Jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare de Lorene Scafaria

avec Steve Carell, Keira Knightley, Melanie Lynskey, …

Que feriez-vous si la fin du monde arrivait dans 3 semaines ?
C’est la question que toute l’humanité est obligée de se poser après la découverte d’un astéroïde se dirigeant tout droit vers notre planète. Certains continuent leur routine quotidienne, d’autres s’autorisent tous les excès, toutes les folies. Dodge est quant à lui nouvellement célibataire, sa femme ayant décidée que finalement, elle préférait encore affronter la fin du monde sans son mari. Il décide alors de partir à la recherche de son amour de jeunesse, qu’il n’a pas vu depuis 25 ans. Mais sa rencontre avec Penny risque de bouleverser tous ses plans.

Dodge et sa femme entendent à la radio la nouvelle fatidique, la navette Délivrance n’a pas pu atteindre l’astéroïde qui se dirige vers la Terre. Elle entrera en collision avec notre planète dans trois semaines. La femme de Dodge est profite pour le quitter et s’enfuit à toutes jambes. Dodge décide de continuer sa vie comme il la connait ces dernières années. Mais des événements vont lui faire chercher d’avis, notamment sa rencontre avec Penny, sa voisine qui depuis 3 ans à garder le courrier que le facteur met dans sa boite en se trompant de destinataire. Dodge va décider de rechercher son amour de jeunesse et embarque Penny qui elle cherche à rejoindre sa famille avant la fin du monde…

Je n’avais pas prévu d’aller voir ce film, n’en ayant pas entendu parler, puis j’ai vu la bande annonce chez Nyra (Sans Grand Intérêt) et je me suis dis pourquoi pas si j’en ai l’occasion. J’y suis donc allée avec un ami en début de semaine.

J’ai été très touchée par ce film qui commence par une comédie avec une dose d’humour un peu noir vu le contexte. Cependant, ce n’est pas à quoi je m’attendais quand j’y suis allée. JE m’attendais à une comédie burlesque et en fait il s’agit bien d’une comédie romantique. Très belle cela dit. Du coup, j’oscille entre la déception et la bonne surprise.

Un aspect intéressant dans ce type de film sur la fin du monde est bien les questions qu’on se pose : que ferions-nous si nous n’avions plus que 3 semaines à vivre ? Tout plaquer et s’enfuir comme la femme de Dogde quand on a réalisé qu’on était pas heureux et qu’on pouvait espérer mieux pour la fin de sa vie ? Continuer à aller bosser et à faire comme si de rien n’était ? Faire toutes les choses qu’on a jamais pu faire ? Pendant le temps bien sur où c’est encore possible avant les coupures de courant, la fin des vols en avion, des approvisionnements en nourriture ou en énergie, des émeutes, …
Comment faire ? Garder espoir ? ou tenter de rester maitre de son destin ? Oui c’est bien là tout le sens de ce film, que faire ? Mourir seul, en famille, avec l’amour de sa vie, en faisant ce qu’on faisait tous les jours, … ?

Ce film était très touchant, on en ressort pas mal chamboulé -en fin moi du moins, j’ai eu du mal à reprendre pied tout de suite, il m’a bien fallu une heure pour reprendre le cours normal de mon existence.

Plus je vois de film avec Steve Carell, plus je suis convaincue. Il a vraiment quelque chose, il est très juste dans ce type de rôle, déjà dans « Coup de foudre à Rhode Island », « Crazy, Stupid, Love » ou « Crazy Night » je l’avais beaucoup aimé. Je suis par contre moins fan dans certaines comédies plus potaches. Mais là nickel ! Dodge est un gars normal, pas très heureux dans sa vie mais qui fait au mieux. Il va prendre conscience qu’il ne peut pas faire comme si la fin n’était pas toute proche, il va se retourner vers son passé et finalement va sans doute vivre plus de choses (action comme émotion) en 3 semaines qu’au cours de dernières années de sa vie.

Je ne suis toujours pas fan de Keira Knightley, je ne sais pas, je fais un blocage, rien que la tête qu’elle fait la moitié du temps, je n’y arrive pas. Elle n’est pas mauvaise dans ce rôle mais ça n’est pas encore celui qui me fera changer d’avis. Le personnage est par contre, super ! Penny est attachante, un peu paumée et instable sentimentalement. Mais elle a des principes, du bon sens et veut bien faire les choses, elle se sent responsable de certaines choses et va tenter de les réparer. Et puis elle a des réactions très justes et garde toujours espoir.

J’ai trouvé que leur duo fonctionnait très bien, je me suis autant attachée à Dodge qu’à Penny. Les personnages croisés par ce duo ont tous quelque chose, chacun réagit différemment à l’annonce de la fin du monde, certaines scènes sont très drôles et d’autres par contre peuvent être très dures. Les images sont belles et le sujet dur est très bien traité. Un autre aspect que j’ai bien aimé c’est qu’il s’agit une romance mais pas mielleuse, il y a un équilibre entre humour, réflexion et romance. Une manière de dédramatiser une échéance fatidique.

Bref, un film où on passe du rire aux larmes. Je pense que c’est un film à voir au moins une fois et si vous êtes très sensible, peu importe la fin, prévoyez des kleenex, c’est souvent très touchant.

Perfect Sense de David Mackenzie

Si l’humanité perdait ses sens, à quoi vous raccrocheriez-vous ?

Avec Ewan McGregor, Eva Green, …

Imaginez.

Sans savoir pourquoi, certaines personnes sur Terre perdent l’odorat après une grosse phase dépressive. Progressivement, tout le monde est touché.

Sans plus d’informations : est-ce contagieux ? Pourquoi ? Après un excès de haine et une grosse fringale, ils perdent le goût …. Et ainsi de suite.

Que faire, à quoi se raccrocher, comment se comporter ?

C’est dans ce contexte, en Angleterre, que Susan (Eva Green), épidémiologiste, malheureuse suite à une rupture rencontre Michael (Ewan McGregor), chef cuisinier. Ils vont tomber amoureux …

Une histoire d’amour sur fond d’épidémie mondiale.

Personnellement, je l’ai trouvé pas mal du tout mais c’est quand même assez bizarre et donc il est fort probable que je fasse partie d’une minorité.

C’est pas la meilleure réalisation (des effets de caméra embarquée inutile par exemple), ni le meilleur jeu d’acteurs que j’ai vu, mais le message m’a marqué et en sortant de la salle, j’avais l’impression d’être ailleurs. Finalement, on se rend compte que les odeurs, le gout, les sons,… on a la « chance » encore de les sentir, les ressentir, les entendre. C’est commun, on n’y pense pas tous les matins en se levant et pourtant ! Que c’est important !!!

Vous ne serez donc pas surpris si je vous dis, que dans l’heure qui suit le film, je me suis concentrée sur les sens, sans vraiment m’en rendre compte, les bruits du métro, une bouffée d’air, un rayon de soleil.

Toutefois, le film ne va pas assez loin dans la visualisation des effets pour le monde, le choix a été fait de suivre le couple et les répercussions de la « maladie ». Il est parfois un peu inégal, certaines scènes vous emportent et/ou sont très touchantes, par contre d’autres ne sont pas très travaillées, mais de l’ensemble général j’ai bien aimé.

On y voit quand même, après chaque étape, un aperçu du comportement des gens, ceux qui gardent espoir, ceux qui continuent leur vie par habitude, qui s’adaptent et ceux qui paniquent, pillent ou vandalisent. Le monde (du moins ceux qui sont « philosophes » dans leurs habitudes/attitudes) se re-concentrent sur l’essentiel (l’amour de leur vie, la famille, les joies du quotidien,…). Par contre, quid de la solitude, du désespoir, de la folie? qui devraient atteindre l’humanité (ou une partie), ça manque quand même dans l’histoire. C’est présent entre les personnages bien sur (Susan et Michael) mais, il n’y a pas assez je pense d’évocation du reste de l’humanité.

La fin est spéciale mais assez cohérente et logique.

Il s’agit, vous l’aurez peut être compris, plus d’un film de réflexions que d’actions (bien loin des fins du monde apocalyptiques habituelles), plus sur les sens que sur la cause de l’épidémie.

Et bon, il y a Ewan quoi ❤

😉