Gangster Squad de Ruben Fleischer

gangster squad

avec Ryan Gosling, Josh Brolin, Nick Nolte, Sean Penn,…

Interdit aux moins de 12 ans
Los Angeles, 1949. Mickey Cohen, originaire de Brooklyn, est un parrain impitoyable de la mafia qui dirige la ville et récolte les biens mal acquis de la drogue, des armes, des prostituées et – s’il arrive à ses fins – de tous les paris à l’ouest de Chicago. Tout ceci est rendu possible par la protection, non seulement des hommes de mains à sa solde, mais également de la police et des hommes politiques qui sont sous sa coupe. Cela suffit à intimider les policiers les plus courageux et les plus endurcis… sauf, peut-être, les membres de la petite brigade officieuse de la LAPD dirigée par les Sergents John O’Mara et Jerry Wooters qui, ensemble, vont tenter de détruire l’empire de Cohen.

Mickey Cohen (Sean Penn) est un parrain de la mafia, ancien bosseur, il a quitté Brooklyn pour conquérir Los Angeles. Et semble y être parvenu. En effet, il a soudoyé toutes les autorités de la ville et alentour, juges, policiers, maire, shérif,… tous sauf un Bill Parker (Nick Nolte), chef de la police (je crois).  En parallèle, un des rares flics non corrompus, ancien de la 2nd guerre mondiale, John O’Mara (Josh Brolin) continue de s’opposer à Mickey ou tout du moins à ses trafics. Repréré par Bill  Parker, O’Mara est chargé de monter une brigade secrète pour déstabilisé Mickey et l’obliger à quitter la ville. O’Mara recrute donc plusieurs personnes chacun spécialisé dans un domaine et commence à nuire aux trafics de Mickey… Gangster Squad

Plusieurs choses m’ont plu dans ce film et d’autres m’ont semblé étranges, je suis ressortie de la salle mitigée.

D’abord, un casting très sympa, une belle actrice dans le rôle de la copine de Mickey (Emma Stone), dans sa robe rouge avec ses cheveux de « feux » j’avais l’impression de voir Jessica Rabbit. J’aime beaucoup Emma Stone mais j’ai trouvé qu’on avait pas assez insisté sur le potentiel du personnage de Grace.

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Josh Brolin est vraiment un acteur qui j’apprécie, il a un visage dur et peu expressif mais c’est complètement le rôle, policier d’origine irlandaise, marié, bientôt père mais qui ne veut pas trahir ses principes et oublier pourquoi il est flic.

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J’ai bien aimé Ryan Gosling, son rôle est sympa, policier désabusé, qui veut pas trop s’impliquer mais qui change. Mais, il est peut être un peu « too much » (et sa voix en VO, O_o j’m’y attendais pas). Le policer blondinet au sourire colgate c’est finalement pas trop ma tasse de thé.

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Les acteurs secondaires sont top comme Anthony Mackie  (le black de l’équipe), Michael Peña (l’hispanique), Giovanni Ribisi (le plus scientifique de l’équipe) ou Robert Patrick (le vieux Cowboy) méconnaissable (enfin, je l’avais pas vu depuis longtemps, mais quand même). Une fine équipe qui fonctionne bien, qui m’a fait sourire ou qui m’a émue parfois.

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J’ai adoré l’ambiance année 50, les décors, les accessoires, les costumes, c’était vraiment une belle reconstitution. Il y a eu un gros boulot pour qu’on se croit vraiment dans les années 50. La musique ne m’a pas marquée, je ne me souviens que du générique de fin que j’ai bien aimé.

Après, j’ai bien accroché aux quelques effets visuels du film, les coups au ralenti de couleurs différentes, les douilles de balle qui tombent, les effets des fusillades,… Par contre, la mise en scène m’a pas convaincue. Sean Penn n’est pas mauvais en mafioso même si c’est pas les rôles que je lui préfère mais il est trop caricatural. J’aime bien sa voix en VO mais pas ses expressions et ses gestes, ça sonnait faux, du moins pas juste. Des mimiques vraiment de trop.

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On nous présente Mickey Cohen comme le Juif New-yorkais qui a la main mise sur tout et même si c’est bien rendu (la corruption, les trafics, les pressions sur les éventuels témoins, etc), j’avais l’impression du mafieux italien plus grotesque que cruel. Pourtant, Mickey est cruel. Très. J’aurai préféré un personnage plus simple, froid mais tout aussi cruel et là je crois que j’aurai vraiment accroché et flippé.

J’ai lu que Mickey Cohen ressemblait à Al Capone, mais que Sean Penn ne voulait pas qu’on pense à Robert de Niro dans Les Incorruptibles, il s’est donc démarqué un peu de la réalité. Et bien moi en sortant je n’ai pas pensé à Mickey Cohen comme à Al Capone joué par De Niro  mais comme à De Niro tout court…

Certaines scènes sont violentes (surtout une au début), je n’ai pas vraiment compris, pourquoi montrer ça comme ça, vu la mise en scène après. Dommage.

L’histoire est bien (tirée du livre du même nom de Paul Lieberman, inspirée d’une histoire vraie), j’ai bien aimé le début et la fin racontées par John O’Mara, mais, dans le reste, il y a comme une précipitation, comme un manque parfois de liens ou de profondeur entre les personnages qui font qu’au final, rien d’extraordinaire ne m’a bluffée ou ne m’a permis de démarquer le film d’autres du genre. C’est un chouette film d’action mais ça s’arrête là. Autant encore 15 ans après, je pense aux Incorruptibles par exemple, en ayant un super souvenir et tout, autant là, pas sure que dans 15 ans, j’en parle encore !

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Ikigami, Préavis de Mort, Tome 10 de Motorô Mase

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Kazé Editions, 208 pages, 7,99 €

4ème de couverture

Alors que la guerre contre la Fédération est sur le point d’éclater pour de bon, les émeutes se multiplient contre la Loi de Prospérité Nationale. La chasse aux éléments dégénérés redouble d’intensité, et quand le piège se referme finalement sur Fujimoto, tout ce qu’il s’était toujours efforcé de préserver s’effondre. Mais il est trop tard, désormais, pour jurer allégeance. Les seules issues qui lui restent sont la fuite, la résistance ou la mort.

Résumé

Après avoir découvert l’existence de l’Union pour un Nouvelle Révolution et  l’imminence d’une guerre entre le pays de Fujimoto aidé de son allié (autrefois ancien ennemi) et la Fédération asiatique, Fujimoto décide d’agir. Mais que va-t-il faire ? Aider la rébellion ? Choisir le gouvernement et la loi de prospérité nationale ? Et dans le pays que va-t-il se passer à l’annonce d’un confit ?

Mon avis

Attention, ce billet contiendra des spoilers. Si vous êtes en train de lire cette série ou bien que vous souhaitez la commencer, je vous conseille de lire le billet sur le Tome 1 et les 2 billets sur les tomes 02 à 05 et tomes 06 à 09. Dans ceux là, je ne donne que peu d’informations sur le fil rouge, sur Fijimoto.

Dans ce dernier tome du manga, on assiste qu’à une seule « livraison » d’Ikigami, dans la première partie. Dans celle-ci, « Ces mots qui ont été confiés », on suit un membre de la police kokuhan. Il est assez violent alors qu’avant son entrée dans la police il était plutôt peureux. On lui diagnostique une tumeur bénigne influant sur ses émotions. Ce policier va recevoir l’ikigami. Dans le même temps, les services liés à la loi de prospérité nationale, et donc la police kokuhan reçoivent la visite d’une délégation japonaise qui réfléchit à instaurer la même loi au Japon, un pays ami dont l’allié est les USA. Le Japon instaura-t-il une loi similaire dans son pays ? Comment va réagir le policier ?

On découvre donc que le pays de Fujimoto n’est pas le Japon comme on aurait pu le croire jusqu’ici. Son pays et son alliée puissant ancien ennemi se seront jamais nommés, on peut laisser notre imagination choisir des pays existants ou penser à des pays juste imaginés pour illustrer la noirceur de l’humanité.

Il est temps pour Fujimoto, notre livreur d’Ikigami, d’agir, il va donc faire quelque chose de contraire à la loi de sauvegarde de la prospérité nationale, pour soulager sa conscience et qui correspond à ses principes. En prenant, du moins, le pense-t-il toutes les précautions nécessaires pour se protéger. L’allié du pays de Fujimoto déclare la guerre à la fédération populaire asiatique qui refuse de reconnaître la souveraineté du pays de Fujimoto.Pour faire face à la guerre, alors que le pays n’est pas armé militairement, le gouvernement fait un appel au « recrutement de personnel combattant de renfort ». On demande aux personnes entre 18 et 24 ans de s’engager pour défendre leur pays avec compensations (qu’on ne nous révèlent pas). Les habitants se soulèvent ne voulant pas la guerre. Des manifestations éclatent partout dans le pays.

Que va-t-il se passer pour Fujimoto ?

ATTENTION A PARTIR D’ICI C’EST MEGA SPOILER !!!!!!!

Dans la deuxième partie de ce tome 10, « Le pays mirage », on découvre que Fujimoto a été arrêté pour atteinte à la loi de sauvegarde de la prospérité nationale. Il a subi pendant 6 mois le programme de rééducation idéologique. Il retourne à l’extérieur l’âme purifiée, jurant fidélité absolue à son pays, régénéré, un « pur adorateur de la prospérité nationale ». En gros, il a subit une rééducation dans des conditions draconiennes et terribles, presque un lavage de cerveau, afin qu’il comprenne qu’il vaut mieux prendre le parti du gouvernement que celui de la rébellion.

Comme pour tous les dégénérés, il va au devant d’années d’humiliations. Il ne verra plus jamais ses parents qui refusent d’avoir un criminel politique dans leur famille. Il n’avait quasiment pas d’ami, seul son ex-patron a accepté d’être son référent. Lors de leur première rencontre après sa sortie du Centre, il lui propose de surveiller les ex dégénérés politiques comme lui. En fait, on apprend que son patron est un commissaire de la police de sauvegarde infiltré. Comme dans les histoires qu’il lui racontait dans les tomes précédents, voilà pourquoi, ce patron qui semblait de son côté en savait autant sur tout.

On découvre que Fujimoto a été piégé. Il est contraint d’enquêter sur une ancienne connaissance. Pendant ce temps, le pays est en guerre. Sous la protection de l’armée alliée qui a pris « possession » du pays, avec couvre feu, contrôles…

Pour recruter des combattants entre 18 et 24 ans, on leur a promis un antidote à la nanocapsule, au vaccin pour la prospérité nationale, bien sur secret, aucun nom n’étant révélé, tous les jeunes se précipitent pour avoir l’antidote. Pour ceux entre 25 et 40 ans, on  promet l’antidote a un membre de la famille ayant été vacciné avec la nanocapsule. Et pour ceux qui ne sont pas dans la tranche d’âge et qui n’ont pas de membres à « sauver », on leur propose de ne pas vacciner leur enfant à l’entrée en primaire.

On apprend les véritables visées de la loi de sauvegarde. Le peuple du pays de Fujimoto est un réservoir à soldats pour leur allié. On leur explique qu’il ont plus de chance de survivre à la guerre car ils maitrisent leur destin, que de mourir par  mort honorable. Les gens s’en sont persuadés alors que c’est faux, alors que c’est retourner le gouvernement qu’il faudrait faire.  La loi n’était qu’un instrument de propagande. Les gens sont des « moutons » qui croient aveuglement ce que leur raconte le pays (sauf certains mais ils sont trop peu nombreux, muselés, et traqués). Ils ne s’aperçoivent pas qu’ils ont été joué par leur gouvernement et leur allié, qui rappelons le, était leur ancien ennemi.
Que va faire Fujimoto ? Est-il vraiment endoctriné ? Va-t-il s’allier avec la police kokuhan ? Va-t-il fuir ? Va-t-il rejoindre la rébellion ?

FIN DU SPOILER

On a donc ici un énorme rebondissement de l’histoire, on a le vrai but de la mise en place de la loi de sauvegarde de la postérité nationale, du vaccin, des morts … J’ai beaucoup aimé cette révélation à laquelle je ne m’attendais pas du tout ! Je ne pensais pas du tout que l’intrigue allait prendre ce chemin et cette tournure. Même si certains éléments sont disséminés dans les tomes précédents, je m’attendais pas à cette histoire, au double jeu de certains personnages.

Par contre, un bémol, ça va beaucoup trop vite, je pense qu’on aurait pu se passer du tome 8; et commencer les révélations dès ce tome, ça aurait permit d’avoir plus d’éléments et surtout le gros manque, de savoir ce que va devenir le pays de Fujimoto. Je ne vous dit pas le choix de Fujimoto (ceux qui veulent savoir ce choix peuvent me demander par mail ou en commentaire, je leur répondrais) mais j’ai été un peu déçue.

En plus, sur ce tome, on a de la part de l’auteur, comme une publicité pour le Japon. Je ne lui reproche pas d’aimer son pays, mais quelque chose m’a gêné, sur quoi, je n’arrive pas vraiment à mettre de mot. Peut être juste parce que cette fin est trop rapide (un peu facile ?).

Bon, pas à dire, quand même, c’était une très bonne série, même si certains tomes sont un peu moins bien et si on attend un peu trop longtemps la révélation finale, parce qu’une routine dans la vie de Fujimoto s’installe, on a envie de savoir, on a envie de comprendre. Je trouve qu’on ne s’ennuie pas, chacun des tomes nous apprend quelque chose, soit sur l’histoire, soit sur notre société, soit sur notre façon de penser ou voir les choses. Ces 10 tomes sont vraiment magnifiques en plus, l’histoire, mais aussi les dessins percutants et durs, qui vont tellement bien avec ce qui se passe dans le pays de Fujimoto. ça semble si réaliste, c’est effrayant. Une série pleine d’émotions et de réflexions. Entre espoir et désespoir, manipulations et philosophie de vie.

Ceux qui me connaissent savent que moi et les mangas c’est vraiment pas ça, mais là j’ai vraiment apprécié, j’avais l’impression de lire un thriller d’anticipation (un peu comme Enfants de la paranoïa, même si l’histoire est différente). C’est efficace en tout cas. Une série que je conseille aux amateurs de ce genre. Après, n’étant pas spécialiste, je ne sais pas si les fans de manga y trouveront leur compte.

La fin me laisse un peu sur ma faim mais je pense quand-même que c’est une conclusion qui se tient et qui en satisferont beaucoup. Ravie d’avoir découvert cette série. Je tiens à remercie mes coupains Elodie et Maxime qui m’ont prêté l’ensemble des 10 tomes et pour leur patience, je vous les rends bientôt 😉

Et vous avez-vous lu ce tome ? Qu’en avez-vous pensé ? Qu’avez-vous pensé de la fin de cette série ?