Réseau(x) – Tome 1 de Vincent Villeminot

1507-1

Nathan, 16,50€, 446 pages

4ème de couverture

Sur les réseaux, tout le monde pense connaître tout le monde. Tout le monde aime, surveille, espionne tout le monde. Mais désormais, une guerre est déclenchée, sur le web et dans le monde réel. Et Sixie, 15 ans, est l’enjeu, le butin, le gibier de tous les combattants…

Résumé

Bruxelles. Sixtine 15 ans, souffre de troubles du sommeil assez graves. Dont une des conséquences serait de faire de rêves prémonitoires, enfin, de rêves se sont plutôt des cauchemars. Elle les publie sur le réseau Dream Katcher Book : DKB, sur sa page nocturne, la partie MyDarkPlaces, de DKB. Sixtine a été harcelée sur sa première page et a donc du s’en créer une autre. Sur cette nouvelle page, elle reçoit une vidéo où elle apparaît. Elle y commet un meurtre ; comme un de ceux qu’elle voit dans ses cauchemars. Elle se rend à la police, qui classe le fait en harcèlement.
Des mois plus tard, Jérémy rêve que Maud sa copine commet un attentat politique. Il le publie sur le sommaire des rêves, anonymement.
Vittorio et Francesca vivement ensemble. Lui travaille pour César, pour qui, il assure une sorte de police numérique, histoire que les activités de César restent intraçable et qu’aucune preuve ne puisse permette de montrer un dossier contre lui. Sur le réseau, César est Nada#1, il cherche à faire de la réalité un jeu ou l’inverse en organisant des guérillas urbaines factices qui plongent dans un chaos provisoire certaines grandes villes d’Europe.

Une succession d’événements vont survenir liant de façon surprenante ces protagonistes…

Mon avis

Un très bon thriller complexe. Certainement trop pour le public visé.

En voyant, les coups de cœur et les déceptions (voire beaucoup d’abandon) fleurirent sur le net à propos de ce roman, je me demandais ce qu’il allait en être pour moi. Contre toute attente, j’ai bien aimé mais je reste mitigée.

Le lecteur découvre beaucoup de personnages (ce qui en soit moi, ne me dérange absolument pas), qui vont se croiser ou qui seront au cours de l’histoire reliés plus ou moins les uns avec les autres. Au début, il faut quand même avouer qu’il faut s’accrocher, pour se souvenir des persos mais surtout pour comprendre la temporalité du récit. Les points de vue s’alternent dans un même chapitre, les lieux ne sont pas toujours les même non plus. Le « réseau » n’est pas non plus des plus simples à comprendre. Une fois passé tout cela, les pages défilent.

L’intrigue est bien montée, elle est assez complexe et dure. Complexe dans sa structure et les liens entre les personnages, ou les événements qui souviendront. Dur  de part certains faits. Le pari était très risqué. Moi, j’ai beaucoup aimé l’intrigue en général, mais je pense que pour jeune lecteur deux problèmes risquent de survenir : 1 / parfois la violence n’est pas entièrement justifiée et certaines descriptions risquent de freiner le lecteur « jeunesse » et 2/ la complexité n’est pas à la portée d’un lecteur débutant.

Réseau(x) est un thriller traitant d’un sujet ancré dans l’actuel : les potentielles dérives des réseaux sociaux avec un fond plus étoffé que ce simple constat, et dont deux des personnages sont ados (15/16 ans). Cependant, je trouve que le public visé serait plus les jeunes adultes qu’un simple classement en jeunesse.

A cause de cela et de deux ou trois petites choses, ce livre ne sera pas un coup de cœur, et je reste mitigée, mais c’était une lecture très intéressante et pas aussi terrible que ce que j’imaginais où vu des abandons (peut être parce que je suis déjà deux fois plus vielle que le public visé ?).

En lisant le 4ème de couverture, je ne m’attendais pas à ça. Je pensais vraiment suivre l’enfer vécu par Sixie (Sixtine). J’attendais de comprendre ce 4ème de couverture et vraiment pour ça, il faut lire les derniers chapitres. Et encore, je trouve qu’il est exagéré. Parce que l’essentiel de l’histoire ne se situe pas sur ce personnage même si elle a de l’importance. J’ai donc éprouvé une difficulté entre ce qui est « vendu » par le 4ème de couverture et ce qu’est réellement l’histoire. Malgré cela, l’intrigue m’a plu. Certainement d’ailleurs parce qu’on va au-delà de l’histoire de Sixie, il y a plusieurs axes dans le déroulement du récit.
Plusieurs parties, plus ou moins imbriquées.

Un bon point, c’est l’actualité relatée dans le livre, ce fond un peu social, un peu politique (ce qui n’intéressera peut-être pas tout le monde). Peut-on se fier à la police ? Au gouvernement ? À l’Etat ? Que faire pour obtenir la vérité ? Jusqu’où aller ? Le récit est très ancré dans notre époque et voire même plus loin, développement des réseaux sociaux, société dans laquelle chacun s’expose, souhaite son quart d’heure de gloire, sans se rendre compte que des personnes mal intentionnés rôdent tout autour et que rien ne s’efface jamais du net.

J’ai un sentiment mitigé sur la violence, au du moins, l’enchaînement de pensées ou d’actes violents. Tantôt, je pensais que le livre dénonçait de façon plus ou moins explicite, certaines formes de violence et parfois dans la façon dont c’est construit, tantôt, j’en venais à penser que ça n’était pas du tout le but de l’auteur. Du coup, je n’ai pas su où me placer et comment prendre ce fait. Au moins, il peut amener certains à réfléchir. En tout cas, l’auteur évoque (et dénonce ?) notre société qui se transforme de plus en plus en une société consommatrice ; exhibitionniste, immorale,… disparition progressive des remords, de la réflexion sur les conséquences,… Il y a quelques lueurs d’espoirs, mais resteront-elles longtemps allumées ?

Peu de personnages m’ont plut, ou plutôt, mon sentiment a souvent changé sur les personnages. Ceux que j’aimais bien au début, ne me plaisent plus autant à la fin et vice versa. J’ai aimé apprendre ce qu’il allait leur arriver mais sans toutefois réussir à m’attacher. Je m’en suis aperçu surtout quand certaines choses arrivent que ça cela ne m’a pas attristé ni réjoui.
La psychologie de certains personnages est intéressante notamment César et le policier Fanelli.

C’est un roman qui développe de bonnes idées. Personnellement,  j’ai peiné un peu sur le style de l’auteur, autant c’est percutant et parfois incisif, autant parfois c’est trop énumératif et redondant. En tout cas, une fois l’histoire cadrée et les personnages en tête, la lecture est assez facile et rapide.

Il s’agit d’un tome 1, personnellement, ça ne m’aurait pas dérangé, qu’il contienne 50 ou 100 pages de plus pour conclure le tout dans un seul livre. Je suis à la fois curieuse de savoir ce que va pouvoir imaginer l’auteur dans un ou plusieurs tomes et en même temps, je ne suis pas plus que ça, en attente d’une suite. Peut être que je la lirai quand même, par curiosité.

Merci à Lire en live et les Editions Nathan pour ce partenariat.

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4 réflexions sur “Réseau(x) – Tome 1 de Vincent Villeminot

  1. Luna dit :

    Décidément, ce roman est partout ! Le résumé est alléchant en tout cas… dommage que ton avis soit un peu teinté.

    Sinon, j’ai vu que tu as le deuxième tome de Graceling dans ta PAL, puisque j’organise une LC pour la saga sur Livraddict, je me permets de te proposer de te joindre à nous si tu as envie de le lire en bonne compagnie 😉

  2. […] Le frère de César dans Réseau(x) – Tome 1 de Vincent Villeminot […]

une petite bafouille !

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