Les danses de Samain de Céline Guillaume (LC 2014 : Saisons païennes) : Samain

la-danse-de-samainillustratrice : Elie Darco

7ème billet de la LC au rythme des Saisons Païennes, recueil de nouvelles publié aux Editions du Chat Noir. Parmi les Enfants de Walpurgis, c’est au tour de Céline Guillaume et de sa nouvelle Les danses de Samain, qui célèbre comme l’indique le titre  Samain, le passage à la saison sombre, le 31 octobre.

J’aime beaucoup cette célébration, celle que l’on assimile à Halloween. Bien que cette année, je ne l’ai pas du tout fêtée.

Le lecteur découvre une femme qui nous raconte son existence. Sa mère d’abord, rousse, que les gens repoussent car c’est le signe du malin et qui vit donc en marge du village, dans les bois. Un jour elle a une fille, rousse elle aussi, notre narratrice. Elles rendent service aux gens du village à leur façon, connaissant tout des plantes, de la nature et de ses bienfaits. Un jour, qu’elle la jeune narratrice cherche des plantes en forêt, elle tombe sur un homme fort beau mais gravement blessé. A sa tenue, elle devine un noble, voire un seigneur. Elle décide de le soigner. Et elle en tombe amoureuse. Mais comme souvent dans ces temps moyenâgeux, rien ne se passe comme les jolies demoiselles le souhaiteraient…

J’ai trouvé cette nouvelle très bien écrite, emprunte d’une certaine poésie. J’ai retrouvé le coup sombre et mélancolique des récits de Dame Sorceline. Elle conte cette histoire d’une jeune fille dont la destinée va changer, que le malheur, la douleur va changer à jamais. Je ne connaissais pas cette aspect de Samain avec les danses la nuit des morts qui scelle le destin de certains hommes. Je suis ravie d’avoir découvert cet aspect.

J’ai trouvé la chute un peu rapide (sans jeu de mot), j’aurai bien aimé un peu plus de détail sur ce rituel, la nuit de Samain, etc. Malgré cela, j’ai passé un très bon moment avec cette lecture. Céline a choisi de montrer un autre aspect du passage ouvert entre les deux mondes. Pas de citrouille, pas de lanterne. C’est plus sombre. Le passage vers l’Ombre, ce n’est pas qu’une métaphore, l’héroïne le vit et le lecteur l’accompagne, peut en souffrir avec elle.

Voilà, plus qu’une nouvelle Yule le mois prochain et nous clôturerons cette lecture commune, ça me fait déjà comme un pincement au coeur!

Quelques petits mots sur la célébration de Samain / Samhain (rapidement, parce que les liens que je vais vous donner à la fin de ce billet, vers les autres chroniques de cette nouvelle ou concernant la célébration, vous détailleront plus ce qu’est cette célébration).

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Samain a lieu le 31 octobre / 1novembre, c’est la célébration de la transition, le passage d’une année à l’autre.

Dans la mythologie celtique irlandaise, Samain, (Samhain en Irlande, Samhuinn en Écosse et Sauin sur l’île de Man) est la fête religieuse qui célèbre le début de la saison « sombre » de l’année celtique (rappel pour les Celtes, l’année était composée de deux saisons : une saison sombre et une saison claire). Le nouvel an celtique.

Passage / ouverture vers l’Autre Monde, celui des dieux. Elle est mentionnée dans de nombreux récits épiques irlandais car, de par sa définition, elle est propice aux événements magiques et mythiques. Sa traduction littérale est : « Fin de l’Eté ».

Samain est un jour en dehors du temps qui permet aux vivants de rencontrer les défunts. Et réciproquement, elle permet aussi aux défunts, non réincarnés, de passer dans le monde des vivants pour y retrouver les lieux et les personnes qui leur étaient chers. On situe ce jour au premier Novembre de notre calendrier. Mais comme toutes les principales fêtes celtiques, Samain compte trois jours de solennités : le premier est consacré à la mémoire des héros, le deuxième à celle de tous les défunts, et le troisième est livré aux réjouissances populaire et familiales marquées par des réunions, des banquets, des festins de toutes sortes qui pouvaient se prolonger pendant une semaine.

La veille de la nuit de Samain, avait lieu la cérémonie de la renaissance du feu. Les propriétaires des maisons éteignaient les feux de l’âtre avant de se rassembler à la nuit tombante sur la place où les druides procédaient à l’allumage d’un nouveau feu sacré en frottant quelques bois secs du chêne sacré. Ils allaient ensuite allumer de grands feux de joie sur les collines environnantes pour éloigner les esprits malfaisants. Puis chaque maître de maison repartait avec quelques braises tirées du nouveau feu sacré pour rallumer un nouveau feu dans l’âtre de sa maison qui devait durer jusqu’à la prochaine fête de Samain et protéger ainsi le foyer tout au long de l’année.

Dans la nuit du 31 octobre – les fêtes celtes commencent à la tombée de la nuit -, on croyait que le monde des morts, des fées et des sorcières entrait en contact avec celui des vivants. On croyait ainsi que les âmes des défunts revenaient errer autour des maisons des vivants c’ est pourquoi on laissait la porte entre ouverte et une place à table et on plaçait des lanternes sur les chemins pour les guider.

En savoir plus : http://mythologica.fr/celte/samain.htm#sthash.NdW3LBgW.dpuf

Et sur ce site également : http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article1803

Les symboles et correspondances de Samain :

Chandelles : oranges et noires
Encens : pomme, cyprès, sauge, menthe, copal, santal, mastic, benjoin, armoise, myrrhe , patchouli
Couleurs : orange, noir, rouge, blanc, or
Fleurs : marigold, souci et chrysanthème
Plantes et fleurs : clou de girofle, romarin, pin, pomme, patchouli, amandier, laurier, calendula, cannelle, ail, gingembre, noisette, cigûe, racines de mandragore, fleurs de souci, ortie, passiflore, aiguilles de pin, graines de citrouille, sauge, graines et pétales de tournesols, ginseng
Arbre : cyprès, if, cèdre
Pierres : l’onyx, l’agathe, la cornaline, le jais et l’obsidienne,  l’hématite, l’ambre, la pyrite, le grenat, le marbre et le rubis, quartz fumé
Animaux : Cerf, chat, chauve-souris, hibou, chacal, éléphant, bélier, scorpion, héron, corbeau
Carte du tarot : L’Arcane Sans Nom
Planète : Saturne, Pluton
Les participantes de la LC

Cassie :

Marie et Anne : Samain et Les danses de Samain

Coquelicote : Samain – Les danses de Samain

Chica

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L’offrande de l’été d’Ambre Dubois (LC 2014 : Saisons païennes) : Mabon

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6ème billet de la LC au rythme des Saisons Païennes, recueil de nouvelles publié aux Editions du Chat Noir. Parmi les Enfants de Walpurgis, c’est au tour d’Ambre Dubois et de sa nouvelle L’offrande de l’été, qui célèbre Mabon, l’équinoxe d’automne, le 21 septembre.

J’aime beaucoup l’automne, les couleurs, les parfums, je crois que c’est une saison qui n’est pas considéré à sa juste valeur parce qu’elle veut dire la fin de l’été.

Le lecteur découvre Ciana, une servante de la Reine de l’Été, et nous la rencontrons le jour de l’équinoxe, quand l’été va laisser la place à l’hiver. Mais dans le temps de la Lumière, l’excitation du repos mérité cède la place à la consternation et la peur. La bague, le joyau de la gouvernance a disparu. Impossible pour l’émissaire de se rendre dans le temple de l’Ombre pour transmettre la bague au Roi de l’Hiver. La Reine demande à Ciana de mener son enquête et le temps presse car d’ici quelques heures le portail va se refermer et l’été devra durer 6 mois de plus. Ce qui signerait la disparition de son Peuple et bien plus encore.

J’ai beaucoup aimé cette nouvelle qui symbolise parfaitement le passage de l’été à l’hiver et qui démontre que l’un ne peut pas aller sans l’autre. Ce passage de l’autre côté du « décor » m’a beaucoup plu. Je suis contente de retrouver la plume d’Ambre Dubois. Elle ne transmet pas forcément tous les symboles et messages de l’équinoxe mais nous avons l’essentiel, l’Ombre, la Lumière, le Froid, la Chaleur, … Il faut un renouvellement de la Terre, une pause pour mieux repartir. Je n’ai pas arrêté de me dire que nous qui n’avons plus vraiment de saison. Et que c’est clairement nous les humains qui en sommes la cause. Derrière la nouvelle, j’ai vu tellement plus. Concernant les personnages, j’ai aimé le Roi et la Reine, apprécié Ciana, certains côtés la rendent touchante, d’autres un poil agaçante; j’ai détesté Merten. Il est arrogant, stupide et égoïste. Et les raisons de son acte ne m’ont pas touchées le moins du monde. J’ai vraiment apprécié la chute, belle et logique. En quelques pages, j’ai été intégrée à l’univers et j’aurai voulu en voir plus, du côté de l’Hiver par exemple. Mais ce n’était pas le moment.

J’ai passé un très bon moment en compagnie d’Ambre Dubois, c’était même un peu trop court :p

Quelques petits mots sur la célébration de Mabon (rapidement, parce que les liens que je vais vous donner à la fin de ce billet, vers les autres chroniques de cette nouvelle ou concernant la célébration, vous détailleront plus ce qu’est cette célébration).

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Mabon a lieu le 21 septembre, c’est l’équinoxe d’automne où le jour et la nuit sont d’égales durées. Il s’agit du deuxième des trois festivals des moissons. C’est le moment idéal pour méditer sur le retour de la période sombre de l’année. Mais c’est aussi un temps de fête, d’actions de grâce joyeuses et de célébrations pour l’abondance des récoltes. Cette célébration rend grâce à la lumière qui décroît alors que se termine les travaux des champs. Les offrandes de cidre, de vin, d’herbes sont d’ailleurs appropriées. Époque des vendanges.

Mabon permet de préparer le prochain hiver. Mabon est une période à flâner dans les sous bois, à profiter de la lumière du soleil et propice à passer sa soirée devant l’âtre.

Le Dieu est mort, sacrifié à Lughnasadh pour assurer la prospérité des récoltes. Ce sacrifice est consenti, le Dieu reviendra bientôt. La Déesse commence à revêtir son aspect de vieille dame sage, reflétant la mort lente et l’hibernation de la Terre qui a déjà commencé.

Cette fête des moissons a peut-être quelque chose de doux-amer, mais il y a toujours l’espoir du retour du Dieu et de la lumière.

Mabon est l’époque des mystères, il est temps d’honorer les divinités vieillissantes et le monde des Esprits. C’est un temps d’équilibre, où nous pouvons faire une pause, nous relaxer, et profiter des fruits de nos moissons personnelles – que ce soit nos jardins, notre travail, l’éducation de nos enfants, ou simplement notre train-train quotidien.

C’est un moment propice aux rituels favorisant l’harmonie, l’équilibre, la protection, la prospérité, la sécurité, et la confiance en soi.

 

Les symboles et correspondances de Lughnasadh / Lammas :

Encens : Mélange d’automne – benjoin, myrrhe et sauge

Couleurs : Rouge, orange, brun-roux, bordeaux, marron, or

Herbes et plantes : Gland, fougères, graines, chèvrefeuille, myrrhe, soucis, passiflore, roses, sauge, sceau de Salomon, chardon et légumes…

Déesses : Morgane, Epona, Persephone, les Muses…

Décoration de l’Autel : Vin, pommes de pin, glands, graines, maïs, pommes, corne d’abondance, lierre, grenades, courges, raisin …

Pierres : Saphir, lapis-lazuli, agate jaune

Nourritures traditionnelles :Pain, noix, pommes, grenades, et des légumes comme les pommes de terre, carottes et oignons.


Mabon Comments & Graphics

~Magickal Graphics~
Les participantes de la LC

Cassie :

Marie et Anne : Mabon et L’offrande de l’été

Coquelicote : Mabon

Chica

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