Noces sanguines au cœur des ténèbres de Marianne Stern (LC 2014 : Saisons païennes) : Yule

Yule Comments & Graphics
~Magickal Graphics~

8ème et dernier billet de la LC au rythme des Saisons Païennes, recueil de nouvelles publié aux Editions du Chat Noir. Parmi les Enfants de Walpurgis, c’est au tour de Marianne Stern et de sa nouvelle Noces sanguins au cœur des ténèbres, qui célèbre Yule, au moment du solstice d’hiver le 21 décembre

Une célébration que je ne connais pas beaucoup c’est donc avec plaisir et envie d’apprendre que j’ai abordé cette nouvelle.

Scandinavie. Le lecteur découvre Jaska, un jeune homme sombre et introverti. On le rencontre le jour de la célébration de Yule. La tradition dans son pays est de célébrer des mariages blancs. Les hommes déguisés en viking ou autres guerriers impressionnants doivent choisir une compagne. Il appose alors un couronne de houx sur la tête de la demoiselle. Jaska nous raconte que de nos jours, c’est plus l’occasion d’emballer une fille pour une nuit d’ivresse et de sexe que pour la tradition et la célébrations des Dieux. D’ailleurs, Jaska n’a pas envie d’y aller. L’année d’avant plusieurs morts mystérieuses ont eu lieu, c’est loin d’être rassurant. Puis il n’a d’yeux que pour Janaa mais préférait un autre moyen de lui faire comprendre ce qu’il ressent que lors d’un mariage blanc. Mais Ole, l’ami de Jaska, ne lui laisse pas le choix, il doit venir à la célébration sinon il séduira lui même la belle Janaa. Jaska va assister une étrange cérémonie…

J’ai trouvé cette nouvelle très bien écrite. J’ai beaucoup aimé retrouver la plume de Marianne Stern et l’ambiance électrique qu’elle sait créer dans ses nouvelles.  L’ambiance est particulière, le souvenir des décès de l’année précédente plane sur la fête. J’ai beaucoup aimé le quiproquo lié à la cérémonie. Jaska est tellement mélancolique et fermé qu’il ne s’aperçoit de rien. Jusqu’au bout, on ne sait pas ce qu’il va se passer. Jaska pense Janaa en danger, mais que se passe-t-il vraiment. Une chute inattendue à mille lieux de l’ambiance sombre du début.

J’ai apprécié aussi les références à la musique qui existaient déjà dans la nouvelle précédemment lue de cette auteure. Et aussi découvrir la tradition du mariage blanc avec danses, couronne de houx, … que je ne connaissais pas du tout. Ainsi que la cérémonie du réveil du Dieu Cornu en présence de la Déesse. Vraiment, plein de choses dont je n’avais jamais entendu parler. ça m’a donné envie de me pencher plus que les traditions scandinaves, sur la nuit du solstice d’hiver.

Voilà, c’était la dernière nouvelle du recueil, je suis un peu triste de déjà terminé la LC, un an au rythme des saisons païennes que je n’ai pas vu passer.

Quelques petits mots sur la célébration de Yule (rapidement, parce que les liens que je vais vous donner à la fin de ce billet, vers les autres chroniques de cette nouvelle ou concernant la célébration, vous détailleront plus ce qu’est cette célébration).

Yule-dec2000

Yule a lieu le 21 décembre, c’est la célébration du solstice d’hiver, la nuit la plus longue de l’année.

Yule est un mot anglais utilisé en régions germanique et nordique qui désigne la période de Noël (Jol en vieux norrois, qui a donné Jól en islandais, Jul en danois, norvégien et suédois, Joulu en finnois, Jõulu en estonien et y désigne désormais la fête de Noël).

Son étymologie est contestée : certains l’ont rattaché, sans doute à tort, à la roue (hjul en suédois, hjól en islandais, wheel en anglais).

Selon toute vraisemblance, il s’agit néanmoins d’un mot scandinave associé à l’hiver. Le mot Jol apparaît en vieux norrois aux alentours de l’an 900, dans un poème d’hommage à Harald aux beaux cheveux où un personnage parle de « boire à Jol ». Jol était le nom de la fête de la mi-hiver ou Jólablót, dont on discute encore pour savoir si elle avait lieu à l’occasion du solstice d’hiver ou à la mi-janvier.

Le « blót » était l’invocation des dieux à but propitiatoire, et on faisait alors des sacrifices pour appeler la bénédiction des dieux sur les récoltes à venir. Le dieu attaché à Jol était Jólner, l’un des nombreux noms d’Odin.

C’est aussi une fête wiccane et néo-païenne.

Et le saint breton Sant Yuzel, au nom presque paronymique de « Yul(e) » du celtique « Iud=Seigneur » et « hael=généreux »  est fêté le 19 décembre, à l’avant-veille seulement de nos hivers occidentaux actuels.

Enfin, selon les dictionnaires « Le Robert », le mot « joli » viendrait du nom de « Yule », par l’ancien français « jolif », « golif » (variante bretonne), en référence à cette fête germanique (dont franque) du « milieu » de l’ hiver (tandis que le généalogiste familial Jean-Louis Beaucarnot a pu avancer plutôt que « joli » viendrait du mot « joie », du fait que la joliesse d’ une chose, d’ un être, met généralement son admirateur « en joie »…)…

Et bien c’est assez complexe ^^

La fête s’observe en commémorant la mort du « Holly King » (Roi de houx) qui meurt tué par son successeur le « Oak King » (Roi de chêne). Ce sont tous deux des dieux-arbres. On retrouve aujourd’hui à Noël les couronnes de gui, une idée reprise par le christianisme. Il existait la couronne horizontale, d’origine scandinave ou germanique, qui portait 4 bougies. Chaque dimanche il était coutume d’allumer une nouvelle bougie, ce qui symbolisait la renaissance de la lumière. Rouge le plus souvent, les couleurs des bougies variaient cependant selon les régions. Les symboles de Noël sont inspirés de cette fête (sapins, gui, houx et cadeaux…).

Dans la mythologie nordique, Yule est le moment de l’année où Heimdall (de son trône situé au pôle Nord) accompagné des Æesirs (l’’Ansuzgardaraiwo) revient visiter ses enfants, les descendants de Jarl. Ils visitent ainsi chaque foyer pour récompenser ceux qui ont bien agi durant l’année, et laissent un présent dans leur chaussette. Ceux ayant mal agi voyaient à l’aube leur chaussette emplie de cendres. Yule est aussi une fête où les gens de leur côté, et les dieux du leur, se rencontrent pour partager un repas, raconter des histoires, festoyer et chanter. Le Yule est célébré chaque année le 21 décembre.

Durant la nuit de Yule, les habitants sortaient les balais hors des maisons afin que les sorcières puissent se rendre au sabbat du mont Broken, présidé par le Vieil Eric, autre nom employé pour désigner le diable. Si les sorcières ne trouvaient pas de balais disposés à leur intention, elles s’en allaient vers les étables, où elles volaient bœufs et chevaux. Pour faire fuir les mauvais esprits, des coups de fusils étaient tirés vers le ciel. Les habitants préparaient un grand festin, appelé « le banquet de Yule », dont les restes étaient laissés aux démons. Tout au long de la nuit, la porte de l’office demeure ouverte, dans le but de permettre à la fée Huedren, la femme des bois, de venir se restaurer. Il en va de même avec le julenisse, pour qui l’on prélève toujours un peu de julegroden, la bouillie de Noël. Cette portion est généralement placée au pied de la cheminée, ou à l’entrée de la grange.

Durant cette fameuse nuit du solstice d’hiver, il est dit que les cieux résonnent du bruit des cavaliers accompagnant Odin dans sa chasse d’Ásgard. Ces cavaliers sont des défunts qui, n’ayant pas commis d’assez grands péchés au cours de leur existence, ne sont pas admis en enfer, mais qui n’ont pas non plus eu une conduite assez exemplaire pour mériter l’accès au paradis. Leur châtiment est alors de galoper jusqu’au Jour du jugement, montés sur des chevaux noirs aux yeux flamboyants

Et sur ce site également : http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article1803

Les symboles et correspondances de  Yule:

Encens : cèdre, pin, sapin, romarin.
Arbres : chêne (pour la bûche), conifères.
Fleurs : poinsettias, cactus de Jérusalem, roses rouges .
Couleurs : or, argent.
Chandelles : vertes, rouges, blanches.
Pierres : œil de tigre, rubis.
Planète : Jupiter.
Carte du tarot : Tempérance, arcane majeur 14.
Influence : modération et tempérance, équilibre, harmonie, joie.

Les participantes de la LC

Cassie :

Marie et Anne : Yule et Noces sanguines au coeur des ténèbres

Coquelicote : Yule – Noces sanguines au coeur des ténèbres

Chica

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2 réflexions sur “Noces sanguines au cœur des ténèbres de Marianne Stern (LC 2014 : Saisons païennes) : Yule

  1. Coquelicote dit :

    J’ai vraiment aimé cette dernière nouvelle ! Merci en tout cas pour cette belle expérience tout au long de l’année ♥

une petite bafouille !

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