Ainsi fût-il d’Hervé Sard

couvÉditions L’Atelier Mosésu,  218 pages, 9,95€

4ème de couverture

« Quand Luc est appelé auprès d’un châtelain milliardaire, il s’attend à une mission ordinaire. Il va vite s’apercevoir qu’à la Pilonerie on meurt un peu trop souvent et d’étrange manière.
Le petit-fils du maître des lieux a été retrouvé écartelé par quatre chevaux, une pancarte portant l’inscription « RAVAILLAC » glissée autour du cou.
Mort naturelle selon le médecin de famille… »

Une enquête où l’embaumeur exprime tout son art, entouré de personnages tous plus extravagants les uns que les autres.
Un polar à l’intrigue bien ficelée, une galerie de portraits haute en couleurs, où le cynisme et la bêtise de chacun sont exacerbés dans les moindres détails.

« Au grand prix des macchabées, on parie que vous allez gagner ? »

Résumé

Luc Mandoline est contacté par téléphone par M. Corby, le secrétaire particulier d’un riche propriétaire. Tout en bégayant, M. Corby sollicite Luc car le petit-fils de Monsieur de Six-Fours a été retrouvé mort, une mort un peu particulière ! Et comment ! Écartelé par 4 chevaux appartenant au domaine ! Étrange demande, étrange personnage, mais il a été recommandé par la belle Elisa, ni une, ni deux, Luc saute dans le train, pour s’occuper du corps, et pourquoi pas découvrir ce qu’il se trame à la Pilonnière…

Mon avis

C’est avec joie, que j’ai retrouvé Luc Mandoline, L’Embaumeur ! J’avais besoin d’une bonne lecture détente et assez rapide et je suis très bien tombée ^^

Il s’agit donc du second volet des aventures de l’Embaumeur, de notre thanatopracteur préféré, Luc Mandoline, dont chaque tome est écrit pas un auteur différent, pour ce deuxième polar, c’est Hervé Sard, aux manettes. Souvenez-vous le premier était de Michel Vigneron et nous a transporté dans la moiteur de la Guyane. Ici, on reste en métropole et c’est du côté de Nantes, que se rend cette fois Luc. Chez un châtelain, M. de Six-Fours, presque centenaire mais sacrément alerte pour son âge. Luc va s’occuper du corps de Jean-Baptiste de Six-Fours, 29 ans, retrouvé écartelé dans l’enceinte du domaine. ça n’est pas beau à voir, mais quelle mort l’est ? Mais de là, à indiquer à la police un décès par mort naturelle… Pourquoi ?

Et comment Jean-Baptiste s’en est-il retrouvé là ? Qui est responsable ? C’est ce que va devoir découvrir Luc Mandoline sur la demande d’Hubert-Louis de Six-Fours, résolu qu’un homme extérieur au domaine, pourra faire toute la lumière sur cette étrange affaire. Enquête non officielle of course ^^ Luc va alors rencontrer toute une palette de personnages, tous plus extravagants, les uns que les autres : le fils François-Ferdinand, brillant, tellement qu’il vit dans son monde et qu’on ne comprend pas grand chose à ses raisonnements,  le médecin de famille Malo, drôle de médecin celui-là, Vali et Clara des catcheuses lesbiennes, les Chevaliers du Renouveau, des fils à papa se donnant des airs de Grands du Monde, et bien d’autres. Et puis Hubert-Louis est un être plus complexe que n’avait pu l’imaginer Luc, royaliste un peu particulier, propriétaire terrien, coureur de jupon, … Les dialogues et les idées échangés entre lui et Luc valent leurs pesants de cacahuètes ^^

Hervé Sard, nous sert un opus drôle, truffé de second degré, d’humour noir, de dérision. Serti d’une intrigue loufoque, de personnages barrés, car oui, personne n’a vraiment la lumière dans toutes les pièces là-bas ! C’est très bien écrit, comme je le disais, il y a des dialogues qui valent sacrement le coup d’œil. C’est bien construit, rythmé et prenant. La chute bien amenée, même si j’aurai bien aimé, un peu plus de développement, histoire de faire durer le plaisir de cette lecture vivante et drôle. Un bel équilibre entre dramatique de situation et humour.

Un tome court, dans lequel on découvre la manière de travailler de Luc et ses petites manies. Dans lequel, on retrouve avec plaisir, lors de plus ou moins longues apparitions, les personnages du 1er, Élisa la meilleure amie de Luc, les pieds sur terre et toujours pressée, Maxime, le flic qui aide Luc dans ses recherches, on en sait ici plus sur lui que dans le 1er. J’adore ce principe de « poulpe », chaque auteur y va de sa sensibilité, de sa gouaille, de sa façon de décrire les choses et ajoute au fur et à mesure de la consistance au personnage de Luc et aussi à ses amis. Et puis, on découvre des univers, des auteurs, … et Luc va certainement vivre tant d’aventures différentes, tantôt noires, tantôt drôles, tantôt terrifiantes, réalistes ou surréalistes,… J’ai vraiment hâte de poursuivre bientôt avec Concerto en lingots d’os de Claude Vasseur.

L’embaumeur vaut le coup qu’on le découvre ! Et puis vous pouvez facilement prendre la série en court, choisir l’auteur qui vous sied pour commencer, chaque histoire est indépendante, et les informations essentielles sont de toute façon rappelées dans le récit, et je suis sure que comme moi vous continuerez ! Cette collection devient ma parenthèse à la fois distraction et détente mais toujours lié au monde du polar et avec un fond de sérieux et de drame.

L’Embaumeur, c’est que du bonheur !

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A la découverte des maisons d’édition #8

 Après les Éditions du Chat Noir, Nergäl Éditions , Argemmios Éditions, Sortilège Éditions, les EditionsValentina (hors chasse), les éditions Sharon Kena et Val Sombre Editions voici le 8ème rendez-vous !!!!

Rappel :  D’où me vient cette idée ? De ma choupette Chica du blog A l’abordage de la culture qui a l’excellente idée d’organiser chaque mois, une chasse aux trésors des petites maisons d’édition ! Ainsi, internautes-pirates nous nous lançons à la découverte d’une maison d’édition, de ses auteurs et des romans publiés ou à paraitre. A travers une série d’énigmes sous forme de questions, nous explorons la page officielle internet de la maison d’édition, les pages FB ou sites internet de certains des auteurs, des illustrateurs et des romans édités (ou prévus).

Comme pour les Editions Valentina, et après une pause, j’aborderai dans ce 8ème rendez-vous une maison d’édition hors chasse aux trésors. Capitaine Chica a mis les chasses en pause mais je tiens quand même à faire vivre ce rendez-vous :=)

Voici donc la présentation d’une 8ème maison d’édition :
L’ATELIER MOSESU

Pour plus d’informations sur l’ensemble de la maison d’édition :

http://www.atelier-mosesu.com/

logo

« L’Atelier Mosésu est une jeune maison d’édition qui se veut novatrice. Elle veut créer de nouvelles séries basées sur des concepts n’ayant jamais existé, des personnages que l’on ne croise pas ou très peu dans la littérature.
Mais elle souhaite aussi que ces livres soient de beaux objets, que chaque volume trouve sa place dans les bibliothèques, que leurs chartes graphiques sortent de l’ordinaire.
Sa ligne éditoriale tourne exclusivement autour du funéraire. »

Et c’est tous ces points qui m’ont fait m’intéresser à cette très récente maison d’édition, des concepts originaux, des personnages hors du commun et de sacrés bonnes idées !

4 collections sont proposées par l’Atelier Mosésu, en voici une description rapide, avec quand cela est possible les premiers titres sortis ou envisagés :

Collection : L’Embaumeur

Premier concept original, la découverte d’un personnage charismatique : Luc Mandoline, dont le métier n’est pas courant puisqu’il est thanatopracteur ou embaumeur ou encore « croque-mort » si cela vous parle plus.

« Luc Mandoline est thanatopracteur. Embaumeur, si vous préférez. Son job consiste à préparer les défunts. Longtemps, il a voulu être médecin légiste. Durant sa scolarité, il dévore les manuels, romans et biographies sur le sujet, mais son caractère bien trempé et son refus viscéral de l’autorité lui valent l’exclusion de plusieurs… »

A la façon d’un « poulpe », chacun des tomes de cette collection sera écrit par un auteur différent. Une plongée dans le passé et la vie de Luc où chaque auteur avec les caractéristiques de leurs plumes et leur style nous feront vivre ses aventures. Humour, noirceur, décalage, réalisme, … Tout pourra est abordé et tout sera à chaque fois différent !

Le premier tome (si vous suivez le blog c’est facile) est Harpicide de Michel Vigneron (ma chronique ici)

T1-Harpicide

4ème de couverture

Premier épisode des aventures de Luc Mandoline.
Un polar « aventurier » dont l’action se déroule Guyane.

Un légionnaire s’est fait tuer lors d’une mission Harpie. Le chef de corps du 3ème RIE fait appel à Luc, ancien de ce régiment, afin de s’occuper du défunt, et surtout de faire la lumière sur cette affaire. Et pour cela Luc à carte blanche, ce qui n’est pas pour lui déplaire.
Nous voici plongé dans l’univers de l’orpaillage clandestin, de sa violence, des garimpeiros et de la prostitution. Un roman sans concession, violent et réaliste.
Michel Vigneron à mis toute la verve qui le caractérise dans l’écriture de cet opus de l’Embaumeur.

« Dans la forêt amazonienne, personne ne vous entend hurler »

Sont déjà prévu les 2ème et 3ème tomes :

Ainsi fut-il d’Hervé Sard

couv

4ème de couverture

Luc est appelé dans un château afin de s’occuper de la dépouille du petit-fils du propriétaire des lieux. Surprise de taille pour notre embaumeur, malgré un certificat médical de décès en bonne et due forme mentionnant une mort naturelle, le défunt a été écartelé.
Une galerie de personnages hauts en couleur, entre un communo-royaliste, un groupuscule crétino-monarchiste, un couple de catcheuses lesbiennes, un bègue, un idiot, voire plusieurs. Une enquête plus que décalée, avec un humour noir et un cynisme présent à chaque page. Hervé Sard nous offre une fois de plus la démonstration de son talent dans une charge féroce des traits de caractère de nos contemporains.

« Jean-Baptiste, un garçon à cheval sur les principes… »

MAJ de la 4ème de couverture janvier 2013 :

« Quand Luc est appelé auprès d’un châtelain milliardaire, il s’attend à une mission ordinaire. Il va vite s’apercevoir qu’à la Pilonerie on meurt on meurt un peu trop souvent et d’étrange manière.
Le petit-fils du maître des lieux a été retrouvé écartelé par quatre chevaux, une pancarte portant l’inscription « RAVAILLAC » glissée autour du cou.
Mort naturelle selon le médecin de famille… »
Une enquête où l’embaumeur  exprime tout son art, entouré de personnages tous plus extravagants les uns que les autres.
Un polar à l’intrigue bien ficelé, une galerie de portraits haute en couleurs, où le cynisme et la bêtise de chacun sont exacerbés dans les moindres détails.

« Au grand prix des macchabées, on parie que vous allez gagner ? »

Sortie prévue en janvier 2013

Concerto en lingot d’os de Claude Vasseur

Pas de couverture pour le moment

4ème de couverture :

Qui ne se souvient pas des dégâts occasionnés par la canicule de 2003 et l’augmentation vertigineuse du nombre des décès (15 000) ?
Luc Mandoline a officié durant cette canicule. Surplus de travail pour notre embaumeur, il travaille dans un entrepôt de chevillard réquisitionné pour l’occasion ! Seulement, toutes les morts ne sont pas naturelles, encore moins celle du légiste…
Entre des gendarmes un peu trop tatillons avec Luc, des vieillards priapiques ou nymphomanes, une mafia venue de l’Est et des secrets bien gardés qui resurgissent du passé, Claude Vasseur nous emmène dans un polar argotique bourré d’humour.

« J’aime les embaumeurs, ils ne l’ont jamais fort molle ; Marguerite »

Sortie prévue en mars 2013

Pour chacun des tomes, vous trouverez la biographie des auteurs sur le site internet : Michel Vigneron, Hervé Sard, Claude Vasseur, … et rester attentif, parce qu’il y aura des auteurs de tous les styles, certains étaient présents aux Halliénnales par exemple 😉

Collection : Post-Mortem

On entend beaucoup parler dans les polars, à la télévision, au cinéma de scènes de crime, de levées de corps, d’entomologie médico-légale, d’anthropologie, de traumatologie, de balistique lésionnelle, d’autopsie, de toxicologie, de palynologie etc. Mais de quoi s’agit-il vraiment ?

Le premier titre de cette collection sera Autopsie des tueurs en série de Bérangère Soustre de Condat Rabourdin

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4ème de couverture

POST MORTEM N°1

Ils s’appellent Ted Bundy, Jeffrey Dahmer, Ed Gein, Andreï Tchikatilo. D’autres agissent en couple comme Ian Brady et Myra Hindley (Les tueurs de la lande). Souvent, ils tuent simplement pour le plaisir de tuer, parfois pour de l’argent. Leurs noms sont synonymes de barbarie et de violence et leurs meurtres sanglants ont défrayé la chronique judiciaire. À l’origine de quelques-unes des figures les plus inquiétantes du cinéma, les tueurs en série ne sont pas un phénomène typique du continent nord-américain : on dénombre des tueurs sur tous les continents, de l’Afrique à l’Asie.
Mais qui sont réellement ces hommes (et ces femmes) qui commettent l’irréparable ? Quels sont leurs mobiles ? Ont-ils un profil psychologique particulier ? Quels sont leur profil socio-économique ou leur niveau d’étude ? Qu’est-ce qu’un modus operandi ? Quelle est la différence entre un lust murder, un mass murder, un spree murder ou en tueur nécrophile ? De quels moyens la Justice dispose-t-elle pour les appréhender ? Que définit-on par le mot profilage ?
En s’appuyant sur les évolutions les plus récentes des sciences forensiques et de la psycho-criminologie, cet essai veut apporter des réponses claires et scientifiques à ces questions et à bien d’autres encore pour balayer un certain nombre d’idées reçues.

Illustré par des cas célèbres issus des annales judiciaires américaines, il s’intéressera aussi à des cas moins connus témoignant de l’ampleur de ce phénomène sociétal dans toutes les cultures et dans tous les pays.

Pour en savoir plus sur Bérangère Soustre de Condat Rabourdin, cliquer ici

Collection : Les auteurs du Noir

En mars 2011 est née l’idée de réunir dans un même ouvrage des auteurs de la littérature noire – sans distinction de genre – ayant contribué sur Livresque du Noir tout en gardant l’esprit du site : donner une visibilité à des auteurs peu ou pas connus en leur permettant de côtoyer des plumes déjà aguerries. Le recueil de nouvelles était donc le support idéal pour répondre à cette volonté.
Puis est venue l’envie de donner un double objectif à ce recueil. Qu’il puisse servir une cause associative ou humanitaire.

Un premier recueil de nouvelles à vu le jour en février 2012, aux éditions Jigal (Les auteurs du Noir face à la différence), avec la participation d’une quinzaine d’auteurs ayant accepté de céder l’intégralité de leurs droits d’auteurs au profit d’une association œuvrant pour l’intégration d’enfants autistes. Sur le thème imposé de la différence, chacun d’entre eux a abordé le sujet selon sa sensibilité.

Ce livre est dans ma PAL, je ne doute pas que le prochain dont le thème est « Santé » la rejoindra également. Il faut dire que la liste des auteurs (sous réserve) donne carrément plus qu’envie :

Bérengère de Bodinat, Jean-Luc Bizien, Armelle Carbonel, Luc Doyelle, Maxime Gillio, Fabien Hérisson, Annabelle Léna, André Marois, Frédéric Mars, Bernard Minier, Michaël Moslonka, Max Obione, Jean-Marie Palach, Gaëlle Perrin, Stanislas Petrosky, Jacques Saussey,…

Les auteurs du noir face à la maladie

Près de vingt auteurs de noir ont répondu présent à l’appel de Fabien Hérisson pour l’écriture du recueil 2013 du collectif des auteurs du noir. Cette année, le thème est la santé, la maladie, sous toutes ses formes.
Une fois de plus, tous ont mis leur talent à contribution !
Comme le précédent opus, les droits sont intégralement reversés à une association caritative. Cette année c’est la Fondation maladies rares qui  a été choisi.

Sortie prévue en mai 2013

Collection : les nouvelles d’en bas

Encore une collection qui donne envie !

Et si un gardien de cimetière savait tout de ses résidents : leurs vies, leurs morts, leurs fautes, leurs amours… et qu’il se décidait à nous les raconter ? Cela donnerait des nouvelles variées, aux styles différents. Des livres collector à petit prix. Un auteur différent par nouvelle.

« Il ouvre la grille et entre. Une fois de plus, Marcelo Guilotti entre dans son cimetière. Oui, vous avez bien lu, SON cimetière car il en est le gardien, le conservateur, la mémoire vivante. Marcelo connaît tout de ses « résidents », leurs vies, leurs morts, ce qu’ils ont fait de bien, de mal. S’ils ont tué ou été tués. Marcelo sait tout, à croire qu’il communique avec eux. Et surtout, Marcelo aime venir faire un dernier tour, le soir, une promenade bienfaisante avant d’aller se coucher.
Marcelo sait tout, pourtant ce lieu s’étend sur des hectares de terre au centre de cette immense ville. La plus ancienne des tombes date de 1746, et la plus récente remonte à cet après-midi.
Suivons-le dans les allées de la nécropole, laissons-le nous guider au gré de ses pas entres ces sépultures antédiluviennes, et celles fraîchement rebouchées. Souvent, il s’arrête au pied de l’une d’elle, pose sa pelle qui lui sert de canne, sa lampe, puis assoit sa longue carcasse sur le prie-Dieu et se met à raconter la vie, l’amour, la mort des locataires du monument.

Vous saurez tout, il vous suffit de ne pas l’interrompre, de le suivre dans les méandres de ses pensées et de ses souvenirs. »

Premier tome, L’amante d’Étretat, sortira à l’automne 2013.

Voilà j’espère que ce billet vous donnera envie de découvrir l’Atelier Mosésu, de découvrir leurs publications et leurs collections, des prix attractifs pour une jeune maison d’édition, moi en tout cas, si mon budget le permet, il y a de fortes chances pour que je me laisse régulièrement (très régulièrement) tenter !

Pour aller plus loin :

Vous pouvez acheter Harpicide et les prochains tomes à leurs sorties directement sur le site internet.

Et pour les nordistes ou les belges intéressés, les livres s(er)ont également disponibles chez Cindy à La Porte des Mondes à Roubaix ❤

N’hésitez pas à vous pencher sur cette maison d’édition dynamique, rigoureuse et originale !

logo

On My WishList #32

« On my Wishlist » est un petit rendez-vous sympa lancé à la base par Book Chick City, et repris par la belle Chica sur son blog A l’abordage de la Culture – Chica’s Booksland. Je trouve l’idée excellente ! Alors je m’y mets 🙂

Il a lieu tous les samedis et permet dans sa version originale de faire un récap’ de tous les livres que l’on voudrait désespérément ajouter à notre PAL, qu’il s’agisse de parutions récentes ou non. Le RDV français concerne UN livre qui se trouve sur notre Wishlist : votre découverte de la semaine que vous piétinez de vous acheter ou ce livre que vous voyez régulièrement sur les blogs des copinautes ou dans votre librairie, qui vous fait envie mais pour lequel vous n’avez pas encore craqué !!

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Harpicide de Michel Vigneron

4ème de couverture

Premier épisode des aventures de Luc Mandoline.

 Un polar « aventurier » dont l’action se déroule Guyane.

Un légionnaire s’est fait Tuer lors d’une mission Harpie. Le chef de corps du 3ème RIE fait appel à Luc, ancien de ce régiment, afin de s’occuper du défunt, et surtout de faire la lumière sur cette affaire. Et pour cela Luc à carte blanche, ce qui n’est pas pour lui déplaire.

Nous voici plongé dans l’univers de l’orpaillage clandestin, de sa violence, des garimpeiros et de la prostitution. Un roman sans concession, violent et réaliste.

Michel Vigneron à mis toute la verve qui le caractérise dans l’écriture de cet opus de l’Embaumeur.

« Dans la forêt amazonienne, personne ne vous entend hurler »

 

Pourquoi ce livre ?

Il s’agit du premier d’une série L’embaumeur où chaque tome sera écrit par un auteur différent ! Je trouve le concept extrêmement sympa, ça permet de varier les plaisirs (tel auteur plus noir, tel auteur plus réaliste, untel plus porté sur l’humour) et déjà ça me parle. Ensuite, j’ai trouvé l’idée de mettre en scène un embaumeur original, peu commune, et ça va mettre du renouveau dans la catégorie polar ! En plus, la description de Luc fait qu’on s’attache déjà à lui avant de l’avoir rencontré ! Look :

Luc Mandoline est thanatopracteur. Embaumeur, si vous préférez. Son job consiste à préparer les défunts.
Luc ne voulait pas forcément faire ce métier-là. Longtemps, il a voulu être médecin légiste. Durant sa scolarité, il dévore les manuels, romans et biographies sur le sujet, mais son caractère bien trempé et son refus viscéral de l’autorité lui valurent l’exclusion de plusieurs établissements scolaires. Oubliée, donc, la fac de médecine. Et pour couronner le tout, ulcéré par ses renvois à répétition, son père le fait rentrer dans l’entreprise familiale, plus question de faire le con à l’école.

C’est là qu’il va passer son CAP de serrurier. Mais même avec son père, l’entente n’est pas au top. De coup de gueule en coup de gueule, Luc claque la porte et part s’engager la légion étrangère pendant huit années, faisant sienne la devise « NE PAS SUBIR « .
Huit années aussi sans voir Élisa, sa confidente, son amour platonique, huit années sans se voir mais pas une semaine sans s’écrire, tout comme avec il n’a jamais rompu le contact avec Alexandre et Max, ses potes de toujours.
C’est en se liant d’amitié avec un autre camarade légionnaire, Sullivan, qu’il découvre la thanatopraxie. Sullivan a prévu de se reconvertir dans le milieu du funéraire à sa sortie de la légion. Luc s’engage dans la même voie que son ami.
Ces huit années ont quelques peu calmé son côté rebelle. Il réussit à trouver un directeur de pompes funèbres qui l’accueille, et lui fait passer tous les diplômes de la profession. Mais une fois de plus, la trêve est de courte durée : il claque la porte et décide qu’il n’est pas fait pour être commandé. Seulement, monter sa propre entreprise, gérer son personnel, ça ne le tente pas non plus, alors que faire ?
S’il est une chose qu’il a retenue, c’est que ses collègues ont beaucoup de mal à prendre des vacances, car trouver un remplaçant n’est pas chose aisée. Or lui est totalement polyvalent dans le funéraire, il a tout fait, même conducteur de four… Il décide donc de remplacer les copains.
Il bosse quand il veut, et comme dans le bon vieux temps, il voit du pays.

Et puis, c’est une jeune maison d’édition, elle démarre, faut la soutenir !

L’Atelier Mosésu est une jeune maison d’édition qui se veut novatrice. Elle veut créer de nouvelles séries basées sur des concepts n’ayant jamais existé, des personnages que l’on ne croise pas ou très peu dans la littérature.

Mais nous voulons aussi que nos livres soient de beaux objets, que chaque volume trouve sa place dans les bibliothèques, que leurs chartes graphiques sortent de l’ordinaire.

Notre ligne éditoriale tourne exclusivement autour du funéraire.

J’adoooore !!! Tenterez-vous l’expérience ?

Site internet de L’atelier Mosésu : http://www.atelier-mosesu.com/

Et vous, quel est le livre que vous très envie d’avoir cette semaine ?