La mort s’invite à Pemberley de P.D. James

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Le livre de poche, 7€60, 400 pages

4ème de couverture

Rien ne semble devoir troubler l’existence ordonnée et protégée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire, ni perturber le bonheur conjugal de la maîtresse des lieux, Elizabeth Darcy. Elle est la mère de deux charmants bambins, sa soeur préférée, Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là, et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l’imposante bibliothèque du château. Mais le climat s’alourdit soudain lorsque, à la veille du bal d’automne, un drame contraint les Darcy à recevoir sous leur toit la jeune soeur d’Elizabeth, Lydia, et son mari, Wickham, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s’invitent la mort, la suspicion mais aussi le romanesque.

Mon avis

Une déception

Un prologue explique au lecteur, qui ne connaitrait pas Orgueil et Préjugés de Jane Austen, certains des événements survenus 6 ans auparavant. Il retrouve donc résumés la venue de M. Bingley et M. Darcy à Netherfield Park, le bal où Darcy et Elizabeth se sont rencontrés, la maladie de Jane et la venue inattendue de sa sœur, etc., les différentes allées et venues des uns et des autres. Tout ceci, du point de vue des gens de Meryton, des « on dit ». Ainsi, il serait possible qu’Elizabeth ait dupé tout le monde, quelle ne recherchait que fortune et prestige ? Pourquoi tant d’animosité envers le charmant Wickham devenu beau-frère de Darcy mais qui n’est jamais reçu à Pemberley ?

Le lecteur retrouve donc Elizabeth et Darcy, 6 ans après l’action d’Orgueil et Préjugés, un jour avant l’organisation du bal de l’automne, le traditionnel bal autrefois organisé par Lady Anne, la mère de Darcy. Elizabeth a été complètement acceptée au domaine de Pemberley par les domestiques et gens de maison. C’est donc l’esprit serein et avec plaisir que les festivités sont organisées. Amitié et déférence acquises grâce à la bonté et l’esprit d’Elizabeth mais aussi car elle a donné deux beaux garçons à Darcy, ce qui assure un maintien de la famille au sein du domaine et donc l’assurance de garder son travail et de servir cette famille présente depuis des décennies.

Jane et Charles Bingley qui ne vivent pas très loin de Pemberley sont bien entendu présents au bal et reçus une journée en avance. Ils sont venus accompagnés d’un avocat de Londres comptant parmi leurs amis, M. Alveston. La veille du bal sont donc présents à Pemberley les Bingley et leur ami, le Colonel Fitzwilliam cousin de Darcy, co-tuteur de la douce Georgiana, sœur de Darcy et cette dernière demeurant toujours au domaine.

Au début du roman, on apprend différentes choses, les intentions du Colonel Fitzwilliam, récent héritier de sa famille et du titre, le bonheur de Darcy et Elizabeth et de Jane et Bingley, les relations entre Elizabeth et son amie Charlotte, etc. Mais aussi, l’existence d’une amitié entre Georgiana et M. Alveston , de tensions entre ce dernier et le Colonel Fitzwilliam, la présence à quelques lieux de là du fils mourant de l’ancien cocher du domaine M Bidwell, les bonnes relations entre Elizabeth et Lady Catherine de Bourgh. En somme, P.D. James nous plonge complètement dans la suite d’Orgueil et Préjugés, basant son action à Pemberley et reprenant les personnages principaux mais chacun ayant évolué, changé, etc.

Mais le soir de la veille du bal, après le repas, alors que les invités et les hôtes sont au salon, que le Colonel Fitzwilliam s’est absenté pour prendre l’air, arrivé une diligence a bien trop vive allure sur le domaine de Pemberley. Avec stupéfaction, les protagonistes découvrent Lydia Wickham, la sœur d’Elizabeth en plein crise d’hystérie. Le cocher raconte alors qu’il a laissé M. Wickham et son ami le capitaine Denny, après une dispute, dans les bois de Pemberley et qu’il a entendu des coups de feu. Lydia hurle à tous que son Wickham est mort et que Denny l’a tué.

Cet événement vient troubler la quiétude de Pemberley de ses habitants. Darcy et les hommes du domaine vont alors se rentrent dans les bois à la recherche de Wickham et du capitaine Denny. Ils tomberont alors sur le corps sans vie de l’un d’eux et l’autre en état de choc. Commence alors l’enquête concernant la mort soudaine et inattendue d’un des protagonistes.

J’ai bien aimé retrouvé l’ambiance, l’atmosphère et les personnages d’Orgueil et Préjugés, ainsi que les clins d’œil de l’auteur, le tempérament de Lydia qui n’a pas changé, la présence de M. Bennett toujours absorbé par les livres, le caractère de Mrs Bennett, etc. Le fait de reprendre les personnages et de leur redonner vie dans une suite m’a plu, et ça ne m’a pas dérangé. C’est même très sympathique. Ma déception pour ce roman vient de l’intrigue et de la façon dont le récit est construit. C’est avec la construction que j’ai eu beaucoup de mal. Restant fidèle à l’époque, le 19è, il n’est pas surprenant qu’il n’y est finalement pas vraiment d’enquête policière. Mais je pensais quand même avoir les points de vue des différents personnages comme Elizabeth ou même la version de Lydia, l’avis de Darcy ou du médecin du village. Mais bon, ici pas de travail sur les personnages et la façon dont ils vivent les choses. C’est la procédure judiciaire qui est détaillée et qui présente donc la soirée et la nuit du meurtre.

Et donc, le récit nous présente 3 ou 4 fois la même chose, le même déroulé des événements. Cette redondance ne m’a pas plu du tout. C’est bien trop et je me suis ennuyée. J’ai trouvé que du coup, la structure narrative mettait en évidence les personnages et les lieux où s’est vraiment joué les événements, en les pointant du doigt, sans laisser un effet de surprise à la fin quand on apprend la vérité sur tout. La construction du récit ne laisse pas assez la possibilité de fausses pistes ou de rebondissements, puisqu’il n’y a pas d’enquête. C’est la même version jusqu’à ce que le seul rebondissement explique la vérité.

Alors que j’ai adoré le prologue avec le point de vue des gens de Meryton et des étrangers sur les événements d’Orgueil et Préjugés, je n’ai pas aimé les explications de Darcy sur des événements vieux de 6 ans, qu’il comprenne qu’il faut communiquer avec sa sœur oui, mais qu’il revienne sur sa lettre à Elizabeth, ce n’était pas vraiment la peine. Pas du tout d’intérêt dans cette histoire. Un hors sujet fait pour combler quoi ?

Outre ces points, j’ai apprécié l’explication sur le vrai déroulement des événements même si du coup je me suis douté de qui et pourquoi un peu trop facilement, et je ne pouvais pas m’empêcher de dire, sacré Wickham, quand-même, y a des choses qui ne change pas !!

Même s’il y a pas mal de choses que j’ai aimé (retrouver les personnages, la société anglaise du 19è, l’explication finale entre autres), mon impression générale est une déception, parce que je ne m’attendais pas à m’ennuyer sur plus de 200 pages du roman. Les lourdeurs de l’enquête et du procès ont pris le pas sur le reste.

J’essaierai de relire un PD James parce que c’était bien écrit, facile à lire et que c’est une auteure très prisée dans le monde du polar. Je ne peux donc pas rester sur un seul récit et une déception.

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Ainsi fût-il d’Hervé Sard

couvÉditions L’Atelier Mosésu,  218 pages, 9,95€

4ème de couverture

« Quand Luc est appelé auprès d’un châtelain milliardaire, il s’attend à une mission ordinaire. Il va vite s’apercevoir qu’à la Pilonerie on meurt un peu trop souvent et d’étrange manière.
Le petit-fils du maître des lieux a été retrouvé écartelé par quatre chevaux, une pancarte portant l’inscription « RAVAILLAC » glissée autour du cou.
Mort naturelle selon le médecin de famille… »

Une enquête où l’embaumeur exprime tout son art, entouré de personnages tous plus extravagants les uns que les autres.
Un polar à l’intrigue bien ficelée, une galerie de portraits haute en couleurs, où le cynisme et la bêtise de chacun sont exacerbés dans les moindres détails.

« Au grand prix des macchabées, on parie que vous allez gagner ? »

Résumé

Luc Mandoline est contacté par téléphone par M. Corby, le secrétaire particulier d’un riche propriétaire. Tout en bégayant, M. Corby sollicite Luc car le petit-fils de Monsieur de Six-Fours a été retrouvé mort, une mort un peu particulière ! Et comment ! Écartelé par 4 chevaux appartenant au domaine ! Étrange demande, étrange personnage, mais il a été recommandé par la belle Elisa, ni une, ni deux, Luc saute dans le train, pour s’occuper du corps, et pourquoi pas découvrir ce qu’il se trame à la Pilonnière…

Mon avis

C’est avec joie, que j’ai retrouvé Luc Mandoline, L’Embaumeur ! J’avais besoin d’une bonne lecture détente et assez rapide et je suis très bien tombée ^^

Il s’agit donc du second volet des aventures de l’Embaumeur, de notre thanatopracteur préféré, Luc Mandoline, dont chaque tome est écrit pas un auteur différent, pour ce deuxième polar, c’est Hervé Sard, aux manettes. Souvenez-vous le premier était de Michel Vigneron et nous a transporté dans la moiteur de la Guyane. Ici, on reste en métropole et c’est du côté de Nantes, que se rend cette fois Luc. Chez un châtelain, M. de Six-Fours, presque centenaire mais sacrément alerte pour son âge. Luc va s’occuper du corps de Jean-Baptiste de Six-Fours, 29 ans, retrouvé écartelé dans l’enceinte du domaine. ça n’est pas beau à voir, mais quelle mort l’est ? Mais de là, à indiquer à la police un décès par mort naturelle… Pourquoi ?

Et comment Jean-Baptiste s’en est-il retrouvé là ? Qui est responsable ? C’est ce que va devoir découvrir Luc Mandoline sur la demande d’Hubert-Louis de Six-Fours, résolu qu’un homme extérieur au domaine, pourra faire toute la lumière sur cette étrange affaire. Enquête non officielle of course ^^ Luc va alors rencontrer toute une palette de personnages, tous plus extravagants, les uns que les autres : le fils François-Ferdinand, brillant, tellement qu’il vit dans son monde et qu’on ne comprend pas grand chose à ses raisonnements,  le médecin de famille Malo, drôle de médecin celui-là, Vali et Clara des catcheuses lesbiennes, les Chevaliers du Renouveau, des fils à papa se donnant des airs de Grands du Monde, et bien d’autres. Et puis Hubert-Louis est un être plus complexe que n’avait pu l’imaginer Luc, royaliste un peu particulier, propriétaire terrien, coureur de jupon, … Les dialogues et les idées échangés entre lui et Luc valent leurs pesants de cacahuètes ^^

Hervé Sard, nous sert un opus drôle, truffé de second degré, d’humour noir, de dérision. Serti d’une intrigue loufoque, de personnages barrés, car oui, personne n’a vraiment la lumière dans toutes les pièces là-bas ! C’est très bien écrit, comme je le disais, il y a des dialogues qui valent sacrement le coup d’œil. C’est bien construit, rythmé et prenant. La chute bien amenée, même si j’aurai bien aimé, un peu plus de développement, histoire de faire durer le plaisir de cette lecture vivante et drôle. Un bel équilibre entre dramatique de situation et humour.

Un tome court, dans lequel on découvre la manière de travailler de Luc et ses petites manies. Dans lequel, on retrouve avec plaisir, lors de plus ou moins longues apparitions, les personnages du 1er, Élisa la meilleure amie de Luc, les pieds sur terre et toujours pressée, Maxime, le flic qui aide Luc dans ses recherches, on en sait ici plus sur lui que dans le 1er. J’adore ce principe de « poulpe », chaque auteur y va de sa sensibilité, de sa gouaille, de sa façon de décrire les choses et ajoute au fur et à mesure de la consistance au personnage de Luc et aussi à ses amis. Et puis, on découvre des univers, des auteurs, … et Luc va certainement vivre tant d’aventures différentes, tantôt noires, tantôt drôles, tantôt terrifiantes, réalistes ou surréalistes,… J’ai vraiment hâte de poursuivre bientôt avec Concerto en lingots d’os de Claude Vasseur.

L’embaumeur vaut le coup qu’on le découvre ! Et puis vous pouvez facilement prendre la série en court, choisir l’auteur qui vous sied pour commencer, chaque histoire est indépendante, et les informations essentielles sont de toute façon rappelées dans le récit, et je suis sure que comme moi vous continuerez ! Cette collection devient ma parenthèse à la fois distraction et détente mais toujours lié au monde du polar et avec un fond de sérieux et de drame.

L’Embaumeur, c’est que du bonheur !

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On My WishList #39

« On my Wishlist » est un petit rendez-vous sympa lancé à la base par Book Chick City. Je trouve l’idée excellente ! Alors je m’y mets 🙂

Il a lieu tous les samedis et permet dans sa version originale de faire un récap’ de tous les livres que l’on voudrait désespérément ajouter à notre PAL, qu’il s’agisse de parutions récentes ou non. Le RDV français concerne UN livre qui se trouve sur notre Wishlist : votre découverte de la semaine que vous piétinez de vous acheter ou ce livre que vous voyez régulièrement sur les blogs des copinautes ou dans votre librairie, qui vous fait envie mais pour lequel vous n’avez pas encore craqué !!

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Ainsi fut-il d’Hervé Sard

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4ème de couverture

Luc est appelé dans un château afin de s’occuper de la dépouille du petit-fils du propriétaire des lieux. Surprise de taille pour notre embaumeur, malgré un certificat médical de décès en bonne et due forme mentionnant une mort naturelle, le défunt a été écartelé.

Une galerie de personnages hauts en couleur, entre un communo-royaliste, un groupuscule crétino-monarchiste, un couple de catcheuses lesbiennes, un bègue, un idiot, voire plusieurs. Une enquête plus que décalée, avec un humour noir et un cynisme présent à chaque page. Hervé Sard nous offre une fois de plus la démonstration de son talent dans une charge féroce des traits de caractère de nos contemporains.

« Jean-Baptiste, un garçon à cheval sur les principes… »

 

Pourquoi ce livre ?

Je sors cette semaine du Tome 1 de la série L’Embaumeur : Harpicide de Michel Vigneron et c’était un très très bon départ, j’attends donc avec impatience le deuxième de cette série, prévu pour janvier 2013, afin de retrouver Luc Mandoline, qui exerce un métier dont on part fort peu : thanatopracteur ou embaumeur.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Luc et j’attends d’en découvrir plus sur son métier, sa vision des choses, son passé, son environnement. Et c’est l’occasion (très bonne!) de découvrir des auteurs polar (ou moins), après Michel Vigneron, c’est cette fois Hervé Sard qui s’y colle. La 4ème de couverture annonce un humour décalé et noir, ça donne envie !

Et vous, quel est le livre que vous très envie d’avoir cette semaine ?

Harpicide de Michel Vigneron

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L’atelier Mosésu, 9,95€ ,279 pages

4ème de couverture

Premier épisode des aventures de Luc Mandoline.

Un polar « aventurier » dont l’action se déroule Guyane.

Un légionnaire s’est fait tuer lors d’une mission Harpie. Le chef de corps du 3ème RIE fait appel à Luc, ancien de ce régiment, afin de s’occuper du défunt, et surtout de faire la lumière sur cette affaire. Et pour cela Luc à carte blanche, ce qui n’est pas pour lui déplaire.

Nous voici plongé dans l’univers de l’orpaillage clandestin, de sa violence, des garimpeiros et de la prostitution. Un roman sans concession, violent et réaliste.

Michel Vigneron à mis toute la verve qui le caractérise dans l’écriture de cet opus de l’Embaumeur.

« Dans la forêt amazonienne, personne ne vous entend hurler »

Résumé

Luc Mandoline, thanatopracteur, annonce à sa meilleure amie Élisa, qu’il doit partir en Guyane, afin de s’occuper avec son confrère et ami Sullivan d’un légionnaire qui a été  tué dans des circonstances un peu floue. Elisa journaliste free lance, décide d’accompagner les deux hommes histoire de s’éloigner un peu de son quotidien, et de faire un papier sur une Guyane que les métropolitains ne connaissent pas vraiment. Une fois sur place, Luc et Sullivan se rendent vite compte que la mort du légionnaire n’est pas un accident et ils partent en quête de réponses en pleine forêt amazonienne …

Mon avis

Une belle découverte !ça n’est pas un coup de coeur mais j’ai passé un très bon moment en compagnie de Luc Mandoline.

Il s’agit du premier tome de la série L’embaumeur, dont le personnage principal est Luc Mandoline qui fait un métier dont on parle peu thanatopracteur, ou plus vulgairement appelé croque-mort ou encore embaumeur. Chaque tome sera écrit pas un auteur différent, pour cette première aventure, c’est Michel Vigneron, qui s’y colle.

Ici pas trop de détails sur le métier de Luc même s’il est évoqué, on découvre principalement une partie du passé qui a façonné Luc, la Légion. Avec pour décor la Guyane. On fait connaissance avec Luc mais aussi avec ses deux meilleurs amis, d’abord Élisa, amie d’enfance , jeune femme forte et fragile à la fois et ensuite Sullivan, ancien légionnaire, dur à cuire, qui a inspiré à Luc sa vocation, lui qui se rêvait médecin légiste, il deviendra thanatopracteur « remplaçant » ainsi amené à voyager pour prêter main forte ou remplacer un collègue. De Luc, on entrevoit déjà pas mal de choses, mais l’accent est porté ici sur un côté plus sombre que son amie Élisa va découvrir dans leur voyage en Guyane.

Coup de cœur pour la relation entre ces 3 personnages. Leurs dialogues sont succulents ! Franc, très franc, parfois cru, parfois moqueur, souvent tendre. Leurs relations sont particulières et nous rendent ces personnages attachants. Tous les trois ont vraiment des caractères différents mais ont pour point commun de ne pas se laisser faire ou marcher sur les pieds du moins dans les relations amicales ou de travail. Cela donne des dialogues assez caustiques, sarcastiques, entre vannes misogynes et excellentes reparties. Un régal.

Un tome court mais riche en informations, très instructif, sur la Guyane, l’orpaillage illégal, la Mission Harpie, la Légion,… Et c’est loin d’être rose! C’est réaliste, sombre, noir, dur, violent, sans enrobage. Concernant l’intrigue elle se développe plus dans la deuxième partie du livre (sur trois) et est surtout prétexte pour découvrir la partie sombre de Luc, ancien légionnaire. Sans nous raconter en détails les actes de son passé, ce qui se passe dans Harpicide nous éclaire sur ce que Luc a pu/du vivre quand il était dans la Légion, notamment en Guyane. Certaines scènes sont dures, violences et tortures, on ne ressort pas indemnes de ces passages. L’ensemble : action, relations entre les personnages et enquête non officielle de Luc et Sullivan est équilibré et très bien mené. Un très bon premier tome d’accroche qui donne envie d’en avoir plus, d’en découvrir plus.

Je découvre la plume de Michel Vigneron que j’ai apprécié, c’est fluide, rythmé, punchy. De plus, on a vraiment l’impression d’être en Guyane, on sent que l’auteur y vit, on est réellement en pleine immersion.

J’attends avec impatience de lire la suite des aventures de Luc Mandoline, j’aime beaucoup le principe à la façon d’un « Poulpe », chaque auteur aura pour mission de nous faire entrer dans la vie de Luc mais chacun avec son univers, sa plume, ses influences, en accentuant plus un côté qu’un autre, … C’est original et un bon moyen de découvrir des auteurs également. J’espère un peu plus d’éléments sur le métier de Luc, sur sa vision des choses, … En tout cas, le cocktail ancien légionnaire et embaumeur est explosif, ça nous réserve de beaux moments, ça commence très fort, en un mot : encore !!!

L’atelier Mosésu, une maison d’édition toute jeune, que je suivrai, non seulement pour cette série, mais aussi pour la série Post-Mortem, »Faire de la vulgarisation scientifique autour de la médecine légale c’est l’ambition de cette nouvelle collection, Post Mortem. »

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Logo Vivent nos régions !!!

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Désolée, je n’arrive plus à réduire les logos… Quelque chose déconne sous WP mais je ne trouve pas quoi…

On My WishList #32

« On my Wishlist » est un petit rendez-vous sympa lancé à la base par Book Chick City, et repris par la belle Chica sur son blog A l’abordage de la Culture – Chica’s Booksland. Je trouve l’idée excellente ! Alors je m’y mets 🙂

Il a lieu tous les samedis et permet dans sa version originale de faire un récap’ de tous les livres que l’on voudrait désespérément ajouter à notre PAL, qu’il s’agisse de parutions récentes ou non. Le RDV français concerne UN livre qui se trouve sur notre Wishlist : votre découverte de la semaine que vous piétinez de vous acheter ou ce livre que vous voyez régulièrement sur les blogs des copinautes ou dans votre librairie, qui vous fait envie mais pour lequel vous n’avez pas encore craqué !!

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Harpicide de Michel Vigneron

4ème de couverture

Premier épisode des aventures de Luc Mandoline.

 Un polar « aventurier » dont l’action se déroule Guyane.

Un légionnaire s’est fait Tuer lors d’une mission Harpie. Le chef de corps du 3ème RIE fait appel à Luc, ancien de ce régiment, afin de s’occuper du défunt, et surtout de faire la lumière sur cette affaire. Et pour cela Luc à carte blanche, ce qui n’est pas pour lui déplaire.

Nous voici plongé dans l’univers de l’orpaillage clandestin, de sa violence, des garimpeiros et de la prostitution. Un roman sans concession, violent et réaliste.

Michel Vigneron à mis toute la verve qui le caractérise dans l’écriture de cet opus de l’Embaumeur.

« Dans la forêt amazonienne, personne ne vous entend hurler »

 

Pourquoi ce livre ?

Il s’agit du premier d’une série L’embaumeur où chaque tome sera écrit par un auteur différent ! Je trouve le concept extrêmement sympa, ça permet de varier les plaisirs (tel auteur plus noir, tel auteur plus réaliste, untel plus porté sur l’humour) et déjà ça me parle. Ensuite, j’ai trouvé l’idée de mettre en scène un embaumeur original, peu commune, et ça va mettre du renouveau dans la catégorie polar ! En plus, la description de Luc fait qu’on s’attache déjà à lui avant de l’avoir rencontré ! Look :

Luc Mandoline est thanatopracteur. Embaumeur, si vous préférez. Son job consiste à préparer les défunts.
Luc ne voulait pas forcément faire ce métier-là. Longtemps, il a voulu être médecin légiste. Durant sa scolarité, il dévore les manuels, romans et biographies sur le sujet, mais son caractère bien trempé et son refus viscéral de l’autorité lui valurent l’exclusion de plusieurs établissements scolaires. Oubliée, donc, la fac de médecine. Et pour couronner le tout, ulcéré par ses renvois à répétition, son père le fait rentrer dans l’entreprise familiale, plus question de faire le con à l’école.

C’est là qu’il va passer son CAP de serrurier. Mais même avec son père, l’entente n’est pas au top. De coup de gueule en coup de gueule, Luc claque la porte et part s’engager la légion étrangère pendant huit années, faisant sienne la devise « NE PAS SUBIR « .
Huit années aussi sans voir Élisa, sa confidente, son amour platonique, huit années sans se voir mais pas une semaine sans s’écrire, tout comme avec il n’a jamais rompu le contact avec Alexandre et Max, ses potes de toujours.
C’est en se liant d’amitié avec un autre camarade légionnaire, Sullivan, qu’il découvre la thanatopraxie. Sullivan a prévu de se reconvertir dans le milieu du funéraire à sa sortie de la légion. Luc s’engage dans la même voie que son ami.
Ces huit années ont quelques peu calmé son côté rebelle. Il réussit à trouver un directeur de pompes funèbres qui l’accueille, et lui fait passer tous les diplômes de la profession. Mais une fois de plus, la trêve est de courte durée : il claque la porte et décide qu’il n’est pas fait pour être commandé. Seulement, monter sa propre entreprise, gérer son personnel, ça ne le tente pas non plus, alors que faire ?
S’il est une chose qu’il a retenue, c’est que ses collègues ont beaucoup de mal à prendre des vacances, car trouver un remplaçant n’est pas chose aisée. Or lui est totalement polyvalent dans le funéraire, il a tout fait, même conducteur de four… Il décide donc de remplacer les copains.
Il bosse quand il veut, et comme dans le bon vieux temps, il voit du pays.

Et puis, c’est une jeune maison d’édition, elle démarre, faut la soutenir !

L’Atelier Mosésu est une jeune maison d’édition qui se veut novatrice. Elle veut créer de nouvelles séries basées sur des concepts n’ayant jamais existé, des personnages que l’on ne croise pas ou très peu dans la littérature.

Mais nous voulons aussi que nos livres soient de beaux objets, que chaque volume trouve sa place dans les bibliothèques, que leurs chartes graphiques sortent de l’ordinaire.

Notre ligne éditoriale tourne exclusivement autour du funéraire.

J’adoooore !!! Tenterez-vous l’expérience ?

Site internet de L’atelier Mosésu : http://www.atelier-mosesu.com/

Et vous, quel est le livre que vous très envie d’avoir cette semaine ?