Concours des 6 mois !

Bonjour à tous !!!!

Voici le deuxième concours organisé sur le blog cette fois-ci pour fêter les 6 premiers mois !!!

D’abord quelques chiffres  :

33 billets de livres

30 billets cinéma

10 479 vues (toutes confondues)

La mise en place d’un challenge (reprise en illimité) : Irlande et Littérature Irlandaise

1 116 commentaires

Le billet le plus vu : Exposition Tim Burton à la cinémathèque de Paris (10/06/2012) : 428 vues !

Le billet film le plus vu : L’âge de glace : La dérive des continents de Steve Martino et Mike Thurmeier 194 vues

Le billet livre le plus vu : Dix petits nègres d’Agatha Christie 161 vues

Il est donc temps pour moi de vous dire MERCI pour ces 6 premiers mois, vos passages sur le blog, vos commentaires, vos impressions, ça me touche beaucoup et pour vous remercier de vous présenter le concours, qui j’espère vous plaira, attention, j’espère que vous aimez jouer !!!

Principe :

J’ai réalisé 2 photo-montages vite fait, sur chaque montage des indices (le fond est un indice aussi) qui vous permettront de trouver :

– dans la première image : un auteur que j’apprécie et il vous faudra retrouver sur le blog le livre que j’ai chroniqué de cet auteur (les indices n’ont pas rapport avec ce livre précisément)

– dans la seconde image, un film que j’ai chroniqué récemment et qui fut un coup de cœur.

Normalement ce n’est pas trop dur, je vous demanderai juste de justifier un minimum vos réponses en m’indiquant dans le mail les indices qui vous ont permis de trouver l’auteur et le film (au moins 3 indices sur les 6 à chaque fois)

(ex: j’ai vu ça, ça correspond sans doute à ça donc avec ça + ça, j’ai trouvé ça)
Si jamais ce n’est pas clair, je peux venir faire un édit à ce billet en ajoutant un exemple.

1ère image :

2ème image  :

(cliquer sur les images pour agrandir)

Mais qu’est-ce qu’on gagne ?

Le livre de votre CHOIX sur Amazon pour un moment de 10 € maximum (frais de port inclus si vente par Marketplace)

Je ferai parvenir le livre au gagnant en passant par Amazon donc NE SONT CONCERNÉES QUE LES PERSONNES VIVANT DANS DES PAYS OU LES FRAIS DE PORT SONT GRATUITS SUR AMAZON, désolée pour les autres mais je finance tous les concours de ma poche, j’aimerai bien pouvoir faire plus, un jour peut être.

Je ne pourrais être tenu responsable d’une éventuelle perte ou soucis avec La Poste.

Comment participer ?

Il suffit de m’envoyer un mail à l’adresse suivante : concours.lesdecouvertesdedawn@gmail.com en me donnant vos coordonnées et vos réponses (avec un minimum d’explication) et de commenter ce billet (pour bien m’indiquer la participation, comme ça, si je n’ai rien reçu, je pourrais vous relancer).

N’étant pas une machine, je vous demande un mail poli qui ne contiendra pas uniquement vos coordonnées et vos réponses, un petit mot gentil (éventuellement vos remarques sur le blog),  bonjour, au revoir, vivement recommandé !

Vous avez un mois pour participer, fin samedi 20 octobre 23h59.

Une chance supplémentaire pour ceux qui aime ma page FB de blog. N’oubliez pas de me donner le nom sous lequel vous me suivez là-bas pour que je m’y retrouve 🙂

Et un chance supplémentaire pour ceux qui me suivent ici régulièrement et qui font vivre mon blog (je sais déjà qui).

J’espère que vous jouerez le jeu du jeu justement et que je vous verrez nombreux à participer 🙂

N’ayez pas peur de tenter quelque chose, si je reçois une mauvaise réponse, je donnerai un indice par retour de mail et vous aurez une nouvelle chance de participer au tirage au sort !

Si vous ne voyez pas les images, envoyez moi un mail, je vous les enverrai en répondant 🙂

Le Montespan de Jean Teulé

Pocket, 6,70€, 307 pages

4ème de couverture

Au temps du Roi-Soleil, avoir sa femme dans le lit du monarque était pour les nobles une source de privilèges inépuisable. Le jour où Louis XIV jeta son dévolu sur Mme de Montespan, chacun, à Versailles, félicita le mari de sa bonne fortune. C’était mal connaître Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan…

Gascon fiévreux et passionnément amoureux de son épouse, Louis-Henri prit très mal la chose. Dès qu’il eut connaissance de son infortune, il orna son carrosse de cornes gigantesques et entreprit de mener une guerre impitoyable contre l’homme qui profanait une union si parfaite. Refusant les honneurs et les prébendes, indifférent aux menaces répétées, aux procès en tous genres, emprisonnements, ruine ou tentatives d’assassinat, il poursuivit de sa haine l’homme le plus puissant de la planète pour tenter de récupérer sa femme…

Résumé du début

Tout commence par une « dispute » entre 8 personnages de la noblesse, 4 d’un côté, 4 de l’autre et une proposition de duel le lendemain matin aux premières heures du jour. C’est à cette « occasion » ainsi que Louis-Henri Marquis de Montespan va perdre son frère le Marquis d’Antin. Alors qu’il se fait sermonné par La Reynie (les duels sont interdits par Edit), pour les actions de son frère trépassé, Louis-Henri va faire la rencontre de Françoise de Rochechouard de Mortemart, dite Mlle de Tonnay-Charente qui elle, suite à ce duel, n’a plus de fiancé. Entre Françoise et Louis-Henri, ça sera le coup de foudre, et le début du bonheur… Jusqu’à ce que criblé de dettes et voulant assuré un grand train de vie à sa magnifique épouse, le Marquis décide de partir en campagne de guerre (d’abord des séjours assez courts, puis plus longs) pour le Roi Louis XIV, pendant que sa femme restée seule, se fera introduire à la cour de Versailles par Louise de la Vallière, favorite du Roi mais il est bien connu que « la favorite en date présente toujours la prochaine à sa Majesté… »

Mon avis

Mitigé, je n’ai ni adoré, ni détesté, en fait, j’ai aimé certains points et en est pas aimé d’autres.

Je ne suis pas contre les romans historiques ou l’histoire de France, je n’en lis pas beaucoup, mais j’aime bien, surtout qu’en c’est un poil romancé et pas juste un traité d’histoire. Ici, j’ai apprécié que l’auteur nous raconte l’histoire d’un personnage qui est resté peu connu mais qui méritait d’être mis en lumière. Par contre, j’ai beaucoup de mal avec la royauté, le pouvoir de droit divin, les passes-droits du Roi qui était tout puissant et là impossible de faire l’impasse dessus, puisque de l’histoire du Marquis de Montespan c’est justement tout ça, une homme qui a une femme qui va plaire au Roi parce qu’elle est belle, pas farouche et avec moult traits d’intelligence. Et bien entendu, une fois que votre femme est la favorite du Roi, c’est comme si elle n’était plus votre femme, le drame pour quelqu’un d’aussi amoureux.  Du coup, j’ai oscillé entre l’intérêt porté à ce qu’allait décider, faire, choisir M. de Montespan et l’envie de jeter le livre à travers la pièce (nan j’exagère 😉 ) ! Comprendre que ce n’est pas le livre en lui même, ni le style de l’auteur mais bien certaines parties de l’Histoire avec un grand H que je n’aime pas.

Du coup, je ne me suis attachée qu’au Marquis, qui est amoureux de sa femme, un comble semble-t-il à l’époque. Dans la noblesse surtout. On ne s’y mariait pas par amour mais  pour des raisons d’argent, pour associer des familles, etc. Il est le seul a avoir été horrifié d’apprendre que sa femme couchait avec le Roi, tous les autres maris n’auraient attendu que cela, pour pouvoir bénéficier de titres, de terres, d’honneurs non acquis, d’argents. Tout ce que Montespan refusa toute sa vie. Et c’est vraiment ça qui m’a attaché au Marquis, il a décidé de ne pas se laisser faire, de ne pas se taire, il a refusé tous les privilèges qu’on lui a proposé quitte à finir en prison, exilé ou mort. Il est resté droit dans ses bottes et même en prenant de l’âge et en ayant une situation financière très peu reluisante, il n’a pas cédé au Roi qui lui avait déjà pris sa femme, pas question qu’on lui prenne en plus son honneur ! Mais il sera finalement malheureux quasiment toute sa vie, privée de sa femme, ses enfants frappés par le malheur (de façon différente) de n’avoir pas eu une mère auprès d’eux, etc. Cet homme a été ridiculisé, méprisé, montré du doigt par la noblesse de l’époque, alors qu’il n’avait aucun tort à se reprocher (ou si peu). La méchanceté et la vilénie de cette période et de ces gens, c’est vraiment quelque chose qui m’horripile. J’ai du mal à voir ça avec plus de recul. Du coup, ça me reste en tête après ma lecture, même si le sujet est ailleurs ou qu’on peut prendre le fait que ça soit relaté dans le roman, comme une forme de dénonciation des travers de l’époque. (Et puis, même si les temps ont changé, ça reste malheureusement encore trop actuel, bref, reprenons).

Au début j’ai apprécié Françoise, jeune, très femme, plein de joie et d’esprit, amoureuse de son époux et réticente à rester seule à la cour, mais plus j’avançais dans le roman, plus on apprend que la situation de favorite plus tient à coeur, qu’elle aime ça, se taper le roi et porter ses enfants finalement, plus je l’ai détesté. Pourtant, quand on y réfléchit, elle n’a fait que ce qu’on attendait d’elle à l’époque. Mais elle a pris la grosse tête, les gens ont commencé à la détester et moi avec. Après, on a pas réellement son point de vue ou très peu, du coup, est-elle heureuse elle ? Pas si sur.

Enfin, le roman n’épargne pas le Roi, la noblesse (française ou étrangère), les mœurs de l’époque (évoquées donc comme dénoncées finalement), du coup, c’est vrai que j’en garde quand même une bonne impression, même si j’ai pu être agacée par certaines choses pendant ma lecture.

J’ai bien aimé aussi les références qui sont introduites avec les personnages comme La Fontaine et les illustrations très parlantes qui aident à se faire une idée des lieux, personnages, etc. Les chapitres sont courts, le rythme est rapide, ça se lit très bien.

Sinon, j’ai aimé le travail de Jean Teulé, quand on regarde une biographie de Mme de Montespan, on se rend compte que tous les événements charnières de sa vie sont repris dans le roman (est-ce que tout est vrai, là c’est une autre question), de plus, la manière de décrire la réaction du Marquis, ses actions (comme repeindre le carrosse en noir et ajouter des cornes à son blason), sa manière d’envoyer bouler les émissaires du Roi, ou le Roi lui-même c’était vraiment un régal ! Le récit tout en image, avec un langage assez fleuri ou cru, pas mal de scène de sexe, de bravades, … ça m’a bien plu aussi, l’histoire est vraiment contée avec le style qu’il faut pour la mettre en relief, avec piquant et humour, mais aussi en n’occultant pas ce qui était dur, crasseux, sale, (au propre comme au figuré)…  Je pense donc que je relirai avec plaisir d’autres romans de  Jean Teulé. Et sans doute, le suivant viendra très vite avec Le Magasin des Suicides que je veux lire avant de voir l’adaptation au cinéma.

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Lecture commune dans le cadre du Club de Lecture Alille.com (16ème rencontre)

Teaser Tuesday #26

Teaser Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire mis en place par MizB de Should Be Reading. N’importe qui peut participer ! Il suffit de faire ce qui suit :

  • Prenez votre lecture actuelle
  • Ouvrez une page au hasard
  • Partagez deux phrases de cette page.
  • Attention à ne pas inclure de spoilers, ne pas trop donner d’information sur l’avancé du livre, pour ne pas le dire aux futurs lecteurs.
  • Indiquez le titre et le nom de l’auteur afin que l’on sache de quel livre, les extraits sont tirés.

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« Je sortis sans fermer la porte à clef. Mon standing comptait parmi les plus bas qu’on puisse dégoter au Paradis; je ne craignais pas qu’on me squatte l’appartement, ni qu’on essaie de me voler. Et puis, on était tous de gentils petits anges ici, pas vrai ? »

page 23, L’Aube de la Guerrière, Vanessa Terral, Éditions du Chat Noir

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 N’hésitez pas à partager votre extrait en le postant directement dans les commentaires ou en donnant l’adresse URL de votre Teaser Tuesday :)

Top Ten Tuesday #26

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français par Iani.

 Le thème de cette semaine est:

Les 10 personnages les plus énervants

Pas beaucoup d’inspiration cette semaine, je dirai :

Rebecca Bloomwood dans Confession d’une accro du shopping de Sophie Kinsella

Caroline Bingley dans Orgueil et Préjugés de Jane Austen

Lydia Bennet dans Orgueil et Préjugés de Jane Austen

Mélanie dans Les âmes vagabondes de Stephenie Meyer

Harry Potter dans L’ordre du phénix de J.K. Rowling

L’avantage c’est que je me souviens pas trop bien de mes lectures, alors j’oublie quand un personnage m’a tapé sur les nerfs !

Le thème de la semaine prochaine :

Les 10 sagas préférées (dyptiques, trilogies, séries plus longues,…)

N’hésitez pas à me donner les vôtres en commentaire ou le lien vers votre TTT 🙂

C’est lundi, que lisez-vous ? #26

Découvert sur plusieurs blogs livresques, le lundi est le jour de la semaine choisi pour le  C’est lundi, que lisez-vous ?

N’hésitez à commenter avec vos lectures passées, en cours et/ou à venir.

Qu’ai-je lu la semaine dernière ?

J’ai fini  Merci pour les souvenirsde Cecelia Ahern dans le cadre de la LC de Tête de Litote, mon avis est en ligne,  j’ai terminé  Quintessence hiémale de Mathieu Guibé & Cécile Guillot et j’ai lu Le Montespan de Jean Teulé pour le club de lecture Alille.com qui se réunira mercredi.

Que vais-je lire cette semaine ?

Aujourd’hui j’ai commencé L’aube de la guerrière de Vanessa Terral, comme je dois aussi me consacrer à mes révisions de concours, je pense que je ne lirai que celui là cette semaine 🙂

« Marre de jouer les éboueuses ! De ramper dans les divers infra-mondes à traquer les monstres les plus tordus de la Création. Et maintenant, on nous envoie sans équipier, direct au casse-pipes ! Trop de boulot, qu’ils disent. Trop de manifestations. Il paraît que c’est à cause de la fin du monde. Quel monde, déjà, je ne sais pas trop… Mais quelle fin en plus ?! On a déjà eu droit à l’éclipse de 1999, au bug de l’an 2000, à l’ère du Verseau qui s’est glissé quelque part là-dedans et maintenant à décembre 2012 grâce à cette connerie de calendrier maya ! N’importe quoi…

Remarquez, je devrais quand même me méfier ; je suis bien placée pour savoir qu’en matière de légendes, il n’y a pas de fumée sans feu. La preuve : moi, ça fait trois semaines que je suis un ange guerrier.»

À peine décédée, Solange est envoyée à l’armurerie divine. Le Livre de saint Pierre a parlé : guerrière par prédisposition naturelle, mais ange sans grande valeur, elle ne sera d’aucune utilité dans la guerre qui oppose les siens aux démons. Autant l’utiliser près des Fosses, ces lieux dispersés dans les plans qui ont pour point commun d’abriter des Larves et autres créatures de cauchemar. Lesquelles ont une fâcheuse tendance à fuguer…

Un job qui n’a rien de bien intéressant – à part une meilleure connaissance des différents types d’effluves méphitiques – jusqu’à ce qu’elle découvre que les démons aussi envoient des guerriers dératiser les abords des Fosses. Dont Terrence et Aghilas… ce dernier possédant le même Don qu’elle, un pouvoir très rare visiblement : le Feu des Ténèbres”

Que vais-je lire la semaine prochaine ?

Pareil que le c’est lundi de la semaine dernière, je pense ensuite lire Le Lamento des Ombres des Enfants de Walpurgis ou Sorcières et sortilèges, ou encore Train d’enfer pour Ange rouge de Franck Thilliez. Le rythme sera encore moins rapide que d’habitude à cause de l’oral.

Et vous que lisez-vous ?

Les journées du patrimoine : 15 et 16 septembre 2012

Un billet sur les journées du Patrimoine qui ont lieu ce weekend, l’année dernière avec mon homme, on avait fait La Citadelle de Lille et La Préfecture de Police, cette année, changement de programme, samedi avec ma copine Camille, nous avons fait Le Musée des Beaux-Arts de Lille et aujourd’hui avec mon frère et mon homme, le Château de Potelle dans l’Avesnois.

Le samedi 15 septembre 2012 : « Le Musée Secret » Palais des Beaux-Arts de Lille

Cette année les Beaux-Arts proposaient des visites guidées de 45 min sur le thème « Le Musée Secret » l’occasion de voir des œuvres sous des angles différents en cherchant les messages secrets, les personnages cachés, les codes et les symboles cachés dans des peintures, sculptures, bas-reliefs, statues, etc. Mais également savoir pourquoi telle œuvre se trouve aux Beaux-Arts de Lille, quelles sont les erreurs d’interprétations, etc.

Nous avons fait deux visites avec deux guides différentes, histoire de voir un maximum d’œuvre et le hasard a voulu qu’il y en ai une en commun.

Parmi les œuvres observées voici les plus marquantes : Vanité de Van Hemessen

Huile sur bois
Vers 1535-1540
Acquis en 1994 avec l’aide du F.R.A.M. et le mécénat de White Public Relation, Tokyo
Inv. P. 2009

Cette œuvre est celle que les deux guides ont montré en commun. Il s’agit d’une partie d’un diptyque, le tableau de droite n’ayant pas été retrouvé et non connu. Une personne se regarde dans un miroir, et y voit ce qui lui arrivera quoi qu’il arrive la mort. Nos deux guides s’opposent sur l’interprétation de la toile, pour l’une il s’agit d’une femme vaniteuse qui se regarde et la peinture représente la vanité, l’existence vaine, … Pour l’autre, c’est un homme qui se regarde et qui a conscience que la mort sera inéducable.

Pour les deux guides, le message est clair, indiqué par les mots inscrits sur la toile : « Ecce rapinam rerum omnium » qui nous indique que la mort est le pillage de toutes choses. Les ailes de l’ange sont des ailes de papillon symbolisant l’éphémère et la mort (aile noire) et l’immortalité et l’espoir (aile colorée). L’ange androgène, représente aussi la force (les bras, le cou musclé) et la richesse (les tissus de l’habit).

Le peintre s’est fortement inspiré de Michel-Ange : le doigt pointé vers le miroir est similaire à celui de Dieu dans la création du monde dans la chapelle Sixtine.

C’était vraiment très sympa d’avoir plusieurs informations différentes se complétant sur cette toile.

Nous avons observé d’autres œuvres, entre autres, un bas relief sublime de Donatello Le Festin d’Hérode, il est très rare que les musées français disposent d’œuvres de Donatello, et c’est grâce à Jean-Baptiste Wicar peintre et collectionneur lillois que les Beaux-Arts de Lille possède ce chef d’oeuvre, légué en 1834.

Marbre
Vers 1435
50 x 71 cm
Legs Jean-Baptiste Wicar, 1834
Inv. Pl 1912

Ici c’est la première fois que les perspectives sont sculptées et qu’un effet de profondeur est créé. « Grâce à la technique du relievo schiacciato (relief écrasé ou adouci) dont il est l’inventeur, Donatello met en œuvre les principes de perspective exposés par Alberti » (source site internet des Beaux-Arts de Lille). Ce bas relief propose deux scènes une à droite la danse de Salomé qui demandera poussée par sa mère, la tête de Jean-Baptiste et à gauche, la tête de Jean-Baptiste proposé à Salomé par Hérode et le mouvement de recul de la jeune fille face à l’acte qu’elle a engendré.

Nous avons eu l’occasion de nous pencher sur une œuvre de Pieter Boel : Allégorie des vanités du monde


1663
huile sur toile
Acquis en 1878
Inv. P 78

Ici beaucoup de symboles cachés représentent l’éphémère des arts (musique, peinture), des pouvoirs de droit divins, religieux et guerriers, de l’amour, des plaisirs terrestres, etc. Mais deux symboles sont révélateurs d’espoir l’anneau tout simple à droit symbolisant l’Éternité et la couronne de laurier autour du crâne symbolisant le renouveau, la vie.

Le repas chez Simon

Elément de retable
Albâtre polychromé et rehaussé d’or
57 x 48 cm
Achat Wintrebert, 1911
Inv. A. 46

Ici, le titre de ce retable est erroné, il a été appelé comme ça parce que des éléments sont similaires à d’autres repas où est relaté la présence de Jésus dans les Saints Évangiles de MArc, Mathieu et Luc : la présence d’une femme aux pieds de Jésus, un repas, etc. Mais en réalité cette scène ne représente pas un repas chez Simon mais plutôt un repas chez Lazare, Marthe et Marie Madeleine (qui essuie les pieds de Jésus avec ses cheveux après les avoir parfumés) en présence de Judas à la droite de Jésus. Seul l’évangile de Jean relate cette scène avec précision et l’erreur est due au fait que 1 seul des 4 évangiles en parle.

Il y avait bien d’autres œuvres vues et expliquées dans nos deux visites. C’était vraiment intéressant de découvrir des choses qu’on ne voit pas, qu’on ne peut pas deviner juste en regardant les toiles. Pour finir, deux tableaux nous ont été montrés, un dans lequel les rochers ont des formes d’animaux, une autre ou des morts-vivants sont présents, saurez-vous les voir ?

Ary Scheffer (1795-1858) : Les Morts vont vite.

TENIERS David II, TENIERS Le Jeune (dit):  Bohémiens

Je ne peux que vous inviter à vous rendre l’an prochain au Palais des Beaux-Arts, les thèmes sont chaque année différents mais les guides sont sympathiques et on apprend plein de choses et c’est l’occasion, vu que c’est gratuit d’y emmener les enfants 🙂

Le dimanche 16 septembre 2012 : Château de Potelle

Aujourd’hui nous sommes allés dans l’Avesnois voir un château privé : le château de Potelle, les journées du patrimoine étant les seules journées où le comte et la comtesse Lastic de autorisent les visites de leur domaine.

Le Château de Potelle ou Château de Potelles est un château-fort féodal situé dans la commune de Potelle dans le département du Nord. Le château (et sa chapelle située à l’extérieur des douves) fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 19 janvier 1944.

On ne peut pas rentrer dans toutes les parties de ce château mais on peut quand même voir les extérieurs, les bâtiments et la chapelle bien conservés. Ici c’est payant, 3€ l’entrée mais l’entretien des lieux ne doit pas être aisé, les journées du patrimoine sont l’occasion de récolter un peu d’argent pour ça, je suppose.

Il y avait des animations médiévales, des gens en costume forts sympathiques et disponibles pour échanger sur les moyens du Moyen-Age.

Voici quelques photos :

C’était vraiment sympa de discuter avec les « médiévaux » et d’en apprendre plus sur les armes, la médecine, les côtes de maille etc.

Un peu d’histoire pour ceux que ça passionne (source Wikipédia) :

Ancienne place forte du Hainaut, le Château de Potelles fut bâti vers 1290 par Willes (Gilles) de Mortagne, seigneur de Potelles (dont la chapelle conserve un fragment de pierre tombale). Il était au nombre des chevaliers qui allèrent en 1326, en Angleterre soutenir la cause d’Isabelle de France et de son fils, le futur Édouard III d’Angleterre, gendre du comte Guillaume Ier de Hainaut.  Gilles II de Mortagne, « dit de Potelles », accusé d’avoir conspiré contre la vie de Philippe le Bon, Duc de Bourgogne, fut écartelé à Mons en 1433. Ses biens furent confisqués. Les terres de Potelle et de Solre-sur-Sambre furent données, en échange de ses nombreux services à Antoine de Croÿ en 1433. Dès 1436, Potelle est racheté par Jeanne de Hennin, sœur du supplicié et Solre-sur-Sambre par le frère.

En 1491, Antoine de Mortagne vendit Potelles à Jean Carondelet, Grand Chancelier de Flandres et de Bourgogne qui le restaura. Le même Jean Carondelet avait déjà racheté à Antoine de Mortagne le château de Solre-sur-Sambre vers 1480, les deux châteaux étant distants de 49 kilomètres l’un de l’autre. L’escalier en pierre bleue du XVe siècle est timbré à ses armes. Son petit-fils Ferry Carondelet avec son épouse Catherine d’Esnes, transforment et embellissent le château : notamment la façade arrière sur la cour qui est ajourée d’une élégante galerie à arcades. Une des colonnes porte la date de 1541 à côté de leurs armoiries. Ferry Carondelet (1473-1528) fut le brillant conseiller de Marguerite d’Autriche (1480-1530) et a eu l’honneur d’avoir un magnifique tombeau dans la cathédrale Saint-Jean de Besançon.

Potelle fut plusieurs fois dévasté et incendié par les guerres : 1477 : par les troupes de Louis XI. 1654 : par l’armée de Turenne.1712 : par les Impériaux. 1793 : par les Autrichiens. Et toujours, cependant, il fut rétabli sur ses anciennes murailles (Chanoine de Carondelet). En 1817, le Chanoine de Carondelet fit restaurer le château puis en fit don à sa nièce Eugénie Adélaïde de Carondelet, épouse de Jean-Philippe Fremin du Sartel, garde du corps de Louis XVIII et ancêtre de l’actuel propriétaire.

On My WishList #25

« On my Wishlist » est un petit rendez-vous sympa lancé à la base par Book Chick City, et repris par la belle Chica sur son blog A l’abordage de la Culture – Chica’s Booksland. Je trouve l’idée excellente ! Alors je m’y mets 🙂

Il a lieu tous les samedis et permet dans sa version originale de faire un récap’ de tous les livres que l’on voudrait désespérément ajouter à notre PAL, qu’il s’agisse de parutions récentes ou non. Le RDV français concerne UN livre qui se trouve sur notre Wishlist : votre découverte de la semaine que vous piétinez de vous acheter ou ce livre que vous voyez régulièrement sur les blogs des copinautes ou dans votre librairie, qui vous fait envie mais pour lequel vous n’avez pas encore craqué !!

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Hélène Grémillon : Le confident

4ème de couverture

Au milieu des mots de condoléances qu’elle reçoit à la mort de sa mère, Camille découvre une étrange lettre envoyée par un expéditeur inconnu. Elle croit à une erreur mais, les semaines suivantes, une nouvelle lettre arrive, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend que cette correspondance recèle un terrible secret qui la concerne. Machination diabolique sur fond de Seconde Guerre mondiale, ce roman mêle récit historique et suspens psychologique dans un scénario implacable.

Pourquoi ce livre ?

Depuis que j’ai lu le billet de Natiora et qu’elle l’a présenté au Club de Lecture, j’ai lu d’autres avis quasiment tous aussi enthousiasme. Il ne m’en faut pas plus pour avoir envie de me pencher sur ce premier roman de Hélène Grémillon. Je suis peu encline à lire des livres des éditions folio, c’est pas bien, mais en général leurs couvertures ne m’attirent pas et les résumés sont souvent succincts, et en fait, il se cache des perles dont je n’ai pas idée. C’est pourquoi, ce livre est dans ma wish list et que je le lirai un jour 🙂

Et puis le résumé de celui-ci donne vraiment envie ! Je veux savoir quel est ce secret !

Et vous, quel est le livre que vous très envie d’avoir cette semaine ?

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Les On My Wish List de Natiora, Arwen, …

The Secret de Pascal Laugier

avec Jessica Biel

Interdit aux moins de 12 ans

À Cold Rock, petite ville minière isolée des Etats-Unis, de nombreux enfants ont disparu sans laisser de traces au fil des années, et n’ont jamais été retrouvés. Chaque habitant semble avoir sa théorie sur le sujet mais pour Julia (Jessica Biel), le médecin dans cette ville sinistrée, ce ne sont que des légendes urbaines. Une nuit, son fils de 6 ans est enlevé sous ses yeux par un individu mystérieux. Elle se lance à sa poursuite sachant que si elle le perd de vue, elle ne reverra jamais son enfant.

Dans la ville de Cold Rock, c’est une vague de tristesse et de désespoir qui a envahi la ville, surtout depuis la fermeture de la mine. Les habitants sont bien souvent au chômage, cumulent les galères etc. Et c’est encore pire depuis quelques mois, parce que de nombreux enfants de la ville ont disparu, certains disent qu’un mystérieux individu rôle et enlève les enfants mais peu nombreux sont ceux qui l’ont vu.

La narratrice est une jeune fille qui nous explique les événements survenus depuis la fermeture de la mine et notamment les théories sur la disparation d’une quinzaine d’enfants de la ville. On suit ensuite Julia, qui contrairement au synopsis, n’est pas médecin mais infirmière, bref; et sa vie dans cette petite ville isolée dans les forêts et les bois,  et cherche à s’occuper de mieux qu’elle peut de la santé des habitants de cette ville.

Je n’ai pas détesté ce film mais je n’ai pas vraiment aimé non plus. Disons que le première moité est vraiment très bien faite, le rythme n’est pas hyper rapide mais c’est la mise en scène voulue par le réalisateur, on est quand même dans l’action, Julia traque la personne qui lui a ravi David, et l’atmosphère un peu oppressante, intrigante est au rendez-vous, on sursaute, on s’interroge. Mais ensuite la clé de l’énigme nous apparait bien trop tôt et du coup, on s’ennuierait presque sur la fin. Le spectateur n’est pas sous tension jusqu’au bout, pris au jeu à attendre le fin mot de l’histoire, parce qu’on la devine du coup bien trop vite.

Une fois le film terminé on reste sur une impression bizarre plus par les faits et la vérité qui nous est donnée que par le film en lui même. Glauque est le terme qu’a utilisé mon homme, c’est assez vrai mais ça n’est pas le film qui est glauque, c’est le propos conté. Bien entendu, vous ne saurez rien ici, pas envie de spoiler les cinéphiles qui vont se déplacer au cinéma ou attendre la sortie en dvd.

Concernant la réalisation, les images sont conformes à l’histoire, sombres, désolées, tristes, ça c’est très bien fait. Maintenant, pourquoi ne pas avoir essayé de perdre le spectateur, avec des fausses pistes, des doutes, d’autres interrogations, je pense que le film en aurait gagné. De plus, on touche au mythe d’une créature de légende, effrayante, etc., imaginaire ou réalité ? mais ça n’est pas suffisamment exploité. Saluons quand même que le scénario est plus original que certains films que l’on peut voir au cinéma ces temps-ci.

Pour ce qui en est des acteurs, j’ai trouvé Jessica Biel, pas mauvaise, ça change des rôles dans lesquels j’ai déjà pu la voir, mais je n’ai pas été touchée ou convaincue plus que ça. Pareillement pour les seconds rôles, ils ne sont pas assez mis en relief, c’est dommage.

Bref, c’est quand même une déception, je pense qu’on pouvait en attendre plus. Dans le genre je préfère quand même M. Night Shyamalan le suspense est plus longtemps maintenu dans ses films.

Le tag de Natiora et le Sunshine Award

Une fois n’est pas coutume, un billet un p’tit peu moins livresque ou cinématographique (quoique!), j’ai été tagué deux fois par Natiora sur deux choses différentes : un tag livresque (d’où le « quoique ») et le sunshine award pour en apprendre (peut être) plus sur moi !

Le tag de Natiora

Un livre …

…que tu as particulièrement aimé ?
La Horde du Contrevent d’Alain Damasio
C’était loin d’être gagné d’avance, même pas du tout, j’ai failli ne pas le lire, maintenant je me demande comment j’ai pu pensé ça !
 

 …qui ne t’a pas plu ?
Je vais mettre le dernier en date, Les confessions d’une accro du shopping de Sophie Kinsella

… qui est dans ta PAL ?
L’aube de la Guerrière de Vanessa Terral, je met celui là parce qu’il ne va plus y être très longtemps, c’est le prochain que je lis !

 
… qui est dans ta wish-list ? 
Vertige de Franck Thilliez, j’aime beaucoup cet auteur et j’ai vraiment hâte que celui sorte en poche pour l’acheter !

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.. auquel tu tiens ?
Orgueil et Préjugés de Jane Austen

 
… que tu voudrais vendre ou troquer ?
Twilight Fascination, volume 1, adaptation graphique de Young Kim (mais comme je l’ai gagné, je ne pense pas le vendre, peut être le donner un jour si un fan collectionneur le cherche)
 
… que tu n’as pas réussi à terminer ? 
Le Lion de Joseph Kessel

…dont tu n’as pas encore parlé sur ton blog ?
Les auteurs du noir face à la différence, 15 auteurs, je l’ai acheté avant d’ouvrir ce blog et donc jamais présenté dans un IMM.

 
 
... que tu vas lire en lecture commune ?
Je n’ai plus de lecture commune de prévue sauf celle du club de lecture alille.com de la semaine prochaine que je suis en train de lire Le Montespan de Jean Teulé

 

Le Sunshine Award

Ma couleur préféré : le bleu (même si j’ai du mal à choisir en fait, parce que j’aime aussi le vert, le prune/parme/mauve et les couleurs orangés)

Mon nombre préféré : le 15 (vachement original puisqu’il s’agit de ma date de naissance!)

Ma boisson non alcoolisé préférée : le thé, pour l’instant j’aime tout sauf le jasmin et je bois peu de fruits rouges ou agrumes tout seul.

Facebook ou Twitter : Facebook

Motif Préféré : j’aime les cercles et les pois même si j’en mettrais pas sur mes murs. Je suis pas contre les fleurs non plus.

Ma passion : autre que lire, le cinéma, les randonnées en pleine nature et voir du pays (même si c’est rare)

Donner ou Recevoir : soyons sincère, avant c’était plus recevoir même si j’aimais faire des cadeaux ça se limitait aux anniversaires et à Noël, mais depuis quelques temps, j’aime de plus en plus en faire spontanément !

Mon jour préféré : le samedi

Ma fleur préférée : j’aime toutes les fleurs mais si je dois faire un choix : les roses jaune/orangé

Puisque que ce sont des tags, je vais taguer mais vous pouvez ne pas les faire, où n’en faire qu’un sur les 2, celui qui vous plait le plus : Grignotteuse, Cassiopée, Cali, NyrA et Charabistouilles.

Merci pour les souvenirs de Cecelia Ahern

J’ai lu, 7,30€, 474 pages

4ème de couverture

Après un accident qui a bouleversé sa vie et détruit son mariage, Joyce Conway ne doit la vie qu’à une transfusion sanguine. Mais des phénomènes étranges commencent à se produire. Elle se souvient de choses qu’elle n’a pas vécues. Elle peut parler des heures durant des rues pavées et sinueuses de Paris, ville qu’elle n’a jamais visitée, ou disserter sur l’architecture baroque. Et, toutes les nuits, elle rêve d’une petite fille aux cheveux blonds. Dès lors, Joyce n’aura plus qu’un but : découvrir à tout prix qui lui a donné son sang, dans l’espoir de comprendre ce qui lui arrive. Et retrouver le charmant Américain dont elle a fait la connaissance le jour de sa sortie de l’hôpital.

Résumé du début

Joyce est mariée et enceinte de quelques mois.  Suite à un accident, elle se retrouve à l’hôpital où pour la sauver, les médecins doivent la transfuser.

A Dublin, Justin Hitchcock, américain expatrié à Londres pour vivre près de sa fille, et de son ex-femme, doit donner une conférence sur l’art mais quand il arrive dans l’amphi, une jeune docteur est en train de faire une présentation sur le Don du Sang et  son importance et répond aux questions que se posent les étudiants. La jeune femme, Sarah, réussit à le convaincre de donner son sang. Mais Justin a peur des piqures et ne se rendra pas à la collecte du soir. De retour chez lui, il téléphone à sa fille Bea qui vit à Londres, elle lui fait remarquer son manque de courage et la honte d’avoir posé un lapin à Sarah. Avant de repartir pour Londres, Justin va pour les beaux yeux de sa fille et ceux de Sarah donner son sang.

Joyce de retour de l’hôpital s’installe chez son père et commence à remarquer que ses gouts, ses connaissances ont changés, de plus, elle dispose de souvenirs qui ne sont pas les siens…

Mon avis

Pas un coup de cœur mais j’ai beaucoup aimé ! Si je dois lire la « romance » ou de la « littérature pour filles », c’est exactement ça que je veux lire !!!

J’avais hâte de relire un texte de Cecelia Ahern après avoir eu un coup de cœur à la lecture de PS : I Love You et j’ai donc sauté sur l’occasion de la lecture commune de Tête de Litote pour sortir ce roman de ma PAL. Et même si j’ai moins apprécié que PS : I Love You, j’ai quand même beaucoup apprécié ma lecture et j’ai passé un très bon moment en compagnie de Joyce, son père, Justin et sa famille.

On suit en parallèle deux « familles » liés parce qui arrive à l’héroïne Joyce. On a d’abord donc Joyce (à Dublin) qui vient d’avoir un accident aux conséquences bouleversantes, son retour chez son père Henri, on apprend qu’elle a perdu sa mère 10 ans plus tôt et découvre ses deux meilleurs amies Kate et Frankie. Puis on a Justin, un bel américain, expatrié à Londres pour vivre à côté de sa fille Bea qui vit pour le moment chez sa mère et son nouvel ami. Justin donne de temps en temps des conférences à Dublin, l’Art c’est son dada. On découvre des personnages qui gravitent autour de Justin : son frère Al marié à Doris, son ex-femme, etc.  J’ai trouvé les personnages attachants surtout Justin et Joyce mais on a aussi une belle palette de personnages secondaires avec des caractères, des physiques et des actions tous différents.
Je me suis attachée à Joyce très vite parce que c’est principalement elle qui s’exprime et on a tout ce qu’elle ressent au moment où les choses lui arrivent. Elle traverse une palette d’émotions tout le long du roman qu’on partage avec elle, la peur, le désespoir, le doute, la joie, l’appréhension, etc.

Quand à l’histoire même si elle est moins originale que ce que j’ai pu lire avant, je me suis laissée prendre au jeu de cette expérience que vit Joyce, quelque peu « paranormale’, vivre avec des connaissances et des gouts, avec des souvenirs qui ne sont pas les siens. J’ai tout particulièrement apprécié qu’elle doute, se demande si elle ne deviendrait pas un peu folle, s’interroge sur la réaction des gens si elle devait se confier, … Quand elle va croiser par hasard Justin, quelque chose va se passer mais aucun n’imagine encore ce qui a pu les lier. Leurs rencontres inattendues, la reconnaissance que Joyce va avoir quand elle va comprendre, son envie d’aborder Justin, quelques quiproquos vont pimenter l’histoire et leurs vies.

J’ai retrouvé les thèmes que j’affectionne chez Cecelia Ahern et qu’elle arrive à retranscrire à merveille. Le premier est la relation père/fille, j’avais déjà fortement apprécié ce point dans PS : I Love You c’est encore plus fort et important ici entre Joyce et Henri et dans une moindre mesure entre Justin et Béa. Cette affection que Joyce et Henri se portent est très forte, Henri est vieux maintenant mais il sera un soutien et un pilier pour sa fille. Cette relation m’a tout particulièrement touchée, sincère et vraie, décrite avec subtilité et finesse par Cecelia Ahern. Le deuxième thème est « comment continuer à vivre quand un malheur vous frappe ». Dans Merci pour les Souvenirs, comme dans PS : I love You, l’héroïne doit apprendre à continuer d’avancer dans sa vie, et à chaque fois, tout se fait peu à peu sans qu’on s’en rend compte, grâce aux personnes et événements extérieurs. Ici l’amour et l’humour d’un père, le cadeau d’un lien entre elle et Justin, ses deux meilleurs amies qui vont l’épauler comme elles peuvent, et d’autres choses encore, vont permettre à Joyce d’aller mieux.

Je ne sais pas comment Cecelia Ahern fait, mais moi je suis conquise par sa manière de raconter ce type d’histoire, où j’oscille entre rire et larmes, les sentiments sont justes, quand c’est cruel, elle ne met pas de voile dessus, n’estompe pas la souffrance mais arrive à rendre ça plus léger mais pas moins fort. Elle arrive à insuffler dans ses histoires qui commencent par des drames, de l’optimisme, de la sincérité, un grain de folie, de l’humour, de la joie, tant de choses qui rendent le récit fort sans tomber dans le pathos ni la mièvrerie. J’aime beaucoup son style et la traduction est très bien faite. Le GROS plus de ce roman : l’humour ! J’ai ri plus d’une fois au cours de ma lecture. Il y a des situations ou des répliques vraiment drôles, une sorte d’humour thérapie (mais là je vais loiiiin). Mon personnage préféré de ce roman, le père de Joyce, Henri, à la fois fort et fragile, utilisant le sarcasme, l’humour, ses anecdotes, ses réparties et sa façon de parler, il est excellent !

Ce roman pourrait être une romance banale mais non, il a ce petit quelque chose en plus, qui fait que ça marche, une comédie romantique « mais pas que ». Parce qu’on n’a pas seulement une histoire d’amour (d’ailleurs ce n’est pas vraiment traité en tant que tel), une grande place est réservée à la famille, à l’amitié, à la (re)découverte de l’autre, de soi,… Complètement le genre de livre « pour filles » (même si je n’aime pas ce terme) qui me fait du bien !

Je crois que je suis fan de Cecelia (ça se sent non ?), j’ai deux autres de ses romans dans ma PAL et je crois que j’achèterai ceux que je n’ai pas. En espérant que comme pour cette histoire (et la précédente lue), je sois à la fois conquise par son style et surprise par le traitement du sujet.

En me relisant, je me rends compte que c’est un peu décousu mais je ne sais pas comment expliquer ce que je ressens quand je lis Cecelia Ahern…

Voici les avis de Natiora, Tête de Litote, Jasmine, …

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