Le grimoire des anciens (Sort-Céleri – Maïa Luna – T2) de Frédérique Pinson-Ibarburu

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Corinne Ozenne Editions, 16,50€, 188 pages

4ème de couverture

Après «Sort Céleri», nous voilà, une fois encore embringué dans la vie folle et trépidante de Maïa Luna, qui, pour cette nouvelle aventure nous entraîne dans une poursuite endiablée contre le temps ! Maïa impliquera à nouveau dans son périple, et ce bien malgré eux, ses compagnons d’armes : son fidèle dragon, un pirate caractériel, un mage dévoué et un second envoutant… Entre mer, amour, trahison et vols à dos de dragons, savourez ce nouvel opuscule désopilant des aventures féeriques de Maïa et ses acolytes. Accrochez-vous ça va décoiffer !

Mon avis

Un bon moment de lecture, des qualités mais aussi quelques défauts.

Maïa Luna, sorcière dotée de grands pouvoirs et qui n’a pas la langue dans sa poche, est retenue prisonnière par son ennemi le puissant mage Callaghan. Il la retient dans une geôle d’une de ses demeures et commence à la torturer pour lui faire avouer ce qu’elle sait sur la cachette du Grimoire des Anciens. Ce puissant livre de magie, dont on ne sait ce qu’il contient mais qui est très précieux, ne doit pas tomber en de mauvaises mains sinon il en serait fini de Faërie. Maïa doit donc puiser dans ses ressources pour ne rien divulguer ce que qu’elle aurait appris sur le livre.

Dans sa prison, elle énumère ses « amis » susceptibles de lui venir en aide. Si seulement, elle pouvait utiliser ses pouvoirs pour les prévenir. Il y a Elorn ce dragon de 5m de hauteur qu’elle a sauvé de Callaghan, puis le mage Philibert Turlututu, grand fêtard, guide spirituel et ancien bras droit de Callaghan, le mage Ryan qui entretien une relation amoureuse en pointillé avec la jeune sorcière et qui fut aussi jadis sous les ordres du mage noir et enfin le pirate Jack Rackman, qui en pince pour elle, qui fut son amant mais qui l’a semble-t-il trahit tout récemment. Comment va-t-elle se tirer du bourbier où elle s’est fourrée ? Et qui lui viendra en aide ?

Dans le premier chapitre, c’est Maïa qui nous raconte son histoire, dans un langage oral et fleuri, où elle ne mâche pas ses mots. Ensuite, on a la fois le point de vue de Maïa à la première personne et la description de ce qui se passe pour les autres personnages.

Plusieurs choses m’ont chiffonnées pendant cette lecture. Déjà, c’est un tome 2 et même si l’auteure replace les événements dans le contexte et donne les éléments du livre précédent, je regrette qu’on ne puisse pas trouver le tome 1 chez le nouvel éditeur ne serait-ce qu’en ebook. ça ne m’aurait pas dérangée de me le procurer avant de lire ce livre gagné chez Péléane. Ensuite, j’ai eu du mal avec les mélanges des temps, quand Maïa parle l’auteure utilise le présent et pour le reste c’est écrit au passé, je pense que le récit aurait gagné en fluidité avec l’utilisation unique du présent. Enfin, il y a des coquilles dont une assez récurrente et c’est dommage Callaghan/Gallaghan…

A part cela, j’ai passé un bon moment, c’est une lecture détente, bourrée d’humour dès l’avant-propos. De l’humour et de la dérision Maïa n’en manque pas, elle a un style et une gouaille bien à elle. Et sa vie est mouvementée autant en tant que sorcière avec une grande destinée que sentimentalement ! Et c’est pas rien de le dire ^^ C’est parfois chaud et pas que parce qu’elle va devoir se battre pour sa vie ! Il y a beaucoup d’actions et de rythme. ça bouge pas mal.

J’ai bien aimé les personnages développés par l’auteure, chacun avec son caractère, on découvre là une belle galerie de personnages, excentriques et loufoques. Ma préférence va à  Elorn et Philibert ^^ J’aurais bien aimé que le méchant fasse un peu plus peur/flipper et pourquoi pas avoir aussi son point de vue. Autre chose, malgré le titre, on n’apprend pas encore grand chose sur Le grimoire des anciens 😦

Merci à Péléane et les Éditions Corinne Ozenne pour le concours et la découverte. Et vous, vous connaissiez ? Vous l’avez lu ?

 

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Morflam de Pierre Bordage

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Depuis 2009, les Éditions Mnémos publient en partenariat avec le festival, les Imaginales d’Epinal une anthologie annuelle de Fantasy.

Après Rois & Capitaines, Magiciennes & Sorciers et Victimes & Bourreaux, toutes trois dirigées par Stéphanie Nicot, anthologiste et directrice artistique du festival, l’édition 2012 sera co-dirigée par Sylvie Miller et Lionel Davoust.

 Quatrième de couverture:

« LES AILES IMMENSES. LE CORPS VASTE. La tête cornue et mobile au bout du cou. Et ces plaques d’écailles d’un bleu noir. La reine Ayline aurait pu défaillir si elle n’avait connu une succession d’épreuves, si elle n’avait été ballotée d’un cauchemar à l’autre. Son cœur était celui d’une guerrière : il n’était pas invincible mais il ne cesserait de battre qu’au prix d’une défense farouche. Elle sortit son glaive du fourreau ; il lui sembla dérisoire face a la puissance du monstre qui se percha sur l’édifice, ailes toujours déployées. »

Réalisée en partenariat avec les Imaginales le festival d’Epinal où le meilleur des auteurs de la fantasy française et mondiale se retrouve chaque année, l’anthologie Reines et Dragons s’inscrit dans la lignée de Rois et Capitaines, de Magiciennes et Sorciers et de Victimes et Bourreaux, saluée par une critique enthousiaste qui y a vu « sans doute la meilleure anthologie de Fantasy francophone parue à ce jour » (ActuSF).

D’un univers à l’autre, de l’exaltation aventureuse à la retenue intimiste, tout l’éventail de la Fantasy se déploie, porté par sa créature la plus légendaire et par sa figure la plus complexe. Drégongeon et son Elfrie, Chuchoteurs du dragon, Reines protectrices ou vengeresses, Soeurs de la Tarasque, Eveilleuse entre deux mondes, Déesses aux deux visages : vivez les frissons de l’épopée et de l’émotion, assistez à la confrontation de ces Reines et Dragons !

AUTEURS Pierre Bordage Charlotte Bousquet Nathalie Dau Anne Fakhouri Mélanie Fazi Mathieu Gaborit Thomas Geha Vincent Gessler Justine Niogret Chantal Robillard Adrien Tomas Erik Wietzel

Très impliqués dans l’équipe d’animation depuis la création, en 2002, du festival Imaginales, Sylvie Miller et Lionel Davoust y traduisent les propos des invités étrangers ou y assurent la modération des tables rondes. Tous deux écrivains et traducteurs, ils œuvrent depuis de nombreuses années dans le domaine des littératures de l’imaginaire, ayant notamment, pour elle, dirigé plusieurs anthologies et, pour lui, assuré la direction de la revue Asphodale.

L’auteur

Pierre Bordage, né le 29 janvier 1955 à La Réorthe, en Vendée, est un auteur de science-fiction français. C’est avec sa trilogie Les Guerriers du silence, publiée aux éditions de l’Atalante et vendue à 50 000 exemplaires, qu’il rencontre le succès. Ce space opera ainsi que le cycle de Wang sont salués par la critique littéraire comme des œuvres majeures du renouveau de la science-fiction française des années 1990, genre qui était alors dominé par les auteurs anglo-saxons.

Au fil de ses publications, Pierre Bordage acquiert la notoriété et une reconnaissance parmi les meilleurs romanciers populaires français. Auteur d’une quarantaine d’ouvrages ainsi que de nouvelles, publiés chez différents éditeurs (notamment Au Diable Vauvert) et de différents genres (fantasy historique avec L’Enjomineur, science fantasy avec Les Fables de l’Humpur, polar, etc.), il a aussi conçu des novélisations et a même réalisé quelques scénarios pour le cinéma, pour ensuite s’essayer à l’adaptation théâtrale ainsi qu’à celle de sa propre œuvre en bande dessinée.

Les ouvrages de Pierre Bordage ont une orientation humaniste, axée sur la découverte de la spiritualité, la lutte contre le fanatisme ou encore le détournement du pouvoir politico-religieux au profit de quelques-uns. Bien qu’issu de la science-fiction, il travaille bien davantage sur ses personnages que sur la science et les technologies qu’il met en scène, et s’inspire des épopées et des mythologies du monde entier.

Pierre Bordage a reçu de nombreux prix littéraires tels que le grand prix de l’Imaginaire (1993) et le grand prix Paul-Féval de littérature populaire (2000).

Mon avis

La Reine Hoguilde a encore reçu des doléances des habitants des Confins, le dragon a détruit les villages et les récoltes, le peuple lointain meurt de fin. La Reine comme à son habitude promet des combattants et une aide financière, promesse qu’elle ne tiendra pas. Le peuple des Confins est toujours demandeur, trop, beaucoup trop. Et la Reine est féroce, elle qui a pris la succession de son père, sans héritier mâle.

Elle a fait tué tous ceux qui pouvaient s’opposer à elle, sauf le mage Marioch qu’elle ne trouva pas. Mais un soir, ce dernier se présente à elle et lui annonce que le Dragon l’attend, elle est la seule à pouvoir l’affronter. Dans le cas contraire, il mettra le royaume en cendres. Mais Hoguilde ne que faire des injonctions du vieux mage. Elle ne voit en le dragon qu’imagination d’un peuple avide. Cependant, ce dernier, Morflam, est bien réel et décime le royaume. La Reine va lui envoyer ses meilleurs guerriers mais cela ne suffira pas…

J’ai beaucoup aimé la description du « voyage » de la Reine qui se décide à prendre son destin en main. En peu de mot, l’auteur nous met dans l’ambiance, un dragon terrifiant, une Reine vierge, les forêts, une mission pour se montrer digne du royaume ? la sensation d’être épiée, suivie…

Jerphon, un gnome de la forêt va croiser la jeune Reine. J’ai beaucoup aimé ce personnage, étrange et au discours assez ironique. Et la Reine aussi qui ne croit en aucune forme de magie, colérique et froide, mais aussi contrainte d’ouvrir les yeux et de croire. De comprendre ce qui la lie à son peuple, à sa terre et à ce qui s’y passe. Ce que représente le dragon m’a beaucoup plu également, si cette façon de voir les choses se retrouvent souvent dans des nouvelles ou des romans, je trouve que c’est ici vraiment très bien fait.

L’écriture et le style de Pierre Bordage sont très plaisants. Les valeurs, les sentiments et le lien entre les deux personnages sont vraiment au cœur de la nouvelle qui répond parfaitement au thème de l’anthologie. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle, son dénouement, le message philosophique passé, la façon de procéder. C’est le premier texte que je lis de l’auteur et je pense que ça ne sera pas le dernier.

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Les avis des membres de la LC

Marie et Anne : https://memelessorciereslisent.wordpress.com/2015/06/20/morflam-de-pierre-bordage/

Nyxx :

Fanny :

Dionysos : https://bibliocosme.wordpress.com/2015/07/02/morflam-nouvelle/

Le dragon des arcanes – Les Lames du Cardinal T3 de Pierre Pevel

couverture-32753-pevel-pierre-les-lames-du-cardinal-3-le-dragon-des-arcanesFolio SF, 416 pages, 7,90€

4ème de couverture

Un immense dragon noir menace Paris. C’est du moins les informations dont disposent les fameuses Lames du Cardinal. Mais l’ordre des Sœurs de Saint-Georges, pourtant chargé de contrer les dangers draconiques, ne semble pas décidé à intervenir et fait même obstruction à l’enquête d’Agnès de Vaudreuil. Les hommes du capitaine La Fargue ont déjà payé un lourd tribut à la défense du royaume de France, mais il se pourrait que cette mission soit la plus difficile. Qui se cache vraiment derrière le complot qui se prépare ? Des forces incontrôlables n’ont-elles pas été libérées ? Dernier tome d’une série qui rend brillamment hommage aux meilleurs romans de cape et d’épée, Le dragon des Arcanes est une œuvre de fantasy historique remarquable, déjà traduite en dix langues.

Résumé

Agnès de Vaudreuil se rend avec Ballardieu au Mont St Michel enquêter sur la disparition du fils d’un ami de La Fargue et découvre le danger qui plane sur la Capitale. Agnès en sait alors trop et sera retenue contre son gré par les Soeurs de Saint-Georges et ses gardes. De son côté le Capitaine des Lames, décide de demander l’appui du Cardinal pour découvrir ce qu’est devenu le chevalier Reynault d’Ombreuse. Richelieu accepte que La Faugue rencontre la Mère  supérieure générale, Thérèse de Vaussambre mais cette dernière en froid avec le capitaine depuis des années, ne se laisse pas attendrir ni détourner de sa mission et refuse son aide aux Lames. Elle semble aussi faire peu de cas de la menace qui plane sur Paris, pourquoi ?

Les Lames endeuillées vont devoir affronter leur pire ennemi, la Griffe noire? Autre chose ? qui en sortira vainqueur ?

Mon avis

Trilogie coup de coeur !!!! Maintenant, je peux le dire !!!

Ce dernier tome m’aura fait passé par tous les stades, peur, appréhension, joie, tristesse, … j’ai pris mon temps pour le lire, pour ne pas quitter trop vite la plume de Pierre Pevel et son univers mais sur la fin, j’avais trop besoin de savoir, je n’ai plus lâcher le livre !!!

clic clic pour mon avis sur le tome 1  et sur le tome 2

Comme pour le deuxième tome, on retrouve les Lames où l’action précédente s’arrête et là déjà premier coup au cœur. Le lecteur va devoir se séparer d’un personnage. Le début de l’hécatombe ? Agnès est plutôt en mauvaise posture et on a du mal à comprendre le comportement des Soeurs de Saint-Georges. J’ai eu peur plus d’une fois pour certains personnages, l’auteur joue à nous torturer il faut le savoir ! La Fargue est diminué, il a morflé dans le tome précédent et on attend des révélations à son sujet. Les autres lames sont à des instants charnières, à un tournant de leur vie. Ils vont chacun devoir faire des choix, plus ou moins aisés, plus ou moins dramatiques.

Les pièces du puzzle éparpillées au fil des tomes se rassemblent progressivement. Le second tome m’avait semblé un peu moins chargé en action, nous parlant de personnages plutôt secondaires qui avaient plus ou moins d’importance. Mais avec ce dernier tome, on se rend compte que RIEN N’A ETE LAISSE AU HASARD par Pierre Pevel !!!! Le tome commence avec plusieurs chocs, auquel on ne s’est pas préparé et faut accuser le coup. Puis on passe de la tristesse à la joie puis aux larmes (vi vi, j’ai versé ma larmichette, je le reconnais).

A 100 pages de la fin, l’ensemble de l’intrigue s’éclaire, les secrets commencent à nous être révélé plus qu’à mots couverts. La Mort étend son aile sur la ville et sur les Lames… L’affrontement final commence à pointer, et vu ce qu’il se passe dans ce tome, on tremble pour ses personnages favoris, on sent que ça risque de se terminer en apothéose. J’ai complètement vécu la frustration des personnages, leurs doutes, la peur, l’espoir… On brûle de connaitre les secrets d’alcôve  et de découvrir les non-dits. Le destin de certains personnages sera précipité dans des directions inattendues. Que cache la Mère de Vaussambre, qui est le mystérieux Valombre ? Que sont les Arcanes ? Qui menace réellement la France et pourquoi ? Ce tome sera riche en révélations !!! Et en action ! Quelle fin !

Même si on se doute de certains choses, de ce que devront faire les personnages, on est tellement accroché à eux qu’on est pris dans leurs tourments, leurs troubles et qu’on les accompagne avidement jusqu’au bout ! Le lecteur verra à travers les personnages, la mort, la maladie, le courage, la foi, la fierté, l’honneur des Lames, chacun des personnages portant en lui un ou plusieurs de ces particularités.

Petit mini bémol, la fin est trop rapide. La phase combat de préparation d’une des Lames est trop brève, elle aurait mérité beaucoup plus de détails, de développement. Les dernières pages présentent certaines ouvertures : une suite un jour peut-être ? Tel un Dumas et son 20 ans après ?

En tout cas, ce fût une épopée de fantasy, de cape et d’épée qui m’aura complètement embarquée ! J’y est retrouvé tout ce que je cherchais, un souffle épique, une aventure d’hommes, une partie de mystère et de magie, un univers riche et dense qui me manque déjà ! Sûr comme Les 3 mousquetaires de Dumas, je relirai un jour Les Lames du Cardinal ! C’était prenant, intense, magistral et captivan.  Je recommande aux amoureux de fantasy, d’histoire de France, de combats, de dragons, d’épées, …. ❤

L’alchimiste des Ombres – Les Lames du Cardinal T2 de Pierre Pevel

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Folio SF, 402 pages, 7,90€

4ème de couverture

A peine remis de leurs dernières aventures, La Fargue et ses Lames du Cardinal doivent une nouvelle fois reprendre du service. En effet, la très belle et très dangereuse Alessandra di Santi, célèbre espionne connue sous le surnom de l’Italienne, les prévient d’un complot visant le trône de France et impliquant leur plus ancien adversaire : l’Alchimiste des Ombres, un dragon dont le seul but est de mettre à bas le royaume. Leur mission ne s’annonce donc pas de tout repos, d’autant qu’un danger bien plus grand semble menacer la France.

Résumé

Des soldats se dirigent clandestinement et en hâte en Lorraine. Pourquoi ? Ils y retrouvent Sœur Béatrice, et se préparent ensemble à affronter un Dragon. De son côté, l’Alchimiste se repose avant son arrivée en France mais il comprend qu’il a été retrouvé par les soldats. Un combat s’engage alors. Il pourrait s’avérer lourd de conséquences et de révélations…

Pendant ce temps, en Artois, terre étrangère, La Fargue et ses lames doivent rencontrer L’Italienne, une espionne aussi vile que belle qui dit détenir des informations concernant un complot visant le trône de France…

Avertissement : ça risque de spoiler un peu le 1er tome, je vais essayer de limiter mais …

Mon avis

Une très très bonne suite !

J’étais tellement dedans avec le premier Les Lames du Cardinal que j’ai enchainé avec la suite. Le lecteur retrouve avec plaisir le capitaine La Fargue et les Lames pour continuer l’aventure. Agnès la baronne indépendante et mystérieuse, Marciac le Gascon débraillé et pétillant, Almadès la lame experte et stricte, Ballardieu affectueux et débonnaire, et les autres Saint-Lucq l’énigmatique sang-mêlé, Laincourt l’espion mystérieux ou encore le Mousquetaire Leprat. Puis le lecteur découvre de nouveaux personnages : l’Italienne, une espionne qui vend ses secrets aux plus offrants. Elle semble protégée par les plus puissants dont le Pape. Elle demande la protection du Cardinal car elle aurait des révélations sur un complot menaçant le trône, mais une fois n’est pas coutume, cela ne viserait pas le Roi Louis XIII mais la Reine. J’ai découvert Mme de Cheuvreuse, une intriguante amie proche de la Reine, belle et indépendante mais assez proche des Lorrains… On découvre également le nouveau maitre de magie de Mme de Cheuvreuse qui ne semble pas bien net. Et d’autres personnages encore auquel on s’attache l’ami libraire de Laincourt, Mirebeau, un gentilhomme, … Pierre Pevel croque des personnages tous différents et attachants. On passe par toutes les émotions avec eux, on en déteste certains, adore d’autres.

Lors de la rencontre entre La Fargue, quelques unes de ces lames et l’Italienne, un attaque de Dracs survient. Ces êtres autrefois soumis aux Dragons sont à la recherche de la jolie espionne. Et ils ne semblent pas agir de leur propre volonté, qui souhaite le silence d’Alexandra di Santi ? L’Italienne apparait comme fourbe, elle séduit pour attendrir et récolter des informations. Est-elle pourtant sincère dans sa demande ? Joue-t-elle double jeu ? Il est difficile de savoir si on apprécie ou si on déteste ce personnage ! En tout cas, il est suffisamment auréolé de mystère pour nous intriguer et nous faire tourner les pages. Et puis quel est ce complot contre la Reine que l’on sait être espagnole, cela a-t-il un rapport avec les Dragons ? la Griffe Noire ? Ou cherche-t-on a mettre les hommes du Cardinal sur une fausse piste ? Et les visions de sœur Béatrice que l’on rencontre au début de cette histoire que veulent-elles dire, qu’annoncent-elles ?  Qui est réellement l’Alchimiste des Ombres ?

Quelques pistes s’ébauchent dans ce tome, on émet des hypothèses, on se demande ce qu’il se trame… Il y a peut être un peu moins d’action que dans le 1er livre mais on a plus de détails sur les Lames, sur les Dragons, sur les loges, sur les relations entre le Roi et la Reine, … Pierre Pevel continue de semer les indices sur sa route comme le Petit Poucet. C’est vraiment intéressant de savoir ce que sont les Louves, les Châtelaines, ces personnages qu’on entrevoyait dans Les Lames du Cardinal et qui semble liés à Agnès. Peu à peu, on en apprend plus en accompagnant les lames, et on s’attache ainsi encore plus à eux. J’ai adoré encore plus Leprat et Laincourt dans ce second tome et je tremble pour mes personnages préférés. Quel sort l’auteur leur réserve-t-il ? Et après les révélations de la fin du premier tome, quand est-il vraiment des personnages qui cachent leur jeu ?

Les livres étant sortis à quelques mois (année? ) d’intervalle, et parce que j’ai enchainé les deux titres, j’ai eu un peu de mal avec les répétitions. Mais ce n’est pas un défaut puisqu’au regard des publications, elles sont nécessaires. Comme pour le premier, les descriptions sont dosées et toujours utiles pour l’histoire. J’ai vraiment adoré être plongée dans cette année 1663. C’est entrainant, bien écrit. Les changements de personnages que le lecteur suit  donnent du rythme au récit et nous tient en haleine. L’intrigue est vraiment bien montée (et en ayant lu les 3, je peux vraiment le dire). Encore une fois, une réussite ! Même si j’aurai aimé voir le maitre de magie… user un peu plus de magie…

Le tome se termine en apothéose, il se passe des choses dramatiques et on ne peut que souhaiter avoir le dernier livre sous la main pour poursuivre et enfin tout savoir ! L’atmosphère s’assombrit et on devine qu’il va se passer des choses pas sympathiques dans la suite. Le plus gros des révélations sera livré dans la fin, vous vous doutez bien que du coup, je n’ai pas trainé pour lire Le Dragon des Arcanes. Mais cela sera l’objet d’un autre billet ^^

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