Pacte Obscur – La geste des exilés – T1 de Bettina Nordet

pacte obscur

Éditions du Chat Noir, 19,90€, 417 pages

4ème de couverture

Je suis flic, et à part une petite bizarrerie et un sérieux manque de sex-appeal dont je me passerais bien, ma vie est plutôt sympa. Mais un soir tout vole en éclat. Traquée par des types bizarres, je me retrouve baby-sittée par mon nouveau boss, un type beau à tomber aux instincts meurtriers peu rassurants, qui semble éprouver à mon égard une allergie aussi violente qu’inexplicable. Alors, telle Alice, je plonge dans le terrier du lapin blanc ; sauf que, dans mon cas, la curiosité n’y est pour rien : mon imbuvable garde du corps m’y a poussée. Bien décidée à retrouver ma vie et les miens, je rue dans les brancards, mais les échos d’une prophétie plus vieille que le monde pourraient bien finir par me rattraper et m’en empêcher. Je vais tout faire pour me sortir de ce guêpier, même si, je dois bien l’admettre, il y a quelques compensations : des beaux mecs comme s’il en pleuvait. Et dire que je me plaignais que mon carnet de bal était vide…

Pièce maîtresse d’une lutte de pouvoir immémoriale, entraînée au cœur d’un tourbillon de violence et de sang, Jana découvre peu à peu que tout ce qu’elle croyait savoir n’est qu’un leurre, et que la frontière entre les bons et les méchants n’est peut-être pas aussi tranchée que ce qu’en disent les traditions millénaires.

Mon avis

J’avoue au départ ma lecture m’a agacée. Je ne lis pas beaucoup de bit-lit et j’ai un peu de mal avec les héroïnes belles, un peu naïves mais qui comme par hasard sont sauvées par de beaux jeunes hommes mystérieux… Mais je suis rentrée dans le récit assez facilement et je me suis retrouvée accrochée, prise au jeu… Et c’était une excellente lecture ! Je ne peux pas trop comparer avec les lectures du genre n’ayant presque pas de référence mais je pense pourvoir dire, aux retours que j’en ai eu et du mien, que c’est du très bon ! J’avais peur de ne pas accrocher au genre mais en fait si et je suis donc surprise dans le bon sens du terme ^^

Jana est agent de police, elle a un don assez particulier, c’est un vrai sérum de vérité pour des criminels d’un genre particulier. A part cela, elle mène une vie tranquille, même un peu trop à son goût. Elle aime son taff, à un meilleur ami adorable Nico, une famille géniale mais côté cœur ça n’est pas vraiment ça, elle n’est jamais vraiment satisfaite. Elle attire plus les femmes que les hommes et elle qui est pourtant très mignonne n’a plut qu’assez tard.
Un matin, elle arrive au commissariat assez tard, après avoir aidé un autre service à faire avouer un tordu, elle retrouve Nico qui lui annonce qu’elle a loupé la réunion et l’arrivée du nouveau boss. La boulette. De quoi être affichée d’entrée. Quelques minutes après, elle croise le nouveau chef, Kell, grand brun ténébreux et glacial dans l’ascenseur. Elle se sent rapidement attirée par lui mais ce dernier, pas du tout, et il la menace. Sans doute la conséquence de son retard du matin…

Quand elle sort du commissariat, elle se sent épiée mais en bon flic, elle ne cède pas à la panique. Sauf qu’il ne s’agit pas d’une impression, elle est poursuivie et traquée par plusieurs hommes en pleine rue. Elle tente de leur échapper mais seule l’arrivée de Kell sur sa moto, lui permettra de mettre de la distance entre elle et ses agresseurs. Kell refuse de lui donner des explications. De plus, il tire en pleine rue avec une arme étrange sur les agresseurs ! Quel type de flic est son nouveau boss ! Que se passe-t-il ? Les policiers ne font pas ça, elle nage en plein délire.
Kell l’a laisse sur un parking, prétextant aller lui chercher des affaires, lui donne une arme spéciale, lui annonce qu’elle ne pourra plus rentrer chez elle, qu’elle est traquée par des loups-garous et l’abandonne à ses interrogations. Elle est complètement dépassée par les événements et ne comprend pas ce qui se passe. Elle pense perdre la raison, Kell lui a parlé de loups-garous ! Mais bien sur … ! Dans quel mauvais trip était-elle tombée ? Il se drogue c’est pas possible autrement… Elle n’a pas trop le temps de s’apitoyer sur son sort parce que les gars qui la traquent l’ont retrouvé. Elle va vite se rendre compte que Kell ne mentait pas, qu’elle est vraiment en danger et que la fuite pour sa survie ne fait que commencer….

L’auteur nous livre un premier tome dense et fouillé, très travaillé et qui fourmille d’informations. Pas uniquement un tome introductif, on découvre déjà plein de choses sur Jana, les gens qu’elle va côtoyer et il y a énormément d’action. Même si habituellement, les créatures surnaturelles, les beaux mecs et les prophéties ne sont pas ma tasse de thé, j’avoue que là  j’ai vraiment accrochée et je me suis vraiment prise au jeu. Au bout d’un quart du récit, je n’avais plus envie de m’arrêter, tellement je voulais savoir ce que Jana était et ce qu’elle allait devenir. Ce premier tome se lit vraiment très bien, c’est dynamique et très rythmé. Parfois, j’avais envie de mettre des claques à l’héroïne mais finalement son comportement est si bien expliqué dans l’histoire, si bien intégré à l’intrigue que ces baffes elle ne les mérite pas vraiment ^^

Jana a un sacré langage et ne mâche pas ses mots, elle donne ce côté « fun » au récit qui est si plaisant. Ajoutez quelques références cinéma, série et livre bien placé et on obtient un livre bourré d’humour. L’univers développé est plus complexe que ce que j’ai pu en dire dans cette chronique, en fait là, vous n’avez peut-être même pas 10% de l’intrigue du livre ^^ Il y a beaucoup d’action et même si parfois mes nerfs ont été irrités par le comportement de certains personnages, c’est génial, parce que cela veut dire que j’ai été touchée par ma lecture.

Dans l’ensemble, j’ai apprécié Jana, ce qui a pu m’agacer dans sa façon d’être, s’explique finalement et c’est une héroïne sympathique et le lecteur n’est pas au bout de ses surprises avec elle, je pense. Je suis allée au delà de mon aversion pour Kell, les personnages froids et compliqués, en général, très peu pour moi. Et finalement, c’est un personnage qui s’étoffe tout le long de l’histoire et assez intéressant. Il y a pas mal d’autres personnages mais je ne préfère pas en parler, pour vous laisser la surprise mais j’ai un ou deux coups de cœur déjà, Phen, Mayron ❤

Bien sur, il y a comme dans un bon roman du genre, des scènes un peu plus intimes et des beaux mecs mystérieux à foison, mais l’auteur gère tout cela très bien, jamais vulgaire. Le style est certes un peu plus « parlé », « jeune » et « cash » mais il y a du vocabulaire, l’univers est travaillé, la seconde partie notamment, très détaillée, on apprend en même temps que Jana. C’est très complet et intéressant.

Pacte obscur présente une histoire que j’ai beaucoup apprécié parce que je savais pas trop à quoi m’attendre et que je n’avais rien vu venir. Pour dire, j’en avais même oublié le tire de la saga et je fus surprise de la fin qui pourtant est très logique. Il y a bien sur les codes du genre, quelques ficelles que l’on voit venir mais c’est frais, agréable et vivant. On passe largement au dessus. Je ne m’attendais pas à un tome si riche en développement et si dense, vraiment on en a pour son argent comme on dit ! Je lirai la suite avec plaisir. Et pour avoir échangé avec des copines qui l’ont lu et l’auteur lors des Halliennales, ce tome va être encore plus chargé en rebondissements, en révélations et en action ! ça promet !!! J’ai hâte !

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Passeurs – T1 : Jeffrey Horlaw de Lucille H. James

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Nats Editions, 374 pages, 17€

Merci à Nats Editions de m’avoir sollicitée et pour la découverte d’un de leur titre. C’est toujours un plaisir de découvrir une maison d’éditions, merci de votre confiance.

4ème de couverture

Outre des professeurs détestables et une cantine infecte, l’institut Walter Walbotte totalise près d’une dizaine d’élèves portés disparus. Depuis cinquante ans, des collégiens s’aventurent dans la forêt autour de l’école pour ne plus jamais en revenir. Aussi, lorsque le jeune Nathan disparaît à son tour, Jeffrey Horlaw redoute le pire. Lancé à sa poursuite avec son ami Ted, il découvre un puits secret, un manoir envahi de squelettes mutants et une organisation armée bien déterminée à intercepter les intrus. Jeff avait tort : le pire ne fait que commencer.

Mon avis

Un roman jeunesse très sympathique.

Le premier tome de Passeurs raconte l’histoire d’un jeune garçon de 14 ans élève à l’Institut Walbotte et qui va vivre une aventure extraordinaire. Jeffrey Horlaw fait parti un groupe d’amis qui la nuit tombée se retrouve à l’extérieur de l’Institut pour fumer quelques clopes et discuter des derniers ragots. Braver les interdits leur permet de tenir le coup dans ce lieu austère et légèrement déprimant. Jeff, Nathan, Ted et les autres commentent les rumeurs qu’on entend dans les couloirs. Comme celle qui raconte que presque qu’une dizaine d’élèves aurait disparu dans les bois et personne ne les aurait jamais revu.

Un matin, Jeff arrive en retard et se retrouve exclu du cours. Dans la bibliothèque de l’Institut, Jeff déniche un vieux carton avec des coupures de presse qui relatent la disparition des élèves de l’Institut. Elles racontent les enquêtes qui piétinent, des affaires certainement étouffées par le directeur de l’Institut. Par une des vitres du lieu, il aperçoit Nathan jouait au foot avec les gamins de son âge pendant que Ted drague une fille. Il aperçoit également le surveillant venir vers Ted et probablement lui demandé de garder à l’œil le groupe de Nathan pendant qu’il s’en va faire autre chose. Mais l’adolescent n’a d’yeux pour sa conquête du jour…

Pendant sa retenue, Jeffrey s’endort. Ted le réveille paniqué. Alors qu’il devait surveiller les garçons, il est retourné draguer la fille. Pendant ce temps, Nathan a disparu. Il s’est dirigé vers la forêt. C’est là-bas que les autres enfants ont déjà disparu. Jeff propose d’appeler la police alors que Ted veut partir à la recherche de Nathan dans les bois. Après une dispute, ils partent finalement à la recherche de Nathan dans la forêt. Au cœur de la forêt, ils tombent sur un puits. Ils y entendent un hurlement et Jeff décide de descendre dedans. Bizarrement, la matière se déforme et Jeff atterrit devant un tunnel. Ted le rejoint et ensemble, ils vont explorer les lieux à la recherche de Nathan. Cependant, des choses étranges vont survenir. Comme croiser une armée de squelettes hostiles et en cherchant à leur échapper, ils se heurteront à des militaires spécialistes des explosions. Où sont-ils tombés ?

J’ai bien aimé ce roman jeunesse remplit d’action et de rebondissements. A la lecture du résumé, on ne s’attend pas du tout à ce que va découvrir Jeffrey. Le début est un peu classique, j’avoue avoir eu du mal à visualiser certaines scènes. Il y a en effet, quelques bizarreries au début. Mais ces dernières finissent par s’expliquer. Et ensuite, tout s’enchaine très vite. L’aventure de Jeffrey ressemble à une longue course mais on ne s’ennuie nullement en le suivant. De l’autre « côté », il est récupéré par un groupe d’adolescents et il comprend vite que le monde dans lequel il est « tombé » est semblable en certains points au sien mais que sur bien des points, il est très différent !

Des portes relient le monde dans lequel il est passé à celui de l’Institut Walbotte. Et il existe des passeurs qui surveillent les portes, aident ceux qui passent mais le but n’est pas de les laisser rester, plutôt de les renvoyer chez eux dans les meilleurs conditions. Seulement, des circonstances particulières n’ont pas permis à Jeff de rentrer chez lui. Malgré son manque d’expérience, d’endurance, de condition physique et son âge, il réussit peu à peu à s’intégrer au groupe de passeurs qui l’a recueilli. Parmi eux, Jeffrey apprend à connaître Réo un guérisseur, Lyune une guerrière et Dinn qui aime faire des étincelles. Toutefois, il a vécu des choses traumatisantes et peine à trouver sa place. Jeffrey est un personnage sympathique même si j’avoue ne pas avoir réussi à m’attacher complètement à lui. Il m’a manqué quelque chose mais je ne serais pas vraiment dire quoi. Mais les personnages secondaires m’ont tellement plu que finalement, ça ne m’a pas tellement dérangé.

J’ai beaucoup aimé le monde de Réo, Lyune et les autres, un monde de magie : prophétie, carte explosive, potion de guérison, différents pouvoirs, comme manipuler la matière, arrêter le temps… Ce monde est composé de choses issues de notre monde et d’autres choses complètement différentes… Les habitants sont « gouvernés » par des oracles, au nombre de 5. Chacun à ses caractéristiques et ses « dons ». Une prophétie existe qui lie la destinée des oracles. Il est dit que les 5 oracles réunis peuvent ouvrir une porte vers un 3ème monde où ils trouveront le Dieu endormi. Mais des guerres ont dévasté le monde, deux oracles ont disparus et une partie du monde est depuis aux mains d’une étrange milice… On sent progressivement qu’il y a des choses étranges dans la politique de ce monde. Que certaines choses ne collent pas mais on ne sait pas quoi…. Certaines choses inexpliquées arrivent sans que l’on puisse trouver qui les a provoqué. Que se trame-t-il dans l’ombre ?

Il n’y a pas que des passeurs et 5 oracles, le monde comprend aussi des disciples (religion), des marchands (commerce), les alchimistes (scientifique), des guérisseurs (santé), etc. Et la milice… Qui traquent les voyageurs, les clandestins, et qui n’hésitent pas à tuer pour obtenir ce que ces dirigeants veulent. Ils ont déjà l’Est et chercher à conquérir le Sud. Que cherchent-ils ? Pourquoi ? Qui se cache derrière la milice ?

Dans ce premier tome, l’auteur pose son univers, commence à semer la trame de son histoire. Il est toutefois pas non plus trop introductif, il y a beaucoup d’action, c’est très rythmé. Le lecteur est vraiment pris dedans l’histoire, à vouloir savoir ce qu’il va se passer et il y a pas mal de rebondissements. Attention, il ne faut pas trop s’attacher aux personnages, en effet, l’auteur ne fait pas dans la dentelle avec eux et prend un malin plaisir à en faire disparaître. Et pour ce qui me connaissent, c’est un bon point ! Je ne m’attendais pas du tout à la fin et là encore c’est un très bon point ! J’ai trouvé le style de l’auteur hésitant au début, mais très rapidement, dès qu’on bascule avec Jeffrey dans l’imaginaire, que l’intrigue se met en place, le style est plus fluide, les pages se tournent toute seule (ou presque).

Passeurs est un jeunesse / Young adult avec ses qualités et ses petits défauts. J’ai relevé quelques incohérences qui ne gâchent cependant pas la lecture (comme une erreur de prénom) mais j’ai trouvé qu’il y avait parfois un peu trop de surenchère « magique ». Je suis à fond pour les formules magiques, les pouvoirs des oracles, les sorts, etc. parce qu’ils sont essentiels à l’histoire mais je me serais bien passé des licornes et des grenouilles qui parlent…  Le gros point fort du récit c’est l’action, j’en ai même oublié de descendre à ma station de métro, c’est pour dire. J’ai vraiment envie de connaître la suite, je continuais donc à suivre les passeurs… J’ai apprécié les illustrations intérieures aussi à chaque début de chapitre, ça donne un petit plus à l’imaginaire. Une série qui s’annonce passionnante et sympathique.

L’école de la nuit de Deborah Harkness

9782253169840-T

Le livre de poche, 923 pages, 8€90

4ème de couverture

Diana Bishop, jeune historienne héritière d’une puissante lignée de sorcières, et le vampire Matthew Clairmont ont brisé le pacte qui leur interdisait de s’aimer. Quand diana a découvert l’Ashmole 782, un manuscrit alchimique, à la bibliothèque d’Oxford, elle a déclenché un conflit millénaire. La paix fragile entre les vampires, les sorcières, les démons et les humains est désormais menacée.
Déterminés à percer le mystère du manuscrit perdu, et tentant d’échapper à leurs ennemis, Diana et Matthew ont fui à Londres… en 1590. Un monde d’espions et de subterfuges, qui les plonge dans les arcanes du passé de Matthew et les confronte aux pouvoirs de Diana.
Et à l’inquiétante École de la nuit.

Résumé

Matthew et Diana sont parvenus à fuir dans le passé. Ils débarquent donc en 1590 dans le 16ème élisabéthain, dans la demeure de Matthew, Old Lodge où séjournent des amis de Matthew surpris de le voir à Londres, amaigri, rasé et surtout accompagné. Il est censé être en Écosse. Diana va devoir apprendre à se comporter comme une dame de cette époque, et bien qu’elle soit historienne, cela ne sera pas si facile de passer inaperçu. Son physique déjà assez éloigné des standard de l’époque, avec un accent étrange, incapable de se taire… De plus sa magie se transforme, il va falloir pour sa survie que Diana apprenne à maîtriser ses pouvoirs et qu’elle découvre ce dont elle est capable. Quand au Matthew du 21ème, il a pris la place de celui du 16ème et retrouve sa fonction d’espion à la solde de plusieurs grandes personnalités… Un voyage dans le passé riche en épreuve et en révélation.

Mon avis

Un 2nd tome encore meilleur que le 1er !

Dans Le livre perdu des sortilèges, j’avais accroché vraiment qu’à partir de la moitié du roman quand l’action commence. Ici, pas de lenteur dans le début, l’histoire reprend là où elle s’était terminée et j’ai beaucoup aimé. Bien sur, les deux héros doivent s’adapter. Enfin surtout Diana. Atterrir au XVIème siècle avec ses codes, ses tenues, rester discrète, … et partager Matthew avec ses amis, etc. Ce placement prend un peu de temps au début de l’intrigue mais même comme cela, il se passe déjà pas mal de chose pour les deux amants.

J’ai pris plaisir à retrouver Matthew et Diana, ils me manquaient. En effet, j’ai souvent pensé à leur histoire et il était temps de sortir la suite de ma bibliothèque. Dans le premier livre, j’avais plus accroché au vampire, ici j’ai aimé les deux personnages. J’ai aimé suivre leur relation qui évolue. Cette dernière se complexifie, devenant plus compliquée, dangereuse et plus belle au fur et à mesure que le temps passe. J’ai adoré découvrir dans L’école de la nuit des personnages connus ou inventés, me perdre avec Diana dans le Londres du XVIème siècle. Mais surtout, j’ai adoré découvrir une partie de la vie de Matthew, certains de ses secrets, et la nature de Diana, ce qu’est vraiment sa magie. J’ai été sous le charme des détails de cet opus. Le Londres élisabéthain, Prague, Sept-Tours, … et des nouveaux personnages. Ceux que j’ai vivement apprécié rencontrer comme Philippe ou les sorcières du XVIème, ou encore Mary Sidney ou Gallowglass, et ceux que l’on peut facilement détester, même si on peut comprendre leurs comportements, comme Kit, Rodolphe ou le roi des vampires de Londres. J’ai adoré aussi retrouver le côté scientifique et historique de l’intrigue, les recherches alchimiques. C’est vraiment un thème que j’affectionne dans la littérature et là c’était génial. J’ai vraiment hâte d’en savoir plus sur le livre perdu, le destin des espèces et sur le reste.

Comme dans le premier tome, j’aime énormément l’intrigue globale. Il y a une part de romance mais surtout il y a une vraie histoire complexe, riche et dense : la recherche des origines, le pourquoi du déclin des créatures, les tensions entre les uns et les autres, les histoires de famille,… etc. Ce second tome présente déjà des révélations, comme la nature de Diana, ce qu’elle est capable de faire. Il présente aussi les caractères des uns et des autres, permet la rencontre avec des personnages que le lecteur n’aurait pas pu connaître dans une autre époque. Enfin, il permet de faire le point sur le destin des héros à travers l’ombre de prophéties. Seront-elles réelles ou non, quel sens ont-elles, je pense qu’on le découvrira dans le dernier tome, Le nœud de la sorcière. (D’ailleurs, maintenant que j’ai lu L’école de la nuit, je comprend mieux le titre français du 3ème.) Quelles seront les épreuves que vont devoir vivre Matthew et Diana ? Quel rôle cette dernière va-t-elle jouer dans ce qui se passe ? Leur séjour dans le passé aura-t-il changé le présent ?

En parlant de présent, j’ai beaucoup aimé les passages dans le 21ème siècle, les quelques évocations des conséquences de la présence de Diana et Matthew dans le passé. Retrouver certains personnages du premier, Ysabeau, Sarah, Marcus. C’est même frustrant parce qu’on ne reste pas avec eux très longtemps. On ne sait pas ce qui se passe vraiment pour eux mais il est certain que des joies et des drames se nouent. La fin révèle des choses qui, j’espère, seront creusées dans la suite. J’ai vraiment hâte de savoir ce qu’il s’est passé dans le présent quand Matthew et Diana étaient dans le passé et aussi ce que trame la Congrégation…

En tout cas, je continue de trouver que l’auteur fournit un gros et superbe travail de recherche. On sent l’historienne derrière l’auteur et j’ai personnellement adoré, je ne me suis pas ennuyée une minute. La relation entre les héros est creusée, les contacts avec leurs amis ou famille également. Il y a beaucoup de personnages qui gravitent autour d’eux, peu importe où ils vont, c’est vivant, j’adore ça. Moi, qui n’aime pas les histoires d’amour qui se suffisent à elle-même et les romans historiques qui pourraient se passer dans une autre époque sans problème, j’ai ici apprécié grandement que cela ne soit pas le cas. J’ai appris pas mal de choses sur cette époque, le XVIème siècle, que je ne connais pas beaucoup. Et la romance sert l’intrigue complètement.

Je garde encore en tête cette histoire construite et détaillée servie par un style est en parfaite adéquation avec l’intrigue. Je suis impatiente de lire la suite. La sortie en poche du dernier tome n’arrivera jamais assez vite ^^ Je vais encore garder en tête cette histoire, ces personnages attachants et cette tension de poursuite et d’actions et cela va me suivre partout pendant des semaines. J’ai trouvé cette suite encore meilleure que le premier, je fonde beaucoup d’espoir sur le final, j’espère que je ne serais pas déçue.

La croisade des Carpates de Vanessa et Diana Callico

La croisade des carpatesAsgard Editions, 376 pages, 19€

4ème de couverture

Comment réagiriez – vous si, au lieu de mourir, vous vous trouviez projeté dans le corps d’un jeune aristocrate du XVème siècle promise à ,Vlad Drakul ? C’est ce qui arrive, de nos jours, à Eva, étudiante en littérature, qui est poussée dans une faille volcanique par le linguiste qu’elle voulait retrouver. Celui – ci, possédé par l’esprit d’un légat du pape de Drakul, n’a que ce moyen pour sauver les deux époques de l’Apocalypse. Commence alors pour Eva une étrange quête qui doit la mener à comprendre pourquoi, au XXIème siècle, une étrange maladie ravage le monde et au XVème de monstrueuses créatures surgissent au coeur de la plaine du Danube.

Résumé

Eva rentre chez elle après une journée pourrie, elle retrouve son ami qui passe son temps à glander devant la télé, pendant qu’elle fait tout dans la maison, ou qu’elle bosse sa thèse ayant comme sujet les visions de l’Apocalypse à travers les âges. Ce soir-là, elle doit bosser avant de penser à se reposer, en effet, elle a le lendemain, un rendez-vous important avec un linguiste. Pendant ce temps, des catastrophes naturelles touchent de plus en plus de monde. Bien des siècles auparavant, Vlad Drakul reçoit le légat papal qui vient lui faire part d’étranges phénomènes… Et si tout était lié ?

Mon avis

Je tiens à remercier les auteures et la maison d’édition pour ce service presse. Malheureusement, je n’ai pas du tout aimé cette lecture. Je ne pense pas être le bon public pour ce livre.

Le lecteur découvre Eva une jeune fille de notre temps mais qui n’a pas vraiment confiance en elle, enfin, surtout qui se laisse facilement piétiner par les autres sans broncher. Son petit ami est un mufle mais elle ne s’estime pas assez belle pour pourvoir la ramener quand il lui fait une réflexion. Heureusement elle est passionnée par sa thèse et ses recherches et c’est ce qui lui permet de se sentir mieux. Cependant, des événements inattendus vont se produire et l’empêcher de mener à bien son travail. Comme le linguiste qu’elle doit rencontrer et qui lui fait faux bond sans donner d’excuse. Mais Eva décide d’aller quand même à sa rencontre. Pendant, ce temps, en parallèle, le lecteur découvre au 15ème siècle, le voïvode Vlad III Basarab, prince de Valachie, celui qui sera surnommé L’empaleur, brute, féroce et sanguinaire. Les événements feront que les deux époques se retrouveront liées et Eva mêlée à ce phénomène.

J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire, à un point qu’en fait, je ne suis jamais vraiment rentrée dedans. J’ai, je l’avoue lutter pour le terminer. Ce récit n’était vraiment pas fait pour moi. Je n’ai pas apprécié les personnages Eva, que je n’ai pas comprise et qui change du tout au tout quand elle change d’époque et qui pour moi, de ce fait manque de crédibilité. Et Vlad, qui bien que décrit comme le Vlad que l’on connait, n’agit pas du tout comme on l’attendrait de lui. Pas de personnages secondaires attachants ou sympathiques, personne qui m’a donné envie de le suivre et de savoir ce qu’il allait lui arriver. La relation entre Vlad et Eva manque pour moi de réalisme, il réagit un peu trop bien à ce qu’il découvre d’elle et change lui aussi complément. Je n’y ai pas du tout adhéré.

Pourtant, la période choisie et le personnage assez mystérieux et peu connu finalement de Vlad Drakul sont vraiment de bonnes idées de base. J’avais accroché à la description et finalement, je n’ai pas trouvé dans ce livre ce que j’attendais. Les faits historiques, ou du moins les liens entre les deux « terreurs » de cette époque Vlad et le sultan Mehmed II sont pour moi, pas assez développés, ce qui fait que je n’ai pas compris la moitié des passages… Il m’a manqué des clefs pour saisir les liens, pour relier les actions entre elles. On comprend qu’ils sont adversaires mais difficilement les subtilités et les enjeux de tout ça, je trouve. Concernant les phénomènes étranges, j’ai bien aimé l’idée de transformation, mais j’ai trouvé ça déséquilibré avec le reste, là on a plein de détails (du vocabulaire très spécial, heureusement que j’ai fait des études de bio), voire trop de détails. J’aurais préféré des révélations au compte goutte, qu’il y ait un mystère autour de ces phénomènes et qu’on ne le découvre qu’à la presque fin.

Pour les passages dans le présent, j’avais hâte qu’ils se terminent, c’est glauque et abordé de manière trop superficielle. On passe trop vite sur les phénomènes qui se passent pour se concentrer sur des choses trachouilles qui je trouve, n’avaient pas de raison d’être. Du moins, si elles avaient eu une explication et qu’elles servaient le récit pourquoi pas, mais là, personnellement, je n’ai pas vu l’intérêt. ça m’a bloquée pas mal mon début de lecture. J’aurai aimé plus de développement de la Catastrophe, peut être que cela sera expliqué dans les livres suivants mais j’avoue que je n’aurais pas l’envie de continuer juste pour savoir si ça sera le cas ou pas.

Un autre point qui a rendu ma lecture difficile, j’ai parfois du relire plusieurs fois certaines phrases pour les comprendre. Certaines sont mal tournées et on passe à côté de l’idée développée, et dans d’autres l’utilisation d’un mot à la place d’un autre, fait qu’on ne la comprend pas. Peut être que d’autres n’auront pas eu la même impression en tout cas, pour moi, le livre aurait gagné à être relu et certains passages retravaillés.

Il y a de bonnes idées mais pour me plaire, il aurait fallu qu’elles soient exploitées un peu différemment et que l’ensemble soit plus harmonisé. Je pense que plus d’explications sur les faits historiques (en note de bas de page, par exemple) comme l’explication de certains termes n’auraient pas complexifié le récit mais au contraire il l’aurait rendu plus abordable et plus fluide.

La croisade des Carpates n’a pas su me séduire, trop de choses ne m’ont pas plu mais je ne doute pas qu’il pourra trouver son public.