L’Asch Mezareph de Jean-Pierre Favard

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Editions Lokomodo, 9,90€, 529 pages

4ème de couverture

1223, les évêques de Bethléem, en Palestine, fuient la Terre Sainte et trouvent refuge à Clamecy, dans la Nièvre.
1307, des centaines de Templiers sont arrêtés sur ordre de Philippe le Bel. Officiellement, l’Ordre du Temple n’existe plus.
1382, Nicolas Flamel parvient à changer le plomb en or.
1789, deux ouvriers du marquis de Chastenay mettent à jour un intrigant coffret en pierre à Essarois, en Côte-d’Or.
De nos jours, d’étranges parchemins refont surface en même temps que le corps sans vie d’un notaire. S’engage alors une formidable course contre la montre mêlant Histoire occulte et officielle, sociétés secrètes et alchimie. Ou lorsque la légende rencontre la réalité…

Mon avis

Mitigée

J’ai enfin sorti de ma PAL ce livre acheté aux Imaginales en 2013. C’est le thème de l’Alchimie qui m’a beaucoup intéressé et qui a motivé mon achat.
Le prologue nous transporte au temps des croisades auprès de Guillaume de Nevers qui vit ses derniers jours. Puis, de nos jours dans la Nièvre, un corps est retrouvé dans une rivière. Il s’agit d’un notaire de la commune. Émilie et d’autres jeunes lycéens ont décidés de faire l’école buissonnière. Émilie s’est laissée convaincre par son amie Priscilla, et par la promesse que William pour qui elle craque sera là. D’ailleurs, il ne tarde pas à les rejoindre et à la prendre à part. Ils échangent alors leur premier baiser. Le petit groupe de jeunes gens se trouve non loin de l’endroit où les pécheurs ont retrouvé le corps sans vie. Certains curieux s’approchent William, Priscilla… Cette découverte macabre va les marquer. Surtout Priscilla qui s’est aperçu que le mort avait les mains attachées dans le dos. De retour chez elle, Émilie découvre son père et sa mère déjà averti de la nouvelle. Entre coup de fils à Priscilla et sa relation naissante avec William, Émilie n’est pas très attentive mais le soir elle retrouve son père devant des manuscrits et ce dernier lui confie que la mort de Khan le notaire n’était pas accidentelle. Il dispose de parchemins qui les mettent en danger…

Lors d’une soirée chez un ami Romain, Émilie ne se sent pas le cœur à la fête, contrariée par William, elle trouve refuse au bruit dans une pièce de la maison où elle va faire la connaissance du père de Romain amateur de livres. C’est plus fort qu’elle, elle va le questionner que les parchemins que son père a en sa possession, sans tout lui dire. Et elle s’aperçoit qu’il connait pas mal de choses que la période où auraient été rédigé des parchemins avec des rameaux d’amandiers… Il lui raconte alors un passé mystérieux qui remonte aux croisades.

Le lecteur va alors plonger dans une histoire de sociétés secrètes telle la commission des 25 et d’alchimie en compagnie de Nicolas Flamel notamment. Émilie, William et Priscilla vont se retrouver embarqués dans une histoire et une sorte de course poursuite qui les dépassent.
Le roman est découpé en plusieurs parties permettant notamment aux lecteurs de découvrir la commission des 25, le mystérieux coffret d’Essarois ou encore l’Asch Mezareph.

Comme indiqué au début de ce billet, je suis mitigée sur cette lecture. Il y a des choses que j’ai beaucoup apprécié et d’autres moins. J’ai aimé découvrir les théories et les faits historiques autour des templiers et de l’alchimie. La partie sur Nicolas Flamel est celle que j’ai préféré, elle est très prenante et intéressante. L’auteur a réalisé un véritable travail de recherche et cela se ressent beaucoup. Il parvient également à ne pas faire trop de répétition puisque l’action est découpée en plusieurs époques et points de vue, ça n’est pas évident de ne pas perdre le lecteur mais ne pas redire trop de fois la même chose. J’ai aussi apprécié le retournement de situation qui arrive au cours de l’intrigue dans le présent. La place de l’alchimie se fait un peu attendre mais une fois abordé on apprend plein de choses, allant même jusqu’aux références dans notre culture contemporaine.

Par contre, j’ai trouvé toute une partie de l’intrigue trop rapide. La façon dont Émilie se retrouve embarquer dans une histoire incroyable ne m’a pas vraiment convaincue, trop précipitée pour assurer une cohérence. De plus, par rapport au reste du récit, la fin est trop abrupte.
Même si les faits historiques sont très intéressants, ils sont parfois donnés trop rapprochés les uns des autres, trop d’information d’un seul coup peut dérouter le lecteur. Un petit problème d’équilibre du récit m’a aussi un peu ennuyé dans ma lecture, j’ai trouvé certaines parties se déroulant dans le passé un peu trop longues pour le peu d’intérêt qu’elles apportent à l’intrigue générale.

L’Asch Mazareph est une lecture sympathique mais un peu trop inégale. Le style est simple, fluide, la lecture est rapide. Le travail de recherche et les connaissances de l’auteur sont l’atout principal de ce roman. Si vous voulez vous procurer ce livre, on ne le trouve plus que d’occasion par contre.

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Au soir de la moisson – Le crieur des blés de Vanessa Terral

46109_148975801788964_6574091_nFanArt de Miss Gizmo avec l’autorisation de Vanessa Terral

http://missgizmo.deviantart.com/

Nouvelle extraite du n°8 du magasine Le Royaume des fées

J’ai découvert dans Le Lamento des Ombres (<3) le personnage d’Hélianthe Palisède, née de l’imaginaire de Vanessa Terral et pour qui qui j’ai eu un gros coup de coeur ! Du coup, je me suis jetée sur le net et j’ai cherché une autre nouvelle avec ce personnage, car Vanessa a fait vivre sa « petite fée » dans plusieurs textes, publiés dans des revues. J’ai donc lu Au soir de la moisson – Le crieur des blés (qui se passe avant la nouvelle dans Le Lamento, du coup, je passe ce billet avant le recueil du Chat Noir).

Hélianthe arrive en Picardie où elle rejoint sa sœur, Kia. Elle vient l’aider à résoudre un « cas », car Hélianthe est Consultante en affaires occultes, c’est un titre tout ce qu’il y a des plus officiels, depuis que Féerie a révélé son existence et que le monde magique côtoie de façon récente mais concrète notre monde. Kia a fait appel à sa soeur car non loin du lieu où elle séjourne avec des amis, des hommes ont été retrouvés noyés en plein champs, alors qu’il n’y a aucune point d’eau à des kilomètres. Enfin, plus depuis que la mairie a asséché cette zone de marécage pour vendre les terrains à des promoteurs immobiliers. Que se passe-t-il donc dans cette campagne pourtant tranquille ?

L’enquêtrice va vite comprendre de quoi il retourne, et le lecteur découvrira, s’il ne le sait pas déjà, ce qu’est un crieur ou encore appelé Houppoux. Cependant, les choses ne sont pas aussi simples qu’Hélianthe le présageait. Encore plus, quand en parallèle, Hélianthe renoue difficilement avec sa sœur, qui forme avec ses amis un convent pour célébrer les fêtes de Lammas et qu’elle semble influer sur ses compagnons ce qui lui est strictement interdit. Bref, une réunion de famille !

Le lecteur découvre donc la particularité de la relation entre Hélianthe et Kia, cette dernière ne pouvant utiliser comme son ainée leur héritage féérique. Ce qui ne va pas sans créer des tensions… Vanessa Terral creuse dans cette nouvelle, la personnalité de son héroïne, qui a du mal à comprendre les humains, à se mettre à la place de sa soeur. Elle se sent souvent seule et se retrouver avec « du monde » va engendrer des interrogations, elle va se remettre + ou – en question, réfléchir sur ses aspirations, sur la vie,… Cette nouvelle permet de donner de la profondeur à l’enquêtrice. On comprend mieux ce qui semble peser sur les épaules de cette héroïne et qui pourquoi elle semble parfois mélancolique alors qu’elle est plutôt pétillante en temps normal.

Vanessa Terral développe un peu de l’univers qu’elle a créé, Féerie, qui côtoie donc désormais la Terre des Hommes. Comme dans l’autre nouvelle, Vanessa fait référence à des créatures de légendes, à des rituels et des croyances. On sent vraiment, comme à chacun de ces récits, qu’ils soient courts ou longs, son soucis du détail, les recherches sous-jacentes et la passion.

J’ai beaucoup aimé le personnage d’Hélianthe, que je trouve fraîche et sympathique. J’aimerai beaucoup lire d’autres de ses aventures, surtout qu’il y a un côté enquête dans certaines nouvelles et que j’adore ça! Pourquoi pas un recueil Vanessa ? 😉

L’Aube de la Guerrière de Vanessa Terral

Quatrième de couverture

« Marre de jouer les éboueuses! De ramper dans les divers infra-mondes à traquer les monstres les plus tordus de la Création. Et maintenant, on nous envoie sans équipier, direct au casse-pipes! Trop de boulot, qu’ils disent. Trop de manifestations. Il paraît que c’est à cause de la fin du monde. Quel monde, déjà, je ne sais pas trop… Mais quelle fin en plus?! On a déjà eu droit à l’éclipse de 1999, au bug de l’an 2000, à l’ère du Verseau qui s’est glissé quelque part là-dedans et maintenant à décembre 2012 grâce à cette connerie de calendrier maya! N’importe quoi…
Remarquez, je devrais quand même me méfier; je suis bien placée pour savoir qu’en matière de légendes, il n’y a pas de fumée sans feu. La preuve: moi, ça fait trois semaines que je suis un ange guerrier. »

À peine décédée, Solange est envoyée à l’armurerie divine. Le Livre de saint Pierre a parlé: guerrière par prédisposition naturelle, mais ange sans grande valeur, elle ne sera d’aucune utilité dans la guerre qui oppose les siens aux démons. Autant l’employer dans les Fosses, ces lieux dispersés dans les plans qui ont pour point commun d’abriter les Larves et autres créatures de cauchemar. Lesquelles ont une fâcheuse tendance à fuguer…
Un job qui n’a rien de bien intéressant – à part une meilleure connaissance des différents types d’effluves méphitiques – jusqu’à ce qu’elle découvre que les démons aussi envoient des guerriers dératiser les abords des Fosses. Dont Terrence et Aghilas… ce dernier possédant le même Don qu’elle, un pouvoir très rare visiblement: le Feu des Ténèbres.

Résumé du début

Solange est un ange depuis peu de temps, elle a pour mission de combattre les Larves, de très grosses et affreuses créatures qui essayent d’envahir les différents plans d’existence, annihilant tout sur leur passage, une sorte d’éclaireur du Néant. Une sale besogne où elle risque la dispersion de son âme; heureusement, son Don, le Feu des Ténèbres lui donne un avantage, d’autant plus que le Saint-Office ne lui a pas assigné de partenaire, elle doit combattre les Larves seule. Bizarre, trop bizarre, Solange est convaincue qu’on souhaite sa disparition! Pas d’autres solutions que donner le change jusqu’à l’opportunité de « déserter ». Lors d’un nouveau combat, elle ne doit la vie, enfin, la non-dispersion de son âme, qu’à l’intervention de deux guerriers, du renfort ? Non, deux démons qui comme elle ont pour mission de combattre les Larves. Elle va rester un moment avec eux après être passé chercher ses maigres affaires au Paradis. L’occasion pour Solange de découvrir qu’on lui a volontairement caché pas mal de chose. Et si sa destinée était ailleurs ?

Mon avis

J’ai adoré ! Moi qui ne suis pas bit-lit, pas ange ou démon, j’ai vraiment été prise dans l’histoire et je suis convaincue que je peux trouver de belles histoires  dans ce genre !

D’abord, ça n’est pas simple de résumer le début, parce que c’est dense (sans être complexe toutefois) car on découvre Solange, le Paradis, son « emploi » et sa rencontre avec Aghilas et Terrence, des démons guerriers. Je vais essayer de ne pas trop en dire pour ne pas gâcher la surprise de cette histoire. Une histoire hyper travaillée, j’ai trouvé tous les éléments nécessaires à sa compréhension et j’ai beaucoup aimé la vision de « l’après-vie » de Vanessa Terral. J’ai aimé que tout ne soit pas tout blanc ou tout noir, il y a le Paradis, les Enfers, mais pas que; qu’il y ai des anges avec des différents rôles , idem pour les démons, mais il n’y a pas que ça, on a le cas de ceux qui ne croyaient pas pendant leur vie ou de ceux qui croient en autre chose (dieux païens, Nordique ici notamment), d’anges différents,… Des « marginaux » peut-être, en tout cas,  des êtres qui ont tout autant leur place dans cette après-vie que les autres. L’intrigue est très prenante, remplie de révélations que va découvrir Solange au fur et à mesure, des scènes d’actions, une destinée découverte et à accomplir, des tensions entre les plans d’existences. Dès le début, on est directement dans l’action et ça c’est déjà pour moi un super bon départ ! et le reste se déroule de façon énergique, rapide, cohérente, structurée et passionnante. Après le 1/3 tiers, plus possible de le lâcher !

L’histoire est racontée au passé par Solange. J’ai beaucoup aimé ce personnage, ange depuis 3 semaines, très jeune donc, qui accomplit sa tâche consciencieusement mais qui ne suit pas bêtement le troupeau. Fraîche et pétillante, elle reste la personnalité complexe, un peu mystérieuse, un peu paumée, qu’elle était dans sa vie. Elle réfléchit et comprend rapidement que qu’il y a quelque chose de pourri au Paradis ! Elle décide d’aller voir ailleurs, tâtonne et va apprendre de la part de différents protagonistes beaucoup de choses de façon différente (directe parfois, détournée souvent). Elle a un parler bien à elle, ne mâche pas ces mots, utilise un langage familier mais elle n’est pas vulgaire. Sa façon d’être n’alourdit pas le récit, bien au contraire, et très souvent ses emportements s’expliquent. Je me suis beaucoup attachée à Solange, on découvre son passé dans son existence humaine et on a là un personnage creusé, intéressant et combattif.
Comme d’ailleurs les autres personnages du roman, notamment Aghilas et Terrence. Le premier est un pur guerrier, froid, solide, très soldat, qui ne manque pas de charme, personnalité démoniaque complexe. Le second est un incube qui joue beaucoup de séduction et de charisme (un incube quoi!), mais ça serait trop simple qu’il ne se résume qu’à ça! Il a donc lui aussi une personnalité assez complexe en plus d’être ambigüe. On a ici un duo qui met en avant alternativement l’un ou l’autre, mais l’équilibre est parfait, chacun est utile à l’autre et a sa personnalité qui apporte beaucoup au roman. Solange perturbe cet équilibre. Vont-ils l’aider alors ? Ou essayer de s’en débarrasser ? Gros points forts, il y a beaucoup d’humour dans l’Aube de la Guerrière, de tensions entre Solange et Aghilas ou Terrence et pas que nerveuse, si vous voyez ce que je veux dire 😉
J’ai beaucoup aimé la façon qu’a Solange de remettre les deux démons à leur place mais j’ai aussi beaucoup aimé la naissance de sentiments plus forts entre deux personnages.

D’autres personnages ont su également retenir mon attention, Héléna, une ange un peu particulière, elle a un rôle essentiel et pourtant ce n’est qu’un personnage secondaire. Bel aussi de la Forge divine, ou encore Sabina, qui appartient à un Clan païen, les moissonsdes-Æsir et mention spéciale au chat Toto 😉 Un livre qui fait la part belle aux personnages féminins il faut le reconnaitre.

Un défaut, j’en trouve pas… Peut être pas d’anges masculins ou de démons féminins pour équilibrer un peu, mais vraiment c’est pour trouver quelque chose !

J’ai vraiment aimé la plume et le style de Vanessa Terral. C’est travaillé, les valeurs, les notions sont reprises à la base, on sent un univers et une inspiration riches mais c’est dosé comme il le faut, le récit ne s’alourdit pas de choses inutiles. L’écriture est fluide et simple sans être trop légère, tout l’univers est amené de manière aisée. En plus, l’histoire est dynamique, rythmée, il y a beaucoup d’actions entrecoupées de moments plus propice à la découverte des personnages. C’est un très bon premier roman !

Y a pas Solange me manque déjà ! C’est ici un one-shot mais peut être qu’on la re-croissera dans une autre histoire. En tout cas, ça me plairait de retrouver l’univers créé par Vanessa Terral et de découvrir d’autres de ses écrits (hé mais j’ai des nouvelles qui m’attendent dans des anthologies!!!). Un premier roman vraiment très réussi ! Vivement les prochains ! Moi je le recommande chaudement en tout cas.

Si vous voulez en découvrir plus, il y a une belle page FB : L’aube de la Guerrière avec du fan art magnifique, des descriptions détaillés de Terrence et Aghilas, …

Extra

Une fois n’est pas coutume, je prolonge mon billet. Déjà, je souhaite remercier Chica Nessita du blog d’A l’abordage de la Culture qui a créé la chasse aux trésors de petites maisons d’édition et qui nous a fait découvrir les Éditions du Chat Noir. Merci ma toute belle ❤ Puis, je remercie Vanessa Terral d’avoir accepté d’offrir le premier lot de la chasse : un personnage qui vous ressemble et qui porte votre nom dans son prochain roman ❤ Et voilà l’honneur que j’ai eu en gagnant ! Déjà c’était une formidable expérience de pouvoir échanger avec Vanessa qui était en train d’écrire son roman. Et ensuite de découvrir Aurore dans l’Aube de la Guerrière. Que dire?  Wouha, ça claque quand même !!!

Alors, on va (peut-être? certainement?) me reprocher de ne pas être objective. Tant pis, même si je n’avais pas eu cette chance « d’être intégrée » à ce roman, je l’aurai beaucoup aimé, parce qu’il est travaillé, les personnages sont attachants, on ne s’ennuie pas à sa lecture, on découvre un univers riche, des croyances païennes, et c’est superbement bien écrit. Et oui, en plus, comment ne pas lui accorder une place encore plus particulière quand on a eu la chance que j’ai eu ? Alors voilà, j’suis super émue et touchée parce que Vanessa a su très bien me décrire et avec son talent, elle m’a concocté un rôle qui m’a beaucoup plu, parce qu’Aurore n’est pas banale quand même. J’ai hâte de discuter avec Vanessa pour découvrir si elle l’avait déjà en tête comme ça, si elle lui a donné les actions et pensées qu’elle a voulu, qui allait avec ce qu’elle avait imaginer écrire ou si elle a du s’adapter à ce que je lui avais dit ? Ce personnage (« Mon personnage ») arrive à la fin et est secondaire mais le rôle super, j’en aurai jamais espéré autant.

J’ai hâte (appréhende aussi) de savoir ce que les lecteurs auront pensé d’Aurore ?! C’est très mégalo hein ? Mais j’aimerai bien !

MERCI infiniment Vanessa, tu m’as cité dans tes remerciements alors que c’est à moi de te dire merci !!!! Merci de cette opportunité, de cette incroyable expérience et d’avoir su tout simplement. L’Aube de la Guerrière a une place toute particulière dans ma bibliothèque et dans mon cœur maintenant. J’ai hâte de te le faire dédicacer au Val Joly et de pouvoir en discuter avec toi 🙂
Et pour répondre à ta question : OUI, 1 000 fois oui !!!!!!!

Je rajouterai encore une chose, Foutrecorne, L’Aube de la guerrière, lisez-le !!!!!!!!

(et tant pis pour ceux qui penseront que j’en fais trop et que je manque d’objectivité)

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L’homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle

Pocket, 6,10€, 167pages

4ème de couverture

Imaginez… Vous êtes en vacances à Bali et peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où… Son diagnostic est formel : vous êtes en bonne santé, mais vous n’êtes pas… heureux. Porteur d’une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même. L’éclairage très particulier qu’il apporte à votre vécu va vous entraîner dans l’aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi. Les expériences dans lesquelles il vous conduit vont bouleverser votre vie, en vous donnant les clés d’une existence à la hauteur de vos rêves.

Résumé

Julian, en vacances à Bali consulte Maitre Samtyang, un vieux guérisseur renommé, alors qu’il ne soufre de rien. Verdict : Julian n’est pas heureux. Ce court roman est la transcription de leurs échanges durant les quelques jours qu’il reste à Julian de ses vacances.

Mon avis

C’est une lecture très intéressante et enrichissante. On est amené à réfléchir sur notre vie, nos choix et nos envies comme le fait Julian suite à ses échanges avec Maitre Samtyang.

Ce vieux sage indique à Julian tout ce qui le bloque dans sa vie, tout ce qui fait qu’il n’est pas heureux, de manière progressive et sans jugement de valeur. Il ne se contente pas de lui apporter ses préceptes sur un plateau, il lui donne des choses à faire (parce qu’on apprend toujours mieux en faisant, et chercher soi-même certaines choses fait travailler notre sens critique, on est plus à même de croire les informations reçues); il le questionne (sans que ça fasse interrogatoire), Julian se livre un peu et ils discutent ensemble à partir d’exemples concrets.

On y apprend ce qu’on soupçonne déjà dans sa vie, chacun est modelé par les croyances, ce que les autres pensent de lui, ce que ses parents lui ont appris, l’impact que les événements et les gens ont eu sur lui (qu’il en ai conscience ou pas). On se limite beaucoup nous même, en se trouvant des excuses pour ne pas faire certaines choses, etc. Il y a plein de choses dans ce livre, de raisonnements qui pourront peut être aider certaines personnes. En tout cas, si on ne peut ou veut pas forcément mettre en application ce qu’indique cette lecture, elle permet au lecteur de réfléchir et de se poser des questions sur ses choix, ses besoins et ses valeurs.

J’ai trouvé que par rapport à d’autres livres sur une base psychologique (ou qui se définissent comme tel), il n’y est pas véhiculé de clichés ou de pseudo-thèses scientifiques qui expliqueraient le comportement des gens. Là il y a une réflexion basée sur beaucoup de bons sens, d’écoute de l’autre et de soi.

J’ai aimé le fait que le livre soit un roman, c’est à dire, qu’il ne s’agit pas là, d’un traité ou d’un essai psychologique en tant que tel, on suit Julian pendant quelques jours, on en apprend un peu sur Bali, sur la population, il y a de très beaux passages où Julian assiste à un concert, à la naissance de bébés tortues, etc.

L’homme qui voulait être heureux est court et se lit vite. Et si le lecteur le souhaite, il peut appliquer les questionnements et expériences de Maitre Samtyang pour, comme le protagoniste de ce livre, chercher à être heureux et vivre en harmonie avec ses valeurs.

Je pense que c’est une lecture qu’on devrait tous envisager un jour et qui sait on en ressortira peut être transformé !

C’est un livre que je pense garder dans ma table de chevet pour relire certains passages de temps en temps.

Je cite cette phrase donnée par l’auteur au début du roman parce que je trouve qu’elle illustre vraiment bien le livre :

« Nous sommes ce que nous pensons. Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde. » Bouddha