres moins. J’ai aimé découvrir les théories et les faits historiques autour des templiers et de l’alchimie. La partie sur Nicolas Flamel est celle que j’ai préféré, elle est très prenante et intéressante. L’auteur a réalisé un véritable travail de recherche et cela se ressent beaucoup. Il parvient également à ne pas faire trop de répétition puisque l’action est découpée en plusieurs époques et points de vue, ça n’est pas évident de ne pas perdre le lecteur mais ne pas redire trop de fois la même chose. J’ai aussi apprécié le retournement de situation qui arrive au cours de l’intrigue dans le présent. La place de l’alchimie se fait un peu attendre mais une fois abordé on apprend plein de choses, allant même jusqu’aux références dans notre culture contemporaine.

Par contre, j’ai trouvé toute une partie de l’intrigue trop rapide. La façon dont Émilie se retrouve embarquer dans une histoire incroyable ne m’a pas vraiment convaincue, trop précipitée pour assurer une cohérence. De plus, par rapport au reste du récit, la fin est trop abrupte.
Même si les faits historiques sont très intéressants, ils sont parfois donnés trop rapprochés les uns des autres, trop d’information d’un seul coup peut dérouter le lecteur. Un petit problème d’équilibre du récit m’a aussi un peu ennuyé dans ma lecture, j’ai trouvé certaines parties se déroulant dans le passé un peu trop longues pour le peu d’intérêt qu’elles apportent à l’intrigue générale.

L’Asch Mazareph est une lecture sympathique mais un peu trop inégale. Le style est simple, fluide, la lecture est rapide. Le travail de recherche et les connaissances de l’auteur sont l’atout principal de ce roman. Si vous voulez vous procurer ce livre, on ne le trouve plus que d’occasion par contre.

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Le cauchemar de Cassandre de JB Leblanc

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Val Sombre Editions, 564 pages, 23 €

4ème de couverture

Cassandre est la cible de Kolber, un tueur de légende. Infaillible. Insoupçonnable. Invisible.
Aidée par de mystérieuses créatures, la jeune femme parvient à le mettre en échec et à s’enfuir. L’assassin doit la retrouver à tout prix et honorer son contrat avant qu’elle ne dévoile son identité. Car à présent, elle connaît son secret.
Ce revers inattendu de Kolber permet aux hommes de la Police Judiciaire de se rapprocher de l’assassin. Cependant, ils ne sont plus seuls sur les traces de deux fuyards. Un flic, aussi ambitieux qu’inexpérimenté, et un prêtre exorciste envoyé par le Vatican, se lancent également à leur poursuite.
Une cavale sauvage et cruelle où chasseurs et gibiers se confondent. Des personnages en proie à leur destin, ébranlés au plus profond de leurs convictions.
Tous au coeur d’un complot millénaire…

Résumé

Kolber, une ombre. Non. Un mystère. Maniaque, méticuleux, il ne laisse aucun indice derrière lui. Jamais. Chaque étape de ses missions est calculée, maitrisée, rapide. Pendant, que le tueur fait le vide dans sa tête, le père Norbert est victime d’une bien étrange attaque dans son église. Alors que ce dernier fait le tour du lieu sacré pour s’assurer que personne ne se cache entre les bancs, l’atmosphère change. Et il aperçoit des ombres, l’eau frémit dans le bénitier mais que se passe-t-il dans ce lieu pourtant sacré ?

Quelques jours plus tard, pendant que Denis Béresson, flic de son état, recherche un médium d’un genre un peu particulier, le père Fantino aux ordres du Vatican rencontre le père Norbert qui a miraculeusement réchappé aux phénomènes survenus dans l’église. Que sait-il passé ce soir là ?

Quel lien relie entre eux tous ces personnages ?

Mon avis

Coup de coeur ❤

Un vrai bon thriller fantastique ! J’ai adoré !!!

Un roman dense, travaillé avec toute une galerie de personnages complexes et une intrigue passionnante ! Je pourrais m’arrêter là mais non, je vais détailler un peu quand même, je vous rassure ^^

Kolber est une légende. Un tueur qui ne laisse aucune trace derrière lui. Il a si bien organisé sa façon de faire que la police n’a pas le moindre indice sur lui en 8 ans. S’il ne laissait pas une carte avec sa signature sur le lieu de ses méfaits, la police ne pourrait même pas les relier entre eux. Kolber est méticuleux, organisé, maniaque et perfectionniste. C’est avec lui que le lecteur débute Le cauchemar de Cassandre. Et c’est une excellente entrée en matière. Car, nous sommes dès le début, dans la tête du tueur. Tueur si méthodique, que ça en est glaçant. Puis, progressivement, nous découvrons les personnages qui vont se retrouver impliquer dans la traque de Kolber mais aussi ceux qui gravitent autour de la prochaine victime du tueur : Cassandre. Ainsi, l’alternance de points de vue, de personnages et de lieux permet de dérouler l’intrigue, de creuser les personnages, de les connaitre, de les apprécier ou de les détester et de mettre un pas dans la trame complexe et fantastique de la trilogie concoctée par JB Leblanc.

Le livre est dense et d’une grande qualité, il est difficile de parler de tout sans spoiler, je vais essayer de faire de mon mieux. Le lecteur va donc à la découverte de personnages tous différents les uns des autres. D’un côté les policiers, notamment, Denis Béresson et son collègue Nathaniel Dresde. Aussi différent l’un de l’autre que le jour et la nuit. Denis est buté, déterminé et ambitieux, très ambitieux. Il est obsédé par Kolber et va essayer de le retrouver lui un petit fonctionnaire alors que les autres flics, même les meilleurs, font chou blanc depuis des années. Pour cela, il va faire appel à des méthodes qui ne sont pas reconnues par la police comme requérir l’aide d’un médium. Dévoré par son ambition, Denis a un comportement plus qu’odieux avec sa famille et il ne se rend pas compte qu’il passe à côté de l’essentiel. Nathaniel lui est posé, strict, droit, carré, imperturbable et peu affable. Il est très droit, maniaque et seul. Son appartement est sans âme, il n’a pas beaucoup d’ami. Un seul pour être précis. Et ne semble pas avoir de famille. Mais Nathaniel est un très bon flic qui a choisi de se faire muter en pleine gloire dans un petit commissariat pour ne pas être dévoré par sa carrière. Dans les policiers, il y a aussi le Commandant Marchegiani qui traque depuis des années Kolber, qui remonte toutes les pistes, qui s’obstine, tient bon alors qu’aucune piste n’aboutit, qu’aucun indice n’est découvert. Il est maniaque (genre pas possible pour lui de voir ces hommes passer au peigne fin une scène de crime !) et déterminé. Découvrir qui est Kolber mais surtout le confondre est devenu sa principale tâche. Plus posé que Denis son obsession est à l’image de sa maniaquerie.

Et puis, bien sur,  il y a la prochaine victime de Kolber, Cassandre, mannequin en pleine gloire, belle, arrogante et déterminée. Alors qu’elle accepte de rendre service à Meursault, responsable de l’agence de mannequins, elle se fait contrôler par la police. Et quand on passe de la drogue pour dépanner son boss, en général, si on se fait chopper ça ne se passe pas bien. C’est Nathaniel qui s’occupe de son dossier. Cassandre s’accuse et refuse de reconnaitre qu’elle agissait pour le compte de quelqu’un d’autre. Le capitaine Dresde ne croit pas qu’elle soit une toxico, mais elle s’entête. Le patron de Cassandre convaincu qu’elle finira par le balancer à la police et mettre fin à sa récente popularité, lance un contrat sur sa tête. Contrat qui sera accepté par Kolber. La traque commence alors.

En fait, nous avons là une double traque Kolber / Marchegiani, Kolber / Cassandre. Mais l’histoire pourrait s’arrêter là dans la complexité, s’il n’y avait pas l’étrange protection dont bénéficie Cassandre. Des ombres qui lui viennent en aide, le soir où Kolber passe à l’attaque. Et où ce dernier va laisser ses premiers indices en 8 ans. Cible ratée, Cassandre en fuite, la course poursuite débute. A cet instant, je vous préviens, vous serez « pris au piège » il est impossible de relâcher le livre après ça ! Kolber se rend compte que Cassandre est suivi par un drôle de prêtre, le père Fantino, aux ordres directs du Vatican ! Qui est ce prêtre qui ne ressemble pas à ceux de son ordre? En jean/basket, dont l’apparence semble changer avec son humeur ? Pourquoi suit-il Cassandre, qu’a-t-elle de particulier ?

Beaucoup de questions n’est-ce pas ? Mais aucune crainte, vous allez aller va alors de rebondissements en découvertes. Gros plus, on apprend vraiment à connaitre l’ensemble des personnages et on comprend progressivement que Cassandre est au centre d’enjeux qu’elle ignore et la dépasse. Kolber va devoir échapper à la traque policière tout en continuant à rechercher le mannequin. Pourquoi s’obstine-t-il alors qu’elle semble protégée ? Parce qu’elle a vu son visage, elle peut donc le reconnaitre. Kolber ne peut pas lui laisser la vie sauve. Mais les ombres ou ce qu’elles recèlent seront en travers de son chemin.

Vraiment, j’ai passé un excellent moment de lecture. J’ai au début trouvé un peu bizarre qu’un gérant d’une agence de mannequin mette un contrat sur son employée mais à part ça, j’ai trouvé l’agencement des événements, les détails, les explications très réussis. Le chemin des différents personnages vont se croiser, le mystère autour de Cassandre et de l’intérêt qu’on lui porte est progressivement levé. On s’attache aux personnages et on en déteste quelques uns. Je me suis attachée à Kolber alors que c’est un tueur froid et sans pitié. Mais il est complexe et en apprendre plus sur lui, peu à peu, permet de s’attacher à lui. Alors que je n’ai pas vraiment apprécié Cassandre même en découvrant son passé ^^ Chaque personnage, même secondaire, a sa place, son rôle à jouer et faire parti d’un tout.

A part quelques coquilles (franchement vu le pavé, elles sont négligeables avec le recul), ce roman est très bien écrit.  Le côté fantastique est distillé progressivement. De la façon dont cela est traité, pendant longtemps, on se demande s’il n’y a pas des hallucinations collectives. Cassandre est-elle folle ? Kolber ne disjoncterait-il pas ? Un côté fantastique un peu en retrait au début puis plus marqué, c’est vraiment le bon dosage pour un thriller fantastique. Et puis ENFIN un roman où le policier, Marchegiani, n’a pas de la me*de dans les yeux si je peux dire ! Il ne passe pas à côté des évidences et des coïncidences qui s’accumulent depuis la tentative ratée contre Cassandre. Bien sur, il y a des choses qui lui échappent, comme à nous en fait. Elles s’expliquent. Le tout est pour le Commandant de prouver son intuition. Difficile quand les indices laissés sur les scènes de crime sont incohérents et quand tout le monde, tueur, victime, suspect, témoin, joue au chat et à la souris !

J’ai vraiment adoré le travail de JB Leblanc. On sent qu’il maitrise bien le sujet, certaines habitudes policières, certaines façons de voir les choses. Les personnages sont travaillés, complexes, ont des réactions assez cohérentes vu ce qu’ils leur arrivent. Il y a pas mal de choses où on se demande s’il n’y a pas un peu de réalité, de vécu derrière tout cela (bon pas tout quand même, on est d’accord). Et puis, JB Leblanc réussi à créer aussi une atmosphère particulière tout le long du roman, un malaise qui s’insinue en nous, et certaines descriptions peuvent donner envie au choix : de se cacher les yeux/vomir/mourir. Car la plume de l’auteur sait se faire horrifique, glauque juste ce qu’il faut, quand il le faut.

La trame est très bien construite, bien ficelée, l’action monte crescendo. J’ai hâte de me procurer la suite. J’ai envie de savoir ce que l’auteur nous réserve. Et si les deux autres livres sont de cette qualité, ça va être un régal. Alors oui, c’est dense mais c’est génial ! Et puis pour une fois, je le dis, le livre peut paraitre un peu cher, mais 23€ pour un ouvrage comme celui-ci dans une petite maison d’édition, ça les vaut complètement ^^

Pour ceux qui se demanderait, la fin est ouverte juste ce qu’il faut. Certaines choses sont résolues, d’autres n’en sont qu’à leurs balbutiements. La fin est juste bien pour nous permettre de tenir avant de lire la suite mais aussi d’avoir envie de savoir ce que certains personnages vont devenir. J’espère n’en avoir pas trop dit mais suffisamment pour vous donner envie de courir sur le site de Val Sombre acheter ce premier tome ou de le sortir de votre PAL (attention, je ne serais pas responsable de vos cauchemars 😉 )

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Le symbole perdu de Dan Brown

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Le livre de poche, 730 pages, 8,60 €

4ème de couverture

Robert Langdon, professeur en symbologie, est convoqué d’urgence par son ami Peter Solomon, philanthrope et maçon de haut grade, pour une conférence à donner le soir même.
En rejoignant la rotonde du Capitole, il fait une macabre découverte. Ce sera le premier indice d’une quête haletante, des sous-sols de la Bibliothèque du Congrès aux temples maçonniques, à la recherche du secret le mieux gardé de la franc-maçonnerie. Une aventure où s’affrontent les traditions ésotériques et la formidable intelligence de Robert Langdon.

Résumé

Robert Langdon est en route vers Washington. Pour rendre service à son ami Peter Solomon, il accepte de donner une conférence le soir même. Pendant, ce temps-là, Katherine Solomon se rend dans son laboratoire. Cette spécialiste en noétique travaille dans un entrepôt mis à disposition par son frère Peter. Elle doit le retrouver comme tous les dimanches soir pour discuter de ses découvertes et ses progrès. Mais Peter tarde. Arrivé au Capitole, Robert découvre une salle vide en lieu et place de la conférence prévue. C’est alors qu’un enfant découvre une main dans le hall… Elle présente un drôle de message. Robert est alors contacter par un homme étrange qui exige de lui qu’il retrouve le secret le mieux gardé des francs-maçons. Il doit se plier à ses exigences s’il veut retrouver Peter en vie…

Mon avis

Une bonne lecture !

Je suis toujours enthousiaste quand je vais lire un Dan Brown, ici il est très bien mais je me suis demandée si je ne me lasse pas un peu du style ou du personnage de Robert Langdon. J’ai eu l’impression de retrouver un peu trop le schéma type de ce genre de roman. Alors c’est toujours passionnant mais ça manque de … surprise peut-être.

Ici on plonge à pied joint dans les mystères et les fondamentaux des Francs-maçons et force est de reconnaitre, que c’est super bien documenté, c’est très prenant et comme tous les Dan Brown lus à ce jour, je tourne les pages sans m’en rendre compte. Dans ce roman, Robert réalise une véritable course contre la montre (et tout se passe en 1 nuit ! On se demande quand même comment c’est possible, vu toutes les actions et tous les enchainements, rebondissements, découvertes, … mais bon, c’est le style, et ça me va). Une course contre la montre donc pour retrouver Peter. Robert est manipulé par un homme étrange qui se fait appelé Mal’akh, ex prisonnier, tatoué, qui semble accomplir un rituel. Il a passé les étapes pour parvenir au niveau 33 chez les Francs-maçons mais il n’a pas réussi à avoir assez aux secrets. Un plus particulièrement l’intéresse. Dan Brown a créé un personnage qui fait se dresser les poils sur les bras, un vrai dingue ! L’auteur a vraiment utilisé tout ce qu’on peut retrouver sur les Francs-maçons et découvrir les symboles c’est vraiment passionnant. On retrouve avec un plaisir certain Robert et sa façon de décoder les mystères et de résoudre l’insoluble (mais on en sait toujours pas plus sur lui !). Je n’en dis pas beaucoup plus sur l’action parce que ça vaut vraiment le coup de se laisser emporter par l’intrigue très bien ficelée et par la visite de Washington. Mais vous y retrouverez la pyramide maçonnique, la main des mystères, les loges…

Dans ce livre, il y a vraiment des personnages INSUPPORTABLES ! Comme Sato, qui est hystérique par exemple. Du coup, il y a un manque de crédibilité… pour quelqu’un de la CIA… Un peu too much. Ce personnage va tout faire pour arrêter Mal’akh mais sera confrontée à des personnages qui ne voudront pas se laisser faire. Tous les personnages sont à un moment ou à un autre exaspérant par leur façon de réagir mais il faut bien des remous, personne ne peut être parfait ^^ Deux niveaux d’action dans ce roman ésotérique : Robert et Sato qui cherche de ce que veut Mal’akh et Mal’akh qui poursuit Katherine Solomon qui étudie la noétique (branche de la philosophie métaphysique concernant l’intellect et la pensée). Les thèmes sont vraiment bien choisis et intéressants à découvrir et comme toujours l’action est bien menée. On se demande toujours la frontière entre la réalité, la fiction, la légende, la religion, etc.

Une de mes hypothèses sur le méchant était la bonne et je l’avais eu très tôt, ça aurait pu être plus retord je pense. Et concernant le symbole perdu… je suis un peu restée sur ma faim. Oui on sait à la fin mais je n’ai pas trouvé cela si extraordinaire… c’était sans doute voulu mais bon. Un peu désappointée je fus 😉 Enfin dans l’ensemble, c’est quand même un très bon roman qui se lit bien, aisément, rapidement et captivant. Autre point, j’ai beaucoup aimé l’action qui se passe à Washington. J’y suis allée mais pas longtemps et vraiment, ce livre m’a donné envie d’y retourner ! Il y a tellement de chose à y voir, à découvrir. J’aimerai vraiment refaire et visiter les monuments, les musées. Cette ville semble si passionnante ! Je pense que ça y fait beaucoup.

Voilà, mon avis est assez court mais ma lecture remonte un peu maintenant et puis il est sorti il y a un moment maintenant. ça serait pas mal en film, ça me déplairait pas de retrouver Tom Hanks en Robert Langdon ! Un jour peut-être. Et vous, vous l’avez lu ? ça vous a plut ?

La malédiction des templiers de Raymond Khoury

9782266213950Pocket, 646 pages, 8,40€

4ème de couverture

Constantinople, 1203. Tandis que les croisés s’apprêtent à assiéger la ville, un groupe de Templiers s’infiltre dans la bibliothèque impériale afin d’y dérober des documents secrets qui ne doivent en aucun cas arriver entre les mains du Pape. Les hommes parviennent à voler trois coffres recelant de dangereux secrets. Mais ils ne vivront pas assez longtemps pour les découvrir.
Le Vatican, de nos jours. Sean Reilly, agent du FBI, a le privilège de pouvoir consulter les archives secrètes de l’Inquisition conservées au Vatican, auxquelles seule la garde rapprochée du pape a accès. Mais il ne va pas tarder à violer la confiance du Saint-Siège. En effet, Tess Chaykin, la femme qu’il aime, a été enlevée par un terroriste, et la clé de sa liberté se trouve dans l’un des documents archivés : le Fondo Templari, une histoire secrète des Templiers… Alternant entre l’époque tumultueuse des croisades et notre monde actuel, ce thriller historique mené tambour battant plonge le lecteur au coeur de l’univers fascinant des Templiers

Résumé

A Constantinople en 1203, Everard de Tyr et ses compagnons pénètrent dans la ville aidés par les Gardiens. Ils viennent récupérer des coffres à mettre en lieu sur. Parce que les chrétiens pillent et tuent d’autres chrétiens, il est vital que le contenu des coffres soient protégés et mis en lieu sur. Mais les faire sortir discrètement de la ville ne sera pas aisé.

En Turquie de nos jours, le professeur Behrouz Sharafi est accosté par un étranger, ce dernier le menace. Il a découvert les recherches du professeur et souhaite qu’il œuvre désormais pour lui et tous les moyens sont bons pour qu’il parvienne aux bouts de ses recherches. Quelques temps après, l’agent du FBI Reilly accompagné de Sharafi se rendent au Vatican afin de pénétrer dans les archives secrètes, mais le temps joue contre eux. Pourquoi tant de précipitations ? et tant de mensonges ? Que fait Reilly avec Sharafi ?

Mon avis

Pas mal !

Cet été, j’ai décidé de vider un peu ma PAL des livres qui y sont depuis très longtemps ! Ce titre est la suite du Dernier templier, que j’ai lu il y a quelques années maintenant. Et j’avoue que je ne me souvenais vraiment plus beaucoup du 1er… Par exemple, je me souvenais de l’agent Reilly mais plus du tout de Tess … Au début ça m’a un peu gêné de ne pas me souvenir (et à l’époque pas de blog pour garder une trace) parce qu’on évoque un peu le passé de l’agent et j’étais un peu perdue. Mais finalement, ce n’est pas si essentiel de se rappeler. Et puis cette suite est bien faite, parce que si vous commencez pas celui ci, ça ne spoile quasiment pas le 1er et du coup, ce dernier peut être lu après sans problème.

Reilly se retrouve impliqué dans une quête qui n’est pas la sienne pour d’abord sauver Tess puis pour comprendre pourquoi un homme sème la mort autour de lui. Ce dernier recherche quelque chose qui a été, a priori, caché par des templiers au temps de l’Inquisition.  Reilly apporte son aide au professeur Sharafi bien qu’il ne le connaisse pas car ce dernier a assisté à l’enlèvement de Tess et d’un de ses confères archéologues. S’ils avancent dans les recherches de Sharafi, Tess sera libérée. Mais pour avancer, ils ont besoin de consulter des archives dans la Cité du Vatican. Et seul quelqu’un comme Reilly peut y parvenir, voilà pourquoi Tess a été enlevée. Ce n’est pas la première fois que Reilly se rend au Vatican, il y connait des personnes importantes. Et il peut, grâce à ce qu’il a accompli dans le 1er tome, bénéficier de l’aide dont il a besoin. Mais voilà, tout ne se passe pas là-bas, comme l’agent du FBI l’avait imaginé et débute alors une course poursuite entre l’Américain et celui qui recherche le « trésor » des templiers.

J’avoue que je n’ai plus l’habitude de ses romans d’actions de plus de 600 pages. Du coup, le jeu du chat et de la souris entre l’agent et l’Iranien m’a un peu agacé. J’ai trouvé ça un peu longuet mais ce qui est sur c’est que c’est : action, action, action ! La théorie développée dans cet opus m’a vraiment beaucoup plu et j’ai beaucoup aimé les parties qui se passent au 13ème siècle ou les découvertes de Tess. Pour les fans de roman avec des templiers c’est vraiment pas mal. Le lecteur accompagne les templiers dans leur fuite, découvre ce qu’ils vont devenir. Le lecteur est projeté au côté de l’empereur au moment du Concile de Nicée… Le roman évoque Acre, l’Inquisition, la percussion des templiers. Des thèmes qui sont récurrents mais qui sont attendus dans ce type de roman. J’aime bien lire un roman comme celui-là de temps en temps, les complots, les mystères, la religion, … ça m’intéresse et ça m’intrigue. Il y a souvent un fond de vrai, mais où s’arrête l’historique et où commence la fiction ? J’adore !

J’ai trouvé que centaines choses auraient pu être développées mais peut-être que les infos étaient dans le 1er tome ? La fin est un peu facile mais elle est ouverte sans l’être trop. Par contre, c’est abrupte. Un chapitre de développement, ça aurait été pas mal. Peut-être que ça se termine comme cela parce qu’il y aura une suite ? Le méchant m’a agacé, comme dans les séries et les films, il ne tue jamais ceux qui lui barrent la route ! ça se passerait pas vraiment comme ça dans la vie. J’attendais un peu plus de prise de risque ou de surprise dans cette suite. Les personnages principaux, Reilly et Tess, ne sont pas mes héros préférés mais j’ai apprécié les suivre.

C’est une lecture plaisante, bien qu’un peu répétitive parfois. Cette lecture m’a donné envie de voyager, de découvrir certains pays, certaines villes. De partir à l’aventure, découvrir des mystères ! Raymond Khoury est un auteur que j’aime beaucoup, c’était mon 4ème de lui et je continuerai à le lire. Ces récits sont vivants, bien documentés, il a un imaginaire fertile, et c’est rondement bien mené !

Voilà, mon avis est assez court malgré ces 650 pages mais je n’aime pas trop rentrer dans les détails pour ce type de roman. Je trouve que ça perd de son intérêt si on en raconte trop. En tout cas, je suis contente de l’avoir sorti de ma PAL et je l’ai apprécié malgré ses quelques défauts.

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{Dawn} Le passage des ombres, de David Moitet

Une chronique réalisée pour A l’abordage de la culture et que vous pourrez lire en intégralité là bas !

A l'abordage de la Culture

Le passage des ombres
de David Moitet
City Editions (Collection Thrillers)
Sortie le 11 Septembre 2013

Quatrième de couverture :

« La porte est en dedans ». C’est le mystérieux message gravé il y a des décennies sur le seuil de la chapelle de Tréhorenteuc, en Bretagne. Personne n’a jamais compris ce que cela signifie. Sauf, peut-être, Léonard de Vinci… Loin de se douter que cette inscription va transformer sa vie, Thomas Galion, l’ancien flic de la criminelle, profite de vacances bien méritées en mer Rouge avec son amie. Mais leur séjour se transforme en cauchemar… Qui sont ces hommes qui les pourchassent ? Y-a-t-il un lien avec la délicate affaire qu’ils viennent de résoudre ? Un chassé-croisé sanglant entre la France et l’Egypte les entraîne au-delà de tout ce qu’ils pouvaient imaginer, à la découverte d’un secret précieusement gardé au fil des siècles… Complots, meurtres et trahisons : le pouvoir rend fou.

L’avis de Dawn…

Voir l’article original 812 mots de plus

Le Long des Sentiers Obscurs d’Alexis Lorens

1134886_3074663Édition Nuit d’Avril, non réédité, 16,90€, 249 pages

4ème de couverture

Au XVIIIe siècle, dans l’Océan Indien, des marins hollandais croisent sur leur route un vaisseau fantôme, dont l’équipage a été crucifié sur les haubans. De nos jours, alors qu’il inspecte des installations pétrolières dans le désert du Néguev, Brian, un technicien irlandais, est victime d’une explosion. Il se réveille dans les profondeurs d’une grotte où, malgré ses blessures, il déniche, entre deux squelettes, le journal que tenait le médecin du navire batave…

À sa sortie de l’hôpital, il rencontre Leah, la sœur de son ami David : elle vient de faire traduire le manuscrit et lui en révèle toute l’importance. Dès lors, les trois jeunes gens partent dans un long périple qui les conduira à Amsterdam puis en Egypte, sur les traces d’une secte disparue, afin de retrouver de mystérieux médaillons censés ouvrir une porte sacrée. Celle-ci mène-t-elle à l’Enfer ou au Paradis ?

Résumé

Océan Indien septembre 1776, Philip DeVreck est un jeune médecin hollandais en route vers les Indes Britanniques. A bord du navire, l’équipage essuie une tempête impressionnante, quand tout se calme enfin, ils observent une navire non loin du leur, qui semble abandonné.  Ce qu’ils vont y découvrir, changera l’avenir de Philip.
En 2005, Bryan technicien irlandais inspectant des installations pétrolières, va être victime d’un accident, il va découvrir des documents qui vont l’entrainer dans une quête dangereuse vers la Vérité.

Mon avis

Une lecture sympathique

Il y a du très bon et du moins bon dans ce roman d’Alexis Lorens, qui a créé depuis une de mes maisons d’édition préférée : Les Editions du Riez. Le long des sentiers obscurs se découpe en 3 « actes ».

La première partie du roman se déroule en 1776 à bord du Marian, navire hollandais. Toute cette partie, est géniale, on sent vraiment qu’Alexis Lorens s’y connait en navigation. Le vocabulaire est précis, on se croirait vraiment à bord du bateau et en pleine tempête. La découverte du vaisseau à l’abandon est aussi très bien décrite et j’ai beaucoup apprécié cette entrée en matière.

Dans la seconde partie, on suit Bryan qui est envoyé en mission dans le désert du Néguev, il est victime d’une explosion et se retrouve bloqué dans une grotte. L’existence de cette grotte lui a surement sauvé la vie mais il faut encore pouvoir sortir de là. Blessé, il tombe alors sur des squelettes et sur un ouvrage écrit dans une langue qu’il ne sait pas lire. Retrouvé miraculeusement, il va donner ce livre à la sœur de son meilleur ami sur place, Leah qui fait des études d’histoire contemporaine et géopolitique, afin qu’elle trouve les bonnes personnes à la faculté pour le faire traduire.
Cette seconde partie me laisse avec un sentiment mitigé. L’intrigue qui se met en place est plus qu’intéressante, un mystère religieux, une énigme spirituelle, un jeu de piste, toutes les caractéristiques d’un roman ésotérique. Et moi qui adore ça, je suis à la fois contente de la tournure que prend l’histoire et un peu déçue parce qu’elle n’est pas suffisamment détaillée. De plus, j’ai trouvé que les événements s’enchainaient trop vite, que les réactions des personnages ne collaient pas toujours avec ce qui  leur arrive et que certains dialogues sonnaient faux. Notamment, ceux avec la police. Autant quand la personne qui va aider Leah et Bryan parle, on est scotché à ses lèvres et on a envie de savoir, de comprendre les écrits retrouvés par Bryan et de s’accrocher à ses explications, autant ça contraste trop avec le manque de réalisme des scènes avec la police (surtout que ça se passe en Irsaël dans un contexte très tendu). Concernant les personnages, j’ai pas vraiment réussi à m’y attacher parce qu’on ne connait pas grand chose d’eux au final. Et je suis mitigée quand à Leah. A la fois, elle m’a plu et déplu. Ce sont surtout ses réactions à elle et sa manière de s’exprimer (même quand elle se parle à elle-même) qui ne sonnaient pas bien. Mais elle a d’autres côtés intéressants.
Parfois, il y a trop de précisions, notamment les noms, sur des personnages secondaires, voire très secondaires, alors que les personnages principaux, ne m’ont pas semblé assez creusés psychologiquement.

Dans la 3ème partie, on découvre la clé du mystère -que je ne vous donnerais pas vous vous doutez bien- qui donne au récit une touche différente, plus fantastique, plus spirituelle. Je ne sais pas si ça m’a vraiment plu, mais en tout cas, elle a le mérite d’être originale, différente des fins qu’on lit dans les romans ésotériques et ça c’est vraiment très bien.

Le Long des sentiers obscurs est une bonne lecture mais parfois pas assez développée, pas assez aboutie. Peut être d’Alexis Lorens a voulu mettre tous les thèmes qui lui tenaient à coeur dans un même ouvrage et que ça ne donne pas une cohérence parfaite à l’ensemble. Par contre, plein d’aspect de l’histoire sont très appréciables. Le coté qui m’a moins plu, ce sont les sentiments, les réactions, la psychologie des personnages. Toutefois, il y a de belles prises de risque de la part de l’auteur, j’aime beaucoup.

Le style est bon, la plume est belle, le vocabulaire est adapté aux différents lieux, époques et quêtes. On ressent les voyages fait pas l’auteur, les paysages, les lieux, les recherches aussi, c’est un bel atout. Je garderai le souvenir d’une lecture sympathique, un sentiment positif même si j’aurai aimé plus de détails, plus de cohérences dans les réactions des personnages.

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DefiPALImaginales

Les meurtriers de Dieu de Jean Depreux

Éditions Les Nouveaux Auteurs, 18€15, 388 pages

4ème de couverture

Une course contre la montre sur la trace d’un secret millénaire qui pourrait bien mettre en péril l’Eglise catholique….
Holy Island, petite île du nord de l’Angleterre chargée d’histoire et de spiritualité, avait tout du parfait lieu de villégiature pour l’inspecteur Carver de Scotland Yard, qui pensait pouvoir y faire le point sur sa vie. Mais les apparences sont trompeuses. Le lendemain de son arrivée, on retrouve un corps supplicié. Isolé sur l’île, bloqué par la tempête, Carver doit prendre en charge l’enquête. Les meurtres s’enchaînent, tous commis avec des instruments de torture médiévaux.
Rejoint par son adjointe Sarah et par Charleen, la ravissante étudiante en histoire, Carver va remonter la piste laissée par l’assassin et apprendre l’incroyable secret de Cuthbert, moine du Ve siècle.

Résumé du début

Une attaque dans un tunnel sombre, une victime,…

Sous le coup d’une mauvaise nouvelle le concernant, l’inspecteur Carver de Scotland Yard décide de partir une semaine faire un break sur une petite île au nord de l’Angleterre : Holy Island, proche de l’Écosse. Là bas, à cause des marées, l’île n’est accessible qu’une partie de la journée. A son arrivée, Carver s’imprègne de cet endroit paisible, chargé d’Histoire et de Mystères. Carver rencontre Josh Terman, naturaliste puis Jeffrey Lowe, conservateur du château. Ce dernier lui fait visiter en soirée au Château la future exposition sur les outils et engins de torture médiévaux. Le soir au Pub, Carver rencontre des historiens, un professeur James Patterson et deux de ses élèves : Charleen, qui ne laisse pas Carver indifférent et Mick, venus faire des recherches. L’occasion pour Carver d’en apprendre plus sur l’histoire de l’île. Le lendemain un corps est découvert supplicié au château, c’est la fin du séjour paisible et reposant de Carver, si va commencer l’enquête, la police étant dans l’impossibilité de venir immédiatement sur l’île à cause de la marée,…

Mon avis

Un très bon premier roman !

J’étais curieuse de lire ce livre que je n’avais pas pu acheter au Salon du Polar de Dainville (déjà tous partis !!!) et qui est écrit par Jean Depreux qui a grandit dans mon coin près de Douai.

J’ai beaucoup aimé ce roman. L’intrigue est bien menée et le suspense perdure très longtemps dans le récit. Dès la première page, on est en plein dans le mystère. Puis l’auteur prend le temps de planter le décor, présenter les personnages mais toujours de façon subtile et rythmée, grâce à des chapitres courts et une alternance de points de vue différents. Sans lourdeur et longueur, on apprend à découvrir l’île de Holy Island, et les personnages principaux auxquels on s’attache en très peu de temps. Le roman est construit avec une alternance de point de vue mais aussi avec des flash-back. Ces derniers ne remontent pas à travers les siècles ou des années auparavant, et c’est vraiment bien fait, parce qu’on ménage ainsi le suspense sur le « pourquoi? » et le « qui? » des meurtres, sans alourdir le récit, perdre son lecteur dans de multiples références ou des digressions.

Le côté historique est très travaillé, on sent que de nombreuses recherches ont été faites, que l’essentiel des données sont indiquées mais sans nous faire une thèse sur cette partie de l’histoire de l’Angleterre. Parfois, il faut quand même s’accrocher un peu quand on ne connait pas bien l’histoire des saints et de l’Angleterre, mais on est là exactement dans la même situation que Carver quand on lui raconte ces faits historiques sur l’île, Cuthbert,… On apprend et on découvre en même temps que lui !

En plus, ça donne vraiment envie de se rendre compte à quoi ressemble l’île, son accès, le château, etc. Et comme, j’ai très souvent mon portable à proximité, j’ai cherché et voici quelques photos pour vous faire une idée de Holy Island / Lindisfarne :

Même sans aller chercher des photographies ou des images sur Internet, c’est très visuel dans le livre, les descriptions sont vraiment bien faites ! Je vous dis ça donne envie d’y aller même avec ce qu’il se passe dans le roman 😉
Idem concernant les descriptions des Lindisfarne Gospels évoqués dans le roman, c’est très bien décrit, tellement bien qu’on voyant cette photo ci-dessous, j’ai reconnu immédiatement ce dont parle le roman :

L’intrigue policière et le côté thriller sont rondement menées, cohérents et bien ficelés. Pourquoi des meurtres sont-ils commis sur cette île en apparence paisible? Pourquoi avec des instruments de torture médiévaux ? Quel secret ancien cherche-t-on à cacher ? Je me suis attachée à cet inspecteur de Scotland Yard, qui a des soucis personnels, une façon de voir les choses intéressantes et un flemme tout britannique. J’ai aimé également sa relation avec Sarah sa coéquipière, leur relation est proche tout en étant un peu distante, hiérarchie oblige, ils forment un bon duo.

Une seule petite chose m’a fait tiquer, c’est la manière dont Butler le policer en charge dans la région des enquêtes, parle à Carver ou à Sarah, ça s’explique vers la fin mais le caractère du personnage n’est peut être pas assez mis en relief pour éviter de se demander pourquoi il a des réactions de ce type. Dans le même genre de remarque, j’ai été un peu surprise de la familiarité entre le professeur Patterson et ses élèves, mais c’est vrai que n’étant pas britannique ni très au fait des relations enseignant/élèves là bas. Encore une fois, l’histoire explique en grande partie cette familiarité mais je n’en ai pas trop l’habitude dans mes lectures. Enfin des points bien mineurs finalement et qui n’enlèvent rien à ce très bon premier roman.

Ce roman se lit facilement et assez vite grâce à la plume de Jean Depreux. J’ai émis des hypothèses dont certainement se dont révélées complètement fausses et où d’autres étaient presque bonnes. J’aime beaucoup quand on laisse le lecteur chercher ou qu’il est embarqué dans l’histoire, quand le voile se lève progressivement, quand il y a jusqu’à la toute fin encore des révélations. J’ai trouvé subtile et bien dosé, ce mélange d’ésotérisme, de thriller et de polar. Un peu à la Dan Brown mais sans avoir à traverser le monde pour trouver des indices et des solutions, c’est ici plus en huis clos sur une île avec peu d’habitants, un peu à la Agatha Christie. J’ai vraiment passé un bon moment de lecture parce que j’y ai retrouvé tout ce que j’aime dans le genre ! Vivement la sortie d’un prochain roman de Jean Depreux, un auteur de chez moi dont je suivrai l’actualité avec plaisir.

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