Où vont les Reines de Vincent Gessler

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Depuis 2009, les Éditions Mnémos publient en partenariat avec le festival, les Imaginales d’Epinal une anthologie annuelle de Fantasy.

Après Rois & Capitaines, Magiciennes & Sorciers et Victimes & Bourreaux, toutes trois dirigées par Stéphanie Nicot, anthologiste et directrice artistique du festival, l’édition 2012 sera co-dirigée par Sylvie Miller et Lionel Davoust.

 Quatrième de couverture:

« LES AILES IMMENSES. LE CORPS VASTE. La tête cornue et mobile au bout du cou. Et ces plaques d’écailles d’un bleu noir. La reine Ayline aurait pu défaillir si elle n’avait connu une succession d’épreuves, si elle n’avait été ballotée d’un cauchemar à l’autre. Son cœur était celui d’une guerrière : il n’était pas invincible mais il ne cesserait de battre qu’au prix d’une défense farouche. Elle sortit son glaive du fourreau ; il lui sembla dérisoire face a la puissance du monstre qui se percha sur l’édifice, ailes toujours déployées. »

Réalisée en partenariat avec les Imaginales le festival d’Epinal où le meilleur des auteurs de la fantasy française et mondiale se retrouve chaque année, l’anthologie Reines et Dragons s’inscrit dans la lignée de Rois et Capitaines, de Magiciennes et Sorciers et de Victimes et Bourreaux, saluée par une critique enthousiaste qui y a vu « sans doute la meilleure anthologie de Fantasy francophone parue à ce jour » (ActuSF).

D’un univers à l’autre, de l’exaltation aventureuse à la retenue intimiste, tout l’éventail de la Fantasy se déploie, porté par sa créature la plus légendaire et par sa figure la plus complexe. Drégongeon et son Elfrie, Chuchoteurs du dragon, Reines protectrices ou vengeresses, Soeurs de la Tarasque, Eveilleuse entre deux mondes, Déesses aux deux visages : vivez les frissons de l’épopée et de l’émotion, assistez à la confrontation de ces Reines et Dragons !

AUTEURS Pierre Bordage Charlotte Bousquet Nathalie Dau Anne Fakhouri Mélanie Fazi Mathieu Gaborit Thomas Geha Vincent Gessler Justine Niogret Chantal Robillard Adrien Tomas Erik Wietzel

Très impliqués dans l’équipe d’animation depuis la création, en 2002, du festival Imaginales, Sylvie Miller et Lionel Davoust y traduisent les propos des invités étrangers ou y assurent la modération des tables rondes. Tous deux écrivains et traducteurs, ils œuvrent depuis de nombreuses années dans le domaine des littératures de l’imaginaire, ayant notamment, pour elle, dirigé plusieurs anthologies et, pour lui, assuré la direction de la revue Asphodale.

L’auteur

Vincent Gessler vit à Genève, où il a suivi des études de Lettres (Master spécialisé en histoire médiévale). Ce « passionné d’histoire et de sciences » a, entre autres, pour centres d’intérêt l’archéologie et le jeu vidéo. Dans sa jeunesse, il affirme avoir baigné « dans la proximité des livres et de la lecture »1, mais il décide de se consacrer à l’écriture après « le décès d’un ami très proche » avec lequel il avait un « imaginaire commun ». À l’issue d’un concours de nouvelles, c’est dans la revue suisse Archipel qu’il voit son premier texte publié en 2003. Dans ce numéro intitulé « Îles sur le toit du monde » et sous-titré « Une anthologie romande de science-fiction », son texte La déesse Blanche s’inscrit, selon Patrick Gyger, dans « l’avènement d’une nouvelle génération d’acteurs de la scène SF locale ».

Son premier roman, Cygnis, paru en 2010 aux éditions L’Atalante, a été nominé à une dizaine de prix littéraires et a reçu le prix Julia-Verlanger 2010 et le prix européen Utopiales des pays de la Loire 2010. Ce récit post-apocalyptique, poétique et humaniste, est inspiré par des « récits mythologiques » et des « figures médiévales ». Parmi ses influences pour ce roman, il cite notamment des auteurs de l’antiquité comme « Jules César, Pline, Tite-Live et Sénèque ». Le roman est également un succès public puisqu’il figure dans les meilleures ventes de littérature de l’imaginaire en 2010 et que deux réimpressions ont eu lieu en moins de deux ans.

Mon avis

J’ai adoré cette nouvelle ! Je découvre Vincent Gessler avec ce titre et j’ai été captivée par sa plume pourtant simple mais pas non plus trop commune.

Ae est une jeune princesse qui vient de découvrir qu’elle attend un enfant. Fille de la Reine Atha, elle ne pourra pas cacher longtemps son erreur. Mais c’est sans compter que son amant la dénonce et s’enfuit du royaume ! Elle est donc présentée plus tôt qu’elle ne se l’imaginait devant sa mère, la Reine tueuse de Dragons. Courageuse, Ae accepte la sentence, elle devra se présenter aux Dragons. Mais étrangement au lieu de subir les foudres de sa mère, celle-ci se réjouit de l’état de sa fille et s’en rapproche. Elle lui confie que comme elle, enceinte, elle a du aller combattre les Dragons. Elle la prévient aussi que son chemin et le but lui réserveront des surprises. Mais comment peut-on se réjouir d’affronter le danger surtout dans son état ?

Ae part donc au Sud où se trouve les Dragons et devra ramener avec elle son trophée. Comme le veut la tradition, son retour coïncidera avec celui de la saison humide, il en est ainsi depuis toujours. Là-bas dans le Sud, la princesse va devoir affronter les dragons et son destin. Elle en découvrira plus sur elle même qu’elle ne s’y attendait mais pas seulement, sur la vie, sur les Reines ayant vécu avant elle, sur la maternité…

J’ai beaucoup aimé cette sorte de chemin initiatique qu’entreprend cette future maman. Elle doute de sa présente sur les terres arides, du bien fondé de la demande de sa mère et de ses propos mais va finalement découvrir le vrai rôle des Reines. Je me suis immédiatement attachée à Ae, qui malgré sa peur et ses doutes, va de l’avant. Sa révolte aussi de ce qu’elle découvre dans le Sud et la Vérité. Elle se pose des questions et quelque part son séjour avec les Dragons va l’éclairer et avoir beaucoup de sens. J’ai aimé tout ce qui tourne autour des dragons.

J’ai surtout aimé l’ambiance et tout ce qui se passe au bord du fleuve. J’ai été charmé par les découvertes d’Ae, et ce qu’elle va avoir le privilège d’accomplir, c’est beau. Une nouvelle assez simple qui n’est pas la plus originale du recueil mais qui m’a vraiment séduite par son thème, la chaleur qui en ressort et ses messages. Elle rentre à merveille dans le thème de cette anthologie.

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Les avis des membres de la LC

Marie et Anne :

Nyxx :

Fanny :

Dionysos : https://bibliocosme.wordpress.com/2015/08/31/ou-vont-les-reines-nouvelle/

Une réflexion sur “Où vont les Reines de Vincent Gessler

  1. […] critiques : Dawn (Les Découvertes de Dawn), Marie et Anne (Même les sorcières lisent) et Nyxx (Nyxx […]

une petite bafouille !

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