On My WishList #13

« On my Wishlist » est un petit rendez-vous sympa lancé à la base par Book Chick City, et repris par la belle Chica sur son blog A l’abordage de la Culture – Chica’s Booksland. Je trouve l’idée excellente ! Alors je m’y mets 🙂

Il a lieu tous les samedis et permet dans sa version originale de faire un récap’ de tous les livres que l’on voudrait désespérément ajouter à notre PAL, qu’il s’agisse de parutions récentes ou non. Le RDV français concerne UN livre qui se trouve sur notre Wishlist : votre découverte de la semaine que vous piétinez de vous acheter ou ce livre que vous voyez régulièrement sur les blogs des copinautes ou dans votre librairie, qui vous fait envie mais pour lequel vous n’avez pas encore craqué !!

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Beignets de tomates vertes de Fannie Flagg


4ème de couverture

Au sud de l’Amérique profonde, en Alabama, un café au bord d’une voie ferrée… Ninny, quatre-vingt-six ans, se souvient et raconte à Evelyn les histoires incroyables de Whistle Stop. Et Evelyn qui vit très mal l’approche de la cinquantaine et sa condition de femme rangée, découvre un autre monde. Grâce à l’adorable vieille dame, elle peut enfin se révéler, s’affirmer… Une chronique nostalgique et tendre, généreuse et colorée, pleine de saveur et d’humour. Un baume au coeur, chaud et sucré.

Pourquoi ce livre ?

Un titre qui m’est connu depuis longtemps mais sur lequel je ne m’étais jamais vraiment penchée. Et puis cette semaine, c’est lu un billet de Mya’s Books qui m’a vraiment donné envie de lire ce livre. C’est pour elle un coup de coeur, ça commence plutôt bien ! Ce livre a l’air rempli de toutes les choses que j’aime, de l’émotion, des personnes solidaires, de l’humour, des personnages attachants, de l’optimisme, comme un rayon de soleil qui perce à travers les nuages.

Ce livre a été adapté au cinéma, mais je ne l’ai pas vu. Je pourrais me jeter sur ce film plutôt que sur le livre mais non, j’ai envie de découvrir cette histoire, son auteur, son style, ses mots. J’espère qu’il ne se passera pas trop de temps avant qu’il atterrisse dans ma PAL (pour le moment, je tiens bon, j’essaie de ne pas acheter cet été mais plutôt de lire 🙂 ).

Si vous avez envie de connaitre l’avis de Mya cliquez ici pour le lien vers son blog et sa chronique.

Et vous, quel est le livre que vous très envie d’avoir cette semaine ?

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Les On My Wishlist de Arwen, Serega, Chica, Natiora, Tête de litote, …

Les Mons’trueux / Les premières années / le 17 juin 2012

Ce dimanche, je suis allée voir le spectacle des Mons’treux, les premières années, atelier théâtre des Cochons de l’Espace, Salle Salvador Allende à Mons-en-Baroeul. Il y avait aussi les deuxièmes années juste après, mais je n’ai pas pu rester pour les deux, malheureusement. J’espère que l’année prochaine, je pourrais assister aux deux représentations.

Mais c’est Mons’trueux!
Ils sont prêts, ils n’attendent plus que vous! Les Mons’trueux explorent les méandres des monstres qui demeurent en nous!… Et ce n’est pas facile tous les jours! L’enfer, c’est les Autres disait le philosophe et c’est vrai qu’avec pour compagnie des touristes Japonais, c’est une catastrophe. Des couples en désaccords aux sorcières qui se bourrent la gueule, tout le monde veut parler! Tout le monde a quelque-chose à nous raconter quand à sa Mons’truosité… Et c’est …disons… Mons’trueux!

La fine équipe des premières années se compose de 8 jeunes gens dynamiques et prometteurs : Camille Belart-Courbot, Amandine Dépernon, Caroline Dervaux, David Godard, Nicolas Komorowski, Aurélia Lafitte, Caroline Paul et Axelle Triquet.

Il manque juste Aurélia sur cette photographie, ils sont bien 8 !

Cette année, les premières années ont interprété les extraits suivants:

« Eva Peron » de Copi
« Huit clos » J.P Sartre
« Les touristes japonais » d’aprés un BD de Copi
Extrait de discours de J. Jaurés
« le problème de Math » le journal de grosse patate
« Le médecin malgré lui » de Molière
« Le prince sans couronne » de Caroline Paul
« Macbeth » de Shakespeare
« Les sorcières de Pick Wick » de Camille Belart-Courbot,
« Le prince au gros paquet de biscuits » de Caroline Paul
« Les godmichets » Anonyme
« Ange-soleil » de Gilles Leroy
« Oedipe Roi » de Sophocle
« Le pavillon des femmes » d’après une BD de Copi
« La résurrection de Lazare » de Dario Fo
« Les monstres » de Caroline Paul

sous la mise en scène de Vincent Bonnet.

Nous avons donc eu droit à un enchainement de scènes et de scènettes dans des styles différents sur des thèmes tantôt drôles, tantôt sérieux. Comme ça, ça peut donner une impression d’une succession aléatoire mais détrompez-vous, le talent de Vincent Bonnet est d’avoir su trouver un fil conducteur et permettre un enchainement cohérent de tous ces extraits.

Le temps est passé très vite, des enchainements rapides et un rythme soutenu ! Je ne me suis pas ennuyée une seule minute ! Et il faut bien reconnaitre aux premières années, qu’ils ont beaucoup de talent ! L’appréhension et la peur ne se sont pas vues et ils sont tous brillamment maitrisés leurs prestations !!! Presque aucune fausse note et même quand un élément de décor a fait des siennes, improvisation de ces comédiens « en herbe » a réussi à donner l’impression que c’était voulu et maitrisé !

Les extraits plus sérieux, classiques diront nous : Eva Péron, Jean Jaurès, Œdipe Roi notamment ont permis des discours ou « monologue » fort réussis et interprétés avec brio parce que ça n’est pas facile non seulement de connaitre son texte, de l’interpréter mais aussi de rentrer dans la peau d’un personnage (surtout pour un court moment) et là je dis chapeau !

Jean Jaurès (extrait du discours de 1906) par Nicolas Komorowski

Jocaste reine de Thèbes (Œdipe-Roi) par Amandine Dépernon

A souligner, une première cette année, une partie des textes ont été écrits par deux membres de la troupe : Camille Belart-Courbot pour « Les sorcières de Pick Wick », suite contemporaine de l’extrait de « Macbeth » de Shakespeare les 3 sorcières, très drôle avec de nombreuses références aux films cultes dans les préférés de l’auteure notamment Les Bronzés font du ski (ha la fameuse crapaudine) ou encore La cité de la peur ; et Caroline Paul : « Le prince sans couronne » , « Le prince au gros paquet de biscuits » et « Les monstres », Caroline (Loline pour les intimes) qui non seulement est douée pour écrire mais également pour conter ses histoires et créer tout un univers.

Les sorcières de Pick Wick by Camille Belart- Courbot, Amandine Dépernon, Aurélia Lafitte, Caroline Paul

Mes extraits préférés : Les 3 sorcières de MacBeth (j’adore Shakespeare <3) et la scène écrite par Camillounette adorée qui écrit très drôle !!! Mais aussi « Les godmichets » (Anonyme), texte très drôle, décalé mais pas tant que ça finalement, quand on est veuve, avec des enfants, il n’y a pas de sot métier pour s’en sortir :

Les godmichets avec Amandine Dépernon (la vendeuse) et Camille Belart-Courbot (la bourgeoise offusquée)

Les premières années ont beaucoup donné de leur temps, ces magnifiques accessoires sont fait main et oui ! Comme dans la scène !

Et « La résurrection de Lazare » de Dario Fo, vraiment hilarant, c’est très bien écrit déjà mais également bien joué, librement interprété, c’était top !!!! Imaginez des gens comme vous et moi dont la passion serait d’aller assister à des miracles comme la multiplication des pains ou ici la résurrection de Lazare :

La résurrection de Lazare avec sur la photo : Aurélia Lafitte, Axelle Triquet, Camille Belart-Courbot, Amandine Dépernon, Caroline Paul, David Godard et Caroline Derveaux

Pour certains, c’était leur premiers pas sur scène, pour d’autres un retour sur les planches, cela a donné un spectacle réussi et dynamique, on a bien ressenti la bonne ambiance du groupe, ils se sont beaucoup donnés pour nous divertir, c’était vraiment très réussi ! Des premières années qui j’espère seront tous présent en deuxième année et que j’aurai plaisir à voir jour une pièce entière !

Le salut des artistes

Voir ses copines s’éclater sur scène, c’est vraiment terrible, un bravo tout particulier à Camille, Amandine et Aurélia ❤

Les cochons ont un blog pour ceux que cela intéresse, c’est par ici : Le Blog des Cochons de l’Espace, avec un article de la Voix du Nord sur les Mons’trueux !

Et un site internet également : le site

Un grand merci à une copine qui ne veut pas être citée pour les photographies prises pendant de la pièce 😉

La Baronne des Monts-Noirs de Céline Guillaume

Éditions Terre de Brume, 205 pages, 18€

4ème de couverture 

Les Monts-Noirs du Morvan, an de grâce 1131…

Ida, jeune moniale au couvent de Sainte-Radegonde, donne naissance à un œuf alors qu’elle vient de fuir le massacre d’un village.
De cet œuf, Flore voit le jour, conçue dans le péché lors d’un mystérieux sabbat commandité par une baronne déchue. Immédiatement abandonnée par sa génitrice ainsi souillée, elle est recueillie par le vieux Siméon, un ermite mystérieux qui lui enseigne tout son savoir.
Les années passent et l’orpheline découvre, un jour, une bête insoupçonnée : mi-femme, mi-rapace, une véritable démone cruelle et coupable de bien des crimes sanglants.
Le périple haletant de la jeune fille débute ainsi, un périple palpitant brodé comme ces tapisseries médiévales, rempli d’énigmes, de mystères, de passions destructrices et du Mal incarné.
C’est ici un roman au rythme endiablé à la dimension de la Seconde Croisade : grandiose, terrible et bouleversant.
Céline Guillaume magnifie son récit en une mémorable légende médiévale, flamboyante et fantastique… Oserez-vous la suivre et ainsi voyager hors du temps, entre lumière et obscurité ?

Résumé du début

Ida, est au terme de sa grossesse et on la découvre sur les ruines d’un champs de bataille , en plein coeur du Morvan, entourée de cadavres et mal en point. Elle s’éloigne de ces horreurs avec peine et dans un endroit un peu plus calme, elle met au monde un oeuf. Horrifiée par cette vision, elle s’enfuit en laissant là sa progéniture non désirée, issue d’un viol affreux. De loin, elle entend pourtant les cris de l’enfant qui vient de naitre mais s’en occuper, vu les conditions et tout ce qu’elle a subi est au dessus de ses forces. Le bébé est une fille et est recueilli par un ermite Siméon qui va l’élever. Flore grandit, et même si les premières années sont difficiles, elle est de santé fragile, Siméon s’accroche et à 14 ans, Flore est une belle jeune fille, intelligente et vive. Un jour, lors d’une de ses promenades, elle va tomber sur un personnage effroyable, une bête mi-femme, mi-rapace en train de commettre un crime cruel et sanglant. Effrayée, tétanisée, il faudra que Siméon la retrouve pour la ramener au bercail, mais Flore se pose beaucoup de questions et souhaite des réponses…

Mon avis

Tout d’abord un énorme merci à Céline Guillaume pour ce livre que j’ai gagné sur son site et pour la jolie dédicace, la carte et tout et tout !!!!

On suit Flore à partir de ses 14 ans et sa « rencontre » avec la femme démon. Flore est un personnage très intéressant, douce et fragile mais curieuse et préoccupée. Elle veut comprendre ce que lui raconte à demi-mots Siméon, ce qu’il se passe dans les Monts-Noirs, d’où elle vient et ce qu’est cette créature cruelle et noire qui semble avoir sous son emprise le couvent de Sainte-Radegonde, et une partie de la région. Flore se verra confier une mission mystérieuse et dangereuse qui la conduira jusqu’en Terre Sainte. Elle va murir, se battre pour sauver sa terre. C’est son évolution qui m’a le plus plu dans son personnage. Parfois, j’avais envie de la secouer et de lui dire « mais attends tu vois bien que ça et ça, ça va donner ça », j’ai préféré la Flore de la toute fin, moins naïve et plus adulte. J’ai aimé la relation entre Flore et Siméon, son protecteur et grâce à qui elle a pu vivre finalement.

La créature, la baronne des Monts-Noirs est cruelle, sanguinaire et sombre. On en apprend pas mal sur sa vie, son mal-être, sa noirceur. C’est vraiment un bon personnage de méchant, démoniaque, le Mal incarné. C’est très réussi.

Concernant, l’histoire, on sent que l’époque choisie passionne son auteure Céline Guillaume, les personnages et les faits sont précis et l’aventure relatée est exaltante. J’ai aimé suivre Flore dans sa mission, sa quête. J’ai cependant trouvé que tout se passait un peu trop vite.  Même s’il y a des moments d’attendre : elle ne part pas tout de suite, une fois là bas, elle ne trouve pas ce qu’elle est venue chercher directement, les actions s’enchainent un peu trop rapidement et on arrive assez vite à la fin de ce tome 1. J’aurais bien aimé, plus d’éléments sur Siméon, plus de descriptions des lieux, notamment en Terre Sainte, plus d’obstacles là-bas et à son retour.  Et puis, j’ai malheureusement vu venir un peu trop vite certaines choses, les relations entre les personnages, que je ne détaillerai pas ici pour laisser la surprise de la lecture. Et l’histoire en elle-même, fût pour moi du coup, un peu trop prévisible et je n’ai pas ressentie de surprise ou de rebondissements dans l’action.

Concernant l’écriture, je suis mitigée, il y a des passages magnifiques, vraiment sublimes et poétiques, presque chantants, envoutants. La plume de Céline Guillaume glisse toute seule et nous transporte. Mais certains autres passages sont trop chargés en fioriture, de très jolis mots (précis et adaptés à l’époque pourtant) sont utilisé mais trop par phrase ou paragraphe, en ont alourdit le style, c’est dommage. Céline m’avait avertie des fautes et coquilles qui restent malheureusement dans cette version, j’ai su passer facilement au dessus. Il y a aussi parfois des répétitions, des tournures de phrases que j’ai trouvé trop complexes. Je ne sais pas si elles font parties de l’avertissement de Céline. C’est peut être juste moi, qui est trouvé ça de trop et que d’autres n’en seront pas gênés. Mais du coup, j’avoue j’ai quand même eu du mal au début de la lecture, après, c’est beaucoup plus fluide.

Le tout combiné, La Baronne des Monts-Noirs est pour moi une lecture en demi-teinte mais je pense que je lirai le Tome 2 pour savoir ce qu’il va se passer ensuite !!! Je replongerai bientôt dans l’univers de Céline Guillaume avec la lecture de son livre aux Éditions du Riez : Le Ballet des âmes.

Top Ten Tuesday #13

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français par Iani.

 Le thème de cette semaine est:

Les 10 livres que vous aimeriez lire cet été

Alors j’aimerai vider un peu ma PAL, ça serait chouette d’arriver à lire les 10 livres suivants :

Deux LC avec La vie des livres ❤

Lily Bard, Tome 1 – Meurtre à Shakespeare de Charlaine Harris

Revived de Cat Patrick

Et ensuite :

La prime de Janet Evanovich (il rentre dans un challenge)

Confessions d’une accro du shopping de Sophie Kinsella (il rentre dans un challenge)

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson (on me l’a prêté faut pas que je tarde de trop à le lire et puis il rentre dans un challenge aussi)

Les contes d’Amy de Frédéric Livyns (idem c’est un prêt mais surtout je veux continuer à me faire peur avec les histoires de Frédéric Livyns !)

Le Lamento des ombres de Les Enfants de Walpurgis

Les fabuleuses aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire de Wikas Swarup (il rentre dans un challenge mais surtout j’avais lu le premier chapitre quand je l’avais présenté au club de lecture, j’ai envie de continuer)

ça manque de thriller non ?
Train d’enfer pour Ange rouge de Franck Thilliez

Et d’ésotérisme ?

Les meurtriers de Dieu de Jean Depreux

Je sais qu’un autre livre se faufilera dans le top 10 puisque mardi prochain, c’est le Club de Lecture Alille.com et donc nous allons avoir une nouvelle lecture commune de programmer, mais quoi ? Suspense !

Le thème de la semaine prochaine :

Les 10 livres qui vous remontent le moral rien que d’y penser

N’hésitez pas à me donner les vôtres en commentaire ou le lien vers votre TTT 🙂

Teaser Tuesday #13

Teaser Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire mis en place par MizB de Should Be Reading. N’importe qui peut participer ! Il suffit de faire ce qui suit :

  • Prenez votre lecture actuelle
  • Ouvrez une page au hasard
  • Partagez deux phrases de cette page.
  • Attention à ne pas inclure de spoilers, ne pas trop donner d’information sur l’avancé du livre, pour ne pas le dire aux futurs lecteurs.
  • Indiquez le titre et le nom de l’auteur afin que l’on sache de quel livre, les extraits sont tirés.

« Le lendemain le détective Gallagher passa la matinée à suivre les rares pistes qu’offrait l’enquête sur la mystérieuse Emily et, malheureusement, elle alla de déception en déception. D’abord, elle n’avait trouvé dans le fichier des personnes disparues aucune femme qui puisse correspondre à celle-là. « …

page 95,  Sérum, Saison 1, épisode 1 d’Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza, j’ai lu

 N’hésitez pas à partager votre extrait en le postant directement dans les commentaires ou en donnant l’adresse URL de votre Teaser Tuesday :)

Et puis maintenant vous pourrez retrouver un max de Teaser Tuesday chez Marika du blog Des livres et des étoiles !

C’est lundi, que lisez-vous ? #13

Découvert sur plusieurs blogs livresques, le lundi est le jour de la semaine choisi pour le  C’est lundi, que lisez-vous ?

N’hésitez à commenter avec vos lectures passées, en cours et/ou à venir.

Qu’ai-je lu la semaine dernière ?

J’ai fini La baronne des Monts Noirs de Céline Guillaume, mon billet sera à venir dans la semaine normalement. J’ai aussi lu Entrez… un recueil de nouvelles de Frédéric Livyns (mon avis). Pour le club de lecture Alille.com, la dernière semaine de juin, j’ai lu Ikigami, Prévis de Mort (T1) de Motorô Mase, je mettrais certainement mon avis en ligne le lendemain de la réunion du club. J’ai commencé Rock, Inch, Hair de Jean-Christophe Kieffer, que ce dernier m’a gentiment fait parvenir 🙂

Que vais-je lire cette semaine ?

Je continue le recueil de Jean-Christophe Kieffer. Je ne lis pas beaucoup en ce moment, je vais quand même commencer Sérum, saison 1, épisode 1 d’Henri Loevenbruck & Fabrice Mazza pour la LC du Club de Lecture.

Rock, Inch, Hair (Les chaises musicales)  de Jean-Christophe Kieffer

« Après La vie, ma muse, un premier recueil de nouvelles publié en 2009, voici Rock, Inch, Hair, une nouvelle balade à travers l’univers imaginaire et musical de l’auteur.
Pour quelques-unes de ses histoires, il part d’une photographie ou d’un fait authentique. Il donne alors sa propre vision de l’évènement (allant parfois jusqu’à le réécrire), en se plaçant alternativement en amont et en aval de l’instant T, tout en ajoutant au récit des personnages fictifs et bien évidemment de la musique.
Pour les autres, l’auteur prend comme point de départ une chanson, un lieu ou simplement une petite partie d’un lointain souvenir et met en scène une galerie de héros plus ou moins sympathiques, en même temps qu’il invite le lecteur à la (re)découverte de titres de chansons, célèbres ou moins connues.
Chaque chanson possède une histoire, chaque histoire pourrait être une chanson… »

Que vais-je lire la semaine prochaine ?

Je n’aurais certainement pas terminé Sérum donc je le terminerai, et j’ai plein de livres dans ma PAL qui n’attendent plus que moi ! Notamment, je lirai prochainement Les Contes d’Amy de Frédéric Livyns, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson ou encore Lily Bard, tome 1 : Meurtre à Shakespeare de Charlaine Harris pour ma LC avec La Vie des Livres 🙂

Et vous que lisez-vous ?

Entrez… de Frédéric Livyns

Edilivre.com, 17€, 174 pages

4ème de couverture

De la nouvelle fantastique au conte noir, ce recueil contient vingt histoires terrifiantes. Possession, hantise, phobie, folie, tels sont les ingrédients majeurs de cet ouvrage. Insidieusement, l’auteur nous entraîne dans les méandres de l’épouvante et nous nous laissons prendre au piège de l’horreur. Alors, vous qui êtes sur le seuil de l’inconnu, laissez-vous tenter. Entrez…

Né à Tournai en Belgique, Frédéric Livyns se passionne très tôt pour la littérature. Dans ses ouvrages, abordant aussi bien le fantastique que la poésie en passant par le roman noir, l’auteur n’hésite pas à jouer avec nos peurs et nos angoisses les plus sombres afin de mieux nous surprendre. Auprès de sa compagne et de sa fille, Frédéric Livyns vit toujours en Belgique.

Résumé

Il s’agit de vingt nouvelles jouant avec nos peurs et nos angoisses sur un même thème : les demeures ou les lieux inquiétants. Toutes différentes et courtes, il n’est pas possible d’en faire un résumé.

Mon avis

D’abord, merci beaucoup à Natiora pour le prêt de ce recueil 🙂

J’ai adoré ! Ce recueil est une réussite ! Vingts histoires, vingts nouvelles, sur la même variance de thème et pourtant vingts histoires, vingts nouvelles différentes ! L’auteur joue sur nos peurs et nos frayeurs et ça marche. Qui n’a jamais sursauté à l’écoute d’un bruit étrange amplifié par le calme de la nuit? Qui n’a jamais trouvé bizarre cette vielle demeure abandonnée? Qui n’a jamais trouvé que tel objet ou telle personne était étrange ? La force de ce recueil est que les nouvelles abordent des genres différents : noir, fantastique, … et des narrations différentes tantôt une narration à la première personne (où on a le sentiment d’être dans la tête du personnage), tantôt omniscient. Même si les nouvelles sont courtes, les personnages sont très bien décrits et les décors toujours plantés de manière à avoir tous les détails nécessaires à la trame de la nouvelle.

Les chutes sont toujours formidablement trouvées ! Je ne dirais pas que je n’ai pas vu venir certains dénouements mais toutes les nouvelles sont bien construites, cohérentes et subtiles. Certaines font un peu plus flipper que d’autres, les thèmes abordés sont variés, on se demande parfois, si le personnage ne sombre pas dans la folie, si tout est réel, ce qu’on aurait fait à sa place, …

La plume de Frédéric Livyns est de plus très agréable, tout est bien écrit, les mots sont justes, pas d’emportement inutile ou de style compliqué, mais en même temps ça n’est pas plat . Un regret peut être ? Pourquoi ça n’est pas plus long? 😀  A chacune des nouvelles, à la fin du recueil, je n’avais pas envie de m’arrêter ! Heureusement Natiora m’a également prêté Les Contes d’Amy que je ne tarderai pas trop à lire ! Et ça sera avec plaisir que je lirai une histoire plus longue.

Pour en revenir au recueil, j’ai mes quelques préférées :

Ma chérie, où l’on est dans la tête de Bertrand, un homme qui s’est fortement disputé avec sa femme et cette dernière l’évite depuis;

Les marionnettes, où l’ont suit Jean-Charles dans la réfection de son grenier en aménagement en chambre d’hôte;

Le tableau, où Christophe, fraichement emménagé, découvre que le notaire ne s’est pas débarrassé des tableaux de l’ancien propriétaire;

La maison, où l’on suit Aymeric, clerc de notaire, venu faire l’inventaire d’une vaste propriété inoccupée depuis la mort du propriétaire;

Ethan et Abigaïl, en Angleterre quand cette dernière appelle son frère à l’aide parce qu’il se passe des choses étranges dans sa maison;

Adieu, nouvelle très courte où on suit brièvement Corentin jouant au ballon dans la rue;

En fait, c’est difficile de faire une sélection ! Elles sont toutes vraiment bien !

Il y a quelques coquilles mais rien de bien gênant. Et dans une des nouvelles, une « erreur » de narration mais ça ne gâche en rien la lecture. Le format « nouvelles » c’est vraiment bien quand on manque de temps pour se plonger dans un gros roman et aussi mais surtout devrais-je dire, pour découvrir un auteur.

Pour finir, je voulais rajouter que pour ceux qui sont plus sensibles, ça n’est pas gore, donc facilement abordable à un large public, je conseille cette lecture tard la nuit et dans une pièce sombre, pour un effet encore plus garanti !

Pendant ma lecture, je n’ai pas arrêté de me dire, heureusement que je ne l’ai pas lu avant d’emménager dans ma maison, parce que je pense que j’aurai bien flippé et pas manqué d’avoir d’avoir le sommeil perturbé! Alors surtout, n’hésitez pas, entrez…

On My WishList #12

« On my Wishlist » est un petit rendez-vous sympa lancé à la base par Book Chick City, et repris par la belle Chica sur son blog A l’abordage de la Culture – Chica’s Booksland. Je trouve l’idée excellente ! Alors je m’y mets 🙂

Il a lieu tous les samedis et permet dans sa version originale de faire un récap’ de tous les livres que l’on voudrait désespérément ajouter à notre PAL, qu’il s’agisse de parutions récentes ou non. Le RDV français concerne UN livre qui se trouve sur notre Wishlist : votre découverte de la semaine que vous piétinez de vous acheter ou ce livre que vous voyez régulièrement sur les blogs des copinautes ou dans votre librairie, qui vous fait envie mais pour lequel vous n’avez pas encore craqué !!

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Glacé de Bernard Minier


4ème de couverture

“Dans une vallée encaissée des Pyrénées, au petit matin d’une journée glaciale de décembre, les ouvriers d’une centrale hydroélectrique découvrent le corps sans tête d’un cheval, accroché à la falaise. Ce même jour une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée.

Le commandant Servaz, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier l’enquête la plus étrange de toute sa carrière.”


Pourquoi ce livre ?

Un thriller ! ça faisait longtemps non ? 😀

Je suis tombée sur le rayon nouveauté en poche à la FNAC et j’ai été attirée par la couverture. Quoi de mieux que la glace pour illustré un titre pareil ! ça donne déjà des frissons ! La 4ème de couverture est courte, mais semble intéressante. Je ne craque pas cependant, ma PAL débordant, je ne le prend pas. Et tente d’oublier. Mais c’est sans compte, les blogs et sites littéraires que je suis et moins d’une semaine après avoir décidé que non, je ne le prendrais pas, je tombe sur la chronique de Titisse via les chroniques de l’imaginaire, puis sur son blog et là c’est plus possible, ce premier roman de Bernard Minier, il me le faudra, c’est tout !!!

Si vous avez envie de connaitre un avis sur Glacé, cliquez ici pour le lien vers Rexlit, le blog des lectures de Titisse

Et vous, quel est le livre que vous très envie d’avoir cette semaine ?

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Les On My Wishlist de Michèle, Tête de Litote, Libr’Air, …

Rosa Candida d’Audur Ava Ólafsdóttir

Points, 7,50€, 333 pages

4ème de couverture

“Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s’en rendre compte les dernières paroles d’une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C’est là qu’Arnljótur aura aimé Anna, une amie d’un ami, un petit bout de nuit, et l’aura mise innocemment enceinte.

En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d’Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.”

Résumé

Arnljótur, que son père surnomme Lobbi, a 22 ans, une petit fille de 7 mois qu’il a conçu un soir dans la serre familiale avec Anne, l’amie d’un ami, mais ils ne sont pas ensemble et ne la voit pas beaucoup, un frère jumeau autiste et beaucoup de mal à savoir ce qu’il faut faire de sa vie, surtout depuis le décès de sa mère dont il était très proche avec qui il partageait, la passion des fleurs, de la nature et du jardinage. Doué pour les études mais ne souhaitant pas les poursuivre, Arnljótur décide de partir sur le continent s’occuper d’une roseraie mondialement connue mais dont plus personne ne s’occupe vraiment, il prend avec lui quelques boutures de rose dont la variété à 8 pétales, rare, que faisait pousser sa mère.  Son père le dépose à l’aéroport après lui avoir préparer un dernier repas familial. Dans l’avion, Arnljótur ne se sent pas bien. Arrivé à la première étape de son voyage, il doit se faire opérer de l’appendicite, le voyage commence bien…

Mon avis

On suit l’histoire à travers les impressions et les observations d’Arnljótur. Il est jeune et un peu perdu, il ne sait pas vraiment quoi faire de sa vie, quel sens lui donner. Il se pose beaucoup de questions depuis la mort de sa mère dont il était très proche et la naissance inattendue de sa fille, Flóra Sól, conçue un soir avec une simple connaissance.

J’ai apprécié cette histoire simple, douce et belle, mais j’ai eu du mal à m’attacher à Arnljótur, jeune homme de 22 ans qui a parfois des réflexions touchantes et parfois des idées bizarres, comme lorsqu’il évoque que maintenant à 22 ans, il n’a plus qu’à attendre la mort, faute de mieux. Après, une fois qu’il arrive au monastère pour s’occuper de la roseraie, j’ai trouvé son personnage plus sympathique et touchant.

Quand il quitte l’Islande et ses champs de lave, il voyage à travers plusieurs pays avant d’atteindre sa destination. Je m’attendais à un peu plus de descriptions des pays traversés, histoire d’en apprendre un peu plus sur des pays peu connus. Mais non, on sait juste qu’il traverse des forêts puis 3 frontières sans plus de détails. Du coup, on ne sait même pas vraiment où arrive Arnljótur et où est situé le monastère. Comme c’est ma première découverte de la littérature nordique et de ses cultures, j’aurais apprécié plus de détails mais je suppose que cela n’était pas le but du récit. Finalement, on se passe assez facilement de savoir où il est parce que ça n’est pas cette destination là qui est importante.

J’ai aimé accompagner Arnljótur dans sa rencontre avec Frère Thomas, moine passionné de films d’art et d’essais, parlant plusieurs dizaines de langues; dans sa découverte de la roseraie et de la transformation qui s’opère en lui en même temps qu’il redonne vie aux jardins et aux parterres; de son apprentissage de papa quand il accueille Anna et leur fille un moment. Il y a de nombreux passages touchants et de nombreuses réflexions sur les sentiments, la façon de voir ou de comprendre les choses. Même si Arnljótur se confie à un moine, le récit ne tourne pas à un récit mystique ou une profession de foi. Le Frère bien sur explique certaines choses par le biais de la religion, mais le fait qu’il soit grand amateur de films, permet d’éviter que ses réflexions se limitent à l’aspect religieux et il tente du mieux qu’il peut d’aider Arnljótur et même s’il n’a pas toujours de réponse à lui donner, il est à son écoute et devance de temps en temps ses besoins. Leur relation est particulière mais très touchante.

D’ailleurs, les relations particulières c’est le quotidien d’Arnljótur. Il connait à peine Anna la mère de Flóra Sól, il ne sent pas l’âme d’un conjoint ou d’un père, mais a répondu présent quand elle avait besoin de lui. Il n’a pas vu beaucoup sa fille avant de quitter l’Islande et va apprendre à la connaitre sur cette terre étrangère. Une enfant agréable et facile qui rayonne et qui va rendre son sourire à Arnljótur, mais pas à lui uniquement. Il aime son père mais un fossé générationnel de plus de 50 ans, cela n’est pas facile à combler. Il était très proche de sa mère, malheureusement décédée, elle nous apparait comme douce, aimante mais parfois lointaine et absente quand Arnljótur décrit les souvenirs qu’il a d’elle.

J’ai pu me retrouver dans quelques réflexions d’Arnljótur ou réactions d’Anna. Il n’est pas facile de se trouver, de savoir ce qu’on veut, de réagir à certains événements qui vous tombent dessus. Donner un sens à sa vie ça n’est pas simple, concilier sa personnalité avec les événements non plus. Mais quoi qu’il se passe, même si ce n’est pas sur le bon trajet ou pas assez vite, on avance, on apprend à faire avec et/ou à faire autrement.

Ce livre est comme une tranche de vie, un voyage initiatique. Quand j’ai tourné la dernière page, je me suis dit « non, mais ce n’est pas déjà fini ? », il n’y a pas de fin en soi, dans le sens où, on ne suit pas Arnljótur jusqu’à son éventuel retour en Islande, sur plusieurs années ou jusqu’à la fin de sa vie. Mais, on l’accompagne dans un tournant de son existence. A la fin, quand même, j’ai un petit sentiment de frustration, parce que j’aurai aimé une autre fin ou, du moins, plus d’éléments, et je suis restée un peu sur ma faim. Même si je comprend pourquoi l’histoire s’arrête à ce moment là. Tout est symbolique.

Le style est plaisant, les chapitres courts permettent de donner un rythme ni trop long ni trop rapide à la lecture. Je pense sans m’y connaitre que la traduction est bien faite (l’histoire est claire et on comprend tout). Rosa Candida n’est pas un coup de cœur mais une première expérience de la littérature nordique, belle et intéressante. Un livre sensible et touchant (le tout début notamment, puis à partir du moment où Arnljótur arrive au monastère), dans lequel on peut se retrouver un peu et qui permet de réfléchir aussi.

Lecture effectuée dans un double cadre : une Lecture Commune initiée par Le Jardin de Natiora et moi-même et étendue sur le site Livr@ddict : ici,où participent également BenoitD67Tête de LitoteRoseSharon, ASK, FelinaPlumisa et Stellade

et pour le Challenge organisé par Coeur de Libraire : Challenge Littératures Nordiques

Exposition Tim Burton à la cinémathèque de Paris (10/06/2012)

Pour mon anniversaire, mes amis Marie-Laure et Romain, m’ont offert l’entrée à l’exposition Tim Burton à la Cinémathèque de Paris : Encore un énorme MERCI à vous deux !!!!

Extrait du programme :

« L’événement autour de Tim Burton à la Cinémathèque française est non seulement l’occasion jubilatoire de revoir tous ses films (dont ses courts-métrages les plus confidentiels) mais aussi, grâce à l’exposition majeure conçue par le MoMA à New York en 2009 et accueillie ici ce printemps, de découvrir ses talents de dessinateur, peintre, vidéaste, photographe, inventeur de sculptures bigarrées et stupéfiantes. »

Date : du 07 mars 2012 au 05 aout 2012.

Quand je suis allée à New York en 2009, on a découvert qu’une exposition Tim Burton allait prochainement ouvrir ses portes au MoMA, chouette !!!!! Tim Burton j’suis fan ❤ Bien sur, on était déjà sur place lors de notre découverte et en septembre, alors que l’exposition ouvrait en novembre. Alors on a tous depuis espéré qu’elle viendrait en France. Et c’est chose faite depuis mars 2012. Nous sommes donc allés à Paris uniquement pour l’occasion, histoire de bien profiter de l’exposition. J’ai découvert la cinémathèque de Paris et ses employés pas toujours des plus choupis (voire la fin de l’article).

L’idéal est de prendre un coupe-file sur la FNAC ou d’autres sites, parce qu’à certaines heures, la file devant la cinémathèque s’allonge, s’allonge !!!! Surtout les weekends et avec l’approche des vacances et de la fin de l’exposition, ça risque de faire le plein très vite !

L’exposition est géniale ! On commence par le projet polaroïd grand format que Tim Burton a réalisé entre 1992 et 1999, un extrait :

Source, http://www.artabase.net

Dans cette première salle, c’était amusant d’entendre les remarques des gens qui venaient sans connaitre l’univers ou les créations de Tim Burton « c’est bizarre quand même non? » « ça fait glauque, c’est particulier » et bien oui Madame, Monsieur, bienvenue dans le monde imaginé par Monsieur Burton où tu feras la connaissance de ces créatures étrangers qui peuplent son imaginaire 😀 Attention, je ne me moque pas, au contraire, j’ai trouvé ça super que des personnes cherchent à connaitre ce qu’il a pu faire. Pas uniquement ceux qui connaissent déjà. C’est ça que j’aime dans les expositions, découvrir ou redécouvrir les univers, les idées,  les mondes, les inspirations, … d’artistes connus ou non.

Deuxième salle petite et sombre, avec les quelques créations de Tim Burton qui rendent tout particulièrement sous lumière noire, qui n’est pas sans nous rappeler l’univers de Nightmare before Christmas.Un exemple :

On pénètre ensuite dans le cœur de l’exposition qui retrace grâce à ses dessins, issus de carnet de croquis, de cahiers, de feuilles volantes, grâces à ses toiles, ses pastels,… ses premières idées, la création de son univers et de ses personnages étranges mais si touchants. Par exemple, on assiste presque à la création du personnage de Stainboy, qui sera reprit en une mini-série d’animation flash (diffusée à partir du 26 septembre 2000 sur Internet), et de personnages (la fille qui fixe, celle avec pleins d’yeux,…) qui reviendront plus tard hanter ses courts métrages, ses films d’animation ou ses films. On traverse ainsi les mondes suivant des thématiques  « Enfants », « créatures », « hommes », « femmes », « couples », etc.

Les dessins de Tim Burton sont très précis, plusieurs supports papiers, toiles, vidéos, sculptures, … et matériels sont utilisés : crayons, feutres, peinture, … On apprend en même temps de choses sur sa biographie, tirée de Tim Burton : entretiens avec Mark Salisbury. J’aurai vraiment du mal à choisir les œuvres préférées, parce que si on reste sensiblement dans le même univers, tout est différent, les messages véhiculés tout aussi importants (la destruction de la planète, la surconsommation, etc. Oui oui on peut voir ça dans ses illustrations). J’ai un coup de cœur pour les peintures sur fond noir où les couleurs explosent, couleurs vives, arc-en-ciel,… On alterne pas mal entre les couleurs et le noir et blanc, parce qu’il y a vraiment de tout. J’aurai bien pris une ou deux reproductions de ses toiles pour chez moi 🙂 Des œuvres de Rick Heinrichs (chef décorateur sur de nombreux films de Burton) sont également présentées, il a « donné du relief » à beaucoup de personnages créés par Tim Burton.

On trouve également des projets scolaires que Tim Burton avait fait, un livre qu’il avait envoyé à Disney, avec sa lettre manuscrite et la réponse de Disney,…

L’exposition propose en  exclusivité, une projection du film Hansel & Gretel réalisé par Burton en 1983. C’est l’adaptation du conte de Grimm avec un casting japonais. C’est un film dans lequel Burton utilise la technique Stop-motion et on y retrouve des maquettes créées par Rick Heinrichs. L’ouverture du film est faite par Vincent Price, une des « idoles » de Tim Burton. Je n’ai personnellement pas tout regardé, c’est spécial mais déjà bien caractéristique de l’univers Burtonien.

Pour moins, un défaut de cette exposition sont les projections du écran (sauf à un endroit où sont diffusé les bandes annonces de ses films), il faut rester debout pour regarder et c’est en plein dans le passage et donc assez gênant quand il y a du monde.  On ne voit pas toujours bien.  Je ne sais pas comment c’était à Toronto et à New-York mais des salles prévues pour, ça aurait été pas mal.

La dernière partie de l’exposition présente les illustrations, stories bords, personnages, costumes,… assemblés pour illustrer chacun de ses productions cinématographiques, des courts métrages Vincent et Frankenweenie à son dernier long métrage Dark Shadows. Pour certains films les dessins sont nombreux notamment Edward aux mains d’argent, Mars Attacks et Nightmare before Christmas. Mais d’autres sont assez pauvres en illustrations, notamment les films Big Fish ou Sleepy Hollow, voire pas du tout comme Ed Wood et comme l’exposition est celle du MoMA de 2009, il n’y a quasiment rien pour  Alice aux Pays des Merveilles et Dark Shodows (normal mais bon, on fini sur une impression d’inachèvement pour le coup). Mention spécial aux accessoires et costumes montrés notamment pour Edward aux mains d’argent ❤

Un bémol dans cette partie, ça aurait été sympa des photographies tirées des films, des tournages (mise en scène, décors, costumes,…). Mais je comprend quand même qu’on ne puisse pas tout mettre.

Ah aussi, j’ai vu des photos des expos de NY et Toronto, je regrette qu’il n’y ait pas plus de déco à l’entrée des couloirs pour rajouter à l’ambiance. Enfin, on a déjà de la chance que l’exposition passe par la France !

Mais c’est une très belle exposition, j’ai adoré !!!! Vraiment une immersion dans son univers, il était prolifique en dessin très tôt. Il ne trouvait pas qu’il dessinait bien mais comme il adorait ça, il a fait fi des avis de ceux qui ne comprenaient pas, et a persévéré, et il a bien fait !

J’ai mis presque 2h pour faire cette exposition, j’ai pris le temps de regarder la mini-série Stainboy, de regarder chacun des dessins, de lire les explications. Mais c’était quand même trop court 😀

Pour finir, un petit passage par la librairie de la cinémathèque,où nous attendais sagement Ballon Boy !

où je suis repartie avec :

et des goodies ❤

Je voulais m’acheter le livre L’Art de Tim Burton, dixit la cinémathèque : «  Un ouvrage exceptionnel qui réunit pour la première fois plus de 1000 créations de Tim Burton. Avec des essais et témoignages de nombreux amis et collaborateurs. » Mais il n’était plus dans sa version simple, c’est à dire à un prix abordable (sans lithographie signée quoi). En rupture de stock qu’il était 😦

J’ai donc demandé si on pouvait commander par Internet via une boutique virtuelle. Mais non, l’ouvrage n’est disponible que là bas. Après 5 bonnes minutes d’argumentaire, j’ai eu un bon de commande à remplir et à envoyer pour essayer d’en avoir un quand même, livré par voie postale. J’ai cru qu’on n’allait jamais me le donner. Oui je suis pénible mais je ne viens pas à Paris toutes les semaines. Et je suis polie et aimable, pourquoi j’ai pas le droit à la même chose en retour ? Enfin… J’espère que je pourrais le commander et qu’on me l’enverra quand il sera de nouveau disponible.

C’était une super journée, une exposition très sympa, intéressante, captivante, surprenante et so Burtonienne ❤