L’épreuve : Le remède mortel de James Dashner

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Pocket Jeunesse, 383 pages, 18€50

4ème de couverture

LE TEMPS DES MENSONGES EST TERMINÉ. Le WICKED a tout volé à Thomas : sa vie, sa mémoire et maintenant ses seuls amis. Mais l’épreuve touche à sa fin. Ne reste qu’un dernier test… Terrifiant. Cependant, Thomas a retrouvé assez de souvenirs pour ne plus faire confiance à l’organisation. Il a triomphé du Labyrinthe. Il a survécu à la Terre Brûlée. Il fera tout pour sauver ses amis, même si la vérité risque de provoquer la fin de tout.

ATTENTION RISQUE DE SPOILERS !

Résumé

Thomas se retrouvé enfermé dans une pièce blanche impersonnelle avec uniquement un bureau. Il attend. Des heures, des jours, il ne serait pas dire. De quoi vous rendre fou. Mais juste quand Thomas pense attendre son point de rupture. Il est libéré. Il peut rejoindre ceux qui ont survécus à la Terre Brûlée. Peu de temps après, on leur apprend que s’ils le souhaitent, l’organisation va leur rendre la mémoire. Thomas fait le choix de refuser. Il a récupéré bien assez de souvenirs pour ne pas avoir envie de découvrir qui il était et surtout il n’a absolument plus aucune confiance en le Wicked. L’organisation accepte son choix… mais finalement décide de le contraindre à obtempérer. C’est alors le début de la fin. Tom cherche à s’échapper et sa fuite va le conduire vers la Vérité.

Mon avis

Bonne lecture mais comme pour les autres tomes, sans plus. Je n’ai pas été conquise par cette trilogie, même si je ne me suis pas non plus ennuyée.

Ici encore, l’histoire reprend exactement là où l’aventure de Thomas en Terre Brûlée se terminait. Thomas est enfermé dans une chambre où il a beaucoup le temps pour réfléchir, à presque en perdre la raison. Il comprend de plus en plus aisément que le Wicked l’étudie lui et les autres, analyse ses réactions, ses choix. Son isolement le rend encore plus furieux contre le Wicked. Il n’en peut plus d’être un cobaye. De plus, il est déçu du comportement de certains de ses amis et à désormais du mal à leur faire confiance.

Quand il est enfin libéré de son emprisonnement, lui et les rescapés du groupe ayant survécu à la terre brûlée apprennent que le Wicked a décidé de leur rendre leurs souvenirs. Pourquoi ? Les raisons sont plus que floues. Mais Tom et deux autres compagnons refusent catégoriquement de recouvrer la mémoire. Surtout Tom qui ne se sent pas d’affronter, du moins plus qu’il n’en sait déjà, celui qu’il était avant. Cependant, ceux qui l’ont déçus dans l’épreuve de la Terre Brûlée continuent en décidant de retrouver leurs souvenirs. Non décidément, Tom ne les reconnait plus. Les 3 blocards sont séparés des autres.  Ils décident de s’enfuir. Avec l’aide improbable de quelqu’un du Wicked, ils découvrent que ceux qui ont récupérer la mémoire se sont déjà partis, les abandonnant.

Entre temps, on leur a révélé que tous ont la Braise, ce qu’ils savaient déjà depuis le début de la seconde épreuve, mais aussi que certains sont immunisés, d’autres pas. Et une chape de plomb s’abat sur ces derniers et sur Tom qui se rend compte qu’il risque de perdre des gens qui lui sont proches… Les 3 blocards accompagnés par des membres rebelles du Wicked s’échappent vers Denver. Ville où le fléau de la Braise est contenu à l’extérieur des remparts. Là-bas, ils vont chercher un homme qui pourra les aider à stopper le contrôle que le Wicked a sur eux.  Là-bas également, ils vont retrouver quelqu’un qu’ils ne s’attendaient pas à revoir…

Comme les tomes précédents, le récit est très rythmé. Le remède mortel est une lecture très rapide, les chapitres sont courts et il y a de l’action.  De nouveau, le lecteur en apprend un peu plus sur la Braise, ce qu’elle fait aux hommes. Sur les éruptions solaires et le chaos qui ont donné naissance à la Terre Brûlée. Mais aussi sur le Wicked, sa mission, ses mensonges. On retrouve le courage des blocards, leur volonté de se battre, de survivre, leur envie de retrouver une vraie liberté. Mais le monde semble progressivement sombrer dans l’anarchie et le chaos. Arriveront-ils à s’en sortir? Y a-t-il encore de l’espoir ?

Ce tome ne va pas épargner le lecteur, il va y avoir des pertes du côté des blocards, chez certains amis de Thomas. Mais bizarrement, ces disparitions n’ont pas réussi à me toucher. Peut-être parce que progressivement Tom se détache de tout et des autres. A être trop manipulé, balloté dans tous les sens, entre ce qui est vrai, faux ou commandé par le Wicked,  il n’arrive plus à ressentir toutes les émotions qu’il devrait avoir. Ou bien est-ce un effet secondaire de la Braise ? Bref, je n’ai pas été plus émue que ça de certaines morts, alors que je m’étais pour un personnage du moins, dans le 1, très attachée à lui.

Mon gros bémol, en plus de trouver que l’histoire pourtant très sympa, n’est pas aboutie, c’est le manque d’émotions, tout ce que je n’ai pas ressenti, appréhension, peur, tristesse. Pour moi, de nouveau, il manque plein de choses. Oui, c’est agréable à lire et c’est rapide mais ça l’ai peut-être un peu trop. Quitte à faire une trilogie pourquoi ne pas développer plus? Là,on pourrait facilement se contenter d’un livre avec les trois. Il y a plein de choses qui auraient méritées d’être creusées, de donner aux lecteurs les réponses attendues. De plus, certaines choses ne m’ont pas parues cohérentes. En dehors de ça, on ressent très bien la folie, la perte de repère de certains personnages, l’extrémisme de certains autres.

Les réactions de Tom, ses liens avec les autres qu’il s’agisse des membres du Wicked ou ses compagnons, toute sa psychologie bien décortiquée, détaillée, le caractère d’autres personnages, c’est sans doute, le côté le plus intéressant de la trilogie pour moi. Sinon, je reste un peu sur ma faim. Et comme pour le 2, ce n’est pas assez tordu. Les suites ne sont pas à la hauteur du premier. La fin est satisfaisante, bien que trop « facile » et trop rapide. Cependant, elle reste cohérente avec l’ensemble.

Même si je suis contente d’avoir lu et terminé cette trilogie, je ne pense pas qu’elle me marquera des années. Le 1 est clairement le plus original, oppressant et intriguant. La suite est, pour moi, pas à la hauteur. J’ai vu qu’une sorte de préquel était sorti, pourquoi pas, mais au regard des avis déjà tombés, je risque de rester de nouveau sur ma faim.

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L’épreuve : La terre brûlée de James Dashner

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Pocket Jeunesse, 414 pages, 18€50

4ème de couverture

Thomas et les autres survivants regretteraient presque la vie dans le Labyrinthe. Ils avaient de la nourriture, un abri et une certaine sécurité… Or le monde qu’ils découvrent à l’extérieur a été ravagé par l’apocalypse. La terre est dépeuplée, brûlée par les éruptions solaires et par un nouveau climat ardent. Plus de gouvernement, plus d’ordre… et des hordes de gens infectés en proie à une folie meurtrière qui errent dans les villes en ruine.
Au lieu de liberté, Thomas et les autres se trouvent confrontés à une nouvelle épreuve imaginée par le WICKED. Ils doivent traverser la Terre Brûlée, la zone la plus dévastée, pour atteindre un refuge sans doute paradisiaque. Mais l’atteindront-ils à temps malgré tous les obstacles qui se dressent sur leur route?

ATTENTION RISQUE DE SPOILERS !

Résumé

Thomas a été séparé de Thérésa et avec les autres garçons a été conduit dans un dortoir pour passer leur première nuit hors du labyrinthe. Encore sous le choc des épreuves et des premières visons du dehors, Thomas peine à s’en dormir. Heureusement, il y a sa connexion avec Thérésa. Mais en pleine nuit, elle lui lance un appel de détresse et ensuite… Thomas n’arrive plus à communiquer avec elle. Un mouvement de panique le réveille totalement, des fondus tentent de pénétrer dans leur dortoir. De plus, ils sont enfermés dans leur chambre. Quand ils arrivent à sortir et se réfugier dans le réfectoire, Tom s’attend à tomber sur la porte du dortoir de son amie. Mais à la place de trouver Thérésa, il découvre Aris le seul garçon du groupe B. Car il n’y avait pas qu’un labyrinthe mais 2 ! Après cette révélation, des phénomènes étranges vont se produire. Et si finalement, l’épreuve n’était pas terminée ?

Mon avis

Comme pour le premier tome, c’est une bonne lecture mais sans plus.

L’histoire reprend exactement là où l’aventure de Thomas et ses compagnons d’infortune se terminait. Dans le dortoir du baraquement, ils ont le sentiment d’être enfin sortis de l’enfer. Cependant, Tom ne peut plus compter sur le soutien de Thérésa qui a été emmenée dans un autre dortoir et il pense beaucoup à ceux qui n’ont pas survécu. Après une nuit agitée où des fondus ont tenté de s’introduire dans leur baraquement, Tom découvre que Thérésa n’est plus là, et il n’arrive plus à communiquer avec elle. A la place, il rencontre Aris, le seul garçon du groupe B, ceux qui étaient dans un autre labyrinthe et qui comme eux ont réussi à s’en échapper.  Sans doute que Thérésa se trouve désormais avec les autres filles survivantes.

Des phénomènes bizarres se passent dans les pièces du baraquement, des choses apparaissent et disparaissent comme par enchantement. Après une nouvelle nuit au sommeil agité, et alors que la faim tenaille les blocards, apparaissent dans le réfectoire des vivres et un homme habillé de blanc qui semble attendre le bon moment pour expliquer sa présence derrière un mur transparent.

Comme Tom et les autres commençaient à s’en douter, l’homme va leur annoncer que les épreuves ne sont pas finies. Le lendemain, il devront traverser un transplat direction : la Terre Brûlée. Ils devront la traverser en un temps donné et se débrouiller pour survivre sur cette terre hostile. Ils apprennent également que tous ont la Braise, la maladie qui fera d’eux des fondus. Mais ceux qui arriveront au bout de l’épreuve pourront bénéficier d’un remède. Le cauchemar des blocards survivants commence alors…

J’ai passé un bon moment, comme le 1er tome, ça se lit vraiment rapidement. Le deuxième roman présente un peu plus d’actions que le 1er. Le lecteur aura sa dose de phénomènes cauchemardesques. J’ai bien aimé la description de la Terre Brûlée, de son climat, son aridité, … bien aimé également avoir des informations sur la Braise, ses conséquences sur les humains. Les actions s’enchaînent et le récit est très rythmé. On découvre de nouveaux personnages, ce qui donne un souffle nouveau au récit. Intriguants, menaçants, agaçants, auront-ils de l’importance dans l’aventure ?

Ce récit m’a confirmé que je préfère Tom, Minho et Newt aux autres personnages. Leurs joutes verbales sont vraiment sympas. Thérésa m’agaçait et donc je n’ai pas été déçue de la voir moins dans ce tome. Le gros plus de l’histoire, à part découvrir que les épreuves ne sont pas finies, que la Braise est horrible et qu’on les manipule toujours, ce sont les rêves de Thomas. Il découvre des brides de son passé et le lecteur commence à comprendre certaines choses. J’ai bien aimé ne pas savoir à qui me fier. Qui fait parti du Wicked ? Qui est manipulé et pourquoi ? Qui était-il avant le labyrinthe ?

Par contre, j’ai trouvé l’histoire pas vraiment aboutie. Déjà cette histoire de double labyrinthe, de tatouages sur la nuque, de traque, on s’attend à tellement plus d’affrontement entre les « clans » que j’en suis sortie un peu déçue. Puis, on leur signifie de ne se fier à rien de ce qu’ils pourraient voir etc. et cet aspect tordu n’est vraiment pas assez développé et c’est dommage. Ne parlons pas du sauvetage… Quel manque de crédibilité ! Ou alors voilà encore un élément sous exploité.

Si la psychologie des personnages : leurs réactions, leurs décisions, voir comment ils se comportent est vraiment intéressant, j’aurai aimé plus de choses tordues, plus de surprises qui pour moi aurait été plus cohérent avec la mission de Wicked et le 1er tome. J’ai préféré le premier tome plus original. Là on sait trop vite certaines choses, ça manque de suspense et ça fait retomber un peu l’envie. J’aurai bien aimé aussi avoir d’autres points de vue que celui de Thomas, comme ce que pense Minho, ce que vit Thérésa ou les filles (maintenant qu’on sait qu’il y a deux groupes), ce qui se passe vraiment au Wicked. Bref, c’est sympa mais trop light. Pour vraiment me plaire, il y aurait fallu plus de développement.

La fin m’a laissé perplexe du coup, j’ai enchainé avec la suite et fin, histoire de savoir où l’auteur voulait m’emmener et de finir la trilogie. On se retrouve donc très vite avec mon avis sur Le remède mortel.

Divergente de Veronica Roth

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Nathan, 445 pages, 16,90€

4ème de couverture

Cinq destins. Un seul choix.
Béatrice vit dans un monde post-apocalyptique où la société est divisée en cinq factions. À 16 ans elle doit choisir sa nouvelle appartenance pour le reste de sa vie. Cas rarissime, son test d’aptitudes n’est pas concluant. Elle est divergente, aussi elle doit cacher ce secret, susceptible de la mettre en danger de mort…

Résumé

Béatrice et son frère Caleb sont dans leur 16ème année, ils vont devoir choisir la faction dans laquelle ils vont passer toute leur vie. Ce sont des altruistes. Un test que passent tous les jeunes de 16 ans doit leur indiquer leur choix. Bien sur il est toujours possible d’en faire un autre lors de la cérémonie mais rare sont ceux qui ne respectent pas le choix du test. Béatrice un peu tendue passe ce fameux test qui malheureusement n’est pas concluant. Alors qu’elle s’attend à s’entendre dire qu’elle est altruiste comme sa famille, elle est Divergente. Elle est en réalité un peu des 5 factions qui existent. Mais ce résultat doit rester secret, elle ne dois en parler à personne. Sa vie serait en danger. Quel choix va faire Béatrice ?

Mon avis

Une bonne lecture !

Comme pour le labyrinthe, j’ai lu le livre après avoir vu le film, il y a un moment déjà à sa sortie au cinéma. J’ai bien aimé cette lecture, même si du coup, je n’ai pas eu de surprise quand à l’histoire, le film étant très fidèle.

Le lecteur découvre Béatrice, une adolescente altruiste qui comme tout ceux de 16 ans doit passer un test afin de connaître la faction pour laquelle elle est faite. Béatrice a un frère Caleb qui va aussi choisir sa faction. Leur père est un des dirigeants altruistes de cette nouvelle société. Dans le monde de Béatrice, la société est divisée en 5 factions : les altruistes ceux qui aident et gère la société, les érudits ceux qui cherchent et acquièrent des connaissances pour le développement au service de la communauté, les fraternels ceux qui produisent pour nourrir la communauté, les sincères ceux qui occupent des postes où la franchise est de rigueur et les audacieux ceux qui défendent la société. Béatrice va passer un test pour savoir dans quelle faction elle va vivre sa vie d’adulte. Pas de retour en arrière possible une fois la cérémonie du choix passée.  Le test n’est pas concluant et Béatrice qui ne sent pas faite pour les altruistes, choisi les audacieux. Son frère Caleb lui choisi les Erudits, ceux qui s’opposent ouvertement à la façon dont les altruistes gouvernent la société. Il n’en fallait pas plus pour que les érudits diffusent des messages, en utilisant ses changements de vie des enfants de dirigeants pour illustrer leur idée : le fond pourri des altruistes. Mais si cela cachait autre chose?

Nous suivons Béatrice qui affronte le test et la cérémonie du choix. Nous vivons avec elle les épreuves et la découverte de sa « différence ». Nous partageons ses doutes et ses interrogations mais aussi son courage de choisir une vie différente. Béatrice en choisissant les audacieux fait un bond vers l’inconnu. Elle rejoint ceux qu’elle enviait en les regardant de loin comme inaccessible. Son choix la sépare de sa famille. Sa faction doit devenir sa famille. Avec elle, on découvre la communauté des audacieux et apprenons que les novices doivent passer des épreuves, au nombre de 3, pour devenir  membres des audacieux. Tous les novices ne réussiront pas, et comme aucun retour en arrière n’est possible, ils deviendront des « sans factions ». Ceux qui vivent en marge de la société dont l’unique aide provient des altruistes. Tris, comme elle décide de se faire appeler désormais est bien décidée à réussir, même si pour cela elle va devoir s’endurcir aussi bien physiquement que moralement. Et puis, elle doit réussir à s’intégrer aux novices en ne dévoilant pas ce qu’elle est. Certains seront tout de suite plus proches d’elle que d’autres, qui ne pensent qu’à terminer premier.

Tris va se lier d’amitié avec certains novices mais elle se questionne beaucoup sur l’image qu’elle renvoie. Car on l’a prévenu, être Divergent, est dangereux, et même si elle ne comprend pas pourquoi et comment ce qu’elle est est une menace, elle doit faire attention à ne pas paraître différente. Ce qui est assez difficile car Tris se révèle douée pour transformer ses faiblesses en qualité. Sa divergence l’aide à gagner du temps dans les épreuves et elle attise les jalousies. Elle va également entretenir de bonnes relations avec les novices issus des audacieux (on sépare les novices issus des autres factions de ceux qui sont nés Audacieux) et aussi avec certains membres formateurs de la faction comme le mystérieux et magnétique Quatre. Sur lequel on s’interroge, essaie-t-il d’aider Tris, ou de l’enfoncer. Tris ne va pas rester longtemps insensible à son charme… Mais dans l’ombre, des choses qui les dépassent se trament, qui auront des conséquences pour chacun…

J’ai bien aimé Tris. J’ai été surprise de ne pas avoir envie de la claquer contre un mur, ce qui se passe en général avec des héroïnes adolescentes. Mais elle n’est pas centrée sur elle-même, un talent de sa faction initiale les altruistes. Alors bien qu’elle se pose des questions, elle est volontaire et veut aller de l’avant. J’ai aussi beaucoup aimé l’histoire et le fonctionnement impossible de la société. Il est impossible de cloisonner les gens, de les enfermer dans un talent, une seule ambition de vie. On sent tout de suite qu’une étincelle pourrait faire sauter cet idéal. Si le système fonctionnait, il n’y aurait pas cette atmosphère de suspicion, d’envie, de trahison dans l’air.

J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de maturité dans les personnages principaux. Dans d’autres histoires à 16/18 ans, cela ne transparait pas tant. Comme pour beaucoup de livres de ce type, je trouve qu’il manque de développement. Pourquoi la société en est-elle arrivée à ce système ? Quelle est la psychologie des dirigeants ? Etc. Quelques centaines de page en plus n’auraient pas été de trop.

J’ai apprécié être assez souvent dans le mouvement, dans l’action. Ce premier tome introduit le système et on n’attend pas longtemps avant de le voir voler en éclat. Par contre, je n’ai pas été très réceptive aux émotions. Certaines choses dramatiques se passent qui ne m’ont pas peinée plus que ça. Cependant, je me suis attachée à un personnage dont j’aurai aimé avoir plus d’informations. J’ai apprécié l’histoire dans son ensemble et beaucoup l’initiation chez les audacieux,  si violente et cruelle soit-elle.

J’ai beaucoup aimé les personnages secondaires, comme Quatre, Will, Cristina ou Uriah. J’ai bien adhéré à la méchanceté d’une partie des novices, je pense que dans ce type de société et de fonctionnement, il y en a toujours pour se révéler en bien comme en mal. Tris peut compter sur certaines personnes mais le destin va lui jouer des tours. La relation entre elle et Tobias est belle mais vu le contexte final elle semble déplacée, que leur réserve le sort ?

Le premier tome rempli sa fonction, poser l’univers et donner envie de découvrir la suite. Que vont faire les personnages ? Que vont-ils devenir ? Que va devenir la société dans laquelle Tris vit ? Quelles seront les nouvelles épreuves à traverser ? Qui va disparaitre ? Qui reverrons-nous ?
Cependant, je l’aurai aimé plus creusé, plus développé. Voir plus ce qui se trame en parallèle de la vie de Tris. Voir plus l’opposition entre savoir et action, entre aide et connaissance. En savoir plus sur le pouvoir en place.

Quoiqu’il en soit, je lirai prochainement la suite des aventures de Tris.

L’épreuve : Le Labyrinthe de James Dashner

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Pocket jeunesse, 404 pages, 18,50€

4ème de couverture

Thomas, dont la mémoire a été effacée, se réveille un jour dans un nouveau monde où vivent une cinquantaine d’enfants. Il s’agit d’une ferme située au centre d’un labyrinthe peuplé de monstres d’acier terrifiants. Les ados n’ont aucun souvenir de leur vie passée et ne comprennent pas ce qu’ils font là. Ils n’ont qu’un seul désir, trouver la sortie. Pour ce faire, les coureurs parcourent chaque jour le labyrinthe pour en dresser les plans – des plans qui changent sans cesse, puisque les murs se déplacent chaque nuit. Le risque est grand mais, dès son arrivée, Thomas a une impression de déjà-vu, il sait qu’il veut être coureur et résoudre l’énigme du labyrinthe.

Mon avis

Une bonne lecture mais sans plus.

J’ai lu le livre après avoir vu le film, ceci explique peut-être cela (ou pas, on ne le saura jamais !!) et même si j’ai passé un bon moment, que la lecture a été facile et rapide, elle ne m’aura pas laissée non plus trop de souvenirs ou complètement marquée. En fait, du coup, j’ai surtout en tête les différences avec le film.

Le lecteur découvre Thomas, un jeune garçon qui se réveille dans le noir, dans une sorte de boite métallique qui se met rapidement à bouger et il ressent la sensation de monter. Thomas ne se souviens pas de ce qu’il fait dans cette boite. En fait, il ne se souvient que de son prénom. Quand la boite s’immobilise enfin, la trappe du dessus s’ouvre. Et de nombreux garçons l’observent. Thomas se sent au bord de la panique car s’il comprend les jeunes garçons, il ne pige pas certains mots et encore moins le nom du lieu où il a atterri : le Bloc. Commence alors pour Thomas, une période d’adaptation pendant laquelle il va découvrir son nouveau monde (nouveau il le sait même s’il a oublié l’ancien), rencontrer les gars du Bloc. Assez nombreux car un garçon arrive tous les mois par le même moyen qu’à emprunter malgré lui Thomas : la boîte. Tous les garçons le traitent de tocard, c’est le bleu, le petit nouveau et tout le monde n’est pas tendre avec lui. Ils le testent et le charrient beaucoup. Certains garçons  vont progressivement lui montrer les lieux et surtout les portes du Labyrinthe qu’il ne devra jamais franchir. Car le Bloc est en fait le cœur du Labyrinthe.

En peu de temps, Tom va devoir se familiariser avec les tâches et les devoirs de chaque membre au sein du Bloc. Il va devoir participer à l’effort commun, s’habituer à la vie à la dure, en groupe mais aussi découvrir quelle « fonction » il va exercer dans le Bloc. Tout cela en conjuguant avec Gally, un des anciens qui le déteste et Alby le plus vieux du groupe, qui lui aussi ne semble pas le porter dans son cœur. Mais comment cela est possible, puisque comme Thomas, les garçons n’ont pas de souvenirs de leurs vies d’avant. Pourquoi autant d’animosité envers le dernier arrivant ?

Heureusement, Tom pourra compter sur Chuck, un jeune garçon arrivé juste avant lui et sur l’aide ponctuel de Newt. Thomas ressent des choses depuis son arrivé au Bloc qu’il ne s’explique pas. Il se rend vite compte que parmi tous les « métiers » exercés dans ce lieu mystérieux et étrange, c’est être coureur qui l’attire. Mais on ne devient pas coureur du jour au lendemain. Il faut avoir la confiance des anciens. Autrement dit, pour le dernier arrivé, c’est quasiment mission impossible. Et puis qui aurait envie d’être coureur ? En effet, cette fonction signifie parcourir le jour le Labyrinthe, en retenir le tracé et prier pour en sortir avant la nuit et la fermeture des portes. Parce qu’alors le Labyrinthe s’anime et que d’étranges créatures se promènent à l’intérieur.

Mais un jour, peu de temps après l’arrivée de Thomas, la cage remonte une jeune fille au lieu des provisions espérées… Il n’y a jamais eu de fille au Bloc. Cela ne semble pas être un bon présage. Et en effet, cette dernière va annoncer que plus rien ne sera jamais remonté par la boîte… La vie au Bloc et ses membres s’en retrouvent complètement bouleversés… Comment vont-ils survivre et surtout, maintenant que le danger rôde et que les doutes sur les deux derniers arrivant s’installent, arriveront-ils à trouver une sortie dans le Labyrinthe ?

J’ai beaucoup aimé l’idée de départ et la trame générale du récit. Mais j’ai trouvé aussi que c’était un peu trop rapide, dans le sens où tout ça manque de détails. Je sais bien que c’est de la jeunesse mais creuser un peu plus la psychologie des personnages, aurait donné plus de profondeur au récit à mon avis. Alors c’est vrai, de ce fait, ça se lit rapidement et efficacement mais il manque quelque chose pour m’accrocher vraiment et me faire ressentir l’émotion du moment. Je n’ai pas assez ressenti l’angoisse des personnages, leur peur. Leur abattement. Car pour moi, tout va bien trop vite. Je dois reconnaitre cependant que les scènes d’action sont très efficaces.

Comme dans le film, j’ai aimé la relation entre Thomas et Chuck et j’ai beaucoup aimé le personnage de Newt, ainsi que celui de Minho. Et comme dans le film, l’auteur réussit à nous faire détester certains personnages notamment Gally. J’ai eu beaucoup de mal avec Thérésa et sa relation avec Thomas. Enfin, j’ai surtout eu beaucoup de mal avec elle. Malheureusement, j’ai trouvé trop de personnages plus agaçants que l’inverse (alors qu’au cinéma ça ne m’a pas autant marqué).

L’intrigue du film et celle du livre sont similaires (la finalité) même s’il y a de grosses différences, pour que ça soit plus visuel au cinéma. Et c’est pas plus mal quand on a vu le film avant de lire le roman.  De cette façon, on ne s’ennuie pas à la lecture parce que tout ne se passe pas de la même manière et j’ai trouvé ça plutôt bien. Bon, je suppose que ce qui est un bien pour moi, pourrait être un frein pour ceux qui ont adoré le livre et qui, du coup, ne retrouveront pas une fidélité parfaite avec le roman. En tout cas, j’ai bien aimé les deux façons de traverser le Labyrinthe et les épreuves différentes, c’est plutôt pas mal du tout ^^

Les fins sont similaires (à peu de chose près) et donnent envie de connaitre la suite. Les rebondissements fonctionnement très bien. Par contre, je ne mettrais pas plein tarif dans l’achat de la suite comme j’ai pu le faire pour celui-ci. J’espère donc les trouver un jour d’occasion pour terminer cette trilogie. Parce que quand-même, j’ai envie de savoir ce qui se trame et pourquoi la création de l’Épreuve.

Ce n’est pas un avis très long et développé mais je l’ai lu il y a un moment maintenant et je ne veux pas faire une critique du film à la place du livre ^^

La couleur de l’âme des anges de Sophie Audouin-Mamikonian

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Édition Robert Laffont, Collection ‘R, 448 pages, 18€15

4ème de couverture

Jeremy, jeune homme de 23 ans, est sauvagement assassiné. En devenant un Ange, il réalise que la lutte pour survivre n’est pas terminée et qu’il peut aussi mourir dans ce nouvel univers. En effet, pour ne pas disparaître, tout Ange doit se nourrir de sentiments humains. Et Jeremy va bientôt découvrir avec effroi qu’il doit même les provoquer ! Provoquer la haine, l’amour, la joie, la tristesse, la peur, la compassion… Seules les émotions fortes peuvent rassasier les Anges, colorant leur peau en bleu pour les émotions positives, en rouge pour les négatives. Recherchant la raison pour laquelle il a été tué, Jeremy piste alors Allison, une vivante de 20 ans, témoin involontaire de son exécution. À force de côtoyer, jour et nuit, la ravissante et naïve jeune fille, il finit par en tomber follement amoureux. Mais l’assassin de Jeremy cherche à supprimer à tout prix ce témoin indésirable… Alors que des Anges se liguent aussi contre lui, Jeremy parviendra-t-il à sauver Allison ? Sera-t-il capable de sacrifier ses sentiments et de vivre à jamais séparé d’elle ? Avec ce premier volet d’une duologie ambitieuse et envoûtante, l’auteur emmène ados et jeunes adultes dans l’au-delà, cet univers qui alimente toujours les plus grands fantasmes et la plus vive curiosité. Un thriller haletant dans lequel frissons et passions s’entremêlent, une traversée jouissive et inquiétante de l’autre côté du miroir, une atmosphère sensuelle et entêtante qui habitera longtemps le lecteur une fois le livre refermé.

Pour une fois pas de résumé

Mon avis

Une bonne lecture

Jeremy est un jeune homme qui mène une vie assez aisée mais il sort rarement la tête de son travail. A 23 ans, il est déjà un boss dans son domaine, c’est une étoile montante. Malheureusement, un soir qu’il rentre chez lui, il est attaqué en pleine rue et tué. Pas le temps de dire « Ouf » Jeremy voit son corps étendu sur l’asphalte et se retrouve de l’autre « côté ». C’est là, qu’il découvre ce que deviennent les hommes, une fois morts. Et le monde qu’il découvre est pour le moins étrange. Mais le plus difficile est certainement de s’adapter à une nouvelle forme de survie : se nourrir des sentiments des vivants pour ne pas disparaitre. Heureusement, Jeremy va être aidé dans cette après-vie par d’autres anges pour qui le sort des nouveaux, « des bleus » ne laisse pas indifférent. Le lecteur  découvre donc comment les anges vivent, ce qu’ils font, s’occupent comment ils se nourrissent, … et leurs particularités. J’ai aimé que le 4ème de couverture ne dévoile pas ces éléments et donc de les découvrir pendant ma lecture (donc pas de détails ici :p ). La « mythologie » de l’après vie développée par  Sophie Audouin-Mamikonian est vraiment passionnante. Assez originale aussi, je trouve pour ma part, sachant que je lis très peu de livres avec des anges.

C’est donc un univers qui m’a beaucoup plu. L’histoire a un aspect thriller intéressant (même si je dirai que ça reste un peu superficiel et jeunesse), ça a le mérite de permettre une vraie intrigue. Car Jeremy va chercher à savoir qui a voulu le tuer et pourquoi. Dans son « enquête », il va suivre des vivants et se lier d’amitié avec d’autres anges. Notamment, il croisera la route de savants, philosophes  et scientifiques mais aussi d’autres personnages plus ou moins connus… Il va aussi rencontrer Allison, une vivante qui a l’air d’en savoir pas mal sur son meurtre. Du moins, il a beau ne pas la connaitre, elle le pleure et se sent coupable de sa mort… Pourquoi ?

Le récit est plein de rebondissements, certains que l’on voit  venir, d’autres pas. Et il y a aussi beaucoup d’humour malgré le sujet. Ce sujet, la vie après la mort, est traité de façon assez positive, la mort n’est donc pas une fin mais une sorte de seconde vie. Tout y est très coloré, comme les sentiments des vivants mais des surprises se cachent derrière les facilités et les apparences sont trompeuses.

L’écriture est simple sans être simpliste, pas de fioriture mais un enthousiasme, un allant, qui donne un style fluide, frais et vivant. Comme je le disais précédemment, il y a des clins d’oeil, de l’humour, ce qui semble bien correspondre au style et à la façon de faire de  Sophie Audouin-Mamikonian.

Concernant les personnages, j’ai bien aimé Jeremy, même s’il a des défauts, ses traits de caractère m’ont bien plu, sa façon assez juste de réagir également. Il est intelligent, c’est un faux naïf … Par contre, j’ai eu beaucoup plus de mal avec Allison. J’ai bien aimé au début sa personnalité mais au fil du récit, elle m’a agacée. Elle cumule quand même pas mal de clichés… J’ai eu du mal à supporter son caractère même si l’histoire explique certaines choses. Dans les personnages secondaires, j’ai bien aimé les deux anges qui accompagnent Clark, Albert… mais surtout Lili !

Concernant l’histoire, plus on progresse, plus on s’aperçoit qu’il se passe des choses louches et que le monde dépeint à Jeremy n’est pas si parfait… On a envie de savoir ce qu’il se trame. Comme je n’avais pas lu beaucoup de chronique sur ce livre, j’ai été assez surprise de la tournure de l’histoire. C’est parfois un peu trop léger pour moi, mais avec le recul, ce n’est pas le premier point dont je me souviens. Je m’attendais à beaucoup moins apprécier, c’est donc une bonne lecture détente, une bonne surprise avec un univers bien conçu et bien trouvé. En plus, pas de frustration, il y a une fin (même si on sait que tout n’est pas fini), on peut lire ce livre sans en attendre plus. J’ai vu que la suite sortirait sans doute en janvier 2015. Je me laisserai sans doute tenter par la découvrir, même si je ne sauterai pas sur le livre dès sa parution 🙂

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