Chuchoteurs du dragon de Thomas Geha

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Depuis 2009, les Éditions Mnémos publient en partenariat avec le festival, les Imaginales d’Epinal une anthologie annuelle de Fantasy.

Après Rois & Capitaines, Magiciennes & Sorciers et Victimes & Bourreaux, toutes trois dirigées par Stéphanie Nicot, anthologiste et directrice artistique du festival, l’édition 2012 sera co-dirigée par Sylvie Miller et Lionel Davoust.

 Quatrième de couverture:

« LES AILES IMMENSES. LE CORPS VASTE. La tête cornue et mobile au bout du cou. Et ces plaques d’écailles d’un bleu noir. La reine Ayline aurait pu défaillir si elle n’avait connu une succession d’épreuves, si elle n’avait été ballotée d’un cauchemar à l’autre. Son cœur était celui d’une guerrière : il n’était pas invincible mais il ne cesserait de battre qu’au prix d’une défense farouche. Elle sortit son glaive du fourreau ; il lui sembla dérisoire face a la puissance du monstre qui se percha sur l’édifice, ailes toujours déployées. »

Réalisée en partenariat avec les Imaginales le festival d’Epinal où le meilleur des auteurs de la fantasy française et mondiale se retrouve chaque année, l’anthologie Reines et Dragons s’inscrit dans la lignée de Rois et Capitaines, de Magiciennes et Sorciers et de Victimes et Bourreaux, saluée par une critique enthousiaste qui y a vu « sans doute la meilleure anthologie de Fantasy francophone parue à ce jour » (ActuSF).

D’un univers à l’autre, de l’exaltation aventureuse à la retenue intimiste, tout l’éventail de la Fantasy se déploie, porté par sa créature la plus légendaire et par sa figure la plus complexe. Drégongeon et son Elfrie, Chuchoteurs du dragon, Reines protectrices ou vengeresses, Soeurs de la Tarasque, Eveilleuse entre deux mondes, Déesses aux deux visages : vivez les frissons de l’épopée et de l’émotion, assistez à la confrontation de ces Reines et Dragons !

AUTEURS Pierre Bordage Charlotte Bousquet Nathalie Dau Anne Fakhouri Mélanie Fazi Mathieu Gaborit Thomas Geha Vincent Gessler Justine Niogret Chantal Robillard Adrien Tomas Erik Wietzel

Très impliqués dans l’équipe d’animation depuis la création, en 2002, du festival Imaginales, Sylvie Miller et Lionel Davoust y traduisent les propos des invités étrangers ou y assurent la modération des tables rondes. Tous deux écrivains et traducteurs, ils œuvrent depuis de nombreuses années dans le domaine des littératures de l’imaginaire, ayant notamment, pour elle, dirigé plusieurs anthologies et, pour lui, assuré la direction de la revue Asphodale.

L’auteur

Thomas Geha, né en 1976 à Guigamp, est l’auteur de sept romans et d’une trentaine de nouvelles parues en revues et anthologies (dont Bardes & Sirènes, anthologie des Imaginales 2014). On lui doit notamment le diptyque du Sabre de Sang, d’abord paru aux éditions Critic puis réédité en février 2014 dans la collection Folio SF, et le cycle Alone (réédition en intégrale chez Critic en février 2014). Son dernier roman, Sous l’ombre des étoiles, paru chez Rivière Blanche, est un planet-opera aux accents wuliens et vanciens, qui se place dans le cycle Planètes Pirates, où l’on trouve d’ores et déjà un autre roman, La guerre des chiffonneurs, et une nouvelle, Les Tiges (prix Rosny aîné 2013). En jeunesse, il signe en avril 2014 un thriller dystopique, Cent Visages, pour les éditions Rageot. Que ce soit du côté de l’aventure ou de la nouvelle plus intimiste (Les Créateurs, éd. Critic), Thomas Geha vogue sur toutes les mers de l’imaginaire.

Mon avis

Comme le mois dernier, je découvre un nouvel auteur. Différente de la nouvelle, plutôt poème ou chant devrais-je dire de Chantal Robillard, mais tout aussi fascisant pour moi, j’ai beaucoup aimé Chuchoteurs du dragon.

Le lecteur découvre un univers riche en quelques pages. Une jeune fille, Hiodes vient de recevoir les faveurs du dragon. L’Esflamme du Dragon est apparu sur son corps, ce qui signifie qu’elle a été choisi par le Dieu pour Reine. La jeune demoiselle pleure ce destin, car les Reines ne viennent pas très longtemps et doivent renoncer à la vie douce et tranquille qu’elles espéraient.

Douze ans plus tard, Hiodes se love dans les bras de son amant Malween, second maître d’armes de l’ordre des chuchoteurs.Elle approche de l’âge où disparaissent les Reines, ce qui attriste les deux amants qui s’avouent leur amour. Mais cette relation, bien que non proscrite, ne semble pas plaire du tout au Maître Chuchoteur. On apprend que le dragon apparaît en rêve au Roi et à la Reine pour leur dicter comment gouverner le royaume. Une routine coutumière pour Hiodes. Mais de plus en plus, ses rêves changent, le Dragon semble vouloir lui adresser un message…

J’ai beaucoup aimé cette nouvelle. Je me suis immergée dans cet univers, et j’ai beaucoup accroché. Ce qui est difficile avec les nouvelles, c’est d’adhérer aux propos et au style en peu de pages. Ici aucun problème pour moi. On comprend rapidement comment fonctionne la gouvernance, un Roi et une Reine que rien n’oblige à s’aimer. Des directives transmises par le Dieu Dragon grâce aux rêves. Les chuchoteurs qui protègent les souverains… Mais les apparences peuvent être trompeuses, c’est ce que va découvrir Hiodes. Je me suis attachée à cette jeune femme qui n’a pas pu vivre la vie qu’elle voulait et qui partage un contact particulier avec le Dragon. Une Reine qui ne gouverne pas. Qui n’est qu’un jouet, qu’un instrument. Mais le lien avec le Dragon est plus fort que ce que le Maître chuchoteur ne le voudrait. Pourquoi ? Et pourquoi est-ce si problématique pour lui ? Et si le Dragon avait plus de points communs avec cette Reine qu’avec un ordre divin ? Qui sont réellement les chuchoteurs ?

J’ai beaucoup apprécié la façon de procéder de l’auteur, distiller des informations pour créer le trouble chez le lecteur, les mots sont bien choisis pour faire comprendre que quelque chose cloche dans le fonctionnement de la régence. On se doute que certains personnages cachent quelque chose et la tension monte car on comprend que cela ne va sans doute pas très bien se terminer. Cette nouvelle est belle et triste à la fois. Mélange de mélancolie et de fantasy médiévale, une pointe de mystère et de fantastique, classique et efficace. Et puis c’est étrange, même s’il n’y a pas beaucoup de détails et de descriptions, format nouvelle oblige, j’ai trouvé le récit très visuel, je n’ai pas eu de mal à m’imaginer des décors, certaines scènes.

J’ai bien envie de découvrir un autre de texte de Thomas Geha qui écrit dans beaucoup de genre. Peut-être Cent Visages, un thriller dystopique jeunesse. Parce que j’aime les thriller mais la fantasy semble lui aller très bien, alors pourquoi pas un autre au détour d’un salon !

 

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Les avis des membres de la LC

Marie et Anne : https://memelessorciereslisent.wordpress.com/2015/02/25/chuchoteurs-du-dragon-de-thomas-geha/

Nyxx :

Fanny :

Dionysos : https://bibliocosme.wordpress.com/2015/02/22/chuchoteurs-du-dragon-nouvelle/

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14 réflexions sur “Chuchoteurs du dragon de Thomas Geha

  1. […] critiques : Dawn (Les Découvertes de Dawn), Marie et Anne (Même les sorcières lisent) et Nyxx (Nyxx […]

  2. Dionysos dit :

    Eh bien, tu es prolixe pour une nouvelle, bravo.
    Tu peux te lancer dans l’oeuvre de Thomas Geha les yeux fermés. 😉

  3. Phooka dit :

    Thomas Geha est un excellent auteur et je ne peux que t’encourager à découvrir ses autres romans! 😉

une petite bafouille !

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