La véritable histoire de Noël de Marko Leino / Challenge « Il était 2 fois Noël » : 15 décembre

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Michel Lafon, 300 pages, 13,95 €

4ème de couverture

Au cœur de la Laponie, pays des neiges éternelles, le jeune orphelin Nicolas est recueilli par les habitants de son village. Mais ils sont tous trop pauvres pour pouvoir l’adopter. Le Conseil des Anciens prend alors une décision inédite : chaque année, le garçon sera pris en charge par une famille différente, et il en changera le jour de Noël.

Avec une étincelle d’espoir et de joie de vivre, Nicolas décide de se consacrer à sa passion : fabriquer des jouets. Le garçon va ainsi raviver l’émerveillement au cœur de cette région glacée. Et pourrait bien être à l’origine d’une des plus belles légendes.

Résumé

Ossi et Tommi sont deux frères qui s’amusent sur la place un beau jour d’été, ils jouent à lancer un vieux camion de pompier rouge dans l’eau et cela sera au premier à le récupérer. C’est toujours Tommi qui gagne, Ossi ne plongeant jamais les yeux ouverts ! Mais cette fois, Ossi croit bien avoir battu son frère, il remonte un objet emprisonner dans les algues. Une fois nettoyé, il s’agit d’un coffret en bois finement sculpté mais cadenassé. Les deux garçons décident de montrer l’objet à leur papy qui pourra peut-être l’ouvrir. Et en effet, après quelques difficultés, le coffret est ouvert. Il contient une montre à gousset et un petit mot : « Joyeux Noël Aada. Ton frère Nicolas. » Le grand-père d’Ossi et Tommi se souvient alors d’une légende que son propre grand-père lui avait raconté. La véritable histoire de Noël. Et c’est maintenant à Tommi et Ossi de la découvrir.

Mon avis

Une excellente lecture pour les fêtes !

Quand j’ai vu que ce livre sortait cette année, je voulais absolument le lire. J’ai vu le film de 2008, il y a deux ans et j’avais beaucoup aimé, je voulais retrouver un peu de la magie de ce beau film, toutefois trop court. Et c’est réussi ^^

L’histoire commence donc de nos jours, avec deux frères qui se chamaillent pas mal et qui découvrent par une belle journée d’été un petit coffret de bois ouvragé et délicatement ciselé contenant une ancienne montre à gousset de peu de valeur et un petit billet dans la montre faisant référence à Aada et Nicolas. Le grand-père des deux garçons décide de se rendre sur la plage à l’endroit où les enfants jouent sur les rochers et se rend compte qu’il a certainement entre les mains une preuve que la légende de Nicolas et d’Aada est réelle. Du moins, la coïncidence est trop belle pour ne pas raconter La véritable histoire de Noël à ses petits-fils, même lors un chaud après-midi d’été.

C’est ainsi que le lecteur bascule fort longtemps en arrière quand le petit village de Korvajoki ne comptait que 8 maisons. Et que tout prêt vivait sur une île, Nicolas 5 ans, sa petite sœur Aada 1 an et leurs parents. L’hiver tarde un peu à arriver et les parents de Nicolas nettoient leurs filets de pêche pendant que Nicolas s’occupe de sa petite sœur. Le ciel pourtant commence à se faire menaçant, annonciateur du vent, du froid, de la neige et de rigueur. Aada est prise de fièvre deux nuits avant Noël et ses parents décident de l’emmener, en plein nuit alors qu’une tempête s’annonce, sur terre dans l’espoir qu’au village, quelqu’un pourra les aider. Ils laissent le soin à Nicolas de veiller sur le feu de la maison, il doit l’entretenir car il ne serait pas sain de ramener leur petite fille malade même soignée dans une maison glaciale. Le père de Nicolas lui confie donc cette tâche ainsi que sa montre à gousset afin que le petit, même s’il ne sait pas lire l’heure, puisse voir le temps qui passe avant que sa famille ne reviennent. Au petit matin, le feu est presque éteint, le bois manque et la tempête de neige de la nuit à tout recouvert. Et la famille de Nicolas n’est toujours pas rentrée. Cependant la mission du petit étant ce qu’elle est, il se débrouille comme il peut pour entretenir le feu mais encore de longues heures plus tard, toujours aucun retour au chalet. Alors qu’il s’apprête à passer une nouvelle soirée seul, il attend du bruit mais ce n’est pas sa famille qui revient. Deux pêcheurs du village sont venus lui apprendre une bien effroyable nouvelle. Nicolas ne peut rester sur l’île, il accompagne alors avec ses maigres affaires, les deux hommes au village.

L’assemblée de villageois doit décider du sort du petit garçon. Même Iisakki, un ermite marchant ambulant d’ustensiles en bois et autres objets y assiste et met son grain de sel. Il est décidé que Nicolas vivrait un an chez une famille puis changerait tous les ans à la Noël, jusqu’à ses 13 ans, où une nouvelle assemblée déciderait quoi faire.

Les débuts de Nicolas dans la famille d’accueil sont extrêmement difficiles. C’est un petit bonhomme en deuil qui, même s’il est plus que reconnaissant de l’aide des villageois, n’ose pas s’attacher de peur d’avoir trop mal à la séparation. Il reste seul même s’il est serviable et qu’il apprend vite. Un jour, toutefois, une mésaventure le rapprochera d’Eemeli le fils du premier couple. Pour remercier la famille et rendre heureux les enfants, le petit Nicolas va fabriquer quelques jouets en bois qui leur donnera à Noël avant de changer de famille. Nicolas ne le sait pas encore mais il vient de sceller son destin.

La véritable histoire de Noël est un très beau conte. Une belle histoire qui explique comment serait née la légende du Père Noël. Mais c’est également, une histoire assez triste, car Nicolas, est orphelin et bien seul parfois. Il est pourtant très courageux et bien en avance pour son âge. Les difficultés l’ont privé de son insouciance et d’une enfance heureuse. Mais au fil de l’histoire, des années, il se rend compte que ce petit village est devenu sa famille. Et qu’il a connu beaucoup d’instants heureux. Sa rencontre avec Iisakki, cet homme aigri qui n’aime pas les enfants, va aussi le changer. La première particularité de Nicolas est son obsession pour Noël et ce que cela représente pour lui. Sa petite sœur était née à Noël et a disparu peu avant cette même date. Seulement, imposer sa vision des choses aux autres n’est pas facile. Il est aveuglé par certaines choses et en oublie d’autres  pourant important. Heureusement, la véritable histoire de Noël est aussi une grande histoire d’amitié entre Nicolas et Eemeli. Ce dernier aura beaucoup d’importance dans la vie de Nicolas. La seconde particularité de cet enfant puis de cet homme si spécial : c’est qu’il n’a aucune notion du temps qui passe pour lui ou pour les autres. Cela lui donne un air naïf ou distrait.

Cette lecture m’a fait verser quelques larmes, je suis très émotive. Je l’ai lu assez vite en une soirée, complètement immergée, du coup, je me suis fort attachée aux personnages et je n’ai pas pu retenir quelques larmes parfois ^^ Je pense que si je n’avais pas déjà connue l’histoire, via le film de 2008, cette histoire aurait été un coup de cœur ❤ C’est parfois triste mais c’est la vraie magie de Noël. Des valeurs passent dans ce livre jeunesse : l’amitié, savoir garder un secret, donner sans attendre en retour, ne pas tirer la couverture à soi, faire la joie autour de soi. Bref, de belles valeurs qui conviennent parfaitement à la période de Noël. Et puis quelque part, cette histoire est crédible, on peut y croire. Ou choisir de rester terre à terre. Peu importe. Moi en tout cas, je suis restée une grande enfant, et je crois à la magie de Noël. J’ai donc passé un excellent moment, malgré les larmes, oui oui ! J’ai même préféré le récit au livre qui a le mérite d’être plus développé, on est plus au côté de Nicolas et de ce qui lui arrive.

De plus, j’ai apprécié avoir l’impression d’y être, la Laponie, la solitude de l’hiver, les montagnes, la neige, le froid, les rennes (j’ai adoré le passage avec les rennes), la solidarité entre les pêcheurs qui ont la vie dure, les forêts, …

Je suis ravie d’avoir lu ce roman jeunesse, que je recommande aux enfants et aux grands enfants ! Merci Tsuki de m’avoir prêté ton exemplaire ❤ J’ai ainsi pu le lire pour la lecture commune du challenge « Il était deux fois Noël » ❤

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et il rentre dans le challenge puisque l’auteur indique avoir fait les deux écrits (scénario et livre) à la même période.

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Le cercle des poètes disparus de Nancy H. Kleinbaum

Le livre de poche, 190 pages, 5,10€

Merci à mon amie Lilith pour le prêt 🙂

4ème de couverture

Il fut leur inspiration. Il a transformé leur vie à jamais…

A Welton, un austère collège du Vermont, dans les années 60, la vie studieuse des pensionnaires est bouleversée par l’arrivée d’un nouveau professeur de lettres, monsieur Keating.

Ce pédagogue peu orthodoxe va leur communiquer sa passion de la poésie, de la liberté, de l’anticonformisme, secouant la poussière des autorités parentales, académiques et sociales. Même si le drame _ le suicide d’un adolescent _ déchire finalement cette expérience unique, même si Keating doit quitter le collège, il restera pour tous celui qui leur a fait découvrir le sens de la vie.

Résumé

C’est le jour de la rentrée à Welton, collège de garçons strict et austère, préparant les élèves à de hautes études et de brillantes carrières. C’est la première année pour Todd Anderson dans cet établissement qui a vu passer son frère avant lui. Il est dans la classe de Steven, Charlie, Neil, Knox,… et partage sa chambre avec Neil. Todd est timide et réservé et Neil est talentueux, bosseur et surtout sa vie est réglée toute entière par son père. C’est aussi la première année dans l’établissement du nouveau professeur de littérature M. Keating, anticonformiste, il va tout faire pour ses jeunes élèves réfléchissent par eux-même, fassent leur propre choix,…

Mon avis

J’ai adoré retrouver l’atmosphère et les personnages d’un de mes films préférés !

Ce livre est issu du film, et on retrouve en tout point les personnages et les actions du film de Peter Weir. Jusqu’à certains dialogues. C’est génial pour se remémorer le film et avoir une trace des poèmes et des auteurs de littérature cités tout le long. Cependant, c’est aussi le bémol du livre, car il est extrêmement fidèle, il ne complète pas les ellipses de temps qui peuvent exister dans l’histoire, ne rajoute pas de détails en plus sur la vie ou les impressions des personnages. Il faut donc bien le prendre pour un rappel, un autre support mais pas comme un développement.

Mais même comme ça, c’est une histoire fabuleuse, qui m’avait déjà complètement retournée adolescente devant ma télévision et la même émotion était là pendant ma lecture, jusqu’à verser une larme à la fin, alors que je connais l’histoire par cœur !

Du coup, parler du livre, c’est parler du film sans les jeux d’acteurs. Adorant le film, j’ai lu en ayant les acteurs en tête, ça ne m’a pas gêné bien au contraire. Cette histoire est magnifique et bouleversante, pas étonnant que le scénario est eu l’Oscar. Presque tout le monde connait l’histoire maintenant (le film a 23 ans déjà!), ce professeur qui va insuffler à ces élèves de nouvelles valeurs, différentes de celles de Welton (tradition, discipline, honneur, excellence) mais oh combien aussi utiles pour éviter de passer à vie à être un mouton : penser par soi-même, avoir différents points de vue, vivre le moment présent, etc. Le tout amené par des références littéraires, l’amour de l’écriture, de la poésie, … La re-formation du Cercle des Poètes Disparus permettant aux jeunes héros de se détendre, de se construire, de s’évader de leurs quotidien, … Bien  sur, un drame survient et alors on se voile la face et ce professeur devient le coupable idéal, lui qui a mis des idées stupides et dérangeantes dans les esprits de pauvres adolescents influençables ! Révoltant aussi bien sur l’écran que sur le papier !

L’action se passe dans les années 60, alors oui, les temps ont changés, certaines choses ne sont plus les mêmes, mais on est pas encore « sauvés ». Si ce n’est plus vraiment à l’école, au collège qu’on nous apprend à être des moutons, la publicité, la société de consommation, une certaine politique, parfois encore l’éducation, nous empêche (encore ? parfois ? souvent ?) de faire vraiment ce qu’on a envie de faire. Tout ça pour dire que les idées véhiculées par le livre (le film) sont toujours d’actualité. Une histoire magnifique qui fait réfléchir.

Pour les personnages, les 3 principaux Neil, Todd et M. Keating, sont vraiment les plus touchants, existence d’une relation entre les élèves et leur professeur, remplie d’admiration, si opposée à celle entre les adolescents et leurs parents remplie de révolte et d’incompréhension. M. Keating, sans chercher à remplacer l’affection que ces adolescents n’ont pas de leurs parents, leur transmet qu’il existe quelqu’un qui croit en eux et qui les font se dépasser. Quoiqu’il leur arrive, tous les personnages en ressortiront transformés. Les rôles secondaires sont aussi importants et apportent tous un enseignement différent, Knox qui va se battre pour conquérir le cœur d’une fille, Charlie qui va aller au bout des idéaux du Cercle des Poètes Disparus, le vieux professeur de latin qui admire M. Keating même s’il ne peut vraiment le lui dire, …

Mon passage préféré, reste la scène finale, l’hommage à ce que le professeur a apporté à ses élèves contre le système mis en place, ultime bravade au proviseur Nolan : Oh Capitaine, mon Capitaine !

Ce livre se lit très vite, de manière aisée, l’atmosphère austère et pesante est bien retranscrite, l’avancement vers le drame également. Je conseille le livre à ceux qui veulent revivre de manière différente le film, à ceux qui n’aiment pas le cinéma et ne verront pas le film, parce que c’est une belle histoire à découvrir. J’en aurais voulu plus mais je suis quand même contente de l’avoir lu.

Et maintenant, j’ai envie de revoir le film (avec un paquet de kleenex comme à chaque fois).

Et n’oubliez pas : Carpe Diem

Vous l’avez lu ? Vu le film ?

Vos avis m’intéressent 😉