Perfect Sense de David Mackenzie

Si l’humanité perdait ses sens, à quoi vous raccrocheriez-vous ?

Avec Ewan McGregor, Eva Green, …

Imaginez.

Sans savoir pourquoi, certaines personnes sur Terre perdent l’odorat après une grosse phase dépressive. Progressivement, tout le monde est touché.

Sans plus d’informations : est-ce contagieux ? Pourquoi ? Après un excès de haine et une grosse fringale, ils perdent le goût …. Et ainsi de suite.

Que faire, à quoi se raccrocher, comment se comporter ?

C’est dans ce contexte, en Angleterre, que Susan (Eva Green), épidémiologiste, malheureuse suite à une rupture rencontre Michael (Ewan McGregor), chef cuisinier. Ils vont tomber amoureux …

Une histoire d’amour sur fond d’épidémie mondiale.

Personnellement, je l’ai trouvé pas mal du tout mais c’est quand même assez bizarre et donc il est fort probable que je fasse partie d’une minorité.

C’est pas la meilleure réalisation (des effets de caméra embarquée inutile par exemple), ni le meilleur jeu d’acteurs que j’ai vu, mais le message m’a marqué et en sortant de la salle, j’avais l’impression d’être ailleurs. Finalement, on se rend compte que les odeurs, le gout, les sons,… on a la « chance » encore de les sentir, les ressentir, les entendre. C’est commun, on n’y pense pas tous les matins en se levant et pourtant ! Que c’est important !!!

Vous ne serez donc pas surpris si je vous dis, que dans l’heure qui suit le film, je me suis concentrée sur les sens, sans vraiment m’en rendre compte, les bruits du métro, une bouffée d’air, un rayon de soleil.

Toutefois, le film ne va pas assez loin dans la visualisation des effets pour le monde, le choix a été fait de suivre le couple et les répercussions de la « maladie ». Il est parfois un peu inégal, certaines scènes vous emportent et/ou sont très touchantes, par contre d’autres ne sont pas très travaillées, mais de l’ensemble général j’ai bien aimé.

On y voit quand même, après chaque étape, un aperçu du comportement des gens, ceux qui gardent espoir, ceux qui continuent leur vie par habitude, qui s’adaptent et ceux qui paniquent, pillent ou vandalisent. Le monde (du moins ceux qui sont « philosophes » dans leurs habitudes/attitudes) se re-concentrent sur l’essentiel (l’amour de leur vie, la famille, les joies du quotidien,…). Par contre, quid de la solitude, du désespoir, de la folie? qui devraient atteindre l’humanité (ou une partie), ça manque quand même dans l’histoire. C’est présent entre les personnages bien sur (Susan et Michael) mais, il n’y a pas assez je pense d’évocation du reste de l’humanité.

La fin est spéciale mais assez cohérente et logique.

Il s’agit, vous l’aurez peut être compris, plus d’un film de réflexions que d’actions (bien loin des fins du monde apocalyptiques habituelles), plus sur les sens que sur la cause de l’épidémie.

Et bon, il y a Ewan quoi ❤

😉

Sur la piste du Marsupilami d’Alain Chabat

Film adaptant librement le Marsupilami créé par Franquin

Avec Alain Chabat, Jamel Debbouze, Fred Testot, Lambert Wilson…

Fan de BD et d’André Franquin, Alain Chabat nous livre une adaptation libre (c’est-à-dire histoire et personnages inventés (hormis le Marsupilami bien sur)) de l’univers du Marsupilami !

Dan Geraldo (Alain Chabat) doit partir interviewer le chef des Payas de Palombie et délivrer son scoop en temps et en heure, sinon, il sera mis à la porte de la chaine TV qui l’emploie.

Arrivé en Palombie, rien ne se passe comme prévu pour Dan, qui est envoyé en prison par le dictateur local. Après quelques péripéties, il se retrouve bientôt en plein cœur de la forêt Palombienne avec Pablito (Jamel Debouzze) son guide local, de surprises en surprises, ils vont se retrouver au centre d’une ancienne prophétie et découvrir que l’existence du Marsupilami, animal mythique et facétieux est vraie !!! « un animal qu’on croyait qu’il n’existait pas, et qu’il n’existe »!

Un film qui a bien la marque « Alain Chabat » ! Drôle, coloré, rempli de clins d’œil et d’humour!

Personnellement, j’ai souvent sourit, parfois rit (merci Lambert !) et plus rarement secoué la tête de dépit. Le film est rythmé, l’histoire amusante et les personnages sympathiques (ou antipathiquement sympathique !) . Les décors sont superbes, film tourné au Mexique, on est bien immergé au cœur de la forêt Palombienne. Une ou deux scènes étaient pour moi en trop (car ça en ajoutait justement de trop dans le calembour ou la vanne (scène de la caverne pour ceux qui l’ont vu notamment)) mais ça reste subjectif, personnel et ça n’enlève rien à l’ensemble du film (bien au contraire, puisque qu’à cette scène, la salle était hilare !). Certaines scènes sont très touchantes (Pablito et ses enfants, le Marupilami en danger,…) et d’autres complètements barrées et loufoques dans un esprit de déconn’ et de divertissement très réussis (avec les Payas, le show du dictateur) !

Personnellement, je ne suis pas très BD, je ne connaissais du Marsupilami que le dessin animé, du coup, je l’ai trouvé bien fidèle et très bien fait !!!

Il est pas TROP mignon, non ?

      

Moi en tout cas, j’serais pas contre en avoir un de Marsupilami !!!! 😉

Je trouve que l’esprit de ce que je connais de l’univers du Marsupilami est respecté (pas de violence inutile, pas de sang, pas de sexe, pas « P*t*in à tout va ») et c’est une comédie vraiment chouette !!!!

Alors oui c’est clairement un film de déconn’ hein, mais il y a une vraie histoire dedans qui plaira aux petits comme aux grands et en ça, Alain Chabat a bien réussi son « coup » !!! Et les comédiens sont très bien également notamment mon chouchou Lambert Wilson ❤

HOUBA ! HOUBA !