Camelot de Fabrice Colin

Editions Seuil,  9,50€,  201 pages

Lecture effectuée dans le cadre de la 17ème rencontre du club de lecture l’île aux livres/Alille.com, sur le thème « A la découverte d’un auteur : Fabrice Colin »

4ème de couverture

Institut Saint-James de B… Nathan a 17 ans. Il doit passer l’été à préparer son diplôme de fin d’études dans cet établissement prestigieux réservé à quelques privilégiés. Avec Eric, David et Mathis, ils forment un groupe d’amis fidèles, solidaires, dans cet univers de garçons où les rivalités sont parfois violentes. Un soir, arrive un nouvel élève : Arthur. Il exerce une fascination troublante sur chacun. Bientôt, les trois amis de Nathan disparaissent des nuits entières, sans qu’il ne puisse rien savoir de leurs escapades nocturnes. C’est avec Arthur qu’ils partent, Nathan en est persuadé. Il décide d’aller lui parler. Arthur lui propose alors de devenir à son tour un chevalier de la table ronde…

Mon résumé

Début de l’été, à l’Institut Saint-James de B…, Nathan et quelques élèves de promo, n’ont pas eu leur diplôme de fin d’études, ils restent donc à l’Institut afin de réviser, assister à des cours de rattrapage,… Nathan est très proche de 3 garçons : David, Mathis et Eric. Le temps s’écoule paisiblement, jusqu’à l’arrivée un soir, d’Arthur, un garçon troublant déposé en limousine devant l’établissement. Le père d’Arthur est un des donateurs de l’Institut, son fils est donc traité avec tous les égards. Mais son comportement inquiète Nathan et ses amis. Après des heurts entre David et des camarades de classe, Arthur s’entretient avec David et ce dernier autrefois craintif et passif, n’accepte plus qu’on lui marche sur les pieds. Il disparait la nuit et s’éloigne de Nathan, Eric et Mathis… Puis c’est au tout d’Eric et de Mathis de s’éloigner de Nathan après avoir discuter avec Arthur. Nathan n’en peut plus de cette situation causée par Arthur, il s’en va le trouver et ce dernier va l’intégrer à ce qu’il appelle La Table Ronde, Nathan devient alors Perceval… Mais Arthur leur confie ses craintes sur l’avenir, et va les pousser à chercher pour lui, le Graal…

Mon avis

Pour le club de lecture, j’avais choisi ce livre à son thème et pour son nombre de page relativement court, mais comme il a tardé à mettre livré, je l’ai lu après A vos souhaits. Et je regrette un peu cet ordre.

C’est de la jeunesse (j’étais prévenue) et pour la catégorie c’est vrai que c’est plutôt bien écrit. Ayant lu, A vos souhaits avant, je trouve que Fabrice Colin sait s’adapter à son public, ici pas d’univers fantaisiste, le récit est ancré dans la réalité même si on ne connait pas la ville dans laquelle se trouve l’Institut. Si vous cherchez une histoire contemporaine avec beaucoup de descriptions de la légende arthurienne, des détails, des références, passez votre chemin. Camelot ne prend ici que les idéaux du Roi, l’amitié, la quête, donner un sens à sa vie, … A part les références à la Table Ronde, à Excalibur et aux chevaliers, il n’y a pas d’autres éléments de la légende (pas de voyages réels ou imaginaires dans l’époque par exemple). Juste les idéaux. Personnellement, j’aurai aimé plus de choses sur cette légende qui n’est qu’effleurée, quelque chose de plus dense, plus fourni. Sur ce point, je suis déçue mais je suppose que ça n’était pas le souhait de l’auteur à l’écriture de ce roman jeunesse.

L’histoire en elle-même et bien construite, on découvre Nathan après les faits, sans savoir ce qui a pu se passer, et il a l’air complètement chamboulé. Il entreprend donc de nous raconter son histoire depuis l’arrivée d’Arthur à l’Institut. Et du coup avec ces éléments, on a envie de savoir de quoi il retourne, ce qu’il a bien pu se passer cet été-là qui soit si dramatique. Fabrice Colin a su m’accrocher avec son début (après discussion lors du Club de lecture, c’est une des forces de cet auteur dans les romans jeunesse notamment). Puis l’action et les interrogations montent crescendo jusqu’au dénouement final, plutôt bien trouvé (même si j’avais plus ou moins compris la trame).

Les sujets abordés sont complexes et le jeune lecteur sera confronté à des termes forts : la vie, la maladie, la mort, … La fin n’est peut être pas très jeune public, mais si le lecteur a à peu près l’âge de Nathan, je pense que ça passe.

C’est dommage quand même que ça soit assez rapide, assez peu détaillé dans les faits, parce qu’on a du mal à s’attacher à Nathan ou à ses camarades. Par contre, on peut s’identifier à l’un d’entre eux sans trop de problème en fonction de son propre passé.

Je ne saurai pas dire si j’ai aimé ou pas par contre, parce qu’étant un roman jeunesse, j’ai forcément trouvé ça pas assez approfondi par rapport à ce que j’ai l’habitude de lire mais si j’avais eu 15 ans de moins, je pense que ça ne m’aurait pas posé de problème. Je ne suis pas sure qu’il me laissera un grand souvenir. Pour une lecture adolescente de qualité, je dis oui, mais pour une détente adulte, je dirai non.

Je relirai du Fabrice Colin parce que c’est une bonne découverte mais par contre avec des romans adultes, j’ai vu qu’il se mettait aux thrillers (blue jay way), j’aimerai bien voir ce que cela donne et mon amie Lilith m’a prêté Confession d’un automate mangeur d’opium, un roman steampunk.