Chuchoteurs du dragon de Thomas Geha

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Depuis 2009, les Éditions Mnémos publient en partenariat avec le festival, les Imaginales d’Epinal une anthologie annuelle de Fantasy.

Après Rois & Capitaines, Magiciennes & Sorciers et Victimes & Bourreaux, toutes trois dirigées par Stéphanie Nicot, anthologiste et directrice artistique du festival, l’édition 2012 sera co-dirigée par Sylvie Miller et Lionel Davoust.

 Quatrième de couverture:

« LES AILES IMMENSES. LE CORPS VASTE. La tête cornue et mobile au bout du cou. Et ces plaques d’écailles d’un bleu noir. La reine Ayline aurait pu défaillir si elle n’avait connu une succession d’épreuves, si elle n’avait été ballotée d’un cauchemar à l’autre. Son cœur était celui d’une guerrière : il n’était pas invincible mais il ne cesserait de battre qu’au prix d’une défense farouche. Elle sortit son glaive du fourreau ; il lui sembla dérisoire face a la puissance du monstre qui se percha sur l’édifice, ailes toujours déployées. »

Réalisée en partenariat avec les Imaginales le festival d’Epinal où le meilleur des auteurs de la fantasy française et mondiale se retrouve chaque année, l’anthologie Reines et Dragons s’inscrit dans la lignée de Rois et Capitaines, de Magiciennes et Sorciers et de Victimes et Bourreaux, saluée par une critique enthousiaste qui y a vu « sans doute la meilleure anthologie de Fantasy francophone parue à ce jour » (ActuSF).

D’un univers à l’autre, de l’exaltation aventureuse à la retenue intimiste, tout l’éventail de la Fantasy se déploie, porté par sa créature la plus légendaire et par sa figure la plus complexe. Drégongeon et son Elfrie, Chuchoteurs du dragon, Reines protectrices ou vengeresses, Soeurs de la Tarasque, Eveilleuse entre deux mondes, Déesses aux deux visages : vivez les frissons de l’épopée et de l’émotion, assistez à la confrontation de ces Reines et Dragons !

AUTEURS Pierre Bordage Charlotte Bousquet Nathalie Dau Anne Fakhouri Mélanie Fazi Mathieu Gaborit Thomas Geha Vincent Gessler Justine Niogret Chantal Robillard Adrien Tomas Erik Wietzel

Très impliqués dans l’équipe d’animation depuis la création, en 2002, du festival Imaginales, Sylvie Miller et Lionel Davoust y traduisent les propos des invités étrangers ou y assurent la modération des tables rondes. Tous deux écrivains et traducteurs, ils œuvrent depuis de nombreuses années dans le domaine des littératures de l’imaginaire, ayant notamment, pour elle, dirigé plusieurs anthologies et, pour lui, assuré la direction de la revue Asphodale.

L’auteur

Thomas Geha, né en 1976 à Guigamp, est l’auteur de sept romans et d’une trentaine de nouvelles parues en revues et anthologies (dont Bardes & Sirènes, anthologie des Imaginales 2014). On lui doit notamment le diptyque du Sabre de Sang, d’abord paru aux éditions Critic puis réédité en février 2014 dans la collection Folio SF, et le cycle Alone (réédition en intégrale chez Critic en février 2014). Son dernier roman, Sous l’ombre des étoiles, paru chez Rivière Blanche, est un planet-opera aux accents wuliens et vanciens, qui se place dans le cycle Planètes Pirates, où l’on trouve d’ores et déjà un autre roman, La guerre des chiffonneurs, et une nouvelle, Les Tiges (prix Rosny aîné 2013). En jeunesse, il signe en avril 2014 un thriller dystopique, Cent Visages, pour les éditions Rageot. Que ce soit du côté de l’aventure ou de la nouvelle plus intimiste (Les Créateurs, éd. Critic), Thomas Geha vogue sur toutes les mers de l’imaginaire.

Mon avis

Comme le mois dernier, je découvre un nouvel auteur. Différente de la nouvelle, plutôt poème ou chant devrais-je dire de Chantal Robillard, mais tout aussi fascisant pour moi, j’ai beaucoup aimé Chuchoteurs du dragon.

Le lecteur découvre un univers riche en quelques pages. Une jeune fille, Hiodes vient de recevoir les faveurs du dragon. L’Esflamme du Dragon est apparu sur son corps, ce qui signifie qu’elle a été choisi par le Dieu pour Reine. La jeune demoiselle pleure ce destin, car les Reines ne viennent pas très longtemps et doivent renoncer à la vie douce et tranquille qu’elles espéraient.

Douze ans plus tard, Hiodes se love dans les bras de son amant Malween, second maître d’armes de l’ordre des chuchoteurs.Elle approche de l’âge où disparaissent les Reines, ce qui attriste les deux amants qui s’avouent leur amour. Mais cette relation, bien que non proscrite, ne semble pas plaire du tout au Maître Chuchoteur. On apprend que le dragon apparaît en rêve au Roi et à la Reine pour leur dicter comment gouverner le royaume. Une routine coutumière pour Hiodes. Mais de plus en plus, ses rêves changent, le Dragon semble vouloir lui adresser un message…

J’ai beaucoup aimé cette nouvelle. Je me suis immergée dans cet univers, et j’ai beaucoup accroché. Ce qui est difficile avec les nouvelles, c’est d’adhérer aux propos et au style en peu de pages. Ici aucun problème pour moi. On comprend rapidement comment fonctionne la gouvernance, un Roi et une Reine que rien n’oblige à s’aimer. Des directives transmises par le Dieu Dragon grâce aux rêves. Les chuchoteurs qui protègent les souverains… Mais les apparences peuvent être trompeuses, c’est ce que va découvrir Hiodes. Je me suis attachée à cette jeune femme qui n’a pas pu vivre la vie qu’elle voulait et qui partage un contact particulier avec le Dragon. Une Reine qui ne gouverne pas. Qui n’est qu’un jouet, qu’un instrument. Mais le lien avec le Dragon est plus fort que ce que le Maître chuchoteur ne le voudrait. Pourquoi ? Et pourquoi est-ce si problématique pour lui ? Et si le Dragon avait plus de points communs avec cette Reine qu’avec un ordre divin ? Qui sont réellement les chuchoteurs ?

J’ai beaucoup apprécié la façon de procéder de l’auteur, distiller des informations pour créer le trouble chez le lecteur, les mots sont bien choisis pour faire comprendre que quelque chose cloche dans le fonctionnement de la régence. On se doute que certains personnages cachent quelque chose et la tension monte car on comprend que cela ne va sans doute pas très bien se terminer. Cette nouvelle est belle et triste à la fois. Mélange de mélancolie et de fantasy médiévale, une pointe de mystère et de fantastique, classique et efficace. Et puis c’est étrange, même s’il n’y a pas beaucoup de détails et de descriptions, format nouvelle oblige, j’ai trouvé le récit très visuel, je n’ai pas eu de mal à m’imaginer des décors, certaines scènes.

J’ai bien envie de découvrir un autre de texte de Thomas Geha qui écrit dans beaucoup de genre. Peut-être Cent Visages, un thriller dystopique jeunesse. Parce que j’aime les thriller mais la fantasy semble lui aller très bien, alors pourquoi pas un autre au détour d’un salon !

 

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Les avis des membres de la LC

Marie et Anne : https://memelessorciereslisent.wordpress.com/2015/02/25/chuchoteurs-du-dragon-de-thomas-geha/

Nyxx :

Fanny :

Dionysos : https://bibliocosme.wordpress.com/2015/02/22/chuchoteurs-du-dragon-nouvelle/

Le dit de Drégonjon et de son Elfrie de Chantal Robillard

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Depuis 2009, les Éditions Mnémos publient en partenariat avec le festival, les Imaginales d’Epinal une anthologie annuelle de Fantasy.

Après Rois & Capitaines, Magiciennes & Sorciers et Victimes & Bourreaux, toutes trois dirigées par Stéphanie Nicot, anthologiste et directrice artistique du festival, l’édition 2012 sera co-dirigée par Sylvie Miller et Lionel Davoust.

 Quatrième de couverture:

« LES AILES IMMENSES. LE CORPS VASTE. La tête cornue et mobile au bout du cou. Et ces plaques d’écailles d’un bleu noir. La reine Ayline aurait pu défaillir si elle n’avait connu une succession d’épreuves, si elle n’avait été ballotée d’un cauchemar à l’autre. Son cœur était celui d’une guerrière : il n’était pas invincible mais il ne cesserait de battre qu’au prix d’une défense farouche. Elle sortit son glaive du fourreau ; il lui sembla dérisoire face a la puissance du monstre qui se percha sur l’édifice, ailes toujours déployées. »

Réalisée en partenariat avec les Imaginales le festival d’Epinal où le meilleur des auteurs de la fantasy française et mondiale se retrouve chaque année, l’anthologie Reines et Dragons s’inscrit dans la lignée de Rois et Capitaines, de Magiciennes et Sorciers et de Victimes et Bourreaux, saluée par une critique enthousiaste qui y a vu « sans doute la meilleure anthologie de Fantasy francophone parue à ce jour » (ActuSF).

D’un univers à l’autre, de l’exaltation aventureuse à la retenue intimiste, tout l’éventail de la Fantasy se déploie, porté par sa créature la plus légendaire et par sa figure la plus complexe. Drégongeon et son Elfrie, Chuchoteurs du dragon, Reines protectrices ou vengeresses, Soeurs de la Tarasque, Eveilleuse entre deux mondes, Déesses aux deux visages : vivez les frissons de l’épopée et de l’émotion, assistez à la confrontation de ces Reines et Dragons !

AUTEURS Pierre Bordage Charlotte Bousquet Nathalie Dau Anne Fakhouri Mélanie Fazi Mathieu Gaborit Thomas Geha Vincent Gessler Justine Niogret Chantal Robillard Adrien Tomas Erik Wietzel

Très impliqués dans l’équipe d’animation depuis la création, en 2002, du festival Imaginales, Sylvie Miller et Lionel Davoust y traduisent les propos des invités étrangers ou y assurent la modération des tables rondes. Tous deux écrivains et traducteurs, ils œuvrent depuis de nombreuses années dans le domaine des littératures de l’imaginaire, ayant notamment, pour elle, dirigé plusieurs anthologies et, pour lui, assuré la direction de la revue Asphodale.

L’auteur

Chantal Robillard vit à Strasbourg, où elle se consacre désormais à l’écriture, après avoir été conservateur en chef des bibliothèques et conseillère pour le Livre et la lecture en Drac (Alsace, PACA).
Elle est née au milieu des volcans auvergnats éteints, parsemés de sources chaudes, de fontaines pétrifiantes et d’orgues balsatiques : il était donc normal qu’elle s’intéresse aux contes ! Dans ses « romans par nouvelles », elle explore chaque fois un conte de fée précis, en puisant dans la langue mots juteux, expressions oubliées. Les récits se répondent, les personnages sautent de siècle en siècle, les archétypes sont détournés avec humour et tendresse.

Elle est membre de la Société des gens de lettres (SGDL). Elle a été membre de plusieurs jurys littéraires dans les années 90-2000.
Par ailleurs, elle tient la rubrique «critique de la littérature jeunesse» dans la revue annuelle Formules, revue des littératures à contraintes.
Elle publie des nouvelles et des poèmes, dont elle fait parfois des lectures publiques. Certains de ses textes ont été mis en musique par des compositeurs français (Christophe Bertrand, Jean-Marie Hummel).
Elle a été nommée chevalier des arts et lettres en décembre 1999, son poème de remerciement a été publié dans Action poétique en 2000. Elle a été nommée officier des arts et lettres en 2008.
Marraine du Festival du livre de l’Argentière la Bessée, août 2011.
Membre de l’Académie Rhénane depuis novembre 2010.
Elle a effectué en avril 2014 une résidence d’écrivain au Monastère de Saorge, Centre des monuments nationaux.

Mon avis

Il s’agit de mon premier texte de l’auteure. Je ne m’attendais pas à cette forme. C’est donc la surprise qui ouvre le champs des émotions. En effet, il s’agit d’un chant. Quelle entrée en matière dans ce recueil ! Original et dynamique.

Le lecteur découvre les Elfridés plus particulièrement 5 Elfrides, 2 Reines, 3 princesses, en danger de mort. Les princesses ont en effet refusés des mariages arrangés et donc pour montrer l’exemple, les Elfreux, les hommes du clan décident de les enterrer vivantes. Les jeunes Elfrides en appellent donc au secours Drégonjon, un drégon d’or. Cependant, le Drégon qui se présente ne semble pas plus que cela disposer à se presser et à secourir les Elfrides ensevelies…

Chantal Robillard surprend donc le lecteur par un texte sous forme de poème, très musical à l’oreille, aux tournures complexes. Déroutant quand on est pas comme moi habituée à ce type de forme. Il faut s’accrocher un peu pour bien lire le texte avec la ponctuation. Mais c’est un très beau texte qui sous couvert de nous parler de reines, princesses et dragons, critique le devenir de la société qui refuse toujours aux femmes l’acquisition de plus de droits, de pouvoir. Pour les hommes, elles n’ont pas leur mot à dire, n’ont pas à choisir. Elles doivent faire ce qu’on leur impose… Encore cruellement d’actualité dans certains endroits non ? Et dans l’univers fantasy, le dragon est-il réellement le sauveur ? On se pose en fait la question.

Ce texte montre le talent et le travail d’écriture de l’auteur qui ouvre à merveille le recueil. Vrai travail d’écriture, car le texte est très mélodique et sa particularité est l’absence total de « a » dans le texte. Une jolie surprise qui met le lecteur dans le bain  et donne envie de lire la suite des nouvelles. Mais cela sera pour les prochains mois !

 

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Les avis des membres de la LC

Marie et Anne : https://memelessorciereslisent.wordpress.com/2015/01/23/le-dit-de-dregonjon-et-de-son-elfrie-de-chantal-robillard/

Nyxx : http://nyxx-chronicles.blogspot.fr/2015/01/le-dit-du-dregonjon-et-de-son-elfrie.html

Fanny : https://danslemanoirauxlivres.wordpress.com/2015/01/25/reines-et-dragons-anthologie-dirigee-par-sylvie-miller-et-lionel-davoust-1-le-dit-du-dregonjon-et-de-son-elfrie-de-chantal-robillard/

Dionysos : https://bibliocosme.wordpress.com/2015/01/25/le-dit-de-dregonjon-et-de-son-elfrie-nouvelle/

Lecture commune 2015 « Reines et dragons »

La lecture commune de 2014 ayant eu un bilan positif même si nous n’étions pas très nombreuses, je propose de relancer une nouvelle lecture commune pour ceux et celles qui le souhaitent 🙂

Comme en 2014, il s’agit d’une lecture commune étalée sur l’année, ou un « mini-challenge » à vous de voir comment vous voulez le considérer :

Lire le recueil Reines et dragons, l’anthologie du festival Les Imaginales, Saison 4 publié aux Mnémos au fur et à mesure de l’année.

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Depuis 2009, les Éditions Mnémos publient en partenariat avec le festival, les Imaginales d’Epinal une anthologie annuelle de Fantasy.

Après Rois & Capitaines, Magiciennes & Sorciers et Victimes & Bourreaux, toutes trois dirigées par Stéphanie Nicot, anthologiste et directrice artistique du festival, l’édition 2012 sera co-dirigée par Sylvie Miller et Lionel Davoust.

 

Voici le sommaire de Reines & Dragons :

Chantal Robillard : Le dit du Drégonjon et de son Elfrie

Thomas Geha : Chuchoteurs du dragon

Adrien Tomas : Ophëa

Anne Fakhouri : Au cœur du Dragon

Justine Niogret : La grande déesse de fer de la miséricorde

Pierre Bordage : Morflam

Charlotte Bousquet : Azr’Khila

Vincent Gessler : Où vont les reines

Erik Wietzel : Le monstre de Westerham

Mathieu Gaborit : Under a Lilac Tree

Nathalie Dau : Cet œil brillant qui la fixait

Mélanie Fazi : Les Sœurs de la Tarasque

A savoir :

12 nouvelles dont je vous propose de lire une nouvelle par mois, dans l’ordre du recueil. Cette LC nous permettra de découvrir ou redécouvrir 12 auteurs. Je propose la publication le 20 de chaque mois +ou- 5 jours. Ainsi, si vous n’avez pas le livre mais que vous souhaitez participer, nous avez du temps pour acheter et nous rejoindre. Vous pouvez prendre la LC en cours d’année, je ne demande qu’une chose un billet présentant la LC et si vous lirez ou pas les nouvelles déjà passées (que je sache si j’attends ou pas des billets 😉 ).

Le recueil coute 18€. Il est disponible d’occasion ou neuf sur les sites de vente par correspondance et vous pouvez le commander à votre libraire préféré.

http://www.mnemos.com/JOOMLA2/index.php?option=com_content&view=article&id=339:anthologie-reines-a-dragons&catid=38:catalogue&Itemid=59

Alors qui me suit ?

un petit logo pour accompagner les billets

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Participants :

Dawn

https://lesdecouvertesdedawn.wordpress.com/2015/01/25/le-dit-de-dregonjon-et-de-son-elfrie-de-chantal-robillard/

Marie et Anne

https://memelessorciereslisent.wordpress.com/2015/01/23/le-dit-de-dregonjon-et-de-son-elfrie-de-chantal-robillard/

Fanny

https://danslemanoirauxlivres.wordpress.com/2015/01/25/reines-et-dragons-anthologie-dirigee-par-sylvie-miller-et-lionel-davoust-1-le-dit-du-dregonjon-et-de-son-elfrie-de-chantal-robillard/

Nyxx

http://nyxx-chronicles.blogspot.fr/2015/01/le-dit-du-dregonjon-et-de-son-elfrie.html

Dionysos

https://bibliocosme.wordpress.com/2015/01/25/le-dit-de-dregonjon-et-de-son-elfrie-nouvelle/

 

Lecture commune 2014 « Saisons Païennes »

Voilà, je vous propose une lecture commune étalée sur l’année, ou un « mini-challenge » à vous de voir comment vous voulez le considérer :

Lire le recueil Saisons Païennes des Enfants de Walpurgis publié aux Editions du Chat Noir au fur et à mesure des célébrations de l’année.

saisonspaiennesprev

Les fêtes païennes se succèdent au rythme lent de la roue de l’année. Les rites se suivent, de l’éclosion de la Nature à la saison sombre, en passant par la maturité et l’abondance – puis la venue de ce miracle sans cesse répété : le renouveau. Aujourd’hui encore, ces agapes nous parlent des ravages des tempêtes et des frimas, de la peur de la Nuit, de l’émerveillement face à la Vie, de la passion charnelle qui réchauffe les âmes aussi bien que les corps.
Dans ces Saisons païennes, huit auteurs vous invitent à découvrir autant de célébrations, ainsi que les couleurs, les émotions et les enseignements qui les définissent. Chacune de leurs histoires, illustrées avec poésie et tendresse par Serafina, joue des symboles et de l’atmosphère appartenant à la fête qui l’a inspirée.
Liens familiaux et liens d’amour, mais aussi quête d’identité et soif d’acceptation par soi-même comme par les siens sont autant de questions qui se font écho d’un récit à l’autre. L’individu se transforme dans une alchimie sauvage et naturelle qui se réalise depuis l’enfance de l’humanité. Il évolue et se « dépasse », pourrait-on dire. Mais il n’est pas tant question d’aller au-dehors de soi que de chercher sa vérité en son âme et son esprit.
La Roue des Saisons résonne, au final, comme un voyage vers soi-même.

A savoir :

Imbolc: 1er février
L'étincelle en moi de Vanessa Terral
Imbolc-feb2000
Ostara : 21 mars
Éclosion d'Angelique Ferreira

ostara-mar2000
Beltane : 1er mai
Pour que l'histoire s'achève de Stéphane Soutoul 

BeltaneMay2000
Litha : 21 juin
Solstice Fatal de Bettina Nordet

Lithajun2000
Lughnasad : 1er aout
Ce qui noue lie de Cécile Guillot

Lammas-Aug20001
Mabon : 21 septembre
L'offrande de l'été d'Ambre Dubois

mabon-sep2000
Samain: 31 octobre / 1er novembre
Les danses de Samain de Céline Guillaume

Samhainoct2000
Yule : 21 décembre
Noces sanguines au coeur des ténèbres de Marianne Stern

Yule-dec2000

Et donc publier un billet par célébration en respectant au mieux 5 jours avant ou après la fête en question. Dans cette période vous pouvez aussi proposé des billets sur le thème (un rappel de la célébration et des rites, d’autres livres parlant du sujet lus ou non, des artistes reprenant ces thèmes, etc.).

Alors je sais que le livre commence par Samain mais j’espère que ça ne vous posera pas de problème de commencer par la 3ème, c’est à dire Imbloc puisque c’est la prochaine début février.

Le recueil coute 14€ ce qui est très raisonnable je trouve pour une petite maison d’édition et puis c’est le Chat Noir ❤ pour ceux qui voudraient participer et qui ne l’auraient pas encore (boutique de la maison d’édition). Frais de port offert.

Alors qui me suit ?

un petit logo pour accompagner les billets

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Participantes :

Dawn

https://lesdecouvertesdedawn.wordpress.com/2014/02/02/letincelle-en-moi-de-vanessa-terral-lc-2014-saisons-paiennes-imbolc/

https://lesdecouvertesdedawn.wordpress.com/2014/03/27/eclosion-dangelique-ferreira-lc-2014-saisons-paiennes-ostara/

https://lesdecouvertesdedawn.wordpress.com/2014/05/02/pour-que-lhistoire-sacheve-de-stephane-soutoul-lc-2014-saisons-paiennes-beltane/

https://lesdecouvertesdedawn.wordpress.com/2014/06/22/solstice-fatal-de-bettina-nordet-lc-2014-saisons-paiennes-litha/

https://lesdecouvertesdedawn.wordpress.com/2014/08/01/ce-qui-nous-lie-de-cecile-guillot-lc-2014-saisons-paiennes-lughnasad/

https://lesdecouvertesdedawn.wordpress.com/2014/09/21/loffrande-de-lete-lc-2014-saisons-paiennes-mabon/

Chica

Cassiopée

http://wlatetedanslesetoiles.blogspot.fr/2014/02/fete-paienne-imbolc.html

http://wlatetedanslesetoiles.blogspot.fr/2014/03/fete-paienne-ostara_17.html

http://wlatetedanslesetoiles.blogspot.fr/2014/04/fete-paienne-beltane.html

http://wlatetedanslesetoiles.blogspot.fr/2014/07/fete-paienne-lughnasadh.html

Marie & Anne

http://memelessorciereslisent.wordpress.com/2014/02/01/imbolc/

http://memelessorciereslisent.wordpress.com/2014/02/02/letincelle-en-moi-de-vanessa-terral/

http://memelessorciereslisent.wordpress.com/2014/03/21/eclosion-de-angelique-ferreira/

http://memelessorciereslisent.wordpress.com/2014/03/20/ostara/

http://memelessorciereslisent.wordpress.com/2014/05/01/pour-que-lhistoire-sacheve-de-stephane-soutoul/

http://memelessorciereslisent.wordpress.com/2014/04/29/beltane/

http://memelessorciereslisent.wordpress.com/2014/06/21/solstice-fatal-de-bettina-nordet/

http://memelessorciereslisent.wordpress.com/2014/06/20/litha/

http://memelessorciereslisent.wordpress.com/2014/08/01/ce-qui-nous-lie-de-cecile-guillot/

http://memelessorciereslisent.wordpress.com/2014/07/31/lughnasad/

Coquelicote

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/saisons-paiennes-imbolc-l-etincelle-en-moi-3260273.html

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/saisons-paiennes-ostara-eclosion-3262392.html

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/saisons-paiennes-beltane-pour-que-l-histoire-s-acheve-3264517.html

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/saisons-paiennes-litha-solstice-fatal-3266645.html

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/saisons-paiennes-lughnasadh-ce-qui-nous-lie-3267632.html

http://sans-grand-interet.cowblog.fr/saisons-paiennes-mabon-l-offrande-de-l-ete-3268787.html

Sous le règne de Bone de Russell Banks

Russell-Banks-Sous-le-regne-de-BoneBabel, 9,70€, 438 pages

18 ème LC du Club de Lecture Lillois,  L’île aux Livres

4ème de couverture

« Mon existence est devenue intéressante, disons, l’été de mes quatorze ans. J’étais à fond dans la fumette et comme j’avais pas d’argent pour m’acheter de l’herbe je me suis mis à fouiner tout le temps dans la maison pour dénicher des trucs à vendre – mais il n’y avait pas grand-chose. » C’est alors que Bone, avec sa crête, son nez percé et le tatouage fondateur de son identité – des os en croix – prend la route, et que le roman se déploie au fil de ses aventures et de ses rencontres avec tout ce que l’Amérique puis la Jamaïque comptent de marginaux, d’aventuriers et de sages. Un percutant roman de formation, proche du road movie, et devenu le texte emblématique d’une certaine jeunesse américaine de la fin du XXe siècle.

Résumé

Chappie, 14 ans, vit chez sa mère et son beau-père à Au Sable, une petite ville où il n’y a pas grand chose à faire. Chappie sèche régulièrement les cours, fume et a un look « punk », il n’aime pas vraiment sa vie chez ses parents et squatte régulièrement chez son pote Russ. Après avoir volé l’argent de sa mère, il prend la porte du domicile familial définitivement pour s’installer avec Russ sur son canapé. Faut dire qu’il n’y a pas beaucoup de place, les coloc’ de Russ sont des bickers à la limite de la violence, plongés dans des trafics. Pour survivre, Chappie revend de l’herbe, et traine souvent dans le centre commercial où il n’est pourtant pas le bienvenu. Un jour, l’enchainement d’évènements fera que Chappie quittera la ville, deviendra Bone et rencontrera des gens sensiblement différents qui auront un impact sur lui…

Mon avis

Difficile de résumer ce roman de Russell Banks, que je n’ai pas vraiment (su) apprécié. J’ai eu beaucoup de mal à me mettre à ma lecture, à avoir envie de tourner les pages. Déjà, le thème et le résumé ne m’inspiraient pas vraiment et le style de l’auteur (en fait la traduction, je pense) ne m’a pas aidé du tout.

On a deux parties à ce roman, d’abord aux USA, où Chappie nous raconte sa vie, ce qu’il fait, avec qui il vit, on sent que quelque chose ne va pas, mais, il ne se livre pas tout de suite. Puis, suite à des rencontres et une série d’événements, il va se rendre en Jamaïque.

Au final, ce livre se lit assez bien, rapidement mais n’a pas su me convaincre. Surtout à cause du style, le récit à la première personne ne me dérange pas d’habitude mais là ça manquait de quelque chose, de rythme peut-être. Et j’ai eu beaucoup de mal avec le découpage de la transposition des dialogues notamment. Et puis, je n’ai pas réussi à m’attacher à Bone, pourtant la vie de cet adolescent américain, n’est vraiment pas facile, on ne suit pas un drogué ou un junkie mais un gosse paumé avec des secrets et des espoirs déçus. Et pourtant, je n’étais pas accroché, à savoir ce qu’il allait vivre, ce qu’il allait faire, ce qu’il allait décider. Au début, il est un peu antipathique puis on comprend les choses, et son image remonte, mais il m’a manqué quelque chose pour que je m’attache, me sente proche ou m’intéresse à lui. Cela vient peut-être de sa manière de s’exprimer, d’une certaine indolence dans sa façon d’expliquer les choses. J’ai trouvé, qu’à part quelques passages, ça manquait de sentiments ou d’émotions, de rage, de désespoir, d’exaltation, de doutes… presque tout est raconté sur le même ton. Je me doute que ça doit avoir à voir avec la fumette, la culture rasta, mais … j’ai pas du comprendre ! Avec le récit à la première personne, c’est encore plus gênant.

Et pourtant, l’histoire est bien, les thèmes abordés également (la quête de soi, la recherche d’un ailleurs, le changement, l’apprentissage, le souvenir etc.). En plus, Russell Banks sait de quoi il parle, il est issu d’un milieu moins favorisé que d’autres, il a beaucoup voyagé,  a accumulé les petits boulots, … Je pense que pour moi, le gros soucis a été la traduction et le style qui en ressort. Accentué par des traductions perturbantes des thermes utilisés dans la « philosophie rastafarie » exemple « Je-même » qu’est-ce que ça sonne mal ! Et « Je&Je » au lieu du « I&I » ! On en vient à ne pas comprendre de suite la signification de « I-Man » du coup… Quel dommage. Surtout que c’est une culture, un état d’esprit, que je ne connais pas, et que je découvrais dans ce livre. Et lire ce que j’en ai lu, ne m’a pas donné, je le déplore, l’envie de m’y intéresser, de découvrir, d’en apprendre plus. Alors que la découverte d’une culture différente devrait être un point positif du livre, la narration ne m’a pas accrochée et du coup, je suis complètement passée à côté.

Non seulement, je ne me suis pas attachée au jeune Bone, sauf à la toute fin quand on comprend qu’il ne recherche plus que la compagnie de personnes qui ne lui voudront aucun mal et qu’il s’aperçoit vraiment être différent par rapport à l’année précédente. Mais c’est trop tard. Et dans l’ensemble du livre, il n’y a pas de personnage secondaire que j’ai pu apprécié pour rattraper cela,  ni la mère de  Bone, ni I-Man, peut-être juste Froggy/Rose, mais on ne s’attarde pas beaucoup dessus…

Pourtant, ce qui nous est raconté est terrible (une vie ou société où tout se monnaie, où on doit toujours vendre quelque chose drogue, sexe, son corps,…) , ça devrait marquer et je crois que dans quelques semaines, j’aurais oublié ce livre. Les éléments importants sont sous-jacents, normal, un gamin de 14 ans qui n’a pas clairement appris le Bien et le Mal (c’est lui qui le dit) ne peut pas tout expliquer. Du coup, pas de franche dénonciation, pas de révolte (des trafics, des abus, des dangers de certaines personnes,…) . Peut-être est-ce la volonté de l’auteur d’exposer tout ça de cette manière, comme si de toute façon, les choses ne pouvaient pas changer, être différentes ?

Il y a quand même deux-trois passages, que j’ai trouvé très bien, comme la première page, avec l’explication de Bone sur sa vie plus intéressante à sa 14ème année, l’expérience étrange qu’il vit dans la grotte en Jamaïque ou la fin et ses réflexions sur l’homme. Malheureusement, passages trop peu nombreux pour « me sauver » le livre.

J’insiste sur le fait que c’est mon ressenti, ma perception de la lecture, parce que je sais que certaines personnes l’ont adoré et je peux comprendre pourquoi, mais ça n’a pas été mon cas.

Un livre à lire en VO ?