{Dawn} Le passage des ombres, de David Moitet

Une chronique réalisée pour A l’abordage de la culture et que vous pourrez lire en intégralité là bas !

A l'abordage de la Culture

Le passage des ombres
de David Moitet
City Editions (Collection Thrillers)
Sortie le 11 Septembre 2013

Quatrième de couverture :

« La porte est en dedans ». C’est le mystérieux message gravé il y a des décennies sur le seuil de la chapelle de Tréhorenteuc, en Bretagne. Personne n’a jamais compris ce que cela signifie. Sauf, peut-être, Léonard de Vinci… Loin de se douter que cette inscription va transformer sa vie, Thomas Galion, l’ancien flic de la criminelle, profite de vacances bien méritées en mer Rouge avec son amie. Mais leur séjour se transforme en cauchemar… Qui sont ces hommes qui les pourchassent ? Y-a-t-il un lien avec la délicate affaire qu’ils viennent de résoudre ? Un chassé-croisé sanglant entre la France et l’Egypte les entraîne au-delà de tout ce qu’ils pouvaient imaginer, à la découverte d’un secret précieusement gardé au fil des siècles… Complots, meurtres et trahisons : le pouvoir rend fou.

L’avis de Dawn…

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La Brigade des Loups, épisode 1 de Lilian Peschet

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Editions Voy’[el], collection e-court, ebook, gratuit

4ème de couverture

2020. L’épidémie de lycanthropie sévit en Europe depuis près de trente ans. La Roumanie est l’un des pays les plus en pointe concernant la recherche sur ce rétrovirus, mais aussi l’un des rares où les lupins ont le droit de vivre dans la société.
Sous certaines restrictions.
Pour s’occuper des crimes lupins, des unités de polices spéciales exclusivement composées de malades ont été créées.
On les appelle les Brigades des loups.

Un professeur massacré. Une mère de famille et son enfant dévorés vivants. De jeunes lupins sauvages en liberté. Pourquoi ces crimes ? D’où viennent ces enfants, et quel est leur but ? Les réponses pourraient bien bouleverser l’avenir de la brigade de Bucarest.

Résumé

Depuis le 16è siècle, la lycanthropie est considérée comme une maladie psychiatrique, mais en 1992, une femme met au monde un louveteau. Ce dernier prendra apparence humaine quelques heures plus tard. C’est donc au début des années 1990, que l’épidémie de lycanthropie est déclarée. Malgré la mise en place d’un retrovirus, la maladie se répand. En 1996, les porteurs de la maladie doivent être surveiller médicalement. A l’aube des années 2000, des émeutes anti-lupins voient le jour. En 1998, pour lutter contre les crimes concernant les lupins, une brigade est créée. La Brigade des loups. Composés de porteur de la maladie trié sur le volet, cette brigade ne se charge que des crimes lupins…

Mon avis

Un très très bon 1er épisode !

Tout d’abord merci aux Editions Voy'[el] pour ce 3ème titre de la collection e-court des Editions Voy’[el].

Sachez que ce premier épisode est gratuit, pour vous faire découvrir la série et que vous pouvez le télécharger sur le site de la maison d’édition.

Le lecteur découvre donc en tête de récit, un résumé des événements passés, ayant conduit à la création de la Brigade des Loups. Cette « mythologie », ce passif recrée en quelques sortes, le mythe du loup-garou mais l’auteur se démarque des autres écrits abordant ce thème et s’oriente vers un récit mêlant fantastique et policier. J’ai adoré ! Je trouve le mélange réussi, l’idée très intéressante et la façon de faire excellente.

Nous découvrons en premier Vasile, le capitaine de la Brigade. Il est en couple et vient d’avoir un petit garçon : Yuri. Vasile nous apprend que le récit se déroule en 2020, que seuls les alphas peuvent avoir un enfant (et un seul) et que les autres membres de la « meute » l’élèvent en commun. Le lecteur comprend vite que cette politique de l’enfant unique, et d’une paternité partagée, servent à limiter la population de lupins. Il réalise également, que la liberté des lupins est toute relative, ils doivent se soumettre à des contrôles médicaux, ne peuvent pas tous avoir d’enfant, ne peuvent pas accéder à tous les métiers… Bref, ils sont en marge de la société qui elle se donne l’impression de les intégrer. Parce que la maladie fait peur. Parce que les « atteints », les « malades » effraient.

Au petit matin, Vasile et sa brigade sont appelés sur une scène de crime. Tout semble indiquer que le (ou les) auteur(s) de l’assassinat d’un docteur en génétique est/sont un ou de jeunes lupins. Les membres de la brigade, Vasile, Pavel (l’expert informatique), Yakov (l’expert médical), Mikaï et Dragos commencent à enquêter. Chacun ayant le petit plus qui le différencie des autres (force, intelligence, ancienneté,…) . Quand soudain, ils sont appelés sur un autre cas. Un meurtre horrible qui touche directement la Brigade.

Dans ce premier épisode, nous découvrons chacun des membres de la brigade, le récit à la première personne permet de découvrir non seulement la fonction du membre et sa façon d’opérer mais aussi sa façon de pensée et de considérer son état de lycanthrope. L’alternance de point de vue est clairement notifiée. On ne se perd pas dans les personnages. L’ensemble du récit est cohérent et l’intrigue policière bien montée, l‘enquête bien menée. Le côté polar est vraiment sympathique et équilibré avec le reste de l’histoire.

En très peu de pages mais de façon très précise et complète, l’auteur aborde la psychologie de ces êtres désormais à part du reste de la société. Par exemple, Pavel, l’expert informatique considère que chaque lupin possède un « monstre » en lui. Le sien, sa part « loup » est calme, alors que sa part humaine est tout le contraire : hyperactive. Au final, ses deux personnalités, lui donne un caractère assez complexe. Pour lui, tous les lupins sont schizophrènes. Et chaque membre de la brigade a sa personnalité bien à lui, liée à son « monstre » mais aussi à son passé. On en découvre un peu sur chacun des membres. Je trouve qu’on s’attache vite à cette brigade. On a envie de les connaitre mieux mais aussi de savoir comment ils vont résoudre leur enquête, ainsi que surmonter le drame qui les touche. Et en même temps, on se demande comment ils maitrisent leur côté animal et à quel moment cette maitrise va éclater. Ce qui donne une tension supplémentaire au récit ^^

Et puis explicitement, le récit aborde des thèmes forts qui feront réfléchir le lecteur, la différence, l’exclusion, la maladie, le rejet et le racisme. J’apprécie vraiment quand un texte me raconte un peu plus que ce qu’il laisse entendre.

L’auteur réussit à créer une ambiance, une atmosphère parfois glauque et un peu malsaine, notamment à travers l’enquête et le pourquoi des crimes. Je suis impressionnée de trouver autant d’éléments différents (vrai côté policier, mythologie complexe, psychologie des personnages, ambiance, …) dans un récit qui reste court. Sans avoir non plus, l’impression que c’est trop court. L’épisode est bien calibré, et donne envie de connaitre la suite, sans trop frustrer le lecteur. C’est vraiment une belle collection que les e-courts !

L’écriture de Lilian Peschet est concise, sans fioriture, adaptée aux personnages, au style policier. Ce premier épisode est rythmé, passionnant, fluide. C’est une très belle découverte. S’il fallait émettre une remarque, c’est peut être que j’aimerai être encore plus plongée dans ce pays, la Roumanie, que je ne connais pas (on a quand même des références, et puis les noms des personnages, on sait qu’on est pas en France 😉 ).

Je vous recommande vivement de découvrir cette brigade, l’écriture de l’auteur, de tenter l’expérience des e-courts, et si vous aimez, le prix des épisodes suivants (0,99€) est vraiment plus que bas ! De la qualité sans se ruiner.

Le 2ème épisode est disponible depuis la semaine dernière, j’ai hâte de le découvrir !

Merci encore aux Editions Voy'[el], à Aude de la collection e-court et à Lilian Peschet pour ce partenariat.

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Au service des insectes de Cindy Van Wilder

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Editions Voy’[el], collection e-court, ebook, 0,99€

4ème de couverture

La peste a ravagé les cités-murailles. Jadis protégées derrière leur dôme, survolées de glorieux aéronefs, elles ne sont désormais plus que ruines où errent les survivants. Les Insectes ont envahi les territoires laissés vacants par les hommes. Leurs ruches s’élèvent fièrement à la conquête du ciel. Bess est l’une des femmes recrutées pour prendre soin de leurs larves, ce qui lui assure un minimum de confort. Mais en ces temps de dévastation, que peut encore attendre de l’avenir une humaine qui a tout perdu ?

Résumé

Bess vit avec Marge et Jeannie, qui sont comme elle des nourrices. Ces survivantes disposent d’un minimum de confort en échange de leur travail pour la ruche. Elles nourrissent et prennent soin des cocons des différents insectes de la Ruche. Bess se résigne à cette existence, elle aimerait en savoir plus, mais dans ce contexte, elle ne peut faire que survivre. Jusqu’au jour, où une attaque se produit..

Mon avis

Voici ma seconde lecture dans le cadre du partenariat entre le blog et la collection e-court des Editions Voy'[el]. Merci de me permettre de découvrir cette nouvelle et par la même occasion Cindy Van Wilder dont c’est le premier texte que je lis.

Une nouvelle angoissante !

Le lecteur pénètre dans un monde post-apocalyptique. Le monde était occupé par les Hommes et les Insectes (oui oui des insectes géants, terrifiant n’est-ce pas?). Protégés derrière les cités-murailles et leurs dômes, les humains cherchaient à  exterminer les Insectes considérés comme une menace. Mais la Peste a décimé les cités, les hommes luttent pour survivre et les Insectes ont envahi le monde. Rien que ce point de départ, pour une phobique des insectes, c’est l’horreur !!!! Mais comme j’adore me faire peur, j’ai lu cette nouvelle avec un plaisir mêlé d’appréhension !

Au cours de ma lecture, j’ai pensé à d’autres lectures (polars notamment) où des illuminés pensent que l’avenir appartient aux insectes, qu’ils domineront le monde et que l’homme sera anéanti par eux et la nature. Et bien, ici, ces passionnés des petites bêtes seraient enchantés, Cindy Van Wilder nous donne un aperçu de ce que serait ce monde et cela donne la chair de poule !

Nous suivons Bess, qui a un peu plus de « chance » que d’autres survivants, elle bénéficie d’un minimum de confort, car elle est Nourrice. Un poste considéré par les survivants comme humiliant et dégradant mais surtout comme une traitrise de la part de ses femmes qui ne cherchent qu’à survivre. Les autres survivants moins chanceux donc, vivent dans la rue, sans manger à leur faim, dans la misère et la pauvreté.

Bess s’occupe donc de nourrir et de prendre soin des larves des Insectes au sein de la Ruche. Elle s’efforce de faire au mieux en évitant de se remémorer son passé, dramatique. J’ai ressenti beaucoup de peine pour Bess et l’auteure nous permet de bien ressentir ses émotions, sa relative indifférence, ses questionnements, ses peurs, … La vie de Bess est loin d’être enviable, le travail est dur et la pression constante. Imaginez être inspecté, gardé, observé,… par des guêpes géantes, pas commode du tout… Bouhhhh Et encore s’il n’y avait que des guêpes … d’autres dangers rôdent, terrifiants, poilus

Bess est un personnage qu’on prend plaisir à suivre, elle qui a tout perdu, va découvrir qu’il reste peut être un peu d’espoir dans sa vie. Cette nouvelle est cependant trop courte !!! Oui, je sais c’est le principe de cette collection, mais là, quand même, j’aurais aimé suivre Bess plus longtemps, et en savoir plus sur ce monde si particulier (et oui même si les insectes et moi, on est pas copain-copain). L’auteure nous dépeint un monde qu’on aimerait découvrir plus en détails, qui ne rougirait pas d’être développer en format plus long ! 

J’ai apprécié cette nouvelle angoissante (voire même terrifiante quand on est phobique!), très bien écrite même si je dois reconnaitre que je reste sur ma faim concernant l’univers post-apo très intéressant qui mériterait un développement !!! Cindy Van Wilder a su créer une atmosphère étrange et particulière, entre courant glacé et torpeur moite, mélange d’oppression et de sérénité. Je suis contente d’avoir découvert une auteure, son écriture et je guetterais ses news concernant ses prochaines publications.

Merci encore aux Editions Voy'[el] et la collection e-court, pour ce partenariat très riche en découverte !!!

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JLNN