Maman a tort de Michel Bussi

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Edition Presses de la cité, 509 pages, 21€50

4ème de couverture

Rien n’est plus éphémère que la mémoire d’un enfant.
Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n’est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire, le croit.
Il est le seul… Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l’aide.
Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple.
Car déjà les souvenirs de Malone s’effacent.
Ils ne tiennent plus qu’à un fil, qu’à des bouts de souvenirs, qu’aux conversations qu’il entretient avec Gouti, sa peluche.
Le compte à rebours a commencé.
Avant que tout bascule. Que l’engrenage se déclenche. Que les masques tombent.

Qui est Malone ?

Résumé

Aéroport du Havre. Malone attend devant le guichet que la dame de l’aéroport vérifie les passeports, le sien et celui de sa maman. L’hôtesse se pose des questions. Le petit réagit bizarrement quand elle lui parle de sa maman. Toutefois, la mère ne correspond pas aux personnes qui sont recherchées par la commandante Augresse. Marianne Augresse recherche un tueur en fuite, son complice, ainsi qu’une jeune femme. C’est sans doute que le petit est perturbé de prendre l’avion pour la première fois. Quand à la commandante, elle suit la piste de d’un tueur. La vie d’un gamin est en jeu. Peut-elle encore les arrêter ?

Mon avis

Dévoré en 3 jours, Maman a tort est encore un très bon Michel Bussi ^^

Marianne Augresse, commandante de police, recherche Timo Soler, un des 4 responsables du casse de Deauville qui a eu lieu quelques mois auparavant. 2 des voleurs sont morts, Timo Soler a pu s’enfuir avec un autre complice. Depuis, blessé, Timo se cache en ville mais pas moyen pour la police de mettre la main dessus. Si l’enquête ne piétinait pas autant, la commandante n’aurait certainement pas prêté attention à cet appel d’un psychologue solaire qui s’inquiète pour l’un des enfants qu’il voit. Un petit garçon de 3 ans et demi qui raconte que sa maman n’est pas sa maman. Et que sa peluche Gouti lui parle. Qui a des peurs étranges, peur de la pluie, peur des ogres. Qui parle sans cesse de château, de bâteau-pirate, et de fusée. Des souvenirs ? Mais aucun endroit en Normandie ne ressemble à ce que raconte Malone…

Intriguée, Marianne décide de mettre un élève stagiaire sur une discrète enquête de voisinage dans l’entourage des parents de Malone le petit garçon qui prétend que ses parents ne sont pas les siens. Pendant, ce temps, Timo Soler refait surface et échappe de nouveau à la police. Qui sont ses complices ? Les enquêteurs soupçonnent Alexis Zerda, d’être le 4ème membre du casse de Deauville. Ce dernier n’est pas un enfant de coeur, il a déjà plusieurs morts à son actif. S’il est bien le 4ème homme, la police va devoir la jouer serré.

Pendant, ce temps, les parents de Malone s’entretiennent avec la directrice de l’école du petit. Ils ne comprennent pas pourquoi le psychologue Vasile Dragonman s’obstine. Malone est leur fils, il a juste beaucoup trop d’imagination. En tout cas Amanda et Dimitri Moulin sont furieux. Mais Vasile a pris cette histoire trsè à cœur et suite à son coup de fil à la commandante, décide d’aller la voir directement sans passer par l’appui de l’éducation nationale.
Le soir, Malone attend la nuit avec un mélange d’impatience et de peur. Il sait que Gouti va comme chaque nuit lui raconter une des ses histoires. Un peu compliquée mais si belle et essentielle, qu’il ne doit pas oublier. Mais quand l’histoire est finie, Malone a peur, il ne voit plus que du rouge, partout.

L’intrigue est de nouveau extrêmement bien ficelée. En 2 chapitres, on retrouve ce sentiment d’être perdu, mené en bâteau, entre un petit garçon débrouillard, bavard et pourtant fragile, qui ne serait pas l’enfant de ses parents ? Et une affaire de casse, de vol à Deauville, de deux malfrats en fuite et recherchés. Michel Bussi a encore réussi à faire une intrigue en pelote qui se déroule au fur et à mesure des pages. On arrive à relier certaines choses entre elles mais il faut l’éclairage de l’auteur pour tout remettre à sa place. Les indices sont pourtant là, semés dans les chapitres. Personnellement, j’en ai repéré quelques uns.

J’ai beaucoup aimé cette histoire notamment celle de Malone. Qui est-il ? Qui se joue de nous ? On s’attache à ce petit garçon et on a envie de savoir ce qu’il sait, ce qu’il croit savoir. Comment sa peluche peut-elle lui raconter ce qui se passe quand il n’est pas là ? Que lui raconte-elle la nuit ? J’ai adoré les contes de Gouti. J’aurai même aimé en lire un ou deux de plus ^^ Les explications sur la mémoire sont très intéressantes sans que ça soit non plus pesant et trop long.
Marianne est l’autre personnage attachant du récit. Cette femme qui a presque 40 ans qui domine son petit monde mais qui n’est pas aussi forte que l’image qu’elle donne. Elle a envie de fonder une famille mais est désespéramment seule. Heureusement, il y a Angélique son amie, a qui elle peut se confier.

De nouveau, on retrouve la Bussi Touch suspense, mystère, apparences trompeuses ou pas. On se fait des nœuds au cerveau pour comprendre où veulent en venir les personnages. Et pourtant tout est là devant nous !
Par certains aspects, la fin est peu « border line » mais je pourrais presque comprendre le choix des personnages. On peut se poser la question, à la place d’untel ou d’un autre, qu’aurais-je fait ?
Et puis, il y a quelques clins d’œil au métier d’auteur de polar, comment accrocher le lecteur, continuer à le surprendre, le fait d’avoir un style qui permet une lecture rapide qui empêche le lecteur de se poser milles questions . Etc. J’adore c’est exactement ce que j’avais déjà dis dans mes chroniques ^^

Toutefois, je l’ai trouvé un peu en dessous d’autres textes lus. Le style est toujours simple et efficace mais j’ai été moins charmée que pour N’oubliez jamais ou Nymphéas noirs. J’avais compris bien plus de choses que d’habitude. Trop rodée au style ? Ou est-il vraiment moins nébuleux que les précédents ? Puis, il y avait quelques petites choses qui m’ont agacée mais sur des choses toute personnelle que les lecteurs ne verront pas tous de la même façon. Et puis, les personnages ne m’ont pas semblé aussi travaillés quand dans les romans précédents. A part Malone bien sur. Peut-être un choix ? Bon, ça ne m’empêchera pas de continuer à lire cet auteur que j’aime beaucoup.

Merci à Presses de la Cité et Babelio pour cette masse critique, et l’occasion de lire ce roman dès sa sortie ^^

tous les livres sur Babelio.com
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2 réflexions sur “Maman a tort de Michel Bussi

  1. Es-tu allée à la rencontre chez Google ? Je ne l’ai pas encore lu mais j’ai déjà hâte !

une petite bafouille !

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