Astérix et Obélix : Au service de sa majesté de Laurent Tirard

inspiré des BDs : Astérix et les normands et Astérix chez les Bretons de  René Goscinny et Albert Uderzo.

50 avant Jésus Christ. César a soif de conquêtes. A la tête de ses glorieuses légions il décide d’envahir cette île située aux limites du monde connu, ce pays mystérieux appelé Brittania, la Bretagne.
La victoire est rapide et totale. Enfin… presque. Un petit village breton parvient à lui résister, mais ses forces faiblissent. Cordelia, la reine des Bretons, décide donc d’envoyer son plus fidèle officier, Jolitorax, chercher de l’aide en Gaule, auprès d’un autre petit village, connu pour son opiniâtre résistance aux Romains…
Dans le village gaulois en question, Astérix et Obélix sont déjà bien occupés. Le chef leur a en effet confié son neveu Goudurix, une jeune tête à claques fraîchement débarquée de Lutèce, dont ils sont censés faire un homme. Et c’est loin d’être gagné.
Quand Jolitorax arrive pour demander de l’aide, on décide de lui confier un tonneau de potion magique, et de le faire escorter par Astérix et Obélix, mais aussi Goudurix, car ce voyage semble une excellente occasion pour parfaire son éducation. Malheureusement, rien ne va se passer comme prévu…

Dans leur village en Gaule, Astérix (Édouard Baer) et Obélix (Gérard Depardieu) sont chargés par leur chef  Abraracourcix de s’occuper et d’apprendre la vie au jeune Goudurix (Vincent Lacoste). Mais un matin débarque de Bretagne Jolitorax (Guillaume Gallienne) envoyé par la reine (Catherine Deneuve) pour leur demander de l’aide contre l’invasion du pays par César (Fatrice Luchini). Astérix, Obélix et Goudurix partent donc vers Brittania avec un tonneau de potion magique…

Un peu contre un nouvel opus de la franchise (et faut le dire d’Édouard Baer en Astérix), je voulais me faire ma propre opinion sur le film. ça n’est pas pour moi, le meilleur de la franchise, il y a pas mal de défauts mais dans l’ensemble, je me suis laissée prendre et je l’ai trouvé pas si mal.

Déjà, finalement, je dois le reconnaitre, Édouard Baer en Astérix, ça le fait pas mal, je crois même que c’est celui qui s’en sors le mieux, même si on est pas encore assez proche du héros de la BD. C’est pas simple quand on y pense de trouver quelqu’un pour le rôle, on n’arrive pas à lui donner un âge, il est intelligent et facétieux. Pour moi, Edouard s’en sort très bien. Rien à dire sur Gérard Depardieu, on ne pourrait pas mettre quelqu’un d’autre à sa place.

J’ai beaucoup souri et pas mal rit. L’histoire est sympa, le mélange des deux albums est bien fait et ça permet de donner un peu plus de consistance à l’histoire et puis aussi de rajouter de l’humour. J’ai beaucoup de mal avec les français qui imitent l’accent anglais, j’ai donc eu beaucoup de mal au début et puis finalement je m’y suis faite. Certains s’en sortent mieux que d’autres c’est indéniable mais bon, je suppose que les acteurs britanniques parlant français ne se bousculent pas pour jouer dans Astérix ! J’ai beaucoup aimé, l’intrusion des Normands chez les Bretons, excellente séance d’éducation aux bonnes manières où « comment se comporter en parfait gentleman » ! Il y a pas mal de décalage qui m’ont fait marrer, s’il y a bien un type de film où on peut se permettre les clichés, c’est bien celui-là !

Le casting est pas mal du tout même s’il y a moins de guests que dans les opus précédents. J’ai beaucoup aimé Miss Macintosh/Valérie Lemercier, j’adore quand elle joue les vielles filles comme ça, un peu beaucoup coincée, elle me fait toujours beaucoup rire.

J’ai trouvé Jolitorax/Guillaume Gallienne aussi très bon dans son rôle de gentleman pincé, qui prend quasiment tout au pied de la lettre. Par contre, Goudurix/Vincent Lacoste, une vraie tête à claque !!! En même, le rôle c’est bien ça, un jeune paresseux et un peu niais, une tête à claque ! Il est un peu différent du personnage de la BD mais pas encore un fossé trop dramatique (forcément les jeunes dans les années 60 et ceux des années 2010 ne sont plus vraiment les mêmes!).

Je ne suis pas fan de Catherine Deneuve mais il faut reconnaitre qu’elle a beaucoup d’auto-dérision et une classe naturelle, je ne vois pas qui d’autre pourrait jouer la reine (déjà dans Palais Royal, elle était excellente !!!).


Je ne suis pas génération BB Brune, j’ai du me les faire confirmer par mon homme, je n’ai pas trouvé leur présence transcendante mais je reconnais que je trouve leur chanson très rythmée même si je ne suis pas fan.

Ah oui, j’oubliais César! J’ai beaucoup aimé Luchini dans le rôle, question carrure du personnage c’est presque ça, mégalo, un peu cruel, philosophe, chef de guerre, j’ai presque envie de dire qu’il est meilleur que Chabat (mais je ne le dirai pas, la fonction du personnage dans l’histoire n’est pas la même) et tout cas, meilleur que Delon, ça je le dis !


Ah puis, j’ai quand même beaucoup aimé, Dany Boon dans le rôle qui lui est donné Têtedepiaf, un normand, je ne m’y attendais pas (avait vu la BA qu’une fois et pas lu de critiques ou la fiche allociné) et je me suis dit « jouer sur la carrure comme ça, c’était bien trouvé »!

Le bémol de cet opus, ce sont les effets spéciaux et visuels, je ne serais pas comment dire, il y a quelque chose qui fait que ça fait souvent « faux ». Les moyens n’ont sans doute pas été les mêmes que dans les opus précédents, ça se ressent. Les costumes par contre m’ont beaucoup plu, les couleurs aussi, on a l’impression d’être dans la BD. Des clins d’œil (surtout à un des 3 films précédents, vous devinez lequel), des sous entendus, des jokes, … c’est très plaisant quand même. Édouard Baer fait régulièrement du Édouard Baer, alors si vous êtes allergiques, vous risquez de tiquer mais si vous l’appréciez, ça devrait rouler !

Dans l’ensemble, c’est sympathique et amusant. C’est loin d’être mauvais mais il manque quelque chose pour le rendre plus crédible. Je pense que si vous êtes exigeants, le film risque de vous déplaire, surtout vu le prix d’une place de ciné. Et si vous êtes des fans absolus d’Astérix : Mission Cléopâtre de Chabat, vous allez certainement trouvé trop de choses moins bien. Par contre, il est, pour moi, meilleur qu’Astérix aux Jeux Olympiques, que j’avais trouvé poussif et un peu ennuyeux.

Pas vu en 3D (je ne supporte pas ça) du coup, je ne sais pas si c’est bien ou pas et si ça sert à quelque chose. Si vous l’avez vu comme ça, je veux bien votre avis 🙂

En tout cas, j’en suis ressortie avec une impression de fidélité par rapport à l’humour et aux personnages des BDs, assez proches des dessins animés des années 80. Je pense que je pourrais facilement l’avoir dans ma DVDthèque 😉

A vos souhaits de Fabrice Colin

J’ai lu, 381 pages, acheté d’occasion, tirage épuisé

Lecture effectuée dans le cadre de la 17ème rencontre du club de lecture l’île aux livres/Alille.com, sur le thème « A la découverte d’un auteur : Fabrice Colin »

4ème de couverture

Dans un Londres décalé, rebaptisé Newdon, vivent des elfes, des gnomes, des enchanteurs, des humains et des célébrités telles que Sherlock Holmes, Oscar Wilde ou Jack l’Eventreur. Au milieu de cette foule fantaisite, un entraîneur sportif mène l’équipe des Ogres de Chelsay d’echecs retentissants en piètres performances. Un quatuor formé de ce suicidaire raté, d’un apprenti magicien sans talent, d’un nain nuisible aux fleurs des jardins et d’un petit dragon domestique mythomane, va se voir confier la délicate mission de déjouer le diable qui a investi la ville…

Mon résumé

Dans la ville de Newdon, John Moon est entraineur sportif d’une équipe Les Ogres de Chelsay du jeu local, son équipe composé d’elfes, d’orges, et autres créatures est dernière du championnat. Dans cette ville plongée dans un brouillard quasi perpétuel et dont on ne connait pas les frontières, John est désespéré. Sa copine l’a quitté, la dernière place du championnat va sonner la fin de sa carrière, il voudrait bien en finir avec la vie. Mais à chaque fois, quelque chose se passe qui l’en empêche. En plus, en guise d’ami, il n’a que deux boulets qui lui collent aux basques : Gloïn un nain incapable de faire pousser la moindre plante (le BABA pour un nain normal) et Vaughan, un elfe incapable de réussir ses examens de magie (le comble pour un elfe).
Quand le Diable va se retrouver libérer de sa crypte, où les 3 Mères (la Mort, la Nature et la Magie) l’avait enfermé la dernière fois qu’il a voulu envahir le monde, la vie de John va être chambouler, et les ennuis vont commencer !
Mais si tout ça n’était qu’une invention de celui qui tire les ficelles en douce… le Grand Marionnettiste ?

Mon avis

Un ovni dans la Fantasy française

On retrouve ici beaucoup de personnages, de créatures fantastiques qui côtoient les humains : des elfes, des nains, des fées, des zombies, des vampires, des ogres, des fantômes, … Notre héros est clairement un anti-héros, un loser, un gars qui subit les événements, sur qui le sort s’acharne, qui ne comprend rien à ce qui lui arrive… Voilà John Moon et son aventure complément barrée. Parce que voilà, c’est clairement ici, rien que la 4ème de couverture le confirme, un livre de fantasy humoristique, mêlant tous les effets du genre.

Et effectivement c’est très drôle, des situations cocasses, rien ne se passe comme prévu, on navigue presque entre réel et rêve, fantasme et folie. Pas vraiment parodique sur le genre c’est plutôt loufoque, gentiment barré, décalé, très second degrè. Mais l’histoire se tient bien. J’ai eu du mal au début à rentrer dedans, je ne voyais pas trop où ça voulait en venir mais après une quarantaine de pages, j’y voyais déjà plus clair. Un livre où il faut se laisser complètement embarqué, sortir son sens de l’humour de sa poche, sinon, vous risquez vraiment de ne pas aimer et de trouver ça confus. Moi j’ai passé un moment agréable et drôle avec John Moon, Gloïn, Vaughan et le dragon domestique, étrangement doué de parole !

Les personnages secondaires sont très bien croqués, comme les décors, les lieux, les impressions mystérieuses, on s’y croirait presque dans ce Londres revisité ! Une atmosphère et une ambiance vraiment réussies. On trouve vraiment de tout question personnage dans ce roman qui foisonnent sans que ça ne soit trop. Une grosse préférence à la Mort et au Diable qui sont deux êtres incarnés complètement décalés, avec leur querelles qui datent de plusieurs millénaires. Il est difficile d’en parler plus précisément (des personnages ou des actions) tellement il se passe de choses, qui ont des imbrications les unes avec les autres. Il y a beaucoup de clins d’œil, quelques jeux de mots, des figures de style,… J’ai beaucoup aimé la façon dont Fabrice Colin joue avec son lecteur mais également avec ses personnages et notamment avec John Moon !

Ce livre c’est comme une farce mais dans le sens théâtral du terme, ici on n’essaie pas de nous faire croire à des faits peut-être réels ou peut-être imaginés, on est bien dès le début dans l’imagination débordante de Fabrice Colin, parfois tirée par les cheveux, mais comme c’est un roman drôle et décalé, c’est clairement dans le ton et cela passe très bien.

J’ai aimé le style d’écriture de Fabrice Colin, ça se lit vite et bien, c’est rythmé (découpage en petites parties ayant un titre plutôt qu’en chapitre), le ton est drôle, c’est léger mais pas simpliste. Le langage est adapté à la personne qui s’exprime, encore plus flagrant quand ce sont des abrutis (comme certains joueurs du jeu national) qui parlent ou des zombies auxquels ils manquent une partie de la mâchoire !

Si on veut aller un peu plus loin que le récit lui-même, on trouve des axes de réflexion très intéressants comme : Qui décide vraiment de notre vie ? Est-on complètement pris dans le système ? Pouvons-nous agir et réfléchir par nous-même ? Ou bien est-ce que ce sont nos croyances qui nous façonnent ?  Sommes-nous censés suivre ou bien agir et nous rebeller ? Faire le contraire de ce qu’on nous dit ? Est-ce que nos dirigeants agissent pour eux ? ou pour l’intérêt commun ? Faut-il croire ? Pourquoi ? Et finalement est-ce si important que ça toutes ces questions ?

Un bémol, même si j’ai beaucoup aimé la Mort et la façon dont elle est personnifiée etc., c’est dommage d’avoir négligé ses sœurs la Nature et la Magie, ça m’aurait bien plut d’avoir plus d’actions de ce côté. Un autre point, la couverture ne donne pas vraiment envie par rapport à celle des grands formats c’est dommage. Et le texte manque un peu d’aération dans cette version.

Voilà, pour moi, c’était une agréable lecture, une bonne découverte de l’auteur, c’est vrai que ça ne plaira pas à tout le monde la fantasy fantaisiste mais les personnages sont truculents, drôles, les personnifications bien trouvées, j’en garderai un bon souvenir. Cependant, je préfère l’humour parodique de Pratchett mais Colin se défend très bien dans le domaine en tout cas.

Bannière réalisée par Cassiopée pour la réunion du club de lecture ayant pour thème  » A la découverte d’un auteur : Fabrice Colin »

Merci pour les souvenirs de Cecelia Ahern

J’ai lu, 7,30€, 474 pages

4ème de couverture

Après un accident qui a bouleversé sa vie et détruit son mariage, Joyce Conway ne doit la vie qu’à une transfusion sanguine. Mais des phénomènes étranges commencent à se produire. Elle se souvient de choses qu’elle n’a pas vécues. Elle peut parler des heures durant des rues pavées et sinueuses de Paris, ville qu’elle n’a jamais visitée, ou disserter sur l’architecture baroque. Et, toutes les nuits, elle rêve d’une petite fille aux cheveux blonds. Dès lors, Joyce n’aura plus qu’un but : découvrir à tout prix qui lui a donné son sang, dans l’espoir de comprendre ce qui lui arrive. Et retrouver le charmant Américain dont elle a fait la connaissance le jour de sa sortie de l’hôpital.

Résumé du début

Joyce est mariée et enceinte de quelques mois.  Suite à un accident, elle se retrouve à l’hôpital où pour la sauver, les médecins doivent la transfuser.

A Dublin, Justin Hitchcock, américain expatrié à Londres pour vivre près de sa fille, et de son ex-femme, doit donner une conférence sur l’art mais quand il arrive dans l’amphi, une jeune docteur est en train de faire une présentation sur le Don du Sang et  son importance et répond aux questions que se posent les étudiants. La jeune femme, Sarah, réussit à le convaincre de donner son sang. Mais Justin a peur des piqures et ne se rendra pas à la collecte du soir. De retour chez lui, il téléphone à sa fille Bea qui vit à Londres, elle lui fait remarquer son manque de courage et la honte d’avoir posé un lapin à Sarah. Avant de repartir pour Londres, Justin va pour les beaux yeux de sa fille et ceux de Sarah donner son sang.

Joyce de retour de l’hôpital s’installe chez son père et commence à remarquer que ses gouts, ses connaissances ont changés, de plus, elle dispose de souvenirs qui ne sont pas les siens…

Mon avis

Pas un coup de cœur mais j’ai beaucoup aimé ! Si je dois lire la « romance » ou de la « littérature pour filles », c’est exactement ça que je veux lire !!!

J’avais hâte de relire un texte de Cecelia Ahern après avoir eu un coup de cœur à la lecture de PS : I Love You et j’ai donc sauté sur l’occasion de la lecture commune de Tête de Litote pour sortir ce roman de ma PAL. Et même si j’ai moins apprécié que PS : I Love You, j’ai quand même beaucoup apprécié ma lecture et j’ai passé un très bon moment en compagnie de Joyce, son père, Justin et sa famille.

On suit en parallèle deux « familles » liés parce qui arrive à l’héroïne Joyce. On a d’abord donc Joyce (à Dublin) qui vient d’avoir un accident aux conséquences bouleversantes, son retour chez son père Henri, on apprend qu’elle a perdu sa mère 10 ans plus tôt et découvre ses deux meilleurs amies Kate et Frankie. Puis on a Justin, un bel américain, expatrié à Londres pour vivre à côté de sa fille Bea qui vit pour le moment chez sa mère et son nouvel ami. Justin donne de temps en temps des conférences à Dublin, l’Art c’est son dada. On découvre des personnages qui gravitent autour de Justin : son frère Al marié à Doris, son ex-femme, etc.  J’ai trouvé les personnages attachants surtout Justin et Joyce mais on a aussi une belle palette de personnages secondaires avec des caractères, des physiques et des actions tous différents.
Je me suis attachée à Joyce très vite parce que c’est principalement elle qui s’exprime et on a tout ce qu’elle ressent au moment où les choses lui arrivent. Elle traverse une palette d’émotions tout le long du roman qu’on partage avec elle, la peur, le désespoir, le doute, la joie, l’appréhension, etc.

Quand à l’histoire même si elle est moins originale que ce que j’ai pu lire avant, je me suis laissée prendre au jeu de cette expérience que vit Joyce, quelque peu « paranormale’, vivre avec des connaissances et des gouts, avec des souvenirs qui ne sont pas les siens. J’ai tout particulièrement apprécié qu’elle doute, se demande si elle ne deviendrait pas un peu folle, s’interroge sur la réaction des gens si elle devait se confier, … Quand elle va croiser par hasard Justin, quelque chose va se passer mais aucun n’imagine encore ce qui a pu les lier. Leurs rencontres inattendues, la reconnaissance que Joyce va avoir quand elle va comprendre, son envie d’aborder Justin, quelques quiproquos vont pimenter l’histoire et leurs vies.

J’ai retrouvé les thèmes que j’affectionne chez Cecelia Ahern et qu’elle arrive à retranscrire à merveille. Le premier est la relation père/fille, j’avais déjà fortement apprécié ce point dans PS : I Love You c’est encore plus fort et important ici entre Joyce et Henri et dans une moindre mesure entre Justin et Béa. Cette affection que Joyce et Henri se portent est très forte, Henri est vieux maintenant mais il sera un soutien et un pilier pour sa fille. Cette relation m’a tout particulièrement touchée, sincère et vraie, décrite avec subtilité et finesse par Cecelia Ahern. Le deuxième thème est « comment continuer à vivre quand un malheur vous frappe ». Dans Merci pour les Souvenirs, comme dans PS : I love You, l’héroïne doit apprendre à continuer d’avancer dans sa vie, et à chaque fois, tout se fait peu à peu sans qu’on s’en rend compte, grâce aux personnes et événements extérieurs. Ici l’amour et l’humour d’un père, le cadeau d’un lien entre elle et Justin, ses deux meilleurs amies qui vont l’épauler comme elles peuvent, et d’autres choses encore, vont permettre à Joyce d’aller mieux.

Je ne sais pas comment Cecelia Ahern fait, mais moi je suis conquise par sa manière de raconter ce type d’histoire, où j’oscille entre rire et larmes, les sentiments sont justes, quand c’est cruel, elle ne met pas de voile dessus, n’estompe pas la souffrance mais arrive à rendre ça plus léger mais pas moins fort. Elle arrive à insuffler dans ses histoires qui commencent par des drames, de l’optimisme, de la sincérité, un grain de folie, de l’humour, de la joie, tant de choses qui rendent le récit fort sans tomber dans le pathos ni la mièvrerie. J’aime beaucoup son style et la traduction est très bien faite. Le GROS plus de ce roman : l’humour ! J’ai ri plus d’une fois au cours de ma lecture. Il y a des situations ou des répliques vraiment drôles, une sorte d’humour thérapie (mais là je vais loiiiin). Mon personnage préféré de ce roman, le père de Joyce, Henri, à la fois fort et fragile, utilisant le sarcasme, l’humour, ses anecdotes, ses réparties et sa façon de parler, il est excellent !

Ce roman pourrait être une romance banale mais non, il a ce petit quelque chose en plus, qui fait que ça marche, une comédie romantique « mais pas que ». Parce qu’on n’a pas seulement une histoire d’amour (d’ailleurs ce n’est pas vraiment traité en tant que tel), une grande place est réservée à la famille, à l’amitié, à la (re)découverte de l’autre, de soi,… Complètement le genre de livre « pour filles » (même si je n’aime pas ce terme) qui me fait du bien !

Je crois que je suis fan de Cecelia (ça se sent non ?), j’ai deux autres de ses romans dans ma PAL et je crois que j’achèterai ceux que je n’ai pas. En espérant que comme pour cette histoire (et la précédente lue), je sois à la fois conquise par son style et surprise par le traitement du sujet.

En me relisant, je me rends compte que c’est un peu décousu mais je ne sais pas comment expliquer ce que je ressens quand je lis Cecelia Ahern…

Voici les avis de Natiora, Tête de Litote, Jasmine, …

*****************************************

Starbuck de Ken Scott

Film canadien de Ken Scott avec Patrick Huard, Julie Le Breton, Antoine Bertrand …


 Alors qu’il s’apprête à être père, David Wosniak, éternel adolescent de 42 ans, découvre être le géniteur anonyme de 533 enfants déterminés à le retrouver.

David Wosniak travaille dans l’entreprise familiale, la boucherie de son père, il est livreur de viande. Ses deux frères travaillent également dans l’entreprise. A 42 ans, David est plus ou moins célibataire, endetté, il a tout de l’éternel adolescent :  la garde-robe, les problèmes financiers et la manière de penser. Il n’est pris au sérieux ni par sa famille, ni par Valérie avec qui il sort sauf qu’il ne prend jamais de ses nouvelles. Quand il apprend que Valérie est enceinte, il décide de changer mais cette grossesse tombe au même moment que la demande de reconnaissance de paternité de 142 enfants sur 533. Car dans la vingtaine, David, sous le pseudonyme de Starbuck, a beaucoup donné son sperme à la clinique à côté de chez lui…

Ce film est un bijou, un énorme coup de cœur. Du coup, ce n’est pas simple de mettre des mots sur mes impressions. Désolée par avance si ce billet semble décousu !

D’abord, c’est l’histoire peu banale d’un éternel adolescent qui apprend que ses dons de sperme ont permit à des mères et à des familles de tout milieu social de donner vie à 533 enfants ! Un recourt en justice de la part de 142 d’entre eux à l’encontre de la clinique est en cours pour que l’identité de Starbuck soit révélée. Voilà les conséquences pour un jeune homme qui pour gagner un peu d’argent s’est rendu très souvent dans la clinique de don de sperme. Comment David va-t-il réagir à cette annonce ?

Ensuite c’est la réaction des habitants, de monsieur tout-l’monde, face à l’annonce publique qu’un homme, dont le pseudonyme est Starbuck soit le père de 533 enfants.

Enfin, c’est le parcours de David suite à l’annonce du représentant de la clinique. Il a la possibilité de révéler son identité et de connaitre les 142 enfants ou bien de se taire. La vie de David n’est déjà pas très stable, que va-t-il décider ? En plus, son meilleur ami, qui est « presque » avocat, cherche à le convaincre de porter plainte contre la clinique, de réclamer des dommages et intérêt et surtout de toute faire pour empêcher les 142 enfants de découvrir qu’il est leur père.

David est un personnage atypique, loin d’être ce qu’il semble être, il est extrêmement attachant. Quoi qu’il décide, j’étais de tout cœur avec lui ! Et il a une façon de faire face aux événements de manière très juste mais toujours avec humour et émotion. Patrick Huard est formidable, il a une présence physique, de l’humour et fait passer à merveille les émotions.

Les autres acteurs sont aussi sont très bons  Julie Le Breton qui joue Valérie, ou encore les enfants de David notamment ceux dont on suit un peu leurs vie, David Michael (Antoine) ou Patrick Martin  (Etienne), ou les personnages secondaires : les frères de David joués par Marc Bélanger et Dominic Philie , son meilleur ami et avocat joué par Antoine Bertrand, son père (Igor Ovadis).

Ce film est bourré d’humour, on a des situations et des échanges vraiment très drôles. Mais le film est aussi très émouvant. On passe du rire aux larmes, des larmes au rire ! Le traitement des sujets, pourtant pas si simple : la paternité, s’émanciper, assumer, etc., est magnifiquement réalisé. Les propos sont justes, les réflexions poussées et c’est criant de sincérité, tout sonne vrai, plausible alors que le sujet de départ est énorme ! Les clichés sont mis en pièce, les situations sont souvent inversées par rapport à ce qu’on a l’habitude de voir. L’évolution de David est passionnante à suivre et ses relations avec sa famille, Valérie et les enfants.

Pour ceux qui se le demande, les expressions typiques québécoises sont traduites. C’est aussi dépaysant, on a rarement des films québécois/ canadiens, diffusés chez nous, je ne regrette absolument pas d’avoir vu celui-là. En plus, après ça, j’en encore plus envie de découvrir Montréal et le Québec. Un jour peut-être…

Ce film est une bouffée d’air frais dans le cinéma d’aujourd’hui. Il y a un équilibre réussi entre humour, sentiments et réflexion. Si vous n’avez plus la possibilité de le voir au cinéma, jetez-vous sur le DVD à sa sortie. En tout cas, moi qui en achète de moins en moins, je sais que je prendrais celui-là !

Sûr, que si le sujet avait été traité par Hollywood et ses scénaristes, on aurait eu droit à une comédie poussive, jouant avec les clichés, avec de l’humour graveleux et potache, des situations rocambolesques et une flopée de bons sentiments. Le pire étant qu’un remake est effectivement prévu avec Vince Vaughn. Croyez bien que j’espère me trompé et tout cas, je ne suis pas sure d’aller le voir ! Pourquoi les américains ne se contentent jamais de l’original, surtout quand il est aussi réussi !

Trois Soeurcières de Terry Pratchett

Pocket, 6€10, 287 pages

Lecture réalisée dans le cadre de la lecture commune du Club de Lecture Alille.com d’aout 2012.

4ème de couverture

Le vent, l’orage et les éclairs… Tout cela dans l’horreur d’une profonde nuit. Une de ces nuits, peut-être, où les dieux manipulent les hommes comme des pions sur l’échiquier du destin. Au coeur des éléments déchaînés luisait un feu, telle la folle dans l’oeil d’une fouine. Il éclairait trois silhouettes voûtées. Tandis que bouillonnait le chaudron, une voix effrayante criailla :  » Quand nous revoyons-nous, toutes les trois ?  » Une autre voix, plus naturelle, répondit : « Ben, moi j’peux mardi prochain. » Rois, nains, bandits, démons, héritiers du trône, bouffons, trolls, usurpateurs, fantômes, tous sont au rendez-vous. Shakespeare n’en aurait pas rêvé autant. Ou peut-être que si ? Mais l’avantage du roman par rapport au théâtre c’est que l’on peut s’autoriser beaucoup, beaucoup plus de personnages. Et même le ravitaillement en vol d’un balai de sorcière !

Résumé du début

C’est la nuit, trois personnages sont à la fin de leur réunion autour d’un chaudron… Trois sorcières réunies en convent, histoire de partager leurs expériences, leur façon de voir et de faire les choses,… Initié par Magrat Goussedail, jeune sorcière, elle se réunit avec Nounou Ogg, qui vit marié avec une ribambelle d’enfants après du château du royaume et Mémé Ciredutemps, la doyenne des sorcières…

Quand le roi Vérence, monarque du royaume de Lancre, s’aperçoit qu’il est hors de son corps, assassiné d’une dague dans le dos, la Mort s’adresse à lui et lui explique la situation:  il ne peut l’emmener parce qu’il semble que sa destinée n’est pas terminée, il doit donc hanter le château en temps que fantôme. Quelle désolation pour Vérence qui ne peut plus rien faire et encore moins se venger du Duc qu’il sait être coupable de son assassinat ! Et en plus son fils (un bébé) a disparu, la couronne royale aussi d’ailleurs.

Ils ont été emmené par les gardes auprès de Mémé Ciredutemps, seulement cette dernière ne sait pas bien quoi en faire ! Elle ne peut garder ni le bébé, ni la couronne et encore moins s’immiscer dans les affaires du royaume…

Mon avis

J’ai lu les 5 précédents. Une chance d’ailleurs, parce que comme pas mal de mes coupines, je n’aime pas lire les séries dans le désordre. Cependant, ayant lu les 5 précédents donc, je peux dire que ce 6ème livre peut se lire indépendamment, des autres. On retrouve d’univers si particulier du Disque-Monde bien sur mais les personnages principaux de ce tome, n’ont pas été vu avant (mise à part la Mort, présente régulièrement dans les livres, et plus particulièrement dans le 4ème tome : Mortimer)

Seule une allusion à un (autre) personnage des tomes précédents est faite mais franchement elle n’a pas d’importance dans cette histoire donc pas de problème si vous devait lire ce tome avant les autres.

Autant j’ai me souviens bien des 4 premiers, autant le 5ème tome ne m’a laissé de souvenirs impérissables et autant celui-ci je pense que je m’en souviendrais ! C’est un très bon tome qui se lit facilement et vite, toujours écrit sur le ton du sérieux et de humour à la fois, de la parodie comme j’aime. Je trouve que plus j’avance dans les annales du Disque-monde, plus l’univers créé me semble familier, plus le côté parodique revient aux personnages, plus qu’à l’ensemble de l’histoire, question d’habitude certainement. En tout cas, j’ai beaucoup aimé l’histoire et les thèmes abordés par ce tome.

Les trois sorcières ont des comportements, des physiques et des caractères différents. Entre la doyenne Mémé Ciredutemps, intransigeante, qui n’aime pas franchement perdre son temps et encore moins user de la magie si elle n’y est pas forcée, Magrat, la jeunette débutante, romantique, qui aimerait tant que les sorcières utilisent tous les trucs et astuces des livres, dans les traditions et Nounou Ogg, bonne vivante, qui s’est marié, a eu une ribambelle d’enfants, qui aime bien boire un coup et chanter des chansons paillardes, on a 3 personnages hauts couleur qui ne sont pas souvent d’accord, j’adore quand elles se chamaillent et se prennent la tête,  toutes  trois différentes ça fait des étincelles mais elles ont quand même une belle complicité.

Les personnages secondaires sont bien développés je trouve entre le roi Vérence mort et fantôme de son nouvel état pédant comme il faut, le duc et la duchesse antipathiques à souhait, le fou pas si fou, le fils du défunt roi Vérence, Tomjan et ses parents adoptifs, le nain Hwel, auteur des pièces de la troupe de théâtre, on a là une belle palette de personnages également.

Cette intrigue tourne autour du théâtre et on a beaucoup de référence au théâtre tel qu’on le connait nous. J’ai adoré quand Mémé Ciredutemps découvre le théâtre et qu’elle a le sentiment qu’on lui  ment et que tout est faux, elle s’énerve et ne comprend pas! Pas de mystère Trois soeurcières fait référence aux 3 sorcières de MacBeth de Shakespeare et il y a même un passage très plaisant et librement inspiré. J’ai beaucoup aimé également l’inspiration et les rêves de Hwel, il rêve de notre théâtre, de choses qui n’existent pas dans son monde et le décalage est très drôle. Prendre le sujet du théâtre en parodie, je trouve ça très bien trouvé, les auteurs de pièce ont toujours quelques choses à dénoncer sur la société, les personnages sont rarement pure invention, les faits sont faux mais pas vraiment, etc.

On sourit beaucoup et on rigole même parfois à la lecture de ce tome joliment décalé. Les amoureux de théâtre devraient repérer plus facilement que moi les références et les clins d’œil. Moi, j’y vois aussi des références à Hamlet même si c’est moi flagrant que MacBeth. Il faut aussi avoir de l’humour, et ne pas être rebuté par certaines formes de parodie, parce que sinon, je vois déjà venir les brimades et autres remarques acerbes.

Autre point en décalage et récurent dans Les annales du Disque-Monde c’est la vision de la magie, ici par les sorcières (par les mages, les rois, les humains, la Mort, dans d’autres tomes), c’est caustique. On ne doit pas rigoler avec la magie, c’est un sujet sérieux, tellement, que c’est à peine si on en fait vraiment !

J’ai aimé retrouver le décalage et l’humour de Pratchett, cette façon qu’on les personnages à prendre au pied de la lettre les expressions, voire une retranscription de nos expressions courantes dans l’histoire même (avoir du sang sur les mains par exemple).

Parfois, il y a quelques longueurs, mais l’ensemble : les personnages, les réparties, les prises de bec, l’humour, les références, … ont su me les faire oublier.

J’ai lu que Trois soeurcières avait été adapté en film d’animation en 1997 avec la voix de Christopher Lee dans le rôle de la Mort, ça me plairait bien de tomber dessus un de ces jours mais ça ne doit pas être facile à trouver. Des années qu’on parle d’un film aussi mais verra-t-il un jour le jour ? Le prochain que je lirai sera Pyramides et après avoir zieuté la liste des personnages, je ne retrouverai ni les sorcières, ni les mages ! Voilà pourquoi j’aime cette série, on découvre dans un même univers, plein de domaines, de personnages et de lieux qui sont indépendant, mais délicatement reliés entre eux.

On My WishList #19

« On my Wishlist » est un petit rendez-vous sympa lancé à la base par Book Chick City, et repris par la belle Chica sur son blog A l’abordage de la Culture – Chica’s Booksland. Je trouve l’idée excellente ! Alors je m’y mets 🙂

Il a lieu tous les samedis et permet dans sa version originale de faire un récap’ de tous les livres que l’on voudrait désespérément ajouter à notre PAL, qu’il s’agisse de parutions récentes ou non. Le RDV français concerne UN livre qui se trouve sur notre Wishlist : votre découverte de la semaine que vous piétinez de vous acheter ou ce livre que vous voyez régulièrement sur les blogs des copinautes ou dans votre librairie, qui vous fait envie mais pour lequel vous n’avez pas encore craqué !!

****************************************************

L’aube de la guerrière de Vanessa Terral

4ème de couverture

« « Marre de jouer les éboueuses ! De ramper dans les divers infra-mondes à traquer les monstres les plus tordus de la Création. Et maintenant, on nous envoie sans équipier, direct au casse-pipes ! Trop de boulot, qu’ils disent. Trop de manifestations. Il paraît que c’est à cause de la fin du monde. Quel monde, déjà, je ne sais pas trop… Mais quelle fin en plus ?! On a déjà eu droit à l’éclipse de 1999, au bug de l’an 2000, à l’ère du Verseau qui s’est glissé quelque part là-dedans et maintenant à décembre 2012 grâce à cette connerie de calendrier maya ! N’importe quoi…

Remarquez, je devrais quand même me méfier ; je suis bien placée pour savoir qu’en matière de légendes, il n’y a pas de fumée sans feu. La preuve : moi, ça fait trois semaines que je suis un ange guerrier.»

À peine décédée, Solange est envoyée à l’armurerie divine. Le Livre de saint Pierre a parlé : guerrière par prédisposition naturelle, mais ange sans grande valeur, elle ne sera d’aucune utilité dans la guerre qui oppose les siens aux démons. Autant l’utiliser près des Fosses, ces lieux dispersés dans les plans qui ont pour point commun d’abriter des Larves et autres créatures de cauchemar. Lesquelles ont une fâcheuse tendance à fuguer…

Un job qui n’a rien de bien intéressant – à part une meilleure connaissance des différents types d’effluves méphitiques – jusqu’à ce qu’elle découvre que les démons aussi envoient des guerriers dératiser les abords des Fosses. Dont Terrence et Aghilas… ce dernier possédant le même Don qu’elle, un pouvoir très rare visiblement : le Feu des Ténèbres »

Pourquoi ce livre ?

En découvrant Les Editions du Chat Noir grâce à la Chasse aux Trésors des petites maisons d’édition chez A l’Abordage de la culture et ma coupine Chica, j’avais repéré ce livre au résumé sympathique, original et à la couverture flamboyante !!! Solange a l’air d’avoir un caractère bien trempé, une sacrée répartie et un humour décapant !

Et quel ne fût pas ma chance de gagner cette chasse et d’avoir comme prix, l’honneur d’être un personnage secondaire dans ce roman alors en cours d’écriture??? Et là, plus possible de résister, il me faut ce livre qui me tentait déjà beaucoup !

Il est donc dans ma wish-list depuis la fin de la chasse aux trésors et là il est même dans ma PAL virtuelle puisque je l’ai pré-commandé sur le site des éditions du Chat Noir car il sort le 1er septembre mais on peut déjà réservé ! Si vous aussi vous voulez le pré-commander voici le lien : http://editionsduchatnoir.com/shop/16-l-aube-de-la-guerriere-9791090627062.html

Pour toute commande avant le 23 aout, un MP dédicacé sera envoyé avec le livre 🙂

Et quand vous le lirez, j’espère que vous penserez à moi. Moi, il me tarde de découvrir Solange ! et j’avoue de « me lire » et de savoir ce que Vanessa a réservé à « mon personnage » secondaire A pas peur, Dawn, a pas peur 😀

Et vous, quel est le livre que vous très envie d’avoir cette semaine ?

—————-

Les On My Wish List de …

On My WishList #18

« On my Wishlist » est un petit rendez-vous sympa lancé à la base par Book Chick City, et repris par la belle Chica sur son blog A l’abordage de la Culture – Chica’s Booksland. Je trouve l’idée excellente ! Alors je m’y mets 🙂

Il a lieu tous les samedis et permet dans sa version originale de faire un récap’ de tous les livres que l’on voudrait désespérément ajouter à notre PAL, qu’il s’agisse de parutions récentes ou non. Le RDV français concerne UN livre qui se trouve sur notre Wishlist : votre découverte de la semaine que vous piétinez de vous acheter ou ce livre que vous voyez régulièrement sur les blogs des copinautes ou dans votre librairie, qui vous fait envie mais pour lequel vous n’avez pas encore craqué !!

****************************************************

Sors de ce corps, William de David Safier

4ème de couverture

Rosa n’en revient toujours pas : comment un homme aussi beau et intelligent que Jan a-t-il bien pu tomber amoureux d’elle, une institutrice sans charme particulier, moyenne à tous les niveaux ? Pour se rassurer sur son potentiel de séduction, elle accepte les avances d’un jeune homme rencontré lors d’une fête. Malheureusement, Jan surprend les deux tourtereaux d’un soir et, profondément blessé, quitte Rosa.
Quelques années plus tard, Jan est sur le point d’épouser la parfaite Olivia. Toujours amoureuse de lui mais manquant terriblement de confiance en elle, Rosa décide d’avoir recours aux services de Prospero, un magicien se disant capable de faire voyager les gens dans le passé. Mais celui-ci pose une condition : Rosa ne pourra réintégrer son époque qu’une fois qu’elle aura vraiment découvert ce qu’est l’amour. Et voilà comment la jeune femme se réveille dans la peau… du grand William Shakespeare !

 

Pourquoi ce livre ?

Déjà j’adore la couverture ! Les couleurs vives, la transformation du portrait de Shakespeare ! Vraiment très drôle, ça part bien 🙂

Ensuite, je suis fan du résumé, je vois ça, très drôle, plein de quiproquos, de situations ubuesques, de confusions historiques. Je trouve toujours sympa, les histoires qui ont un cadre historique presque véridiques, et quand c’est travaillé, soit en polar, soit en dérision. Je ne connais pas David Safier, j’en ai entendu du bon comme du moins bon. Et puis, je sais qu’il en a fait d’autre avant mais vraiment celui-ci à tout pour me plaire !

Et il est sorti en Pocket en juin !!!! Si c’est pas un pas de plus vers son achat ça !?!!!

Et vous, quel est le livre que vous très envie d’avoir cette semaine ?

—————-

Les Mons’trueux / Les premières années / le 17 juin 2012

Ce dimanche, je suis allée voir le spectacle des Mons’treux, les premières années, atelier théâtre des Cochons de l’Espace, Salle Salvador Allende à Mons-en-Baroeul. Il y avait aussi les deuxièmes années juste après, mais je n’ai pas pu rester pour les deux, malheureusement. J’espère que l’année prochaine, je pourrais assister aux deux représentations.

Mais c’est Mons’trueux!
Ils sont prêts, ils n’attendent plus que vous! Les Mons’trueux explorent les méandres des monstres qui demeurent en nous!… Et ce n’est pas facile tous les jours! L’enfer, c’est les Autres disait le philosophe et c’est vrai qu’avec pour compagnie des touristes Japonais, c’est une catastrophe. Des couples en désaccords aux sorcières qui se bourrent la gueule, tout le monde veut parler! Tout le monde a quelque-chose à nous raconter quand à sa Mons’truosité… Et c’est …disons… Mons’trueux!

La fine équipe des premières années se compose de 8 jeunes gens dynamiques et prometteurs : Camille Belart-Courbot, Amandine Dépernon, Caroline Dervaux, David Godard, Nicolas Komorowski, Aurélia Lafitte, Caroline Paul et Axelle Triquet.

Il manque juste Aurélia sur cette photographie, ils sont bien 8 !

Cette année, les premières années ont interprété les extraits suivants:

« Eva Peron » de Copi
« Huit clos » J.P Sartre
« Les touristes japonais » d’aprés un BD de Copi
Extrait de discours de J. Jaurés
« le problème de Math » le journal de grosse patate
« Le médecin malgré lui » de Molière
« Le prince sans couronne » de Caroline Paul
« Macbeth » de Shakespeare
« Les sorcières de Pick Wick » de Camille Belart-Courbot,
« Le prince au gros paquet de biscuits » de Caroline Paul
« Les godmichets » Anonyme
« Ange-soleil » de Gilles Leroy
« Oedipe Roi » de Sophocle
« Le pavillon des femmes » d’après une BD de Copi
« La résurrection de Lazare » de Dario Fo
« Les monstres » de Caroline Paul

sous la mise en scène de Vincent Bonnet.

Nous avons donc eu droit à un enchainement de scènes et de scènettes dans des styles différents sur des thèmes tantôt drôles, tantôt sérieux. Comme ça, ça peut donner une impression d’une succession aléatoire mais détrompez-vous, le talent de Vincent Bonnet est d’avoir su trouver un fil conducteur et permettre un enchainement cohérent de tous ces extraits.

Le temps est passé très vite, des enchainements rapides et un rythme soutenu ! Je ne me suis pas ennuyée une seule minute ! Et il faut bien reconnaitre aux premières années, qu’ils ont beaucoup de talent ! L’appréhension et la peur ne se sont pas vues et ils sont tous brillamment maitrisés leurs prestations !!! Presque aucune fausse note et même quand un élément de décor a fait des siennes, improvisation de ces comédiens « en herbe » a réussi à donner l’impression que c’était voulu et maitrisé !

Les extraits plus sérieux, classiques diront nous : Eva Péron, Jean Jaurès, Œdipe Roi notamment ont permis des discours ou « monologue » fort réussis et interprétés avec brio parce que ça n’est pas facile non seulement de connaitre son texte, de l’interpréter mais aussi de rentrer dans la peau d’un personnage (surtout pour un court moment) et là je dis chapeau !

Jean Jaurès (extrait du discours de 1906) par Nicolas Komorowski

Jocaste reine de Thèbes (Œdipe-Roi) par Amandine Dépernon

A souligner, une première cette année, une partie des textes ont été écrits par deux membres de la troupe : Camille Belart-Courbot pour « Les sorcières de Pick Wick », suite contemporaine de l’extrait de « Macbeth » de Shakespeare les 3 sorcières, très drôle avec de nombreuses références aux films cultes dans les préférés de l’auteure notamment Les Bronzés font du ski (ha la fameuse crapaudine) ou encore La cité de la peur ; et Caroline Paul : « Le prince sans couronne » , « Le prince au gros paquet de biscuits » et « Les monstres », Caroline (Loline pour les intimes) qui non seulement est douée pour écrire mais également pour conter ses histoires et créer tout un univers.

Les sorcières de Pick Wick by Camille Belart- Courbot, Amandine Dépernon, Aurélia Lafitte, Caroline Paul

Mes extraits préférés : Les 3 sorcières de MacBeth (j’adore Shakespeare <3) et la scène écrite par Camillounette adorée qui écrit très drôle !!! Mais aussi « Les godmichets » (Anonyme), texte très drôle, décalé mais pas tant que ça finalement, quand on est veuve, avec des enfants, il n’y a pas de sot métier pour s’en sortir :

Les godmichets avec Amandine Dépernon (la vendeuse) et Camille Belart-Courbot (la bourgeoise offusquée)

Les premières années ont beaucoup donné de leur temps, ces magnifiques accessoires sont fait main et oui ! Comme dans la scène !

Et « La résurrection de Lazare » de Dario Fo, vraiment hilarant, c’est très bien écrit déjà mais également bien joué, librement interprété, c’était top !!!! Imaginez des gens comme vous et moi dont la passion serait d’aller assister à des miracles comme la multiplication des pains ou ici la résurrection de Lazare :

La résurrection de Lazare avec sur la photo : Aurélia Lafitte, Axelle Triquet, Camille Belart-Courbot, Amandine Dépernon, Caroline Paul, David Godard et Caroline Derveaux

Pour certains, c’était leur premiers pas sur scène, pour d’autres un retour sur les planches, cela a donné un spectacle réussi et dynamique, on a bien ressenti la bonne ambiance du groupe, ils se sont beaucoup donnés pour nous divertir, c’était vraiment très réussi ! Des premières années qui j’espère seront tous présent en deuxième année et que j’aurai plaisir à voir jour une pièce entière !

Le salut des artistes

Voir ses copines s’éclater sur scène, c’est vraiment terrible, un bravo tout particulier à Camille, Amandine et Aurélia ❤

Les cochons ont un blog pour ceux que cela intéresse, c’est par ici : Le Blog des Cochons de l’Espace, avec un article de la Voix du Nord sur les Mons’trueux !

Et un site internet également : le site

Un grand merci à une copine qui ne veut pas être citée pour les photographies prises pendant de la pièce 😉

On My WishList #5

« On my Wishlist » est un petit rendez-vous sympa lancé à la base par Book Chick City, et repris par la belle Chica sur son blog A l’abordage de la Culture – Chica’s Booksland. Je trouve l’idée excellente ! Alors je m’y mets 🙂

Il a lieu tous les samedis et permet dans sa version originale de faire un récap’ de tous les livres que l’on voudrait désespérément ajouter à notre PAL, qu’il s’agisse de parutions récentes ou non. Le RDV français concerne UN livre qui se trouve sur notre Wishlist : votre découverte de la semaine que vous piétinez de vous acheter ou ce livre que vous voyez régulièrement sur les blogs des copinautes ou dans votre librairie, qui vous fait envie mais pour lequel vous n’avez pas encore craqué !!

****************************************************

Les dieux ne valent pas mieux de Marie Phillips

4ème de couverture

N’en croyez pas la légende, le sort des immortels n’est pas tout rose. Au contraire, être un dieu grec au XXIe siècle, c’est un vrai calvaire. Les fidèles ayant déserté, on est condamné à vivre à l’étroit, dans un quartier populaire de Londres. On vous manque de respect jusqu’au sein de votre propre famille. Et la reconversion est rude. Apollon prédit l’avenir sur une chaîne câblée, quand Aphrodite fait du téléphone rose. La déesse de la chasse promène les chiens des autres pendant son footing. Dionysos, patron d’une boîte de nuit pourrie, n’offre plus les bacchanales d’antan.
Diminués et déclasses, les dieux sont tombés très bas. Jusqu’à ce que la disparition de l’astre solaire les oblige à reprendre du service.

Tremblez, mortels, ce livre vous fera mourir de rire.

Pourquoi ce livre ?

Je suis très fan de mythologie romaine et grecque et j’ai trouvé le résumé vachement sympa, imaginez les Dieux vivant encore parmi nous mais obligés de se fondre dans la masse, avec un job très éloignés de leur attribution divine. Je ne connais pas du tout Marie Phillips, c’est a priori son première roman, bestseller au Canada à sa sortie en 2007/2008. Ça me tente beaucoup de la découvrir et si en plus ça me fait rire, le pari sera gagné.

Et vous, quel est le livre que vous très envie d’avoir cette semaine ?

—————-

Les On My Wishlist de Natiora, Serega, Lu Rêve, Michèle, …

Les cochons de l’espace / Festival de théâtre / du 10 au 15 avril 2012

Ce weekend, je suis allée voir deux pièces dans le cadre du Festival de Théâtre du 10 au 15 avril 2012 des Cochons de l’Espace, Salle Salvador Allende à Mons-en-Baroeul

Au programme cette année :

– une soirée d’ouverture, le 10 avril avec entre autres de Pink & Mango (association de danse, culture er art du spectacle), Guillaume alias Guiven (ancien Mons’trueux sélectionné pour l’ouverture du festival : on ne demande qu’à en rire),…

Emballez, c’est pesé de Jean-Marie Piemme, mise en scène Antek Bula & Claire Mongant, le 11 avril

Le Cercle de Craie Chiraquien, une création des Cochons de l’Espace, texte et mise en scène de Vincent Bonnet, les 12 et 13 avril

Tipota, une création des Cochons de l’Espace, texte et mise en scène de Vincent Bonnet, le 14 avril

Le Crime de l’Orient-Express d’après Agatha Christie, mise en scène de Vincent Bonnet, le 15 avril

De ce beau programme, je suis allée voir Tipota, une fort sympathique comédie. Voici le pitch : « Ce qu’il est triste, Norbert Popieul. Elle est difficile à vivre cette retraite forcée. Il aurait aimé ne jamais quitter Tipota, mourir pour Tipota, son entreprise de saindoux au chocolat qu’il tenait de son illustre papa. Mais Tipota, c’était trop gras, dans l’entreprise, il y avait trop de syndicats.Il fallait avancer, tourner de nouvelles publicités, communiquer, en interne et en externe, mais son harem avait sans doute la flemme. Il vit dans son passé, Monsieur Popieul. Dans ce passé qu’il a tant aimé.
Attention: Si vous pensez que nous nous sommes inspirés de l’histoire d’une grande marque de pâte à tartiner qui détient 89% du marché, sans doute que vous vous trompez.« 

C’était très drôle, les comédiens sur scène excellents ! La pièce est entrecoupée de pubs ou d’interviews de salariés à la retraite (en vidéo sur un écran géant). Interludes tous plus burlesques et drôles, les uns que les autres ! Les pubs sont, en général, des parodies de vraies publicités ou de réclames. Les comédiens qui se sont prêtés au jeu ont la patate et beaucoup de talents.

Cette pièce permet d’évoquer la vie en entreprise (M. Popieul n’embauche que des femmes, tiens donc 😉 ), les relations entres salariées et entre patron/salariées, les acquis sociaux… A travers, les décennies sont évoqués les évolutions des stratégies marketing, communications et ventes, l’évolution des moyens technologiques, les besoins et envies des clients, les syndicats,…

La mise en scène est excellente, l’alternance des pubs vidéo et de le pièce, loin de casser le rythme, dynamise l’ensemble ! L’histoire et les dialogues plus que sympathiques, on rit beaucoup! Et pourtant la trame de fond est-elle vraiment sujet à en rire? La difficulté d’une petite entreprise familiale à se développer, à être compétitive, … Le marketing qui pousse le consommateur à acheter des produits dont il n’a pas besoin,  la hausse des prix pour des quantités toujours plus faibles, … Plein de thèmes d’actualités n’est-ce pas? Ils sont ici traités avec dérision et humour. La force de la pièce est bien là :  nous divertir et nous donner à réfléchir!!!

Ce fut un très bon moment  de théâtre !!!

Mention spéciale aux déménageurs / accessoiristes !!!

Et j’ai vu également Le Crime de l’Orient-Express. Pièce adapté du roman d’Agatha Christie et des dialogues du film de Sidney Lumet. Pour ceux qui ne connaissent pas, voici le pitch : « Un train bloqué en Serbie, sous la neige, une nuit. Ce train c’est l’Orient-Express, le comble du luxe qui ne transporte que de riches personnalités et des têtes couronnées. Dans le wagon-lit, il y a un mort, un couteau ensanglanté, un Hercule Poirot, et douze… suspects. Car quand un meurtre est commis dans un train bloqué en Serbie sous la neige, une nuit, et si les passagers font preuve de logique, il ne peuvent que proférer cet avis de profane: « L’assassin est parmi nous. » « 

J’adore Agatha Christie et l’adaptation de ce livre n’est pas facile, et le pari de Vincent Bonnet est réussi haut la main ! Les éléments de décor et les costumes nous mettent bien dans l’ambiance de ce voyage en train. La résolution de l’affaire par Hercule Poirot est brillamment menée. C’est avec habilité qu’il y a reconstitution des événements de cette nuit tragique et des flash-backs.

Les comédiens étaient très bons, particulièrement celui interprétant M. Poirot ! Il y avait beaucoup de textes, souvent en monologue, ça n’était pas évident et c’était très bien interprété (peu de bafouillage quand on voit la quantité de texte et à chaque fois, c’est bien repris; un mouchoir qu’on ne retrouve pas, pas de problème, on improvise un peu, c’est passé tout seul!). Une foultitude de  personnages, d’accents et de comportements différents , jouée avec brio. On voyait que les comédiens avaient plaisir à être sur scène. Pas facile de faire tenir 16 personnages  sur une même scène, que l’on comprenne bien l’importance de chacun d’eux pour avoir un dénouement cohérent avec une trame complexe. Vincent Bonnet y arrive parfaitement, la mise en scène était excellente !

Tout petit petit petit bémol, qui n’en ai pas vraiment un (et c’est en comparaison avec la pièce vue la veille), c’est parfois un peu lancinant. Mais en même temps, c’est l’esprit du livre également, donc fait partie du charme de l’univers d’Agatha Christie. Cela n’enlève rien à la pièce, une excellente adaptation de l’ouvrage et de très bons comédiens !

Deux ambiances différentes, deux styles différents et j’ai passé deux très bons moments de théâtre !!!!

J’avais déjà fortement apprécié les pièces que j’avais pu voir des années précédentes (La république des Bateaux-Mouches et Fucking Wyonning), cette année c’est pareil ! Je vous conseille fortement d’aller voir une fois les Cochons de l’Espace si vous êtes en métropole lilloise, cela vaut vraiment le coup! et une création originale des Cochons de l’Espace c’est très souvent synonyme de rire, de fun et de réflexion sur notre société !

J’ai entendu de très bons échos du Cercle de Craie Chiraquien que je n’ai pas pu aller voir, j’espère qu’ils rejoueront cette pièce un jour que je puisse la voir et vous en parler 🙂

Les cochons ont un blog pour ceux que cela intéresse, c’est par ici : Le Blog des Cochons de l’Espace