Le puits des mémoires – T1 La Traque de Gabriel Katz

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Scrineo, 16,90€, 398 pages

4ème de couverture

Trois hommes se réveillent dans les débris d’un chariot accidenté en pleine montagne. Aucun d’eux n’a le moindre souvenir de son nom, de son passé, de la raison pour laquelle il se trouve là, en haillons, dans un pays inconnu. Sur leurs traces, une horde de guerriers, venus de l’autre bout du monde, mettra le royaume à feu et à sang pour les retrouver. Fugitifs, mis à prix, impitoyablement traqués pour une raison mystérieuse, ils vont devoir survivre dans un monde où règnent la violence, les complots et la magie noire.

Résumé

Nils prend conscience d’être. D’être enfermé dans un espace étroit sans lumière. D’être ballotté de gauche à droite. D’être vivant.  Quand une brèche apparait dans son champs visuel, Nils se rend compte qu’il voit, le ciel, la nuit, la neige,… et qu’il est enfermé dans une boite faite de bois. Et le temps passe, jusqu’à ce jour, où il se réveille dehors. Hors de son cercueil de bois. Il s’est prénommé Nils parce qu’il ne se souvient pas de qui il est, ni ce qu’il fait là. Et il n’est pas seul. En effet, il y a bien des soldats en armure et un homme comme lui mais ils n’ont pas survécu à l’accident. Et deux autres boites. Il se rend compte qu’un 3ème autre homme est éveillé mais toujours prisonnier de son cercueil. Lui non plus, n’a plus de mémoire. Et dans le 4ème cercueil, que vont-ils trouver ?

Mon avis

Une bonne lecture ^^

J’avais hâte d’enfin commercer cette trilogie qui attend depuis presque deux ans dans ma PAL. Tout vient à point… Bref. Le puits des mémoires est une bonne lecture. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre et je ne suis pas déçue. Pas non plus hystériquement enthousiaste, me direz-vous !

Le lecteur pénètre dans cette histoire par le noir total. J’ai beaucoup aimé la façon de faire de Gabriel Katz. On tâtonne autant que les héros, comme eux, nous ne savons pas ce qui nous attends. D’abord, c’est Nils qui s’éveille, enfin, Nils, il pense s’appeler ainsi. Il pense aussi être palefrenier, tout du moins, il aime les cheveux. Mais c’est tout ce qui lui vient en tête.  Il se demande toutefois à quoi il peut bien ressembler. C’est tellement étrange de ne plus savoir qui on est. Plus de passé. Nils découvre deux autres compagnons d’infortune : Karib, plus massif et surtout beaucoup plus bavard et Olen, assez joli garçon à ce qu’il peut en juger et un peu baratineur. Comme lui, ils ne se souviennent de rien, ni de qui ils sont, ni ce qu’ils font sur cette route de montagne, ni ce qui les a amené à se retrouver dans un convoi, enfermés dans des cercueils, prisonniers de drôles de soldats à l’armure bicolore.

Commence alors pour les 3 sans mémoire, une traque. Oui, car à peine remis de l’émotion de l’accident, ils tombent sur une troupe de mercenaires qui les recherche. Ils ne se donnent aucune chance de leur échapper quand, les réflexes reprennent le dessus et de quelle façon pour certains ! Une chose devient sure, il ne fait pas bon pour eux de suivre les grands chemins. Ils doivent se cacher. Mais où aller ? Et comment survivre ? Comment se mettre d’accord et faire confiance ? Ils décident d’aller de l’avant et pourquoi pas peut-être parvenir à découvrir un peu d’eux même en chemin. Un peu de leur passé. Un peu d’eux tout court.

Les 3 traqués vont vivre plusieurs péripéties, sans rentrer dans le détail, leur route vers la Vérité sera semée d’embûches. Le lecteur va découvrir d’autres personnages, le mercenaire qui se fait appeler Pirate, un émissaire du Nord qu’on surnomme l’Albinos, des alliés et des ennemis. Les ennemis qui m’ont bien intrigués d’ailleurs. Ah là là, dure dure d’en dire plus.

D’embuches et de révélations ! Oui, j’ai été surprise d’avoir déjà plusieurs révélations, ce qu’est le puits des mémoires par exemple ou encore qui sont les sans-mémoires… A moins pour pour cette dernière information, on nous mène en bateau ? En tout cas, je ne m’attendais pas à ça, c’est donc que découvrir qui sont les traqués n’est pas la finalité de la trilogie et que c’est donc autre chose ! Cela donne envie de lire se jeter sur la suite.

Le style de Gabriel Katz est plaisant et l’histoire est bien construite. J’ai bien aimé l’univers imaginé par l’auteur, rempli de magie noire et de croyances. Avec les mages et les nécromanciens, on découvre un monde parfois violent entre l’armée et les mercenaires à la recherche des sans mémoires. Le tout sous fond de complot, de coup bas, de retournages de veste. Cela donne une ambiance particulière. Un peu masculine ?
J’aurai bien aimé un peu plus de descriptions du Royaume d’Hélion, comprendre un peu plus sa position avec les autres royaumes. Peut-être en découvrirais-je plus dans la suite ?

Pourquoi je ne suis pas d’un enthousiasme hystérique ? Parce que, même si ma lecture a été bonne, j’ai pas non plus, ressenti le besoin pressant de me jeter sur ma lecture. Parce que j’imaginais un peu de second degré dans le caractère des personnages et que je ne l’ai pas eu. Peut-être dans la suite ?
Bref, vous l’aurez compris, j’attends plus de la suite, de la trilogie globale pour me renoncer 🙂

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Le cauchemar de Cassandre de JB Leblanc

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Val Sombre Editions, 564 pages, 23 €

4ème de couverture

Cassandre est la cible de Kolber, un tueur de légende. Infaillible. Insoupçonnable. Invisible.
Aidée par de mystérieuses créatures, la jeune femme parvient à le mettre en échec et à s’enfuir. L’assassin doit la retrouver à tout prix et honorer son contrat avant qu’elle ne dévoile son identité. Car à présent, elle connaît son secret.
Ce revers inattendu de Kolber permet aux hommes de la Police Judiciaire de se rapprocher de l’assassin. Cependant, ils ne sont plus seuls sur les traces de deux fuyards. Un flic, aussi ambitieux qu’inexpérimenté, et un prêtre exorciste envoyé par le Vatican, se lancent également à leur poursuite.
Une cavale sauvage et cruelle où chasseurs et gibiers se confondent. Des personnages en proie à leur destin, ébranlés au plus profond de leurs convictions.
Tous au coeur d’un complot millénaire…

Résumé

Kolber, une ombre. Non. Un mystère. Maniaque, méticuleux, il ne laisse aucun indice derrière lui. Jamais. Chaque étape de ses missions est calculée, maitrisée, rapide. Pendant, que le tueur fait le vide dans sa tête, le père Norbert est victime d’une bien étrange attaque dans son église. Alors que ce dernier fait le tour du lieu sacré pour s’assurer que personne ne se cache entre les bancs, l’atmosphère change. Et il aperçoit des ombres, l’eau frémit dans le bénitier mais que se passe-t-il dans ce lieu pourtant sacré ?

Quelques jours plus tard, pendant que Denis Béresson, flic de son état, recherche un médium d’un genre un peu particulier, le père Fantino aux ordres du Vatican rencontre le père Norbert qui a miraculeusement réchappé aux phénomènes survenus dans l’église. Que sait-il passé ce soir là ?

Quel lien relie entre eux tous ces personnages ?

Mon avis

Coup de coeur ❤

Un vrai bon thriller fantastique ! J’ai adoré !!!

Un roman dense, travaillé avec toute une galerie de personnages complexes et une intrigue passionnante ! Je pourrais m’arrêter là mais non, je vais détailler un peu quand même, je vous rassure ^^

Kolber est une légende. Un tueur qui ne laisse aucune trace derrière lui. Il a si bien organisé sa façon de faire que la police n’a pas le moindre indice sur lui en 8 ans. S’il ne laissait pas une carte avec sa signature sur le lieu de ses méfaits, la police ne pourrait même pas les relier entre eux. Kolber est méticuleux, organisé, maniaque et perfectionniste. C’est avec lui que le lecteur débute Le cauchemar de Cassandre. Et c’est une excellente entrée en matière. Car, nous sommes dès le début, dans la tête du tueur. Tueur si méthodique, que ça en est glaçant. Puis, progressivement, nous découvrons les personnages qui vont se retrouver impliquer dans la traque de Kolber mais aussi ceux qui gravitent autour de la prochaine victime du tueur : Cassandre. Ainsi, l’alternance de points de vue, de personnages et de lieux permet de dérouler l’intrigue, de creuser les personnages, de les connaitre, de les apprécier ou de les détester et de mettre un pas dans la trame complexe et fantastique de la trilogie concoctée par JB Leblanc.

Le livre est dense et d’une grande qualité, il est difficile de parler de tout sans spoiler, je vais essayer de faire de mon mieux. Le lecteur va donc à la découverte de personnages tous différents les uns des autres. D’un côté les policiers, notamment, Denis Béresson et son collègue Nathaniel Dresde. Aussi différent l’un de l’autre que le jour et la nuit. Denis est buté, déterminé et ambitieux, très ambitieux. Il est obsédé par Kolber et va essayer de le retrouver lui un petit fonctionnaire alors que les autres flics, même les meilleurs, font chou blanc depuis des années. Pour cela, il va faire appel à des méthodes qui ne sont pas reconnues par la police comme requérir l’aide d’un médium. Dévoré par son ambition, Denis a un comportement plus qu’odieux avec sa famille et il ne se rend pas compte qu’il passe à côté de l’essentiel. Nathaniel lui est posé, strict, droit, carré, imperturbable et peu affable. Il est très droit, maniaque et seul. Son appartement est sans âme, il n’a pas beaucoup d’ami. Un seul pour être précis. Et ne semble pas avoir de famille. Mais Nathaniel est un très bon flic qui a choisi de se faire muter en pleine gloire dans un petit commissariat pour ne pas être dévoré par sa carrière. Dans les policiers, il y a aussi le Commandant Marchegiani qui traque depuis des années Kolber, qui remonte toutes les pistes, qui s’obstine, tient bon alors qu’aucune piste n’aboutit, qu’aucun indice n’est découvert. Il est maniaque (genre pas possible pour lui de voir ces hommes passer au peigne fin une scène de crime !) et déterminé. Découvrir qui est Kolber mais surtout le confondre est devenu sa principale tâche. Plus posé que Denis son obsession est à l’image de sa maniaquerie.

Et puis, bien sur,  il y a la prochaine victime de Kolber, Cassandre, mannequin en pleine gloire, belle, arrogante et déterminée. Alors qu’elle accepte de rendre service à Meursault, responsable de l’agence de mannequins, elle se fait contrôler par la police. Et quand on passe de la drogue pour dépanner son boss, en général, si on se fait chopper ça ne se passe pas bien. C’est Nathaniel qui s’occupe de son dossier. Cassandre s’accuse et refuse de reconnaitre qu’elle agissait pour le compte de quelqu’un d’autre. Le capitaine Dresde ne croit pas qu’elle soit une toxico, mais elle s’entête. Le patron de Cassandre convaincu qu’elle finira par le balancer à la police et mettre fin à sa récente popularité, lance un contrat sur sa tête. Contrat qui sera accepté par Kolber. La traque commence alors.

En fait, nous avons là une double traque Kolber / Marchegiani, Kolber / Cassandre. Mais l’histoire pourrait s’arrêter là dans la complexité, s’il n’y avait pas l’étrange protection dont bénéficie Cassandre. Des ombres qui lui viennent en aide, le soir où Kolber passe à l’attaque. Et où ce dernier va laisser ses premiers indices en 8 ans. Cible ratée, Cassandre en fuite, la course poursuite débute. A cet instant, je vous préviens, vous serez « pris au piège » il est impossible de relâcher le livre après ça ! Kolber se rend compte que Cassandre est suivi par un drôle de prêtre, le père Fantino, aux ordres directs du Vatican ! Qui est ce prêtre qui ne ressemble pas à ceux de son ordre? En jean/basket, dont l’apparence semble changer avec son humeur ? Pourquoi suit-il Cassandre, qu’a-t-elle de particulier ?

Beaucoup de questions n’est-ce pas ? Mais aucune crainte, vous allez aller va alors de rebondissements en découvertes. Gros plus, on apprend vraiment à connaitre l’ensemble des personnages et on comprend progressivement que Cassandre est au centre d’enjeux qu’elle ignore et la dépasse. Kolber va devoir échapper à la traque policière tout en continuant à rechercher le mannequin. Pourquoi s’obstine-t-il alors qu’elle semble protégée ? Parce qu’elle a vu son visage, elle peut donc le reconnaitre. Kolber ne peut pas lui laisser la vie sauve. Mais les ombres ou ce qu’elles recèlent seront en travers de son chemin.

Vraiment, j’ai passé un excellent moment de lecture. J’ai au début trouvé un peu bizarre qu’un gérant d’une agence de mannequin mette un contrat sur son employée mais à part ça, j’ai trouvé l’agencement des événements, les détails, les explications très réussis. Le chemin des différents personnages vont se croiser, le mystère autour de Cassandre et de l’intérêt qu’on lui porte est progressivement levé. On s’attache aux personnages et on en déteste quelques uns. Je me suis attachée à Kolber alors que c’est un tueur froid et sans pitié. Mais il est complexe et en apprendre plus sur lui, peu à peu, permet de s’attacher à lui. Alors que je n’ai pas vraiment apprécié Cassandre même en découvrant son passé ^^ Chaque personnage, même secondaire, a sa place, son rôle à jouer et faire parti d’un tout.

A part quelques coquilles (franchement vu le pavé, elles sont négligeables avec le recul), ce roman est très bien écrit.  Le côté fantastique est distillé progressivement. De la façon dont cela est traité, pendant longtemps, on se demande s’il n’y a pas des hallucinations collectives. Cassandre est-elle folle ? Kolber ne disjoncterait-il pas ? Un côté fantastique un peu en retrait au début puis plus marqué, c’est vraiment le bon dosage pour un thriller fantastique. Et puis ENFIN un roman où le policier, Marchegiani, n’a pas de la me*de dans les yeux si je peux dire ! Il ne passe pas à côté des évidences et des coïncidences qui s’accumulent depuis la tentative ratée contre Cassandre. Bien sur, il y a des choses qui lui échappent, comme à nous en fait. Elles s’expliquent. Le tout est pour le Commandant de prouver son intuition. Difficile quand les indices laissés sur les scènes de crime sont incohérents et quand tout le monde, tueur, victime, suspect, témoin, joue au chat et à la souris !

J’ai vraiment adoré le travail de JB Leblanc. On sent qu’il maitrise bien le sujet, certaines habitudes policières, certaines façons de voir les choses. Les personnages sont travaillés, complexes, ont des réactions assez cohérentes vu ce qu’ils leur arrivent. Il y a pas mal de choses où on se demande s’il n’y a pas un peu de réalité, de vécu derrière tout cela (bon pas tout quand même, on est d’accord). Et puis, JB Leblanc réussi à créer aussi une atmosphère particulière tout le long du roman, un malaise qui s’insinue en nous, et certaines descriptions peuvent donner envie au choix : de se cacher les yeux/vomir/mourir. Car la plume de l’auteur sait se faire horrifique, glauque juste ce qu’il faut, quand il le faut.

La trame est très bien construite, bien ficelée, l’action monte crescendo. J’ai hâte de me procurer la suite. J’ai envie de savoir ce que l’auteur nous réserve. Et si les deux autres livres sont de cette qualité, ça va être un régal. Alors oui, c’est dense mais c’est génial ! Et puis pour une fois, je le dis, le livre peut paraitre un peu cher, mais 23€ pour un ouvrage comme celui-ci dans une petite maison d’édition, ça les vaut complètement ^^

Pour ceux qui se demanderait, la fin est ouverte juste ce qu’il faut. Certaines choses sont résolues, d’autres n’en sont qu’à leurs balbutiements. La fin est juste bien pour nous permettre de tenir avant de lire la suite mais aussi d’avoir envie de savoir ce que certains personnages vont devenir. J’espère n’en avoir pas trop dit mais suffisamment pour vous donner envie de courir sur le site de Val Sombre acheter ce premier tome ou de le sortir de votre PAL (attention, je ne serais pas responsable de vos cauchemars 😉 )

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L’alchimiste des Ombres – Les Lames du Cardinal T2 de Pierre Pevel

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Folio SF, 402 pages, 7,90€

4ème de couverture

A peine remis de leurs dernières aventures, La Fargue et ses Lames du Cardinal doivent une nouvelle fois reprendre du service. En effet, la très belle et très dangereuse Alessandra di Santi, célèbre espionne connue sous le surnom de l’Italienne, les prévient d’un complot visant le trône de France et impliquant leur plus ancien adversaire : l’Alchimiste des Ombres, un dragon dont le seul but est de mettre à bas le royaume. Leur mission ne s’annonce donc pas de tout repos, d’autant qu’un danger bien plus grand semble menacer la France.

Résumé

Des soldats se dirigent clandestinement et en hâte en Lorraine. Pourquoi ? Ils y retrouvent Sœur Béatrice, et se préparent ensemble à affronter un Dragon. De son côté, l’Alchimiste se repose avant son arrivée en France mais il comprend qu’il a été retrouvé par les soldats. Un combat s’engage alors. Il pourrait s’avérer lourd de conséquences et de révélations…

Pendant ce temps, en Artois, terre étrangère, La Fargue et ses lames doivent rencontrer L’Italienne, une espionne aussi vile que belle qui dit détenir des informations concernant un complot visant le trône de France…

Avertissement : ça risque de spoiler un peu le 1er tome, je vais essayer de limiter mais …

Mon avis

Une très très bonne suite !

J’étais tellement dedans avec le premier Les Lames du Cardinal que j’ai enchainé avec la suite. Le lecteur retrouve avec plaisir le capitaine La Fargue et les Lames pour continuer l’aventure. Agnès la baronne indépendante et mystérieuse, Marciac le Gascon débraillé et pétillant, Almadès la lame experte et stricte, Ballardieu affectueux et débonnaire, et les autres Saint-Lucq l’énigmatique sang-mêlé, Laincourt l’espion mystérieux ou encore le Mousquetaire Leprat. Puis le lecteur découvre de nouveaux personnages : l’Italienne, une espionne qui vend ses secrets aux plus offrants. Elle semble protégée par les plus puissants dont le Pape. Elle demande la protection du Cardinal car elle aurait des révélations sur un complot menaçant le trône, mais une fois n’est pas coutume, cela ne viserait pas le Roi Louis XIII mais la Reine. J’ai découvert Mme de Cheuvreuse, une intriguante amie proche de la Reine, belle et indépendante mais assez proche des Lorrains… On découvre également le nouveau maitre de magie de Mme de Cheuvreuse qui ne semble pas bien net. Et d’autres personnages encore auquel on s’attache l’ami libraire de Laincourt, Mirebeau, un gentilhomme, … Pierre Pevel croque des personnages tous différents et attachants. On passe par toutes les émotions avec eux, on en déteste certains, adore d’autres.

Lors de la rencontre entre La Fargue, quelques unes de ces lames et l’Italienne, un attaque de Dracs survient. Ces êtres autrefois soumis aux Dragons sont à la recherche de la jolie espionne. Et ils ne semblent pas agir de leur propre volonté, qui souhaite le silence d’Alexandra di Santi ? L’Italienne apparait comme fourbe, elle séduit pour attendrir et récolter des informations. Est-elle pourtant sincère dans sa demande ? Joue-t-elle double jeu ? Il est difficile de savoir si on apprécie ou si on déteste ce personnage ! En tout cas, il est suffisamment auréolé de mystère pour nous intriguer et nous faire tourner les pages. Et puis quel est ce complot contre la Reine que l’on sait être espagnole, cela a-t-il un rapport avec les Dragons ? la Griffe Noire ? Ou cherche-t-on a mettre les hommes du Cardinal sur une fausse piste ? Et les visions de sœur Béatrice que l’on rencontre au début de cette histoire que veulent-elles dire, qu’annoncent-elles ?  Qui est réellement l’Alchimiste des Ombres ?

Quelques pistes s’ébauchent dans ce tome, on émet des hypothèses, on se demande ce qu’il se trame… Il y a peut être un peu moins d’action que dans le 1er livre mais on a plus de détails sur les Lames, sur les Dragons, sur les loges, sur les relations entre le Roi et la Reine, … Pierre Pevel continue de semer les indices sur sa route comme le Petit Poucet. C’est vraiment intéressant de savoir ce que sont les Louves, les Châtelaines, ces personnages qu’on entrevoyait dans Les Lames du Cardinal et qui semble liés à Agnès. Peu à peu, on en apprend plus en accompagnant les lames, et on s’attache ainsi encore plus à eux. J’ai adoré encore plus Leprat et Laincourt dans ce second tome et je tremble pour mes personnages préférés. Quel sort l’auteur leur réserve-t-il ? Et après les révélations de la fin du premier tome, quand est-il vraiment des personnages qui cachent leur jeu ?

Les livres étant sortis à quelques mois (année? ) d’intervalle, et parce que j’ai enchainé les deux titres, j’ai eu un peu de mal avec les répétitions. Mais ce n’est pas un défaut puisqu’au regard des publications, elles sont nécessaires. Comme pour le premier, les descriptions sont dosées et toujours utiles pour l’histoire. J’ai vraiment adoré être plongée dans cette année 1663. C’est entrainant, bien écrit. Les changements de personnages que le lecteur suit  donnent du rythme au récit et nous tient en haleine. L’intrigue est vraiment bien montée (et en ayant lu les 3, je peux vraiment le dire). Encore une fois, une réussite ! Même si j’aurai aimé voir le maitre de magie… user un peu plus de magie…

Le tome se termine en apothéose, il se passe des choses dramatiques et on ne peut que souhaiter avoir le dernier livre sous la main pour poursuivre et enfin tout savoir ! L’atmosphère s’assombrit et on devine qu’il va se passer des choses pas sympathiques dans la suite. Le plus gros des révélations sera livré dans la fin, vous vous doutez bien que du coup, je n’ai pas trainé pour lire Le Dragon des Arcanes. Mais cela sera l’objet d’un autre billet ^^

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DefiPALImaginales2014

Les lames du cardinal de Pierre Pevel

Les Lames Du Cardinal - Pierre Pevel

Folio SF, 397 pages, 7,90€

4ème de couverture

1633, sous le règne de Louis XIII. Le Cardinal de Richelieu veille à la bonne marche du royaume de France, de plus en plus menacé par l’Espagne et ses nouveaux alliés : les dragons. Or à situation exceptionnelle, moyens exceptionnels : le Cardinal se voit contraint de faire appel à une compagnie d’élite qu’il avait lui-même dissoute. Sous le commandement du capitaine La Fargue, les bretteurs les plus vaillants et les plus intrépides que possède le royaume sont ainsi réunis pour former à nouveau les redoutables Lames du Cardinal.

Résumé

Une femme accomplie un rituel de magie noire qui lui rendra toute sa jeunesse. C’est la vicomtesse de Malicorne, belle jeune fille qui charme la Cour de son air mutin. Mais derrière son sourire, se cache un âge avancée et une puissance du à sa race, celle des Dragons. Pendant ce temps, le Cardinal de Richelieu reçoit en privé le Capitaine La Fargue, lame expérimentée. Il lui demande de reformer les Lames qu’il a pourtant dissout 5 ans auparavant après le drame de la Rochelle. Mais l’heure est grave, le Roi prépare la guerre en Europe et la montée des Dragons en Espagne n’augure rien de bon…

Mon avis

Gros coup de coeur ❤

Quand on sait que mon roman préféré de « forever de toute ma vie » c’est Les 3 mousquetaires d’Alexandre Dumas, je crois que c’était « ça passe ou ça casse » et bien c’est passé, et même très très ben passé ! Un excellent tome, qui replonge dans l’ambiance du Paris du 17è avec des personnages attachants et fins, une intrigue passionnante et des rebondissements ^^ J’irai même jusqu’à dire que pour moi, c’est un bel hommage au maitre Dumas, loin de la copie, on retrouve une partie de son univers avec la plume et la touche très réussie de Pierre Pevel. Un univers fantasy qui va très bien avec l’époque, les tensions entre les monarchies. Et un monde de dragons fondu habillement et avec finesse dans le quotidien, la société. Une vraie uchronie de fantasy. Pas un instant, j’ai trouvé que c’était « trop ». Des complots, des intrigues, des secrets, … des personnages attachants et des dragons, un cocktail réussi entre cape, épée et fantasy !

J’ai découvert un univers à la fois historique et fantasy parfaitement conçu et « dosé ». J’ai toujours préféré Les Mousquetaires du Roi aux Gardes du Cardinal, Pierre Pevel réussi à me faire aimer ce personnages et ses lames, une sorte de « réhabilitation » ! Dans les 3 mousquetaires, il faut dire que les gardes sont presque hargneux et contrastent énormément avec les héros. Bon, c’est vrai ici on a pas vraiment les Gardes mais une sélection d’élite, les Lames ! Un personnage a part entière formé de plusieurs personnalités que j’ai adoré suivre !

Ce premier tome pose les personnages et présente la « mythologie » développée par Pierre Pevel. Des dragons ancestraux, grâce à la magie noire draconique, ont pris forme humaine et peuvent donc être partout donc sans que personne ne s’en aperçoivent. Certains se contentent d’être parmi les humains mais d’autres veulent  étendre leur influence et leur magie sur l’Europe et donc sur Paris.

Le Capitaine La Fargue essaie donc en cette année 1633 de reformer les lames du Cardinal. Groupe réduit réunissant des meilleurs lames du pays. Le lecteur découvre Agnès de Vaudreuil jeune baronne que l’on va apprendre à connaitre. Elle est indépendante et volontaire, elle chevauche comme un homme et ne s’inquiète pas des regards en coin. Elle est pourtant fragile et on sent une aura de mystère autour d’elle. Puis, on découvre Marciac (un gascon!) un brin débraillé, charmeur et qui collectionne les conquêtes, il ne semble pas s’attacher aux gens. En plus d’être un peu coureur, il est aussi joueur. Ce gascon a tout pour plaire et joue de son charme ! Vient ensuite Barllardieu un vieux soldat qui ont le comprend vite a élevé Agnès à la place de son père. Il passe son temps à boire et à manger et à surveiller du coin de l’oeil la baronne. Puis, La Fargue rappelle Almadès un espagnol professeur d’escrime que les parisiens aimeraient bien voir quitter la ville, car il est si doué qu’il fait de l’ombre aux professionnels du coin !

En parallèle, le lecteur va découvrir d’autres personnages Saint-Lucq, un être à part, ou encore Leprat, le chevalier d’Orgueil, à la rapière blanche, un mousquetaire qui est poursuivi par des Dracs (une race engendré par les dragons et qui les a asservi pendant des décennies avant qu’ils deviennent plus ou moins libre). J’adore quand il y a plein de personnages comme ça, qui s’entrecroisent, ça présage souvent d’une intrigue riche et dense et c’est le cas ici ! On croisera également Laincourt, enseigne dans les gardes du Cardinal, personnage que j’ai eu du mal à cerner. Et bien sur, que serait des Lames aiguisées et affutées sans ennemi redoutable ?! Ainsi, le lecteur découvre progressivement ce que trame la Vicomtesse de Malicorne et la Griffe Noire, qui intriguent contre la France. Mais sont-ils les seuls ennemis du roi, de la France, de Richelieu ?

Tome de présentation, il n’y en a pas moins une intrigue qui nait, des combats, des attaques et des rebondissements ^^ Des descriptions aussi de la Capitale principalement, mais dans un style fluide et dosé. Les éléments narrés ne sont jamais superflus, ils vont servir l’intrigue. Cela nous permet d’être dans l’ambiance et d’avoir toutes les clés pour l’ensemble de la trilogie. On assiste aux rivalités, aux haines, aux amitiés, aux secrets, aux révélations,… Pierre Pevel a réussi à me faire ressentir le climat tendu de l’époque. Et imaginez tout ça, dans un Paris nauséabond, suffoquant, d’un été qui n’en finit pas.

J’ai aimé suivre les personnages, je me suis vraiment beaucoup attaché à certains d’entre eux, notamment Leprat ❤ J’ai beaucoup aimé Laincourt, Agnès et Marciac. Ils sont tous si différents, qu’on ne les aime pas toujours pour les mêmes raisons. J’ai souri aux clins d’oeil de Pierre Pevel à Dumas, en évoquant certains mousquetaires, le récit pourrait être concomitant avec l’œuvre de Dumas si l’univers n’était pas différent (les dragons toussa). Je fais des petites comparaisons mais ce n’est pas une réécriture de l’oeuvre de Dumas, c’est vraiment ça qui est bien. On y pense mais ce n’est pas une copie, ce n’est pas du déjà lu.

La plume de Pierre Pevel m’a beaucoup plu, pas de fioriture mais travaillée quand même. C’est très bien écrit, j’ai été happé dans le récit et j’ai enchainé les chapitres (qui sont courts ce qui donne du rythme au récit). Je devais me modérer pour ne pas dévorer le livre, pour le faire durer !!!

J’ai adoré ce premier tome, où les apparences sont parfois trompeuses, où certains personnages semblent irréprochables mais on est parfois loin de ce que l’on va apprendre, la fin du tome a son lot de révélation.  J’ai adoré l’idée des dragons et des loges draconiques et j’ai trouvé ça très bien fait pour rendre compte de la tension entre la France et l’Espagne à cette époque. Les personnages gardent une part de mystère, pas de doute que la suite répondra aux questions qu’on peut se poser. C’était tellement génial que j’ai enchainé avec le tome 2 (et que j’ai même fini la trilogie à l’heure où j’écris !!). Je n’ai pas l’impression d’avoir dit la moitié du quart de ce que je voudrais dire tellement c’était génial mais je m’arrête là quand même, de peur de trop en dire. J’espère vous avoir donné envie avec cette avis déjà.

Et puis, ça m’a donné envie de relire Les 3 mousquetaires c’pas rien quand même ^^

Bref, un gros coup de cœur pour ce premier tome des Lames du Cardinal que je vous conseille (et pas besoin de connaitre les mousquetaires de Dumas alors pas d’excuse ^^).

A bientôt avec mon avis sur la suite L’Alchimiste des ombres, qui promis sera un peu plus court ^^

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DefiPALImaginales2014

{Dawn} Le passage des ombres, de David Moitet

Une chronique réalisée pour A l’abordage de la culture et que vous pourrez lire en intégralité là bas !

A l'abordage de la Culture

Le passage des ombres
de David Moitet
City Editions (Collection Thrillers)
Sortie le 11 Septembre 2013

Quatrième de couverture :

« La porte est en dedans ». C’est le mystérieux message gravé il y a des décennies sur le seuil de la chapelle de Tréhorenteuc, en Bretagne. Personne n’a jamais compris ce que cela signifie. Sauf, peut-être, Léonard de Vinci… Loin de se douter que cette inscription va transformer sa vie, Thomas Galion, l’ancien flic de la criminelle, profite de vacances bien méritées en mer Rouge avec son amie. Mais leur séjour se transforme en cauchemar… Qui sont ces hommes qui les pourchassent ? Y-a-t-il un lien avec la délicate affaire qu’ils viennent de résoudre ? Un chassé-croisé sanglant entre la France et l’Egypte les entraîne au-delà de tout ce qu’ils pouvaient imaginer, à la découverte d’un secret précieusement gardé au fil des siècles… Complots, meurtres et trahisons : le pouvoir rend fou.

L’avis de Dawn…

Voir l’article original 812 mots de plus

Avant le déluge (Les extraordinaires et fantastiques enquêtes de Sylvo Sylvain, T2) de Raphaël Albert

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Editions Mnémos, Collection Hélios, 391 pages, 11,90€

4ème de couverture

Sylvo Sylvain est un elfe détective privé dans Panam, un Paris du XIXè siècle décalé, aux accents steampunk. Après des débuts laborieux, son agence connait maintenant succès et richesse. Tout va pour le mieux, jusqu’au jour où son ami le journaliste Jacques Londres disparaît. Sylvo et son acolyte Pixel vont mener l’enquête : précipités au coeur d’une gigantesque conspiration, ils vont côtoyer de très près la Grande Faucheuse…

Résumé

Quelques années après La Conjuration des éléments, Sylvo et Pixel ont enfin une vraie agence de détective privé, avec des employés et surtout des clients, nombreux et qui paient bien. Fini les années de disettes et de vaches maigres. Mais au lieu de surfer trop longtemps sur la vague des héros, ils décident de garder profil bas, même si la célébrité a quelques avantages. Un nouvel acolyte à rejoint les deux exilés, un jeune garçon voleur à ses heures mais débrouillard et sympathique : Broons. Il dérise plus que tout qu’on lui confie une affaire, une vraie. Et Sylvo décide de lui laisser sa chance, bientôt, très bientôt. Un matin, Sylvo et Pixel accompagnés de Broons, trouve qui les attend à l’agence, Mme Lane, la patronne du journaliste Jacques Londres, l’autre héros de la conjuration des éléments. Ce dernier a disparu depuis 3 jours déjà et cela ne lui ressemble pas. Même si Sylvo n’est pas convaincu que Londres est réellement disparu, il accepte d’enquêter… Commence alors une mission qui aura de très grosses conséquences….

Mon avis

Gros coup de cœur ! Une suite encore meilleure que le premier tome !

Je vous invite à relire mon avis sur le 1er tome, si vous n’avez pas eu l’occasion de le connaitre : Rue Farfadet

Par quoi commencer… On retrouve Sylvo et le pillywigging Pixel quelques temps après l’action du tome 1, Rue Farfadet. Leur Agence est désormais on ne peut plus officielle :  P & S, et marche plutôt bien, une vraie secrétaire et des employés sérieux et efficaces, Le Géomètre, Hobo, … et Broons. Chacun a ses petites particularités mais ce sont de bons détectives qui contribuent à la renommé de l’Agence. Le lecteur apprend vite à les connaitre ou les reconnaitre car certains membres du personnel ne lui seront pas inconnus ! Sylvo nous conte sa routine et ses habitudes nouvelles, tout bien, voire tout va mieux, jusqu’au jour où disparaît Londres, le journaliste vedette depuis la Conjuration des Éléments. De prime abord, on découvre que lui et Sylvo ne sont pas aussi amis que la presse le dit mais en soe uvenir des événements passés, l’elfe détective accepte de mener l’enquête sur cette fraiche disparition. Les investigations de P & S débutent pas fouiller le bureau de Londres au journal et son appartement. C’est lors de la fouille de ce dernier lieu que les enquêteurs vont commencer à comprendre que la disparition du journaliste est peut-être bien sérieuse et les deux acolytes vont se retrouver au coeur d’une conspiration qui les dépassent. Comment vont-ils s’en sortir ? et retrouveront-ils Londres ?

A partir de la fouille de l’appartement de Londres, le rythme ne s’essouffle pas un instant ! Une vraie enquête voit le jour, découvertes, indices … Les événements s’enchaînent. L’intrigue est superbement construite. Ce second tome est résolument plus noir que le précédent, il se passe beaucoup de choses. Et le lecteur découvre qu’il ne se passe pas que du joli, joli dans le royaume et à Panam. Dans le premier, l’humour était de mise, ici même si certains passages sont plus légers, l’atmosphère des découvertes, les drames qui se jouent, des événements, complots … ne prêtent pas à la rigolade. Sombre et dense, étrange et mystérieuse, l’intrigue est à l’image de l’univers créé par l’auteur. C’est vraiment un polar plaisant, dramatique et palpitant, on en oublierait presque que les héros sont des personnages de « fantasy ». De nouveau, Raphaël Albert réussi le coup de maître de mêler polar et fantasy avec une facilité qui semble si déconcertante, et par là même il bluffe son lecteur ! Je trouve qu’on accroche très bien aux deux univers mélangés et que les peuples, créatures, mythologie inventée se fondent complètement dans l’histoire. Ce roman allie les deux univers que j’aime le plus, ce n’est donc que du bonheur !!!

On retrouve avec plaisir Panam, ce Paris de la fin du 19ème, à la sauce steampunk. Et c’est toujours aussi bon.  Je continue de beaucoup aimé cet univers et je dirais même que c’est encore meilleur, car il y a plus de choses développées. On retrouve ce monde avec 3 lunes, des rythmes différents, des noms d’heure, de jour, de mois à la fois différent et proche des nôtres, une gestion du Royaume par 3 Ducs. Toujours original et dans le respect de certains codes. Le steampunk est toujours le plus de cet univers en lien avec le monde fantasy où l’on croise autant de magie que de science. Je loupe peut-être quelques références, n’étant pas parisienne, cependant il y a les incontournables, les références littéraires … qu’on ne peut pas les louper. Un vrai méchant se démarque un peu plus, le 4ème Duc, personnage mystérieux, qui peut bien se cacher derrière ce mythe ? Existe-t-il vraiment ? Qui tire donc les ficelles ?

On suit Sylvo à travers Panam et avec lui, on explore encore un peu plus les traditions de ce Royaume, la Danse macabre par exemple, ainsi que la composition du Petit Peuple. L’auteur a choisi cette fois, de nous faire découvrir, l’envers du décor, des lutins et des leprechauns. J’ai adoré cette balade sombre dans Panam où l’on sent poindre le souffle de la révolte…

L’univers est très travaillé, tout comme le personnage de Sylvo. On commence à découvrir des choses de son passé, la collecte d’informations continue et on a envie d’en savoir toujours plus. Il reste mystérieux sur ce passé mais sa psychologie est elle, très développée. Le lecteur sait ce qu’il pense, ce qui l’effraie, le rend heureux, le perturbe, le dérange. Il semble changé mais est-ce vraiment le cas ? Il y a encore tant de choses à découvrir. Je suis très attachée à ce personnage que j’adore de plus en plus, et la fin …. le choc, elle m’a brisé le cœur, frustrée je suis. C’est dire, il me faut absolument la suite ! Malheureusement, elle n’est pas encore publiée. Je rassure ceux qui se demandent si du coup, il y a une fin ou pas, oui, l’intrigue est résolue mais on apprend et on souhaite savoir tellement d’autres choses, que : vivement la suite !!!!

Avant le déluge, comme Rue Farfadet, est très travaillé, recherché, et très bien écrit. Je dirais aussi que je le trouve plus fluide et que l’auteur affirme encore plus son style. Il y a du renouveau, plus sombre comme je l’ai déjà dit, une vraie suite. Un coup de cœur !

Avant le déluge, c’est une véritable plongée en eaux troubles, une enquête avec son lot de révélations (et quelles révélations!), de trahison, de surprise, de suspense !!! Je le recommande vivement. A lire de préférence après le 1, même si les deux tomes peuvent se lire assez bien l’un sans l’autre, l’univers est tellement formidable que ça serait dommage de ne pas lire Rue Farfadet.

masse critique

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