Azr’Khila de Charlotte Bousquet

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Depuis 2009, les Éditions Mnémos publient en partenariat avec le festival, les Imaginales d’Epinal une anthologie annuelle de Fantasy.

Après Rois & Capitaines, Magiciennes & Sorciers et Victimes & Bourreaux, toutes trois dirigées par Stéphanie Nicot, anthologiste et directrice artistique du festival, l’édition 2012 sera co-dirigée par Sylvie Miller et Lionel Davoust.

 Quatrième de couverture:

« LES AILES IMMENSES. LE CORPS VASTE. La tête cornue et mobile au bout du cou. Et ces plaques d’écailles d’un bleu noir. La reine Ayline aurait pu défaillir si elle n’avait connu une succession d’épreuves, si elle n’avait été ballotée d’un cauchemar à l’autre. Son cœur était celui d’une guerrière : il n’était pas invincible mais il ne cesserait de battre qu’au prix d’une défense farouche. Elle sortit son glaive du fourreau ; il lui sembla dérisoire face a la puissance du monstre qui se percha sur l’édifice, ailes toujours déployées. »

Réalisée en partenariat avec les Imaginales le festival d’Epinal où le meilleur des auteurs de la fantasy française et mondiale se retrouve chaque année, l’anthologie Reines et Dragons s’inscrit dans la lignée de Rois et Capitaines, de Magiciennes et Sorciers et de Victimes et Bourreaux, saluée par une critique enthousiaste qui y a vu « sans doute la meilleure anthologie de Fantasy francophone parue à ce jour » (ActuSF).

D’un univers à l’autre, de l’exaltation aventureuse à la retenue intimiste, tout l’éventail de la Fantasy se déploie, porté par sa créature la plus légendaire et par sa figure la plus complexe. Drégongeon et son Elfrie, Chuchoteurs du dragon, Reines protectrices ou vengeresses, Soeurs de la Tarasque, Eveilleuse entre deux mondes, Déesses aux deux visages : vivez les frissons de l’épopée et de l’émotion, assistez à la confrontation de ces Reines et Dragons !

AUTEURS Pierre Bordage Charlotte Bousquet Nathalie Dau Anne Fakhouri Mélanie Fazi Mathieu Gaborit Thomas Geha Vincent Gessler Justine Niogret Chantal Robillard Adrien Tomas Erik Wietzel

Très impliqués dans l’équipe d’animation depuis la création, en 2002, du festival Imaginales, Sylvie Miller et Lionel Davoust y traduisent les propos des invités étrangers ou y assurent la modération des tables rondes. Tous deux écrivains et traducteurs, ils œuvrent depuis de nombreuses années dans le domaine des littératures de l’imaginaire, ayant notamment, pour elle, dirigé plusieurs anthologies et, pour lui, assuré la direction de la revue Asphodale.

L’auteure

Philosophe de formation, passionnée par l’histoire et la mythologie, les contes et le fantastique, Charlotte Bousquet est un auteur aux multiples facettes. Elle a publié des nouvelles dans différentes revues et anthologies, des articles universitaires, a participé à la création de plusieurs jeux de rôles, dont le récent Nécropolice, et n’aime rien tant que se jouer des étiquettes. Convaincue que le rôle d’un auteur est aussi de s’engager, elle a participé à plusieurs anthologies à vocation caritatives. Elle a également dirigé trois ans durant, au sein de CDS éditions, la collection Pueblos qui avait pour but d’aider des organismes humanitaires et écologiques à travers des anthologies thématiques comme « L », qui parle de la réalité de l’oppression des femmes. C’est aussi dans une veine que s’inscrivent Précieuses, pas ridicules, un essai drôle et informé en faveur de l’égalité des sexes, et Rouge tagada, un superbe roman graphique pour la jeunesse qui a eu une presse dithyrambique.

2009 voit l’entrée de Charlotte Bousquet en littérature jeunesse, avec La Marque de la bête, une impressionnante relecture de Peau d’âne. 2010 voit la parution de son premier roman historique, Noire lagune et de  Llorona on The Rocks, un court roman de bit-lit, âpre et révolté, qui parle de Ciudad Juarez, la ville où des centaines de femmes sont tuées depuis des années dans l’indifférence quasi générale. Pour le fric ? Pour le sexe ? Pour le fun ? Pour leurs organes ? Assez en tout cas pour que des journalistes inventent un néologisme : féminicide.

Charlotte Bousquet s’est aussi fait remarquer avec sa trilogie de L’Archipel des Numinées, une fantasy sombre et brillante qui lui a valu, pour Cytheriae, le prix Elbakin 2010 et le prix Imaginales 2011 (meilleur roman, meilleure illustration).  La récente réédition en poche d’Arachnaé, de Cytheriae puis de Matricia (Mnémos)  lui a gagné un nouveau public.

La Peau des rêves, cinq volumes de SF post-apocalyptique dont la publication a débuté avec Nuit tatouée (Prix Imaginales des collégiens 2012), et Le dernier ours (Rageot), un thriller écologique survolté, ont été bien accueillis par la critique et les lecteurs. Ses trois romans historiques (Princesse des os, Noire lagune, Venenum) ont confirmé son talent de raconteuse d’histoires. Après Proie idéale et À l’oreille d’Atlas, la trilogie Lune et l’ombre, qui mêle fantastique, peinture et quête d’identité, marque son retour à l’imaginaire.

Sélectionnée en 2012 pour le Prix du livre numérique présidé par Bernard Werber, Charlotte Bousquet est l’une des  valeurs sûres de la nouvelle génération de l’imaginaire français.

Mon avis

Dans une contrée aride et désertique, vit une vieille guérisseuse Yaaza. Elle s’occupe de son troupeau de chèvres avec l’aide régulière des enfants de la tribu. Un soir, aussi calme que les autres, les Teshites armés attaquent le camp nyambe et massacre sans distinction femmes, hommes et enfants. Dans une horreur immobile, Yaaza reste seule à la fin du massacre avec la plus vieille des chèvres du troupeau, trop effrayée pour s’enfuir. La veille femme pleure jusqu’à ce que la nuit l’engloutisse. Alors elle se met en marche et accomplie un rituel vengeur.

Une nouvelle au parfum de vengeance, de mystère et de tradition. La veille femme est touchante seule rescapée du massacre de son village. Elle cherche alors à venger toutes les âmes meurtries par l’assaut violent et cruel des Teshites. Elle remonte leur piste et accomplie une sombre besogne. Le lecteur découvrira aussi Maysa Khila la Reine aux deux visages, celui de la vie et celui de la mort et de son incarnation sur terre le vautour.

La fin de la nouvelle m’a laissé pensive. La nouvelle n’est pas aussi convenue qu’elle pourrait le laisser paraitre. Elle nous permet de développer plusieurs hypothèses, libre au lecteur de choisir ce qu’il préfère. Moi, je me suis fait ma petite théorie. Cette nouvelle est rapidement lue. Le style de Charlotte Bousquet est travaillé, avec exercice de styles et mots que l’on sent soigneusement choisis. Elle est peut-être un peu moins fluide que certaines autres mais elle se lit très bien quand-même.

La nouvelle semble s’éloigner du thème de l’anthologie, le lecteur cherche longtemps comment se raccrocher aux Reines et Dragons mais le choix de Charlotte Bousquet est intéressant et permet de se différencier des autres nouvelles du recueil. C’est plus subtil, et plus abstrait aussi. Une nouvelle qui fait travaillé l’imagination du lecteur après la lecture. Je l’ai apprécié pour ses différences avec les autres nouvelles de l’anthologie.

 

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Les avis des membres de la LC

Marie et Anne :

Nyxx :

Fanny :

Dionysos : https://bibliocosme.wordpress.com/2015/07/25/azrkhila-nouvelle/

Les coups de coeur des Imaginales – chez Actu SF

42793Actu SF, 14€, 313 pages

4ème de couverture

Tous les ans, le festival des Imaginales à Épinal est le grand rendez-vous de tous les amateurs de fantasy. Et chaque année, le festival choisit un auteur « coup de cœur ».
Dirigée par Stéphanie Nicot, cette anthologie rassemble les dix écrivains français distingués, depuis 2004.
Un casting de rêve avec dix nouvelles inédites et superbes. L’occasion de découvrir ces plumes exceptionnelles et de se balader sur les terres de la fantasy, de la fantasy urbaine, du fantastique et de la science-fiction.
Retournez dans le Vieux Royaume avec Jean-Philippe Jaworski, alors que les morts semblent se relever sur les champs de bataille ; marchandez avec Sire Cédric et le père d’Eva Svärta, un commerçant albinos qui saura combler jusque vos plus étranges désirs ; plongez au cœur de Narthécia en compagnie de Samantha Bailly, une cité encerclée de forêts dangereuses où la justice passe par l’empathie ; accompagnez Jérôme Camut dans un petit village des Pyrénées où la vie semble s’être arrêtée à la fin du XIXe siècle ou partez avec l’héroïne demi-elfe de Rachel Tanner au Kosovo enquêter sur un trafic d’organes…

Avec Thierry DI ROLLO, Jérôme CAMUT, Erik WIETZEL, Rachel TANNER, Mélanie FAZI, Jean-Philippe JAWORSKI, SIRE CÉDRIC, Charlotte BOUSQUET, Lionel DAVOUST, Samantha BAILLY.

Mon avis

J’ai acheté de recueil de nouvelles afin de pouvoir relire certains auteurs avant d’aller aux Imaginales et d’en découvrir d’autres qu’ils soient présents en 2014 ou non. Voici mon petit avis sur chacune des nouvelles :

Une simple promesse de Thierry DI ROLLO

Un Janus noir se rend en Territoire perdu. Il a fait une promesse qu’il souhaite honorer.  Les Janus Noir sont immortels mais qui sait ce qu’il encourt en se rendant là-bas … Wilbur veut revoir Choréandre même si le prix à payer est de ne jamais revenir, de tout perdre.

Je découvre Thierry Di Rollo avec cette nouvelle très belle, mélancolique, toute en nuance, teintée de désespoir et de fatalité. L’histoire est belle. J’aurai bien aimé en savoir plus sur l’univers dans lequel évolue le Janus Noir. J’ai beaucoup aimé le symbolisme et la fin de cette nouvelle.

Le secret de Parsigou de Jérôme CAMUT

Le lecteur découvre Parsigou dans les Pyrénées, un village qui n’a pas changé depuis 100 ans. Réellement. Les gens vivent là comme au début du 20ème siècle. Et la moyenne d’âge est assez élevée. Mais est-ce réellement de la propre volonté des habitants ou bien il y a-t-il quelque chose derrière ces particularités ?

Alors là, j’ai adoré cette nouvelle ! Une nouvelle fantastique dans le fin fond des Pyrénées, déjà l’idée j’adhère complètement ! Il y a beaucoup d’humour dans le traitement de cette nouvelle et dans l’analyse de la vie avec ou sans la technologie. De plus, j’ai beaucoup apprécié l’écriture de Jérôme Camut qui se veut légère avec un fond de réflexion sur le progrès si on en a envie de développer un peu !

Le chirurgien d’Erik WIETZEL

Un chirurgien reconnu trompe sa seconde femme avec une artiste. Un jour, à son réveil, il est pris d’un gros mal de gorge sans raison apparente. Après consultation d’un de ses confères, il découvre qu’il a subit une ablation des amygdales. Pourquoi en a-t-il aucun souvenir ? Quand une cicatrice apparait sur son corps quelques jours plus tard, plus de doute, il se passe réellement quelque chose d’étrange.

Une nouvelle intéressante même si j’avoue ne pas avoir vraiment accrochée. L’intrigue fantastique est sympathique mais je n’ai pas du tout été en empathie avec le chirurgien. Faut dire que j’ai beaucoup de mal avec les maris infidèles (ou les femmes d’ailleurs), pas de chance.

La stratégie du chasseur de Rachel TANNER

Juliette est une Chasseuse. Une partie d’elle est Elfe ce qui lui confère la capacité de ressentir des connexions avec les personnes, pour le peu qu’il dispose d’un objet leur appartenant. Freelance depuis quelques temps déjà, Juliette se voit régulièrement confier des missions de recherche de personnes importantes disparues, enlevées, … dans des zones sensibles du Monde. Et cette fois, elle va devoir s’envoler pour le Kosovo, son trafic d’organe, son insécurité, …

Une nouvelle dans un monde TRES réel, le notre, le Kosovo et ses tragédies, ses monstruosités. On s’attache à Juliette, cette Chasseuse et ses capacités. Le fantastique n’est présent que par touches dans notre quotidien si réel et Rachel Tanner le fait très bien. Cette nouvelle permet de nous ouvrir les yeux sur le monde et c’est ce qu’on peut aussi attendre de la fantasy.

Trois renards de Mélanie FAZI

Une jeune musicienne nous raconte comment elle se retrouve, seule, sans ami, dans un quartier pourri, dans un studio minuscule, à la suite de sa rupture. Elle était avec un homme violent mais comme de nombreuses femmes amoureuses, elle ne s’en ai pas rendue compte tout de suite et surtout elle pensait mériter la violence verbale dont son homme faisait preuve. Elle nous raconte aussi comment elle a vu les renards pour la première fois quand elle a joué de son violon pour le groupe Caméo. La brèche qui s’ouvre sur un autre monde quand la musique vous transporte.

C’est une très belle nouvelle, poignante et dure. Elle aborde des thèmes difficiles mais aussi le côté fantastique quand la violoniste joue, sa musique atténue le voile entre les mondes et la jeune femme voie les animaux, c’est très poétique. Elle a la chance de voir ce que très peu de personne peut voir mais attise la jalousie de ceux qui ne les voient pas. Elle est seule dans son monde et cela fait une nouvelle très mélancolique.

Profanation de Jean-Philippe JAWORSKI

Sabaude Cufart doit plaider sa cause devant les trois prêtres du Desséché, il a été pris en train de détrousser des cadavres tombés au champ de bataille, une profanation. Or Sabaude va leur démontrer qu’il n’est pas un profanateur…

J’ai beaucoup aimé cette nouvelle qui (re)plonge le lecteur dans le Vieux Royaume. Elle m’a fait sourire plus qu’une fois,  j’ai beaucoup aimé la façon dont Jean-Philippe Jaworski a mené l’action. Un peu « arroseur arrosé ». Retrouver la plume de Jean-Philippe Jaworski est un plaisir, je ne suis toujours pas prête pour lire Gagner la Guerre mais je savoure les nouvelles du Vieux Royaume. La postface est bien utile pour comprendre tous les subtilités.

Séréna de SIRE CÉDRIC

Charles se rend dans un lieu isolé à la rencontre du marchand, Louis, un albinos. Dans les cercles d’amateurs de sombres débauches et autres vices étranges, c’est l’homme qui vous trouve ce qu’il vous faut. Charles a une demande des plus particulières, un fantasme à assouvir… Peu importe le prix à payer ?

Là aussi c’est toujours un plaisir de retrouver le style percutant de Sire Cédric ! Et avec un personnage lié à un autre personnage de ces romans, c’était très sympa ! La nouvelle est assez courte, dommage, j’aurai bien aimé en découvrir plus sur Louis moi ! Attention, c’est un peu spécial mais c’est du Sire Cédric quoi ❤

La nuit sur le plateau de K’fên de Charlotte BOUSQUET

Kanuya fuit. Elle essaie à nouveau d’échapper à celui à qui son père l’a mariée de force. Plutôt mourir que d’être reprise et de retourner là bas. Alors, Kanuya puise dans ses dernières ressources pour courir le plus loin possible. Mais il y a beaucoup d’obstacles sur sa route…

Je découvre Charlotte Bousquet avec cette nouvelle qui m’a beaucoup plu. Un imaginaire que j’ai trouvé très beau, c’est presque plus un conte qu’une nouvelle et j’ai beaucoup aimé là. L’héroïne est attachante et on a envie de savoir ce qui va se passer pour elle. Il y a beaucoup d’émotions dans cette nouvelle et c’est vraiment génial de réussir à les faire passer dans un format court.

Derrière les barreaux de Lionel DAVOUST

Un jeune homme se confie à son amie, dans une situation complexe, il lui explique son enfance, sa « différence », la difficulté pour les autres à le comprendre. Et puis aussi comment tout a commencé, pourquoi, il en est venu à faire ce qu’il a fait, les extraordinaires découvertes réalisées, si difficile à croire pour les autres…

Cette nouvelle aborde deux thèmes forts : la différence et trouver sa place dans le monde. En plus, l’auteur a saisi l’occasion pour aborder un thème tout spécial pour lui ce qu’il n’aborde jamais, sa passion pour les dauphins. Ces êtres mystérieux, doués d’intelligence. C’est une idée qu’on retrouve pas mal en SF (dans les séries télé), celle que les dauphins ne seraient pas vraiment de notre monde… Et si c’était vraiment le cas ? Le récit à la première personne est marquant. La psychologie du personnage est fine, travaillée. Une nouvelle très intéressante.

Élixir de Samantha BAILLY

Dans un monde différent, le gouvernement utilise les empathes pour travailler sur les maladies psychiatriques ou psychologiques. Mais aussi pour déterminer si les personnes arrêtées sont coupables ou non. Avec cette capacité particulière, Elixir a été forcée de renoncer à sa propre vie pour servir cette nouvelle société. On lui confie le diagnostic d’une personne qui a pu s’approcher du monde extérieur, de l’autre côté du champ de force, de l’interdit. Que va-t-elle découvrir?

Un vrai plaisir ici aussi de retrouver la plume si fluide et l’univers si riche de Samantha Bailly. Ici, le monde imaginé est très intéressant que ça en est frustrant de n’avoir qu’une nouvelle ! On aimerait tellement en savoir plus à la fin. Les thèmes m’ont beaucoup plu, la liberté, le choix. Je pense que ça pourrait donner un très chouette roman !

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La présence de postfaces des auteurs indiquant la ou les raisons de leurs nouvelles, de leurs thèmes est vraiment un gros gros plus. Pour moi, cela a compensé le fait que ce recueil ne dispose pas d’un thème particulier, d’un fil conducteur, d’un lien entre les textes. Ce recueil permet de vraiment découvrir l’univers de ces auteurs, de découvrir de nouvelles plumes, différents façons d’écrire des récits imaginaires. Je n’ai pas été charmée par toutes les nouvelles, il y en a que j’ai préféré aux autres. Mais dans l’ensemble, c’est un bon recueil, avec des lectures variées et plaisantes. Et qui rappelle les bons moments passés aux Imaginales.

DefiPALImaginales2014

A la découverte des maisons d’édition #3

3ème édition du RDV  !!!!

Rappel :  D’où me vient cette idée ? De ma choupette Chica du blog A l’abordage de la culture qui a l’excellente idée d’organiser chaque mois, une chasse aux trésors des petites maisons d’édition ! Ainsi, internautes-pirates nous nous lançons à la découverte d’une maison d’édition, de ses auteurs et des romans publiés ou à paraitre. A travers une série d’énigmes sous forme de questions, nous explorons la page officielle internet de la maison d’éditions, les pages FB ou sites internet de certains des auteurs, des illustrateurs et des romans édités (ou prévus).

Les logos sont repris ici avec l’accord de Chica, pour les explications de la chasse aux trésors des petites maisons d’édition, tout est très bien expliqué sur son blog, je vous encourage vivement à aller y faire un tour ! Chasse aux Trésors des Petites Maisons d’Edition.

Voici la maison d’édition découverte le mois précédent : en juin, il s’agissait de Argemmios Éditions. Je vais donc revenir sur les auteurs, romans et/ou illustrateurs de cette maison d’éditions 🙂 Pour plus d’informations sur l’ensemble de la maison d’édition : Site internet d’Argemmios Editons. Comme le mois dernier, voici le super logo réalisé par Chica, qui nous a accompagné à chacune des énigmes disponibles sur le blog A l’abordage de la Culturen°1, n°2 et n°3.

Les résultats de cette troisième édition ne sont pas encore connus, que va donner cette nouvelle chasse ?

Voici donc la présentation de la troisième  maison d’éditions découverte : Argemmios Editions

Argemmios Editions est une maison d’éditions spécialisée dans la Fantasy et le fantastique nourris de mythologie, de légendes, de folklore avec des collections d’albums pour enfants (maternelle et primaire) et des BD.

Argemmios Editions dispose d’un large choix : romans, recueil, anthologie, BD, jeunesse,… pour toutes les bourses et tous les publics.

Voici les deux publications que nous avons découvert lors de la chasse aux trésors :

  • Qantice, La Cosmocinésie ou les Remuements des Mondes de Marie Fontaine et Tony Beaufils

Qantice est une terre plate, infinie, que survolent des légions d’étoiles.
Œuclarine n’en est qu’une infime partie.
Et Alsrick, mégantrope aux pouvoirs fabuleux, y est mort. Et ressuscité. Sans la moindre idée de ce qu’il fit avant de s’éteindre.
Il sait pourtant que Théloée peut l’aider.
Cette autre mégantrope, capable de guérir tous les maux étranges de Qantice, saurait probablement combler les trous de sa mémoire.
Sauf que Théloée a disparu. Et sa planète miraculeuse aussi.
Commencent alors la quête et l’aventure.

Quantice est décrit comme une « odyssée spatiale servie par une plume ciselée, Marie Fontaine et Tony Beaufils (Tony l’Orc au sein du Naheulband), invitent le lecteur à philosopher avec un poulpe aérien, à remonter le fleuve Panagorée en compagnie de joyeux pirates, ou encore à voguer vers de lointains empirions chamailleurs.« 

Les Auteurs: Tony Beaufils et Marie Fontaine

Surtout connu pour son personnage d’Orc au Banjo au sein du Naheulband, Tony Beaufils vit dans l’univers de Qantice depuis la fin du XXe siècle. Il en a dessiné les paysages tout au long de son parcours musical, allant des airs traditionnels aux sphères du métal symphonique. Le premier album de Qantice, composé par lui comme la bande originale d’un film entre fantasy et space opera, est sorti en 2009 sur le label Brennus : The Cosmocinesy or The Movements of the Worlds.

La rencontre avec Marie Fontaine permet à l’aventure de se faire également littéraire. Pour Marie, vivre, c’est lire et écrire. Partageant sa vie entre Homère, Lucien de Samosate et leurs descendants, elle ne pouvait que trouver plaisir à écouter la Muse qui l’invitait à conter l’épopée d’Alsrick. (source : argemmios ).

Qantice est sorti le 11 juin 2012 et peut être accompagné du CD !

Le site internet de Qantice : http://www.qantice.com/

  • Et cette porte, là-bas, qui se fermait… de Pierre Gévart


Orphée écrit, pour lui-même et pour un journal, où il signe une chronique quotidienne. Eurydice est professeur de lettres. Il boit, elle fume. Il est jaloux, elle aime se sentir libre. Dans le labyrinthe de leur vie commune, des portes s’ouvrent et se referment, innombrables, et nul ne saurait dire si elles les conduisent vers les Enfers ou si elles les en ramènent ; si, à travers elles, ils se retrouvent ou se perdent encore. Par la magie des archétypes, on entre dans l’intimité de ce couple, que le regard particulier de l’auteur arrache à toute banalité. Sans jamais quitter les contours oniriques du mythe, on observe les gestes des amants, décomposés, ralentis, magnifiés. La vie, l’amour, les malentendus passent sous le microscope. Une œuvre atypique, riche en références et clins d’œil semés çà et là comme autant de petits pétards, qui écorchent le mythe sans jamais l’abîmer vraiment.

L’auteur : Pierre Gévart

Pierre Gévart est un explorateur de l’écriture. De l’ouvrage universitaire au recueil de poèmes, en passant par le théâtre, les récits pour enfants ou les romans de science-fiction, il signe sous son nom mais également sous plusieurs pseudonymes, dont Hugo van Gaert, ce qui le rend multiplement prolifique.
Sociétaire de la SACD, Pierre est le président du festival de théâtre lyrique Les Malins Plaisirs de Montreuil (Pas-de-Calais). Fondateur du fanzine Géante Rouge, du Prix Pépin, organisateur par deux fois de la Convention Nationale Française de SF, qui s’est ainsi tenue à Bellaing (Nord) en 2006 et 2009, il est, depuis mai 2008, le rédacteur en chef de la revue Galaxies. (source : argemmios ).

En fouinant ensuite sur le site, je suis tombée sur 2 anthologies qui me plaisent bien, qui s’intéressent à la mythologie et aux légendes :

Les Héritiers d’Homère dirigé et présenté par Nathalie Dau

La mythologie grecque, ses dieux et ses héros nous sont souvent familiers, eux qui hantent même notre vocabulaire : nous sommes narcissiques, érotiques, nous avons parfois la beauté d’Apollon, la ruse d’Ulysse, nous tombons dans les bras de Morphée… Jusqu’à nos ordinateurs que tentent d’infiltrer des chevaux de Troie !
Qualifiés de classiques, les mythes grecs n’ont cessé d’inspirer les modernes. Aujourd’hui, ce sont 18 plumes francophones qui ont interrogé les Muses afin de vous offrir la quintessence de leurs rêves.
Fantasy, fantastique, et même un peu de science-fiction… Les genres de l’Imaginaire se sont vêtus pour vous des couleurs de l’Olympe. Véritables aèdes du XXIème siècle, nos auteurs se sont fait tragiques, satiriques ou lyriques. Leurs récits vous entraîneront depuis les temps de l’Âge d’Or jusqu’aux étoiles de demain.

Avec les auteurs suivants :  Eliane Aberda, Olivier Boil, Anthony Boulange, Charlotte Bousquet, Céline Brenne, Nadège Capouillez, Fabrice Chotin, Sophie Dabat, Marie-Catherine Daniel, Jeanne-A Debats, Nicholas Eustache, Franck Ferric, Philippe Guillaut, Claire Jacquet,  Jess Kaan,  TK Ladlani,  Romain Lucazeau,  Yan Marchand. 

Cette anthologie a été  doublement primée !

Prix Imaginales 2010 : « Les Sept derniers païens » de Romain Lucazeau.

Prix Merlin 2010 : « La Descente aux Enfers d’Orphée et Eurydice », d’Anthony Boulanger.

Chants de Totems dirigée par Nathalie Dau et Hélène Pedot

Pour ce second Périple Mythologique, 13 auteurs ont chaussé leurs mocassins et sont partis sur les traces des légendes amérindiennes.
Enquête dans les terres apaches, manifestations surnaturelles chez les Hopis, mystères polaires des Inuits, mémoire des Sioux encore hantés par la Ghost Dance et Little Big Horn…
L’oiseau-tonnerre traverse le ciel. Sous ses ailes déployées chantent les ultimes totems.
Alors approche, ami lecteur. Viens en paix, prends place, et que le souffle du Grand Esprit, bienveillant ancêtre sous sa coiffe enrichie de ces treize plumes, bénisse ta lecture.

Avec les auteurs suivants : Marie Barthelet, Armand Cabasson, Jean-Michel Calvez, Nicolas Cluzeau, Sophie Dabat, Marie-Catherine Daniel, Franck Ferric, Jacques Fuentealba, Carole Grangier, Denis Labbé, Aurore Perrault, Pierre-Alexandre Sicart, Vanessa Terral.

Et enfin deux romans, deux plumes féminines:

* Les Débris du Chaudron de Nathalie Dau

L’amour et la vengeance ont l’art de traverser les âges, et ce d’autant plus lorsque les dieux sont impliqués. Pour certains mortels, cela signifie un héritage lourd à porter, mêlé de malédiction. Ainsi en va-t-il d’ Augusta Quinn et d’ Alwyn Archtaft. Destinés à réparer le chaudron de Kerridwen, afin de permettre le retour de la déesse, ils devront compter avec Affang, le terrible démon des eaux, qui les poursuivra de sa haine. Mais en cette fin de XXème siècle, un dieu veille et se souvient. Capable d’arpenter les lieux d’ici et d’ailleurs, Kernunnos, sous l’un ou l’autre de ses avatars, permettra à la réalité de rattraper le mythe… et de le dépasser.

L’auteure : Nathalie Dau

Nathalie Dau est tombée dans le chaudron de l’écriture dès l’enfance, elle découvre, à l’âge adulte, les littératures de l’imaginai, qui lui permettent de concilier sa passion pour le folklore et la mythologie avec son style empreint de poésie.
Son premier texte publié est un conte fantastique, Bleu Puzzle, qui paraît aux éditions Tacussel en 1991, dans une collection de littérature générale.
Il faut attendre 1999 pour que Nathalie trouve le chemin des éditeurs de fantasy. Elle fait ses premières armes de novelliste et y prend goût. Les textes courts s’enchaînent, tant en anthologies qu’en revues professionnelles – avec quelques incursions dans le fanzinat. En 2003, elle devient elle-même anthologiste pour les éditions Nestiveqnen (L’Esprit des Bardes, 2003), en incitant 21 auteurs à créer sur le thème de ces mythes celtes qu’elle chérit particulièrement.
En 2006, sa nouvelle Le Violon de la Fée (revue Faeries n° 17) est récompensée par le prix Merlin, et en 2007 elle publie son premier recueil : Contes Myalgiques 1 : les terres qui rêvent (éditions Griffe d’Encre), salué par la critique, et lauréat du prix Imaginales 2008.
Tout en continuant d’écrire, puisqu’elle ne pourrait vivre sans, et de publier chez divers éditeurs, Nathalie Dau a créé sa propre structure : les éditions Argemmios. Folklore, mythologie et poésie y sont évidemment mis à l’honneur. – (source : site argemmios )

Et Au miroir des Sphinx de Charlotte Bousquet

Il y a très longtemps… Dans un champ de ruines, deux sphinx défient la destinée. Un vieux philosophe attend la mort. Une sphinge et une femme ailée décident de s’aimer. Autrefois… Un vampire est victime de son inquiétante étrangeté. Un voyageur égaré trouve l’amour dans les yeux d’une louve. Aujourd’hui… Une acrobate amoureuse cherche des ailes pour voler. Deux anges s’affranchissent, enfin, du poids de la divinité. De la lointaine antiquité à nos jours, des rives du Nil aux ruelles étroites de Florence ou de Paris, cette errance au fil du texte et du temps s’interroge inlassablement sur l’altérité et le moi, sur l’amour et l’effroi.

L’auteure : Charlotte Bousquet

Charlotte Bousquet a commencé à écrire juste après avoir appris à monter à cheval – beaucoup trop tôt pour ses yeux et son dos. Son adolescence dissolue n’ayant réussi à la détourner ni des équidés, ni de la plume, elle s’est vengée de cet échec en ajoutant aux passions de cette malheureuse l
Un mélange qui a poussé cette drôle d’amazone à mener de front un doctorat au titre interminable – Les mondes imaginaires et le déplacement du réel : un questionnement de l’être humain –, deux récits pour enfants, la première esquisse de Lettres aux ténèbres, des travaux de traductrice et de scénariste de jeux de rôles – et quelques rencontres qui ont bouleversé sa vie.
Le résultat de ces miscellanées, c’est que Charlotte Bousquet est une auteure aux multiples facettes qui n’aime rien tant que se jouer des étiquettes et brouiller les pistes.
Aujourd’hui, convaincue que le rôle d’un écrivain est aussi de s’engager, elle a créé au sein de CDS-éditions – maison fondée avec son époux, l’illustrateur Fabien Fernandez – la collection pueblos. Celle-ci a pour but d’aider des organismes humanitaires et écologiques à travers des anthologies thématiques.
Zaïna et le fils du vent, roman jeunesse, a remporté le Prix Grand Atlas des lycéens 2001. Les Arcanes de la trahison, premier tome de sa trilogie de Fantasy (Le cœur d’Amarantha) a reçu le Prix Merlin 2005.
Récit fantastique, Lettres aux ténèbres est paru en février aux éditions Le Calepin Jaune et a été finaliste du prix Imaginales 2008. – (source : site argemmios )

Une chasse dans une jeune maison d’éditions qui a permis aussi aux pirates de découvrir Mathieu Coudray, Graphiste Illustrateur, travailleur acharné, toujours appliqué à affiner son style, son identité, il navigue entre illustrations et bandes dessinées. Particulièrement à l’aise dans les univers de Fantasy ou de fantastique, son trait prend une efficacité remarquable dans le registre humoristique. Mathieu a signé plusieurs couvertures pour les éditions Argemmios, Quid Novi ? ou Pietra Liuzzo, le fanzine Borderline, et des illustrations intérieures pour Khimaira, OutreMonde, les éditions Spootnik… Graphiste freelance, Mathieu s’exprime aussi dans le domaine de la communication, réalisant logos, designs, affiches, flyers, et même des sites internet. Il a publié fin 2009, aux éditions du Riez, Les Sombres Romantiques : un recueil rassemblant 6 de ses illustrations, lesquelles ont inspiré 6 écrivains. – (source : argemmios ).

Les couvertures de Qantice, de Et cette porte, là-bas, qui se fermait…, Les Héritiers d’Homère sont de lui ! Juste magnifique !!!

Voici d’autres œuvres de Mathieu Coudray : TOUS DROITS RESERVES

Pour aller plus loin :

e-boutique : http://boutique.argemmios.com/
forum : http://argemmios-editions.aforumfree.com/

Mais aussi des titres supplémentaires sur le site lokomodo : http://www.diffusion.lokomodo.fr/50-Editions-Argemmios.html

Encore de bien belles découvertes grâce à cette chasse aux trésors à travers l’univers d’Argemmios Editions.