Un cadeau du ciel de Cecelia Ahern

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J’ai lu, 317 pages, 7€20

4ème de couverture

Lou a une vie parfaite, une femme magnifique, deux enfants adorables et un travail qui le comble. Mais la réussite a un prix et Lou est prêt à tout pour parvenir au sommet. Un matin, en se rendant au travail dans les rues enneigées de Dublin, il fait la connaissance de Gabe et lui propose de l’embaucher. Il ne sait pas encore que cette rencontre va bouleverser sa vie. Car Gabe n’est pas un homme comme les autres…

Mon avis

Un policier voit débarquer au poste le jour de Noël un ado paumé qui a balancé une dinde à travers la fenêtre de la maison où son père a refait sa vie avec nouvelle femme et bébé. Le gamin est désabusé et ne semble pas comprendre la portée de son coup de folie. Raphie, le policier va alors lui raconter une histoire incroyable que lui et sa collègue viennent de vivre…

Lou Suffern est un homme charmant et séducteur. Il a une belle femme Ruth, une petite fille adorable Lucy et un bébé Pud. Mais Lou a aussi beaucoup d’ambition et dans la société où il travaille il vise le poste laissé vacant de n°2 par un collègue qui vient de craquer et partir en dépression. Lou est le genre d’homme qui devrait être à deux endroits en même temps, qui enchaine les rendez-vous sans avoir participer au début et en attendre la fin. Son ambition lui a fait perdre de vue l’importance d’accorder du temps à sa femme, ses enfants, il ne s’est jamais occupé du petit dernier et à sa famille. Il n’écoute plus rien, ni personne et ne se remet jamais en question. En fait, l’homme charmant en est devenu détestable, volage et arrogant.

Un matin, il est pris d’une impulsion qui va pourtant à l’encontre de ses habitudes, il offre un café à un sans-abri qui squatte devant l’immeuble à côté de celui de son boulot. Et prend le temps de discuter avec lui. Gabriel, dit Gabe lui fait une telle impression, que quelques temps plus tard il va le faire engager au service courrier de sa boite. Gabe est étrange, intriguant, énigmatique. Il semble se déplacer plus vite que n’importe qui dans cet immeuble, et séduit la moindre personne à qui il parle. Lou est à la fois attiré par ce personnage et effrayé. Et si ce dernier n’attendait rien d’autre que de lui prendre sa place… La parano de Lou s’accroit progressivement mais en même temps il ne peut s’empêcher d’aider le jeune homme.

Quelques jours avant Noël, la vie de Lou devient de plus en plus compliquée. Il doit gérer plusieurs choses en même temps pour le boulot et décide en parallèle de soulager sa soeur Marcia de l’organisation des 70 ans de leur père, alors qu’il en a visiblement rien à faire mais aussi qu’il n’a pas de temps pour se consacrer à ça… Quand Gabe lui propose une recette miracle, Lou pense que tout va s’arranger….

Cecelia Ahern est une de mes auteurs préférées parce qu’elle aborde des thèmes durs avec un regard sensible et des mots souvent très justes. Un cadeau du ciel ne déroge pas à la règle. Toutefois, j’ai un peu moins aimé que les livres précédents de l’auteur et en même temps, je n’ai pas su retenir mes larmes de nouveau lors de ma lecture. C’est juste que parfois le récit s’étire au lieu d’aller droit au but et puis il y a deux ou trois petites choses que j’ai peut-être trouvé trop faciles mais cette histoire est presque un conte, et du coup, ces petites choses ne viennent pas pour autant gâcher le plaisir de la lecture.

Lou est un personnage à la fois détestable et attachant. Il est devenu tout ce qu’il détestait chez les autres, dévoré par l’ambition et la chance que ça marche plutôt bien pour lui. Avec l’entrée de Gabe dans son existence, il va évoluer et comprendre certaines choses. Il va changer et faire le point sur sa vie mais pourra-t-il vraiment modifier sa destinée ? On a envie de le secouer et de lui donner des baffes mais on espère aussi que tout va aller bien pour lui parce qu’on arrive à voir ses bons côtés. Sa famille est touchante, la petite Lucy, son père et sa femme Ruth surtout. Qui ont vu Lou se transformer et qui ne savent plus comment communiquer avec lui.

Et puis, qui est Gabe ? Que propose-t-il a Lou ?
Au départ, je pensais avoir une réécriture du Conte de Noël de Dickens et finalement non, même si on se doute bien que Gabe n’est pas un homme comme les autres, ce qu’il veut et ce qu’il fait ne sont pas toujours évidents pour Lou ou le lecteur et on se demande comment cette histoire va finir.

Certains ont trouvé cette histoire de Cecelia Ahern trop moralisatrice. Il y a en effet, une morale mais je pense pas que cela desserve le récit. Au contraire, elle lui donne du sens. Et personnellement, même si je suis loin de ressembler à Lou et d’avoir sa vie, je retiens ce que l’auteur veut nous faire passer comme message. Le temps qui passe ne se rattrape pas. Et il faut profiter oui mais ce qui est vraiment important. Et moi, ça ne me dérange pas que me le rappelle de temps en temps dans mes lectures. Je ne me sens pas pour autant montrer du doigt ou je n’ai pas l’impression qu’on me fasse la morale.

J’ai encore beaucoup apprécié l’action à Dublin, l’évocation des lieux et des immeubles, la description des décors et le charme de l’Irlande. Y a pas c’est vraiment agréable d’avoir un peu de descriptions qui ne donne pas l’impression qu’on pourrait être n’importe où. Cette fois-ci pas de légende et de folklore irlandais. Une pointe de fantastique pendant la période de Noël, comme un conte en effet. Une lecture qui me marquera bien qu’elle ne sera pas ma préférée de l’auteure.

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L’envol du cygne jaune d’Olivier Boile

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Editions Voy’[el], collection e-court, ebook, 0,99€

4ème de couverture

Le Fils du Corbeau, seigneur des steppes, a souhaité la paix avec le Fils du Ciel. Pour sceller celle-ci, l’Empereur de Chine lui offre un présent inestimable : la main de sa nièce. Mais la belle Liu Xijun, devenue Dame de la main droite, ne peut oublier son pays natal. Alors qu’elle la regarde dépérir, la vieille sorcière au service du roi sait qu’un jour, elle devra peut-être agir.

Pas de résumé perso, la 4ème de l’e-court est nettement suffisant.

Mon avis

Encore une fois, je remercie les éditions Voy’el et Manon pour ce partenariat très enrichissant et plein de découvertes !

Cette fois, le lecteur découvre l’Asie traditionnelle et ce, à travers l’alliance entre plusieurs peuple, notamment les Chinois, les Wusun et les Xiongnu. Pour sceller la paix entre les peuples, le fils du Corbeau, Lie Jiaomi va s’unir à la nièce du fils du Ciel, la jeune princesse chinoise Liu Xijun, qui va devenir la Dame de la main droite, seconde épouse du roi des Wusun. Mais la princesse ne parvient pas à oublier sa Chine natale, son peuple et ses merveilles.

Une très jolie surprise ! Je ne suis pas fan de la culture asiatique, de l’histoire de l’Asie et je lis donc très peu, voir pas, de récit traitant de la Chine. Étrangement, comme avec le Japon de Rémiges de cendre de Julien Chatillon-Fauchez, j’ai été agréablement surprise d’apprécier ma lecture. Teintée de douceur, de poésie, de mélancolie, ce côté Asie traditionnel se marie bien avec les idées de liberté et de grands espaces. La nature et la liberté sont des thèmes qui me plaisent énormément et quand c’est si joliment écrit comment ne pas adhérer au récit.

La princesse Liu Xijun est un personnage sensible et fière. Elle essaie de supporter sa condition malgré l’entrave à sa liberté qu’a été son union avec le Fils du Corbeau. Elle est soutenue par Nalan une vieille, un peu sorcière, conseillère du Roi et elle même originaire de Chine, pays qu’elle n’a jamais connu. Cette dernière tente de sortir la Dame de la main droite de sa mélancolie mais de jour en jour la jeune femme dépérit. Une nouvelle, comme la goutte d’eau qui fera déborder le vase, est un jour annoncé à la jeune Dame. Trouvera-t-elle en la vieille sorcière une aide, une alliée ?

J’ai beaucoup apprécié cette histoire emprunte de tristesse et de dureté mais aussi de résignation, d’espoir et de choix.. Même si on se doute de ce qu’il va se passer, on a envie de se l’entendre conter. Car oui, pour moi, c’est bien un conte que cet envol du cygne jaune. L’histoire est touchante, la référence aux grands espaces, aux chevaux, aux oiseaux et à la migration sont des symboles et métaphores qu’utilise l’auteur pour faire passer ses messages. Comme dans les contes. Et comme quand les contes, tout n’est ni blanc, ni noir, la magie est présente et a des conséquences.

Le style d’Olivier Boile est vraiment plaisant, juste, équilibre, l’e-court se lit avec délectation, une belle parenthèse dans la vie de tous les jours. Dommage que mon trajet de métro m’ait obligé à couper ma lecture. Ce récit mérite d’être lu d’une traite. Et puis, ça m’aurait peut-être éviter de confondre des personnages, vu que j’ai quand-même du mal à retenir les noms 😉 J’apprécierai beaucoup de retrouver un jour la plume et l’imaginaire de cet auteur.

Comme la grande majorité des e-courts, des messages forts sont passés dans ces textes courts. Ici la liberté, le prix à payer, le poids des traditions. C’était vraiment bien. Un beau texte  et un auteur à découvrir !

Merci encore aux Editions Voy’[el] et la collection e-court, pour ce partenariat riche en très belles découvertes.

La véritable histoire de Noël de Marko Leino / Challenge « Il était 2 fois Noël » : 15 décembre

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Michel Lafon, 300 pages, 13,95 €

4ème de couverture

Au cœur de la Laponie, pays des neiges éternelles, le jeune orphelin Nicolas est recueilli par les habitants de son village. Mais ils sont tous trop pauvres pour pouvoir l’adopter. Le Conseil des Anciens prend alors une décision inédite : chaque année, le garçon sera pris en charge par une famille différente, et il en changera le jour de Noël.

Avec une étincelle d’espoir et de joie de vivre, Nicolas décide de se consacrer à sa passion : fabriquer des jouets. Le garçon va ainsi raviver l’émerveillement au cœur de cette région glacée. Et pourrait bien être à l’origine d’une des plus belles légendes.

Résumé

Ossi et Tommi sont deux frères qui s’amusent sur la place un beau jour d’été, ils jouent à lancer un vieux camion de pompier rouge dans l’eau et cela sera au premier à le récupérer. C’est toujours Tommi qui gagne, Ossi ne plongeant jamais les yeux ouverts ! Mais cette fois, Ossi croit bien avoir battu son frère, il remonte un objet emprisonner dans les algues. Une fois nettoyé, il s’agit d’un coffret en bois finement sculpté mais cadenassé. Les deux garçons décident de montrer l’objet à leur papy qui pourra peut-être l’ouvrir. Et en effet, après quelques difficultés, le coffret est ouvert. Il contient une montre à gousset et un petit mot : « Joyeux Noël Aada. Ton frère Nicolas. » Le grand-père d’Ossi et Tommi se souvient alors d’une légende que son propre grand-père lui avait raconté. La véritable histoire de Noël. Et c’est maintenant à Tommi et Ossi de la découvrir.

Mon avis

Une excellente lecture pour les fêtes !

Quand j’ai vu que ce livre sortait cette année, je voulais absolument le lire. J’ai vu le film de 2008, il y a deux ans et j’avais beaucoup aimé, je voulais retrouver un peu de la magie de ce beau film, toutefois trop court. Et c’est réussi ^^

L’histoire commence donc de nos jours, avec deux frères qui se chamaillent pas mal et qui découvrent par une belle journée d’été un petit coffret de bois ouvragé et délicatement ciselé contenant une ancienne montre à gousset de peu de valeur et un petit billet dans la montre faisant référence à Aada et Nicolas. Le grand-père des deux garçons décide de se rendre sur la plage à l’endroit où les enfants jouent sur les rochers et se rend compte qu’il a certainement entre les mains une preuve que la légende de Nicolas et d’Aada est réelle. Du moins, la coïncidence est trop belle pour ne pas raconter La véritable histoire de Noël à ses petits-fils, même lors un chaud après-midi d’été.

C’est ainsi que le lecteur bascule fort longtemps en arrière quand le petit village de Korvajoki ne comptait que 8 maisons. Et que tout prêt vivait sur une île, Nicolas 5 ans, sa petite sœur Aada 1 an et leurs parents. L’hiver tarde un peu à arriver et les parents de Nicolas nettoient leurs filets de pêche pendant que Nicolas s’occupe de sa petite sœur. Le ciel pourtant commence à se faire menaçant, annonciateur du vent, du froid, de la neige et de rigueur. Aada est prise de fièvre deux nuits avant Noël et ses parents décident de l’emmener, en plein nuit alors qu’une tempête s’annonce, sur terre dans l’espoir qu’au village, quelqu’un pourra les aider. Ils laissent le soin à Nicolas de veiller sur le feu de la maison, il doit l’entretenir car il ne serait pas sain de ramener leur petite fille malade même soignée dans une maison glaciale. Le père de Nicolas lui confie donc cette tâche ainsi que sa montre à gousset afin que le petit, même s’il ne sait pas lire l’heure, puisse voir le temps qui passe avant que sa famille ne reviennent. Au petit matin, le feu est presque éteint, le bois manque et la tempête de neige de la nuit à tout recouvert. Et la famille de Nicolas n’est toujours pas rentrée. Cependant la mission du petit étant ce qu’elle est, il se débrouille comme il peut pour entretenir le feu mais encore de longues heures plus tard, toujours aucun retour au chalet. Alors qu’il s’apprête à passer une nouvelle soirée seul, il attend du bruit mais ce n’est pas sa famille qui revient. Deux pêcheurs du village sont venus lui apprendre une bien effroyable nouvelle. Nicolas ne peut rester sur l’île, il accompagne alors avec ses maigres affaires, les deux hommes au village.

L’assemblée de villageois doit décider du sort du petit garçon. Même Iisakki, un ermite marchant ambulant d’ustensiles en bois et autres objets y assiste et met son grain de sel. Il est décidé que Nicolas vivrait un an chez une famille puis changerait tous les ans à la Noël, jusqu’à ses 13 ans, où une nouvelle assemblée déciderait quoi faire.

Les débuts de Nicolas dans la famille d’accueil sont extrêmement difficiles. C’est un petit bonhomme en deuil qui, même s’il est plus que reconnaissant de l’aide des villageois, n’ose pas s’attacher de peur d’avoir trop mal à la séparation. Il reste seul même s’il est serviable et qu’il apprend vite. Un jour, toutefois, une mésaventure le rapprochera d’Eemeli le fils du premier couple. Pour remercier la famille et rendre heureux les enfants, le petit Nicolas va fabriquer quelques jouets en bois qui leur donnera à Noël avant de changer de famille. Nicolas ne le sait pas encore mais il vient de sceller son destin.

La véritable histoire de Noël est un très beau conte. Une belle histoire qui explique comment serait née la légende du Père Noël. Mais c’est également, une histoire assez triste, car Nicolas, est orphelin et bien seul parfois. Il est pourtant très courageux et bien en avance pour son âge. Les difficultés l’ont privé de son insouciance et d’une enfance heureuse. Mais au fil de l’histoire, des années, il se rend compte que ce petit village est devenu sa famille. Et qu’il a connu beaucoup d’instants heureux. Sa rencontre avec Iisakki, cet homme aigri qui n’aime pas les enfants, va aussi le changer. La première particularité de Nicolas est son obsession pour Noël et ce que cela représente pour lui. Sa petite sœur était née à Noël et a disparu peu avant cette même date. Seulement, imposer sa vision des choses aux autres n’est pas facile. Il est aveuglé par certaines choses et en oublie d’autres  pourant important. Heureusement, la véritable histoire de Noël est aussi une grande histoire d’amitié entre Nicolas et Eemeli. Ce dernier aura beaucoup d’importance dans la vie de Nicolas. La seconde particularité de cet enfant puis de cet homme si spécial : c’est qu’il n’a aucune notion du temps qui passe pour lui ou pour les autres. Cela lui donne un air naïf ou distrait.

Cette lecture m’a fait verser quelques larmes, je suis très émotive. Je l’ai lu assez vite en une soirée, complètement immergée, du coup, je me suis fort attachée aux personnages et je n’ai pas pu retenir quelques larmes parfois ^^ Je pense que si je n’avais pas déjà connue l’histoire, via le film de 2008, cette histoire aurait été un coup de cœur ❤ C’est parfois triste mais c’est la vraie magie de Noël. Des valeurs passent dans ce livre jeunesse : l’amitié, savoir garder un secret, donner sans attendre en retour, ne pas tirer la couverture à soi, faire la joie autour de soi. Bref, de belles valeurs qui conviennent parfaitement à la période de Noël. Et puis quelque part, cette histoire est crédible, on peut y croire. Ou choisir de rester terre à terre. Peu importe. Moi en tout cas, je suis restée une grande enfant, et je crois à la magie de Noël. J’ai donc passé un excellent moment, malgré les larmes, oui oui ! J’ai même préféré le récit au livre qui a le mérite d’être plus développé, on est plus au côté de Nicolas et de ce qui lui arrive.

De plus, j’ai apprécié avoir l’impression d’y être, la Laponie, la solitude de l’hiver, les montagnes, la neige, le froid, les rennes (j’ai adoré le passage avec les rennes), la solidarité entre les pêcheurs qui ont la vie dure, les forêts, …

Je suis ravie d’avoir lu ce roman jeunesse, que je recommande aux enfants et aux grands enfants ! Merci Tsuki de m’avoir prêté ton exemplaire ❤ J’ai ainsi pu le lire pour la lecture commune du challenge « Il était deux fois Noël » ❤

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et il rentre dans le challenge puisque l’auteur indique avoir fait les deux écrits (scénario et livre) à la même période.

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La belle et la bête de Madame de Villeneuve

9782070349593FSFolio, 2€, 135 pages

4ème de couverture

«Le monstre se fit entendre. Un bruit effroyable, causé par le poids énorme de son corps, par le cliquetis terrible de ses écailles et par des hurlements affreux, annonça son arrivée. En voyant approcher la Bête, qu’elle ne put envisager sans frémir en elle-même, la Belle avança d’un pas ferme, et d’un air modeste salua fort respectueusement la Bête. Cette démarche plut au monstre. Se retournant vers la Belle, il lui dit : « Bonsoir, la Belle ».» Gabrielle-Suzanne de Villeneuve (1685-1755) est l’auteur de l’un des contes de fées les plus célèbres de la littérature française. Venue tardivement à la littérature, elle est également l’auteur de plusieurs autres contes et romans, parmi lesquels La Jardinière de Vincennes qui connut un grand succès.

Résumé

Un riche marchand a 3 fils et 3 filles. La dernière des filles est la plus belle, si bien que tous ne l’appelle que la Belle, ce qui attise la jalousie de ses sœurs. Mais sans compter son physique, elle est aussi la plus studieuse et la moins vaniteuse. Mais un jour, le riche marchand perd tout et la famille est contraint de déménager à la compagne.

Un matin, une opportunité se présente au marchand de se refaire un pécule mais le temps d’arriver sur place, il ne trouve que de vains espoirs. Sur la route du retour, le cheval du marchand le conduit dans un château. Il y découvre des merveilles. Quand il cueille une rose pour sa fille Belle, une étrange malédiction se met en marche.

Mon avis

Mitigée !

Le lecteur découvre le conte original de la Belle et la Bête. Celui-ci est composé de deux parties. La première est le conte que l’on connait à quelques modifications près et la seconde nous raconte comment le prince est devenu à la Bête et qui est vraiment la Belle.

Autant j’ai bien aimé la première partie, autant j’ai vraiment pas aimé la seconde. Et pour vous dire pourquoi, je vais devoir spoiler, j’en suis désolée ^^

Commençons par le positif. C’est une belle histoire, un beau récit et bien écrit, même s’il faut s’accrocher pour bien comprendre toutes les tournures de phrases. Le style est celui du 17ème- 18ème siècle et il peut parfois sembler lourd. Je ne le cache pas, il ne m’aurait pas fallu 50 pages de plus. Parce qu’au bout d’un moment, c’est un peu fatiguant. Une question d’habitude sans doute.

Autre point positif, le récit touche vraiment au Merveilleux. La Bête est vraiment monstrueuse et bête. L’enchantement est vraiment présent. Il se passe des choses étranges et féériques dans le palais de la Bête. On prend plaisir à suivre la Belle qui déambule dans le château et découvrir 1000 et 1 choses surprenantes. Le côté magique, merveilleux est vraiment plaisant. Les fenêtres qui s’ouvrent vers des loisirs : théâtre, opéra,… les décors, les fées bonnes et mauvaises, ….

Toujours pour le positif, j’ai trouvé les sentiments relatés vraiment très bien maitrisés. La jalousie et la haine des sœurs de la Belle, leur vanité et leur suffisance aussi. La bêtise et l’horreur de la Bête, la naïveté et la candeur de la Belle, sa bonté et sa simplicité également. L’amour filial et fraternel. Vraiment tout cela est très bien décrit. Puis on comprend comment la Belle change d’avis et finit par s’unir à la Bête.

Dernier point positif, avoir des explications sur le comment et pourquoi  le Prince a été changé en Bête, comment les événements se sont enchainés, sont deux points forts intéressants et paradoxalement… je n’ai pas apprécié la version de l’histoire, surtout du côté de la Belle.

Arrive donc le négatif. Dans la seconde partie, où le lecteur en découvre plus sur Belle et le Prince. Pourquoi, cette jeune fille doit-elle absolument être une princesse pour épouser le prince ? Oui c’est la réalité de l’époque sans doute mais ça brise « le conte de fée » pour le coup ^^ Je serai bien resté sur la belle et intelligente fille, roturière qui épousa son Prince… Mais ce n’est pas encore ça le pire pour moi, c’est qu’on a deux fois la démonstration en moins de 20 pages. Une fée ne peux pas épouser un roi non plus, bien oui, la fée est trop au dessus du roi… Pfff, franchement moi, ça m’a fatiguée. En gros, pas possible de dépasser sa condition. A cette époque, tu es dans la misère, tu y restes…

De plus, les explications sont un peu embrouillées, les fées ne peuvent pas avoir des prénoms comme tout le monde, on arrive plus à suivre à la fin… C’est un peu dommage.

Je ne déconseillerai pas cette lecture, je pense que les défauts que j’y trouve, ont sans doute un grand fond personnel. Dans l’ensemble, c’est une belle lecture qui a vraiment pour elle d’ouvrir le lecteur à un style pas si aisé que ça et au Merveilleux.

Voilà, la Belle et la Bête, il y a du bon comme il y a du moins bon pour moi. Finalement, je resterais presque à préférer le dessin animé de Disney moi qui pourtant ne suis pas une fan absolue des Disney. J’ai aimé sans adoré. Et je pense que si je devais le lire un jour à mes enfants, je m’arrêterai avant que la fée nous raconte comment et pourquoi toute cette histoire !

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Pour l’honneur des Mérina d’Alex Evans

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Editions Voy’[el], collection e-court, ebook, 0,99€

4ème de couverture

Améyo, fille d’une famille de riches marchands tombée dans la misère, vivote entre une belle-mère alcoolique et deux belles-soeurs. Criblées de dettes, leur jugement tombe : elles doivent tout rembourser dans trois jours, ou bien elles seront vendues comme esclaves.
En désespoir de cause, la jeune fille décide d’invoquer le fantôme de son grand-père. Il pourra peut-être lui dire où se trouve la pieuvre des Mérina. Ce joyau perdu de la famille leur permettrait de payer tous leurs créanciers.
Sauf que ce n’est pas le bon grand-père qui apparaît…

Pas de résumé perso, la 4ème de l’e-court est très bien fait ^^

Mon avis

Encore une fois, je remercie les éditions Voy’el et Aude la directrice de la collection e-court pour ce partenariat très enrichissant et plein de découvertes !

Cette fois, le lecteur fait connaissance avec Améyo qui vend des dentelles pour payer les dettes familiales. Au marché, un matin, elle apprend que le capitaine Anjani est de retour et que son père organise le soir une grande fête en son honneur dans leur grande demeure. Demeure qui a appartenu à la famille d’Améyo avant que celle-ci la perd. Les parents d’Améyo sont morts, elle reste vivre avec sa belle mère alcoolique et ses deux belles sœurs. Criblées de dettes, elles ont chacune une façon différente de réagir à l’annonce terrible : elles seront vendues avec leur biens pour solder la dette familial. Améyo elle décide de procéder à une cérémonie où elle peut faire revenir un de ces ancêtres pour une journée afin de l’aider.

Une très bonne surprise ! Le résumé m’avait fait sourire, ça m’a séduit et je me suis dit pourquoi pas. On rentre facilement dans ce récit et on s’attache à Améyo même si on sait qu’on va la suivre que le temps d’une nouvelle numérique. Je regrette juste une chose, de ce fait, on a pas trop de détail de l’univers dans lequel on est. Il m’a rappelé d’autres belles lectures du coup, j’aurais aimé en savoir plus, c’est sur sur cet univers fantasy. Mais à part cela, c’est très plaisant. Améyo est une jeune femme courageuse, très sérieuse et qui pense que l’honneur est ce qu’un être humain a de plus important. Même si elle n’a pas tort, elle découvrira que ce n’est pourtant pas la seule chose.

Ce que j’ai vraiment apprécié, c’est que l’auteur nous épargne les clichés ! Comme ça fait du bien, de ne pas tomber sur une histoire banale et cousue de fils blancs. On s’attendrait de l’héroïne certaines choses et finalement non! J’ai vraiment apprécié ce côté, tellement plus réaliste et crédible ^^

Le personnage du grand-père m’a beaucoup plu aussi, elle reçoit donc une visite inattendue et la tournure même un peu convenue c’est vrai, m’a quand même plu et touchée.

Le style d’Alex Evans est fluide, plaisant et rythmé, on lit l’e-court vite et presque d’une traite (dommage que mon temps de métro ne soit pas plus long !). J’apprécierai beaucoup de retrouver un jour la plume et l’imaginaire de cet auteur.

Comme la grande majorité des e-courts, des messages forts sont passés dans ces textes courts. Ici Améyo va découvrir qui elle est vraiment et s’affranchir du passé. Elle va tout en restant elle-même, une jeune fille droite et un peu fière, comprendre que le nom et l’honneur ne font pas tout. Et qu’on peut être heureux autrement. C’était vraiment bien vu et j’ai aimé la fin. L’honneur des Mérina c’est comme un conte de fée sans fée avec un fantôme ! 😉 Encore un e-court à découvrir !

Merci encore aux Editions Voy’[el] et la collection e-court, pour ce partenariat, décidément, très riche en belles découvertes !!!

Jack Le Chasseur de géants de Bryan Singer

Jack le chasseur de géants

Nicholas Hoult, Eleanor Tomlinson, Ewan McGregor,…

Un jeune ouvrier agricole du nom de Jack ouvre involontairement un passage entre notre monde et celui d’une terrifiante race de géants. Débarquant sur la Terre pour la première fois depuis des siècles et des siècles, les géants n’ont qu’un objectif : reprendre le territoire qu’ils ont jadis perdu. Jack doit tout mettre en œuvre pour les arrêter. Il va devenir malgré lui un guerrier valeureux. Le salut de l’humanité repose sur ses épaules…

L’histoire commence alors que Jack enfant est élevé par son père qui lui raconte l’histoire du Grand Roi Eric. C’est pendant le règne de ce roi que les géants sont venus envahir le royaume grâce à une graine de haricots magiques permettant de relier leur monde au dessus des nuages à la terre des hommes. Parallèlement la Reine conte la même histoire à la Princesse Isabelle. 10 ans plus tard, une série d’événements vont réunir Jack et Isabelle, provoquer la création d’un nouveau passage vers le monde des géants…

Il s’agit là d’une adaptation du conte pour enfants Jack et le haricot magique et d’un conte populaire anglais faisant référence aux géants.

Je suis plutôt bon public, alors j’ai bien aimé, mais en essayant d’être objective, c’est un peu comme Le monde fantastique d’Oz, très orienté pour le public jeunesse même avec Bryan Singer à la barque. Autant j’ai apprécie les décors, la musique, autant j’ai eu du mal avec les costumes et le jeu de certains acteurs. Les effets spéciaux sont assez réussis, j’ai beaucoup aimé, notamment la façon dont est contée l’histoire au début, les attaques et l’ascension du haricot géant. Les géants étaient très bien faits (ça dépendait des plans), en tout cas, ils se comportent bien comme on l’imagine, crades, méchants et souvent idiots. Mais des guerrières aimant la chair humaine. La technique de motion-capture a été utilisée et permet à la fois une fluidité dans les mouvements crédibles et l’expression des visages très réalistes, de même pour les cascades des acteurs face au pied de haricot géant.

Les costumes m’ont semblé un peu trop « faux » (surtout les armures en faites) mais dans l’ensemble, ça reste cohérent pour un conte avec des rois et des princesses.

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Je n’ai pas aimé le jeu d’acteur de Nicolas Hoult (Jack) qui est actuellement actuellement à l’affiche de Warm Bodies -pas vu, je ne peux pas comparer- je trouve son visage trop juvénile -du coup pour jouer un gars de 18/20 ans, ça va- et j’y ai pas trop cru… Jack-le-chasseur-de-géants-de-nouvelles-images-Nicholas-Hoult-

Jack finalement n’est pas trop attachant, par contre, j’ai apprécié Isabelle, cette princesse qui souhaite connaitre son peuple plutôt que se conformer aux protocoles de la cour. J’ai bien aimé le jeu de l’actrice Eleanor Tomlinson, que je trouve très jolie.

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Pour les autres acteurs, plus confirmé, Ian McShane (le roi Brahmwell, père d’Isabelle ) ne m’a pas convaincue non plus. En tout cas, il ne tient pas là son meilleur rôle. Quand à Stanley Tucci (Roderick) et Ewan McGregor (Elmont) c’est pas non plus le rôle de leur vie, mais je ne peux pas être objective avec ces deux acteurs que j’aime beaucoup !

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Par contre, j’ai bien aimé, le courant qui passe entre les personnages de Jack et Elmont.

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Je regrette de ne pas l’avoir vu en VO, je pense qu’il serait meilleur -bien que je suis contente du choix des voies françaises (habituelles pour Stanley et Ewan)- avec les voies originales et les accents. Fan d’Ewan oblige, j’achèterai le DVD mais je ne le regarderai qu’en VO. De plus, des acteurs que j’aime bien comme Bill Nighy donnent leurs voix aux géants mais forcément en français… pas possible de les reconnaitre.

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Je ne sais pas si je m’attendais à quelque chose en particulier, concernant la réalisation de Bryan Singer, mais je n’ai pas été déçue, de l’action, des batailles, des moments plus posés, c’était entrainant, et les 1h50 sont passées assez vite. Toutefois, ce n’est pas pour son originalité, pour un traitement particulier de l’image, qu’on va voir ce film.

L’histoire plaira aux enfants (et aux grands « n’enfants »), des rois et des princesses, des gentils, des géants, des méchants, de bons sentiments, du courage, de l’amour, des combats, des guerriers, … ça manque peut être d’un peu plus d’humour (du moins c’est mon sentiment pour l’avoir vu en VF).

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Pour un film de conte, je le trouve pas mal fait, ça n’a pas la prétention de révolutionner le genre, c’est un bon moment de détente (mais peut-être pas la peine de le voir au cinéma sauf avec un tarif préférentiel, à vous de voir).

ça semble un peu négatif comme ça, mais j’ai quand-même bien aimé, l’histoire est très sympa et l’ensemble dynamique.

Vous l’avez vu ? Vous en avez pensé quoi ?

Blanche-Neige et le chasseur de Rupert Sanders

avec Kristen Stewart, Charlize Theron, Chris Hemsworth,…

Réécriture du conte des frères Grimm

Dans des temps immémoriaux où la magie, les fées et les nains étaient monnaie courante, naquit un jour l’unique enfant d’un bon roi et de son épouse chérie : une fille aux lèvres rouge sang, à la chevelure noire comme l’ébène et à la peau blanche comme neige. Et voilà précisément où l’histoire que vous croyiez connaître prend fin et où la nouvelle adaptation épique et envoutante de ce célèbre conte des frères Grimm débute. Notre héroïne, dont la beauté vient entacher la suprématie de l’orgueilleuse Reine Ravenna et déclencher son courroux, n’a plus rien d’une damoiselle en détresse, et la cruelle marâtre en quête de jeunesse éternelle ignore que sa seule et unique rivale a été formée à l’art de la guerre par le chasseur qu’elle avait elle-même envoyé pour la capturer. Alliant leurs forces, Blanche-Neige et le chasseur vont fomenter une rébellion et lever une armée pour reconquérir le royaume de Tabor et libérer son peuple du joug de l’impitoyable Ravenna.

La mère de Blanche-Neige, la reine du royaume meurt quelques années après la naissance de sa fille, de maladie. Le roi est accablé de tristesse et pense ne jamais pouvoir la remplacer. Une mystérieuse armée noire s’approche du royaume et le roi avec ses hommes s’en va la combattre dans la forêt. Tous les ennemis vaincus, les hommes du roi tombent sur une roulotte où une jeune femme est prisonnière:  Ravenna. Elle est magnifique et le roi en tombe amoureux au premier regard. Le lendemain ils se marient et le soir venu, la nouvelle reine tue le roi, prend possession du royaume et fait emprisonner Blanche-Neige dans la plus haute tour du château. Le mal s’étend alors sur le royaume. Des années plus tard, la maléfique reine découvre que son pouvoir s’affaiblit d’autant que la beauté et la pureté de Blanche-Neige s’épanouissent, elle envoie son gardien, son frère tuer Blanche-Neige. Mais celle-ci parvient à s’échapper dans la foret obscure. La reine demande alors à son frère de lui trouver un homme qui pourra pister Blanche-Neige et la lui ramener.

J’ai beaucoup aimé cette adaptation revue et corrigée du conte des frères Grimm. Un spectacle esthétique et de bons acteurs. L’histoire est un peu convenue et peu surprenante peut être, mais le film est quand même, je trouve, très réussi. Ce qui m’a interpelé, c’est vraiment les images, les effets spéciaux et l’ambiance sombre dès que la reine Ravenna prend le pouvoir. J’ai adoré la performance de Charlize Théron qui fait une méchante à la fois cruelle, orgueilleuse mais qu’on sent rongée par le mal et ses secrets. On apprend petit à petit pourquoi elle est devenue ce qu’elle est et comment et on ne peut s’empêcher de comprendre pourquoi elle fait tout ça. J’ai beaucoup aimé les transformations, du point de vue effets spéciaux c’est très réussi, aussi bien lorsque la reine décline et qu’elle vieillit ou alors quand elle se transforme pour rejoindre la forêt noire.

C’était pour moi, le premier film avec Kristen Stewart, j’ai trouvé qu’elle faisait une très belle et convaincante Blanche-Neige, naturelle et sensible. Enfin une Blanche-Neige qui n’est pas niaise ou naïve. Par contre, le personnage n’est pas très creusé. Elle n’a pas beaucoup de consistance avant le passage de la pomme et la bataille. L’accent est beaucoup plus mis sur la reine et je pense que c’était plus tourné sur son point de vue. Du coup, je regrette un peu de ne pas avoir vraiment eu les sentiments de Blanche-Neige sur la mort de ses parents, son enfermement, etc.

J’aime beaucoup Chris Hemsworth (et pas que physiquement, je vous vois venir), j’ai trouvé qu’il avait le regard juste et le jeu qu’il fallait pour jouer le chasseur. Il y a de très belles scènes entre lui et Blanche-Neige. Il n’est pas que bourru, son comportement est plus profond. Des personnages intéressants ont été ajoutés dans cette histoire, le frère de la reine ou encore William (le meilleur ami de Blanche-Neige) mais là encore, comme pour l’héroïne, les rôles n’ont pas vraiment été trop creusés. Du coup, il y a une nette préférence scénaristique pour le chasseur (forcément, vu le titre du film). Toutefois, pas de réelle histoire d’amour, pas de prince charmant, et vraiment j’ai trouvé ça bien.

J’ai beaucoup aimé les nains et leur histoire avec quelques clins d’œil appréciables et des touches d’humour. Je n’en ai pas réellement eu de préféré même si je ne nierai pas que j’ai apprécié retrouver Ian McShane, Nick Frost et Bob Hoskins.

J’ai vu qu’il y avait une polémique sur le choix du réalisateur d’avoir fait jouer des acteurs dits de taille normale et d’avoir ensuite tout retravaillé par ordinateur. Il me semble qu’il en était de même pour le Seigneur des Anneaux et je ne me souviens pas d’avoir entendu des protestations. Je comprends le point de vue de l’association Little People of America même si je salue la prouesse technique, parce qu’on y voit que du feu.

Comme j’ai pu voir Blanche-Neige (Mirror Mirror) de Tarsem Singh avec Julia Roberts, il y a peu de temps, je peux dire que les deux films sont du point de vue histoire fort peu comparables. Ils sont même complètement différents. Même si dans les deux, sont présentées, une reine maléfique et une Blanche-Neige combative, la comparaison s’arrête là. Ici c’est sombre et noir, Mirror, Mirror est burlesque, absolument second degrés, coloré et nettement sur le ton de la comédie. J’avais beaucoup aimé d’ailleurs ce décalage voulu avec le compte (même s’il manque vraiment quelque chose pour que ça soit génial). Dans Mirror, Mirror, les nains sont plus présents dans l’histoire, c’est peut être ce que j’aimerai aimé retrouver ici.

Des deux, je préfère quand même celui-ci, plus esthétiquement sombre, avec une reine qu’on adore détester, des effets spéciaux qui claquent, des sentiments mais pas d’histoire d’amour. C’est un très bon premier film pour Rupert Sanders, j’attends de voir son prochain film maintenant 🙂

Des bémols ? Pas beaucoup plus que ce qui a déjà été dit, peut être, juste ceci: le Merveilleux dans le film, même si j’ai aimé, j’ai trouvé que cela tombait un peu bizarrement ? Comment ? Quel sens donner à tout ça ? Mais ce n’est qu’un détail.

Sinon, je l’ai vu en VF, et je pense que je le reverrai en VO pour avoir les vraies intonations des personnages.

Là où je dis NON, c’est qu’une suite est annoncée, voire même une trilogie ! Franchement, si c’est pour nous faire le coup d’une histoire d’amour, je refuse l’idée. J’attendrai donc de lire le synopsis de ce volet supplémentaire avant de me décider sur la possibilité d’aller ou non le voir au cinéma.

Si vous voulez un autre avis très complet sur le film, je vous encourage à aller lire le billet de Dame Coquelicote sur Sans Grand Intérêt, avec qui je partage pas mal de points de vue sur ce film 🙂